L’écrivain Albert Cossery est mort à l’age de 95 ans dans la chambre de l’Hôtel de la Louisiane, dans le 6ème arrondissement de Paris, où il habitait depuis quarante ans. Né au Caire, Albert Cossery était la mémoire vivante du St Germain des Près des écrivains.









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Tous les mendiants orgueilleux te pleureront, Albert, et les sages fainéants et les petits voleurs aux costumes impeccables et à la philosophie sûre…
Tu vas retrouver dans les étoiles les clochards célestes, tes frères, je t’envie.
Je lis toujours vos commentaires avec beaucoup d’intérêt, mais je dois dire que ça me fait grand plaisir de savoir que vous appréciez l’oeuvre de Cossery.
J’ai toujours été très… stupéfait par le français qu’écrit Cossey, à la fois si classique et si égyptien (si vous voyez ce que je veux dire, si ça veut vraiment dire quelque chose).
Puisque vous avez fait allusion à Mendiants et orgueilleux, ça me chiffonnerait que soient négligés Les Fainéants dans la vallée fertile ou La Maison de la mort certaine.
Je vois très bien ce que vous voulez dire : parfaitement oriental et complètement classique : Voltaire avec un narghilé!
Tiens, je vais relire « les couleurs de l’infamie », retrouver le vieux philosophe qui vit au cimetière dans son caveau de famille, seul bien « terrestre » qui lui reste…
Encore un peu d’élégance qui se retire du monde…
J’adorais Albert Cossery, et mon rêve était de le rencontrer un jour… vous parlez d’élégance Bardamu, sachez que l’élégance existe toujours mais elle n’a plus la parole…
Oui, vous avez raison albin, et c’est un véritable chagrin qui s’installe.
Bonjour Albin.
Par suite de circonstances (que je pourrai toujours vous raconter si ça vous amuse), j’ai eu le plaisir, assez jouissif il faut bien dire, de rencontrer plusieurs fois Cossery.
C’est sans doute dommage que vous n’ayez pas franchi le pas dans la mesure où j’ai rarement rencontré quelqu’un d’aussi accessible. Toutefois, il vaut peut-être mieux que vous sachiez que peu de choses l’accablaient autant que le fait de devoir parler de ses livres.
(Yassou, Alexad… Kala issé ?
Très belle formule, Bardamu, votre Voltaire au narghilé.)
Un « honnête homme » s’en est allé. Le regard acéré qu’il portait sur le monde et les hommes va nous manquer. Loin des honneurs et des prébendes, des rosettes et des ors des palais de la République, il a tracé son chemin, lentement et avec un style et une classe éblouissants, que n’auront jamais les chasseurs de prix littéraires et les intellectuels germano-pratins professionnels des médias et qui se prennent pour les papes du roman.Visez mon regard, n’est-ce-pas PS, BHL , AG, ML et autres folliculaires du marketing.
Nul doute que de là où il est Albert Cossery continuera de rire de la comédie humaine et de sa vacuité.
Vous nous manquez déjà terriblement Monsieur Cossery.!!!