Rocard ne comprend pas l'attitude de la France vis-à-vis de la Turquie

Dans une interview au nouveau site Lelocuteur.info, l’ancien Premier ministre Michel Rocard détaille les raisons pour lesquelles il soutient l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Il dénonce en outre la responsabilité des médias dans les bisbilles au PS.


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ROI DAGOBERT(la culotte à l'endroit) | cadre(guidon)retraité
17H52 20/06/2008

L’Europe ne fonctionne pas à 27 et on veut encore
élargir l’Europe!

 
Saheyus | Rêveur invétéré
17H59 20/06/2008

Ca fonctionne aussi bien à 27 qu’à 15. Il est rare que les nouveaux arrivants osent s’opposer à une décision généralement admise (par peur de donner une mauvaise image, ou de se prendre un revers semblable sur une proposition qui l’avantagerait). C’est un peu triste, mais c’est comme ça.
« On ne peut pas être tous d’accord à 27 », phrase déjà culte, mais complètement conne. La démocratie est mal barrée si on se met à croire ça.

 
A.V. | 
22H21 20/06/2008

Ce n’est pas une raison. L’Europe ne fonctionne pas à 1 (regardez la France).

 
messaoud13
17H59 20/06/2008

La Turquie a vocation de rejoindre l’Europe et de conduire la lutte pour l’islamiser dans les trente ans à venir.

 
pingouin_force_attak | pingouin en chef
20H38 20/06/2008

La Turquie est un ETAT LAÏQUE !!! Cessez de raconter des conneries ! Merci pour votre compréhension :)

 
comptecourant
21H29 20/06/2008

C’était une interview vraiment très intéressante, je n’ai pas su ajouter mon commentaire que je dépose finalement sur Rue89, mais je ne pense pas que Michel Rocard hante ses colonnes.

Pour la Turquie, je comprends son point de vue en même temps que je m’étonne de son étonnement. Dès Maastricht, il y avait controverse sur l’intégration de la Turquie voulue par F. Mitterrand, donc ça n’est pas nouveau. Je ne pense sérieusement pas que les Français soient turcophobes et moi-même je ne le suis pas lorsque je dis que l’Europe a atteint ses limites critiques et que c’est la raison pour laquelle je n’envisage pas l’intégration d’un pays très peu situé en Europe.

Par ailleurs, M. Rocard avance de très bons arguments concernant les pays turcophones, anciens satellites de l’URSS, mais il omet une petite chose. J’ai visité la Turquie 2 ou 3 ans avant le traité de Maastricht et je me rappelle des discours qui circulaient pour la formation hégémonique d’une grande Turquie avant ces anciens satellites.

De plus, nous ne connaissons pas d’inconvénients à l’acheminement de l’énergie. On peut envisager le pire bien sûr, mais cela est-il de l’intérêt des Turcs avec qui nous commerçons quoiqu’il en soit. En d’autres termes, pour acheter une paix que nous avons déjà, il faudrait intégrer la Turquie à l’Europe ? Et demain l’Ukraine ? Et qui d’autre ensuite ?

Enfin, vaste débat qui à mon avis suscite une polémique certaine parce qu’il commence à dater et que les politiques souhaitent forcer la main des électeurs.

D’autre part, concernant le referendum, M. Rocard se dit opposé, estimant que ce n’est pas le rôle des citoyens de décider de qui intégrera l’Europe, mais c’est sans doute là le problème, à force de déssaisir les citoyens de leur rôle et de leurs droits, les politiques les éloignent d’une Europe technocratique et méprisante. Qui sait, peut-être qu’un referendum européen agréerait la Turquie, donc pourquoi s’y opposer ?

Et puis, finalement, les élections locales et présidentielles sont des referendums, à y bien regarder, non ? Faut-il les supprimer aussi ?

Pour ce qui est de l’engouement des medias pour les partis politiques et la guignolisation de leurs leaders, c’est passager. Les candidats à la présidentielle ont participé au délitement en étalant leur vie personnelle, pourquoi faire le reproche à la presse de continuer à essayer de vivre de la peopolisation de la scène politique. Mais ça n’aura qu’un temps, déjà je sens comme les appétits s’émoussent faute de grain à moudre.

 
dupontlajoie | cadre sud
06H30 21/06/2008

Merde il avait un électro-encéphalogramme plat et là il vient de se réveiller et de dire encore quelques connneries…Rendors toi michel!!!!!!
A part ta voisine et ton chien plus personne n’accorde la moincre analyses à tes saillantes et prestigieuses analyses
va faire DODOD

 
eelisa | à gauche toute !
11H37 21/06/2008

Je pense ne pas me tromper, mais au vu de ceci :

http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//NONSGML+PV+2…

page 40 et 41 cherchez le nom de M. Rocard, et vous verrez qu’il a voté CONTRE un amendement de rejet proposé par le groupe unitaire de la gauche et les verts dans la « directive de la honte » ; ce qui revient à dire qu’il a voté POUR cette directive.
(+) pour
(-) contre
(0) abstentions

La lecture du document est complexe, mais on comprend un peu et les votes de certains sont surprenants.

 
NuklearCocroach
15H13 21/06/2008

C’est pas parce qu’ils n’ont rien à dire qu’ils sont obligés de le faire savoir…C’était qui Rocard déja????
Un vestige du siècle passé??? C’est Elkhabbach qui fait la nécro?

 
Muslim
12H27 23/06/2008

Le Fléau du Nationalisme en terre d’Islam

S’il y a un fléau des temps modernes insufflé par l’occident sur le monde et en particulier en terre d’Islam, c’est bel et bien le nationalisme caractérisé qui est une vraie putréfaction qui ronge les pays musulmans. Il est à l’origine de la faiblesse des pays musulmans livrés à eux même dans un monde où la mondialisation pousse les pays occidentaux à créer des unions (Etats Unis, Europe, l’OTAN…) au-delà de leur nationalisme, pour être acteur des enjeux et des stratégies géopolitiques et économiques sur la scène internationale. Les musulmans doivent être conscients que l’Islam est incompatible avec le nationalisme qui est un concept antinomique au sens premier. Si l’Islam refuse l’idéologie du nationalisme, il accepte la reconnaissance des peuples et des tribus qui constituent des nations composant la Ummah. A l’inverse le nationalisme et le tribalisme sont les deux maladies, du cœur et de l’esprit, que le Prophète (sav) a combattues dès l’avènement de l’Islam. L’unité de base d’une politique Islamique n’est pas de privilégier une nation ou une tribu par rapport à une autre mais de consolider dans un esprit de fraternité et d’égalité qui est le propre de l’identité de la Ummah.

Tout ou presque a été dit et écrit sur les problèmes du monde musulman, de sa déchéance, de sa décadence de sa misère économique, politique, sociale et culturelle qui, depuis de nombreuses décennies, gangrènent et tuent en lui tout espoir salvateur. La question légitime est, comment une civilisation ayant transformé la face du monde, marqué de son empreinte le cœur et l’esprit de millions d’individus, révolutionné les rapports humains, les relations internationales, a pu sombrer aussi loin dans la décadence, l’humiliation et l’oubli ? Une régénération est elle envisageable ?

Le Prophète (sav) a transmit à l’humanité le message de l’Islam, il a réussi à extérioriser les richesses et les trésors de l’âme humaine, longtemps recouverte par des siècles d’obscurantisme et d’ignorance. Il a illuminé le monde par la pureté de son message et la justice de son système. Il a jeté les bases du fondement d’une nouvelle civilisation : la civilisation islamique. Durant plusieurs siècles, l’islam a éclairé de sa lumière généreuse des peuples agonisants et plongés dans les ténèbres de la servitude humaine. Il a réalisé leur union et leur unité autour d’un principe simple et cependant profond, la croyance ; en Allah l’Unique (Tawhid) et en Mohammed (sav) comme son Prophète et Messager.

Malheureusement, quatorze siècles plus tard, que reste-t- il ? Un monde musulman en déconfiture, divisé plus que jamais par les fantômes du nationalisme, du clanisme et du tribalisme. Ces tendances que l’on croyait disparues ont refait surface dans cette âme musulmane, jadis intégralement vouée à la recherche de la satisfaction de son Créateur, aujourd’hui égarée dans les méandres de l’ignorance et obsédée par les plaisirs terrestres. Les musulmans ont été battus et vaincus pour avoir délaissé et négligé la source même de leur énergie et de leur force : la pensée Islamique. Au départ limpide et pure, la pensée Islamique s’est progressivement altérée au fil des siècles, entraînant la Ummah dans une décadence intellectuelle qui a fini par lui être fatale. Les effets de cette décadence se sont manifestés, entre autre, par l’abandon de la langue arabe, pourtant essentielle à la bonne compréhension de l’Islam et à la pratique de l’ijtihad. Des conceptions philosophiques étrangères à l’Islam ont ainsi réussi à s’infiltrer dans la pensée islamique pour la corrompre et ôter à la Ummah toute sa force et sa dynamique.

Bien évidemment, les répercussions désastreuses qu’a engendré la décadence intellectuelle des musulmans sont nombreuses et variées, et ne se limitent pas à ces seuls éléments. Mais s’il y a bien un concept qui peut se targuer d’avoir grandement contribué à paralyser et à plonger le monde musulman dans le chaos et la désolation, c’est bien le concept du nationalisme. Il est, probablement, l’un des concepts non- islamique qui s’est le mieux diffusé et le mieux implanté dans les mentalités des peuples musulmans. C’est lui qui a été à l’origine de l’éclatement et de la division du dernier Etat Islamique, l’Etat Ottoman. Le nationalisme est devenu un pilastre sentimental et émotionnel sur lequel repose aujourd’hui l’ensemble des régimes plus ou moins dictatoriaux qui constituent le monde musulman ainsi que la principale source de division et de déchirement de ceux qui, pourtant, se réclament de la même religion. Que dire de ceux qui s’entretuent pour leur appartenance ethnique ? Que penser de ces frontières artificielles qui sont sources de haines et de violences ? Comment comprendre ceux qui ne marient pas leur fille ou leur garçon avec une personne de nationalité autre que la sienne ?

Sommes nous si inintelligent pour que des années après la décolonisation on vient encore nous dire qui sont nos amis et avec qui on doit marcher. L’immixtion (ingérence) des donneurs de leçon devient inadmissible sur la scène internationale. L’Union pour la Méditerranée est la dernière trouvaille des néocolonialistes qui ont l’art et la manière de déguiser leurs appétits de pouvoir et de domination. Il est temps que les musulmans prennent enfin leur destin en main et qu’ils se tournent enfin les uns vers les autres plutôt que d’espérer dans un amour platonique avec les européens à l’image de la Turquie. L’Occident est libre de choisir ses valeurs sociétales et son modèle économique mais en aucune manière elle n’a le droit de l’imposer de manière direct ou indirect aux autres par de savant stratagème dont personne n’est dupe. Les subterfuges employés ne sont là que pour des intérêts économiques et non comme on veut nous le faire croire relatives aux droits de l’Homme et à de l’humanitaire.

Comment lutter contre ce fléau ? Il faut une remise en question de notre rapport au nationalisme si l’on souhaite sortir de cette spirale infernale digne de la période préislamique. La première chose c’est le retour aux sources de l’Islam dans l’éducation en ré-ouvrant les portes de l’ijtihad pour ceux qui auront acquis suffisamment de science. Il faut ensuite un travail très important sur la masse afin de faire évoluer les mentalités et les opinions faussées par des décennies de mensonges et de pessimismes chroniques insufflés et entretenus par les ennemis intimes ou déclarés du message de paix et de tolérance que l’Islam nous offre.

L’absence de fraternité et de solidarité est due à l’égocentrisme et à la cupidité qu’inculque le nationalisme dans le cœur de celui qui la prend comme marqueur identitaire. Nous devons connaitre et apprendre notre histoire afin de faire en sorte qu’elle ne devienne pas aliénante ou dominante mais libératrice. Le chemin de la libération des musulmans passe par une conscience libérée de toute influence étrangère néfaste, un cœur en quête d’amour et de fraternité entres musulmans, une raison retrouvée grâce à un retour aux sources de l’Islam.

R.A
http://laparoledujeunemusulman.blogspot.com/

 
macjack | bûcheron
12H31 25/06/2008

J’aime bien Michel Rocard, mais là, à propos de la Turquie : non !
Aucun des trois arguments avancés pour expliquer la réticence des Français à l’égard de l’entrée de la Turquie dans l’UE ne me parait justifié ou convaincant.

Turcophobie ? Ridicule. Suis-je sinophobe ou zimbabwéophobe pour ne pas désirer que la Chine ou le Zimbabwé entrent dans L’UE ? Est-ce que la France est vexée de ne pas être dans l’ALENA en compagnie des USA et du Mexique ? Ridicule… et offensant. Sachez que l’on n’est pas élu pour lancer, en guise de justification pour un engagement personnel, des anathèmes gratuits sur la moralité de ses compatriotes !

Gros morceau  ? C’est un fait, mais ce n’est pas une raison en soi pour l’écarter, si l’UE doit y gagner. Mais pour qui seront les gains et où iront les charges ? Les lobbies ne sont pas un mythe !

Musulmane ? Seuls les hypocrites diront qu’une différence de religion est une aide à l’intégration. Il est donc parfaitement légitime de se poser la question avant, au lieu de s’en remettre à sa bonne étoile.

Non, en fait, Monsieur le député européen, comme son nom l’indique, l’Union Européenne a été conçue pour des pays européens.

On a refusé la candidature du Maroc au seul motif qu’il n’est pas européen. Alors : deux poids deux mesures ? Double standard policy ? Pas joli-joli… Et autant le dire : personnellement j’ai plus qu’un faible pour le Maroc, pourtant lui aussi musulman.

Faire leur unité des européens (dans leur diversité) n’est pas une mince affaire : regardons notre histoire. D’autant qu’il y a d’autres pays européens à intégrer avant de penser aller plus loin. Quand nous aurons réussi à constituer une UE selon nos valeurs, nos intérêts et nos goûts, quand le tout sera solidement établi, alors on pourra peut-être reposer la question…