Vos réactions 27/06/2008 à 12h51

Demandeur d'emploi : cas d'école sur les conséquences de la nouvelle loi

Benoit Deschodt | Journaliste/Photographe

Le Sénat a voté en première lecture le texte de loi très controversé sur les « droits et devoirs » du chômeur. Alors, Revenons sur le sujet très concrètement. Voire de manière très terre-à-terre. Imaginons un cas d’école : un journaliste qui postule à un boulot de journaliste. Profession sinistrée. Peu de travail, beaucoup de monde sur les rangs, des employeurs qui n’attendaient que ça. Que se passe-t-il ?


Le demandeur d’emploi est déjà en poste

L’employeur le reçoit, ça cause, ça cause… Tout le monde semble content. L’employeur demande alors : « Combien demandez-vous ? »

« Disons, pour les dix ans d’expérience et vu mon salaire actuel, si je fais un petit effort, je dirais 3 000 euros par mois », fait le journaliste postulant (les sommes sont à titre d’exemple).

« Très bien, monsieur X, nous allons étudier votre candidature avec attention. Nous ne manquerons pas de vous rappeler », fait le recruteur. En réalité, dans sa tête, il se dit : « Hein ! Combien ? Mais enfin, j’ai des chômeurs en fin de droits qui tapent à la porte et qui ne pourront pas refuser 1 200 euros net ! Je crois qu’on va en rester là. Manque pas d’air celui-là ! »

Conséquence : la mobilité inter-entreprises dont on nous rebat les oreilles, hop ! aux oubliettes. Le journaliste en poste : il continuera à s’accrocher comme un bernicle à son siège. Il ne va plus rien branler, va tomber en dépression, va coûter grave cher à l’entreprise. Va faire son ulcère, sera renvoyé à cinquante piges, touchera le chômage, touchera son cancer et coûtera cher à toute la société.

L’employeur, lui, préfère attendre que les enchères baissent -oui, oui, les enchères, ça baisse maintenant, c’est un nouveau concept.


Le demandeur d’emploi est chômeur depuis peu

Il a déjà refusé deux offres dites « raisonnables ».

L’employeur le reçoit, ça cause, ça cause… Tout le monde semble content. L’employeur demande alors : « Combien demandez-vous ? »

« Disons, pour les dix ans d’expérience, vu que je suis au chômage, disons 2300 euros par mois », fait le journaliste postulant (les sommes sont à titre d’exemple).

« Très bien, monsieur X, nous allons étudier votre candidature avec attention. Nous ne manquerons pas de vous rappeler », fait le recruteur. En réalité, dans sa tête, il se dit : « Hein ! Combien ? Mais enfin, j’ai des chômeurs en fin de droits qui tapent à la porte et qui ne pourront pas refuser 1200 euros net ! Je crois qu’on va en rester là. Et puis des chèques repas tant qu’il y est ! »

Conséquence : idem qu’avant. Sauf que le chômeur commence à avoir les chocottes. Il n’a pas refusé, mais il ne trouve pas de travail et le temps passe… Bientôt, il va devoir accepter de travailler pour beaucoup moins. Le directeur, lui, il est tout content, parce que comme ça, il fait baisser les prix du marché du travail. C’est bien.


Le demandeur d’emploi est au chômage depuis un an

Il a fait des piges et tout le tralala, mais n’empêche. Prochaine offre, il ne pourra plus dire non.

L’employeur le reçoit, ça cause, ça cause… jusqu’au moment du salaire : « Bien, depuis combien de temps êtes-vous au chômage ? ». Le journaliste rougit : « Un an… »

L’employeur s’exclame : « Alors le poste est à vous ! On va s’entendre. 1 200 euros ! Banco ! »

Conséquence : le demandeur d’emploi est devenu un mendiant d’emploi. L’employeur donne un susucre, un mec disparaît des statistiques ANPE. Il va s’aigrir dans son entreprise car il sait qu’il est sous-payé. Donc il ne va pas non plus faire trop d’efforts pour 1 200 euros par mois.

Productivité 0. Mais tout le monde est content. Sauf celui qui travaille.

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  • Musa
    • Posté à 14h13 le 27/06/2008
    • Internaute 17726

    NOUVELLES DIRECTIVES BAISSE DU SALAIRE ! ! !

    Il est vraiment très fort Sarkozy ; En même temps qu’il satisfait son électorat « anti-triche et du chômeur qui ne fait rien et est très bien payé » il arrose ses amis entrepreneurs, notamment ceux du CAC 40 avec des chômeurs-salariés au minima. Et n’allez surtout pas croire qu’il l’a fait dans votre dos : il l’avait dit pendant sa campagne et il l’a fait. Les salariés français feront bientôt partis de la 3ème zone (celles qui travaillent plus pour gagner moins qu’avant). De toute façon les heures sup. couteront moins chers à l’Etat et aux entreprises avec les chômeurs embauchés. La nouvelle valeur sûre de l’entreprise : c’est l’embauche du chômeur. Ce sera aussi la carte de visite des postulants.
    Je suis très étonnée du traitement des chômeurs dans la mesure où les caisses de l’ASSEDIC sont excédentaires. Mais il paraît que l’Etat veut utiliser cet argent pour combler les trous de la sécurité sociale.
    Savez-vous que vous pouvez refuser de payer l’ASSEDIC en tant que salarié dans la mesure où vous engagez à ne pas utiliser cet organisme. CHICHE
    DEMANDONS TOUS A NOS ENTREPRISES LE NOM PAIEMENT DES CHARGES ASSEDIC POUR NOTRE COMPTE.... Eh oui je me refuse à être complice de maltraitance salariale ! ! ! Créons un collectif

    • oulahup barbatruc
      oulahup barbatruc répond à Musa
      -
      • Posté à 09h46 le 28/06/2008
      • Internaute 45186
        -

      bonjour,

      avez vous des précisions concernant les modalités assedic en cas de rupture amiable ( nouveau texte de loi ) ?

      j’ai lu que les conditions assedic étaient sous conditions, mais je n’ai pas trouvé lesquelles

      merci

  • papy55
    papy55
    prof. en province
    • Posté à 14h34 le 27/06/2008
    • Internaute 24237
      prof. en province

    Je crois que l’article résume parfaitement les « effets » principaux de cette loi : pression sur les salaires en général et pression sur les statistiques du chômage sans amélioration réelle de l’emploi.
    Il me semble que ces jours, on parle également de l’emploi des séniors : 38% en activité au delà de 55 ans (tranche d’age à vérifier) contre 44% dans le reste de l’Europe : inadmissible !
    Parions que cela va s’arranger : en même temps on parle d’assouplir les conditions de cumul emploi retraite, donc on n’hésitera pas à pousser à la retraite tous ceux qui auront les conditions d’age mais pas les annuités pour avoir une retraite décente, à charge pour eux de trouver un « emploi » (très mal payé) pendant les « belles années » (où ils sont encore employables) pour survivre....mais après comment vont-ils financer leur « dépendance » (en maison de retraite par exemple), puisqu’ils se trouveront de nouveau avec leur maigre pension initiale ?
    Les employeurs auront certainement quelques exonérations supplémentaires pour « faciliter » l’emploi des séniors mais les statistiques redeviendront normales !

  • marie 75
    • Posté à 15h05 le 27/06/2008
    • Internaute 3563

    évidemment ... c’est pour le salaire minimum.
    Le cas des pigistes est clair.
    Demandez à July s’il payait tjrs les siens ? Et à Kahn ? Mais maintenant ca devient un système pour tous.

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à marie 75
      journaleux - blogueur, en exil (...)
      • Posté à 09h08 le 28/06/2008
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur, en exil (...)

      et que dire d’une journaliste domiciliée à Pantin, âgée de 41 ans, à qui l’ANPE du 9-3 propose d’entrer dans la police (âge maximum pour entrer : 39 ans) ?

      que dire aussi de ce demandeur d’emploi de Montpellier menacé de radiation s’il refuse un CDD de… une heure par jour à 500 km de son domicile, à Cargège (Corse) ?

      s’agit-il d’offres raisonnables ?

      pourtant, ça existe déjà…

      Fabien
      Lien

  • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
    • Posté à 16h41 le 27/06/2008
    • Internaute 16256

    Pas d’accord avec votre théorie qui dépend exclusivement de la capacité du demandeur d’emploi à s’imposer. Vous me rétorquerez tout dépend surtout de sa position face au marché, s’il y a concurrence dans son secteur etc... là dessus d’accord, mais tout est jouable.

    Ainsi je ne donne généralement pas cher de ma peau lors d’une négociation et puis chaque fois c’est une assez bonne surprise. Pourtant j’ai 50 ans je suis dans un secteur d’activité qui n’est pas en tension, en théorie car il y a de la main-d’oeuvre qualifiée, sauf que .... sauf que je travaille généralement dans des zones où personne ne veut aller. Il y a donc une opportunité que je saisis, celle de négocier mon salaire.

    Cela étant, en dépit de tous mes efforts je ne retrouve pas mon niveau de vie d’il y a 10 ans. Les employeurs refusent d’aligner un salaire de 39 heures sur un emploi du temps légal à 35 heures.

    • nipivime
      • Posté à 19h23 le 27/06/2008
      • Internaute 503
         ; -

      L’idée des 35h, c’était justement d’augmenter la productivité. Normal d’être moins payé en en faisant moins, dans une logique de marché. L’objectif c’était qu’on était moins moins payé que ce qu’on devait bosser en moins. Bon, d’accord le style n’y est pas. Reprenons.

      Baisse de 10% du temps de travail. « modération » salariale, en fait baisse des salaires à terme. Si un employeur vous propose un job à 35h, c’est assez normal qu’il vous paye moins que quand vous travailliez 39h.
      -Si vous avez un salaire inférieur de 10%, c’est pareil pour tout le monde (un peu plus compliqué à organiser pour l’employeur peut être, mais vous, vous devriez être un peu plus productif (parce que moins crevé par votre boulot, ou alors c’est que vous ne vous donniez pas à fond : -)), donc finalement votre patron y gagne de ce côté là. Et en plus, cela libère quelques heures pour un autre salarié qui lui aussi va être plus « frais » et donc travailler mieux.... (et puis il n’est plus chômeur, accessoirement)
      -Si vous avez un salaire inférieur de 0à10% (et c’est ce qui s’est passé les premières années, puisque les salaires n’avaient pas baissé), c’est vous (le salarié) qui êtes « gagnant » à court terme, l’employeur « perdant ». Sauf que justement, vous vous êtes plus moins fatigué, donc meilleur à votre boulot, etc).
      -Si vous êtes payé moins de 90% de votre ancien salaire, c’est l’entreprise qui est « gagnante » à court terme (puisque elle vous paye moins à l’heure). Mais à contrario, vous êtes moins motivé, donc votre productivité horaire risque de baisser... Et puis après tout, c’était une mesure de « gauche », donc l’idée n’était pas de faire gagner les entreprises, mais bien d’augmenter la justice sociale (mais je m’égare, ca va être pris pour des gros mots, ca)

      Prenons un autre exemple. « travailler plus pour gagner plus », c’est bien gentil. Mais dans quelles proportion ? A titre personnel, multiplier mon salaire par, disons, 25, en travaillant 1% de plus, je suis preneur à la limite (mais mon employeur risque de ne pas être d’accord). Travailler 10% de plus pour gagner 5% de plus, ca intéresse qui, parmi les salariés ?

      Enfin, moi, ce que j’en dis...

      • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
        • Posté à 19h57 le 27/06/2008
        • Internaute 16256

        ce n’est pas le sujet
        le sujet c’est comment se vendre, qui peut se vendre et à qui, combien vous valez, êtes vous capables de surenchère dans un marché où un emploi ne vaut rien puisqu’ils sont tous subventionnés mais où l’argent est maître de tout
        combien valez-vous aujourd’hui ou demain
        êtes vous capables de négocier en d’autres termes

         
        • nipivime
          • Posté à 20h36 le 27/06/2008
          • Internaute 503
             ; -

          « se vendre » ? ? ? ? Mais il en est hors de question, cher compte courant. Je ne suis pas à acheter.

          Vendre ma force de travail, c’est une autre affaire (mais le glissement sémantique est, à mon avis, signifiant sous votre plume).

          Combien vaut ma force de travail. Etc... D’accord, entrons dans le sujet tel que vous le mettez en forme. Et précisons.
          1/remarque préliminaire : ce n’était à mon avis pas le sujet de l’article. Le sujet était plutôt comment la prégnance du chômage fait pression sur les salaires.
          2/ je maintiens que mon argumentation (qui ne faisait que reprendre votre dernière phrase) est dans le sujet, justement
          3/ « tous subventionnés », dites vous. Cela veut dire quoi ? Que tous les employeurs ont des aides de l’Etat ? Certes, et en quoi cela fait des « mplois qui ne valent rien » selon vos mots ? Que serait « un emploi qui vaut quelque chose » ? J’avoue, à titre personnel, à avoir du mal à concevoir un monde ou il n’yaurait pas de « subventions », comme vous dites : la seule image que je peux me faire serait celle d’un monde ou rien d’autre n’existe qu’un rapport de force entre celui qui possède le poste de travail (le « capitaliste », selon un mot perdu de vue) et celui qui doit « vendre son travail » pour manger ? c’est cela, un monde ou les emplois « vaudraient » » quelque chose ? Mettons nous d’accord sur les mots, avant de discuter plus avant
          4/ Combien ma force de travail vaut aujourd’hui ou demain ? Mais cela dépend de tant de facteurs.... vous croyez vous suffisamment fort pour décider de cela ? Votre « négociation » ne joue qu’à la marge, disons, allez, à 20% près, au grand maximum. Une grosse marge, je l’avoue. Mais ne négligeons pas le fait que, sans régulation et sans capacité de concevoir un « demain », les « prix » seraient bien plus volatils... D ou l importance du rôle régulateur de l’Etat pour que, justement, on puisse concevoir un « demain ».
          5/ Suis je capable de négocier ? C’est une question que vous me posez ? Ou c’est une question générale ?

        1 autres commentaires
  • TonyMo
    TonyMo
    hummm
    • Posté à 17h56 le 27/06/2008
    • Internaute 22269
      hummm

    L’anpe ne propose jamais un emploie. L’anpe propose de postuler votre candidature à une annonce comme des millions personnes. Leur site internet suffit.
    Exemple d’une annonce qui me fait rire.
    cherche graphiste maitrisant, Indesign, Xpress, Illustrator, Photoshop, PHP, COMPOSITIN 3D, MODELISATION 3 D ET ANIMATION 3 D.
    5 ans expériences minimum, (il vaut mieux avoir -25 ans)

    Bref l’employeur cherche juste une personne qui soit un mix de Léonard de Vinci + Albert Einstein + Larry Page + Shigeru Miyamoto.

    • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
      • Posté à 18h10 le 27/06/2008
      • Internaute 16256

      un emploi, sans e

    • kusanar
      kusanar répond à TonyMo
      • Posté à 23h12 le 27/06/2008
      • Internaute 36311

      En effet, ce type d’offre est assez courante
      En voici une dans le meme style :

      « Connaissances souhaitées :
      Développement Internet : DOT NET, ASP, ASP.NET, PHP, C#, VISUAL C++, AJAX, JAVASCRIPT ... et S.G.B.D.R (SQL SERVER, MY SQL ...), XML...
      Développement Windows : L4G type Windev, Visual studio, etc... »

      Le tout pour 1600€ brut ;)

    • Ariivaimato
      Ariivaimato répond à TonyMo
      ...
      • Posté à 19h04 le 01/07/2008
      • Internaute 41432
        ...

      Oui ou bien
      cherche stagiaire, étudiant(e) en architecture en fin de formation (soit, bac+4, bac+5), pour 6 mois minimum, 4 jours par semaine, maitrisant autocad, photosho, indesigne, illustrator, 3DS max, avec capacité de suivi de chantier. Rémunéré par convention de stage. (soit 300 euros)

  • Jonas2
    Jonas2
    Les mouches ne me trouveront (...)
    • Posté à 18h08 le 27/06/2008
    • Internaute 19359
      Les mouches ne me trouveront (...)

    Ce n’est ni une fiction, ni un conte burlesque mais la vérité vraie. La démonstration est imparable.
    Et si on pousse le réalisme en complétant le tableau par la suppression de 62 Conseils prud’homaux - dont la création, faut-il le rappeler date quand même de 1808 - ainsi que le dynamitage du droit du travail, on a une image assez saisissante de la marche vers le progrès que nous valent 53 % de ... j’avoue être un peu à court de qualificatifs. J’en cherche un qui soignerait à la fois ma colère et ma compassion.

    Bref ! Je compatis vraiment, sans raillerie ni esprit de revanche, avec certains de ces 53 % qui sont vraisemblablement eux aussi en cours de négociation pour un emploi. Je suis persuadé qu’ils méditent ce qui leur est infligé maintenant en le rapprochant de leur vote d’hier.
    J’espère que le souvenir de cette cuisante humiliation sera encore bien présent dans leur tête lors des rendez-vous de 2012.

  • dalun
    • Posté à 18h27 le 27/06/2008
    • Internaute 29964

    des enchères ! ! ! de la chair pas chere ..à prix coutant . ? . vraiment pas drole cette idée de loi !

  • Abadidon
    • Posté à 18h31 le 27/06/2008
    • Internaute 25978

    Comme rappelé plus haut,l’ANPE ne propose pas d’emploi mais mets à disposition les offres d’emploi que proposent les entreprises et sur lesquelles elle n’a pas droit de regard sauf discrimination flagrante,auquel cas l’offre n’est pas prise.Le marché du travail est ainsi fait qu’il y a des entreprises qui se disent qu’avec 3 millions de chômeurs,il se trouvera bien un Leonard de Vinci pour accepter le smic, ce en quoi,elles rêvent...Il suffit de vérifier la date de parution d’une offre pour vérifier que les candidats ne se précipitent pas sur une offre sous-payée quand- à compétences égales-il est proposé largement plus.Et c’est pas ce type d’offre qui rentre dans la catégorie des offres ’acceptables’ qu’impose le gouvernement.
    Je voudrais ajouter qu’il ne faut pas négliger que malgré le bâton brandi par cette loi, celui-ci sera manié par des agents de l’ANPE qui sont des hommes comme les autres(si si) et pas obligatoirement le petit doigt sur la couture du pantalon,pour preuve le nombre de demandeurs d’emploi radié pour manque effectif de recherches d’emploi, chiffre ridicule par rapport au nombre de radiés pour non présentation à convocation.

    • Thomas GREDAT
      Thomas GREDAT répond à Abadidon
      • Posté à 20h29 le 27/06/2008
      • Internaute 23794

      J’ajouterai que quand un employeur est content d’un empoyé et veut le garder, en sachant qu’il peut trouver un meilleur salaire ailleurs, il fait ce qu’il faut...
      Moralité : cette loi ne sert à rien. Je vous le confirmerai quand j’aurai retrouvé du travail !

  • Fraise des Bois-
    • Posté à 18h35 le 27/06/2008
    • Internaute 42390
      Buveur

    Conclusion de votre article :

    Que tous ceux qui ont un boulot paye plus de 1200 EUR par mois se taisent et fassent tout pour sauvegarder leur place. Quant a vous les Chomeurs : unissez vous et n’acceptez aucun salaire inferieur a 3000 EUR par mois. Quand la France arretera de tourner parce que plus personne ne voudra bosser et que les lois ultra protectionistes interdiront aux chinois, indiens ou autres de bosser a votre place, il faudra bien que « quelqu’un » trouve « une » solution.

    Ca c’est de la macroeconomie. Merci.

    • nipivime
      nipivime répond à Fraise des Bois-
       ; -
      • Posté à 20h46 le 27/06/2008
      • Internaute 503
         ; -

      J’ai pas compris. C’est ca de la macroéconomie ? Je voyais « ça » plus, comment dire... plus argumenté, plus construit, plus étayé, la macroéconomie...
       : -)

    • Boutauvent
      Boutauvent répond à Fraise des Bois-
      Testeur de temps libre
      • Posté à 08h51 le 28/06/2008
      • Internaute 45018
        Testeur de temps libre

      « Acceptez n’importe quelles conditions, sinon vous laisserez la place aux étrangers »... on appelle « ça » de la « proxo“économie... ‘Macro’ fait un peu vulgaire !
      L’article 23 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme” n’est pas supposé être une loi ultra protectionniste... et, plutôt que de se prostituer, on peut encore lutter pour le faire respecter !

      • Coragyps Atratus
        Coragyps Atratus répond à Boutauvent
        Catho pratiquant non croyant
        • Posté à 20h20 le 03/07/2008
        • Internaute 37338
          Catho pratiquant non croyant

        Il y a aussi des prostituées de luxe...

  • marie 75
    • Posté à 19h05 le 27/06/2008
    • Internaute 3563

    et ils bouffent avec quoi ?
    Il faut une convergence des luttes.

  • Camelback
    Camelback
    Etudiant en bioinformatique
    • Posté à 19h57 le 27/06/2008
    • Internaute 32243
      Etudiant en bioinformatique

    Le travailleur est dans ce système, comme vous l’écrivez très justement un « mendiant d’emploi ». En réalité, au delà des baisses de salaire que ce système va engendrer, il y a aussi un rapport de force nouveau, encore plus en faveur de l’employeur qui s’installe. La peur du chômage n’existera plus, remplacée par la hantise du chômage. Le CV n’existera plus vraiment non plus, remplacée par la durée du chômage, ou mieux encore le « nombre de refus encore possible avant d’être corvéable à moindre frais ».

  • survivant
    • Posté à 20h00 le 27/06/2008
    • Internaute 25864

    Quoi de neuf avec cette énième loi ? Tous les gouvernements de droite l’ont toujours fait, tabasser sur le dos des chômeurs. Eux ! les assistés, les fainéants qui ne veulent pas bosser, touchent de l’argent indûment, responsables de leur situation, dont-il faut tout de même rappeler au passage que ce pognon est le leur issu de leurs cotisations ponctionnées chaque mois sur leur fiche de paie.

    • Thomas GREDAT
      • Posté à 20h33 le 27/06/2008
      • Internaute 23794

      Contrairement aux PDG de grandes entreprises, tous payés au résultat, récompensés selon leurs mérites et punis en proportion de leurs manquements.
      Bien entendu...

  • Thomas GREDAT
    • Posté à 20h23 le 27/06/2008
    • Internaute 23794

    Tout le monde est content... jusqu’au moment où on s’aperçoit que la productivité est en baisse. Et alors, nouvelle fustigation de ces feignants de travailleurs qui ne veulent pas travailler !
    Le principal problème de l’emploi à l’heure actuelle, c’est que de nombreux employeurs, en particulier les plus importants, n’ont pas compris qu’un employé heureux, ou tout au moins épanoui, est un emploé productif. On refuse d’augmenter les salaires, on accuse les salariés français de ne pas travailler assez, alors qu’ils sont les plus productifs d’Europe, on piste les chômeurs, parmi lesquels la proportion de fraudeurs se chiffre à 2%. Et on s’étonne que le moral des ménages soit en baisse et que la jeunesse se désespère.
    Ce qui m’inquiète, c’est cet autisme d’une catégorie de « responsables » qui agit en dépit du bon sens... tout en revendiquant détenir la Vérité.
    Il faudra aller à la catastrophe économique pour retrouver ce bon sens.
    Alors, allons-y !

    Signé : un chômeur qui veut exercer le boulot qu’il a choisi, celui de formateur pour adultes. Comme c’est un métier où l’emploi du temps est assez irrégulier et pour lequel on ne peut pas parler de salaire mensuel, je prendrai ce qu’on me proposera pour commencer. Entre parenthèses, à la question fatale « Combien demandez-vous ? », on peut toujours répondre « Avez-vous à me proposer une fourchette ? »

    • nipivime
      nipivime répond à Thomas GREDAT
       ; -
      • Posté à 20h40 le 27/06/2008
      • Internaute 503
         ; -

      Je croyais que les chômeurs mangeaient avec les doigts..

    • nipivime
      nipivime répond à Thomas GREDAT
       ; -
      • Posté à 20h45 le 27/06/2008
      • Internaute 503
         ; -

      Plus sérieusement, il n’est pas bon à mon avis, sur ce genre de sujet, de retourner la question à l’employeur avec votre histoire de fourchette. Parce que lui, il sait jusqu’à combien il peut vous payer. Si vous lui demandez ce qu’il propose, il aura forcément tendance à ne pas mettre sa fourchette au dessus de votre cuillère, si je peux dire. Et si ce qu’il propose ne vous convient pas, vous LE mettez en situation délicate. Au contraire, prenez l’initiative. Proposez vous même votre fourchette (sans oublier qu’il existe des rémunérations autre que salariales, qui peuvent être négocié également, comme les à cotés (ticket restau, etc), le temps de travail, les contraintes horaires, etc)

      Le mieux est de se renseigner sur les salaires pratiqués (vaste question, je sais). Et, si vous avez besoin d’un salaire (on sait jamais, tout le monde n’est pas rentier) et que, même sans être un grippe sou, vous aimeriez être payé de manière convable, de demander plus, bien sûr : -), un peu plus, mais plus quand même.

      Après, le plus dépend.. de la solidité financière de votre employeur, de votre propre besoin d’emploi immédiat, de l’empathie que vous avez avec le projet, etc

      • Thomas GREDAT
        Thomas GREDAT répond à nipivime
        • Posté à 20h47 le 27/06/2008
        • Internaute 23794

        Remarque judicieuse. Montrer, en tout cas, qu’on ne se bradera pas.
        La politique actuelle consiste à forcer les salariés à se brader encore et encore. Cela marche parce que la pression est telle que beaucoup cèdent. Mais quand il y a fermeté, la pression ne se maintient pas toujours. Même si, en l’occurrence, nous avons affaire à une horde de fous-furieux servis par un valet luxueusement logé rue du Faubourg Saint-Honoré et grassement payé sur les deniers publics.
        Et celui-là, si on le payait au résultat ?

  • survivant
    • Posté à 23h36 le 27/06/2008
    • Internaute 25864

    Comment faire régresser une société ?

    Producteur Sarkozy

    L’A.N.P.E la maison close

    les assedics la maquerelle

    les chômeurs les prostituées

    et bien sûr dans le rôle des clients les patrons qui n’ont que l’embarras du choix sur le produit peuvent l’essayer et le jeter comme un vulgaire mouchoir en papier c’est le rapport qualité prix.

    La France tu l’aime où tu la quitte et bien le client c’est pareil tu l’aimes ou tu le quitte seulement au bout de trois fois la maquerelle t’explose la tirelire.
    Moralité quand on est chômeur euh ! je devrais dire prostitué c’est plus réel aujourd’hui la maison close te fais un stage d’éducation civique sur la politesse 1ère leçon : on ne parle pas la bouche pleine avec ou sans fourchette.

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 03h45 le 28/06/2008
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    A la question « A quoi sert l’ANPE » le premier ministre Raymond Barre répondait, vers la fin des années 70 « qu’il valait mieux les - les employés de l’ANPE - garder là où ils sont : ça fera toujours des chômeurs en moins ».Déjà, à cette époque, on ne se faisait pas d’illusion sur cette institution...

  • Coragyps Atratus
    Coragyps Atratus
    Catho pratiquant non croyant
    • Posté à 06h40 le 28/06/2008
    • Internaute 37338
      Catho pratiquant non croyant

    Au delà de la nouvelle loi, c’est le rapprochement ANPE-ASSEDIC qui risque de poser certains problèmes de déontologie.
    Le but de l’ANPE est d’aider les chômeurs à retrouver un emploi.
    Le but des ASSEDIC est de rémunérer les chômeurs.
    Tandis que les premiers sont des conseillers, les seconds sont, tout au plus, des opérateurs de saisie. Or, ces deux là vont se retrouver ensemble à faire le même métier avec la conséquence suivante : les conseillers seront les payeurs.
    Ils disposeront du droit de sucrer les indemnités chômage ou de les prolonger quasiment à leur bon gré.

  • balala
    • Posté à 11h10 le 28/06/2008
    • Internaute 3552

    et voici une vraie proposition de contrat de travail pour un mi-temps payé au smic, transports, téléphone et heures sup pour démarchage non indemnisé :

    Base offres d’emploi
    Accusé réception et saisies des offres (environ 200 par mois)
    Réexpédition des offres
    Correspondance mail

    Traitement Recruteurs
    Etablissements de listes
    Campagnes commerciales et de communication : mailing, relances téléphoniques, suivi pour vente annuaire, partenariat, promotion de l’entreprise....

    Traitement Entreprises
    Etablissements de listes
    Campagne communication : mailing, relances téléphonique, promotion (en télétravail en dehors des heures comptabilisées) l’entreprise
    Suivi de la politique commerciale vers les « Entreprises » qui sera définie par le Bureau de l’Association

    Accompagnement logistique et administratif des opérations du pôle Mobilité
    Rencontres,
    Clubs....

    Suivi des partenariats existants et à venir

    Flash Mobilité
    Collecte des infos
    Préparation et rédaction des contenus
    saisie html ou dans éditeurs

    Automobile et matériel informatique portable indispensable aux frais du candidat. Conviendrait à titulaire de Master en marketing.

    • raleuse13
      raleuse13 répond à balala
      idéaliste ? oui ! j'assume ! (...)
      • Posté à 16h27 le 28/06/2008
      • Internaute 39632
        idéaliste ? oui ! j'assume ! (...)

      S’agit bien d’un retour à l’esclavage, ça !
      Honteux... et fréquent !
      Les employeurs demandent de plus en plus de qualifications, de plus en plus de technologies maitrisées (dont la plupart ne serviront pas) pour un salaire de misère !
      Par contre, déplacements, et matériel informatique à la charge de l’employé... ça... c’est du « toujours plus » ! ! !

      • Fraise des Bois-
        Fraise des Bois- répond à raleuse13
        Buveur
        • Posté à 10h58 le 30/06/2008
        • Internaute 42390
          Buveur

        Je suis d’accord avec vous ! A 100% meme ! Je suis meme d’accord en large partie avec tous les postes precedents : l’employe n’a pas se brader ! Sinon ce n’est pas la peine de faire des etudes etc (deroulons tous les arguments). La question c’est : comment en sommes nous arrives a cette situation ? Pouvons nous changer cela ? Par quoi commencer ?
        Il y a eu un poste tres interessant disant que les employeurs devraient se rendre compte qu’un employe heureux et content d’appartenir a une boite est un employe qui travaille bien, qui reste et qui se la donne. Or aujourd’hui on entend souvent les gens se plaindre de leur boite ou de leur boulot. Alors ? Qu’est-ce qui se passe ?