Mercredi, une commission du Sénat présentait à la presse les conclusions de premiers travaux concernant la maternité pour autrui (les mères porteuses), une pratique jusque-là interdite en France par les lois de bioéthique de 1994. Rapport d'étape.

» J'ai des doutes sur la capacité des parlements à élaborer des lois sur de tels sujets, lois qui se glissent souvent entre celle sur la réglementation de la pêche à l'anchois et celle sur la retraite des intermittents du spectacle. Les élus sont certes brillants mais je doute qu'ils soient tous compétents sur ces trois sujets et je pense même que certains sont incompétents sur les trois. »
C'est ce qu'écrivait le professeur Jean-Luc Pouly, de l'unité de fécondation in vitro du CHU de Clermont-Ferrand à propos des différentes législations européennes sur la procréation médicalement assistée. Sa remarque, publiée en 2007 en réaction à un éditorial de Gynécologie Obstétrique & Fertilité sur le tourisme procréatif, reste d'actualité alors que le Sénat aborde à tous petits pas la question des mères porteuses.
Mercredi, une commission du Sénat présentait à la presse les conclusions de premiers travaux concernant la maternité pour autrui (les mères porteuses), une pratique jusque-là interdite en France par les lois de bioéthique de 1994. En prenant plein de précautions, le sénateur UMP de la Charente Henri de Richemont, a expliqué que le groupe était parti de l'injustice qui voulait qu'une femme privée d'ovocyte puisse légalement devenir mère (grâce au don d'ovocyte) tandis qu'une femme sans utérus -pour simplifier- ne le pourrait pas (la maternité pour autrui étant un délit pénal).
Gestatrice défrayée et période de repentir… mais au conditionnel
Le groupe se prononce en faveur d'une légalisation de la pratique des mères porteuses. Cette autorisation serait extrêmement encadrée par des conditions d'éligibilité très strictes, a expliqué Alain Milon, sénateur UMP du Vaucluse, rapporteur du groupe, et médecin de profession : la gestation pour autrui serait réservée au couple hétérosexuel ( » sinon il n'y aurait pas eu de majorité dans le groupe de travail » ) en âge de procréer, marié ou pouvant justifier de deux ans de vie commune ; aux femmes dans l'impossibilité de mener une grossesse à terme (autrement dit, une motivation exclusivement médicale). La gestatrice devra avoir eu au moins un enfant. Une mère ne pourra pas porter un enfant pour sa fille.
Les couples et la gestatrice devront passer par des commissions d'agrément pour s'assurer de la stabilité des parents. Une période de » repentir » de trois jours sera prévue pour la gestatrice si elle décide de garder l'enfant à la naissance. Enfin, la gestatrice sera défrayée, mais pas rémunérée et un juge fixera le montant du dédommagement. » Conditionnel s'il vous plaît ! … » Au premier rang dans la salle Médicis du Sénat, Gilbert Barbier, sénateur du Jura, chirurgien, membre du groupe sur les mères porteuses émetteur d'un avis divergent (et également membre du groupe d'études de la vigne et du vin), proteste à chaque emploi du futur : il ne s'agit que d'une » contribution » du groupe. Le mot » recommandation » a été abandonné. » Le Sénat n'a pas arrêté sa position » . Les rapporteurs marchent sur des oeufs.
A côté de Barbier, Marie-Thérèse Hermange, sénatrice UMP estime, elle aussi, que les auditions du groupe n'ont pas été assez loin pour émettre des recommandations : » La grand mère qui va porter l'enfant de sa fille devant ses filles et ses belles-filles, comment on va vivre ça en famille ? » s'interroge t-elle (en oubliant que le groupe a justement précisé qu'il n'autorisait pas une mère à porter l'enfant de sa fille). » Ils vont faire quoi les bonshommes à côté ? » Demander l'avis des politiques, ou celui des médecins qui rencontrent ces femmes ?
C'est exactement ce qui dérange bon nombre de spécialistes de la procréation assistée : le grand public et les médias ne voient que » les dérives » de ces techniques, et les politiques légifèrent en fonction de ses réactions. Présidente du groupe d'étude de la Fiv en France, Joëlle Belaïsc-Allart du CHU de Sèvres était opposée aux lois bioéthiques, » il ne fallait pas légiférer, c'est une science trop jeune » . Elle estime qu » » on écoute trop souvent l'avis de la société et des politiques » alors qu' » on devrait demander l'avis des médecins qui rencontrent ces femmes, qui ont le sentiment qu'elles pourraient avoir un enfant » mais qui de naissance ou suite à une hystérectomie ne peuvent en porter. » Chacun de nous se sent fier d'avoir été auditionné par un de ces organismes. Mais bien avant, je pense que les professionnels doivent être un moteur de proposition et ne pas agir individuellement. Aucune structure professionnelle n'existe en France, qui soit capable de jouer ce rôle » , écrivait encore, en 2007, le professeur Pouly dans Gynécologie Obstétrique & Fertilité à propos des lois qui régissent la procréation assistée.
Les spécialistes français pourraient s'impliquer plus à l'avenir. » Pour une fois, on va avoir l'avis des professionnels » , assure Joëlle Belaisch-Allart, » on est en train de faire une grande enquête auprès des gynécologues » . Des deux cents questionnaires déjà remontés, il ressort que les médecins » acceptent qu'il y ait des lois bioéthiques mais voudraient leur évolution » . Une grande majorité d'entre eux se dit favorable à la gestation pour autrui. Les résultats de cette enquête seront présentés le 1er octobre.
Le Sénat, lui, ne se sera probablement pas prononcé d'ici là. Au terme de la conférence de presse, Marie-Thérèse Hermange, concluait en riant, » c'est pas demain qu'on va voter… »




















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à Pierrrrre
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 17H09 | 26/06/2008 |
Pierrrre je finis par t'apprécier : mais si !
désolée les riverains : je vais essayer de faire court mais je ne suis pas sure d'y arriver.
Promis aprés meme si pierrre me casse les pieds ,je vous laisse la place !
je t'apprécie pour ta rigidité………et ça ,pour une femme crois moi on aime (rien dit MR le modérateur).
Et comme j'aime cette rigidité (euh la je prends des risque quand meme ! , pourvu qu'il ne me drague pas après ! ) je vais t'aider à creer ,enfin, ton monde à toi.
tu es anti avortement, anti « clandestins » ……..etc OK,
Alors ,pierrrrrre on va construirte un mur pour nous en France.
Nous ? les bretons veulent pas, l'alsace et la lorraine fuient(préfèrent l'alemagne sur ce coup ! ), les basques , les corses…… !
Enfin , tu te débrouilles avec ton NOUS FRANCAIS que tu affiches partout.
Tu as regroupé ton Nous ?
allez on y va ,tu construis un mur……oui autour du Nous !
Comme il n'y a pas un « étranger » pour t'aider tu prends la truelle (made in NOUS) et tu construis le mur en chantant « comme un italien quand il a de l'amour et du vin “ ! mince non dans ton NOUS on écoute Mirrrrrrrrreille !
Le mur construit, rajoute un filet au dessus pour éviter un avion qui viendrait te jeter des tracts et des ‘clandestins’.
Voilà et maintenant ‘LAISSE NOUS VIVRE ! ’
oui reste emmuré derrière ton Nous !
Sans apport exterieur, en autarcie et comme tout organisme vivant (dont les cellules se regnérent sans cesse) tu vas désécher sur pieds .
Dans ce Nous ? bien sur aucune femme ne restera et là crois moi ta rigidité sur la souffrance par rapport à l'avortement tu ne l'auras plus : d'ailleurs rien que de voir le NOUS les enfants refuseraient d'eux meme de venir au monde !
Pas fou les gosses veulent pas arriver chez toi : font de la retention in utérus !
Veuillez agréer……..
et toutes mes excuses aux autres riverains pour la longueur …….du texte !
à Compté supprimé 2
De Pierrrrre
18H14 | 26/06/2008 |
»…Voilà et maintenant « LAISSE NOUS VIVRE ! »… »
==> il en est à qui on ne laisse même pas le temps de le dire…
Ce sont derrière vos murs à vous qu'ils disparaissent en catimini.. sous prétexte qu'ils ne seraient pas murs..
Oui, mes raisonnements sont murs, par opposition à l'infanticidité des votres.
Vous pouvez y taguer librement vos railleuries.. mais pas le classique niktamer.. ce ne serait pas adapté.
à Pierrrrre
De solstice
pigiste | 15H47 | 26/06/2008 |
« s'être débarrassé du passager encombrant. »
Quelle classe, le raccourci avec les boat people ou l'avortement (assassinat, donc)…
Cela me rappelle un roman de Lanzmann, où des copains partaient en trek en Israël et où, pour parler de l'un, les deux autres disaient de lui « il y a eu un problème à la naissance, ils ont jeté le bébé et gardé le placenta »… Il y a vraiment des placentas qui se perdent !
à solstice
De Pierrrrre
20H47 | 26/06/2008 |
..Ma réponse à votre sympathique réflexion a tété censurée..
Dites donc merci à Guillemette, elle protège votre délicat étiquetage en placenta…
Mais il est vrai que c'était votre jour, solstice.
Je me contentais de rappeler qu'on refusait à certains le droit de voir le soleil, mais si le sac de l'aspirateur est opaque, c'est pour nous éviter à nous, de voir ce qu'il en reste…
à Pierrrrre
De solstice
pigiste | 08H06 | 27/06/2008 |
« sympathique réflexion »… A vrai dire et à la relecture, ma réponse n'était pas franchement plus classe mais j'assume : je ne m'auto-censure pas et rougirai en me relisant la prochaine fois.
Cela m'évitera de refaire ce que je déteste voir sur certains allers-retours de post : des positions tranchées et insultantes entre riverains.
Je ne partage pas votre point de vue mais vous prie d'accepter mes excuses pour ce dérapage de mauvais goût.
De sinclair
07H38 | 26/06/2008 |
Si loi il doit y avoir on a tout intérêt a prendre son temps pour que cette modification n'entre pas en conflit avec les lois sur la filiation d'une part et ceux des droits de l'homme (femme incluse bien sur).
Les problèmes posées sont non négligeable n'oublions pas que de la filiation dépend beaucoup de choses. Les ascendants ont des obligations envers les descendant et les descendants des obligations envers les ascendants. Sans parler des héritages et des recherches de ses parents biologique par les adoptés ici on aurait des personnes n'ayant aucun lien biologique avec ses parents (cas du don d'ovocyte et de spermatozoïde par des inconnus)ou un seul parent biologique est connu. Sans compter l'utilisation d'un utérus pour porter un enfant et éviter 9 mois de grossesse cas qui semble inévitable a terme.
L'appel a des médecins ne semble pas assurer l'indépendance de l'avis car s'il y a du tourisme cosmétique actuellemnt il y aura fatalement tourisme procreatif fait par des « médecin ».
Donc il faut prendre du temps pour ne pas pondre une rustine ou une surcouche inutile de plus comme d'habitude.
Le problème n'est pas seulement moral ce quin'est pas l'essentiel (la morale est a geometrie variable)il est aussi et surtout juridique
De philom
enseignant | 08H19 | 26/06/2008 |
Des couples en « mal d'enfant » confrontés à l« infertilité, il y en a aussi chez les bénéficiaires de la CMU, chez les smicards, chez ceux qui ont de la peine à finir leur fin de mois…
Et… on dit qu'on ne parlerait pas de rémunération de la mère porteuse, mais, de compensation financière destinée à dédommager les inconvénients liés à la grossesse.
Les couples pré-cités n'auront sans doute pas les moyens de “ s'offrir ‘ les services d'une mère porteuse.
Cette loi serait alors discriminatoire, elle ne pourrait pas s'appliquer à ceux qui ne n'auraient pas la possibilité de… récompenser les inconvénients liés à la grossesse
Aider les femmes infertiles qui ont les moyens de payer la compensation financière oui… pour les autres…ben…finalement ce sera encore une histoire de sous…Alors, elles feront avec leur misère !
à philom
De sinclair
11H04 | 26/06/2008 |
Là c'est effectivement un autre problème. A priori c'est u ne mesure de confort psychologique donc peu ou pas remboursé par la sécu.
De toute façon pourquoi les CMU RMIste et autres smicard auraient droit a une descendance assistée alors que ceux qui ont les moyens pourront faire vivre les cliniques chargées de la chose et elever leurs enfants avec école privée. Ces derniers pourront succéder a leur ârent ne serait ce que par népotisme (l'exemple sarkozyste est représentatif) on est politique neuilliste au frais de l'etat de père en fils)
C'était la minute cynique
De tooms4444
p'tit con | 08H30 | 26/06/2008 |
« est-ce aux politiques de s'en mêler ? »
Nan, t'as raison, il vaut mieux laisser ça aux religieux…
De deecurl
| 08H43 | 26/06/2008 |
et encore une fois on autorisera seulement les couples hétérosexuels, qui vivent ensemble depuis deux ans, à avoir des enfants.
ça me gêne toujours de songer qu'on peut faire un enfant « naturellement » dans les conditions qu'on veut (célibataire-e, chômeur-se, homosexuel-le…) mais que quand il s'agit d'adoption ou d'une mère porteuse, il faut passer l'examen de parent…
c'est troublant car je ne sais pas quoi en penser.
on arrive à deux solutions extrêmes :
- si effectivement on ne veut pas reconnaître à n'importe qui le droit d'être parent, dans ce cas on n'a qu'à rendre illégale la grossesse même naturelle hors conditions décrétées optimales. ça tient du cauchemar…
- sinon c'est hypocrite et discriminatoire de « sélectionner » seulement les parents qui ont déjà du mal à avoir un enfant, donc ouvrir l'adoption à qui demande sans examen de dossier. ça peut donner lieu à des dérives, voire de la non assistance à personne en danger (le bébé) dans les cas plus extrêmes.
c'est une situation extrêmement compliquée à mon sens et dans l'état des choses c'est plutôt bancal…
à deecurl
De Docteur Panel
Sondologue | 09H09 | 26/06/2008 |
Ben dis donc, vos deux solutions sont effectivement extrêmes ! La première relève du totalitarisme nazi, la seconde de la marchandisation totale de l'homme, donc de la fin de l'homme comme sujet (par opposition à objet). Les deux solutions sont donc « finales » ! ! !
Moi ça ne me gêne pas qu'il y ait deux poids deux mesures, mais par contre je suis d'accord qu'il reste à ajuster ces poids et ces mesures : je pense que de toutes façon nous sommes condamnés à réfléchir au compromis le plus respectueux de l'humain à l'intérieur d'un monde bancal, parce que ce monde bancal est le seul vivable…
à Docteur Panel
De deecurl
| 09H51 | 26/06/2008 |
vous aurez compris que je ne prône ni l'une ni l'autre de ces deux solutions et que c'était pour montrer l'impasse dans laquelle on se trouve.
et effectivement une solution bancale, mais souple et humaine semble la moins mauvaise voie.
à deecurl
De ClaireChar
14H05 | 26/06/2008 |
Je crois que l'idée avant tout est de faire avancer le débat et donc en qulque sorte prendre le cas d'une couple « idéal » aux yeux des gens, le gentil couple ensemble depuis qulques temps en mal d'enfants, ça n'a rien de profondément choquant même si c'est pour le moment incomplet.
Après je suis très mal à l'aise quand même avec cette idée que tout le monde a le droit à un enfant. C'est pas comme un logement un enfant.
J'ai beaucoup trop de cas de filles célibataires autour de 35 ans qui ont fait des enfants dans le dos à des amis pour considérer leur cause valable.
POur ce qui est des couples homosexuels, j'imagine qu'à terme nous y arriverons mais sans doute une fois acceptée l'idée de la maternité opur autrui dans le cadre de couple « dit normaux » qui plaisent à nos vieux ringards de sénateurs et députés.
à ClaireChar
De deecurl
| 16H59 | 26/06/2008 |
sans doute qu'il y a la sacro-sainte « opinion publique » à habituer ! toujours le même problème.
à ClaireChar
De Docteur Panel
Sondologue | 22H18 | 27/06/2008 |
Je suis très d'accord avec cette phrase « Après je suis très mal à l'aise quand même avec cette idée que tout le monde a le droit à un enfant. C'est pas comme un logement un enfant. » C'est justement ce que je voulais dire en parlant de la différence entre sujet et objet.
Par contre vous allez trouver ça bizarre, mais ça ne me choque pas plus que ça qu'une femme fasse un enfant « dans le dos » d'un ami quand elle ne lui demande rien en retour. Quelque part c'est prendre le risque d'une relation, d'une interaction avec un humain et pas juste avec des paillettes de sperme. Et puis il reste cette notion d'acte gratuit, et d'accessible à quiconque en a le courage, sans être sélectionné par des tiers qui n'ont pas d'affect.
C'est là encore un choix « bancal » mais c'est celui d'un monde chaud, pas le monde froid (voire surgelé ! ) des banques de sperme. Bien sûr je n'occulte pas le fait qu'il y a tromperie, et que ça pose un vrai problème. Et puis je ne veux pas dire que l'un est bien et l'autre mal. C'est juste une impression épidermique… épi-thermique, même.
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 08H55 | 26/06/2008 |
et si on simplifiais l'adoption en françe pour commencer, en mon temps je n'ais pas pu l'être pour de sombre histoires administratives et il me semble qu'aujourdhui c'est le même casse tête, d'ou la préférençe pour l'étranger.
pour ce qui est des mères porteuses je dis oui le canada m'a pas l'air d'un pays sous dévellopé des neurones, et puisque ça existe dans d'autres pays, des femmes pour porter sans états d'ames y'en a, puisqu'on dit que l'instinc maternelle n'existe pas.
à patrick du 14
De solstice
pigiste | 15H32 | 26/06/2008 |
« l'instinc maternelle (sic) n'existe pas »… C'est une théorie qui n'est pas partagée par tous… loin de là. Le baby blues existe, c'est un fait, je l'ai vécu avec mon premier. De là à nier l'instinct maternel…
La maternité se construit en… maternant. Ce qui est plus facile avec un enfant que l'on a porté 9 mois l'est aussi avec un enfant adopté, encore heureux…
L'inné et l'acquis, vaste débat…
Simplifier l'adoption, non, ce n'est pas « simplifiable ». Pourtant, on pourrait revoir la procédure en partant du point de vue du plus faible, l'enfant. Là, effectivement, même si les grossesses non désirées ne sont plus très nombreuses (pilule etc.), on ne devrait plus voir autant d'enfants placés et non adoptables, parce que les parents pourraient -peut-être- se souvenir qu'ils ont fait ce petit…
à solstice
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 16H26 | 26/06/2008 |
les grossesses non désirées ne sont plus trés nombreuses, dites vous : pourriez vous affiner…..bref c'est quoi un pas trés nombreuse ?
autant d'enfants placés……. : autant c'est combien ?
Reconnaissez que » pas trés nombreuses et autant « : c'est flou et donc ça n'est pas une argumentation.
Madame, savez vous comment se fait un placement ? avez vous entendu parler des aides éducatives en milieu ouvert qui évitent le placement.
Et quand il y a placement , madame, c'est que des médecins, puéricultrices, travailleurs sociaux ont fait un travail d'évaluation qui a permis à un juge d'envoyer une OPP (ordonnance provisire d eplacement).Brefs que des incompetents qui placent les enfants à la louche ! !
“Les parents …se souvenirs qi'ils ont fait des petits” : d'abord les parents ne font pas des petits (non pas une portée de chiens) , ils ont mis au monde un enfant.
Ils sont défaillants à un moment ce qui peut vous arriver.
Ils n'ont pas jetés un enfant , madame, ils ont demandés de l'aide pour donner à cet enfant les meilleurs chances pour avancer dans la vie.Cela s'apelle l'humilité et un amour parental.
Au lieu de culpabiliser ces parents, admirez les : eux osent dire leurs limites.
à Compté supprimé 2
De solstice
pigiste | 08H22 | 27/06/2008 |
Effectivement, je n'ai pas de chiffres mais je connais beaucoup d'enfants en famille d'accueil… C'est mon bout de lorgnette mais il vaut ce qu'il vaut.
Je ne connais pas tous les cas mais, sur 6 enfants enfants placés, seul un l'était pour des raisons clairement temporaires : la très jeune maman DCD à la naissance et le non moins jeune papa avait un métier à apprendre, il a repris son fils avec qui il avait toujours gardé le contact, après six ans passés en famille d'accueil.
Une autre était placée pour des raisons sans doute aussi temporaires et est repartie au bout de 2 ans. Je précise qu'elle avait des séquelles de mauvais traitements pour la vie mais bon, je ne suis pas juge et espère qu'elle mène une vie normale.
Les 4 autres ont vécu, pour l'un entre foyer et famille d'accueil, pour les 3 autres en famille d'accueil de la toute petite enfance à l'âge adulte pour l'aînée. Les rapports épisodiques avec la famille biologique sont une souffrance, plus ou moins importante, mais une souffrance : quand une petite fille de 6 ans, très marrante et joyeuse, revient de chez sa maman avec une tristesse infinie et des pipis au lit, je pense qu'elle exprime une souffrance. C'est ce point de vue qui m'interpelle, cette enfant mériterait une « vraie » famille, les autres aussi.
J'ajoute que, dans mon petit coin de campagne, je ne parle que d'enfants dans une bonne famille d'accueil car il y en a d'autres ou l'accueil d'enfants est un petit business et je me demande comment les services sociaux choisissent les familles : une simple enquête auprès des médecins locaux, voire une enquête de police serait parfois bien utile…
à solstice
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 12H24 | 27/06/2008 |
beaucoup d'enfants…mais madame documentez vous : rue 89 est là pour nous pousser à apprendre par l'échange.
Beaucoup ne veut rien dire.
Madame, je me suis toujours interdite de tirer des théories à partir d'un exemple : cela me semble réducteur et simplificateur de problémes complexes.
Il est vrai que la paresse inciterait bien à tirer des généralités à partir de ce que l'on voit de sa fenetre.
Comment les services sociaux choisissent les familles d'acceuil ?
voilà la réponse.
La famille envoie un dossier au CONSEIL GENERAL (qui est mandaté en matière de protection de l'enfance ASE).
Les services (médecins, puer, AS ,aprés avoir étudiés les dossiers font leurs enquetes et leur travail.
Certes dans leurs fonctions ils n'ont pas encore un policier qui les accompagne (ça viendra ! ne desperez pas ! ) pour vérifier avec des test ADN que la famille d'accueil sera une « bonne famille ».
Madame ,l'agrément donné à ces familles ne relève pas du « business » mais d'un travail long d'évaluation , d'enquete.
Ce travail est réalisé par des professionnels qui ont à coeur leur travail et essaye le « zéro faute ».
Je ne peux donc vous entendre critiquer un travail humain (donc parfois avec des erreurs) qui est exceptionnel en qualité.
Les fonctionnaires des CONSEILS GENERAUX ne touchent aucun pot de vin pour actifier un agrément : donc pas de business et ayez de la considération pour leur
travail, svp.Merci.
à Compté supprimé 2
De solstice
pigiste | 15H11 | 27/06/2008 |
Je n'affirme rien de général mais parle d'un cas particulier : dans mon village, il y a trois familles d'accueil. L'une, celle dont j'ai cité le beau travail sur des enfants de 0 à 18 ans, et 2 autres pour lesquelles vous me pardonnerez d'avoir un doute :
- une famille en plein divorce, avec le papa pris pour culture (et sans doute commerce) de hasch, détournement d'électricité, baffes en séries…
- une famille qui dit clairement qu'elle arrête de bosser « pour prendre des enfants de la DDAS »… Et dont l'enfant unique a de sérieux problèmes de comportement (violences dès l'école primaire)…
Je ne dis pas que les fonctionnaires touchent des pots de vin, je me demande s'ils sont toujours très regardants : on manque visiblement de familles d'accueil, d'où la tentation pour certaines familles d'un business, certains ne s'en cachent même pas.
Cela n'occulte en rien de belles histoires mais je ne suis plus du tout aussi naïve sur la question, c'est tout !
à solstice
De Pierrrrre
15H53 | 27/06/2008 |
..Ce qui vous est reproché,
c'est de vous forger votre opinion,
au travers vos observations au quotidien,
alors que vous devriez calquer cette opinion sur le bien à penser divulgué par les médias,
par des journalistes éthiquetés,
qui auront synthétisé des courbes et chiffres, et vous auront expliqué ce qu'il est bon de prétendre sur un forum ou dans une conversation entre amis :
Si les gens se mettaient à penser tout seul avant de s'enquérir du référent citoyen, nous partirions dans une dérive néo-ultra chose.
Allons, reprenez vous,
et ne vous avancez jamais plus ainsi sur des dérives d'opinions personnelles.
On vous autorise à choisir vos mots,
mais pour vos idées, appliquez vous d'abord à les calibrer à celles qu'il est bon d'avoir.
Vous verrez, on vous topera !
à solstice
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 19H35 | 27/06/2008 |
les fonctionnaires ………allons z'y on repart dans les géneralités de comptoir !
pas regardants : mais (faut pas que je m'enerve ! ) vous connaissez un professionnel qui ne fait pas d'erreur ?
Et puis aprés tout postulez pour travailler dans LES CONSEILS GENERAUX et pour venir en aide à ces fonctionnaires qui ne sont pas « regardants » parce que vous avez dans votre village 3 familles qui…….
venez, rendez vous lundi matin devant nos bureaux et hardi petit ! on vous attend pour etre plus regardant !
à patrick du 14
De philom
enseignant | 16H50 | 26/06/2008 |
« l'instinct maternel n'est pas inné mais acquis par un patrimoine culturel », nous clament certains.
Pourtant, depuis que le monde existe, des centaines de milliards de femmes de part le monde, qui vivent dans des sociétés tellement singulières, avec des repères culturels tellement éloignés, sous d'innombrables conditions, ont réussit à bien s'occuper de leurs enfants…c'est peut-être bien pour ça qu'on est si nombreux sur terre aujourd'hui.
Devant ce constat, affirmé que l'instinct maternel ça n'existe pas, ça peut ressembler à une farce. Non !
à philom
De deecurl
| 17H07 | 26/06/2008 |
mouais…c'est surtout qu'on nous l'a rentré de force dans le crâne.
s'attacher à un être humain qu'on élève n'est pas un instinct maternel mais humain.
cette histoire d'instinct maternel fait culpabiliser des dizaines de mamans qui n'arrivent pas à aimer leur bébé tout de suite. ça arrive plus tard, quand l'enfant et la mère se sont apprivoisés. c'est pareil avec le père mais on n'en parle pas autant…
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 17H24 | 26/06/2008 |
non !
lisez Elisabeth Badinter : « l'amour en plus » elle vous démontrera qu'au 19 e siècle les enfants issus de la noblesse et bourgoisie etaient éduqués par des nurses.N « avez vous pas entendu parler des mères nourricières ?
les enfants de paysans etaient placés dans des fermes et les enfants d'ouvriers étaient au fond de la mine.
Pas le temps de penser à l'amour maternelle quand on a 10 enfants et qu'on s'use au travail.
l'instinct maternel est une construction culturelle qui rapporte beaucoup aux publicitaires et à l'industrie.
Aprés qu'il y ait une part “d instinct” maternelle : pourquoi pas, mais dans quelle proportion ? vaste débat !
quand à la géographie(est ce que vous appelez universel ? ) : dans certaines ethnies ce sont les hommes qui éduquent les enfants !
promis ce que je dis n'est pas une farce !
à Compté supprimé 2
De aquoiboniste
18H47 | 26/06/2008 |
Et oui mais la naturalisation des faits est tellement plus assimilable par les esprits qu'elle contente la plupart des gens.
Et puis, c'est au passage le moyen de reléguer à la femme tout le boulot, tu comprends pour elle ce n'est pas difficile, c'est naturel chez elle, elle veut torcher son chiard ! ! ! Elle aime ça !
à Compté supprimé 2
De Béatrice1
| 00H25 | 27/06/2008 |
« dans certaines ethnies ce sont les hommes qui éduquent les enfants ! »
Et ce sont eux qui les allaitent ?
à Béatrice1
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 05H19 | 27/06/2008 |
à ton avis ? bien sur ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
s'il suffisait de l'allaitement pour créer un lien ça se saurait !
les pères peuvent donner un immense amour (qui ne passe pas par le sein soit ! ) et alors ? ! ! ! ! ! ! !
à Béatrice1
De deecurl
| 08H35 | 27/06/2008 |
passé un certain âge (le sevrage) que ce soit papa ou maman qui s'occupe du bambin, ça ne fait aucune différence. le mieux étant que ce soit les deux bien sûr !