Le fiasco du référendum irlandais nous ramène aux débats suscités par les votes français et néerlandais il y a trois ans. Comment approfondir l’intégration européenne ? Doit-on associer les peuples au processus de décisions communautaires ? L’Europe serait-elle progressivement saisie par l’ euroscepticisme ?
Une démarche qui dépolitise et qui exclut les peuples
Le rejet des traités par voie référendaire est perçu par certains comme la preuve du populisme » et de l’ ignorance des peuples. En réalité, ces derniers ne font que réagir au formidable mouvement de dépossession politique que provoque l’intégration européenne. La politique européenne est artificiellement dépolitisée. On la présente comme une série de décisions technocratiques prises par d’honnêtes gestionnaires. Il n’existerait aucune alternative à Maastricht, Amsterdam ou Lisbonne, pas de Plan B » aux traités rejetés. Mais si l’Union européenne est un champ politique, pourquoi ne pourrait-on pas parler d’Europe social-démocrate, néolibérale ou conservatrice ?
Les référendums de Maastricht et de 2005 ont politisé les débats européens. Depuis, une majorité de Français établit un lien entre la politique monétaire européenne et l’augmentation du coût de la vie, entre la promotion exacerbée de la concurrence libre et sans entrave et le démantèlement des services publics, entre les décisions rendues par la Cour européenne de Justice et les atteintes au droit de grève ou encore entre la libéralisation du travail prônée par la Commission et le relèvement de la durée maximale de travail.
Comme Alice aux Pays des Merveilles, plus nous nous enfonçons dans le monde souterrain communautaire, plus nous nous trouvons confrontés au paradoxe et à l’absurde : des procédures et des textes incompréhensibles, l’opacité des institutions bruxelloises, l’arrogance et les certitudes des gouvernements et des eurocrates ( » Il faut continuer à adopter le traité de Lisbonne en attendant de faire revoter ces ingrats d’Irlandais ). Considérant le tournant néolibéral pris par la construction européenne à la fin des années 80, ce qui est étonnant, ce n’est pas le désamour pour cette Europe-là, mais le fait que ce rejet populaire ne soit pas plus marqué qu’il ne l’est à présent.
Un projet essentiellement intergouvernemental
En France, le mythe d’une intégration européenne censée se dérouler selon des paramètres fédéralistes reste tenace : un centre supranational (les institutions communautaires) serait pourvu d’une large autonomie vis-à-vis de la périphérie (les Etats membres). En réalité, le projet d’une Europe fédéraliste est mort en 1973, quand l’Europe des Six s’est élargie pour la première fois (à l’intergouvernementale Grande-Bretagne en particulier). En pratique, aucune des grandes décisions communautaires n’a été décidée selon des mécanismes fédéralistes. Les divers élargissements, le Marché unique, l’euro, la Constitution ou encore l’Union pour la Méditerranée, ont tous été approuvés et pilotés par les gouvernements.
Les grands projets communautaires naissent lors des Conseils européens (comprenant les chefs d’Etat ou de gouvernement) et sont mis en place sous l’impulsion des Conseils des ministres (comprenant les représentants des gouvernements) et de la Commission. Cette dernière a, certes, l’apparence d’une entité fédéraliste, car les commissaires ne représentent pas leur pays d’origine ; cependant, elle est entièrement soumise aux mécanismes intergouvernementaux. L’initiative législative revient à la Commission et au Conseil des ministres et non au Parlement. Etrange Parlement dont l’action législative dépend entièrement d’autres institutions.
Pour en finir avec le mythe fédéraliste
Dans une Union européenne qui s’élargit, souhaiter la constitution d’une entité fédéraliste est une aberration. Pourtant, ce mythe continue d’exercer une attraction profonde auprès de certaines élites européennes (françaises en particulier). Sur les dossiers politiques les plus sensibles, la règle de l’unanimité prévaut (ce qui rend caduc le traité de Lisbonne à la suite du vote irlandais). Par conséquent, quand le PS en France parle d’ harmonisation sociale par le haut » sur des questions aussi sensibles que les salaires (un smic européen) ou la protection sociale, il se trompe et il trompe le peuple : ces réajustements par le haut sont encore moins plausibles que la socialisation des moyens de production en France. Or, les Etats membres qui défendent le projet d’une Europe politique et sociale (par opposition à une simple zone de libre échange) sont aujourd’hui minoritaires.
Signalons en outre que les évolutions en cours ne favorisent pas l’émergence d’une Europe recentrée à gauche, car les forces social-démocrates issues des nouveaux pays membres sont elles-mêmes défavorables à une harmonisation sociale par le haut. Depuis une quinzaine d’années, la direction du PS prétend que le Parti socialiste européen (PSE) se bat pour l’instauration d’une Europe sociale . Paradoxalement, les socialistes français reconnaissent que leurs positions sociales sont très minoritaires au sein même du PSE !
François Mitterrand affirmait dans les années 70 que l’Europe sera socialiste ou ne sera pas » . Aujourd’hui, il faudrait dire : L’Europe sera néolibérale ou ne sera pas… avec la majorité de la gauche social-démocrate . L’Europe sociale, à 27, selon des modalités fédéralistes, c’est un peu comme attendre Godot : on en parle toujours, on l’espère fortement et, à la fin, elle ne vient pas. Il ne faut donc pas s’étonner que les électeurs perdent confiance dans l’Europe qu’on leur propose quand ils finissent par prendre conscience que le Godot social n’était qu’un leurre.
Que faire alors ? Il convient de penser l’intégration à partir de son incontournable réalité intergouvernementale. Concrètement, l’Europe sociale ne pourra voir le jour qu’à la suite de rapports de force nationaux, c’est-à-dire si les forces de gauche remportent des élections sur un projet clairement de gauche. Avec d’autres pays gouvernés à gauche, il serait alors possible de créer au niveau intergouvernemental un noyau dur de pays, tombés d’accord sur le principe d’une harmonisation sociale par le haut. Des politiques communes dans le domaine de la santé, de l’emploi et des retraites pourraient être ainsi envisagées car de tels choix auront été clairement consentis par les gouvernements mandatés par leurs peuples.














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Enfin un article pas trop mauvais sur le référendum irlandais! Souvent la gauche du PS (l’auteur est porche de Mélenchon) analyse bien les choses, mais se trompe de combat politique en essayant de gagner le PS à gauche! Mission impossible depuis des années!!!
Pour une Europe socialiste du XXIème siècle, parlons en au sein du Nouveau Parti Anticapitaliste!
Il y a pourtant une faiblesse dans le non (ce qui me gène)
le oui n’est pas multiple, puisque c’est une acceptation
Le non, est le résultat d’une pléthore de non donné par des refus hétéroclites..
pour exemple et je ne les citerai pas tous et pour cause ils sont trop nombreux.
le non des anti européens
le non de ceux qui veulent plus de social
le non de ceux qui veulent moins de social
le non de ceux qui veulent plus de démocratie
le non de ceux qui veulent moins de démocratie
le non de ceux qui veulent une europe politique
le non de ceux qui ne veulent pas d’europe politique
etc etc la liste est longue.
Si l’on doit analyser cela: on ne peux pas en tirer une conclusion fine, un peu comme un gamin qui dit non, et pourquoi tu dis non, je ne sais pas pourquoi mais c’est non.
c’est ce qui fait la faiblesse du non.. ce que je déplore car je suis dans un des courants cités ci-dessus.
Au lendemain du non français mon non n’était pas celui du non de mes interlocuteurs, ce qui m’a choqué.
Coucou,
Ca, c’est la rhétorique habituelle…
Quand tu demandes aux personnes du « oui », tu trouves autant de diversité, sinon plus…
Il suffit de reprendre tous tes arguments et de mettre oui…
Enfin, il y a ceux du oui parce que untel (membre de parti politique, artiste, people, papa…) l’a dit…
On est au moins en droit d’espérer que ceux qui disent non, ont un peu réfléchi…
LB
C’est pas parce que c’est habituel, ce que dit Pablico, que c’est forcément rhétorique !
moi j’avais voté non car dans la constitution proposée, les hommes et les marchandises avaient les même droits.
alors il faudrait le relire. Il n’est pas très diplomate, mais il est pédagogue : connaissez-vous Lipietz ?
http://lipietz.net/
Bravo! Les fascites sont en train de mettre la main sur l’Europe! Il est temps que le peuple (sans leur ploticiens « de gauche » que l’on voit trop souvent la main dans le sac!)de gauche se réveille!
“Concrètement, l’Europe sociale ne pourra voir le jour qu’à la suite de rapports de force nationaux, c’est-à-dire si les forces de gauche remportent des élections sur un projet clairement de gauche.”
Même pas, quand on voit le PS français, il y a fort à parier que s’il était au pouvoir, rien ne changerait pour l’Europe. De toute façon l’Europe actuelle est en grande partie la création des gouvernements socialistes français et autres depuis 1981.
Personnellement, je ne crois plus du tout au grand rêve européen. On nous a menti, l’Europe a été confisquée par le « marché ». On a bâti l’Europe des banques, une Europe au service du capital et de quelques nantis qui non seulement ne protège pas ses citoyens, mais les met en première ligne pour protéger quelques privilégiés (en mettant les mains d’oeuvre en concurrence par exemple). A la limite, je préfèrerais pas d’Europe du tout à cette Europe là.
Je pense que le seul moyen de changer de cap serait d’envoyer des signaux forts. Comme, par exemple, d’envoyer une forte majorité d’extrême gauche au parlement européen. Et encore…
Il faudrait tout remettre à plat, repartir à zéro. Il faudrait élire une assemblée constituante chargée de rédiger une vraie constitution européenne. Il faudrait que l’Europe soit construite par ses citoyens et non pas par des technocrates. Il faudrait un gouvernement européen élu…
Bon, je n’y crois plus de toute façon, on nous a trop menti.
« quand on voit le PS français, il y a fort à parier que s’il était au pouvoir, rien ne changerait pour l’Europe »
Hé, camarade, nous parlions de forces de GAUCHE!!!!!
„Mythe“ fédéraliste, vraiment?
Il est un peu facile de rejeter un système en décrétant qu’il n’existe pas.
À l’heure actuelle, l’UE ressemble à une confédération plus qu’à une fédération, mais même ainsi, faire comme si l’Union n’était qu’une forme d’organisation internationale dénuée de centre de gravité politique est inexact. Le conseil des ministres n’est pas très différent du Bundesrat allemand (la deuxième chambre législative de la République FÉDÉRALE d’Allemagne), qui, comme lui est une assemblée des gouvernements des états membres dont le nombre de voix est calculé au prorata de la population de l’état membre, la comission peut être redéfinie ou contrainte à la démission par le Parlement (Cela s’est produit deux fois en neuf ans, pas mal pour une assemblée qui „dépend entièrement d’autres institutions“) dont les pouvoirs ont été croissants depuis sa fondation.
Et il ne faudrait pas confondre „mythe fédéraliste“ avec le mythe (véritable, celui-là, et beaucoup plus génant) de „l’Europe, super-puissance centrée sur la France, fais tout ce que les Français demandent par la grâce de leur puissante réthorique héritée de 1789“: il existe effectivement des gens pour présenter comme „fédéraliste“ un rêve d’Europe jacobine qui ignorerait le principie de l’autonomie des états membres, mais les pointer du doigt en disant ensuite que l’Europe fédérale n’existe pas, n’existera jamais parce que des fédéralistes autoproclamés qui se sont trompés de définition ne sont pas en mesure de prendre le pouvoir est une déformation de la réalité.
Il y a bien un problème dans le fonctionnement actuel de l’Union Européenne: ce n’est pas le lien entre les gouvernements nationaux et les décisions prises au niveau Européen qui pose problème (on peut même considérer celle-ci comme légitime, puisque l’existence d’une assemblée chargée de représenter les intérets des états en tant que tels fait partie des caractéristiques… d’une fédération), mais le fait que ce lien soit en permanance occulté, sous-médiatisés. Ainsi, au lieu de reconnaître avoir pris au sein des instances européennes une décision qui se révéle impopulaire, au lieu de tenter de défendre leurs décisions ou d’accepter d’en payer le prix électoral, bon nombre de gouvernements sont tentés de dire „c’est la faute à Bruxelle“ et de simuler l’innocence. Cela vaut aussi pour les groupes qui se prétendent opposants aux institutions actuelles: l’extrême gauche française qui fait échouer le projet du Parlement de mettre en place une taxte sur les transactions financières avant de faire campagne en reprenant les discours altermondialistes, ou les „souverainistes“ qui ne font pas grand chose pour défendre „les intérêts de la patrie“ quand ils se retrouvent au Parlement sont des exemples assez révélateurs du fait que la tendance au simulacre existe aussi chez les opposants à l’Union Européenne.
Le fonctionnement de l’UE s’améliorera si le lien entre les politiques nationaux et les décisions européennes cessent d’être occultées, que l’on puisse dire „telle décision a été prise à l’initiative de tel gouvernement et de telle famille politique“ et cesser de pointer du doigt le méchant technocrate bruxellois qui régne sur le continent depuis sa citadelle: personnage bien fictif mais oh combien confortable dans le rôle du bouc émissaire.
Vous décrivez bien le grand courage des politiciens qui se défaussent sur des boucs-émissaires et qui ont peu ou prou façonné une bonne partie de nos croyances.
Quand vous dites « bon nombre de gouvernements sont tentés de dire ’ ’ C’est la faute à Bruxelles ’ ’ et de simuler l’innocence. » est-ce à dire que la France n’a pas le monopole de ce triste spectacle ?
Les médias ont aussi leur place dans les dispositifs d’enfumage. À la télé, les informations sont à la fois peu fiables et rares. Voir les chiffres qui viennent de sortir :
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/06/tlvision-le-tro.h…
Il me semble qu’il y a contradiction entre votre constat (absence d’accord entre forces de gauche européennes sur la question de l’élaboration d’un SMIC « par le haut », par exemple) et la conclusion, qui préconise une association entre états dirigés par la gauche sur la base d’un programme « vraiment de gauche ».
Je ne vois ce potentiel nulle part. En revanche, il devrait être possible pour certains gouvernements nationaux européens, quelle que soit leur orientation politique propre, de constituer un « socle inamovible » (assurance maladie, transports, etc.).
Le diagnostic d’ensemble (pourquoi le désamour entre les citoyens européens et l’UE?) me paraît fondamentalement juste.
À côté des problèmes posés par l’article, n’ya-t-il pas celui de cette bureaucratie bruxelloise qui s’est développée de façon assez tentaculaire ces dernières décennies comme une machine à produire des « directives », de la manière dont celles-ci s’élaborent et dont certaines sont ressenties sur le terrain comme tâtillonnes, autoritaires ou absurdes?
À quoi et à quelles situations s’applique le principe de subsidiarité, rarement évoqué, en tout cas en France? Y a-t-il des différences entre la France jacobine et l’Allemagne fédérale dans l’application automatique et rigide des « directives » bruxelloises?
Ce n’est pas la bureaucratie qui produit les directives: elle obéi à la classe politique europénne, c’est à dire à la classe politique de chacun des états-membres. Les décisions des institutions européennes sont des décisions politiques, prises par des politiques, qui parfois (souvent) sont bien contents que le public regarde ailleurs que chez eux.
Coucou,
Vous oubliez, excusez du peu, tous les groupes de pression… En particulier tous les groupes de pression affiliés à un pays…
Vive la démocratie et la démagogie…
LB
La construction d’une entité économico-politique appelée Europe-Unie est fondée sur un mythe, un mensonge cynique monté et entretenu volontairement par les fondateurs historiques et sanctifiés, admirateurs inconditionnels du modèle américain.
Il fallait détacher les peuples d’Europe occidentale du nationalisme et construire un grand empire transatlantique afin de contrer l’influence grandissante du modèle Socialo-Communiste (idéalisé à l’époque) représenté par l’URSS et la Chine.
Le mythe d’une Europe Unie a fortement marqué la conscience des peuples éduqués de l’Europe occidentale. Il a fait naître un formidable espoir politique fondé sur des valeurs humanistes largement partagées malgré les guerres successives provoquées par les rivalités économiques.
Ce ne sont jamais les peuples qui déclarent les guerres mais ils en sont les principales victimes quelque soit le côté de la tranchée qu’ils défendent.
Les forces économiques et donc les hommes politiques sous leur contrôle, n’ont jamais voulu créer une Europe unie politique et démocratique. Ils n’ont jamais voulu créer un modèle social universellement acceptable. Ce ne sont que de médiocres personnages choisis pour leur médiocrité même. Ils se sont contentés de construire ce que leurs maîtres leur ont commandés: un marché de 500 millions de consommateurs dans le seul intérêt des gros actionnaires des grands groupes, en inventant les outils nécessaires : directives, normes et autres décrets du même accabit.
Aujourd’hui les masques sont tombés. L’Utopie socialo-communiste est discréditée. Les peuples ont pris conscience du mensonge originel et de la manipulation dont ils ont fait l’objet. Quand ils le peuvent, ils rejettent massivement le cadre anti-démocratique que tente d’imposer formellement les groupes médias-militaro-industriels. Ce sont les actionnaires de ces groupes qui ont le pouvoir réel, eux qui organisent le lynchage et le discrédit des intellectuels promouvant les idées humanistes, et encore eux qui propagent la misère, le communautarisme et la violence.
Ces scélérats et leurs complices ont clairement entrepris de nous faire payer les progrès sociaux permis par les élections démocratiques de 1936 et par leur mise à l’écart après guerre pour cause de collaboration avec les occupants.
Quelles formes prendront les résistances légitimes à ce coup d’Etat anti-démocratique sur une telle échelle?
ras le bol des oui-ouistes!
Bref. À court d’argument ?
Coucou,
Le meilleur argument du oui: « Oui à l’Europe »…
Bref… Bidon de chez bidon…
Les partisans du oui, à part les spécialistes, n’ont pas d’argument…
LB
Et encore les spécialistes… j’ai souvent vu leurs arguments se traîner! Et surtout ils se gardent bien de tenter de réfuter les arguments des nonistes, la plupart du temps!
Tout pelletier connaît
la fable du loup qui se cache sous une peau de mouton,
belle image métaphorique
qui permet de conceptualiser
que
le mini traité de Lisboa
est le texte qui permet au renard libre de vaquer dans le pouliailler libre et non faussé.
Contradicteurs,
à vos plumes
si vous ne voulez plus avaler de serpent.
Dommage, Marie75, je vous ai connue plus argumentée, donc plus efficace… Allons, encore un effort! Je sais que vous le pouvez, vos pages d’anthologie restent dans les mémoires comme la culture reste quand on a tout oublié (croit-on).
On nous inonde de oui-ouistes…
pourQUOI répondre ???
Europe, flop-flop!!!!
Pas de temps à perdre!
M’auriez-vous pas compris?
En relisant le texte, il existe effectivement un risque de confusion.
Je serai donc plus direct:
Les forces anti-démocratiques sont les actionnaires des groupes média-militaro-industriels qui actionnent les ficelles des centres de décisions réels, Bruxelles, OMC, FMI, Banque Mondiale, etc..
Les masques sont tombés car ils ne cachent plus leur volonté de passer outre au refus des peuples du modèle économique qui enrichit quelques uns aux dépends de l’intérêt général.
Ils suppriment les référendums, les élections nationales sont encadrées et détournées, les intellectuels dissidents disqualifiés.
Le terme de dictature est tabou et fortement connotés « meurtres politiques » mais les faits sont là. Il existe désormais d’autres moyens de faire taire les opposants, en les rendant inaudibles tout simplement.
La vraie démocratie est la démocratie directe, l’Europe est dirigée par des fonctionnaires qui manifestement dirigent tour à tour, qu’ils soient de gauche ou de droite. Si les « énarques » avaient dû soumettre aux peuples leur projet comme l’ont fait certains, on n’en serait pas là dans une Europe Technocratique qui ne respecte plus les peuples au nom de l’intérêt politique de quelques-uns.
Le seul pays qui respecte les différences et la volonté populaires, c’est la Suisse, vous vous ne demandez jamais pourquoi cela marche t-il bien mieux chez notre voisin qu’en France ?
Malheureusement quel choix les Européens ont ? subir le dictat sous peine d’êtres marginalisés.
Bravo aux Irlandais qui ont bien senti le danger.
Toute l’europe fonctionnant comme la suisse ! Mon dieu
Cela serait la plus grande zone de non-droit financier du monde.
Que de perspectives !
Cela vous ferait du bien de savoir comment fonctionne le système financier Suisse; sûrement avec moins de lacunes que celui que l’ont observe en Europe et en France en particulier. En France on surveille la population de manière qui va à l’encontre des droits de l’homme et je pèse mes mots. En plus vous n’avez rien compris au message que j’ai tenté de faire passer; quelle ignorance, vous rendez-vous compte de votre inculture vous qui surfez sur un site libre, vous êtes complètement inhibé par les médias ou le cinéma… il faut vous réveiller, vous préférez les « paradis fiscaux » des iles Anglo-normandes, du Luxembourg, de Singapour, etc. Au moins les Suisses sont vos meilleurs clients et qui font vivre des centaines de milliers de frontaliers Français et Européens.
Ce n’est pas parce que le bordel sévit en France que les Suisses sont obligés de les imiter. D’ailleurs, les entreprises françaises sont heureuses de pouvoir bénéficier d’un espace de liberté qui leurs permet de survivre à la concurrence internationale et par là-même de sauver des millions d’emplois en France.
Les Suisses, eux, respectent et appliquent à la lettre les accords qu’ils signent, pouvez-vous en dire autant ?
Réfléchissez un peu avant de raconter n’importe quoi !!!
Coucou…
« Les Suisses, eux, respectent et appliquent à la lettre les accords qu’ils signent, pouvez-vous en dire autant ? »
C’est sur, ça… Même quant il s’agit de paradis fiscaux pour les comptes en banque des nazis… Que la Suisse continue à protéger…
Vive la Suisse, mangeant à tous les râteliers (pourvu que ça rapporte de l’oseille)…
LB
Considérer que le « non » irlandais est un épiphénomène me scandalise. Une voix irlandaise vaut une voix française ou hollandaise.
Les pouvoirs en place respectent les règles du jeu tant qu’elles leur sont favorables, et s’en dispensent dès quelles contrarient leurs projets.
Notre gouvernement dans son hypocrisie, qui est sa marque de fabrique, s’est bien gardé de faire ratifier Lisbonne par un référendum.
On ne fera pas l’Europe contre le peuple. Ce dernier constate au quotidien que l’Europe qui se construit est celle du profit à tout prix, celle des actionnaires des multinationales, et non l’Europe dont l’enjeu est plus de progrès de justice et de sécurité, en particulier sociale, pour les citoyens.
L’europe est le reflet de sa majorité politique, et avec une majorité conservatrice au Parlement, au conseil des ministres et au conseil européen, on voit se définir une politique… conservatrice, et il se trouve que les assemblées dirigeantes de l’Union étant toutes élues, l’Europe qui est en place à l’heure actuelle est la manifestation de la volonté de ses peuples.
Parfois, le peuple vote en majorité pour des dirigeants qui se révélent mauvais, et à moins que ceux-ci ne se mettent à truquer ou à abolir les élections, il vaut mieux essayer de convaincre les électeurs de la majorité en place de changer de candidat aux élections suivantes plutôt que d’accuser l’institution en elle même.
Coucou,
Le « peuple » a donné mandat à des politiques pour faire quelque chose qui se nomme Europe… Les politiques ont fait « L’institution bureaucratique européenne »…
Oui… Il faut changer l’Europe…
LB
L’Europe nous a été présenté comme un eldorado depuis des années et elle se révèle être un fiasco pour les petites gens qui ont eu le sentiment de s’être appauvries depuis (la cause étant vraiment l’Europe ?). L’ouverture des monopoles d’état à la « concucurrence », les politiques d’ajustement structurels pour unifier le système et le système monétaire européen n’ont guère arrangées les choses. L’Europe n’est qu’une aubaine financière pour les grands groupes privés.
De même, chaque pays d’Europe, chaque peuple de l’Europe possèdent des cultures bien particlières héritées d’histoires qui leurs sont propres. L’Espagne a connu Franco, la Pologne s’est faite envahie par les Allemands puis par l’URSS, l’Allemagne a connu Hitler, la France a fait la Révolution. Forcément, nous ne pouvons pas avoir les mêmes rapports vis à vis des institutions à cause de nos passés respectifs : il s’agit d’éléments fondammentaux qui font partie intégrante de la culture des peuples et qui forgent une bonne partie de leur identité. Faites un sondage et voyez si les peuples de l’UE se sentent plus Européens que Français ou Allemands ou Italiens. Croire que tous les pays d’Europe partageraient les mêmes institutions relevait tout simplement de l’utopie. D’ailleurs, le fait d’encourager le régionalisme à l’échelle des pays pourvoyait à cette volonté d’affaiblir les états-nations pour renforcer les institutions de l’UE : les théories de Kenichi Ohmae ont largement fait florès dans les crânes dégarnis des eurocrates.
Beaucoup de peuples de l’UE, et pas des plus anondins, sont aujourd’hui contre cette Europe qui se construit à leur détriment. Le moins que puisse faire les dirigeants Européens serait de reconnaître qu’ils se sont trompés !
Certes, les « nons » sont profondément hétéroclites et correspondent aux rapports qu’entretiennent les différents peuples vis à vis de l’identité et de la culture de leurs propres pays, de leurs propres nations… L’UE n’aurait-elle pas été trop loin dans sa volonté d’unifier ?
Nos dirigeants européens se sont trompés mais ils persistent et signent à engager les peuples dans une voie qu’ils rejeteront tôt ou tard étant donné que cette voie n’aura pas été admise, comprise et acceptée par les populations. L’UE telle qu’elle se construit est vouée à l’échec pour cette raison.
Certains considèrent que les élections de 2009, qui se dérouleront en même temps pour tous les pays de l’UE, seraient une occasion pour les peuples européens de se réapproprier les politiques et les projets de l’UE. Cela étant, peut on croire à cette version un seul instant lorsque l’on constate le peu de pouvoirs dont disposent les eurodéputés face à la commission ?
Le mieux à faire pour nos dirigeants européens seraient de faire une grande réforme institutionnelle de l’UE afin de donner plus de poids aux représentants élus car les peuples ont bien l’impression que l’Europe se construit sans leur consentement et parfois contre leur volonté et leurs intêrets propres.
Si l’Europe avait dû être sociale elle se serait donnée dès le départ des règles de vie commune. Or depuis le traité de Rome l’Europe n’est qu’un agrégat économique, un terrain de jeu pour le libéralisme qui a sans cesse besoin de s’agrandir.
Il me semble que votre intuition est bonne: il n’y aura jamais d’Europe sociale sans gouvernements de gauche.
Or quand on voit que le PS est en train de tomber dans le piège aussi grossier que stupide de la diabolisation de la LCR, on comprend qu’il y a du mourron à se faire.
Le PS doit regarder à sa gauche. Là où sont ses racines.
Monsieur Marlière, bravo. Vous avez exactement analysé la situation en y mettant les bons mots là où j’avais des pressentiments sans pouvoir les énoncer clairement. Aussi longtemps que nous aurons des dirigeants nationaux fervents partisans du néolibéralisme (et actuellement en France nous en sommes à un sommet), rien ne pourra se faire dans un sens où l’humain reprendra un pas logique sur le financier, sur l’exacerbation de la réussite d’un très petit nombre, et des fortunes qui vont avec.
Faire comprendre ce mécanisme à des Français lambda nourris au béton ou à l’essence d’avion de combat risque de prendre du temps. Nos institutions tiendront-elles jusque-là ? On peut parfois en douter…
M. GOTCH,
vous ne devriez pas insulter les personnes qui voteraient encore Non si un référendum nous était imposé.
Les traités entre États ont toujours été des lectures difficiles. Alors pensez qu’il n’y a pas seulement DEUX États signataires dans ces traités mais une belle tripotée. Si on n’a pas de formation juridique, on s’y perd. Quand on nous demande d’avoir un avis sur des choses aussi techniques c’est comme si on nous sommait de donner notre avis sur l’influence de telle molécule sur les sécrétions de l’amygdale cervicale …
Les traités successifs, celui de 2005 puis celui de 2008, prétendent améliorer le fonctionnement des institutions. Mais pour pouvoir les apprécier encore faudrait-il avoir bien compris le fonctionnement des dispositifs encore en fonction. Or l’Europe est d’année en année, une grande absente des médias et particulièrement de la télé (voir le lien vers le blog qui a publié les chiffres ridiculement petits de l’info européenne). Du coup, les grands mouvements d’opinion relèvent du jeu de hasard.
Comment voulez-vous que l’on s’y retrouve tant que les télés ne rendront pas compte de ce qui se passe vraiment à Bruxelles, tant qu’il n’y aura pas des rubriques quotidiennes ? Sur vingt-sept pays membres, quels sont ceux dont on ne connaît aucun leaders ? Alors qu’on connaît Paris Hilton et Mireille Mathieu ! Douillet et Domenech ! Estrosi et Balkany !
Arrêtez d’insulter ceux qui ne peuvent pas vous entendre …… Vous affirmez que l’Europe ne peut pas changer si les pays restent comme aujourd’hui très majoritairement à droite. J’ajouterai même si ma mémoire est bonne que le rapport est de 21 sur 27 à droite et donc 6 sur 27 à gauche. La route est droite mais la pente est dure ! Ne désespérez pas l
Monsieur Pelletier, permettez-moi s’il vous plaît d’entrer dans votre jardin. S’agit-il d’un dialogue entre sourds ? Je suis un noniste de la plus belle eau, comme tous mes posts peuvent en témoigner. Mais je plains ceux qui ne reçoivent que la propagande du bord opposé, et se déterminent en fonction de ce qu’il savent, c’est-à-dire un minimum…
Mon ire ira (eh oui) à ceux qui, justement, imposent par des moyens que je qualifierai de malhonnêtes leurs volontés sous forme de pubs, infos, opinions insidieuses sans rien en face pour permettre de se faire une opinion le plus objective possible. Le président en tête. Ce qui n’est pas sa place, ô non!
Bonne journée!
M. GOTCH,
Affaibli sûrement, je ne comprends pas tout ce que vous dites. Vous plaignez par exemple, « ceux …… qui se déterminent en fonction de ce qu’ils savent …… ». Comment faire autrement ?
Vous faites une belle liste de choses insidieuses mais elle est forcément incomplète. En ce moment, comme moi, la plupart des lecteurs ont des connaissances partielles et biaisées du dispositif européen —les responsables européens ne sont ni habiles en communication ni prompts à rétablir la vérité quand un politicien national se défausse sur l’Union quand il est embarrassé—. Il nous est trop facile de combler les trous, les lacunes de notre connaissance des réalités par des rêveries, des visions simplistes et de crier des « yaka » et des « faucon ».
Je viens de lire sur un blog une très belle mise au point. Elle aide à comprendre comment les États-membres peuvent réellement tenir ensemble, comment tout cela est possible.
C’est ici :
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/06/le-yaka-de-la-c.h…
Pour tenir ensemble
le moi-peau
évite le phantasme de morcellement.
Monsieur Pelletier, depuis assez longtemps je joute avec jean Quatremain. Nous n’avons manifestement pas les mêmes visions des choses, lui et moi. Pour moi, au niveau où nous sommes maintenant, la seule solution est de repartir à zéro, le premier pas étant de ne plus avoir à la présidence de la république une personne décidément trop néo-libérale pour accepter de tuer cette Europe où le commerce est roi, et où le citoyen n’existe plus.
Ce redépart demandera un grand courage, une grande abnégation, l’assurance que les efforts ne seront pas reconnus, et que ces efforts devront être ceux de tous sans aucune exception. De toute façon, une grande Europe élargie à marches forcées à 27 n’est absolument pas viable, donc il faudra bien faire quelque chose!
je suis tout à fait d’accord avec cet article, mais comme je ne crois pas du tout qu’une majorité, parmi les 27, ait une chance de passer à gauche (en tout cas pas avant un bon siècle, le temps que le traumatisme de l’occupation communiste s’efface), j’ai besoin de croire en autre chose
la force des symboles, par exemple. Il y a deux cents ans, les idées des lumières se sont diffusées, et pourtant, quand on pense au contexte socio-éco-politique de l’époque, c’était pas gagné !
je veux croire que la résistance d’un seul pays (ou de quelques uns) peut suffire à faire évoluer, très lentement, les choses
mais honnêtement, je n’y crois pas beaucoup
je crois surtout que l’ultra-libéralisme, a force de tout ravager et de se montrer aveugle, finira par détruire ses propres fondements
l europe devait nous proteger de la mondialisation foutaise c est mosanto et cie qui la dirige on nous a meme enleve le droit de vote on crie au scandale quand en indonesie un dictateur obtien 99 pour cent de oui pour un referundum si on regarde bien nous ne sommes gueres mieux lotis.ils considererons votre vote que si c est un oui .en ce qui concerne l europe sociale j en ai personnellement fais les frais salarie interim pour une boite allemande accidente en decembre 2002 reconnu par les tribunaux et les experts medicaux 2 ans d arret de travail. proposition d indemnisation 8 mois .plus de certificats a fournir cause de ma damande du rmi et de la cmu pour pouvoir me soigner( si on touche le rmi on ne peut faire de certificat d arret de travail) faute d argent car 8 mois sans salaire c est dur a l heure actuelle toujours rien touche
C’est dingue comme les politiciens (surtout à gauche) ne se rendant même pas compte de ce qui se passe. Nous sommes en train de vivre les évènements les plus importants depuis la chute du communisme : la destruction en cours du système financier mondial, avec des conséquences économiques et géopolitiques considérables. Et tout cela se passe quasiment dans l’ignorance générale du monde politique.
Rien de nouveau, l’Europe a déjà été fortement ancrée à gauche. L’Europe d’aujourd’hui, oscillant entre néo-conservatisme et ultra-libéralisme est l’héritage de la gauche autant que de la droite.
Concrètement, l’égalité sociale c’est quoi selon vous ?
je vous cite : « Le fiasco du référendum irlandais nous ramène aux débats suscités par les votes français et néerlandais il y a trois ans. » fin de citation.
A quel titre osez vous parler de « fiasco » ? êtes vous un Irlandais favorable au OUI ? je ne le pense pas. Ayez un peu de décence envers les quelques millions d’ Irlandais qui ont eu le courage de dire NON !!! et qui ne pensent pas avoir fait un fiasco.
merci
La construction européenne « de base » était une réaction (« plus jamais ça ») à la fin de la deuxième guerre mondiale; ce qui dans les années 50 et en pleine guerre froide signifiait quelque chose. Des pays qui venaient de se déchirer enterraient la hache de guerre, unis par le traumatisme de ce qu’ils avaient vécu et portés par des couples charismatiques (surtout franco-allemands). Cette Europe-là me parait bien morte, vendue au grand marché libéral et incapable d’une vision claire de ce qu »elle désire, une espèce de nouvelle SDN avec autant de pouvoir et même pas autant d’esprit; une des raisons du non irlandais n’est-elle pas la crainte de devoir s’impliquer dans des opérations militaires malgré sa neutralité? Une europe à la botte des USA, atlantiste et accueillant sur son sol des systèmes « starwars » dirigé contre on ne sait trop qui, je pense pas que c’était l’idée de départ! Alors oui, NON!
je ne vois pas quelle forme autre que féderale peux garantir l’indépendance des différentes modes de vie des
peuples européens. le système actuelle ne le fait pas
(fromage au lait cru par exemple). c’est tout le monde dans le méme moule ( le système jacobain ardemment défendu par la france)qui est en application aujourd’hui.
l’europe des nations en vigueur ne peut aboutir a pas grand chose en dehors du libéralisme qui écrase tout sur son passage.
il faut voter autrement