Il existe encore aujourd'hui des controverses sur des mariages forcés, des annulations de mariages civils pour cause de non-virginité ou de mensonge sur la virginité… Ces considérations d'un autre âge portent atteinte à la laïcité, à la dignité de la personne et doivent être combattues avec la plus grande fermeté. La montée de ces phénomènes réactionnaires devrait aussi nous inciter à dépasser le lynchage du premier suspect pour réfléchir sur leurs véritables causes.
La féminisation anarchique de la société entraîne des perturbations certaines. Après l'attrait de la nouveauté et de la facilité, les doutes qui surviennent et la perte des repères peuvent inciter des personnes déstabilisées à chercher refuge dans les valeurs rassurantes d'un passé idéalisé. C'est ainsi que de vieilles idées sexistes réapparaissent.
Le macho traditionnel n'est pas mort, mais il est de plus en plus honteux et se fait discret. Cet individu, à qui des « pères » trop sérieux avaient inculqué le respect de la discipline sans lui apprendre à grandir, sévissait à l'intérieur d'un cadre très strict et sous une surveillance perpétuelle. Ce n'est plus vrai aujourd'hui. En effet, le nouveau machisme, qui se développe dans tous les milieux sociaux, n'est pas dû, comme certains voudraient le penser, à la subsistance d'une idéologie patriarcale qui s'entretiendrait par imitation.
« Le futur nouveau macho » souffre de l'absence de père
Dans notre société de plus en plus féminisée, le « futur nouveau macho », maintenu dans la fusion maternelle, ne souffre pas d'une « overdose’ d'ordre masculin mais d'absence de “père” et de repères. Tout autant incapable de sortir de l'enfance, il n'a pas acquis une identité d'homme suffisamment solide pour pouvoir accepter la différence. Arrivé à l'âge où il devrait commencer à assumer la castration, il est encore en plein refoulement et a toujours besoin d'inférioriser les femmes pour pouvoir exister. Alors qu'il devrait être en mesure de ‘tuer le père’, il doit s'en inventer un et il se ‘bricole » ce qui devient une caricature.
Comme de nombreux Allemands au père humilié par la révolution industrielle, par la défaite, par le diktat de Versailles, par le chômage…, des garçons ont besoin, aujourd'hui, pour se sentir des hommes, de se comporter en nazi et d'humilier les femmes. Lorsque la fragilité de l'identité sexuelle rencontre la perte d'une identité nationale, il ne faut donc pas s'étonner si certains essaient de justifier leur machisme par une dose de religion ou de nationalisme ! Par souci louable d'éviter d'inférioriser une différence, l'égalitarisme ambiant a tendance à la dénier et peut favoriser ainsi un machisme encore plus dangereux que celui qu'il voulait éviter. Il devient donc plus que nécessaire de corriger les faux pas de la pensée dominante en évitant d'en faire une idéologie qui ne supporterait aucune remise en cause. S'il est possible de dénoncer l'intégrisme musulman sans faire preuve de racisme, pourquoi ne serait-il pas possible de pointer les dérives de la démocratie et du féminisme, sans être réactionnaire et misogyne ? ► Le féminisme et ses dérives - Du mâle dominant au père contesté de Jean Gabard - les Editions de Paris, 2006.














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C’est beau comme du Zemmour dans un préservatif…
Que’ sont « les dérives de la démocratie et du féminisme? » dans un pays où les femmes sont encore sous payées par rapport aux hommes, sous-représentées en politique et aux postes de responsabilités?
Le pire étant cette phrase:
« Lorsque la fragilité de l’identité sexuelle rencontre la perte d’une identité nationale, il ne faut donc pas s’étonner si certains essaient de justifier leur machisme par une dose de religion ou de nationalisme! »
L‘« identité nationale ne serait donc qu’un placebo pour la virilité défaillante? tout s’explique!
bravo Valdo :-)
je dois dire que j’ai relu le texte plusieurs fois pour bien en prendre la mesure.
atterrant!
cette phrase là n’est pas mal non plus:
« La féminisation anarchique de la société entraîne des perturbations certaines. »
anarchique?
perturbations?
Je sais qu’il peut paraître malvenu de parler de dérives féministes alors que les femmes commencent à peine à s’exprimer après plus de 10000 ans de silence, qu’elles sont encore trop souvent victimes de la violence masculine et de discriminations. Mais pour autant, serait-il impossible, d’émettre certaines réserves surtout si la rectification de ces dérives pouvait permettre de faire avancer la démocratie ? Le fait que des femmes soient victimes de discriminations empêche-t-il qu’il y ait aussi des dérives féministes ?
Merci de ne pas réagir trop vite sur certains mots sortis de leur contexte et de prendre le temps de lire …
Bravo pour votre courage. Ce n’est pas évident de s’exprimer sur certains sujets, en particulier sur le féminisme tant pèse une chape de plomb sur ceux qui osent ne pas se joindre au concert de louanges.
Il y a une dérive importante et je regrette que vous n’ayez pas abordé deux sujets (peut-être le faites vous dans votre livre) :
-Le féminisme « gadget » de Fadela Amara et de ses amis de rue Solférino. Un féminisme opportuniste, seul moyen d’exister politiquement quand on n’a rien d’autre à faire valoir que son statut de « victime » des mâles de banlieue. Ce féminisme qui a compris que plus on tapait sur son compagnon d’infortune (son voisin de cité HLM), plus on avait de chance d’avoir une carrière politique et d’exister médiatiquement. Un féminisme essentiellement médiatique qui se dérobe dès que les objectifs ne sont plus braqués sur lui (CF ce qu’en dit la soeur de Sohane, qui s’est reveillée un peu tard mais qui s’est rendue compte de la supercherie).
-Le féminisme hypocrite, qui utilise la cause des femmes pour régler ses comptes avec une partie de la société : Fourest et comparses. C’est un féminisme intégriste qui saisit la moindre occasion pour montrer du doigts les jeunes de banlieue (souvent maghrébins et noirs), l’extrême gauche et plus globalement, tout ceux qui ne pensent pas comme Caroline et Charlie Hebdo.
La lutte pour le droit des femmes n’a rien à voir avec ces stars médiatiques qui veulent mettre dos à dos hommes et femmes.
Ne vous confondez pas en excuses face à ces censeurs. Nous sommes très nombreux à penser la même chose mais peu osent le dire. Sauf Zemmour, la petite frappe du PAF.
en ayant fréquenté beaucoup de pseudo macho, et ayant discuté de ce sujet avec nombre de femmes. Je pense que les macho n’ont pas seulement un problème avec eux-même, mais aussi avec les femmes, sans parler des hommes. Ils n’ont aucun sens de la compétition, car ils écartent les femmes du jeu, sans trop se positionner avec les hommes.
ont-ils un égo mal construit? cherchent-ils à vouloir construire la société par apport à leur égo (nationalisme, religion, sous-femmes)?
L’androhystérie culmine, oui, couac fétide de chant du cygne trainard. Il faut lutter frontal. Comme ceci:
http://ysengrimus.wordpress.com/2008/04/29/mon-petit-macho-androhysteriq…
Paul Laurendeau
Belle enfilade de lieux communs. On dirait un extrait de psychologie magazine. La seule chose que j’y ai appris c’est que l’auteur de ce papier n’y connait strictement rien à l’histoire du féminisme, de ses luttes, de ses différents courants de pensée …
Déjà parler du féminisme comme d’un tout uniforme c’est une aberration. Il y a des féminismes égalitaires et d’autres qui ne le sont pas. Il y a même des féministes anti-IVG, d’autres homophobes, d’autres queer… alors parler des féministes comme d’un tout c’est une bêtise et ca n’a pas de sense.
Ca m’a tout l’air d’être encore un petit Zemmour frustré qui pleure la perte de son statu de mâle tout puissant. On retrouve les grands classiques du masculinisme ; mères accusé d’être castratrice (mais seulement de leurs fils, les filles on en parle même pas ici), perte des repères dits « masculins »… matiné d’un peu d’islamophobie en passant, puisque c’est à la mode de stigmatiser le « jeune de banlieu » forcement plus macho que le français AOC.
Et de conclure qu’il faut pas être trop égalitaristes parcequ’il y a quant même des différences et que ça favorise le machisme (surtout islamiste précise l’auteur) de pas les reconnaitres ! Bah voyons, renvoyons les femmes aux fourneaux pour pas que les machos le fassent, surtout que les féministes sont si cons qu’iles ont même pas remarqué que les hommes et les femmes c’est pas tout à fait pareil. AH AH
Heureusement qu’on a des profs d’histoire-geo pour nous expliquer qu’il faut l’égalité entre hommes et femmes, mais pas trop quant même.
« Arrivé à l’âge où il devrait commencer à assumer la castration »
Veuillez laisser mes couilles tranquilles sale pervers !
Le titre est de toute évidence trompeur sur le contenu du texte: il aurait mieux fallu écrire:
Dérives du matchisme, comment lutter contre les critiques en accusant la montée du féminisme
Amalgames, lieux communs, clichés populaires d’histoire et de psychologie…
Avec la conclusion classique : « Surtout n’essayons pas de soigner le mal, il risquerait d’empirer. Laissons lui libre cours plutôt. »
Pas très palpitant tout ça.
Quand R89 accepte de publier une tribune de l’UMP, on peut comprendre - même si j’avoue n’avoir pas beaucoup vu de tribunes, disons, du PCF, ni de l’(ex?)LCR (mais on a entendu Bensaïd, et je ne suis pas tout).
Quand R89 accepte de publier des tribunes d’individus qui n’ont pas la chance d’être des « personnalités », on peut s’en féliciter.
Mais quand R89 publie des tribunes qui n’ont ni queue ni tête, ressassent des clichés séculaires (la « perte des valeurs », une « féminisation anarchique », l’ « absence de "père" et de repères », le « refus de la castration », les méfaits de l’ « égalitarisme »…), et n’ont même pas le bénéfice (+ ou - douteux) de nous faire savoir que les « personnalités » aussi peuvent raconter n’importe quoi, puisqu’elles ne sont pas le fait de « personnalités », on se met à douter de ce qui se passe dans la tête du comité éditorial de R89.
Serait-ce l’approche de l’été? Ca fera un bouquin de plus qui encombrera les Relais H, et ça de gagné pour nos poches!
il semblerait que le bouquin en question date de 2006 (voir fin de l’article)
pas d’urgence donc!
alors juste pour faire causer?
pour faire reculer le schmilblick?
Rue89, merci pour ce morceau d’anthologie !
Comme le titre ne renferme pas le mot « fable », puis-je proposer celui de « faribole » - subst. féminin (ah mince !) : propos sans valeur, de peu d’importance, sans consistance, peu sérieux, sans fondement, indigne d’intérêt.
des phrases entières méritent le détour. Ceux qui veulent sortir de la morosité ambiante savoureront sans retenue le passage des fils d’allemands humiliés que copieraient les « garçons » (pas les hommes hein ! les garçons) en se comportant en nazis…
Monsieur le prof d’histoire, pourriez-vous nous démontrer - là c’est votre domaine… ? - en quoi les Allemands (et pas les Anglais ni les Français) ont été humiliés par la révolution industrielle ?
Les français aussi ont été humiliés par la révolution industrielle, par le chômage… (pas par une défaite) et nous avons eu le Régime de Vichy…
je croyais avoir appris que la Révolution industrielle en France datait du XIXe siècle - début vers 1820 environ, où l’on était encore loin du régime de Vichy (quel rapport avec révolution industrielle ?)- Voir les écrits d’Adolphe Blanqui entre 1825 et 1840.
La révolution industrielle allemande date pour sa part du milieu XIXe… (quelle défaite ?)
nous ne devons pas consulter les mêmes manuels
Elevé par des parents « progressistes » tendance PSU mais pas hippies. Il se sont toujours réparti les tâches ménagères avec une grande majorité pour mon père:
- vaisselle, balai (je cherche en vain une image où je vois ma mère balyer), courses, entretien, etc…
Dans ce climat « égalitaire », j’ai bien à du mal à être machiste…
Mais ça m’est parfois arrivé et ce uniquement en réaction (conne) à la promiscuité avec de jeunes féministes extrémistes qui ne trouvaient rien de mieux que de mettre tous les hommes dans le même panier et excédé, je me suis venu tenir des propos et une attitude clairement sexiste excédé par un amas d’attitudes et propos sexistes…
Le féminisme a bien entendu des raisons d’être et il a permit bien des avancées, dans nos sociétés occidentales, mais je préfère parler d’égalitarisme, quiitte à employer un isme, car je ne dissocie pas les combats, quels qu’il soient pour le respect des individu(E)s!!!
http://kprodukt.blogspot.com
Peut on être un mec sincèrement féministe mais regretter quelques effets pervers comme, par exemple (entre autres) :
- Qu’il soit aujourd’hui obligatoire à un ménage d’ avoir deux salaires pour survivre alors qu’avant il en suffisait d’ un seul .
-Qu’ une certaine tendance au matriarcat produise une société infantile et uniquement dirigée par ses émotions ? .
Diantre, je ne reconnais pas mon Numérosix !!
Il existe, encore aujourd’hui, des catégories sociales où un seul revenu est au-delà du suffisant. En revanche, qu’il soit nécessaire de disposer d’un double revenu aujourd’hui pour bénéficier d’un niveau de vie décent, voilà qui a plus à voir avec la paupérisation des salariés qu’avec un quelconque problème (?) de féminisation de la société, que cette féminisation soit avérée ou fantasmée.
Où ça, une tendance au matriarcat ? En quoi les femmes seraient plus portées vers l’infantilisation et les émotions ? Est-ce dans leur nature, par hasard ?
A ce compte-là, faut-il comprendre que les mâles seraient par nature portés à la rationalisation et à une pensée adulte (qui, d’ailleurs, reste à définir) ? Est-ce une plaisanterie ?
d’ac thierry, n6 s’égare (selon moi)…il est de plus en plus tendance (pardon on dit hype)de « psychologiser » notre société, procédé bien pratique pour évacuer toute analyse sociale et/ou économique…
comme si notre monde pouvait s’expliquer uniquement par ce prisme…je ne dis pas qu’il n’existe pas…mais nos sociétés malades ont parfois recours à des procédés bien pratiques…par exemple, quand l’auteur de ce fumeux papier évoque l’absence du père comme étant une cause importante du machisme rampant…je me gausse de cette explication…c’est quoi l’absence du père ? le mien a toujours été absent, je n’en suis pas macho pour autant…
dernier point, il me semble qu’une psychanalyse est une affaire personnelle, qui met en cause pas seulement soi certes, mais qui ne peut être appliquée à toute une société…
notre cerveau a un fonctionnement beaucoup plus simple, voire simpliste (on peut le regretter ou pas) que tout ce verbiage digne de la nouvelle langue que dénonce, entre autres, éric hazan…
salutations…j’aurai encore plein de choses à ajouter, mais il ne m’est pas habituel de plomber l’ambiance…
alors hasta la vista…
@ Numérosix
Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’il est obligatoire à un ménage d’avoir deux (voire plus) salaires pour survivre.
Relisez Geminal de Zola,mi-écrivain, mi- journaliste, c’est intéressant.
Bon, bon , on ne peut rien dire, donc , c’est clair .
J’ ai voulu faire un test, il est concluant ..
Je le note
Pas grave ..
Allez , je vais vous raconter une anecdote »in situ ». J’ ai failli rater mon premier boulot parce lors de l’entretien le DRH m’ a posé la question » est ce que ca ne vous dérange pas de travailler sous les ordres d’ une femme ? »
J’ ai trouvé la question tellement con que j’ ai pas su vraiment quoi répondre , tellement ça ne me dérangeait sincèrement en aucune manière .
Et d’ ailleurs , ça c’est très bien passé , cette fois la et avec d’ autres..
cordialement à toutes et tous
Mais si, vous dites ce que vous voulez ; en tout cas ce n’est pas moi qui vous en empêcherai.
Quant à la question que l’on vous aurait posée, elle est stupide ,effectivement.
Cordialement.
hi nompas, un plaisir de te retrouver…n6 nous a fait le coup du conte…et on est tombé dans le panneau… bien fait pour moi…
salutations à tous…
Hi Lamorille! Le coup de la fable encore? Dis bonjour à Cyp de ma part si tu le croises.
Sur ce je m’en vais signaler tout le monde et moi en premier, parce que ce message est carrément hors sujet.
gabard…ça rime avec canulard…
je compte bien rendre visite à cyp cet été…
Bonne nuit, Lamorille, et bon été.
Gabard…Je suis prof, mais j’aime pas ceux d’histoire-géo…Saurez-vous, lecteurs, reconnaître le vrai du faux à supposer qu’il y en ai, sauf la première phrase du post, certifiée véridique?
prof multi-carte je suis…lettres histoire comme on dit…je te souhaites un trés bon été…
J’aurais gaffé? Tu me le souhaites vraiment bon mon été?
Eh, pour multi-carte, je le savais, je me souviens de fils sur des articles de Dan Lemille!
Rebon été et c’est rien que du vrai!
lamorille
Bonjour.
Un « coucou » amical de ma part à Cyp.
Bonnes vouaquances (en RP, aujourd’hui il fait très-trop ‘douffe’)
Jissé
PS: Atn Cyp:
»! »
salut jissé
les cévennes m’attendent…oups j’attends les cévennes prétentieux que je suis…les deux prochaines semaines vont être longues…longues…comme une présidence de l’ue par l’omni…qui va nous sortir une mesure par jour pour faire oublier celle de la veille…bref un rythme d’enfer pour faire…du sur place…
salutations
« Bon, bon , on ne peut rien dire, donc , c’est clair .
J’ ai voulu faire un test, il est concluant ..
Je le note
Pas grave .. »
Mais si, mais si, « on » peut dire ce que l‘« on » veut, mais si ce que l‘« on » dit est une ânerie machiste, « on » sera contredit : il faut assumer. Et si « on » avait tenu des propos racistes (le machisme n’est qu’une forme de racisme), « on » aurait été descendu en flamme, et c’est tant mieux.
« Qu’il soit aujourd’hui obligatoire à un ménage d’ avoir deux salaires pour survivre alors qu’avant il en suffisait d’ un seul. »
Avec un seul salaire, « avant », on ne vivait pas de la même façon qu’avec deux salaires même tous petits aujourd’hui : soit vous êtes jeune et naïf soit vous avez la mémoire qui flanche. On n’avait pas de voiture, pas de téléphone portable (pas de téléphone du tout), on vivait quasiment en autarcie… Et puis les femmes ont toujours travaillé, et puis quand elles ne travaillaient pas à l’extérieur et qu’elles se retrouvaient veuves ou abandonnées pour une jeunette elle n’avaient que leurs yeux pour pleurer…
« Qu’ une certaine tendance au matriarcat produise une société infantile et uniquement dirigée par ses émotions ? »
C’est un mec « sincèrement féministe » qui écrit ça ? Quelle « tendance » au matriarchat ? Quelle société « infantile » ? Quelles « émotions » ? La société à « tendance patriarcale » était vachement adulte et rationnelle entre 1914 et 1918 et entre 1939 et 1945 !
Les droits égaux pour les hommes et les femmes auraient des « effets pervers » ? Et pourquoi pas les droits égaux pour les Blancs et les Noirs, tant qu’on y est ? En quoi les droits égaux pour tous les êtres humains pourraient-ils avoir des effets pervers ? Parce que c’est plus pratique de régner sur une esclave que d’être un partenaire ?
numéro six, je vais venir te botter le cul ! comment peux-tu confondre les effets pervers du libéral-pétainisme ?
J’avoue avoir du mal à saisir certains points, peut-être par méconnaissance du sujet.
La « féminisation de la société » n’est une réalité qu’en partie. Dans la mesure où l’homme, détaché du modèle patriarcal de jadis, le paterfamilias à qui sa compagne devait respect et obéissance, doit ne plus lui ressembler tout en étant un homme. Les luttes menées par nos mères nous ont obligés à nous confronter à cette question abyssale : « Qu’est-ce qu’un homme ? En quoi ne suis-je pas une femme ? »
Pour le reste, il me semble que le modèle patriarcal demeure prégnant sur quelques points. L’inégalité des salaires, par exemple.
Quant à l’islam, du moins ce que certains en font, considérons les excès auxquels ils se livrent en son nom : mariages forcés, crimes d‘« honneur » (quel honneur ?), rituel du drap taché de sang. Il s’agit bel et bien de femmes victimes de violence physique ou morale au nom d’une tradition machiste (et dont on cherche en vain la justification dans le Coran).
Il y a des hommes qui se féminisent et des femmes qui se masculinisent. J’en ai même entendu une vociférer que je-ne-sais-quelle-chose lui « cassait les couilles ».
Un examen sommaire m’a pourtant amené à conclure que la créature avait une peau fine, une voix aigüe et une poitrine proéminente.
Pour ce qui concerne votre définition du « nouveau macho », je m’estime trop peu expert pour y donner ou non foi. Mais je crois que vous avez raison quant au fait qu’un macho ne peut plus s’assumer comme tel, ou alors difficilement. S’il n’en pense pas moins, ce n’est pas mieux.
En conclusion, je ne sais pas si on peut distinguer les deux phénomènes. Machisme rétrograde de certains hommes, féminisation d’autres. Virilisation de certaines femmes, revendications hystériques d’autres, féministes attardées pour lesqUelles l’homme sera toujours l’Ennemi à flétrir pour les siècles des siècles, amen !
Tout cela ne se résume peut-être qu’à un seul problème. Il tient en un mot : communication.
Aussi je ne peux que livrer une conclusion personnelle, empruntée à la chanson française, plus précisément à Michel Polnareff et Julien Clerc : « Je suis un homme » et « Femmes, je vous aime » !
Ah, Thomas !
Je saute sur l’occasion pour te dire que je suis vachement content que tu soies de retour.
Bon, d’accord, c’est carrément hors-sujet… Mais puisqu’on en est à se réjouir de la réapparition des chers disparus : quelqu’un a-t-il (ou elle) des nouvelles de Machinchose ?
» revendications hystériques d’autres, féministes attardées »
il y a deux sortes de machos, ceux qui se voient de loin et ceux qui véhiculent en toute bonne conscience les clichés nauséabonds de la misogynie hystérique. donne des exemples et des pourcentages quand tu avances ce genre de choses.
Pourriez-vous me dire, s’il vous plaît, en quoi je véhicule des « clichés nauséabonds de la mysoginie hystérique » ?
Dans l’attente de votre réponse.
« Misogynie », excusez-moi !
considérer qu’il puisse y avoir des « féministes attardées » - comme si ce n’est pas un combat toujours d’actualité tant qu’il y a des inégalités entre hommes et femmes (inégalités de salaires,’plafond de verre’ pour l’accès aux postes de pouvoir, images défradantes de la publicité, exploitation domestique et sexuelle, violences…), et leur attribuer des « réactions hystériques » selon une terminologie du 19éme siècle créant de toute pièces une pathologie mentale spécifiquement féminine, sont des clichés nauséabonds de la misogynie - en plus d’être des propos insultants.
à ton tour, donne nous des exemples de ce que tu avances.
« Inégalités de salaires » : c’est curieux, il me semble que j’en parle. Ou alors, je sous-entendais par là que les femmes sont mieux payées que les hommes, auquel cas je vous remercie de m’avoir détrompé.
Pardon de n’avoir pas parlé du reste, je pensais avoir été assez clair quant à la survivance du patriarcat. Du reste, je crois avoir parlé de « violence », non ? Ah, c’est parce que j’employais le singulier, et non le pluriel ? Parce que pour le reste, il ne me semblait pas parler d’hommes victimes de violence de la part de femmes. Encore qu’il me semble que cela existe, mais je suppose que le dire est encore véhiculer un cliché nauséabond etc. etc.
« Propos insultants » : je ne vois pas qui j’insulte, à part votre intelligence. Si vous êtes une femme, je vous prie de m’en excuser. Si vous êtes un homme, vous n’avez que ce que vous méritez.
Vous voulez des exemples ? J’ai mieux à vous proposer. D’autant que je ne me sens pas tenu de faire ce dont vous vous dispensez vous-même.
Ce que je vous propose, c’est de répondre à une simple question.
Il y a des machistes, la cause est entendue. Pensez-vous que l’extrémisme soit d’un seul côté ? Qu’il y ait des hommes machistes, mais qu’il ne PUISSE PAS y avoir de féministes dont l’attitude soit extrémiste ou revancharde, voire les deux ? Il n’y aurait donc que des machos ? Le « mal » ne serait que d’un seul côté ? Juste des machos nostalgiques, mais pas de féministes cherchant la petite bête, traquant le moindre signe de phallocratie ?
Si pour vous les Chiennes de garde sont des modèles de féminisme, je pense effectivement n’avoir aucune chance de vous convaincre.
Maintenant, j’espère pour vous que vous avez mieux à faire que de polémiquer avec quelqu’un dont vous avez créé le machisme « de toutes pièces ». Je ne vous convaincrai manifestement pas, et j’ai bien compris que ce n’est pas cela que vous voulez.
Cordialement,
T. GREDAT
Un crétin qui fait de la pub pour fourguer les invendus de son livre sexiste…
Eh Rue89 faites plutot de la pub pour le manisfeste Lesbien qui vient de paraitre (éd L’Altiplano) de Pauline Londeix (en plus il est pas cher 7€), Il contient une excellente analyse du féminisme et un historique de ses courants et offrez le au prof d’histoire aigri qui n’a rien compris.
Merci pour le crétin aigri
je vous rembourse mon essai (sur lequel je ne touche que 1,20€), si vous y trouvez le moindre propos sexiste. Bonne lecture …
J’ai rien compris , vous pouvez répéter la question .
bon je prèfère dire tout de suite que je ne suis pas d’accord avec l’auteur mais c’est pas la première fois que j’entends ça, donc au moins rue89 a le mérite de pointer un phénomène.
ce que je reproche à ce point de vue, c’est qu’on se s’intéresse pas un instant à la psychologie et aux repères des femmes aujourd’hui.
vous croyez que se contenter de nous donner strictement les mêmes « droits » que les hommes suffira à nous contenter.
notre société permet aujourd’hui aux femmes d’avoir les mêmes activités, comportement, mode de vie…que les hommes. mais permet-on pour autant aux hommes l’inverse?
on encourage la féminisation des études scientifiques…encourage-t-on la masculinisation des études littéraires?
ce que je veux dire c’est qu’en nous donnant l’accès aux valeurs et activités soi-disant masculines en nous présentant ça comme une avancée, et en continuant à considérer les valeurs et activités soi-disant féminines comme inférieures, nous les femmes n’avons-nous pas le droit de nous sentir un peu désorientées aussi?
aujourd’hui on nous donne le droit d’être l’égale de l’homme, mais nous réclamons que l’homme soit l’égal de la femme.
qu’il y ait en proportion autant de femmes informaticiens que d’hommes sage-femme…
autant d’hommes au foyer que de femmes au foyer
…et autant de footballeuses que de danseurs classiques ;)
Chère Deecurl,
Je vous remercie tout d’abord d’avoir la courtoisie de dire que nous, les hommes, vous donnons des droits à vous, les femmes. Je crains cependant que la vérité ne m’oblige à constater que, ces droits, il vous a plutôt fallu aller les chercher.
Vous dites qu’on ne s’intéresse pas assez à la psychologie et aux repères féminins de nos jours. Vous allez peut-être me croire ironique (j’espère que non), mais vous serait-il possible de m’en dire plus ? Je vous pose la question simplement parce que cela m’intéresse.
A moins que vous n’ayez déjà abordé le sujet dans votre post, auquel cas j’ai mal compris.
Il y a une ou deux petites choses qui m’interpellent. Tout d’abord, vous dites qu’on continue à considérer les valeurs féminines comme inférieures. Pourriez-vous, s’il vous plaît, me dire qui est ce « on » ? A quel niveau se situe-t-il ? Dans quel domaine oeuvre-t-il ? Comment cette dévalorisation se fait-elle ?
Quant au fait d’encourager, par exemple, « la masculinisation des études littéraire », il y a du vrai dans ce que vous dites : certains choix professionnels se font en partie pour une question de culture, et des branches traditionnellement « féminines » sont peu prisées des garçons. Il y a cependant des garçons qui s’y orientent, par choix et par goût. Croyez-en quelqu’un qui a une Maîtrise de Lettres modernes, qui fait du théâtre en amateur et a travaillé dans l’enseignement. Tous domaines, il est vrai, où j’ai croisé bien plus de femmes que d’hommes !
Peut-être ce travail culturel prendra-t-il du temps. Mais me permettrez-vous de vous faire une observation ? Vous parlez de « proportion », vous voulez qu’il y ait « autant de… que de… » Croyez-vous que la question se résume à un problème mathématique ? Car il me semble que vous oubliez là un critère ô combien fondamental : celui du libre-arbitre !
Si, un jour, j’ai un fils ou un petit-fils qui doive devenir sage-femme, ou sage-homme, que ce ne soit pas par souci de compensation, de rééquilibrage, mais parce qu’il l’a décidé.
On parle de la parité. Ca peut être une avancée, mais elle demeure un principe mathématique. Et moi, chère Deecurl, je ne suis pas pour la parité. Je suis pour l’égalité.
Je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire, et j’attends votre réponse, bien plus impatiemment que celle d’Asozial.
Cordialement,
Thomas
ouch, que de questions!!
je ne suis pas psychologue; mais ça me fait grincer des dents quand j’entends dire que les hommes sont perdus. aujourd’hui les femmes aussi le sont mais personne ne s’en préoccupe sous prétexte qu’on a « eu ce qu’on voulait ». mais nous sommes aujourd’hui sommées de prendre ce que nous avons réclamé, tout en restant malgré tout des femmes: donc faire des enfants, les élever, etc…cela reste à notre charge dans les mentalités.
je cite pour exemple un article des Echos qui décrivait le PDG d’Areva, Anne Lauvergeon et le PDG de’Alstom, Patrick Kron. hé bien il n’y a que pour Mme Lauvergeon qu’on mentionne ses tenues vestimentaires mais surtout ses enfants et qu’à elle qu’on lui demande comment elle s’en occupe.
ce que je veux dire c’est que pour beaucoup, l’avancée de la condition féminine c’est de vivre comme les hommes. seulement, on ne leur impose pas le corollaire: faire ce que faisaient les femmes.
quant aux valeurs « féminines » que je comprends comme la douceur, la compassion, s’occuper des autres…j’avais lu dans « Le Monde » un article qui se posait la question de savoir pourquoi les filles étaient globalement meilleures à l’école que les garçons. en gros, on mentionnait une explication sur le fait que les filles étant plus dociles, elles faisaient ce qu’on leur disaient (sous entendu se laissaient bourrer le crâne sans protester) pendant que les garçons ne travaillaient pas tant qu’il ne voyaient pas l’utilité de la chose (donc étaient plus pratiques, eux). d’une qualité « féminine » - les résultats en classe - , on réussit à extraire un défaut - la docilité -.
j’ai moi-même entendu cette phrase stupéfiante: « les filles sont meilleures en langue parce qu’elles apprennent tout par coeur, alors qu’en maths il faut réfléchir ».
quant au libre-arbitre, je suis d’accord avec vous et je n’imagine pas un instant forcer qui que ce soit à prendre une voie particulière pour respecter des quotas.
mais je crois sincèrement que les poncifs du genre « les femmes préfèrent la bio, les garçons la physique » sont de belles idioties. Mais on nous les rabâche depuis tous petits, on l’entend à l’école de la part de nos profs, nos camarades…ça a forcément une influence sur le choix d’étude. en plus, ado, on peut être réticent à choisir une voie où on sera peu de réprésentants du même sexe.
pour moi la parité ne doit pas être forcée. mais si on l’atteint, c’est un signe que l’égalité l’est aussi.
Chère Deecurl,
Merci tout d’abord de m’avoir répondu. La courtoisie est une valeur autant féminine que masculine.
Sur les « poncifs » dont vous parlez, il est possible qu’il se trouve encore des gens pour y croire, mais il me semble qu’ils sont moins nombreux qu’autrefois.
Sur la question de savoir pourquoi les filles sont globalement meilleures à l’école que les garçons, je ne discute pas vos sources, mais j’avais lu, il y a quelques années, une autre explication. Laquelle allait dans le sens inverse de celles que vous mentionnez. En effet, si, globalement, les filles réussissent mieux à l’école que les garçons, c’est, paraît-il, parce qu’elles sont plus matures.
Je ne me souviens plus où j’ai lu ça, mais il ne me semblait pas que celui qui l’écrivait fût un féministe ardent.
A méditer, c’est du moins mon avis.
Il est vrai qu’il se trouve encore des hommes pour penser que les femmes ont acquis assez de droits, voire trop. Mais quand je regarde autour de moi, j’ai le sentiment que la majorité de mes semblables masculins, surtout les plus jeunes, a intégré les progrès accomplis. Sauf, hélas, certaines catégories où, traditionnellement, la femme est rabaissée.
Vous dites que les femmes sont désorientées. C’est bien possible, après tout. Mais par quoi ? Par l’attitude des hommes ? Vous semblez regretter que les hommes, en se plaignant d’être désorientés, négligent les sentiments de leurs compagnes, ne se centrant que sur les leurs.
Et si, comme je le disais dans un post précédent, le vrai problème était que les deux sexes ne communiquent pas assez ?
C’est la raison pour laquelle j’ai cet échange avec vous.
Parlons, si vous le voulez, de nos désarrois respectifs. Et peut-être entreverrons-nous quelques réponses, bien modestes.
Qu’en pensez-vous ?
Bien à vous,
Thomas
:-)
jolie pirouette! et effectivement je pense que la communication est sans doute le centre du problème.
quant à notre désorientation, je vous dire nous les femmes, c’est aussi dû au fait qu’on s’interroge désormais sur nos actes et choix de vies, beaucoup plus qu’avant, puisqu’il n’y avait pas choix justement.
ça peut commencer par « est-ce que je prendrai mes mercredi si j’ai des enfants ou est-ce que pour être parfaitement égalitaire, le papa devra les prendre aussi? » et finir par « si je mets des talons aiguilles aujourd’hui, n’est-ce pas un odieux tribut à la domination masculine? »
tout un programme voyez-vous, qui touche à tous les domaines ;)
En ce qui concerne votre première question, je n’ai pas d’enfants et ne parle donc pas d’expérience. Il faut, à mon avis, tenir compte de l’emploi du temps des deux conjoints (l’un est-il plus disponible que l’autre ?). Pour que le problème soit réglé justement, je pense qu’il doit être débattu entre les deux personnes concernées. Et là, il n’y a pas de questions existentielles à se poser : chacun fait les efforts qu’il peut. Si l’un des deux se sent floué parce qu’il en fait plus que l’autre, en proportion de leurs possibilités respectives, il y a injustice.
Cette question, il n’y a pas que la femme qui doit se la poser.
Concernant les talons-aiguilles… Eh bien, je vous dirai, en toute honnêteté, que je les trouve plus sexy que les talons plats ! Je vous dirai aussi que je ne peux obliger aucune femme à en porter !
Maintenant, il y a peut-être des femmes auxquelles les talons plats conviennent mieux que les talons-aiguilles. Ce qui compte, c’est de porter ce qu’on aime et de se sentir bien, c’est cela qui rend séduisant(e).
En ce qui me concerne, je vous dirai qu’en tant qu’homme il m’arrive de me poser des questions. Je dois accepter le partage des tâches, c’est un fait (bien que je ne sois pas un homme d’intérieur, je l’avoue à ma grande honte). Mais je m’y perds un peu dans ce que je perçois que veulent les femmes. Que nous sachions nous montrer virils, forts, mais aussi sensibles, émotifs. Comment faire ? Peut-être les femmes ont-elles la réponse, mais c’est à nous, les hommes, qu’elles posent la question.
Me suffit-il de me montrer tel que je suis pour passer, aux yeux d’une femme, simplement pour un homme ?
comment Rue89 ose-t-il publier une tribune pareil ?
« La féminisation anarchique de la société entraîne des perturbations certaines » en quoi la féminisation de la société est elle anarchique ? elle est surtout relative, 10% de femmes dans les conseils d’administration, 20% à l’assemblée nationale ça laisse encore aux hommes de quoi s’exprimer.
« Dans notre société de plus en plus féminisée » l’espérance de vie augmentant et les femmes vivant plus longtemps que les hommes il est effectivement possible qu’il y ait plus que par le passé davantage de femmes que d’hommes. C’est cela que vous appelez une société de plus en plus féminisée ?
« S’il est possible de dénoncer l’intégrisme musulman sans faire preuve de racisme, pourquoi ne serait-il pas possible de pointer les dérives de la démocratie et du féminisme, sans être réactionnaire et misogyne? »
vous considérez donc que le féminisme est un intégrisme ? quels sont les dérives du féminisme alors que le pouvoir est encore largement confisqué par les hommes et que les femmes ne peuvent pas faire valoir leurs points de vue de façon équivalente?
Je vous invite sur mon blog http://blog.plafonddeverre.fr/
ou vous trouverez de nombreux exemples de la réalité du plafond de verre.
comment faut il s’y prendre pour publier une tribune sur les difficultés des féministes à faire reconnaitre les discriminations sexistes ?