Difficile d'ouvrir un magazine, de regarder un programme télévisé ou d'écouter la radio sans tomber, à un moment ou à un autre, sur une série de conseils pour obtenir son diplôme d'écologiste dans la vie de tous les jours. Ces sept, dix ou douze gestes qui soulageront à bon compte notre conscience environnementale sont aussi subversifs que fermer le robinet quand on se brosse les dents ou éviter de prendre sa voiture pour aller à la boulangerie du village.
Evidemment, les comportements individuels ont toute leur importance dans la préservation d'un environnement de plus en plus menacé et il ne s'agit pas de les dénigrer. Mais cette rééducation écologiste organisée par les pouvoirs publics, relayée par les médias et appuyée par bien des financeurs privés a aussi un sens politique quand, dans le même temps, la plus grande discrétion couvre le lobbying effréné que mènent les grandes firmes pour échapper à la contrainte.
De la même manière, les gouvernements prennent bien soin de ne jamais évaluer l'impact global des politiques libérales sur l'environnement, ce qui donnerait sans aucun doute le tournis. Pour ne citer qu'un exemple, l'Union européenne, que chacun s'accorde à trouver « en pointe sur les questions environnementales », continue de consacrer 50 milliards d'euros par an pour soutenir une agriculture intensive destructrice des écosystèmes et de la paysannerie.
Pour s'adapter à l'air du temps et au format médiatique dans lequel se fond le discours officiel, voici donc dix gestes pour sauver la planète. Mais pour la sauver vraiment, et pas seulement pour masquer le renoncement du politique face à l'avancée du néo-libéralisme.
Instaurer de nouveaux droits de douane et restaurer un contrôle des changes
Ce premier « geste » a un objectif très simple : mettre fin au libre-échange, qui ne représente une liberté que pour les multinationales et les investisseurs. Il s'agit de la toute première étape à envisager, puisqu'il est impensable de reconquérir du pouvoir politique sur l'économie sans casser le chantage aux délocalisations et sans empêcher les prises de contrôle plus ou moins sauvages des entreprises nationales par des investisseurs étrangers. Calculés sur la base des coûts sociaux et environnementaux de la production importée, ces droits de douane permettraient de réintroduire dans les prix les externalités tant prisées par les firmes et de couper ainsi toute envie de délocaliser aux grands groupes. Le contrôle des changes permet quant à lui d'orienter l'investissement étranger en fonction de choix collectifs, de priorités définies démocratiquement par les Etats, et non plus de laisser le marché opérer dans l'anarchie la plus complète, en fonction de ses seuls intérêts.
Etablir une réglementation contraignante et la faire respecter
Le fait de mettre un coup d'arrêt au libre-échangisme permet ensuite -et seulement ensuite- de contraindre les grandes entreprises résidentes à respecter des normes définies par la collectivité. Puisque, par l'intermédiaire des droits de douane, une concurrence réellement « non-faussée » est établie, les firmes ne disposent plus de l'argument d'une concurrence internationale sauvage pour fuir leurs responsabilités. Des normes environnementales et sociales strictes peuvent être édictées, et une police efficace doit permettre de les faire respecter. Les notions de « mise en danger des équilibres environnementaux » et de « crime environnemental » doivent être inscrites dans la loi. Dans les cas les plus graves, elles pourraient donner lieu à une réquisition des entreprises par les pouvoirs publics.
Créer une taxe sur les activités résidentes
A l'image des taxes aux frontières, une taxe socio-environnementale doit s'imposer aux activités résidentes pour réduire au maximum les externalités. Le volet écologique du produit de la taxe sera divisé en deux : une moitié, perçue par l'Etat, sera utilisée pour financer des politiques publiques ambitieuses ; la seconde, versée sur un compte dédié de l'entreprise, servira uniquement à financer des actions de réduction de l'empreinte écologique (recherche, travaux, formation des salariés, plans de déplacement, etc.). Si les sommes bloquées pour une auto-consommation par l'entreprise ne sont pas dépensées passé un certain délai, elle sont transférées dans les caisses de la collectivité.
Conditionner les aides publiques
L'Etat français conditionnera l'attribution des 65 milliards d'euros annuels d'aides publiques qu'il accorde aux entreprises au respect des contraintes environnementales et sociales. Il n'y a en effet aucune raison pour que cet argent soit considéré comme un dû, et que l'attribution d'une aide se fasse sans droit de regard sur les pratiques de l'entreprise.
Orienter la consommation en agissant sur les prix et la fiscalité
Afin que les « gestes écologiques » (consommation bio, énergies renouvelables, voitures propres, etc.) ne soient pas réservés aux populations aisées et se diffusent largement dans la société, une administration des prix et une fiscalité incitative doivent être prévues. Les produits bio, par exemple, bénéficieront d'une TVA à taux réduit, alors que celle-ci sera majorée sur des produits de forte empreinte écologique. Dans le même temps, les marges de la distribution seront réglementées afin que les baisses de TVA se répercutent bien sur les prix. Pour des secteurs dans lesquels le nombre de producteurs est plus limité (énergies alternatives, véhicules individuels, etc.), des prix plafonds pourront être fixés directement par les pouvoirs publics. Dans le même esprit, les tarifs des transports collectifs seront fortement revus à la baisse, qu'il s'agisse du train, des réseaux de bus, de tramway ou de métro.
Relocaliser l'économie sur le principe d'une décroissance matérielle et d'une croissance des services publics
L'application de nouveaux tarifs douaniers n'a pas pour objectif de fermer la porte aux importations, mais bien d'éviter le dumping en provenance de pays dont les niveaux de protection sociale et environnementale sont inférieurs. Ceci étant, une telle décision permettra de relocaliser l'économie, de développer l'emploi et de réduire la pollution grâce à une baisse des besoins en transports. Cette relocalisation doit être précédée d'une réflexion sur une décroissance matérielle, qui soit une diminution de l'empreinte écologique de la production à qualité de vie équivalente ou supérieure. Cette diminution doit bien-sûr être absolue, et non relative comme le souhaiteraient ceux qui ne jurent que par l'augmentation du PIB. Concrètement, ce changement s'opérera par des progrès techniques financés par la taxe socio-environnementale sur les activités résidentes, mais aussi par l'arrêt de certaines productions inutiles ou leur remplacement par des services. Un Etat devra disposer autant que possible d'une souveraineté alimentaire et industrielle, sans laquelle il est difficile de construire des échanges équitables entre pays. Par exemple, la France devra lancer un plan ambitieux de production de protéines pour nourrir ses animaux d'élevages, alors qu'elles sont actuellement importées à près de 80% du continent américain. Les achats publics devront obligatoirement privilégier, à qualité égale, des approvisionnements locaux. Les réseaux de transport ferroviaire sur les courtes et moyennes distances seront renforcés alors que le transport routier sera évidemment concerné par la taxe socio-environnementale et verra sa compétitivité baisser en proportion des nuisances qu'il cause.
Sortir de l'OMC et de l'eurolibéralisme
La grande majorité des « gestes » précédents, bien qu'ils soient indispensables, sont définitivement incompatibles avec les règles de l'OMC et de l'Union européenne. Il faut donc prévoir un déblocage des verrous posés par les libéraux à ces deux niveaux, qui apparaissent de plus en plus difficiles à réformer. La sortie totale de l'OMC marquera une rupture franche avec les politiques libre-échangistes qui ouvrira la voie à d'autres accords multilatéraux basés sur la coopération. Vis-à-vis de l'Union européenne, la France doit a minima dénoncer toutes les mesures libre-échangistes en vigueur et retrouver les possibilités de mener une autre politique monétaire et budgétaire.
Dénoncer le protocole de Kyoto et sortir de la bourse du carbone
Avec ses objectifs dérisoires de réduction des émissions de gaz à effet de serre et sa mécanique financière, le protocole de Kyoto et ses prolongements sont au mieux une perte de temps et au pire une solution globalement nuisible. Il faut donc dénoncer cette base de travail pour permettre l'émergence de nouveaux accords multilatéraux ambitieux, qui feront appel à une régulation forte par le politique plutôt qu'à des mécanismes de marché inefficaces et pervers.
Créer des alliances internationales autour d'un nouveau traité
En matière de lutte contre le changement climatique, l'objectif de réduction doit suivre les recommandations de la communauté scientifique en y ajoutant une marge d'erreur, compte-tenu des incertitudes qui couvrent ces prévisions. Au niveau mondial, il s'agit donc de diviser par plus de deux les rejets d'ici 2050. L'engagement des partenaires sur une contribution à cet objectif proportionnelle à leurs moyens doit précéder tout accord commercial, qui sera établi dans une logique de coopération, de mutualisation des connaissances scientifiques, de partenariats sur le développement de technologies d'intérêt général qui soient « libres de droits ». Au-delà de la seule question climatique, cet accord englobera les autres thématiques environnementales (biodiversité, épuisement des ressources, accumulation de substances toxiques) et s'ajoutera à une négociation visant l'harmonisation sociale et fiscale par le haut.
Affecter le produit des nouveaux droits de douane au développement de projets réellement propres
Le montant de la taxe perçue aux frontières sera consacré au financement de projets socialement et écologiquement responsables, menés dans la mesure du possible dans les pays taxés. Ces projets, qui pourront donner lieu à des transferts de technologies, seront évalués conjointement, et devront favoriser les retombées locales. Ainsi, les droits de douane ne pourront être utilisés dans une logique de repli protectionniste, mais deviendront eux aussi un outil d'harmonisation vers le haut des économies nationales.
► Voir aussi : le blog d'Aurélien Bernier.



















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De zénon denon 84
Bonne | 19H59 | 23/06/2008 |
Mais c'est une REVOLUTION ça ?
Je me trompe ?
C'est amusant car il y a peu
j'ai ressorti toute ma collection
du « SAUVAGE “ qui date de 1973 …
Et croyez-moi quand je vois le désartre
en 35 ans je reste sur le ‘cul’ .
Bon cela étant j'ai l'impression
que le porte-monnaie étant ra pla pla
ça va aller plus vite que prévu …les changements !
Le tout étant de savoir
pour qui les changements .
Ps : à l'époque le ‘sauvage était un mensuel
écologique édité par le nouvel observateur …
Une idée neuve pour le nouveau patron de
cet hebdo …pour 2008 ;
On pourrait comparer ,croyez-pas ?
à zénon denon 84
De marie 75
3563
20H42 | 23/06/2008 |
11 : démissionner ! ! ! ! !
à marie 75
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 04H06 | 24/06/2008 |
12 : ne pas polluer la France par quatre spots de publicité gouvernementale (qui coûtent plus de 4,3 M€ aux con-tribuables)
13 : ne pas polluer la planète en envoyant le même jour le président en Israël, le Premier ministre en Algérie le ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, au Qatar, et la Garde des Sceaux au Maroc, même s'il y a huit ou sept ministres dans lavion du président…
14 : limiter le kilométrage de notre président
15 : limiter les expulsions par avion et par tout moyen à moteur
à FabiendeMénilmontant
De léo solo
07H43 | 24/06/2008 |
Que le GIEC ne tienne plus de table ronde à Valencia, ville connue entre autre par son projet de circuit de formule 1 dans les rues de la ville.
à FabiendeMénilmontant
De zénon denon 84
Bonne | 08H24 | 24/06/2008 |
C'est vrai que cette pub tombe
trés mal .Moi qui croyait que les
caisses de l'état etaient vides !
à FabiendeMénilmontant
De marie 75
3563
10H22 | 24/06/2008 |
15 : limiter les expulsions …..
par avion et par tout moyen à moteur et même à non moteur.
à FabiendeMénilmontant
De marie 75
3563
10H22 | 24/06/2008 |
15 : limiter les expulsions …..
par avion et par tout moyen à moteur et même à non moteur.
à marie 75
De Gudule
13H50 | 24/06/2008 |
Non, non, pas 11, 1 ! ! ! !
De efji
20H27 | 23/06/2008 |
C'est plein de gros mots interdits comme « taxes », « droits de douane », « frein au libre-échange », « conditionnement des aides publiques » et ça fait du bien de lire ça.
Pourquoi n'y aurait-il que la vieille droite rance qui aurait le droit d'être « décomplexée » ?
Aurélien Président !
En plus il a le même nom que le Professeur Choron.
Cavanna Premier Ministre !
à efji
De karlM
13H26 | 24/06/2008 |
Pistes de réflexions :
Les villes et les maires qui nous ont inspiré :
René Balme, maire de Grigny (69), M. Janin, président COPLER et maire de Fourneaux(42) zone industrielle avec engagement d'embauche locale, M. Pierre-Jean Parat, maire de Saint Régis du Coin (42) : lagunage bio, et aussi M. Poulet, maire de Bessancourt (95), M. Coppin, maire de Fresne sur Escaut (59), M. Perrier, maire de La Motte Servolex (73), et la région Nord-Pas de Calais (www.virage-énergie-npdc.org).
Alimentation :
1.Repas bio (tout ou parti : 78% des parents d'écoles et de collèges d'accord).
2.Lors d'évènements (salon, rencontre, repas des anciens) : appel aux producteurs locaux (bio ou non).
3.Favoriser les marchés (couverts et en fin d'après-midi, plus d'actifs disponibles).
4.Subventionner des jardins communaux.
5.Se déclarer commune sans OGM.
Environnement :
1.Fleurs en pleine terre, pas d'herbicide. (gazons prairies sauvages…).
2.Trottoirs élargis, laisser de la terre enherbée (évite les ruisselements).
3.Limiter les engins mécaniques pour la voirie (balayage manuel, retour du cheval ? )
4.Favoriser les déplacements à pied, pédibus pour les écoliers comme à Limonest (69).
5.Réhabiliter les chemins vicinaux, les pistes cyclables sécurisées. (meilleure santé = économie pour la sécurité sociale).
6.Limiter l'éclairage public, éteindre entre minuit et 5 h, un lampadaire sur deux (choisir Enercoop, fournisseur d'électricité verte, www.enercoop.fr ).
7.Stocker l'eau de pluie, mettre des composteurs à déchets végétaux.
8.Lagunage bio.
9.Rénover HQE (eau chaude solaire sur le toit des HLM, réseau de chaleur urbain), réorganiser les postes de travail (matériaux, orientation, horaire).
Divers :
1.Favoriser le co-voiturage (bourse sur le net), les transports collectifs.
2.Organiser une information régulière (toilette sèche, architecture bio-climatique, énergie, …).
3.Conseils pour moins jeter (de 400kg/an par habitant des villes passent à 150kg).
4.Créer un SEL, participer au SOL (banque du temps soutenu par la région Rhône Alpes).
5.S'inspirer d'Agenda 21 (http://www.agenda21france.org).
6.S'inspirer des fiches Négawatts (http://www.negawatt.org).
7.Favoriser la démocratie locale (quartiers, hameaux et ouvrir les commissions aux habitants).
8.Aménager un éco-quartier (attention c'est l'éco-citoyen qui est au centre pas le matériel…).
www.ecoquartiers.developpement-durable.gouv.fr
De parousnik
20H39 | 23/06/2008 |
Et qui va t-on racketté sur Mars, Vénus, Jupiter Saturne et même Pluton la lointaine puisque c'est tout le systéme solaire qui se réchauffe ? Et d'ailleurs pourquoi des taxes encore des taxes et toujours des impôts ? Les variations climatiques naturelles sont le prétexte de nouveaux impôts et c'est une idée de Madame Tatcher…que de faire croire aux populations que le CO2 est responsable du réchauffement… Le dégazage en CO2 dû a l'activité humaine reste dérisoire comparé aux rejets naturels de la Terre… Cette invention pour nous taxer et fragiliser et du même type que de nous affirmer que la forêt amazonienne était le poumon de la terre…
à parousnik
De fermtag
21H13 | 23/06/2008 |
CO2 = 0,0384% de l'atmosphère de la troposphère (celle qu'on respire, à raz des paquerettes).
La vapeur d'eau (H2-O), qui a un effet de serre infiniment supérieur au C-O2, représente entre 1% et 4% de l'atmosphère sèche*.
Par comparaison, l'atmosphère est composée d'environs 78% d'azote (N2), environs 21% d'oxygène (O2), les reste (1%) de vapeur d'eau en majorité, puis de traces de C-O2, d'argon, d'hélium, de méthane (si, si. Le méthane, dont on parle tant, ce sont des traces dans l'athmosphère), d'ozone, etc.
À noter que les nuages ne son PAS de la vapeur d'eau, mais de l'eau tout court. En fines gouttelettes. C'est pourquoi je parle d'« atmosphère sèche »…
à fermtag
De Jaùsep
| 17H48 | 24/06/2008 |
Pour une fois que l'on donne quelque chose de technique, pas de chance voilà l'info repliée !
C'est dire l'intérêt de la secte verte sur le terrain des réalités, pas étonnant que l'écologie reste nigaude.
Merci pour ces infos et aussi cette démarche à la recherche d'un peu de compréhension.
Je préfère le terrain de l'éveil à celui de la crétinerie.
Précision sur les nuages :
Dans un nuage tel que le cumulonimbus, on trouve l'eau sous ses trois états physiques :
SOLIDE :
ce sont des particules de glace, grêlons qui tombent au sol.
LIQUIDE :
ce sont des goutellettes d'eau.
Très fines elles restent en l'air car leur poids leur donne une vitesse de chute inférieure aux courants ascendants (convection verticale)
Plus épaisses, elles descendent à une vitesse supérieure aux courants ascendants et viennent s'écraser au sol. C'est la pluie.
GAZEUX :
c'est la vapeur d'eau. c'est elle qui se condense en formant des goutellettes d'eau.
Le nuage en est chargé mais elle est invisible comme tout gaz parfait.
Merci à toi pour aborder ce sujet.
De fermtag
20H51 | 23/06/2008 |
Politique et science ne vont vraiment pas ensemble : (
Un « consensus scientifique » est, par définition, non scientifique* ! Hors, les politiques ont besoin de consensus, donc ils prennent « ceux » pour lesquels les lobbie ont été les plus efficaces (éventuellement même, les lobbies verts, qui, je ne le nie absolument pas, partent d'excellent sentiment pour annoncer des désastres plus ou moins bien définis)…
*Heureusement, les scientifiques sont très loin d'être « consensuels » sur les causes et les conséquences d'un réchauffement « climatique », même si pour certain, il est vital de rester « politiquement correct ». En tous cas, dans la biosphère, rien n'est stable, et on en est encore qu'à des conjectures (souvent indécidables, vu le nombre de paramètres en jeu) qui sont déjà prises pour acquises par la population et les politiques.
Avant que mon commentaire ne soit replié, juste un exemple :
Pensez-vous que mettre, mettons, 65 M€ pour lutter contre un phénomène qui va peut-être, éventuellement, si on a un don de divination, arriver dans une centaines d'années (2050, c'est du phantasme, de la simple peur) n'est pas criminel, alors qu'avec cette somme, on pourrait éradiquer le paludisme en Afrique ?
à fermtag
De efji
20H57 | 23/06/2008 |
Vous n'en avez pas assez de rabacher votre propagande obscurantiste éculée ?
Le consensus que vous dénoncez n'est pas venu du ciel. La question du réchauffement climatique a commencé à préoccuper la communauté scientifique il y a plus de 30 ans. Et la gestation de ce consensus n'a pas été linéaire. Il est la conséquence d'une multitude d'études effectuées pendant toutes ces années par des centaines de scientifiques dans le monde. Dans votre camp vous n'avez guère que C.Allègre qui ne sait plus trop quoi trouver pour se rendre intéressant.
Cela dit je suis d'accord qu'on pourrait aussi éradiquer le paludisme, la faim dans le monde, la plupart des maladies courantes et alphabétiser la planète pour des sommes dérisoires en regard de celles dépensées en armement, ou même simplement en publicité (800 G$ par an).
à efji
De fermtag
22H07 | 23/06/2008 |
Si l'obscurantisme, pour vous, est de ne pas croire aveuglément aux dogmes, alors oui, je suis obscurantiste. Mon vocabulaire me donnerait plutôt le terme « sceptique » mais c'est juste une question de définition. Une fois qu'on est d'accord sur le terme…
Les résultats de toutes les études sérieuses auxquelles j'ai pu avoir accès sont tous les mêmes. En gros « on ne sais pas », « éventuellement », « peut-être », etc.
C'est un domaine (le climat) qui fait partie de ce que l'on appelle en jargon « la dynamyque non-linéaire ». On ne sais pas la résoudre. Certains pensent même (recherches-recherches) qu'elle est indécidable (exit Lamark) et qu'on aura jamais de réponse, comme pour le soit-disant « l'effet papillon ».
Déjà, les phénomènes El ñiño-La niña sont peu compris et n'ont aucun lien avec le CO2, mais par contre un impact majeur sur les climats locaux et très probablement sur le niveau des mers aussi !
90% de la glace se trouve en antarctique. Et depuis des millions d'année (et en ce moment) une diminution de l'un entraîne une augmentation de l'autre dans les mêmes proportions !
La fonte « dramatique » de l'arctique touche une zone bien connue des paléo-climatologues pour son instabilité et représente environs 2-4% du total de la banquise !
Que de 1944 à 1977 (plein essors industriel, s'il en fût, non contrôlé), la température globale de la Terre a diminué, contrairement au taux de CO2 qui lui continuait d'augmenter dans les même proportion qu'habituellement ces 100 dernières années !
etc.
La recherche va bien moins vite que la mode…
PS : en fait, ce débat ne m'intéresse pas.
Je vous conseille, très sérieusement, d'aller jeter un coup d'œil sur http://www.climat-sceptique.com/ pour éviter de traiter les gens comme si vous déteniez la vérité ultime en matière de climat ! Ça vous évitera de mourrir idiot en entendant qu'un son de cloche…
Une autre source, moins « orientée » si je puis dire :
http://la.climatologie.free.fr/sommaire.htm
PPS : et, heureusement pour la science, il n'y a pas que C. Allègre (qui, par ailleurs est un excellent chercheur dans son domaine : n'est pas membre de l'Académie n'importe quel demeuré) comme scientifique au monde.
à fermtag
De efji
22H08 | 23/06/2008 |
Poursuivez-donc. Je brûle de vous entendre argumenter sur la dynamique non-linéaire…
à efji
De fermtag
22H28 | 23/06/2008 |
HS
voir : http://e2phy.in2p3.fr/2005/documents/apres_ecole/Textes/Manneville_txt.p…
à fermtag
De efji
22H37 | 23/06/2008 |
Oui. Mais encore.
Vous l'avez lu et compris ?
Développez le rapport que vous y voyez avec vos allégations sur le climat.
à efji
De fermtag
23H48 | 23/06/2008 |
À peu près. Je l'ai dit, je ne suis pas intéressé par ce débat.
à efji
De fermtag
22H37 | 23/06/2008 |
HS
voir (pour les matheux) : http://e2phy.in2p3.fr/2005/documents/apres_ecole/Textes/Manneville_txt.p…
Le véritable problème est celui de la modélisation, le nombre de variables étant gigantesque et certaines encore totalement inconnues.
C'est comme d'essayer de faire voler un avion en Lego™
à fermtag
De efji
22H40 | 23/06/2008 |
Mefiez-vous de l'anonymat d'internet. Vous ne savez jamais sur qui vous pouvez tomber.
Ce soir vous êtes mal tombé.
à efji
De fermtag
23H48 | 23/06/2008 |
Outre que les données ne sont pas cohérentes avec les modèles ? ? ?
Et pourquoi serais-je « mal tombé » ? ? ?
à fermtag
De efji
23H54 | 23/06/2008 |
Parceque je suis mathématicien, et assez agacé par les charlatans qui utilisent des notions qu'ils ne comprennent pas pour étayer leurs salades.
à efji
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 05H10 | 24/06/2008 |
Ah.
Il est parti.
à efji
De léo solo
07H41 | 24/06/2008 |
En toute bonne logique
on n'« étaye » pas la salade.
Elle s'assaisonne.
Si on veut.
à efji
De léo solo
07H54 | 24/06/2008 |
FJ, monsieur matheux au ton supérieur utilise un argument d'autorité auquel personne n'est obligé de se soumettre étant entendu que tout savoir est, par définition, troué.
Son agacement me rappelle un prof de maths qui, il y a bien longtemps, était tellement perdu dans ses équations qu'il n'était plus en capacité de s'occuper du réel d'un groupe d'élèves sommes toute gentils et menaçait d'appeler son cousin, qui à défaut d'être mathématicien, était, lui, judoka.
Excusez pour ce genre de propos qui pollue le propos de départ, fort intéressant dans chacun de ses dix points.
à léo solo
De efji
08H22 | 24/06/2008 |
Désolé pour le « ton supérieur ».
Mais il est vrai que le GIEC ne regroupe guère que quelques centaines des plus grands spécialistes mondiaux des phénomènes liés au changement climatique. Il ne travaille que depuis 20 ans dessus et n'a produit que 4 rapports sur le sujet (1990, 1995, 2001, 2007), dont le dernier est le plus alarmiste.
Ce ne sont qu'une assemblée de charlots.
Notre ami « fermtag », ses sytèmes dynamiques qu'il ne comprend pas et son effet papillon mis à toutes les sauces est beaucoup plus fort. Il sait qu'on nous ment.
à efji
De fermtag
09H21 | 24/06/2008 |
Le « charlatan » vous demande : « avez-vous lu les conclusions du GIEC attentivement » (on termine par une série de réserves digne de scientifiques) et non ce qu'on on extrait la plupart des médias (catastrophisme/peur) ?
On peut-être scientifique et croyant (en n'importe quoi), je n'y vois stictement aucun inconvénient. Par contre, si c'est pour attiser le catastrophisme ambiant, je m'insurge.
Et je n'est RIEN à vendre : je suis un simple particulier qui se pose des questions et hermétique aux dogmes (fameux consensus sur l'inconnu).
Je ne dis pas qu'il ne pourrait pas y avoir un problème, mais que, simplement, il n'est pas démontré de manière convaincante à mes yeux et que surtout, l'échelle de temps et la qualité des valeurs météo incluant celles des pays de l'ex bloc soviétique sur lesquelles son basées ces études est bien trop faible, pour le temps et incertaine pour leurs valeurs pour en tirer une conclusion dès aujourd'hui, quelle qu'elle soit… sans parler de l'état de nos connaissances encore très limitées !
Vous êtes mathématicien ? Bravo.
Mais c'est un problème de physique appliquée sur des simulations exponentielles par des gens qui n'ont pas la connaissance (ni moi non plus) du climat dans sa totalité.
Maintenant, que vous soyez mathématicien et que vous maîtrisiez les systèmes dynamiques (ce qui n'est pas mon cas) me fait très plaisir pour vous.
Mais à aucun moment je n'ai, comme vous le prétendez « menti ». Point barre. Si vous avez besoin de références, votre université doit avoir le nécessaire.
à fermtag
De nosil35
en mutation | 11H11 | 24/06/2008 |
oui ben moi quand je lis ca. Je suis effaré.
Que certains patrons de multinationales, ou les intérêts privés qui voient la lutte contre le réchauffement comme une menace (et je pense qu'ils n'ont pas encore conscience de la portée menace du réchauffement lui même)passe encore puisqu'il défendent leurs intérêt …
alors fermtag, quels intérêts défends tu ?
les signes du réchauffements sont clairs, constatables par tous et constaés par une écrasante majorité de scientifiques.
mais si tu n'es pas convaincu, attends encore 10 ans …
alors oui on peut spéculer sur telle ou telle donnée, qui n'était pas fiable, ou la complexité des systèmes climatiques pour affirmer : rien n'est sur.
Le pire n'est jamais sur. C'est ce qui se dit.
Mais est ce bien raisonnable ?