Sur le terrain

Ségolène Royal part au combat contre le « clan Sarkozy »

L'ex-candidate à la présidentielle a présenté sa contribution en vue du congrès du PS et fustigé le chef de l'Etat. Reportage.

Ségolène Royal samedi à Paris (Audrey Cerdan/Rue89)

« Combattre la mainmise du clan Sarkozy sur la France ». La première des sept têtes de chapitre de la contribution de Ségolène Royal annonce la couleur : les querelles entre socialistes sont dépassées, il faut maintenant concentrer toutes les attaques en direction du locataire de l'Elysée… afin de pouvoir y accéder en 2012.

Avant cela, il y a le congrès socialiste de Reims en novembre et la bataille à mener pour le poste de Premier secrétaire du parti. A l'inverse des autres gros bonnets du PS -Laurent Fabius, Dominique Strauss-Khan et Bertrand Delanoë-, elle s'est officiellement lancée dans la course, il y un peu plus d'un mois. Le deuxième acte de sa candidature avait lieu ce samedi, à Paris, avec la présentation de sa contribution. (Voir la vidéo)



Jean-Pierre Mignard (Audrey Cerdan).Loin de l'austérité des présentations des motions, cette semaine également, de Martine Aubry, Pierre Moscovici ou encore Manuel Valls, Ségolène Royal a opté pour le show. Une Maison de la chimie qui déborde, une foule d'adhérents chauffée à blanc, des applaudissements à tout rompre ponctuant chaque fin de phrase. Jean-Pierre Mignard, président de son réseau Désirs d'avenir, n'a pas peur de l'hyperbole :

« Nous sommes en train de faire le premier grand meeting d'opposition contre le pouvoir en place depuis un an ! “

‘On se croirait en avril 2007’, me glisse aussi une consœur. Il est vrai que tout y est : les mêmes cadres de la campagne présidentielle (Jean-Louis Bianco, François Rebsamen, Vincent Peillon), les mêmes jeunes trentas (Najat Belkacem, Delphine Batho, Aurélie Filippetti), les mêmes spécialistes (le lobbyiste Pascal Tallon, l'économiste Thomas Piketty).

Pas un mot en direction des autres camarades

Edwy Plénel (Audrey Cerdan).Et comme toute bonne candidate ‘aux prochaines échéances électorales’, elle a invité nombre de personnalités. L'agent des stars Dominique Besnehard, la metteuse en scène Ariane Mnouchkine, ou encore le journaliste Edwy Plenel. Le président de Mediapart, qui avait juré que la lettre de soutien de Ségolène Royal à Mediapart n'était qu'une adhésion politique à son site parmi d'autres de sensibilités différentes, va avoir du mal à prononcer un discours aussi antisarkozyste lors d'un meeting UMP.

Les noms des camarades qui ont quitté le navire Royal depuis la défaite au second tour de la présidentielle sont tus. Pas un mot de l'ami intime Julien Dray, adversaire pour le poste de Premier secrétaire, qui a déclaré pas plus tard que vendredi sur RMC être ‘en désaccord tant sur le plan de la philosophie de la vie que sur les aspects politiques’. Rien non plus sur Arnaud Montebourg, son ancien porte-parole parti s'acoquiner avec le strausskhanien Pierre Moscovici. De toute façon, remarque une des proches de la présidente de Poitou-Charentes :

‘L'odeur du succès va rapidement les allécher et les faire revenir aussi vite qu'ils sont partis.’

‘Sarkozy a besoin de la peur pour gouverner’

Delphine Batho (Audrey Cerdan).La seule et unique cible ce samedi s'appelait Nicolas Sarkozy. Et force est de constater que chacun des intervenants s'en est donné à cœur joie. Souvent avec brio. Du percutant témoignage du syndicaliste de la sidérurgie de Gandrange à la tranchante salve de la spécialiste des questions de sécurité, la députée socialiste Delphine Batho :

‘Nicolas Sarkozy ne veut pas débarrasser la France de la violence car il a besoin de la peur pour gouverner.’

Alors pour ‘patienter pendant ce long moment difficile’, Ségolène Royal propose de rêver à une autre France, celle qu'elle propose. Moderniser les institutions en s'inspirant des politiques régionales menées par les présidents socialistes, créer enfin un impôt progressiste, continuer à parler aux banlieues, miser toujours plus sur la petite enfance, sauver l'hôpital public…

L'intitulé de la contribution de quarante-deux pages de Ségolène Royal pour le congrès socialiste de Reims est respecté à la lettre : ‘combattre et proposer’.

Photos : Audrey Cerdan (Rue89)

306 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Veum

à Monique 91 Portrait de Monique 91 De Veum

doctorant | 10H00 | 29/06/2008 | Permalien

Je ne nie en rien les progrès apportés par les différents gouvernements de gauche. Ce que je dis c'est que certains courants au PS ne permettront pas le retour des acquis, sans parler de nouveaux droits, car « il faut d'abord augmenter la taille du gateau pour le partager »…

Portrait de leconcombrevert

à Veum Portrait de Veum De leconcombrevert

La vraie vérité >:-)) | 11H31 | 29/06/2008 | Permalien

Veum,

c'est bien beau de proner la revolte.

Je vous fais remarquer que il n'y a juste un petit détail qui coince :

Les Français dans leur grande majorité ne réagissent pas comme vous le souhaitez. Si non, pouvez vous expliquer pourquoi ils restent chez eux les jours des grande mobilisation contre les lois iniques. Pourquoi ne voit on pas un déferlement populaire dans les rues ?

Il est important de garder ses convictions et ses rèves, mais si on oublie d'être réaliste en même temps, on se contente de soigner sa petite bonne conscience, sans plus.

Et le reveil risque d'être cruel ….

Pour vraiment obtenir des changements « sur le terrain » il n'y pas d'autre choix :

Il faut se servir des forces politiques existentes qui sont suceptibles de conquerir le pouvoir et fût-ce un parti réformiste comme le PS.

Portrait de Un compte supprime

à Monique 91 Portrait de Monique 91 De Un compte supprime

nc | 13H17 | 29/06/2008 | Permalien

Oui, mais precisement, on demande au PS d'amorcer l'union de la gauche, pour forcer le PS a mettre du vin dans son eau…

Elle est pas mal celle-la non, allez Besancenot, paye ta tournee mon gars, tu distribuera les lettres apres.

Bon sans blague, Union de l gauche, oui, mais a Gauche quand meme….

Portrait de deathinjune

De deathinjune

Professeur | 08H27 | 29/06/2008 | Permalien

Entre des crypto révolutionnaires (les crétins du nouveau parti anticapitaliste) et les crypto-socio libéraux me voilà rassuré sur l'éventualité du retour au pouvoir des « pense menu » de gauche : )

Portrait de Un compte supprime

à deathinjune Portrait de deathinjune De Un compte supprime

nc | 23H47 | 29/06/2008 | Permalien

Et les cryptocouillons dans ton genre ? Ben non, ca ne peut pas exister, ca se remarque tout de suite.

Portrait de karlM

De karlM

08H30 | 29/06/2008 | Permalien

Peut on faire confiance aux socialistes pour orienter la société vers plus d'égalité ?

La réponse est clairement non aux regards des inégalités d'aujourd'hui. Comment expliquer ces échecs historiques ?
Les quelques responsabilités qu'ils eurent s'effondrèrent avec la guerre de 1939-45, un de leur véritable guide, Jaurès, fut assassiné…Deux tristes hasards ?
L'histoire prouve qu'ils se sont souvent préférés s'adapter aux lois des puissants plutôt que d'être franchement du côté du peuple. Par exemple, ils participèrent à l'élimination de l'exceptionnelle démocratie que fut la Commune de Paris. Ils ont toujours été trop attachés à la propriété illimitée ou à la transmission de monumentaux héritages. Les socialistes sont des souverainistes, ils ont donc souvent préféré pencher du côté du droit plutôt que du côté d'une économie de type communiste ou anarchiste, par exemple, bien qu'ils aient toujours revendiqué une orientation socialiste ! ! Les Ferry (colonisateur infatigable), Clémenceau (tueur de grévistes refusant la guerre de 14-18) étaient des socialistes très consensuels, ils ont une historique responsabilité de l'incroyable injustice d'une tel inégale dans la répartition des richesses en France et sur Terre.
Parfois, ils ont accompagnés les luttes du peuple, les avancés historiques des congés payés, des 4o heures, des 35 heures, les progrès salariaux, la sécurité sociale, la limitation du travail des enfants, l'égalité relative, homme-femme se sont inscrits dans la loi grâce à eux…
Depuis 1983, ils ont surtout accompagné la folie capitaliste.(La fin de l'indexation des salaires sur l'inflation par Delors, la privatisation de la masse monétaire. Et en parallèle, ils nationaliseront tout et n'importe quoi de manière purement idéologique alors que ce fut très coûteux… pour ensuite privatiser plus que la droite ! ! ).

Les socialistes revendiquent leur côté « libéral ». C'est indiscutablement beaucoup plus avec eux que les libertés ont progressé, qu'ils se rapproprient ce mot, volé par les riches qui eux profitent de liberté tout en votant des lois liberticides, est plutôt une bonne idée.
Un problème des socialistes est que nombre de leurs cadres sont des nantis, que la République fut pour eux une bonne mère. Ils sont donc toujours très décalés des urgences quotidiennes. La haute administration et les privilégiés de l'ENA ne se sont pas sentis menacés durant les gouvernements socialistes ; le sénat des élus à vie est toujours là, et depuis toujours très à droite ; dans les ambassadeurs français il y toujours beaucoup de noms à particule. La société française est maintenu dans un carcan par quelques élites. Par exemple les nobles qui représentent 0,25% de la société sont prêt de 10 % dans les affaires et la politique (voir les feuillets ci- joint). Faire évoluer ce système bien verrouillé n'est pas simple, mais réclamer le pouvoir puis dire que l'on ne peut rien changer risque de devenir endémique.
Les socialistes ménagent toujours la chèvre et le chou, comme avec les 35 heures pour certains… et pas pour les autres ; comme avec leurs leaders DSK, Valls, les chèvres à droite… Fabius, Emanuelli, les choux à gauche.
Aujourd'hui, ils veulent ratisser au centre, les claques des travaillistes anglais, des Veltroni italiens, le sauvetage de justesse de Zappatero malgré son alliance avec le centre ne leur servent pas d'exemple. Ils semblent donc prêts à assumer l'indigne aimantation de la droite capitaliste. Hélas, ainsi, ils renforcent l'idée que sans le capitalisme, sans le management, l'esprit d'entreprise, il n'y a point d'issue. Ce discours de droite et de droite à gauche est tellement omniprésent que les électeurs deviennent fatalistes, ne votent plus (record historique d'abstention aux municipales) ; ou vote pour le vrai plutôt que pour le clone.
Avec ce choix, ils installent notre démocratie dans un bipartisme exacerbé qui élimine toute pensée alternative, le droite et ses médias (du style TF1) jubilent mais toutes les classes sociales « d'en bas » ont à y perdre.

Les socialistes sont donc devenus (c'est nouveau ? ) favorables à l'économie de marché…encore un poncif, une généralité qui les empêche de définir certains domaines qui ne peuvent pas être livrés à cette loi de l'offre et de la demande : la nourriture de base, les énergies fondamentales, l'éducation citoyenne, la presse d'investigation, la culture humaniste, …
Ponctuellement, à certains moments, l'urgence économique impose d'être interventionniste (les EU ne s'en sont jamais privé déjà Edison s'est approprié l'invention des frères Lumière). Aujourd'hui, la seule loi du marché est destructrice d'environnement (OGM, viande aux hormones, engrais, …l'obsession du rendement contre la vie). Si nous laissons les responsables fascistes Chinois entrer en compétition avec nous, il faudra beaucoup perdre pour gagner ce match contre eux. Les propriétaires de pétrole auront toujours les compagnies aériennes les plus performantes… leurs fonds de pensions rachèteront les fleurons de notre pays…les riches propriétaires français s'en accommoderont mais le petit peuple entre déjà dans une régression sociale.
Les sujets d'innovation qui participeraient à la création d'une nouvelle société sont pourtant connu : l'apprentissage de la solidarité (éducation non-violente), de la coopération, le soutien des SCOOP, la ré-appropriation d'une partie de la création de la masse monétaire, les référendums d'initiative populaire, la révocabilité et l'unicité des mandats, une armée de défense qui provient de la conscription (une armée de spécialistes de la guerre, c'est trop dangereux), la re-localisation (industrie, agriculture, démocratie), une justice citoyenne, des élus louant leur logement…On aimerait vous entendre sur ces sujets plutôt que dans vos querelles.
De trop nombreux socialistes (d'en haut) n'ont pas compris la Re-évolution nécessaire, le changement de paradigme réclamée par les foules. Ils n'ont pas compris que cette pensée unique productiviste entraine un délitement social et environnemental majeur.
L'histoire les jugera sévèrement car ils auraient pu agir, ils sont aux commandes des régions et ne nombreuses villes.

En conclusion, pas de confiance donc dans l'appareil socialiste, mais heureusement les militants de base commencent à exiger que leurs représentants starisés s'imposent de ne pas oublier qu'ils sont des porte-paroles. Ils doivent les représenter dignement, et enfin efficacement.
C'est urgent face à cette droite extrême.

Portrait de Alamain

à karlM Portrait de karlM De Alamain

09H54 | 29/06/2008 | Permalien

les « puristes » m'emmerdent prodigieusement ! ! !

ce sont les socialistes « mous » qui ont produit les avancées sociales que nous n'arrivons pas à défendre aujourd'hui ! ! !

oui, les « notables » du ps nuisent gravement au mouvement collectif,

mais oui aussi et surtout, que chacun d'entre nous ait le courage de l'ouvrir dans la « vraie vie » et non seulement ici ou entre soi … ! ! !

la voie réformiste est la plus difficile qui soit : être dans l'équilibre et la démocratie, c'est prendre le risque de ne satisfaire personne …
pour autant, évitons les caricatures à la besankosy et revenons à la pédagogie, au travail d'éducation populaire , travail de « fourmi », long et non médiatisé ….

Portrait de Dagrouik

à karlM Portrait de karlM De Dagrouik

14H52 | 29/06/2008 | Permalien

KArim : utilise Google et tape « segolene Royal SCOP » par exemple, tu sera surpris par les résultats. Ainsi elle les soutien en région, et cela exaspère le préfet de région.

Portrait de Phil2922

De Phil2922

Retraite invalidité | 09H30 | 29/06/2008 | Permalien

Cela ne suffit pas de taper sur le clan Sarkozy qui est une « marionnette » au service du Capitalisme. Le nouveau parti anti-libéral de Besancenot semble avoir un programme plus clair et ne laissant pas de places aux possibles compromissions socialistes… ! !

http://phil195829.overblog.com

Portrait de Monique 91

à Phil2922 Portrait de Phil2922 De Monique 91

( retraitée ) | 10H39 | 29/06/2008 | Permalien

oui, le nouveau parti anti-libéral de Besancenot est clair mais dit-il clairement qu'il sera un parti « de gouvernement » ?
Car comme je l'ai dit plus haut, le parti communiste allemand, dans les années 30, à force de « vouloir plumer la volaille socialiste » a permis à Hitler de venir au pouvoir ! Ne faites-vous pas la même chose en parlant des « compromissions socialistes » ? ?
Ce nouveau parti ne pourra pas gagner des élections sans le parti socialiste, non ?
Voulez- vous « objectivement “ SARKO, cinq ans de plus ?
Si c'est non, il faudra bien s'allier avec le PS et tous les courants de la Gauche pour gagner !

Portrait de Laurent-Weppe

à Monique 91 Portrait de Monique 91 De Laurent-Weppe

11H45 | 29/06/2008 | Permalien

C'est plus grave que cela : fin 2006 j'ai surpris une discussion entre militants LCR (dès que je croise des millitants d'un parti politique, n'importe lequel, qui discutent entre eux, si j'en ai l'occasion, je me mets à portée de voix, je me tais, et j'ouvre grand les oreilles : il n'y a pas mieux pour se faire une idée du dit parti).

Royal venait de remporter la primaire.

Et qu'ont-ils dit, ces millitants de la gauche « pure et dure et sincère et authentique et pas compromis avec la corruption politicienne » ?
Qu'ils allaient voter Sarko
Quoi qu'il advienne
Pourquoi ?
« Parce que si Ségo se casse la gueule le PS explose et on se retrouve à 15% garanti »
« 15% garanti » c'est la certitude pour les chefs de la LCR d'être députés européens à vie et quelques centaines de sièges dans les conseils régionaux et municipaux. C'est aussi la certitude de voir la droite se maintenir au pouvoir, engendrant de la sorte un cercle vicieux : une extrême gauche dominée par des pseudo-puristes qui engendre la pérénité du systéme Sarko, et la pérénité dudit système qui sert d'argument électoral à ceux qui le maintiennent en place.
À en croire ces militants (même pas des chefs surpris en train de faire des plans sur la comète, non : des militants de base, de tout en bas, des colleurs d'affiche et des distributeurs de tracts), la stratégie de leur parti, c'est de faire de ses chefs des rentiers de la contestation, et le pire, c'est qu'ils avaient l'air incomparablement satisfait d'une telle stratégie.

Je rappelle à toute fin utile que cette discussion, je l'ai surprise en 2006.

Après, il existe des personnes qu'on étiquette à l'extrême gauche qui ne fonctionnent pas comme cela, qui ne cherchent pas à parasiter le systéme en prétendant lutter contre, qui savent reconnaître l'intérêt général et se battre pour lui. Mais, « étrangement », ceux là ne passent pas leur temps à cracher sur le PS et à prétendre que c'est un parti de droite, à faire de celui-ci leur cible principale.

Portrait de jojo1er

à Laurent-Weppe Portrait de Laurent-Weppe De jojo1er

13H45 | 02/07/2008 | Permalien

« il existe des personnes qu'on étiquette à l'extrême gauche qui ne fonctionnent pas comme cela, qui ne cherchent pas à parasiter le systéme en prétendant lutter contre, qui savent reconnaître l'intérêt général et se battre pour lui. Mais, “étrangement”, ceux là ne passent pas leur temps à cracher sur le PS et à prétendre que c'est un parti de droite, à faire de celui-ci leur cible principale. »

Vous m'oubliez…souvent au 2ème tour je vote à droite…c'est à dire PS.

Jojo1er, mais que au 2ème tour hein…

Portrait de Thomas GREDAT

De Thomas GREDAT

| 10H13 | 29/06/2008 | Permalien

L'affaire est bien préparée et minutieusement réglée. Rien n'est laissé au hasard. Royal bénéficie des services d'une équipe qui, mine de rien, est en train de se mettre en ordre de bataille. Ca va finir par ressembler à la mécanique bien huilée… du candidat Sarkozy.
Sarkozy, justement, ou de l'art de faire de l'adversaire un argument de campagne. L'utilisation d'un repoussoir pour se montrer soi-même attirant(e) n'est pas nouvelle. Le gamin attardé qui loge rue du Faubourg Saint-Honoré aux frais de la République s'était lui-même, très habilement il faut le reconnaître, donné comme l'homme du changement, de la « rupture », par rapport au Président Chirac, vieux, usé et immobile. Royal n'agit pas différemment.
Elle sait qu'elle est l'un des grands favoris. Elle sort donc le grand jeu, le show. Après tout, ça marche ! Nos concitoyens nous ont montré l'année dernière qu'ils étaient prêts à voter non par sens politique mais par la faculté à se laisser impressionner par de la poudre aux yeux. Sarkozy-Royal : bords opposés, mais les méthodes n'ont guère l'air différentes.
D'ailleurs, une chose me frappe chez la Présidente de Poitou-Charente : sa manie de parler, dans un contexte national, de ce qu'elle a réalisé au niveau régional. S'il n'y a rien de mal à être fier(e) de ses réalisations, ce « Moi je, moi je, moi je » me rappelle fâcheusement un personnage avec qui, il y a un an, on allait voir ce qu'on allait voir. Et qu'on a trop vu.
Alors que, par ailleurs, elle me semble la seule apte, à l'heure actuelle, à réaliser l'union au sein du Parti socialiste. Si tel est le cas, c'est elle que le Parti doit soutenir (un petit effort, messieurs…). Mais j'espère que mes appréhensions sont infondées quant à son hypertrophie du « moi ».
Une autre chose me gêne, plus importante. Le cérémonial ainsi mis en place semble montrer que l'on s'adresse surtout aux classes moyennes ou relativement aisées (les bobos, entre autres). Et les plus modestes ? La classe ouvrière ? Ceux auxquels le Parti socialiste ne sait plus parler ?
Entre Royal qui lorgne vers le centre (politiquement, elle n'a pas tort, mais quelles conséquences idéologiques ? ), Delanoë qui se fait un coup de pub en se proclamant « libéral » et Valls qui propose rien de moins que la suppression du mot « socialiste », comme si c'était un gros mot, y a-t-il encore des socialistes au PS ?

Portrait de parousnik

De parousnik

10H34 | 29/06/2008 | Permalien

Faudrait peut-être s'interroger pourquoi que c'est de Madame Royal que les médias mettent en avant… Il serait temps et démocratique de présenter tous les prétendants d'opposition sur le même pied d'égalité… Pourquoi tellement Ségo et si peu Olivier etc… ?

Portrait de Jaycib

De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 11H37 | 29/06/2008 | Permalien

Ouais, ouais. Tout le monde se dit de gauche ou plus encore à gauche, mais à 80% on a déjà pris position sur des lignes ou des « candidats » irréconciliables. Et on retrouve les poncifs habituels : le PS est libéral voire pire, Besancenot est notre planche de salut (sauf pour ceux qui le méprisent) parce que c'est un « pur », Ségolène c'est du bidon, elle a fait son temps, etc., quant aux autres candidats potentiels au PS, ils sont liquidés d'avance. C'est affolant comme l'on répète dans chaque circonstance les erreurs du « tour » précédent.

Il y a comme d'habitude les messieurs-dames irréductibles, les « propres » qui ne pactisent et ne pactiseront jamais avec personne. De l'autre, on a des pourris potentiels, sinon déjà avérés, prêts à se rallier à Bayrou ou… pire.

Dans ce marais, je ne vois que deux tendances globales : celle qui consisterait à rallier la campagne anticapitaliste de Besancenot sans autre souci que celui de préserver son antisarkozysme, quand bien même la lecture de l'histoire du trotskysme montre qu'il ne fait qu'appliquer les recettes éculées d'un mouvement qui n'en peut plus de s'essouffler (depuis l'exil de Trotsky, il ne fait que cela). En filigrane, bien sûr, le « grand soir ».

De l'autre, des candidats « de gouvernement », qui croient sans doute à la répétition du phénomène Mitterrand, mais sans vraiment s'interroger sur les raisons qui ont pu valoir à ce dernier de se faire élire sur un programme « commun » tout en étant prêt à répudier ce dernier à la première occasion.

On oublie de dire qu'il est simple de s'associer sur un programmme de réalisations contcrètes sans pour autant promettre la lune à tous : par ex., retour de la Sécu à ses valeurs fondatrices, revalorisation du salariat « de base », politique de grands projets (compris environnementaux), et ainsi de suite. C'est ce programme « coeur » sur lequel il faut s'entendre.

En France, il est incontournable car seul susceptible d'être entendu et compris par la population, mais on préfère apparemment s'attarder sur des considérations « idéologiques » (pour Marx, l'idéologie n'est ni raison ni science, c'est elle qui voile la vérité).

Le gros avantage de Sarkozy est qu'il a promis un chambardement, et qu'il le réalise à sa manière. Peu lui chaut de préparer sa réélection à ce stade. L'essentiel est de tout foutre en l'air pendant le temps qui lui est imparti. Il fait le pari que quelqu'un, quelque part, lui en saura gré un jour ou l'autre. Telle est sa conception de l'action et de l'histoire politique.

Et ce serait une grave erreur de croire que c'est un crétin. Il maintient toute opposition réelle ou potentielle en déséquilibre en annonçant une énormité nouvelle pratiquement chaque semaine, et l'opposition se laisse prendre !

Je suis d'accord pour reconnaître que le PS n'est pas actuellement à la hauteur, mais je ne vois pas pourquoi on refuserait à Ségolène l'aumône que chacun doit à ceux qui ont prêts à se battre. Cela vaut pour d'autres candidats potentiels mais qui considérent pour l'heure qu'ils doivent d'abord régler leurs « différends » au congrès de Reims. Le PS est en retard d'une guerre, c'est un fait, mais tout n'est pas perdu : le retard (qui n'est pas si considérable) peut se refaire.

Quant à Olivier B., que nous apporte-t-il, sinon la perspective d'une Die Linke à la française, mais en plus stupide. Il veut avant tout discréditer le PS. Die Linke, elle, veut peser sur les orientations du SPD, sans pour autant trop réfléchir au fait que la division de la gauche allemande peut mener à une suprématie de la CDU/CSU pendant de longues années. On espère qu'elle fera preuve de souplesse là où ses ancêtres ont pratiqué le sectarisme, mais faut-il y croire ?

Au-delà du parti anticapitaliste en France, qu'y aura-t-il ? Sans doute aucune visée programmatique. Le trostkysme a des tendances suicidaires depuis ses origines, je l'ai assez pratiqué il y a longtemps.

Alors, que faire ? (A suivre)

Portrait de leconcombrevert

à Jaycib Portrait de Jaycib De leconcombrevert

La vraie vérité >:-)) | 14H28 | 29/06/2008 | Permalien

Vous avez entièrement raison, Jaycib.

Portrait de Dagrouik

De Dagrouik

11H55 | 29/06/2008 | Permalien

J'invite l'auteur de cet article à écouter l'extrait audio de l'intervention de Ségolène Royal ce samedi matin.
Cela contredit votre titre « Pas un mot en destination des camarades ».

C'est en ligne là =>

http://www.intox2007.info/index.php ? post/2008/06/29/Rue89-regrette-de-ne…

Portrait de jon

De jon

12H07 | 29/06/2008 | Permalien

J'invite aussi Rue89 à diffuser les commentaires les plus récents en premier.

Quant à la bile et la haine déversées ici, c'est une honte de si bas niveau de respect. La droite se marre…

Portrait de Sorokine

De Sorokine

| 12H46 | 29/06/2008 | Permalien

Lu la contribution de Mme Royal. Commencer par un chapitre « combattre le clan Sarkozy », cela fait un peu politicien. On espère qu'elle est là contre M. Sarkozy, merci, mais clan ou pas c'est la politique de droite qu'il faut combattre. Et là ses propositions ont de quoi faire vaciller les meilleures volontés. Il y a un fil directeur, une sorte de cohérence. En matière d'éducation la mesure phare est de « mettre en place un système de dotations initiales pour compenser les inégalités de capital à la naissance ». Sur la formation « créer un capital formation personnel qui accompagne les salariés tout au long de la vie ». Et sur les retraites, évoluer vers un système « dans lequel chaque cotisant dispose d'un compte personnel sur lequel il accumule ses cotisations tout au long de sa vie active » --curieux, cela ressemble à la description d'un système par capitalisation, en tous cas, à chaque fois, le programme privilégie la constitution d'un capital individuel plutôt qu'une socialisation des risques et des bénéfices. On savait que le PS acceptait l'économie de marché, mais le recours au petit capital individuel pour assurer les droits sociaux c'est autre chose. Quand on pense à ce qu'il a fallu de luttes pour imposer une protection sociale socialisée, contre la solution du compte de capitalisation individuelle défendue par toutes les droites et tous les patronats, de 1830 à 1945 et au-delà… et aujourd'hui par les compagnies d'assurance ! Mme Royal aurait-elle des problèmes de latéralisation ? Mais elle ne se rend peut-être pas compte de l'endroit où ses propositions se situent, tant elle et son équipe rapprochée semblent manquer de culture politique et historique.
Pour le reste, pas mieux. Sur la violence, reprise du discours ambiant sans un mot sur les causes (prévention pour empêcher les mômes de « basculer dans la délinquance », comme s'il s'agissait d'une mauvaise chute accidentelle et qu'il suffisait d'une pichenette dans le dos pour qu'ils restent dans le droit chemin… pas une once d'analyse du phénomène sur laquelle fonder des propositions). Quant à croire qu'on va résoudre les problèmes de l'assurance-maladie « en faisant de chacun l'acteur de sa santé », c'est amusant, et j'en passe. Au total une tonalité populiste du début à la fin, une absence de réflexion qui décoiffe, et un positionnement des propositions de réforme dans une tradition de droite dont on ne sait même pas s'il est volontaire. Quelle candidate ! On comprend qu'elle soigne son look.

Portrait de jon

à Sorokine Portrait de Sorokine De jon

13H01 | 29/06/2008 | Permalien

Et bien Sorokine, moi ce que je vois c'est permettre au peuple de s'approprier le capital et être acteur et influent sur le marché. L'idée des class-actions ou encore de replacer le salarié au centre du monde du travail (représentation significative dans les CA, capital formation, service public unique de l'emploi, impôt unique et progressif, etc.) Rien sur la refonte de l'impôt sur le revenu ? Sur l'ouverture du PS.

Enfin, si votre conclusion est « c'est une contribution de droite », je comprends mieux où vous vouliez en venir depuis le début. Un peu de mauvaise foi dans ce monde d'illusions…

Portrait de Sorokine

à jon Portrait de jon De Sorokine

| 13H53 | 29/06/2008 | Permalien

Le problème est que « permettre au peuple de s'approprier le capital et être acteur et influent sur le marché », c'est une utopie capitaliste qui n'a jamais marché. La capitalisation sur comptes individuels est la solution aux problèmes sociaux proposée sans relâche depuis 150 ans par toutes les droites et par le patronat, ce n'est pas un hasard. Cela produit une influence nulle sur le marché et, regardez les systèmes de retraite dans les pays anglo-saxons, une difficulté permanente pour les bénéficiaires à recouvrer le peu à quoi ils peuvent prétendre en fin de parcours.
Dire que l'accumulation sur un livret individuel est une proposition de droite n'est ni de la mauvaise foi, ni un plan d'en venir ici ou là, c'est une réalité historique, attestée et vérifiable. C'est aussi, bien sûr, le principe que l'industrie de l'assurance souhaite aujourd'hui voir adopter, ce n'est pas non plus difficile à vérifier.

Portrait de jon

à Sorokine Portrait de Sorokine De jon

14H40 | 29/06/2008 | Permalien

Vous ne semblez pas avoir lu la contribution avec d'autres yeux que ceux d'un anti-capitaliste primaire.
C'est mon sentiment.

« permettre au peuple de s'approprier le capital et être acteur et influent sur le marché ». Ce sont mes mots à moi. Dire que le compte individuel est une idée de droite est de la mauvaise foi quand on omet de dire que le système proposé reste par répartition. Et quand je lis : « la retraite est le patrimoine de ceux qui n'en n'ont pas », c'est sûr c'est clairement de droite, hein ? !

Je recopie donc :

« - Le système reste par répartition et les cotisations des salariés financent les pensions courantes. Dans le
même temps, le compte individuel de chaque travailleur mesure en euros les droits à pension sur le long terme. Un lien clair et direct est établi entre contributions des travailleurs et droits à pension.

- Au terme de sa vie active, chaque travailleur a accumulé un patrimoine retraite, revalorisé tout au
long de la vie, qui lui donne droit au versement d'une
pension mensuelle calculée en fonction de l'espérance de vie moyenne de sa classe d'âge. Le critère de la pénibilité des tâches doit être pris en compte dans ce calcul.

- Les salariés les plus modestes sont avantagés dans un
tel système, puisque les carrières longues permettent
d'accumuler un patrimoine plus important. La prise en
compte de toutes les années de cotisations permet
aussi d'éviter que les travailleurs à carrière longue
subventionnent de fait ceux qui ont eu une carrière
plus courte mais de fortes revalorisations salariales en fin de carrière.

- Avec ce système, fondé sur un principe simple d'équité et de transparence (“ à cotisations égales,
retraites égales ”), la retraite devient enfin le patrimoine de ceux qui n'ont pas de patrimoine. Quand les individus changent de statut, ils ne perdent rien. »

Je n'ai pas copié le texte d'introduction sur les propositions. Je vous laisse le redécouvrir. Et le reste d'ailleurs, comme les propositions sur une VIe République (la démocratie « jusqu'au bout ») et l'ouverture du PS à la société civile.

Alors, oui il y a des ajouts et des modifications à faire avec le PS et ensuite toute la gauche, mais ce texte n'a pas vocation à être un programme en soi, heureusement. Ce sera au Parti socialiste dans son ensemble de s'en servir comme d'une base autour du choix qu'auront fait ses adhérents (13 contributions générales à ce jour). Cela dit, vous ne vous rendez même pas compte à quel point vous nous faites du tort sur des procès d'intention infondés qui servent la droite et déservent le peuple. Désespérant, surtout quand on voit l'énergie déployée par les militants qui soutiennent la démarche. Nous voulons un minimum de respect ! Aussi pour ceux, nombreux, qui sont revenus aux urnes à l'occasion de la dernière présidentielle.

Portrait de todeti

à jon Portrait de jon De todeti

15H20 | 29/06/2008 | Permalien

Bonjour. Tiens donc ? Si on ne marche pas dans réthorique royalienne, ispo facto l'on devient un anti-« capitaliste primaire » et l » allié objetcif mais inconscient de l'ennemi, soit sarkozy ? Il va falloir trouver mieux pour convaincre les modestes électeurs. Dont je fais partis.

Cordialement.

Portrait de jon

à todeti Portrait de todeti De jon

15H30 | 29/06/2008 | Permalien

Répondez sur le fond au moins…

Portrait de Sorokine

à jon Portrait de jon De Sorokine

| 15H56 | 29/06/2008 | Permalien

« Anti-capitaliste primaire », rien que cela…. Je ne comprends pas du tout votre système. Un compte individuel ne peut pas mesurer des droits à pension « à long terme », qui restent des droits théoriques puisque leur réalisation dépend non pas de ce qui a été nominalement accumulé, mais du revenu national disponible l'année du versement de la pension (et de l'arbitrage fait à ce moment entre rémunération du capital et rémunération du travail, et entre salaire direct et salaire indirect). L'idée qu'avec un compte individuel on transfère de l'argent dans le futur repose sur une illusion d'optique bien connue des techniciens des systèmes de retraite --le système que vous décrivez ne résout rien, il suppose dans l'abstrait que les cotisations suffisent à financer les pensions, ce qui est un voeu pieux.
Dans le principe, l'idée qu'on prépare l'avenir et qu'on se prémunit contre les risques par un capital ou une accumulation de droits sur un livret individuel est en effet historiquement une idée de droite, contre laquelle les socialistes se sont longtemps battus, et il fut un temps où ils comprenaient pourquoi.

Portrait de jon

à Sorokine Portrait de Sorokine De jon

15H19 | 29/06/2008 | Permalien

Quant à la démocratie participative, elle n'est ni sous-estimée ni mise en avant outre mesure.

Je recopie encore une fois :

« Encourager la démocratie participative.

Il faut associer plus directement les citoyens à la construction de l'intérêt général, à l'élaboration des décisions qui les concernent et à l'évaluation de l'efficacité des politiques publiques. Les outils existent (forums et budgets participatifs, ateliers citoyens tirés au
sort) et sont d'usage courant chez nos voisins européens. En France, les collectivités qui se sont lancées dans une démocratie authentiquement participative le savent bien : c'est une chance pour les élus. Nous voulons
approfondir ce mouvement pour en faire le complément indispensable d'une démocratie représentative fortifiée et l'aiguillon d'une action publique plus réactive. »

« Le PS est fort lorsqu'il ouvert aux autres, à la société, à ses alliés. Il ne peut pas prétendre détenir à lui seul la réponse aux grandes questions de la société et du monde. Sa force tient à sa capacité à s'ouvrir en permanence sur l'extérieur. Son objectif est de fournir une synthèse de propositions et de gouvernement à des questions aussi diverses que l'éducation, le réchauffement climatique, la mondialisation, la santé, le travail. Il doit être le lieu composite ou les hommes et les femmes, les jeunes et les anciens, les français de toutes les origines, de tous les talents et de tous les métiers, de toutes les singularités et de toutes les générosités se retrouvent. Il doit être un véritable reflet de la société française.
Voilà pourquoi la parité hommes / femmes et la diversité des origines de sa composition humaine sont une exigence politique et éthique, et la condition de son attractivité et de son succès. Pour cela, il doit être renforcé, modernisé, respecté. Il doit constamment associer les citoyens à ses réflexions. La démocratie participative valide le sérieux de notre enquête sociale. Elle conditionne le sérieux de nos propositions. Elle associe les citoyens qui seront demain les acteurs de nos programmes et les fait participer à leur destin. Elle contribue à abolir la frontière, bien souvent factice, entre les sachants et les obéissants. Elle confirme le socialisme et la démocratie dans leur rôle historique d'émancipation en restituant à chacun une part de pouvoir politique supplémentaire. Le niveau culturel de nos concitoyens, la qualité d'expertise dont chacun dispose sur sa situation propre l'exige. La pertinence de nos propositions le commande. Les consultations participatives seront organisées lors de réunions publiques ou de forums sur Internet. Afin d'associer le plus largement possible les militants aux décisions et orientations du parti, des consultations militantes référendaires seront organisées à l'initiative de la direction nationale ou d'un nombre déterminés de militants et de fédérations.
Les élus trouveront dans ce processus un appui décisif dans la conduite de leur mandat. Nos congrès ne seront plus regardés comme un seul jeu de pouvoirs où des ambitions concurrentes s'affrontent, mais comme l'aboutissement d'un processus auquel chacun aura été sous une forme ou
sous une autre, associé. Les choix de personnes seront alors légitimés. La démocratie participative est la meilleure alliée de la démocratie représentative. Elle est le meilleur des antidotes au populisme.

Nos congrès et conventions doivent pouvoir emprunter le même processus. Nous devons, là encore, inventer une nouvelle forme de lien entre le parti et la société. Celle-ci existe à travers des organismes vivants. Il faut leur donner la parole et s'obliger à leur répondre. Ainsi dans la phase de préparation de nos conventions et de nos congrès, un droit d'interpellation et d'amendement sera donné aux associations, syndicats et groupements. Leurs questions seront enregistrées et prises en compte par nos instances statutaires. Il devra leur être répondu et les réponses devront être motivées. Ce droit de la société de participer à notre vie interne est d'autant plus essentielle dans les phases où le parti en charge de responsabilités gouvernementales est souvent invité à confondre soutien et mutisme, solidarité et allégeance. La société ne connaît pas ce dilemme. Voilà pourquoi son expression est indispensable. »

Nous souhaitons sincèrement mettre les citoyens au coeur de la démocratie et acteurs ! Ne nous faites pas de mauvais procès !

Portrait de jon

à Sorokine Portrait de Sorokine De jon

13H52 | 29/06/2008 | Permalien

Et la déclaration de principes du PS, l'as-tu lue ?

(Et je passe sur la péremptoire tentative de disqualification sur l'inculture politique et historique. Du haut de la tour d'où tu sembles nous toiser.)

Portrait de Alain Provist

De Alain Provist

12H47 | 29/06/2008 | Permalien

La maison est en feu et les pompiers se tapent dessus au lieu d'éteindre l'incendie ou d'arrêter le pyromane. Sinistre ne veut-il pas dire « gauche » ?

Portrait de Pierrrrre

De Pierrrrre

12H56 | 29/06/2008 | Permalien

 »….Ségolène Royal part au combat contre le « clan Sarkozy…. »

==> j'en connais un qui doit être ravi et rassuré…

..c'est Sarko

Portrait de dieguito

De dieguito

13H29 | 29/06/2008 | Permalien

degagez de la rue de solferino, mettez nous de la diversité comme celle que je vois dans le métro, arretez de jouer sur le terrain de nico, car en 2012 c'est strauss-sarko-khan qui achevera les socialos.

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