
Nicolas Sarkozy entame ce dimanche en Israël une visite d'Etat dont la préparation aura été pour le moins difficile. Prévue en mai, lors des festivités pour le soixantième anniversaire de la création de l'Etat hébreu, la visite du président de la République avait déjà été décalée pour ne pas prendre le risque, ô combien désagréable, de passer inaperçue entre celles de George W. Bush, d'Angela Merkel, de Tony Blair, de Vaclav Havel et de bien d'autres. Ensuite, les complications politico-judiciaires d'Ehud Olmert ont failli entraîner un nouveau report. Mais l'Elysée a cependant bien compris que le retour à une situation politique stable en Israël pouvait prendre un certain temps. Quoi qu'il en soit et fût-il un ami indéfectible de l'Etat Juif, une visite officielle en Israël n'est jamais une promenade de santé pour un chef d'Etat français. Décryptage.
« Sarko l'Israélien »
Nicolas Sarkozy est aimé en Israël. Depuis son élection, l'image de la France y a fortement évolué et les Israéliens semblent tout pardonner à celui qu'ils surnomment « Sarko l'Israélien » : ni la visite de Khadafi en novembre dernier, ni les contrats nucléaires avec des pays arabes n'ont eu raison de la « lune de miel entre Israël et la France » célébrée il y a quelques mois par un certain David Martinon, alors encore à l'Elysée. Etre aimé dans un pays à la susceptibilité à fleur de peau comme Israël est une performance en soi. La visite de Nicolas Sarkozy en Israël se jugera pourtant à l'aune de deux facteurs qui sont bien éloignés de tout lien affectif : l'empreinte historique et l'efficacité politique.
Les ombres de Mitterrand et de Chirac
Tout locataire de l'Elysée qui se rend à l'étranger se demande s'il va faire mieux que ses prédécesseurs. En la matière, les visites de François Mitterrand (1982) et de Jacques Chirac (1996) en Israël ont chacune durablement marqué les relations franco-israéliennes. François Mitterrand était le premier président de la Ve République à se rendre en Israël, en froid avec la France depuis le divorce de 1967 et la fameuse phrase de de Gaulle sur les Juifs, « peuple d'élite, sûr de lui et dominateur ».
La visite de Mitterrand resta dans les mémoires pour le discours qu'il prononça à la Knesset, le Parlement israélien, où, entre références bibliques et marques d'amitié et d'admiration à l'égard de ses hôtes, il n'hésita pas à dire que seules la création d'un Etat Palestinien indépendant et des négociations directes avec l'OLP de Yasser Arafat pouvaient permettre d'aboutir à la paix.
Quant à Jacques Chirac, on se souvient du clash qui lui assura pour longtemps la rancoeur des Israéliens et l'admiration du monde arabe. Une image peu commune, celle d'un président français se dégageant physiquement de la protection renforcée des gardes israéliens lors d'une visite dans les souks du quartier musulman de la vielle ville de Jérusalem, et une phrase devenue mythique : « What do you want ? Do you want me to take my plane, to go back to my country, to go back to France ? Is that what you want ? This is a provocation ! This is not a method ! “ (Voir la vidéo issue de l'émission de France 2 ‘Un jour, une heure’ d'avril 2007)
Certes, on dit en Israël qu'un moment fort de la visite sera le bain de Carla Bruni-Sarkozy dans la mer Morte. Mais cela suffira-t-il à faire de ce voyage un événement illustrant la ‘rupture’ qui est censée s'opérer également dans la politique étrangère ? Une France toujours ‘hors jeu’
Etre écouté est une chose, avoir de l'influence en est une autre. Sans nul doute, la position française est à présent écoutée par les Israéliens, qui voient désormais en Paris un partenaire politique privilégié, notamment à travers le projet de l'Union pour la Méditerranée, susceptible d'encourager les contacts diplomatiques avec la Syrie à l'heure où des négociations directes avec Damas sont envisagées.
Ce n'est pas pour autant que le nouveau ‘philo-israélisme’ de Paris lui assure une quelconque influence diplomatique, et c'est bien là que le bat blesse. Bernard Kouchner n'a de cesse de critiquer la poursuite de la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens, sans que ses homologues israéliens, qui le couvrent pourtant d'embrassades devant les caméras, ne modifient leur politique. Coté palestinien, cette visite ne risque pas de rassurer grand monde. Abou Mazen devra se satisfaire d'un déjeuner à Bethlehem et Nicolas Sarkozy ne devrait pas se rendre à Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne. George W. Bush, lui, s'y était pourtant rendu en janvier dernier.
Au delà des gesticulations qui accompagneront le ‘Sarko tour’, cette visite permettra de mesurer l'influence réelle de la France dans une région où les bons mots et les coups d'éclat ne suffisent pas. Le risque est de perdre tout crédit auprès des Palestiniens tout en restant un partenaire mineur d'Israël, pour qui la relation avec les Etats-Unis reste la priorité.




















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De le gaulois
13H52 | 22/06/2008 |
j'aime bien « une visite décalée pour ne pas prendre le risque de passer inaperçu »
quel malheur si les médias osaient pour une fois de parler à peine de lui.
à le gaulois
De ART MONIKA
17H47 | 22/06/2008 |
OUARF !
Selon Le Monde, l'éditorialiste de Haaretz souligne l'entichement d'Israël pour le sexacéphale, mais il invite cependant notre Grand Président « à mettre ses actes en accord avec ses déclarations » et déplore que « l'amour de Sarkozy pour Israël » ne se soit pas encore concrétisé dans une « politique cohérente » au Proche-Orient, citant notamment la visite du numéro un libyen Moummar Kadhafi à Paris, fin 2007. Il estime que si le président français persiste à mener une politique en « zigzag », la « nouvelle romance » entre Paris et Jérusalem risque de « tourner court » et de finir dans l'amertume, « comme les histoires d'amour que chante sa femme ».
Zig-zag, nouvelle romance : tout est dit en 4 mots
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 13H53 | 22/06/2008 |
je lis que vous ne citer pas la cour genre macias arcady et les autres
à patrick du 14
De Arnaud Aubron
Rue89 | 13H59 | 22/06/2008 |
Que voulez-vous dire par là ? Pouvez-vous préciser votre pensée ? Je ne vous suis pas.
à patrick du 14
De andriouchka
14H25 | 22/06/2008 |
voilà : il y a un article, là
http://www.capital.fr/actualite/Default.asp ? indiscretion=1&numero=69111&…
qui détaille la cour à Sarko … et il n'y a pas que des Juifs, contrairement à ce que vous insinuez.
à andriouchka
De bloqué le 24.09.09
15H01 | 22/06/2008 |
Est-ce que cet aéropage est culturellement représentatif de la société française ? La réponse est non.
Ensuite juifs ou non ce n'est pas le problème, mais ces gens ne constituent pas un ensemble représentatif des sensibilités des français vis à vis du problème colonial israélien et des crises aux Moyen Orient.
Là se trouve une imposture démocratique.
à bloqué le 24.09.09
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 16H28 | 22/06/2008 |
Comment ? Arthur et Enrico ne sont pas représentatifs ? ? ; -)))))
à bloqué le 24.09.09
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 17H48 | 22/06/2008 |
Le jour, Soh, ou vous serez d'un tel voyage il faudra alors vraiment se poser des questions !
à leconcombrevert
De bloqué le 24.09.09
07H45 | 24/06/2008 |
Toujours fervente partisane d'un état juif, concombre ?
Et ce alors même qu'un grand nombre de juifs ne se reconnaissent en rien dans son colonialisme sanglant ?
Ou bien vous avez un peu changé, et vous acceptez l'idée d'un état multiculturel ?
à bloqué le 24.09.09
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 20H58 | 22/06/2008 |
aréopage, sinon, je fais de l'aérophagie
à FabiendeMénilmontant
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 21H08 | 22/06/2008 |
D'un autre côté, ils y sont allés en avion ; -).
(Tiens, puisqu'on y est, rapport à ce que tu disais sur Brard : d'après l'article de Zineb sur l'incendie de Vincennes, il semblerait bien que Brard ne soit pas du voyage sarkozien…)
à andriouchka
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 15H23 | 22/06/2008 |
Et ce qui est « drôle », c'est que dans les politiques soit disant classés à gauche, on trouve Allègre, mais pas Brard.
Que je sache, Jan-Pierre Brard fait partie du groupe d'amitiés France-Israël !
Et dans les membres du Consistoire, pas un copain ou une copine de Panafieu…
Mais pourquoi titrer sur un voyage en Israël ? Il y a deux voyages, un en Israël, l'autre en Palestine, de même que Sarko a reçu les responsables des deux pays.
Rue 89 se lance dans le révisionnisme désormais ?
à FabiendeMénilmontant
De Arnaud Aubron
Rue89 | 15H32 | 22/06/2008 |
Et bien on t'a connu plus aimable et constructif Fabien… Mal dormi peut-être ?
On titre sur le voyage en Israël, car comme l'explique Samuel, on attend malheureusement très peu du voyage coté palestinien, qui a été réduit à sa plus simple expression (encore plus simple que celle de George Bush), alors que l'emphase a volontairement été mise sur les enjeux du déplacement en Israël, exceptionnel par son ampleur.
Mais je ne sais pas vraiment pourquoi je t'explique tout cela puisque je suis persuadé que tu en es parfaitement conscient. Fabien de Ménilomontant se lance dans la provocation gratuite maintenant ?
à Arnaud Aubron
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 16H31 | 22/06/2008 |
Arnaud…… PAS TOUCHE à Fabien ! ! ! ; -)
signé : une supportrice !
à eelisa
De Alabama
17H44 | 23/06/2008 |
Tout à fait d'accord : pas touche à Fabien, et lire son post suivant. Juste il faut le laisser expliquer.
à Arnaud Aubron
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 16H54 | 22/06/2008 |
« on t'a connu plus aimable et constructif Fabien“
==>Je crois que je le suis toujours, à condition qu'on m'entende (voir à ce sujet le message qui t'est adressé ce jour sur Altermonde et le JIR au sujet de la canonisation de Sarko, comme dernier exemple en date… mais ils sont si nombreux que souventes fois je demande à des lecteurs ou lectrices d'envoyer à La Vigie des choses ; si tu lisais les commentaires de Bakchich.Info, sur JPK, tu comprendrais peut-être)
‘Mal dormi peut-être ?
====>aussi peu et mal que d'habitude, ni pire ni mieux.
On titre sur le voyage en Israël, car comme l'explique Samuel, on attend malheureusement très peu du voyage coté palestinien, qui a été réduit à sa plus simple expression (encore plus simple que celle de George Bush), alors que l'emphase a volontairement été mise sur les enjeux du déplacement en Israël, exceptionnel par son ampleur.
====>il eût justement été préférable de prendre le contre-pied et de titrer sur les seux, comme Xinhua :
http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-06/18/content_654327.htm
ou la TSR :
http://www.tsr.ch/tsr/index.html ? siteSect=200002&sid=9248950&cKey=121414…
pour ne citer qu'eux, puisqu'il s'agit d'une visite officielle, pour éventuellement mieux la critiquer par après…
Mais je n'exprime que mon avis de simple lecteur !
Fabien de Ménilomontant se lance dans la provocation gratuite maintenant ?
=====>je n'ai jamais fait dans la provoc gratos sur des sujets sérieux et était devant CNN le fameux historical moment’ de 1993, les larmes aux yeux, de bonheur. comme ce fameux jour (avec décalage horaire) de novembre 1989 où, muni d'une parabole, tranquille au bord d'une piscine d'une villa de Saint-Barth” où je me prenais une semaine de repos, je vis chuter le Mur de Berlin.
Avec un œil d'humain, pas de journaliste, ni de cynique.
@ demain, peut-être.
à FabiendeMénilmontant
De Pierre Haski
Rue89 | 18H36 | 22/06/2008 |
Titrer sur la Palestine ? Pour un malheureux déjeuner avec Mahmoud Abbas à Bethléem ? Alors qu'il ne va même pas à Jérusalem Est, et envoie MAM déposer une gerbe sur la tombe d'Arafat ? Ca serait abusif.
à Pierre Haski
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 21H01 | 22/06/2008 |
alors comment se fait-il, Pierre, que, sans chercher, juste avec « sarkozy » et « israel », j'aie trouvé deux titres, l'un d'agence chinoise, l'autre de télé suisse ?
si encore j'avais cherché « territoires » ou « palestine ». Même pas !
à Pierre Haski
De Spirou
09H55 | 23/06/2008 |
Mr Haski,
D'abord, sachez que la Palestine n'existe pas. Les médias parlent de « Territoires Palestiniens », euphémisme qu'il convient de rajouter à la liste des termes destinés à masquer la réalité du sort que subissent les « habitants des territoires » et les Arabes israéliens, parmi lesquels :
-« L'Etat Hebreux » : on sait bien qu'Israël n'a rien d'un état hébreux, qu'il est constitué de 22% d'Arabes et que la plupart de ses habitants n'ont rien a voir avec le peuple hébreux. Idem lorsque l'on parle d'état « Juif ».
-« Jérusalem à affirmé » comme on dit « Paris se dit préoccupé » par exemple : On fait insidueusement de Jérusalem la capitale d'Israël alors qu'il n'en est rien.
-« Implantations » pour parler des colonies d'occupation. C'est un doux euphémisme, limite amical. Tiens, ils se sont implantés, c'est à dire plantés eux-mêmes…C'est joli…
-« Le mouvement Islamiste qui s'est emparé de la bande de Gaza » : il est indispensable pour les médias de donner aux lecteurs que nous sommes cette précision capitale car ne pas mentionner la nature de ce mouvement pourrait conduire certains d'entre nous à oublier le véritable dessein de ce mouvement et à nous pousser à avoir de la sympathie pour les palestiniens.
En revanche, vous n'entendrez jamais les médias dire « Sarkozy en visite chez l'état d'occupation », « Sarkozy devant la Knesset ou il y a des députés qui prônent la déportation des Arabes Israéliens », « les forces d'occupation israéliennes… »
On préfère même parler de « Tsahal », donnant ainsi une personification, une âme à une troupe de tueurs. Israël n'a pas eu la bonne idée d'appeller son armée « troupes de défense de la liberté et de lutte contre le terrorisme ». Les médias auraient repris ces termes en chantant.
Ce que nous attendons Mr Haski, ce n'est pas que l'on nous parle de la visite de Sarko à Ramallah. Nous voulons savoir ce que vivent les palestiniens et ce qui se trâme depuis plus de 50 ans dans cette zone, à savoir la destruction totale et lente de la terre de palestine. Nous voulons savoir combien de colonies ont été crées cette année alors que tout le monde parle de paix. Nous voulons savoir pourquoi en 2008, les états démocratiques et la France soutiennent encore un état qui annonce chaque mois qu'il va coloniser encore plus la terre de Palestine. Nous voulons savoir pour quelle raison Israël est traîté différemment de l'Afrique du Sud de l'Apartheid, alors que leurs politiques ont des similitudes. Nous voulons savoir pourquoi l'UE vote en faveur d'un renforcement des liens avec un état colonial, qui à tué 5000 personnes en quelques années, qui rase des vergers, détruit des maisons, affame 1,5 millions d'H à Gaza, continue à voler des terres palestiniennes. Nous voulons savoir pourquoi nos gouvernements parlent de démocratie, de paix, de dialogue tout en soutenant un état colonisateur.
Apprendre que Sarkozy sirote du thé à la menthe avec Mahmoud Abbas à Ramallah ne m'intéresse absolument pas.
J'invite ceux qui sont du même avis que moi à se manifester et à dénoncer cette injustice médiatique qui dure depuis des années. Dénonçons l'omerta, l'auto-censure, la complaisance des médias qui travestissent la réalité et qui font passer l'occupant pour l'occupé et l'occupé pour l'occupant.
à Spirou
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 10H45 | 23/06/2008 |
BRAVO
à Spirou
De bloqué le 24.09.09
13H31 | 24/06/2008 |
Entièrement d'accord avec Spirou.
(Je réagis un peu tard, je n'avais pas lu votre post)
Puisque j'ai cette possibilité, je vous mets dans mes voisins.
Si vous avez des suggestions d'action concrètes contre ces médias de propagande israélophile, échangeons nos idées.
à Pierre Haski
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 11H12 | 23/06/2008 |
et pourquoi un article sur carla BRUNI la semaine dernière, sur rue89 ? plus important (vendeur ? ) que la palestine ? dites moi vous n'allez pas vous aussi faire dans « le vendeur » et « l'audimat » ?
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 14H06 | 22/06/2008 |
Pour autant qu'on puisse en juger, l'israélophilie de Sarkozy se paye essentiellement de mots, pour le moment du moins, et consiste surtout à mettre la rhétorique de la France à la remorque des choix étasuniens. Le fond de la question est de savoir si Sarkozy souhaite que la France développe une politique israélo-palestinienne distincte de la politique étasunienne. Pas sûr.
A contrario, on peut aussi espérer que la politique française se servira de cette popularité israélienne de Sarkozy pour équilibrer les choses : de ce point de vue, la création d'un parc industriel franco-palestinien est peut-être un signe qu'il faut savoir apprécier, puisque c'est aussi cela que Sarkozy compte saluer en déjeunant à Bethléem avec Abbas mardi prochain (selon un article dans Le Monde de ce jour).
à thierry reboud
De Gandijyn
17H31 | 22/06/2008 |
En 6 mois, tous les français ont été dupés par ce flot médiatique paroles et promesses…
Rien ne lui fait peur, et s'il peut le reproduire en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient et dan le monde, il en sera encore suprêmement satisfait… par contre, son égo, lui, n'aura jamais de cesse de croître et d'avoir des retours congratulateurs… Bientôt canonisé de son vivant ( ? ), même mort, et… plus tard, en stade de momie, il exigera ces vénérations »
à thierry reboud
De tlhote
12H07 | 23/06/2008 |
@thierry reboud :
Je vous cite :
« Le fond de la question est de savoir si Sarkozy souhaite que la France développe une politique israélo-palestinienne distincte de la politique étasunienne. »
Oui, et puis chacun fera sa petite politique, car il est bon de se distinguer, non ?
une politique Bushienne, une politique Merkelienne, une politique Sarkozienne, une politique Brownienne, etc. ce genre de réflexion est assez catastrophique, du genre : « j'utilise un conflit pour montrer à quel point je brille dans la diplomatie et pour montrer l'écart avec les Etats-unis, »
C'est proprement ridicule et inefficace.
Le véritable noeud du problème réside dans la volonté des deux camps à faire la paix et non pas dans les appels des autres nations qui ne peuvent qu'aider à faire des tables rondes, prêter des experts en négociation, arranger des entrevues et discussions, etc.
Aucune nation ne peut décider à la place d'Israel ou de la Palestine.
On ne peut élaborer que du soutien diplomatique au bon moment. A l'évidence, ce n'est pas facile, mais qui a dit que la diplomatie était facile ?
De Ishtar
14H14 | 22/06/2008 |
Le bain de Carla ne rivalisera pas avec le coup de gueule de Chirac dans le même registre.L'un fera le tour des sîtes « pseudo-porno » d'internet ,l'autre alimente toujours les conversations dès qu'on aborde la politique française au Proche Orient avant l'ère sarkosyste.
On laisse les souvenirs qu'on peut dans les mémoires.
à Ishtar
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 16H45 | 22/06/2008 |
Et au moins, Chirac lui, sait parler anglais….avec un joli accent français, mais bon !
à eelisa
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 17H42 | 22/06/2008 |
J'allais le dire, eelisa.
Quelle prétention de se vouloir grand parmis les grands de ce monde sans parler la moindre langue étrangère ! Or il est bien connu que les vraies avancées se font toujours hors protocôle.
J'en conclue qu'il s'agit là une fois de plus d'un voyage dont le message est surtout destiné aux Français …
à eelisa
De Mon-Al
roturière :-) | 19H23 | 22/06/2008 |
eelisa, j'aurais tout lu : vous encensez Chirac … beni soit ce dimanche … oui, Chirac parle Anglais ( il a bossé aux USA), oui il a un joli accent Français …
Oui, Chirac boycotte le 14 juillet car il ne veut pas voir Assad … alors eelisa, un peu de spleen ? ? ? L'était pas si mal Chichi, hein, a-t-on mieux maintenant ? ? ? ? ? : -))))))))
à Mon-Al
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 19H40 | 22/06/2008 |
Non ! oh non, je ne l'encense pas ! ! !
Et je n'en veux plus non plus, mais juste une remarque, à défaut de compliments, lui sait parler anglais ; -)
Mais il y a des choses que je n'oublie pas, vous savez, par exemple une histoire d'odeurs entre autres ; par contre, il nous a évité la guerre lui…