Sur le terrain

Les images de l'incendie au centre de rétention de Vincennes

Notre reporter Zineb Dryef a filmé l'incendie qui a entièrement détruit le centre et les violences qui s'en sont suivi.

L'incendie du centre de rétention de Vincennes (Zineb Dryef/Rue89)

Après la mort d'un sans-papiers samedi soir au centre de rétention administrative de Vincennes, un incendie probablement d'origine criminelle a ravagé ce dimanche le plus grand CRA de France, où sont détenus 280 étrangers en attente d'expulsion. Des affrontements ont également opposé soutiens des sans-papiers et forces de l'ordre devant le centre.

Grosse tension dès l'arrivée des manifestants

Après l'annonce du décès, des militants de différents collectifs de soutien aux sans-papiers s'étaient donné rendez-vous ce dimanche devant le CRA de Vincennes. A 15h00, les manifestants affluent. Venus en voiture ou en RER, ils cherchent un accès au CRA. La veille, une quinzaine de militants s'étaient fait refouler. La police a installé des barrières aux alentours du centre mais les laisse passer. A une cinquantaine de mètres du bâtiment, on entend des cris. Devant, des proches de sans-papiers retenus attendent. Ils confirment que les bruits venaient de l'intérieur.

Une jeune femme a pu y entrer. Elle a rendu visite à son fiancé en tout début d'après-midi mais n'a rien noté de particulier. Il ne lui a pas trop parlé du mort qu'il ne connaissait pas très bien. Certains sont inquiets : « On nous a dit que l'attente pouvait durer quatre heures, on ne sait pas ce qui se passe. » La situation est plus que tendue. Les policiers courent, la grille s'ouvre régulièrement pour laisser entrer des voitures et la foule reste silencieuse. Plus loin, une cinquantaine de militants scandent des « assassins ! assassins ! “ à destination des policiers.

Soudain, une grosse fumée noire sort de la fenêtre de l'un des bâtiments où sont enfermés les sans-papiers. Les policiers tentent d'abord de l'éteindre à l'extincteur. En vain. Très rapidement, les flammes dégradent la fenêtre et le feu prend sur le toit. La situation se fait rapidement confuse : le feu prend dans les deux centres et dans l'unité appartenant à la police cynophile. Un policier dit s'inquiéter pour ses bêtes. En moins de deux heures, la quasi totalité du CRA est détruite. (Voir la vidéo)

Un peu plus tard, la Préfecture de Police de Paris déclare que l'incendie est volontaire, mais qu'il n'a fait aucun blessé grave. Une vingtaine de blessés légers, intoxiqués par les inhalations, auraient été évacués, la plupart vers l'Hôtel-Dieu. Toujours selon la Préfecture, une cinquantaine de retenus auraient réussi à s'enfuir. La Cimade, elle, n'en dénombrait qu'une trentaine. Les autres, soit environ 150 personnes, ont été rassemblés dans la cour d'un des bâtiments :

‘Ils nous ont d'abord transféré dans un gymnase, mais celui-ci a très vite été envahi par la fumée, expliquait dans l'après-midi un ressortissant africain au site de Libération. Désormais nous attendons dans la cour toujours dans la fumée et les odeurs de gaz lacrymogène.’

Des affrontements ont également opposé des manifestants aux policiers. A plusieurs reprises, alors qu'ils tentaient d'obtenir des informations sur la situation des personnes à l'intérieur du centre, les manifestants ont été pris d'assaut par la police. Les gaz lacrymogènes ont été largement utilisés pour repousser la foule. Aux provocations des uns répondait la matraque des autres. (Voir la vidéo)

Un décès à l'origine de nouvelles tensions

La veille au soir, un Tunisien de 41 ans sous le coup d'une interdiction définitive du territoire français avait trouvé la mort à l'intérieur du centre. Une crise cardiaque selon l'autopsie qui a été réalisée ce dimanche et dont les résultats ont éte communiqués par la Préfecture :

‘Tant les premières constatations médicales que l'autopsie, réalisée dans le cadre de l'enquête en cours menée par la police judiciaire, écartent la présence de traces anormales. […] L'homme se trouvait seul dans sa chambre au moment du décès.’

A en croire Julie Chansel, de la Cimade, seule association autorisée à pénétrer en rétention et dont des représentants étaient à l'intérieur samedi soir, ‘un certain calme’ régnait jusqu'à l'annonce du décès. Les retenus étaient toujours autorisés à déambuler dans la cour de promenade. Toutefois, souligne la porte-parole de l'ONG, la tension n'a fait qu'enfler après le décès, qui serait bien à l'origine de troubles qui ne surprennent pas la militante :

‘Depuis six mois, on alerte Préfecture de police et ministère de l'Immigration… en vain. Leur surdité les rend responsable de ce qu'il s'est passé. Cette façon de faire la sourde oreille est alarmante, alors qu'un incendie avait déjà eu lieu au même endroit, début 2007.’

La situation s'est considérablement dégradée, du point de vue de la Cimade et des parlementaires, depuis l'intensification des cadences des expulsions. Le 3 janvier, Rue89 réalisait déjà un reportage devant le centre de rétention de Vincennes, où élus, étrangers et militants des droits de l'homme étaient venus dénoncer la hausse du nombre de détenus et leurs conditions de rétention. (Voir l'interview du sénateur PS David Assouline en vidéo)


Début février, un nouveau cap avait été franchi avec l'utilisation par la police de pistolets Taser lors d'affrontements avec les retenus.

Une cellule de crise à la Préfecture

Dimanche, plusieurs parlementaires, dont beaucoup d'élus PCF à la suite de Jean-Pierre Brard, sénateur de Seine-saint-Denis, et David Assouline, sénateur PS de Paris, sont les premiers à avoir pu pénétrer sur place une fois le feu éteint, comme le raconte sur le site des Verts le sénateur Jean Desessard :

Les élus auraient obtenu qu'on distribue de l'eau aux retenus rassemblés dans la cour, selon Richard Moyon, l'un des porte-paroles de RESF, que nous avons pu joindre alors qu'il se trouvait devant les grilles du CRA. Peu avant 20 heures, les parlementaires s'adressaient à la foule qui manifestait toujours à proximité du centre. Les parlementaires ont raconté au public mobilisé qu'ils avaient exigé de participer à la cellule de crise mise en place par le préfet de police et le directeur de cabinet de Brice Hortefeux. Rendez-vous était pris à 22 heures, dimanche soir.

Peu avant 22 heures, la Cimade annonçait à Rue89 que les femmes, qui sont toutes rassemblées d'ordinaire dans le CRA de l'Ile de la Cité, dans le centre de Paris, seraient déplacées au CRA de Plaisir afin d'héberger à la Cité une partie des retenus des centres incendiés. 102 retenus devaient par ailleurs gagner Nîmes dans la nuit. On ignorait toutefois où était le dossier de ces retenus et si leurs familles pourraient être prévenues.

Arnaud Aubron, Zineb Dryef et Chloé Leprince

Modifié le 22/06/2008 à 21h20 après l'annonce du résultat de l'autopsie par la Préfecture.

Mis à jour le 22/06/2008 à 21h47 après les dernières informations transmises par la Préfecture de police sur les blessés et les évasions, et par la Cimade sur le transfert des retenus vers d'autres centres.

575 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

  • Téléchargez votre photo sur votre page perso. Elle apparaitra à côté de vos réactions.
  • Merci de respecter la charte des commentaires, sans quoi nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
  • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
Portrait de Incorrect

à Sir_galaad Portrait de Sir_galaad De Incorrect

10H53 | 23/06/2008 | Permalien

Que penses tu des mecs qui ont été brûlés et blessés ? …c'est pas un CRIME ? les clandestins en France n'ont qu'un seul droit et devoir : c'est de repartir, de gré ou de force ; ça évitera les violences comme cet incendie que vous cautionnez..

Portrait de Sir_galaad

à Incorrect Portrait de Incorrect De Sir_galaad

Un clavier AZERTY en vaut deux ... | 11H15 | 23/06/2008 | Permalien

En tant qu'être humain, je n'ai qu'un seul devoir, aider mon prochain, qu'il soit français, suédois, malien ou vietnamien, et si pour toi, ce ne sont que des clandestins, alors c'est que tu croit qu'un bout de papier vaut plus que l'intégrité et la valeur d'un homme.
Mais je m'égare, intégrité et valeur n'ont pas le même sens pour toi et tes amis décérébrés du bulbe.

Portrait de Bardamu

à Charles Mouloud Portrait de Charles Mouloud De Bardamu

difficile | 12H24 | 23/06/2008 | Permalien

Ah mais là, cher Charloud, nous sommes d'accord.

Quand vous écrivez :

« Le débat sur l'immigration, et plus particulièrement sur l'immigration clandestine, est une chose.
Le respect de la personne humaine , en est une autre. »

Il n'y a aucun problème. Si vous me dites : « les conditions de séjour dans les CRA sont inhumaines, il faut que ça change », j'approuve.

Mais si en revanche vous tirez prétexte du dysfonctionnement des CRA pour me servir à pleine louche la soupe habituelle de l'extrême-gauche et de RESF selon laquelle la France devrait renoncer à tout contrôle de l'immigration, et accueillir en son sein toute personne ayant la bonne idée de poser ses valises sur le sol national, légalement ou ilégalement, souffrez qu'on puisse être en désaccord avec vos vues…

De façon rituelle, chaque fois qu'il est question des immigrés clandestins, je demande à mes contradicteurs par quoi remplacer l'immigration choisie et l'expulsion des clandestins dans un Etat de droit.

Je n'ai JAMAIS reçu de réponse cohérente.

C'est intéressant de débattre, quand il y a quelque chose en face. S'il n'y a rien, qu'y puis-je ?

Portrait de mechante langue

à Charles Mouloud Portrait de Charles Mouloud De mechante langue

13H37 | 23/06/2008 | Permalien

« Mais il est une chose parmi tant d'autre qui devient insupportable, c'est l'utilisation et l'instrumentalisation de ce sujet à des fins de rejet et de haine de l'autre. »

Pour une fois je suis d'accord avec vous Les contributions des immigrationistes et des rpo RESF suitent de haine et d'intolérence .

« Les posts extrêmistes qui suintent le mépris, le racisme ouvert , qui appellent directement ou de façon insidieuse à l'éradication d'une population, deviennent jour après jour de plus en plus insupportables. »

Encore d'accord avec vous !
Rien que a ce fil de la part part des memes on voit des propos contre les français qui frisent le racisme !
Notons la dignité de ceux qui sont pour le respect des lois sur l'immigration dont aucun n'a tenu des propos racistes envers les clandestins

« La pollution des fils n'a jamais atteint un tel niveau.
Certains commentateurs quittent les échanges qui se transforment en champs d'invectives. »

Est ce que vous user de votre influence pour demander a ceux qui pensent comme vous de cesser leurs messages pleins d'invectives , d'insultes , de haine , et meme de menaces physiques

Portrait de helios33

De helios33

10H22 | 23/06/2008 | Permalien

Il n'y a pas de violence ou d'arbitraire, à partir du moment où les délinquants acceptent la sanction. C'est la même chose pour tout autre délit : si vous refusez de payer vos impots par exemple, il y aura d'abord des lettres recommandées, puis des huissiers, et éventuellement des saisies directement sur vos revenus. Si ça ne marche pas encore, ça poura aller jusqu'à la prison. Toute une échelle de réactions qui deviennent de plus en plus contraignantes à mesure que le délinquant s'oppose à l'application de la loi.

Portrait de moré

De moré

traitement des sols | 11H07 | 23/06/2008 | Permalien

Si vous observez bien le fil des commentaires de certains internautes récurrents sur cet article (comme d'autres), il y a une certaine incohérence (notammment chez Incorrect) des propos qui me laisse à penser qu'un modérateur (ou plutôt amplificateur de propos) sévit dans la rue sous plusieurs pseudos (Mauvaise langue et Incorrect sans doute le même modé) et que ces propos n'ont pour objet que de susciter la réaction (ou la fuite)des internautes pour X raisons.
Un exemple parmi tant d'autres. Dernière réaction en date suite à mon post affirmant que Incorrect est un modérateur (vers 0h30) : ces propos les plus grossiers ont été dépubliés (une dizaine me semble til) dans la minute qui suivait. 10 minutes auparavant j'avais répondu à un internaute lui faisant part de mon étonnement de voir rue89 toléré de tel propos laors qu'il y avait une responsabilité en tant qu'éditeur. Mon post a été dépublié alors que ceux d'incorrect, complétement hors charte, était toujours conservé.
C'est donc qu'il y a bien un modérateur, si je me trompe, il faut que Rue89 nous explique pourquoi au même moment les propos de Mauvaise langue et Incorrect hors charte sont conservés et des propos exprimés dans de bon termes sur les critéres de dépublications sont supprimés dans laminute qui suit.

Portrait de Incorrect

à moré Portrait de moré De Incorrect

11H09 | 23/06/2008 | Permalien

t'es pas devenu parano ?

Portrait de jac le rat

à Incorrect Portrait de Incorrect De jac le rat

aventurier | 11H31 | 23/06/2008 | Permalien

Ah, vous connaissez ce mot, incorrect ?
Enfin ! Sur le bon chemin !

Portrait de aissachris

De aissachris

techelec s/of | 11H18 | 23/06/2008 | Permalien

pas serieux mr Lefevres qui accuse les militants RESF d etre fauteur de troubles, presque leur faute… Admettre que des civils soient parqués faute de visa, qu ils en viennent a mourir pour que le peuple s interesse a leur tourments sous la férule d un etat dit des droits de l homme, ca laisse a reflechir, a se demander si le monde tourne a l envers.
une majorité silencieuse ne peut se mettre dans l athmosphere de vie de ces gens irreguliers administratifs, c est un enfer dimension humaine genre ce que des personnes ont subies en 40, mais point n en causons, il y a une difference raciale et administrative. oh lala, quelle harmonie en ce petit monde d egalité fraternité liberté.

Portrait de Bardamu

De Bardamu

difficile | 12H46 | 23/06/2008 | Permalien

A vrai dire, à défaut d'être une insulte ou un argument, « va te faire foutre » pourrait être un simple conseil.

Portrait de pingouin_force_attak

De pingouin_force_attak

alcoolique, drogué et dépravé | 11H57 | 23/06/2008 | Permalien

bah les cons ne comprennent que les insultes, eelisa tente encore d'argumenter, avec des types comme toi, facho et compagnie, c'est du temps perdu ! Si tu comprends pas la raison, il reste les insultes… bon je suis plus pour l'argumentation mais la connerie crasse dont tu fais preuve est incroyable ! tu vaux mieux qu'un clandestin parce que tu as un bout de papier avec ta photo et l'inscription « République française » ?

C'est ça qui exaspère des gens comme eelisa (et moi), le fait qu'il n'y ait que ton bonheur qui compte et que tu défendes cette vision comme si c'était normal !

BREF j'ai argumenté, à quoi cela va servir ?

PS : désolé pour les graves insultes que j'ai ajouté à tes commentaires, mais les voir m'a dégouté, et comme j'étais énervé… Enfin s'couzy quand même…

Portrait de moré

De moré

traitement des sols | 12H02 | 23/06/2008 | Permalien

Ah tiens, étrange. Il a suffit d'évoquer Mauvaise Langue (dans mon mail un plus haut) pour le voir rappliquer dans le quart d'heure qui suit ! : déjà 7 réponses datant d'à peine 30 minutes postés dans un intervalle de 5 minutes. Réponses fraiches postées en rafale à des commentaires datant d'hier soir…
Drôle d'attitude, sinon celle d'un modé maison qui tenterait de réagir en urgence ?
Chacun est libre de se faire son jugement - à moins que ses posts ne soient effacés après coup ? ?

Portrait de Incorrect

à moré Portrait de moré De Incorrect

12H06 | 23/06/2008 | Permalien

ça se soigne…un peu de repos et la lecture du Figaro.

Portrait de Sir_galaad

à Incorrect Portrait de Incorrect De Sir_galaad

Un clavier AZERTY en vaut deux ... | 12H21 | 23/06/2008 | Permalien

On avait dit pas d'insulte, alors évite de citer le Figaro.
Et puisque tu te permet de m'insulter de « pauvre type » sans être censuré, permet moi de t'adresser un « sous-merde » venu droit du cœur.

Portrait de Quinine

à Sir_galaad Portrait de Sir_galaad De Quinine

traducteur et amoureux des chats | 12H36 | 23/06/2008 | Permalien

Pis, la lecture du Figaro, non merci ! Si c'est pour se retrouver dans le même chaos mental que celui d'Incorrect ou de Pierrrre et de leur bande de clowns noirs…

Portrait de Incorrect

à Sir_galaad Portrait de Sir_galaad De Incorrect

12H39 | 23/06/2008 | Permalien

« Pauvre type » n'est pas une insulte, c'est simplement un peu de compassion à ton égard.

Portrait de Sir_galaad

à Incorrect Portrait de Incorrect De Sir_galaad

Un clavier AZERTY en vaut deux ... | 12H41 | 23/06/2008 | Permalien

Et « sous-merde », c'était affectueux, si on continue, on va finir par se rouler un patin ? ? ?

Portrait de pingouin_force_attak

à Sir_galaad Portrait de Sir_galaad De pingouin_force_attak

alcoolique, drogué et dépravé | 18H12 | 23/06/2008 | Permalien

tu vas chopper l'herpès tu vas voir…

Portrait de patrick du 14

De patrick du 14

de plus en plus naze | 12H21 | 23/06/2008 | Permalien

un site parfais pour déposer votre bile et votre savoir
http://fr.wrs.yahoo.com/_ylt=A1f4cfyphl9IsWABAMtjAQx. ; _ylu=X3oDMTByazUxb…

Portrait de levraidebat

De levraidebat

12H27 | 23/06/2008 | Permalien

Cet épisode nous montre une fois de plus que le problème de l'immigration n'a absolument pas été réglée par Sarkozy et Hortefeux.

Elle continue de grimper, de produire des effets néfastes (cf désormais en plein Paris des bagarres régulières entre bandes « ethniques » rivales…).

Tout cela sous pression du grand patronat français et européen qui veut toujours plus d'immigrés afin de faire pression à la baisse sur les salaires et les droits sociaux.

Sarkozy, Hortefeux, beaucoup de parlotes, beaucoup de vent, mais RIEN !

http://www.levraidebat.com

Portrait de Pentelique

De Pentelique

consultant biotechnologie | 12H31 | 23/06/2008 | Permalien

Il n'est pas fréquent de mourir d'une crise cardiaque à 41 ans. Même pour un Tunisien. Par contre dans ces cas là habituellement c'est le rapport d'autopsie qui détermine la cause de la mort et pas le médecin consultant de passage. Il y a donc quelque chose qui ne colle pas dans les infos qui nous ont été données.

Portrait de pingouin_force_attak

à Pentelique Portrait de Pentelique De pingouin_force_attak

alcoolique, drogué et dépravé | 18H13 | 23/06/2008 | Permalien

j'adore le « même pour un tunisien » XD très bien trouvé.

Portrait de lioe

De lioe

berlin | 12H44 | 23/06/2008 | Permalien

bonjour a tous (enfin presque)

Message a rue89 et aux riverains il devient tres urgent d intervenir, cela ne ressemble plus a un forum mais a un chat pour ado ou fusent les insultes en tous genre.
Je sais bien qu il est difficile de se contenir face aux propos de certains, mais il est important de resister a ces apprentis fachos qui ne sont la que pour detourner les objectifs de NOTRE rue.Ne repondez plus a ces frustres, ils se fatigueront tous seul.

Portrait de marie 75

à lioe Portrait de lioe De marie 75

13H08 | 23/06/2008 | Permalien

ok avec toi !

un communiqué :
FÉDÉRATION SUD EDUCATION

Communiqué de presse 22 juin 2008

CRA de Vincennes

Les évènements dramatiques survenus au CRA de Vincennes à la suite de
la mort d'un « retenu » étaient prévisibles. Ils sont la conséquence de
la politique voulue par Nicolas Sarkozy, décidée par le gouvernement
et menée par le ministre Hortefeux.

Celui-ci avait prévenu qu'il agirait dans son ministère « sans état
d'âme ».
Effectivement, il agit « sans état d'âme »… Politique du chiffre :
honteuses rafles au faciès qui renvoient à des souvenirs non moins
honteux/arrestations aux guichets des préfectures/quotas d'expulsions/
centres de rétention remplis où se multiplient tentatives de suicide
et automutilations/appels à délation… et aujourd'hui, ce projet de
directive européenne - la circulaire de la honte - qui prévoit
d'étendre la rétention à 18 mois, la détention et l'éloignement des
personnes vulnérables (femmes enceintes, personnes âgées, victimes
de tortures) et des mineurs isolés, le renvoi des étrangers dans un
pays de transit. Le ministre Hortefeux s'est dit « heureux » de son
action dans une récente conférence de presse . On en voit ajourd'hui
les résultats. Pour le sans-papiers, partout, tout le temps, la
peur. Peur en allant au travail, en revenant… peur des enfants
quand un parent ne rentre pas. La peur… et parfois la mort…
Chulan Liu, 51 ans, se défenestre par peur de la police. John Maïna,
19 ans, se pend après avoir reçu le refus ultime de sa demande
d'asile ; Baba Traoré, 29 ans, se jette dans la Marne pour fuir un
contrôle et meurt d'un arrêt cardiaque.

Il faut qualifier cette politique : xénophobie d'Etat, politique
indigne, qui en stigmatisant l'étranger, incite au racisme et au
communautarisme. Ceux qui conçoivent une telle politique, qui
élaborent de tels plans et stratégies d'expulsion, qui décident,
ordonnent ont des idées, des pensées moralement répugnantes qui
conduisent ceux qui les exécutent à commettre des actions elles aussi
moralement répugnantes.

L'Europe se transforme en une véritable forteresse et met en oeuvre
des moyens démesurés pour empêcher l'accès à son territoire et
expulser les sans-papiers. Ces hommes, ces femmes ne sont pas des
criminels. Ils travaillent et participent à l'économie du pays, ils
accroissent la richesse produite. Ils cotisent à la Sécurité Sociale
mais n'ont pas le droit de tomber malade, ils cotisent à l'UNEDIC
mais n'ont pas droit aux indemnités chômage, ils cotisent aux caisses
de retraite mais ne pourront en bénéficier, ils payent des impôts
mais ne peuvent accéder à la citoyenneté. Depuis deux mois, des
centaines d'entre eux expriment par la grève une revendication
fondamentale, le droit de vivre dignement et sereinement dans le pays
où ils travaillent. Ces grèves témoignent qu'ils ne sont pas à part
dans la société, mais au cœur du mouvement social.

Les centres de rétention administrative - ces « horreurs de la
République » comme les qualifiait justement le rapport Mermaz en 2001,
sévèrement jugés par Alvaro Gil-Robles, commissaire européen aux
Droits de l'homme, par les rapports annuels de la Cimade et de la LDH
- sont des lieux de désespoir qui génèrent des situations explosives.
La Fédération SUD Education exige leur fermeture. Il faut en finir
avec cette politique brutale et inhumaine et promouvoir une politique
qui respecte les Droits de l'Homme, la liberté d'installation, le
droit de vivre en famille, le droit d'aller à l'école sans la peur au
ventre et rétablisse en France un véritable droit d'asile.

La Fédération Sud éducation appelle les personnels de l'Education
nationale à renforcer l'activité militante des collectifs de
solidarités avec les sans-papiers et plus particulièrement le Réseau
Education sans Frontières.

Fédération des Syndicats SUD Éducation
17, boulevard de la Libération _93200 Saint Denis
Téléphone : 01 42 43 90 09
Fax : 01 42 43 90 32
email : fede@sudeducation.org WWW.sudeducation.org

Portrait de Serge Quadruppani

De Serge Quadruppani

Nomade italo-bellevilois | 12H48 | 23/06/2008 | Permalien

Ce témoignage de retenus a été retranscrit hier, suite à une
communication téléphonique avant la rebellion au cra 1 et 2. Il montre
dans quelles « conditions » le Tunisien est mort, et avec quelle
« violence » les retenus ont pu le vivre. l'Etat aura beau s'acharner à
affirmer que ce sont les manifestants à l'extérieur qui sont
responsables des évènements d'hier, il n'arrivera pas à supprimer la
légitimité des révoltes des retenus face à l'injustice de leur enfermement.
Fermeture de tous les centres de rétention.

22 juin 2008, un retenu est mort hier au centre de rétention de
Vincennes n°2.
Un retenu témoigne :

« Le monsieur qui est mort hier dans le centre n'était pas cardiaque.
Avant de rentrer au centre il prenait déjà des médicaments tous les
jours, il avait une ordonnance du médecin. Il était dans un état
psychiatrique, il disait qu'il voulait à l'hôpital psychiatrique.
Il demandait des médicaments et on voulait pas lui en donner,
l'infirmière lui donnait pas sa dose, il demandait à d'autres retenus
d'aller à l'infirmerie pour demander sa dose. Si le médecin lui avait
donné sa dose il serait encore parmi nous aujourd'hui.
La veille du jour où il est mort, il tremblait beaucoup, il savait pas
pourquoi, il se sentait malade. Peu de temps avant de mourir, il a
décidé de faire une sieste et a demandé à son copain russe de le
réveiller pour qu'il puisse aller à l'infirmerie qui ouvre à 15h. Son
copain est venu une première fois, il a essayé de le réveiller, son
visage était tourné vers le mur, on voyait pas très bien. Il a cru qu'il
dormait profondément et il a préféré le laisser dormir. Dix minutes
après il est revenu, ça s'est passé pareil. Du coup il est allé cherché
un autre retenu, et tous les deux ils ont essayé de le réveiller, ils
lui ont tourné la tête, il avait du sang sur le nez et la bouche, il
était bleu turquoise, il était tout dur, tout raide, froid.
Ils ont crié au secours, tout le monde est venu. La police a essayé
d'évacuer le lieu, les retenus exigeaient de savoir ce qui se passait.
Panique totale. Les policiers ont demandé des renforts, ils sont venus
avec des boucliers, ils ont tapé les gens dans le couloir, nous on a pas
pas répondu (de toute façon ya pas de pierres dans le couloir avec
lesquelles on aurait pu répondre), on a quand même été gazé. J'étais
devant la porte, j'ai pris le gaz dans les yeux. Le chef de permanence a
aussi pris le gaz en plein visage. Il était tout rouge.
Alors la police a bloqué toutes les allées pour empêcher d'accéder aux
chambres. Ils ont bloqué les portes coupe feu, ils ont essayé de faire
une barricade. Les CRS étaient dans la cour. J'ai demandé à parler au
chef avec des camarades Ils ont autorisé 4 personnes à aller voir le
chef. On lui a dit “ On veut en savoir un peu plus sur l'état du retenu
pour pouvoir calmer la population ”. Le chef nous emmené dans le
réfectoire pour discuter, il nous a dit “ la priorité c'est de s'occuper
du retenu qui va pas bien ” Il a promis de nous informer.
Deux heures après, toujours rien. Les gens se sont alors agités près de
la porte n°1, un retenu s'agitait plus que les autres, les policiers
nous ont chargé mais ils avaient une cible, ils ont pris le retenu agité
et ils sont rentrés avec lui.
J'ai encore parlé au chef : “ vous envenimez la situation au lieu de la
calmer, il faut relâcher le retenu pour calmer la situation ” le chef a
dit que comme il était agité on allait le mettre en isolement et si
possible on le relâchera sain et sauf, il a promis de rien lui faire.
J'ai promis au chef de calmer les autres. J'ai dit aux autres qu'il
fallait pas tomber dans la provocation qu'il fallait se calmer. Celui en
isolement a été relâché 2h après.
On a voulu avoir le nom du policier qui nous a gazé pour porter plainte
contre lui mais ils n'ont pas voulu nous le donner.
Au va et viens des policiers et des pompiers on a compris qu'ils
n'avaient pas pu le sauver. J'ai demandé au chef permanent, il m'a dit
que le monsieur était dans un état critique, mais qu'il était en vie. Il
n'a pas voulu nous dire qu'il était mort pour ne pas avoir des
représailles.
Le chef de rétention (il était en civil) essayait de téléphoner mais
comme il y a un problème de réseau dans le bâtiment, il est sorti dans
la cour pour téléphoner. Je suis allé le voir, je lui demandé de
m'accorder 2mn, il a dit oui. On voulait savoir l'état de santé du
retenu, il m'a sorti le même refrain comme quoi son état était critique,
mais qu'il était en vie. Je suis resté sceptique
Les deux camarades du mort ont été appelés pour faire un témoignage
comme quoi quand il l'ont vu dans son lit il était déjà mort, raide. Les
policiers préparaient déjà leur défense. C'est contradictoire parce que
les policiers disaient toujours qu'il était vivant. Ils ont fait signer
un procès verbal aux retenu comme quoi quand ils sont arrivés il était
déjà mort.
De l'autre côté, du côté de la porte 3, la population s'est agitée, les
policiers ont pris un retenu qui était très agité, la population s'est
alors encore plus énervée, du coup la police a relâché le retenu.
Quand ils ont sorti le retenu mort avec le samu et les pompiers, j'ai
encore parlé avec le chef qui me disait encore qu'il était vivant. Et
puis on nous a dit qu'il était mort à l'hôpital.
Un des deux retenus qui a découvert sont camarade mort a parlé avec un
policier, même lui a reconnu qu'il était mort dans la chambre. Pourtant,
depuis 16h, où on l'a retrouvé mort, jusqu'à 21h il est resté ici.
Pendant tout ce temps en fait ils étaient en train de prendre des
photos, de discuter avec le commissaire….
Et puis le centre a pris feu dans une chambre. C'est une chambre qui est
près de la salle qu'on nous a réservée pour faire nos prières. C'était
quand on savait que c'était fini pour lui. Les policiers ont éteint avec
des extincteurs, les pompiers sont venus. Tout a brulé dans la chambre,
les chinois qui dormaient dedans ont perdu tous leurs effets personnels.
Les chambres 1 à 11 étaient bloquées, ça a brulé du coté de la chambre
20. Je ne sais pas s'il y a eu des représailles ou si on sait pas qui a
mis le feu, moi j'étais de l'autre côté.
Aujourd'hui les policiers veulent pas parler de ce sujet, ce n'est pas
les mêmes qui étaient là hier soir, ils ont changé d'équipe.
J'ai parlé hier par téléphone avec un retenu du CRA1, ils ont manifesté
aussi là bas leur mécontentement. »

Portrait de helios33

De helios33

12H49 | 23/06/2008 | Permalien

Bonne nouvelle. D'après France 2 un seul des délinquants du centre de rétention de Vincennes aurait réussi à s'enfuir.

Portrait de pingouin_force_attak

à helios33 Portrait de helios33 De pingouin_force_attak

alcoolique, drogué et dépravé | 18H15 | 23/06/2008 | Permalien

t'as raison, s'il n'est pas sous les décombres, il a eu la chance de pourvoir s'enfuir mais on est malheureusement loin de la cinquantaine : (

Portrait de Bridget

De Bridget

12H54 | 23/06/2008 | Permalien

LA VIOLENCE DE LA LOI CESEDA (LOI SARKOZY/HORTEFEUX CONTRE LES ETRANGERS QUI VIVENT EN FRANCE) SE REPAND DANS TOUTE LA SOCIETE, MARQUE PROFONDEMENT LE PAYS, ET MODIFIE EN PROFONDEUR LES NOTIONS DE PAIX, DE RESPECT ET DE DROITS POUR TOUS.
Comment y faire face ? nous vous invitons à une réunion publique pour en débattre ensemble :

Réunion publique le samedi 28 juin à 17h00
dans les locaux de TO7, 4bis chem. Cambert (métro Reynerie) à TOULOUSE

Depuis les dernières modifications du Ceseda (2006 et 2007), des millions d'étrangers qui vivent et travaillent en France ont vu encore une fois leurs droits considérablement réduits et modifiés. Ceux qui sont sans-papiers ne sont plus du tout reconnus légalement, il n'existe plus aucune possibilité de régularisation stable et durable ; le seul objectif, c'est le refus de droits et l'expulsion. Les expulsions, c'est des vies brisées, c'est une violence faite à des gens qui ne sont pas des voyous, qui ne sont pas des criminels.
Pour appliquer cette loi, une persécution toujours plus grande et plus perfectionnée est mise en place : pour atteindre les 26.000 expulsions, le gouvernement déploie la « Police Aux Frontières » (PAF) partout dans le pays, dans les lieux de travail (les chantiers, les commerces, la restauration, les champs…) ; dans les quartiers populaires, en bas des immeubles d'habitation ; aux carrefours routiers importants le matin et le soir quand les ouvriers se déplacent pour leur travail ; chez les gens eux-mêmes pour les arrêter. Quand la PAF ne suffit plus, ils envoient les CRS et la BAC ! la police est devenue une police politique : elle n'est là que pour appliquer la politique du gouvernement ; la tranquillité et la paix pour les gens, cela ne fait plus partie de ses objectifs.

Cette politique, nous l'appelons par son nom : « politique de persécution, politique de guerre contre une partie des habitants du pays, politique d'apartheid ». Quand une partie d'entre nous, une partie de la population (des enfants, des femmes, des ouvriers, des étudiants…) est traitée ainsi, c'est tout le pays qui est transformé, c'est toute la politique en direction des gens qui est modifiée. La grande rupture que veut faire passer Sarkozy et son gouvernement, avec la complicité de beaucoup de gens de gauche, c'est de casser les droits pour tous, de casser le principe d'égalité. Ils veulent que les gens s'habituent à ce que les droits pour tous n'existent plus, que ce ne soit plus un principe en France. Ils mettent en place des lois qui enlèvent les droits, des lois de mépris et de police qui ne respectent pas les ouvriers, les plus pauvres, les étrangers, certains jeunes… Des lois qui remplacent les droits par des privilèges, liés à la naissance, à l'argent, au pouvoir et aux connaissances « bien placées »…
Chaque contrôle d'identité fait par la police, chaque rafle, chaque expulsion ne fait que renforcer cette politique. Le gouvernement le sait et c'est pour cela qu'il fait des 26.000 expulsions son objectif principal : tant qu'il peut le faire, pour lui ça veut dire que la population est prête à accepter cette politique de violence et de mépris, et qu'il peut l'étendre sans trop de problème. Voilà pourquoi nous disons que le CESEDA marque tout le pays et le transforme. L'existence même de la loi CESEDA corrompt les esprits, les gens, les politiques, le personnel de l'Etat : la persécution et la violence, la guerre menée contre une partie des habitants, voilà la politique dont se justifie le gouvernement.

Comment faire face à cette violence étatique et policière ?
sur quels principes se rassembler ?
• Nous travaillons à développer une force politique pour l'abrogation des lois de violence contre les gens, comme la loi CESDA, et pour son remplacement par une loi de droits et de respect envers les ouvriers étrangers et leur famille. Une loi qui reconnaisse le travail, les études, la maladie, l'exil comme ouvrant à des droits.
• Le déploiement d'une politique de paix et d'amitié entre les gens (français, étrangers, avec ou sans papiers, jeunes, habitants des quartiers), d'une politique de droits et de respect est à l'ordre du jour, elle commence à exister.
• Se rassembler, s'organiser en Collectifs autour de ces principes, voilà ce qui permet d'être du côté des gens, à distance de l'Etat ; voilà ce qui ouvre à des perspectives nouvelles, loin des illusions qu'entretiennent les défenseurs de la politique du côté de l'Etat et de ses organisations.
C'est de tout cela que nous discuterons à la Réunion publique du samedi 28 juin.

Le Rassemblement des ouvriers sans-papiers, gens d'ici, et leurs amis
Les Collectifs pour une politique de paix et d'amitié entre les habitants du pays

Pour nous contacter : Tous les dimanches de 11h à 12 au marché Saint-sernin ; Tél. : 06-13-06-94-62 ;
Mail : ouvriersgensdici@free.fr ; Site : http://ouvriersgensdici.free.fr

Portrait de helios33

à Bridget Portrait de Bridget De helios33

13H02 | 23/06/2008 | Permalien

A votre avis quel serait le résultat d'un référendum sur je sujet ? Par exemple pour savoir s'il faut abandonner ou intensifier la lutte pour l'immigration clandestine ?

Portrait de Quinine

à helios33 Portrait de helios33 De Quinine

traducteur et amoureux des chats | 13H37 | 23/06/2008 | Permalien

Et moi, je me demande quel serait le résultat d'un référendum sur l'opportunité d'expulser de la Rue Helios33 et ses camarades de la légion Consdor ? Ben, écoutez, on va voir…

Grand référendum riverain à l'initiative et sous le patronage de Helios33
Faut-il ou non expulser certains commentateurs* fâcheux (j'ai dit « fâcheux »), nazes (j'ai dit « nazes ») et généralement abjects de la Rue89 ?
Faites participer vos amis !
_____________________
* Liste non exhaustive : Pierrrrre (dit « Maréchal-nous-voilà »), Incorrect, Pedro66, Raoul (dit « Goule Raoul »), Hélios33, Gaétan… Et pardon à ceux que j'oublie. En écrivant « liste », je peux être sûr que Méchante Langue va rappliquer avec un commentaire du genre : « Ça vous plaît de faire des listes, hein, comme du temps de l'Occupation ? ». Rien que de très habituel.

Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89

Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)

Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)

En savoir plus

Accrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.

123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque

Connectez-vous pour entrer votre code