
Lorsqu'une fois de plus, un Etat européen ne ratifie pas un énième traité sur l'Union, l'Europe connaît la crise, le chaos, le désespoir. A chaque fois, quelque chose de crucial est en jeu, comme la création de la monnaie européenne. Souvent, l'État récalcitrant est de petite taille, à l'instar du Danemark, dont l'électorat a rejeté en 1992 le traité qui menait justement à la création de l'euro. A l'issue de ce rejet, la France et l'Allemagne avaient déploré le fait qu'un petit nombre de Danois « bloquaient l'Europe ». Les États européens ont remis les Danois à leur place, renégocié le traité et proposé un certains nombre de garanties, jusqu'à ce que les électeurs danois votent « correctement », un an plus tard. L'ordre a été restauré. Jusqu'à ce que les Français votent contre la constitution européenne lors d'un référendum en 2005.
Cette semaine, le grand méchant est l'Irlande, le pays qui a probablement le plus bénéficié de son adhésion à l'Union européenne. Les deux premières décennies suivant cette adhésion, les Irlandais ont reçu environ 50 milliards de dollars de la part des autres contribuables européens, une somme qui a permis de transformer ce pays à la traîne réputé pour ses poètes tragiques en un succès économique du XXIe siècle connu pour ses sociétés de logiciels. Ville des bas-fonds, Dublin est devenue une ville champignon, les Irlandais ont commencé à accueillir des immigrés, et lors d'un moment rentré dans les annales, le PIB par habitant a dépassé celui de la Grande-Bretagne. Il a continué à croître et demeure remarquablement l'un des plus élevés du monde.
Comme souvent, des électeurs se sont servis du référendum pour s'exprimer sur un tout autre sujet
Aussi, le rejet décisif par l'Irlande du traité de Lisbonne la semaine dernière s'avère poignant : le pays qui doit le plus à l'Europe vient de bloquer, peut-être pour toujours, une série de réformes remplaçant la constitution avortée. Réformes qui avaient pour but de donner un vrai visage à l'Europe en matière de politique érangère : un président, par exemple, et un ministre des Affaires étrangères. Pourquoi les Irlandais ont-ils dit non ? La réponse à cette question se trouve en partie dans la lettre de protestation qu'un noniste du district de County Clare (sur la côte ouest de l'île) a joint à son bulletin de vote. Il avait le choix entre soutenir ou rejeter une politique européenne unifiée, mais il a décidé à la place de protester contre Aer Lingus, la compagnie aérienne irlandaise, qui n'assure plus de vols entre l'aéroport international de Shannon et celui de Heathrow à Londres. « Ayons pitié des pauvres dirigeants européens » qui doivent composer avec ce type de réaction, écrit Fintan O'Toole, un éditeur du Irish Times, en racontant qu'à Galway City, une femme a déclaré qu'elle ne voterait pas pour le traité par peur de voir ses fils aussitôt enrôlés dans la nouvelle armée européenne, que le traité ne prévoit pourtant pas.
Comme c'est toujours le cas dans ce type de situation, il semble que la plupart des électeurs n'ont pas lu le traité ou ne l'ont pas compris, ou se sont servis du référendum pour s'exprimer sur un tout autre sujet, comme sur le besoin urgent d'instaurer des vols directs vers Londres. Et même si le courant de pensée principal de la classe politique, tous grands partis confondus, les lobbies d'affaires et même l'Église catholique ont soutenu le traité, leurs slogans fades et peu informatifs (« Bon pour l'Irlande, bon pour l'Europe ») n'ont convaincu personne.
Des hauts fonctionnaires qui ne se sentent pas responsables vis-à-vis d'un électorat spécifique
Ceci est devenu une norme : pendant les campagnes précédant un référendum voué à l'échec, la classe politique, qu'elle soit danoise ou française, ne réussit jamais à vendre une réforme institutionnelle complexe au grand public, ni à expliquer aux électeurs en quoi ça les concerne. Cela ne surprend peut-être plus personne. Peut-être y aura-t-il un jour un pays nommé Europe où les citoyens seront aussi attachés aux institutions qu'ils le sont à leurs institutions nationales aujourd'hui. Mais nous n'en sommes pas là. On constate juste que les référendums nationaux sont facilement pris en otage par la rumeur, le ouï-dire et des campagnes électorales mettant l'accent sur un seul sujet, aussi fou soit-il.
Surtout, cette tendance ne semble pas prête de changer, du moins pas avant très longtemps. Donc peut-être serait-il mieux pour tout le monde que les dirigeants de l'Europe acceptent ce problème, essaient de le comprendre et aillent de l'avant. Finalement, une Europe où certains États adoptent la monnaie commune et d'autres non ne pose pas de véritable problème. On peut sans doute penser la même chose d'une politique étrangère européenne commune. Elle est toujours plus efficace lorsque de puissants États-nations comme l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et deux ou trois autres se réunissent, prennent une décision et restent fidèles à celle-ci. Au contraire, la politique étrangère « européenne » est souvent la plus faible lorsqu'elle est mise en œuvre par des hauts fonctionnaires qui ne se sentent pas responsables vis-à-vis d'un électorat spécifique.
Alors ne prêtez pas attention aux lamentations de Bruxelles : en fin de compte, si les Européens les plus enthousiastes, à savoir les Irlandais, ne se sont pas sentis suffisamment concernés pour lire le traité qu'ils ont rejeté, c'est peut-être une bonne chose qu'il n'ait pas été ratifié.
Article traduit par Marie Peterson
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De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 16H03 | 24/06/2008 |
On ne relira jamais assez « Le grand bond en arrière » de Serge Halimi. (Fayard,2004)
…[ Or, comme Christopher Lasch le rappelait en 1995 dans la « Révolte des élites », le problème des riches n'est pas seulement qu'ils sont devenus infiniment trop riches. C'est aussi que leur argent les isole d'avantage qu'avant des réalités quotidiennes des autres, les maintenant dans un cocon d'abstractions et d'images, de réalités virtuelles et d'univers simulés. La « révolte des élites », y compris celles qui se proclament de gauche, c'est d'abord leur état de sécession sociale, leur déclaration d'indépendance. La mobilité du capital a fait d'elles des touristes dans leur propre pays, les consommateurs d'un « bazar global » qui parlent entre eux un dialecte inaccessible ». A l'écart des villes industrielles, non dépendants des services publics et de la protection sociale, protégés de la violence ordinaire, « ils se sont retirés de la vie commune et ne veulent plus payer pour ce qu'ils ont cessé d'utiliser ». Dédaigneux d'un peuple - le leur - dont ils méprisent les valeurs et que, grâce aux médias, ils veulent persuader de son incompétence, ils se proclament nomades et « citoyens du monde ». Tout en refusant les responsabilités que la citoyenneté implique….]
à Jonas2
De bloqué le 24.09.09
17H37 | 24/06/2008 |
Pétition adressée à l'Union Européenne :
Pour la suspension (jusqu'à ce qu'Israël respecte les Droits de l'Homme) de l'accord qui donne à Israël le statut de partenaire privilégié de l'Union Européenne.
Cet accord était en effet conditionné au respect par Israël des Droits de l'Homme, conditions qui ne sont à l'évidence pas respectées.
Cet accord permet à Israël d'exporter facilement dans l'Union Européenne.
Une bonne réponse aux manœuvres de Sarkozy et à son voyage :
http://www.thepetitionsite.com/1/Suspend-EU-Israel-Trade-Agreement
Suspend EU-Israel Association Agreement
Target : The European Parliament, The European Union
Sponsored by : The Peace Cycle
We call on the EU to suspend the EU-Israel Association Agreement until Israel respects human rights and International Law.
The EU is Israel's biggest importer of goods, and its second biggest exporter. In 2006 the total traded between the EU and Israel amounted to 23.5 BILLION Euros.
The EU-Israel Association Agreement forms the legal basis for this relationship which gives Israel preferential trade terms with EU countries.
Article 2 of the Agreement states that these relations shall be based on respect for human rights and democratic principles which must guide internal and international policy.
The EU is therefore obligated under this Article to suspend the EU-Israel Association Agreement whilst Israel is in breach of human rights.
Sgnons tous cette pétition.
à bloqué le 24.09.09
De calimero29
10H39 | 25/06/2008 |
Tant qu'à parler d'UE et de Droits de l'Homme , n'en oublie pas la moitié en route :
http://www.liberation.fr/transversales/grandsangles/334303.FR.php
Parce l'UE leur file 700 millions d'euros, chaque année qui passe, aux mafiosis qui mettent des balles dans le genou de leur frère.
Et encore, ça, c'est pour les frères.
Un israélien qui se perd dans gaza, lui, se retrouve lynché à mort devant les caméras du monde entier.
http://www.dailymotion.com/alex-h/gaza/video/x1x0lm_le-lynchage-de-ramal…
Version gazaouie des Droits de l'Homme, sans doute.
à calimero29
De bloqué le 24.09.09
10H40 | 25/06/2008 |
J'aimerais que tu sois aussi critique envers le colonialisme d'Israël, calimero, ce pays raciste, le fer de lance des Etats-Unis pour faire main basse sur les richesses du Moyen Orient et qui à ce titre est le premier pays en terme d'aides reçues des Etats-Unis.
Israël est en train d'assiéger une population civile je te le rappelles, et les droits de l'homme y sont bafoués tous les jours.
à calimero29
De calimero29
20H37 | 25/06/2008 |
Vu le titre de l'article, c'est vraiment de l'obsession.
mais bon :
1) il y a 1 200 000 arabes qui sont citoyens en Israël, représentés à la Knesset par 13 députés.
Combien de juifs vivent à gaza ou en Judée Samarie ?
Il ne vaut mieux pas, ni y vivre, ni même s'y promener :
http://www.dailymotion.com/alex-h/gaza/video/x1x0lm_le-lynchage-de-ramal…
http://www.a7fr.com/Article/53436.htm
Racisme, racisme, le mot est bien trouvé, pour le coup.
2) « Faire main basse sur les richesses du Moyen-Orient…. »
Ils ont bien mal choisi la zone où ils pouvaient faire main basse sur quelque chose, en tout cas.
A propos de richesses, 40Km² d'implantations à gaza ont nourri 1 million d'habitant, jusqu'en sept. 2005.
Depuis, ces 40 Km² sont retournés à l'état où ils étaient avant 1967 : un désert de pierres.
3) Israël a accepté une trêve avec le hamas, il y a une semaine de ça.
Bilan : 1 obus de mortier, lundi soir, et 3 roquettes qassam tirées sur des civils à Sdérot, hier.
Donc, comme c'est (encore) reparti, les habitants de gaza risquent fort de ne pas voir leur situation s'améliorer avant un moment.
Rendez-vous dans 60 ans, 1 mois et 12 jours, pour faire le bilan, Soh.
En attendant, bons posts sur ce forum ; o))
à calimero29
De littleredhoodie
jeune | 16H08 | 25/06/2008 |
Tu sais je suppose que les balles dans le genou c'est une methode utilisee contre les dealeurs ? Sans approuver, il me semble quand meme que le terme mafiosi est mal approprie. De toute facon l'UE donne de l'argent a la Republique d'Irlande et non a l'Irlande du nord donc c'est completement hors propos.
à calimero29
De calimero29
20H55 | 25/06/2008 |
Savez-vous pourquoi les 40 Km² d'implantations à gaza sont retournées à l'état de désert de pierre, littleredhoodie ?
Non, pas parce les orangistes voulaient défiler dans le quartier catholique, littleredhoodie.
Pas pour ça, mais parce que les chefs de gang locaux n'ont pas réussi à se mettre d'accord pour le partage du gâteau.
Version gazaouie des Droits de l'Homme, paragraphe 2.
à Jonas2
De pablico
18H38 | 24/06/2008 |
cette analyse sonne juste.
à pablico
De calimero29
10H21 | 25/06/2008 |
Pour sonner, ça, ça sonne.
De Pépé la Jactance
insituable | 16H45 | 24/06/2008 |
J'ai entendu dire que si le non l'avait emporté c'était à cause du vote négatif des oubliés du « miracle » irlandais.
Qui peut m'en dire plus ?
à Pépé la Jactance
De pablico
18H42 | 24/06/2008 |
on ne saura jamais l'analyse de ce non. ceux qui ont voté oui, ont votés pour leur raisons personnelles (plusieurs) et ceux qui ont voté non, aussi et comme chacun à une raison très personnelle (dans l'article le mécontentement d'une ligne aérienne, et un hypothétique enrôlement dans une hypothétique armée..)
De C. Creseveur
D'actualité | 17H13 | 24/06/2008 |
Il me semble à lire cette tribune que les raisons du vote irlandais sont identiques au notre : on ne comprend pas en quoi un traité illisible, incompréhensible et donc inexplicable serait bon pour nous !
En revanche on voit assez vite en quoi il serait utile de voter non parce que tous les inconvénients de l'Europe nous sont désormais quotidiens, à commencer par les plus flagrants : une forte inflation, la destruction des services publics, la mise mal de la protection sociale, etc.
Il faut vraiment être un politique pour ne pas le comprendre.
à C. Creseveur
De marie 75
3563
18H30 | 24/06/2008 |
Ne jamais prendre les électeurs pour des idiots !
En France, on a essayé de nous la jouer : « le peuple n'a pas compris » ;
Mais si ! ! !
On avait même TB compris !
Et on a voté NON !
Pour preuve, dans toute la France, avant le vote,
l'Europe était le sujet Numéro un de tous les dîners, réunions et autres cénacles le long d'un comptoir.
Cela donnait même lieu à des engueulades de 1ère catégorie et … sur le fond ! ! !
Et on nous rejoue le même refrain pour les Irlandais !
Vive la Guiness !
Ils ont compris et ont voté !
Quant au traité simplifié … copie conforme du traité initial…
Simplification … « mon cul ! »… dirait Zazie.
à marie 75
De Gotch
15306
ancien ouvrier de la banque | 19H38 | 24/06/2008 |
Du haut de leur morgue, les Grands Garçons nous regardent, hébétés. J'oserai même dire qu'ils n'ont pas été vexés, parce qu'ils n'ont pas du tout compris que les citoyens, au moins en France, ont joué à fond leur rôle en s'y mettant à tous : il s'agissait de décortiquer un texte pas si simple et souvent tendancieux dans ses formulations. Dans le traité de Lisbonne, on a remélangé complètement les cartes, mais celles-ci sont identiques aux précédentes, excepté quelques modifications pas forcément dans le bon sens !
Les Grands Garçons doivent commencer à craindre « leurs » peuples !
De kawouede
18H09 | 24/06/2008 |
Bonne chute.
De Humain
19H00 | 24/06/2008 |
Dire « non » à un référendum serait une ingratitude ?
Où va-t-on ?
Si ma municipalité installe ou améliore une ligne de bus, alors je me dois de voter pour elle ?
De kusanar
22H31 | 24/06/2008 |
On parle énormément de ceux qui ont voté non pour d'autres raisons que l'objet du référendum…on oublie que le pourcentage de ceux qui ont voté non pour autre chose est certainement très proche que celui de ceux qui ont voté oui pour les meme raisons…totalement étrangère au traité.
Je me souviens encore d'un personnage qui me disait qu'il allait voter oui en 2005…je lui ai demandé pourquoi : « parce que c'est pour faire l'europe », je lui ai donc demandé s'il avait lu le joli petit résumé de la constitution qu'on lui a envoyé : « non »…
à kusanar
De letsgonice
18H25 | 28/06/2008 |
à Kusanar…
Tout est là : le traité et son « soi-disant mini », rien n'a été fait pour communiquer intelligemment, c'est-à-dire de manière intelligible.
Il aurait dû être concis et le plus clair possible pour tous (comme par exemple 53 = 53, en % dans le texte ! ).
Et puis, il est évident qu'il faudrait demander à l'ensemble des Peuples Européens de voter tous ensemble le même jour pour la même question « êtes-vous pour ce que DIT le texte, OUI ou NON ? ).
Tant que cela ne sera pas capté par les pouvoirs en place, rien ne passera (si ! eux…).
De rakosky
CITOYEN | 22H36 | 24/06/2008 |
Pardonnez mon scepticisme,mais j'ai du mal à voir en Sarkozy,un homme des Lumières,un nouveau Monarque éclairé annonçant une ère nouvelle pour l'Europe.
La politique est devenu une chose étrange qui s'apparente à un art du dévoiement, tout hommage vibrant sonne comme l'annonce d'une liquidation imminente,toute promesse est menace et trahison.,la République elle même, semble prise dans une mortelle étreinte n'attendant plus que le coup de dague ou le baiser de l'assassin…
Vous avez dit Civilisation,mais pour le peu que j'en sais,nous ne parlons pas d'une Sainte Relique entourée par tous d'une pieuse dévotion,mais de ce qui fonde l'unité et l'altérité de notre continent,en un mot nous parlons d'un héritage contesté et menacé.
La civilisation n'est pas une abstraction,l'addition des cathédrales, de Shakespeare et Rembrandt,elle s'incarna aujourd'hui dans l'existence des Nations Souveraines de l'Europe,dans l'existence d'un certain nombre de droits,de rapports sociaux, qui sont justement au centre de toutes les remises en cause ,de toutes les attaques
L'Europe nouvelle annoncée ressemble un peu trop à celle du Congrès de Vienne ,l'intention est trop manifeste d'effacer de notre Histoire, les Ordonnances de 1945,les acquis de 1936,les lois laïques de 1905,jusqu'à nos départements que la Commission Attila veut supprimer..
Pardonnez moi,mais je souhaiterais ne devoir jamais parler de civilisation sur le champs de ruines de notre continent dévasté
Il est beaucoup question des racines chrétiennes de l'Europe,mais si nous parlions un peu des Grecs.,parce que nos racines,elles sont aussi un peu là bas, du coté de l'Agora
Ce que nous devons aux Grecs,c'est tout simplement l'invention de la politique,l'instauration de l'ECCLESIA,comme assemblée souveraine des citoyens.
La discussion publique des affaires de la Cité,le vote souverain des citoyens sur les questions de la guerre et de la paix,l'élection ou le tirage au sort des magistrats..,peut on faire comme si tout cela ne nous concernait pas..
Certes,la Cité démocratique d'Athènes ne fut qu'un bref instant de l'histoire de la Grèce,certes il y eu l'impérialisme,les esclaves,mais tout de même quel moment ce fut dans l'Histoire des hommes ! Cela vaut bien les tribus de l'Ancien Testament,Périclès et Démosthène valent bien bien Augustin et cette canaille de Constantin
Pour revenir aux racines chrétiennes de l'Europe,il est un fait qui semble avoir échappé aux commentateurs,c'est que l'Europe a connu ce moment particulier de son Histoire ou elle s'est dressée contre sa propre Tradition.
En un mot si dans ce pays la République fut fondée,si elle a ici des bases plus fermes que dans tout le reste de l'Europe,c'est parce que la Révolution osa jeter à bas le Trône et l'Autel,c'est cela aussi notre Tradition
Il ne semble pas ,que dans ce pays ni sur ce continent, la meilleure part de ce que nous avons en partage doive beaucoup à notre Sainte Église apostolique et romaine,mais beaucoup plus à Kant ,Thomas Payne et Robespierre,cela aussi c'est notre tradition..(à suivre)
De Jaùsep
| 23H09 | 24/06/2008 |
@ rakosky
Une intervention que je trouve d'une grande profondeur…
J'ai revisité avec elle le sens des civilisations, la recherche du meilleur et la noblesse de la pensée au travers de cette exégèse historique et de gens illustres que l'on a peut-être pas compris..
Et puis, cette crainte ressentie dans cet avenir proche, non pas pénurie de l'accessoire non, une déprime de l'esprit humain, une dépression des sociétés du savoir, une déchéance sociétale !
Mais ce n'est qu'un préssentiment, peut-être votre suite viendra l'instruire : le confirmer ou l'infirmer.
Merci pour ce point de vue.
De Humain
23H31 | 24/06/2008 |
Prenons un exemple actuel…
Titre des journeaux :
« l'UE ne fait pas marche arrière pour la pêche au thon »
Bon, soit !
En regardant de plus près on s'aaperçoit qu'il ne s'agit pas vraiment de l'UE et de son conseil des ministres mais de la « commission ».
« La Commission ne reviendra pas sur sa décision »,
Comme le déclare le commissaire européen à la Pêche, Joe Borg.
Preuve s'il devait y en avoir que :
1 - le président de l'UE ne sert pas à grand chose sinon à organiser ce que la commission à décidé.
2 - C'est la Commission Européenne (organe non élu) qui décide.
On peut trouver des dizaines d'exemples comme celui ci..
L'ingratitude populaire citée ci dessus serait plutôt de la clairvoyance…
Par ailleurs si l'Irlande doit être redevable pour 50 milliards versé par l'Europe, combien nous coûterait la modernisation d'un pays autrement plus important comme l'est la Turquie ?
Et, à l'instar de l'Irlande, faut-il se poser la question en ce sens ?
Je ne le pense pas.
De miresa
00H03 | 25/06/2008 |
le jeu des 1 euro …
quel pays préside l'Union Européenne en ce moment ? ?
banco
quel pays présidait l'Union Européenne juste avant ? ? ?
superbanco
qui décidera en Union Européenne après le 1/7/2008 ? ? ?
De Ferdinand.Bardamu
13H20 | 25/06/2008 |
Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage. Et allez hop encore un petit peu de propagande : les gens n'ont pas répondu à la question, n'ont pas lu le traité, ne comprennent rien, le « Non » est tellement disparate, et j'en passe et des meilleurs…
Continuez donc à fermer les yeux et à vouloir travestir la réalité, elle vous reviendra un jour dans la figure, c'est certain.
De raleuse13
idéaliste ? oui ! j'assume ! | 13H24 | 25/06/2008 |
En tous cas, nos sénateurs français ont bien compris les leçons à tirer des « non » précédents, puisque :
« Les sénateurs ont supprimé lundi soir en séance plénière un amendement introduit par les députés dans la réforme des institutions rendant obligatoire un référendum pour une adhésion éventuelle de la Turquie à l'Union Européenne. »
Trouvé ici : http://www.marianne2.fr/
dans les nouvelles « en bref »…
Du coup, qu'on soit « pour » ou « contre » l'adhésion de la Turquie… nous ne serons pas consultés !
C'est tellement plus simple !
De littleredhoodie
jeune | 15H56 | 25/06/2008 |
Il y a bien sur des « oublie du miracle » mais je ne crois pas qu'ils soient responsable du « non ».
Je suppose que beaucoup des « oublies » et beaucoup d'irlandais en general aurait vote non..si ils avaient vote.
Double ironie ou meme triple pour les partisans du traite : celui-ci a ete rejete non seulement par le pays qui a le plus beneficie des aides europeennes, aussi un des plus petit pays d'europe du point de vue de sa population, mais combler le tout par moins de la moitie de ses citoyens. En gros le traite a ete rejete par environ 1,5 millions de personnes.
Mais je ne pense pas me tromper en disant qu'ils auraient vote « non » pour au moins une bonne raison :
La campagne pour le « oui » a ete menee par les principaux partis, qui representent donc le gouvernement, qui represente entre autres chose l'inefficacite sur le plan social et la corruption. Une des tetes d'affiche du « oui » par exemple etait l'ancien premier ministre, qui venait de demissioner apres une affaire d'argent detourne -a croire qu'ils ont cherche a saboter l'affaire-. Une autre a admis en public ne pas avoir lu le traite.
Pour finir les irlandais ne votent pas ou votent contre, peut etre tout simplement parce que d'une maniere generale ils n'ont aucune confiance en leurs institutions et ne croient pas que leur gouvernement puisse changer quoi que ce soit a leur vie quotidienne, mais ils ont quand meme un idee de ce qui se passe.
Les anecdotes sur les avions et l'armee c'est un peu facile.
à littleredhoodie
De calimero29
18H36 | 25/06/2008 |
Pour résumer, dans un référendum, on ne vote pas pour répondre à une question, mais pour répondre à celui qui la pose.
D'où la totale idiotie d'organiser un référendum sur une question européenne, en l'organisant au coup par coup, à l'échelle d'un pays membre.
De Louis Crandell
14H04 | 27/06/2008 |
Ce que je trouve assez significatif, c'est les « explications » données par les partisans du oui pour essayer de discréditer le vote populaire du non, pour finalement niez la démocratie et continuer la ratification du Traité. En France nous avons eu droit à des « explications » aussi très tendancieuses voir crapuleuses (par exemple quand le vote non fut assimilé au fascisme…).
Lire : 5 vérités sur le « non » irlandais
par Herwig Lerouge
La campagne des dirigeants européens pour délégitimer le vote des Irlandais.
Pour l'Union européenne, le « non » irlandais n'est pas une bonne réponse.
Du coup, tout est bon pour forcer la population à accepter le Traité.
Même la désinformation.
http://www.michelcollon.info/articles.php ? dateaccess=2008-06-26%2015 : 22 : …
De Frédéric Maurin
prolétaire | 17H38 | 28/06/2008 |
« Après le vote NON irlandais, une clarification politique à gauche est nécessaire. »
http://www.m-pep.org/spip.php ? article798
http://rupturetranquille.over-blog.com/article-20599442.html
De JANCAP
10H56 | 01/07/2008 |
ARRETONS CES PERVERSITES …POUR SAVOIR POURQUOI ON A VOTE NON ! SE DEMANDE-T-ON POURQUOI ON A VOTE OUI ? …
DEMANDEZ-VOUS PLUTOT POURQUOI …ON NE VOTE PAS, DANS LES AUTRES PAYS ! ! !
DEMANDEZ-VOUS POURQUOI IL Y AURAIT EU UNE TRES GRANDE MAJORITE DE NON, SI L'ON AVAIT DONNE LA PAROLE -COMME EN IRLANDE- A TOUS LES PEUPLES DE L'UNION EUROPEENNE.
Petit rappel de notre campagne pour le référendum français de 2005, juste pour rire :
LETTRE LIBRE ET NON FAUSSEE
AUX PARTISANS DU NON
Un peu de sérieux, les partisans du NON ! Non mais c'est vrai ! … Il faut que l'Europe avance ! Qu'elle S'ADAPTE aux réalités du monde !
Vous croyez qu'on a l'air malin ? …AVEC TOUTES CES CHARGES ? …pour affronter la mondialisation ? Hein ? ? ? Comment concurrencer les Indonésiens, Chinois, Tunisiens et autres Polonais, avec ces salaires, cette protection sociale (santé, retraites, famille…), toutes ces contraintes (droit du travail, sécurité…) ?
Il faut libéraliser tout ça, et D'ABORD DANS L'EUROPE. Surtout, « une concurrence libre et non faussée », exactement comme « le renard libre dans un poulailler libre ». Etre le plus fort et gagner. Faire avancer l'Europe quoi… S'adapter… Devenir la région du monde la plus compétitive ! Exaltant non ?
Suivons les magnifiques exemples de nos ancêtres Européens, grands souverains et possédants, qui ont su faire une super-mondialisation avec leurs Royaumes, Empires, Colonies et esclaves. Là, ça tournait ! Bon quelques guerres, quelques massacres, on ne peut pas tout avoir… et on le regrette, croyez-moi.
Et puis sont arrivés des concepts stupides, genre indépendance, Liberté-Egalité-Fraternité (et quoi encore ? ), genre protection sociale, droits du travail, SMIC… et j'en passe ! Bref, moins de « liberté » pour entreprendre. Ensuite, devoir partager les richesses… avec les pauvres ! Alors que nous faisions si bien la charité.
Et le plus beau, le suffrage universel ! Laisser des non-spécialistes voter pour décider ! Bref, on risquait, à terme, une Europe démocratique et sociale …qui pouvait contaminer le monde entier !
Fort heureusement et grâce à nos Clubs ultra-libéraux, l'OMC, le FMI et les PARADIS FISCAUX sont arrivés ( l'ONU on s'en fout, on la tient… ), pour pouvoir MANAGER PLUS LIBREMENT et donner du travail aux pauvres. Ils ne demandent que ça, eux ! Et en plus, pour pas cher ! Enfin, avec les délocalisations, on peut repartir vers un peu de « mondialisation heureuse »…
Bon, on veut bien être gentils avec les Européens, leur donner UNE GROSSE CONSTITUTION avec plein de droits fondamentaux, d'institutions …et qui parle du social ! On « reconnaît » et on « respecte » mais on ne peut rien garantir car le monde bouge, évolue. Quant à l'économie sociale, aux salaires et aux droits sociaux, tout a une fin : ce sera « concurrence libre et non faussée » ou rien !
ET VOUS VOUDRIEZ VOTER NON à cette Constitution ? ? ? Allez donc voir en Asie et dans les anciens pays de l'Est ! Avec tout ce que l'on vous donne, ils seraient bien heureux de voter oui, eux ! Allez, soyez raisonnables, il faut vous adapter pour que l'Europe avance. Et n'oubliez pas, PRESQUE TOUTES LES ELITES ET LE SHOW-BIZ SONT POUR LE OUI. Alors…
ANONYME (pour protéger la pureté de mes convictions)