Mardi 24 juin, Frédéric Van Roekeghem, directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance maladies, a proposé de faire passer les remboursements des médicaments dits « de confort » de 100% à 35% pour les personnes atteintes de maladies de longue durée, afin de pallier le déficit de 4,1 milliards d'euros dont souffrent les caisses.
Cette proposition qui devrait être présentée jeudi au conseil de l'Uncam a suscité des réactions extrêmement vives sur le net. Les blogueurs sont presque unanimes dans la dénonciation de cette mesure éventuelle.
Sur son blog, Fernand Serpol, étudiant assistant social explique que :
« Cette proposition est néfaste : d'une part elle ponctionne encore sur les malades pour financer la maladie (comme les franchises), ce qui est paradoxal pour un système solidaire. D'autre part, les médicaments dits “de confort” sont en réalité complètement indissociables, dans bien des cas, des traitements à proprement parler. Il peut par exemple s'agir d'un laxatif pour faire tolérer un traitement constipant, et là il faudrait vraiment être inhumain pour considérer que c'est un luxe ! “
Cette critique est liée à une inquiétude partagée par de nombreux internautes : celle d'un début de privatisation de la sécurité sociale :
‘Le gouvernement n'a pas encore validé cette proposition, ce n'est pas (encore) une mesure politique qui constituerait un énième plan de financement de la Sécurité sociale. Néanmoins, la logique pour faire face aux déficits gigantesques va dans le sens d'une privatisation de la protection sociale, via notamment les mutuelles et assurances qui s'occuperaient des 65% du prix déremboursés. Et déléguer la protection sociale au secteur privé, c'est certes sauvegarder une partie des dépenses publiques, mais c'est surtout créer un marché concurrentiel ou la santé s'envisage comme un bien et où les inégalités s'accroissent forcément…’
De même, sur le blog Le Pilori, Merlinbreizh, réflexologue parisien membre du conseil du Centre de recherches, d'étude et d'enseignement des réflexologies, exprime la même inquiétude et s'étonne que les malades fasse les frais d'une mauvaise gestion financière :
‘Le but à mon sens est de faire prendre une bifurcation aux assurés sociaux, celle de l'assurance maladie privée (le monde merveilleux d'où vient M. le Directeur ! ). Comment se fait-il que les laboratoires augmentent le prix de leurs médicaments, qu'ils en sortent de nouveau toujours plus chers, rarement meilleurs, dans le seul but de les faire payer très cher à l'assurance maladie ? Comment se fait-il que les médecins spécialistes aient revu leurs tarifs revus à la hausse pendant que les malades sont invités à trinquer ?
Alexis Picard, étudiant en art, estime sur son blog que cela va accentuer la fracture entre riches et pauvres :
L'accession aux médicaments va se trouver chamboulée. Sur les huit millions de personnes atteintes par les maladies de longue durée (diabète, hypertension, maladie d'Alzheimer…), combien pourront continuer à se payer les médicaments dont ils ont besoin ? Sans faire dans le pathos ni dans la démagogie, cette proposition est assurément un danger pour le système de protection sociale français qui, à l'instar des autres réformes engagées par le gouvernement, revient à bipolariser la France avec, d'un côté, celle qui pourra se soigner et, en face, celle qui ne le pourra pas, faute d'argent. Espérons que cette proposition ne passe pas.’
Il tente de proposer une autre alternative, mais qu'il développe peu :
‘Un autre travail pourrait être effectué notamment sur les abus de nombreux médecins qui coûtent des fortunes à l'Assurance maladie. Là aussi, il y a des économies possibles.’
Pour le moment, seul Jean-Michel Aphatie tente de nuancer la question. Il s'attaque à cette tendance à contourner la question de la dette :
‘Frédéric Van Roekeghem n'est pas un allumé du libéralisme. C'est quelqu'un qui s'angoisse à l'idée de voir le trou se creuser malgré les centaines de rustines que l'on a posé depuis des années et qui craint qu'un jour ce ne soit l'ensemble de la Sécu qui s'écroule. Fini, plus de sous, place aux assurances privées, etc…C'est ici (…) qu'il faut se souvenir (…) des discours de dénonciation de la dette (…). Je concrétise. L'hebdomadaire Marianne, par exemple, qui épingle comme pensée unique’ tout raisonnement expliquant que la dette est un problème, un danger. Bouh, pas bien la pensée unique, à bas la pensée unique, arrêtez de nous fatiguer avec la dette. Ben voyons… Reste le problème. La Sécu n'en peut plus de devoir des sous. Et pour renflouer le navire, deux solutions : où on augmente les cotisations, ce qui ne fera pas de bien au pouvoir d'achat ni à l'emploi, ou on réduit les remboursements, ce qui ne fera pas de bien non plus au pouvoir d'achat. Dans cette affaire-là, ce n'est pas la communication qui trouvera la solution.”
























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De Un compte supprime
nc | 11H17 | 25/06/2008 |
Au fait, une idee pour rue 89 : j'ai toujours pense que nous devrions recevoir dans nos boites au lettres, chacun d'entre nous, tous les ans ou tous les 5 ans (vous me suivez ? ) un petit livre de quelques pages publie par les soins de l'Etat (et pas le gouvernement), etabli peut-etre par l'Insee et vise par la cour des comptes : il y aurait dedans un bilan financier synthetique : total des recettes fiscales, revenus categoriels, impots sur les entreprises, etc, etc, plus les lignes budgetaires principales : Budget general de l'etat, Education, sante, infratsructures, plus les donnees demographiques et statistiques idoines… nombre de fonctionnaires de police, de l'education nationale, des impots, pyramide demographique… bon, vous voyez de quoi je parle, un petit livre bleu blanc rouge de la republique francaise, intelligent, simple mais complet, afin de nous aider dans nos choix electoraux et nous preparer au futur debat televise Sego/Sarko…
mais je reve, ce serait de la trop belle democratie…
De le Taiseux
de Ceux qui marchent debout | 11H21 | 25/06/2008 |
Tout d'abord, petite précision concernant les maladies concernées par le rapport de machin.
Il s'agit de maladies qualifiées d'affections de longue durée, regroupées dans la liste des ALD 30 établie par décret. 30 maladies qui nécessitent un traitement prolongé et une thérapeutique coûteuse.
Il suffirait de supprimer par décret quelques maladies de la liste, de transformer l'ALD 30 en ALD 11 en hommage à l'équipe de football tricolore, pour économiser d'un coup de clavier plusieurs centaines de millions.
Parmi les maladies figurant dans l'ALD 30, il y a, je cite : « les affections psychiatriques de longue durée ».
Si on rayait la maladie mentale des maladies dont le traitement est remboursé à 100 %, que ferai-je ?
Compte tenu du prix des médocs que je m'enfile chaque matin et soir, je crois que j'essaierai d'abord de m'en passer. D'ailleurs je vais commencer maintenant, par précaution.
Putain, où j'ai mis mon flingue ?
à le Taiseux
De Fuel_Injected
11H33 | 25/06/2008 |
Putain, où j'ai mis mon flingue ?
Il est planqué dans ta cheminée, gaffe, il est chargé !
à le Taiseux
De Michel5
06H12 | 26/06/2008 |
Pour les ALD 30, depuis quelques mois il y a 50 ctmes de franchise par boite de médicament.
Est-ce que vous pouvez me confirmer l'info, svp ?
C'est honteux. En clair : les pauvres, qui ont en plus le toupet d'être malades, doivent crever. on va les y aider !
De supprimé à la demande du riverain 23 mars
x | 11H43 | 25/06/2008 |
Ma maman atteinte de la maladie d'Alzheimer, d'un cancer du sein et âgée de 82 ans ne rapporte rien à la société et en plus nous coûte très cher !
Je propose donc de l'euthanasier ce soir (en l'emmenant à la clinique vétérinaire car là l'euthanasie est autorisée) ça fera des économies surtout si nous sommes nombreux à faire la même chose …
PS à prendre au 25ème degré bien sûr
à supprimé à la demande du riverain 23 mars
De Yifu66
18H10 | 25/06/2008 |
Je crois que Sarkozy pourrait vous remettre la légion d'honneur pour « service rendu à la nation » !
PS à ranger sur la même étagère que vous bien sur.
De éternellerebelle
enragée ! | 11H39 | 25/06/2008 |
Et encore une mesure antisociale ! !
Ce gouvernement détruit tous les acquis sociaux,si les ripostes se limitent à des défilés traine savates,et des
pétitions,
ce gouvernement continuera ,sans complexe à brader notre protection sociale,détruire le code du travail,
ce gouvernement continuera à appeler réformes,des mesures
anti sociales ,qui nous raménent des années en arriére !
Seule une riposte RADICALE ,GENRE BLOCAGE des routes,et
sittings géants dans toutes nos villes,pourrait changer
la situation
Et si au lieu de féter dans les flons flons l'anniversaire de la prise de la Bastille
les 13 et 14 juillet etaientl'occasion de luttes
radicales enfin ! !
!
Il est urgent de reprendre la Bastille ! !
à éternellerebelle
De Un compte supprime
nc | 11H53 | 25/06/2008 |
Au moins, le PS saura quoi faire s'il revient un jour au gouvernement…
à éternellerebelle
De freedom
quand le sage montre la lune, l'imb... | 17H00 | 25/06/2008 |
et oui et commençons par bloquer le ravitaillement en essence des avions de sarko et cie. Qu'il ne puisse plus se déplacer. Comme ça ça fera des économies et peut etre que la il commencera à réagir. Pour le moment tout ce qui est fait embête les autres, et on sait bien que lui les autres il s'en fout complètement. Non il faut le géner lui.
à freedom
De Teez-teez
Back in the USSR | 07H47 | 26/06/2008 |
en plus, en réduisant ses déplacements en avion, on fera du bien à la planète ! tout bénéf ; )
à éternellerebelle
De robert 91
17H15 | 25/06/2008 |
tout a fait d'accord avec vous il faudrait une grande manif le 14 juillet(c'est qu'un rève) afin de montrer au petit napoléon qu'il y en a marre de toutes ses conneries, ne serai t-il pas temps que lui et son équipe de charlots montrent l'éxemple dans tous les ministères avec leurs réceptions etc.. . napoléon qui emmène sa cour en israel avec macias, régine, arthur,et j'en passe, qui paie pour eux ! nous les cons de service qui devons toujour faire des éfforts ,4 millions euros pour faire la pub sur le pouvoir d'achat n'est ce pas honteux, alors que n'importe quel ministre comme bachelot hier soir sur la 2 peut s'exprimer.j'appel cela détournement de fond public et non de la com.évidemment la gauche et les syndicats accompagnent gentiement ils peuvent pas se battrent entre eux et s'occuper du peuple eux dabord tout cela pour dire que si la bastille était encore debout elle y resterait encore longtemps car nous sommes vendus par le pouvoir actuel, la gauche, les syndicats majoritaire cgt cfdt fo, moi je vous dis franchement j'en ai marre je suis lassé de tout ce que j'entends je voie ma mére qui a eu un cancer aujourd'hui elle est alzheimer peu de retraite on me demande 2700 euros pour la mettre dans une maison spécialiséé dans la région parisienne c'est cela le plan de sarko je vous le dit y en a marreet on voudrai moins rembourser les médicaments de(conforts)ou va t'on car une chose est sure ils le feront gentiement mais surementon va devenir des moins que rien comme les pays d'afrique ………ou la chine dans le passé c'est pas de la rigolade
De sujetduprince
11H41 | 25/06/2008 |
il n'y a meme plus de qualificatif, qui ne soit pas ordurier, pour madame Bachelot
et pendant ce teemps la, l'autre zigoto, avec l'argent qui manque au systeme de santé, fait la bamboula tout au tour de la mediteranéé
et pendant ce temps la, pour calmer les gros consommateurs de carburant qui votent à droite, on va leur donner plein d'argent issu de nos impots … mais il n'y en a plus pour la santé du quidam.
et les exemples sont de plus en plus nombreux pour demontrer que que l'argent public est détourné au profit d'une certaine classe sociale … et ce n'est pas le guignolage du plan « banlieues » qui va camoufler l'escropuerie.
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 11H42 | 25/06/2008 |
Il est bien connu (dans la logique sarkosienne) que les français sont paresseux et en plus font exprés d'etre malade : mais si !
d'ailleurs qui n'a pas revé d'avoir une sclérose en plaque, un cancer, le VIH, des troubles psychiques, diabète……pour ne pas aller travailler et creuser le trou de la sécu ? !
Trou qui n'existe pas ,soit dit en passant, puisqu'il suffit que l'ETAT verse les cotisations patronales et les patrons aussi (ils ont pris l'habitude de ne plus cotiser ! )
Nous sommes dans une logique où les soins sont devenus un marché comme les autres : les hopitaux, par exemple, sont dirigés par des financiers qui équilibrent un budget.
Dés lors, tout ce que l ETAT pour refiler aux assurances privées sera le bienvenu dans ce joli monde Libérale.
Meme sur le dos des malades on peut gratter des plus values !
On ne parle plus de PATIENT mais de CLIENT : cela résume la considération pour la personne malade
Donc dans ce magnifique marché de la santé ,une personne en AAH qui ne peut prétendre à la CMU et CMU C : va faire quoi ?
Le dernier fim de M.MOORE « SICKO » (outrancier) nous donne l'idée d'aller nous faire soigner à CUBA…..le souci : est ce que la CPAM prends en charge les frais de transport ?
Le Taiseux sort pas ton flingue : on va se bouger pour que les 100% restent en place.Suffit que toutes les personnes bénéficiaires de 100 % aillent dormir tous les soirs aux urgences ……une idée.
à Compté supprimé 2
De Fraise des Bois
Buveur | 16H10 | 26/06/2008 |
a Hestia : « Suffit que toutes les personnes bénéficiaires de 100 % aillent dormir tous les soirs aux urgences ……une idée »
Une vraie idee d'imbecile oui, qui tuerait des gens. Bravo Hestia ! Vous etes vraiment socialo.
De einna
12H00 | 25/06/2008 |
la logique libérale est celle du fort qui gagne et du faible qui perd. la voilà à l'oeuvre ici puisqu'elle s'accompagne de la question d'une possible suppression de l'ISF - ce matin aux infos.
qu'un décideur sécu ose de tels propos montre bien l'état d'esprit de notre politique sociale ! De telles idées sont tout simplement scandaleuses.
De Coldo
pas là | 12H02 | 25/06/2008 |
En tout cas, on découvre avec ce sujet qu'un français sur 8 est atteint d'une maladie grave de longue durée…
Tous malades à ce point, je ne m'en doutais pas ! ! !
à Coldo
De Lohiel
non-officiel89.forumactif.net | 15H46 | 25/06/2008 |
oui, mais ça c'est dû au type de médecine qu'on a institué, qui se préoccupe de soigner les effets de la maladie, voire ses symptômes, mais jamais ses causes…
c'est en lien direct avec la société industrielle et marchande, dont on se rend compte qu'elle lâche dans la nature une quantité énorme de substances pathogènes… cancérigènes et autres joyeusetés à gogo…
et puis la maladie (mal-a-dit, merci Lacan : )), c'est aussi quelque chose que le corps ne peut exprimer autrement : même les médecins très « classiques » sentent bien que certains types de douleurs morales débouchent sur des maladies précises, ou en augmentent les risques…
résultat, il y a un nombre effarant de malades dans ce pays, qui est un des derniers à avoir une approche aussi mécaniste de la médecine… même les USA, pays matérialiste entre tous, sont bien plus en avance que nous dans le domaine : parce qu'ils se sont rendu compte que ça faisait faire d'énormes économies sur la santé globale (ben tiens, c'est ça la logique du truc, le pragmatisme), ils intègrent dans leurs hopitaux d'autres types d'approches (exemple : vous accouchez vous avez automatiquement l'osthéopathe qui vous rend visite pour voir si tout se remet bien d'aplomb après l'épreuve)
De TARPON
12H34 | 25/06/2008 |
SARKOZY n'aime pas les pauvres.Sa France vit en yatch,couche avec des stars de l'ecran ou de la chanson,pas de vraie heure sans Rolex.
S'il pouvait supprimer la secu tout de suite,soyez certains qu'il le ferait mais où caser tous ces fonctionnaires ?
Sarkozy n'aime que ceux qui reussissent ,honnetement ou malhonnetement peu importe du moment qu'ils peuvent lui rendre un petit service.
Que Marie n'ait pas les moyens de payer le demi euro par medicament ,il s'en tamponne,Marie n'a qu'à faire comme ses amis ,etre riche et en bonne santé.
De levraidebat
12H04 | 25/06/2008 |
Cela montre jusqu'où le Système ultralibéral UMPS Modem peut aller…jusqu'à l'abject.
Réagissons, à la source, contre l'Europe de bruxelles relais de la mondialisation débridée, et ses partisans dogmatiques UMPS Modem.
http://www.levraidebat.com
De A.V.
tamagotchi89 | 12H27 | 25/06/2008 |
« Frédéric Van Roekeghem n'est pas un allumé du libéralisme. C'est quelqu'un qui s'angoisse à l'idée de voir le trou se creuser malgré les centaines de rustines que l'on a posé depuis des années et qui craint qu'un jour ce ne soit l'ensemble de la Sécu qui s'écroule. Fini, plus de sous, place aux assurances privées, etc… »
Dixit J-M Apathie.
Donc, pour éviter de « s'angoisser » trop longtemps, on liquide la Sécu et on privatise tout de suite.
Ouf, ça va mieux !
De Sorokine
| 12H24 | 25/06/2008 |
Pour rebondir sur certains commentaires antérieurs.
Pour l'assurance-maladie, comme plus généralement pour la Sécurité sociale ou la protection sociale, l'enjeu politique me semble être dans les questions qu'on pose au moins autant que dans les réponses.
Van Roekeghem parle du point de vue des caisses d'assurance-maladie, son problème pratique, qui est réel, est le déficit comptable des caisses et il propose des solutions (le déremboursement) qui sont du ressort des caisses. Celles-ci, principalement financées par des cotisations assises sur les salaires alors que le taux de chômage est élevé et que la part des revenus salariaux par rapport aux revenus du capital décline dans le revenu national, et confrontées de l'autre côté à une hausse régulière et continue des dépenses de santé, sont en effet chroniquement déficitaires.
Mais il y a d'autres points de vues que celui des caisses, qui peuvent être pris en compte si l'on raisonne en termes de maîtrise des dépenses de santé (quid de la rémunération des médecins ? quid des profits de l'industrie pharmaceutique ? ), et de financement de l'assurance-maladie (pourquoi financer par les seuls revenus du travail ? et aussi, bien entendu et là on rejoint le propos de Van Roekeghem, que rembourser et comment ? ). En revanche, si l'on se focalise sur le déficit des caisses d'assurance-maladie (thème du « trou de la Sécu », sur lequel les premiers articles alarmistes dans la presse paraissent en 1947), on se trouve vite pris dans l'alternative déremboursement / augmentation des cotisations, puis pour la dépasser, « privatisation », au motif qui fait toujours rire que le privé serait par nature plus efficace que le public --d'où l'obstination des « privatiseurs » à limiter la question au déficit de la Sécu.
Quant à la « privatisation », justement, rampante ou bondissante chacun fait son choix. Il y a d'abord une confusion de vocabulaire qui euphémise un enjeu politique. Les caisses, primaires et régionales, sont déjà des organismes de droit privé et l'ont toujours été (ce n'est pas parce que leurs dépenses sont classées, dans les comparaisons internationales, parmi les dépenses publiques --entendre plutôt dépenses collectives-- qu'il s'agit de dépenses d'organismes publics). Le débat est donc moins sur un passage de l'assurance-maladie au secteur privé (notion juridique) qu'au secteur marchand (notion économique), celui de l'assurance commerciale. Qu'est-ce que cela changerait ? Les entreprises marchandes ont pour objectif de faire des bénéfices, les assureurs ont des coûts de gestion bien plus élevés que la Sécu (cf. l'exemple britannique pour l'assurance vieillesse, par exemple). Et le passage au marchand laisserait intacte la question de la croissance des dépenses de santé, ne jouant que sur les remboursements. Alors quel intérêt, quel intérêt pour qui ? On passerait d'un système de socialisation du risque (à la Sécu, on paie en fonction de son salaire, pas en fonction de sa probabilité d'être malade) à une individualisation du risque, avec de bonnes assurances pour les riches et les jeunes et bien portants, de bons bénéfices pour les entreprises d'assurance, et une population de plus en plus importante mal couverte et donc mal soignée.
Politiquement on voit bien qu'en plus du cadeau au secteur marchand reconnaissant ce serait 1/ se décharger d'une lourde responsabilité que les gouvernements de gôche comme de droite ont eu tendance à fuir depuis trente ans, 2/ éliminer une source de déficits « publics » au sens européen du terme. Comme quoi on peut résoudre les problèmes des gouvernants avec la protection sociale sans résoudre les problèmes de la protection sociale, eh eh… Sachant qu'en plus le démembrement institutionnel ne favorise pas la production de l'information pour un (éventuel) débat public. Quelque chose comme du ni vu ni connu, je t'embrouille.
De tobernite
12H30 | 25/06/2008 |
Je souffre d'une spondylarthrite ankylosante, et sans tramadol je ne suis pas capable de grand » chose. Combien sommes-nous à être ainsi atteints de longues maladies pénibles, et à ne pouvoir être efficaces que grâce à nos médicaments de soi-disant « confort » ?
Ça équivaudrait à combien de jours de grève, si l'on arrêtait tous de prendre nos médocs et qu'on allait quand même au travail, mais alors juste pour montrer dans quel état nous met ce manque de « confort » ?
Quand est-ce qu'on commence ?
De Jack Sullivan
en boule | 12H42 | 25/06/2008 |
Bienvenue dans un monde de droite, décidément ! Un monde dans lequel être malade ne se conçoit que si l'on peut se payer une complémentaire santé trois étoiles et des cures de thalasso. Un monde dans lequel être sans emploi n'est accessible qu'aux rentiers et fils à papa, quand ils en ont assez de jouer aux chefs d'entreprise (ou au conseiller général des Hauts-de-Seine). Un monde dans lequel le pouvoir d'achat est une abstraction totale aussi longtemps que les capitaines d'industrie ont le pouvoir de (vous) prêter (des yachts, des jets, leur fille pour épouser votre fils, rayer la mention inutile).
Ecoeurant, mais hélàs prévisible….
De A.V.
tamagotchi89 | 12H48 | 25/06/2008 |
L'humanisme selon l'UMP, c'est parrainer la mémoire des morts et laisser les vivants crever.
à A.V.
De demilune
13H07 | 25/06/2008 |
Ben oui, on les laisse crever comme cela, ça fera un stock de morts que l'on pourra faire parrainer par des gamins dans quelques années.
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 13H07 | 25/06/2008 |
Dans toute societe de libre entreprise, une redistribution de la richesse doit compenser la concentration de la richesse, sans quoi la consommation globale s'effondre et tout le monde perd. Les procédés de cette redistribution doivent faire l'objet d'une attention constante. Aujourd,hui, on la néglige pour des objectifs politique mesquins. la structure de la solidarité est à revoir et devrait être au coeur du débat politique. Ce serait ça, refonder la Gauche.
Piere JC Allard
http://www.nouvellesociete.org/H06.html
http://www.nouvellesociete.org/S05.html
De robindesfoix
cherche une issue | 13H32 | 25/06/2008 |
une société juste ne pourra se bâtir que sur les cendres de celle que nous connaissons aujourd'hui ,seul la destruction du système mis en place par nos gouvernants qui laissera le pays en ruine aussi bien pour les riches que pour les pauvres,mais pour ces derniers la différence sera moins pénible , sonnera la fin de cette mascarade
je prône la désobéissance citoyenne il faut ruiner le pays car ce n'est que devant l'effondrement de leur système que les dirigeant accepterons d'écouter le peuple.
De Phil2922
Retraite invalidité | 13H36 | 25/06/2008 |
Nous, handicapés, malades subissont déjà la double peine avec les franchises médicales et il faudrait accepter une troisième peine avec le non remboursement à 100% des médocs dont nous avons besoin pour nous soigner… ? ! Ce serait une nouvelle situation INTOLERABLE à vivre… ! !
Nous étions 35 000 à manifester fin mars, à Paris, pour voir l'AAH (Allocation Adulte Handicapé) revalorisée. Elle va augmenter de 5% en septembre pour la voir à 642,50 euros par mois. Alors, si vous voyez, en septembre des fauteuils roulants voler par les fenêtres c'est que nous aurons fêter l'évènement et trop forcer sur le Champomy… ! !
Le fond du problème est de savoir que Frédéric Van Roeckegem vienne d'AXA assurances et c'est donc le loup dans la bergerie. En effet, son intention, ainsi que celle des « décideurs », est de casser la Sécurité Sociale fondée à la libération et s'appuyant sur la solidarité de tous. Ils sont nombreux les requins à attendre que la Sécu ne s'effondre, faute d'avoir été aidée, et de se partager le gâteau pour s'en mettre plein les fouilles. Les malades, ils s'en foutent, à condition qu'il en reste assez pour que les labos pharmaceutiques puissent continuer à faire leur marché.
De la même façon, Sarkozy casse le Service Public pour faire profiter ses copains du privé. Ca y est, nous y sommes et jusqu'au cou… ! !
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De bruay en artois
silicose plus irradie | 06H50 | 26/06/2008 |
oui mais cela fera30 euros en plus alors que les 2 franchises font 100euros donc il regagne 70 euros que je ne pourrais depenser chez lild
De dan76
agent sncf | 13H39 | 25/06/2008 |
salut,,Morale des comptes ; le déficit de la sécu est immoral,c'est pas moi qui le dit ,c'est Roselyne Bachelot,,mais doit-on en conclure que toute méthode pour pour la réduire est « morale » ? le tollé provoqué par des propositions du directeur de la cnam propose de réduire le taux de remboursement des malades ,atteints de cancers ou sida ,ou encore du diabéte , on ne rembourserait plus à 100% les médicaments non indispensables ,,dits « »« de confort »« s'en prendre au confort des grands malades c'est en faite une question ,de morale , mais la france à t'elle encore une morale,elle qui donne souvent des leçons ?