(De la Nouvelle-Orléans) Du 19 au 26 juin, les Blogtrotters sont à la Nouvelle-Orléans, avant le troisième anniversaire du désastre qui a suivi le passage de l’ouragan Katrina, pour faire un état des lieux et voir ce que sont devenus les rescapés. Nous y interrogeons des témoins, des analystes, ou des humanitaires pour tenter de brosser un tableau de la situation actuelle.
Nous souhaitons évoquer la question de la gestion de l’après-Katrina, les enjeux humains, sociaux et économiques trois années après la catastrophe. Nous essayons notamment de rencontrer ceux qui défendent aujourd’hui les rescapés de Katrina.
Dimanche. Nous publions la suite des interviews que nous avons tournées hier dans le Ninth Ward, l’un des quartiers chauds de la Nouvelle-Orléans, le plus touché par l’ouragan. Nous y avons croisé des habitants qui tentent de survivre dans le dénuement le plus total. Malgré la frustration et le désarroi, ils nous sont apparus dignes et chaleureux. (Voir la vidéo)
Samedi. Nous avons cherché des guichets touristiques offrant des visites guidées de lieux touchés par la catastrophe Katrina (comme nous y a invités Nicole dans un commentaire vendredi). Il en existe en effet plusieurs qui proposent, moyennant une somme non négligeable, de voir les quartiers dévastés et leurs sans abri : on appelle ça les "Katrina Tours". Qu’est-ce qu’en pensent les habitants de la Nouvelle-Orléans ? Réponse en images (Voir la vidéo).
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Cette situation met en lumière le côté de plus en plus égoïste de l’être humain de nos jours. La misère de certains constitue un fond de commerce pour d’autres. Ce genre de situation, on en retrouve partout ailleurs dans le monde mais juste à des échelles différentes.
On peut dans ce sens pointer du doigt les ONG qui récoltent de l’argent soi-disant pour sauver des nécessiteux et qui bousillent le gros de ces ressources dans les frais de fonctionnement, s’octroyant plein d’avantages. J’en vois plein dans mon pays, à bord de leurs 4x4 de luxe et gagnant jusqu’à 100 fois plus d’argent que les ceux qu’ils sont supposés sauver.
Congolais
http://www.congoblog.net
Bien d’accord avec vous, congolais
Mais tout de même partagé.
Certes il y a ces malotrus en 4x4 de luxe, qui gagnent 100 fois plus que ceux qu’ils viennent sauver.
Tous n’utilisent pas des 4x4 DE LUXE, loin s’en faut.
En tous cas pas où il n’y a ni route ni piste, tout au plus pedibus avec bottes de luxe.
Quant au salaire, tous ne gagnent pas tant.
Je parle d’expérience.
L’organisation à laquelle je pense, octroie à ses volontaires une indemnité de 800 Euros par mois.
Il est certain que ça représente plus de 100 fois le revenu de celui qui n’a pas de revenu.
Par contre, ce volontaire, en fin de mission, devra récupérer physiquement, il n’est , bien souvent, pas génétiquement adapté aux conditions dans lesquelles il a vécu.
Ensuite, il devra attendre une nouvelle mission ou trouver un travail temporaire, ce qui de nos jours n’est pas facile.
Il peut donc rester plusieurs mois sans revenu dans un pays où le coût de la vie n’est pas celui du Soudan.
Sans revenu, car pas d’indemnisation chômage pour les volontaires d’ONG.
Donc tout n’est pas blanc, tout n’est pas noir, c’est gris.
Sans cette indemnité royale, le volontaire, s’il n’ pas d’arrère financières, ne peut pas partir.
Et je doute que s’il a des arrères financières, il se porte volontaire.
Je ne voudrais pas donner ici des leçons de journalisme, ce n’est pas mon métier, mais je pense que le premier réflexe d’un journaliste est de fouiller.
Et si vous êtes réellement congolais, et journaliste, vous devriez être au fait de toute l’ambiguité des relations Européen/Africain quand, en toute sincérité, chacun y met du sien pour comprendre et s’adapter à l’autre.
Un tour operator se lance dans une affaire à Colombine.