Enquete

A Paris, XIXe: "On se bat, mais on s'entretue pas"

Petite chronique du racisme ordinaire dans le XIXe arrondissement de Paris, où a été agressé le jeune Rudy samedi.

« Agression antisémite ». Le procureur de la République a retenu ce chef d'accusation dans l'affaire de l'agression de Rudy, 17 ans. Après une bagarre avec cinq jeunes noirs du quartier, le jeune juif a été hospitalisé dans un état grave. Le procureur a parlé de violences intercommunautaires persistantes dans cet arrondissement de l'est parisien.

Boulevard Serurier, rue Petit, cité Danube, cité Ourq, rue Eric Satie. A 21h30, lundi soir, les rues sont calmes. Comme d'habitude. Succession de logements HLM, de restaus, de commerces, d'écoles, ce quartier ressemble au XXe ou au XIème voisins. Un peu bobo, un peu popu.

Ici peut-être plus qu'ailleurs à Paris, les jeunes restent dehors. Ils sont là, par petits groupes. Ils discutent, draguent, rigolent, fument aux abords des restaurants. Des sushis casher, des kebabs, un bar tabac fermé. « Waaa ! Encore cette histoire. Mais on les connait pas les mecs qui se sont tapés », s'énerve Mourad. Avec Moussa, Nejla et Samy, ils sont assis en bas d'un immeuble. Mourad a 17 ans. Il temporise et raconte qu'il n'y a pas de racisme dans le quartier. Assis à côté de lui, le petit Samy mime des armes et éructe contre « tous ces enculés ». De l'autre côté de la rue, il y a un restaurant japonais casher. Mourad lui donne une tape sur la tête et comme pour prouver ses dires ajoute :

« Regardez. En face, ils sont en terrasse. Ils se sentent en confiance. Si c'était vraiment la haine, on serait allé tout casser. »

19 ans et une centaine de bagarres au compteur

En face, ce sont Jonathan, Marine et leurs copains qui traînent. Ils connaissaient un peu Rudy. « Pour un Juif, habiter dans un quartier noir, c'est pas facile », explique Jonathan. Il a le nez cassé, le bras platré et des lunettes de soleil. « Un accident de voiture », précise-t-il. A 19 ans, il enregistre une centaine de bagarres : « Je me suis toujours battu ici et c'est comme ça que je suis devenu un homme. » Ils balaient le terme antisémitisme, pourtant retenu pour qualifier l'agression de Rudy H. Lionel s'emporte :

« Dès qu'un mec se fait agresser, les médias précisent s'il est juif ou pas. Pourquoi ils écrivent pas 'jeune' ? Y a pas de guerres de clans ici. On n'est pas à L.A ».

Son sweatshirt est barré d'un énorme « Los Angeles ». La remarque le fait rire :

« Sérieusement, y a pas de gangs. Quand on se fight, on appelle nos potes. Ils viennent à dix, quinze et on se bat. Comme partout, quoi. »

Vivent-ils ensemble ? Juifs, arabes, noirs, blancs habitent les mêmes rues, les mêmes immeubles, fréquentent parfois les mêmes écoles. Beaucoup de familles juives choisissent souvent d'envoyer leurs enfants dans des écoles juives. Sans ressentir cela comme du communautarisme ou de l'enfermement. Marine explique même que les parents n'ont pas le choix : « Vous voulez qu'on aille où pour étudier ? Dans le public ?

Il y a trois ans, “une paix froide”

Réalisateur de films documentaires, Karim Miské a vécu quelques mois en 2005, à l'angle de la rue Petit. A quelques dizaines de mètres du square où Rudy a été laissé pour mort le week-end dernier. C'est là qu'il a commencé à écrire “Arab Jazz”, son premier polar, qu'il vient de terminer et qui n'est pas encore publié.

A l'époque, il achevait tout juste un film sur les “born again”, les fondamentalistes chrétiens, musulmans et juifs. Entre l'école loubavitch et les communautés salafistes, plus saillants que les autres, il s'était inspiré du climat du quartier - »une paix froide- pour ce polar qui débute sur le meurtre d'une femme au sexe ensanglanté, trouvée morte à côté d'un rôti de porc :



Mais pourquoi se battent-ils ? Marine, 22 ans, accuse les nouveaux venus dans le quartier :

J'habite là depuis ma naissance. C'est chaud, ouais. Mais on se connais tous. Les renoi, les rebeus, ils nous attaquent pas. Je suis une fille donc ça se passe bien. Y en a, c'est même mes potes.

Elle vit rue Manin. Elle raconte les samedi houleux du quartier, lorsque pour rejoindre la synagogue, les juifs se font toiser, insulter, dépouiller. David et Ilian sont assis sur un banc. Ils sirotent des boissons Mc Do : Eux, là, ils croient qu'on est riches. Ils pointent du doigt une bande de jeunes noirs. Ilian a 17 ans, il vit à Sarcelles :

Ils sont fous les mecs. Ils voient nos scooters et nos portables et direct, ils se disent qu'on a du pognon. Et alors, il veulent nous braquer. On appelle nos potes. Mais en vrai, moi, j'ai des potes rebeus et renois à Sarcelles.

Tous disent avoir des potes » pour contester le racisme. Un racisme qu'ils expriment mais qu'ils croient ne pas véhiculer. Ilias et Mathieu roulent un pétard. Pour eux, être juif, c'est « rester entre juifs, baiser entre juifs, bouffer entre juifs et avoir le long bras. »(sic) Mais « hein, on n'est pas racistes ou antisémites ou je sais pas. On s'entend bien avec eux. Aucun n'hésite à dire les bagarres mais aucun ne l'explique vraiment. Mathieu, apprenti patissier de 18 ans, joue la confidence :

Je t'explique, hein. Eux, les juifs, à 14 ans, ils ont des scooters. Nous, nos petits, ils ont même pas...ben, même pas des Ray Ban ! Ils ont de l'argent, on leur prend voilà.

Du vol donc. Jonathan a parlé d'histoires de drogues avec les jeunes de la cité Ourcq, réputée dangereuse à cause des petits narcotrafics quotidiens. Moussa, lui, a évoqué les transactions foireuses de portables avec les juifs. Des histoires d'argent. Dans les rues du XIXe ce soir là, une rumeur se propage : le jeune Rudy a été agressé pour une affaire de vente de scooter.

Les gamins du quartier sont divisés mais ne l'avouent pas. Ici, ils sont armés de bâtons pendant leurs bagarres. Ils se battent poings nus avec une haine qui, lorsqu'elle s'exprime, reprend les pires termes racistes : les juifs sont riches, les arabes sont voyous, les noirs sont violents.

En quelques minutes, on peut être 50 juifs...

Même pâté de maison, mardi en fin d'après-midi. Rémy, Marco et d'autres sont assis sur les rambardes du trottoir. Le square Petit, où Rudy a été agressé, samedi, n'est qu'à quelques dizaines de mètres. Certains portent la kippa, d'autres non. Certains -pas tous- font partie de mouvements comme le Bétar, la Ligue de défense juive… Attention, toutefois :

Même si on peut vous dire qu'on en fait partie, on n'est pas autorisé à vous dire à laquelle.

Rémy, 17 ans, en Première ES, est affilié à l'un de ces groupes. Pas Marco, 14 ans, qui dit n'en avoir pas besoin puisque des juifs viendront [le] défendre en cas de problème. A eux deux, ils expliquent leur modus vivendi. Et s'interrompent seulement lorsqu'un jeune visiblement d'un autre monde passe en scooter. Quelqu'un siffle Enculé, je vais lui casser les dents :



Depuis ce week-end, ces jeunes multiplient les scénarios du lynchage de Rudy. Chacun affirme savoir. Ce dernier a-t-il vraiment pâti d'être le dernier de toute une bande à ne pas réussir à s'enfuir après une bagarre ? Apprenti plombier de Pantin, Rudy est-il affilié à la Ligue de défense juive et connu des services de police ? Le quartier des Buttes-Chaumont est-il le creuset de l'antisémitisme à Paris aujourd'hui ? La Préfecture ne communique pas d'autres chiffres qu'une statistique très globale : 48 agressions antisémites à Paris depuis le début de l'année 2008.

Pour une lecture ventilée quartier par quartier, il faut s'en tenir aux chiffres de 2007, du Crif ou des pouvoirs publics. C'est sur ces statistiques-là que Jean-Yves Camus, politologue riverain de Rue89, se base. Lui qui collabore depuis plus de vingt ans à la revue Actualités juives » refuse que l'on batte en brèche l'hypothèse d'un acte antisémite pour l'agression de Rudy, samedi dernier. Malgré les appels à la prudence du grand rabbin entré en fonction le jour de cette bagarre très médiatisée, il refuse « la banalisation sous couvert d'une simple guerre des gangs :



Un record d'agressions antisémites à Paris

Après vérification sur le rapport 2007 du Crif, le XIXe arrondissement est le quartier de Paris qui a connu le plus de violences antisémites l'an dernier. A ceci près que le décompte se base en fait sur toutes les actions et les menaces antisémites -21 au total en 2007 sur le XIXe.

Depuis le lynchage de Rudy, samedi, Jean-Jacques Giannesini, conseiller de Paris (UMP) rappelle qu'il avait justement envoyé un courrier -que Rue89 s'est procuré- le 5 juin à la préfecture de police. Pour mettre les autorités en garde contre la montée des violences. Des jeunes que nous avons pu rencontrer, tous ou presque confirment qu'il y a eu de ce point de vue une accélération ces derniers mois. Mardi soir, le va-et-vient des caméras et le focus des médias sur ce petit périmètre faisaient encore monter la tension d'un cran.

Le XIXe, pas le Proche-Orient

Certains s'énervent lorsque les journalistes leur parlent du conflit israélo-palestinien. David raconte qu'à la deuxième Intifada, il en était venu à se battre avec un gamin de son âge. Parfois, le facteur politique envenime la situation mais il est second. Ni les uns ni les autres ne sont véritablement politisés, idéologues. Les frictions sont davantage spontanées, presque banales. Quant à décrypter les frictions du XIXème à l'aune du Proche-Orient, Jean-Yves Camus y voit là encore une lecture erronée :



Alors que l'agacement allait crescendo, mardi, contre le boom médiatique, les habitants du quartier plus âgés, eux, soutenaient qu'il ne s'agissait que d'événements entre très jeunes. Le vide -Moussa, Jonathan et David sont en échec scolaire-, les jeunes l'occupent par des après-midi et soirées animées. Quand un plus fort attrape un petit, les potes sont contacté par SMS ou coups de fil, et les groupes s'affrontent, se mettent pièces, se lynchent mais s'arrêtent. Les jeunes rencontrés ne comprenaient pas que l'on aille si loin dans la violence : En général, on sait s'arrêter. On se bat mais on ne s'entretue pas.

Zineb Dryef et Chloé Leprince


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Par comptecourant
07H37    25/06/2008

Ce sont de jeunes abrutis qui feront des vieux cons, et je n’ai pas besoin d’une boule de cristal pour le prédire. Inutile de leur parler d’intifada et de shoah, ils n’en sont pas là ces termes n’ont aucune signification pour eux. Tout ce qui les anime, c’est la dépouille et la castagne. Ils reproduisent le scénario des bandes d’il y a 40 ans, mais il faut bien dire que certains leur ont montré comment faire, ça ne s’invente pas. Et en effet, la plupart du temps, ils s’agit de vols et de trafics organisés.
Ne demandez pas où sont les parents, ils sont en quelque sorte complices par démission. Les associations et clubs en tous genres, chacun le sien, renvoient au clivage entre communautés, préfectures et maires d’arrondissement préférant taire le problème comme s’ils devaient cacher des virgules honteuses sur les murs. Un coup de karcher et au suivant. Notez bien qu’il se passe la même chose dans le 18è arrondissement, les gamins se font chataigner par le même type de bandes à la sortie des écoles pour un portable, ils en ciblent un ou deux et fondent dessus à 10 ou 20. Mais il faut un mort ou un demi-mort pour que ça fasse les gros titres.

 
Par Le Yéti
08H40    25/06/2008

« ANTISÉMITISME PAR INCIDENCE »

Ce sont les termes finalement retenus par la justice pour qualifier l’agression dont a été victime le jeune Rudy dans le XIXe arrondissement de Paris.

Ce qualificatif d’ « incidence » est révélateur de l’explosion fantasmatique qui a inondé les médias et les déclarations publiques après cet acte de violence malheureusement banal et ressortant d’affrontements communautaires quasi quotidiens dans ces quartiers.

Nulle question bien sûr de nier ici l’arrière-plan antisémite de cet acte grave. De même qu’on ne peut nier le caractère anti-arabe des violences commises par la bande communautaire à laquelle participait activement le jeune Rudy (je justifie cette affirmation par les condamnations judiciaires qui pèsent sur lui et les actes qui les ont entraînés).

Mais nulle question non plus de se laisser entraîner dans la spirale infernale de l’engrenage violence contre violence, en essayant de minimiser un acte par celui, contraire, qui l’aurait entraîné. Et ainsi de suite.

Non, ce qui frappe ici encore, et inquiète au plus haut point dans notre descente aux enfers généralisée vers le chaos social, c’est ce triomphe total du fantasme et de la haine sur la raison et la prudence. Et le fait que nos élites elles-mêmes y cèdent sans aucun frein, quand elles ne les orchestrent pas : « … « sous le SEUL prétexte qu’il portait une kippa » (Nicolas Sarkozy, cité dans son éditorial par Pierre Haski qui souligne lui même l’incongruité de ce « seul »).

La multiplication de ces emballements médiatiques, ces explosions fantasmatiques marquées par la haine et la peur de l’autre, cette volonté de les maintenir et de les justifier coûte que coûte malgré les évidences de la réalité (« antisémitisme par incidence » !!!) est une porte ouverte sur les dérives les plus glauques, sur les tragédies civiles dont les peuples ne se remettent pas. Sauf à se boucher le nez.

 
Par Kereven
09H11    25/06/2008

J’habite le quartier (j’y suis né) et franchement, à part quelques coups échangés de temps à autres, pour faire du sport, il ne se passe pas grand chose. Pourant, c’est une succession de ghettos, c’est l’impression que cela donne, de plus en plus intégristes au fil des années, et dans toutes les communautés. C’est effectivement une alternance d’immeubles bobos et de cités de 15 à 20 étages. Je suis dans l’une des parties « juive » du quartier (les ex de Belleville, virés par la communauté chinoise) et je ne rencontre aucun acte antisémite. L’affaire dont on parle me semble plus un règlement de compte entre bande qu’un agression antisémite, ce qui arrange pourtant le pouvoir et notre tout petit timonier qui est en Israel et se doit de la ramener pour montrer qu’il est un homme fort, mais si cette agression est foncièrement stupide, violente et insensée, elle s’inscrit dans une logique de quartier où l’on se bat pour s’occuper plus que par haine. Pendant la fête de la musique, dans une cité « juive » il y avait un grand concert africain où les beurs sont venus faire les grillades pour tous le monde. Tant qu’il y a la musique…

 
Par Dave Feng
10H34    25/06/2008

Chaque fois que ce type de sujet fait l’actualité, nombre des commentateurs de RUE89, qui pourtant professent unanimement une grande méfiance envers les « emballements médiatiques », usent, sans le moindre discernement, de cet outil d’analyse, sorte de clef grossière, qu’est la distinction entre le « républicanisme » et le « communautarisme ».

La plupart ne se sont clairement jamais posé la question du sens de ces notions et n’en conservent que la valeur « axiologique »: « républicanimse=bien » et « communautarisme=mal ». Tous les commentaires sont contre le communautarisme, au nom d’un laïcisme républicain, anonyme et prétendument égalitaire.

Toutefois, ce n’est pas parce qu’ils sont idéologiquement opposés au communautarisme qu’ils n’appartiennent pas à une communauté, mais c’est parce qu’ils n’appartiennent pas à une communauté reconnue qu’ils critiquent le communautarisme. - En fait, ils professent non une doctrine car elle leur semble la plus rationnelle, mais parce qu’elle légitime, après coup, pour ainsi dire, leur position dans la société.

Pourtant, s’ils n’appartiennent pas à une communauté reconnue, cela ne signifie pas qu’ils n’appartiennent pas à une communauté. Les « républicains » appartiennent à une communauté - les mâles blancs, intégrés socialement et idéologiquement à la société - et tous les convertis fervents qui leur emboîtent le pas (femmes, noirs, étrangers - en cours de survalorisation pour mieux s’intégrer).

Les « républicains » doivent tourner le scalpel de l’analyse vers eux et se rendre compte qu’ils n’ont pas établi de rapport de droit comme ils le croient, mais un rapport de force: ils sont la communauté dominante et ils ont établi un rapport de force avec les autres communautés. Ainsi faisant, ils ont légitimé l’idée de communauté: puisque la communauté cela marche pour eux et cela leur assure la main-mise sur le monde - pourquoi les autres ne se constitueraient pas en une communauté concurrente?

Le républicanisme n’est qu’une version affinée et cynique du communautarisme.

Aussi, ce qui s’oppose au communautarisme (car il faut bien s’y opposer, comme il faut s’opposer au républicanisme, qui sont deux formes de violence faite à l’individu), c’est une idéologie qui, au lieu d’imposer une identité aux citoyens, s’efforce de trouver l’identité de condition qui existe derrière les différences culturelles qui distinguent les citoyens.

Dans cette perspective « unanimiste », il semble qu’il y ait deux hypothèses: soit l’adoption d’une unité sous une autre critère que culturel (par exemple: nous sommes tous des travailleurs - hypothèse communiste), soit l’adoption d’une unité de droit, plus individualiste et libérale (au sens de Jefferson) qui peut avoir deux formes concrètes, un individualisme strict ou un anarchisme non-violent.

Pour ma part, je rejette l’hypothèse communiste car il me semble que nous ne sommes pas tous des travailleurs - et que, plus généralement, il n’existe pas d’unité de fait entre les hommes, seule une unité de droit.

- Bon, c’est très long, et, je le sens bien, un peu docte, mais mon dessein est d’amener les prompts pourfendeurs du « communautarisme » qui liront ces lignes à se demander quelle est leur idéologie sous-jacente et si leur position est vraiment la plus rationnelle.

 
Par richelieu94
10H36    25/06/2008

le terme identité est problématqiue car il renvoie justement à un projet de socéité qui serait construit au dessus de communautés… Il n’y d’identité nationale que dans la volonté du plus grand nombre de vivre selon un ensemble de règles et de valeurs qui unissent… je ne me sens pas plus proche d’un bérrichon que d’un français d’origine guinéenne pour une question d’identité… par contre je me sentirai en communauté de pensée et d’oppinion avec un juif sépharade d’origine marociane qui partage avec moi une idée des droits de l’homme, de la solidarité sociale, de la liberté d’expression… Si identitée française il ya elle est dans l’égalité (de tous); la liberté de (tous) et le fraternité (entre tous) pas dans une nébuleuse division ethnico-religieuse qui ne correspond pas à une réalité culturelle, humaine et citoyenne.. je cois que malheureusement aujourdhui le magma intellectuel de beaucoup de personnes (dont des jeunes) fait qu’il y a des recréations identitaires mouvantes et peu stables, dangereuses car opportunistes (selon l’actualité internationale, selon les héros du moment): en ce sens, le terme d’identité nationale va dans ce sens et contribue à la putréfaction du climat…