(De Rennes) La France, terre des psychologues ? C'est ce que suggère une étude de 2007 qui constate que notre pays compte un quart des étudiants en psychologie d'Europe, soit 50 000 étudiants sur les trois années de licence, dont seuls 4500 décrochent un master de recherche ou professionnel, indispensable pour devenir psychologue.
Cette discipline est ainsi la filière la plus choisie lors de l'entrée à l'université. D'ailleurs, nombre d'étudiants prennent cette voie par défaut, quand ils sont poussés à faire des études longues mais ne savent lesquelles choisir. Un tel afflux implique de nombreux échecs et un marché du travail saturé. La profession comptant près de 40 000 praticiens, ce « parc » serait renouvelé tous les neufs ans si les étudiants en psycho trouvaient tous du travail.
Au-delà des chiffres, qu'en est-il de la réalité de l'enseignement ?
« La fac de Rennes 2 est réputée pour être plutôt lacanienne, axée sur la psychologie clinique, explique Solenn, étudiante en M2, mais vu le développement et la demande, notamment sur les nouvelles technologies, on a également beaucoup de cognitivistes. »
Une science encore jeune, aux approches multiples
La branche cognitiviste de la psychologie est plus proche des sciences dites « dures », puisqu'elle s'occupe principalement des mécanismes du cerveau dans le traitement de l'information.
« Pour simplifier, disons qu'elle s'intéresse plus au comment qu'au pourquoi. Le problème, c'est qu'entre les uns et les autres, il y a souvent des marques de désapprobation, voire de dénigrement. Dans un cours, on vous explique que telle pathologie a une origine inconsciente, et dans un autre, que c'est d'origine neuronale. Pour finir, chacun va défendre sa chapelle et ça se termine en guerre de clochers. Le problème : les jeunes étudiants se retrouvent pris entre deux feux ! “
Ces frictions ne sont pourtant pas nouvelles. Et elles pourraient empirer. Car il n'y a pas deux mais quatre approches différentes de la psychologie. En plus de l'approche clinique et cognitive, s'ajoutent l'approche comportementaliste et l'approche biologique. Cette science, encore jeune, engage de nombreux débats, même si elle s'organise de mieux en mieux. Pour preuve, l'obligation récente pour les psychothérapeutes, jusque-là encadrés par un statut plus que flou (chacun pouvait se déclarer psychothérapeute si l'envie lui prenait), de suivre une formation universitaire. Mais tout cela n'aide pas les étudiants.
‘Des gens si instruits qui font preuve d'autant d'a priori !
Lorsque j'ai dit à mon tuteur que je voulais m'orienter vers la neuropsychologie, il m'a regardé avec des yeux tout ronds, témoigne Alice. J'ai vraiment eu l'impression de le décevoir, alors que c'était un choix longuement muri et je savais qu'il me convenait. Ensuite, en parlant avec des étudiants de master, j'ai appris que beaucoup voyaient les neuropsychologues comme des mécanos du cerveau qui faisaient fi de la dimension humaine et de la thymie (l'humeur) du patient. Ça m'a beaucoup choquée de voir des gens si instruits faire preuve d'autant d'a priori !
Et ce type de réactions ne semble pas être l'apanage de l'université de Rennes 2.
Tout cela n'a rien d'étonnant, la situation est comparable à de nombreux autres domaines scientifiques, surtout dans le domaine purement médical, explique Solenn. Avec le temps, on se fait sa propre idée. Certains choisissent leur camp et d'autres essaient de rester à l'écart des débats, ne se basant que sur ce qu'ils peuvent constater : ce qui marche et ce qui ne marche pas. Et encore, tout dépend de leurs critères ! Le concept même de réussite reste très flou.’
Une fois de plus dans le milieu universitaire, sont opposées sciences dures et sciences molles, et ce qui est quantifiable à ce qui ne l'est pas. Cette opposition bénéficie-t-elle à la filière psycho ? Peu d'étudiants se destinent à la recherche tant les places sont chères, alors faut-il encombrer un programme déjà bien complexe en les engageant dans le débat ? N'est-ce qu'une tentative de titiller leur esprit critique, afin qu'ils ne se positionnent pas comme de simples consommateurs de savoir, mais comme acteurs de celui-ci ? Cela dit, cette ambivalence des enseignements ne les aide pas dans la réussite de leurs études. De là à dire que cela fait également partie d'un processus de sélection qui, vu le nombre d'inscrits, se doit d'être particulièrement féroce, il n'y a qu'un pas. Le franchirez-vous ou êtes-vous plutôt du genre à osciller entre deux écoles ? En partenariat avec :
























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De CIXI
11H28 | 20/06/2008 |
Bonjour,
Je trouve le premier paragraphe de l'article plutôt malheureux car il suggère que la seule raison pour laquelle les étudiants vont en psycho, c'est pour devenir psychologue.
Or à mon sens, c'est inexacte. Il y a de nombreux étudiants qui choisissent d'avoir une licence de psycho pour après intégrer d'autres cursus. La psycho n'est que le tremplin de base vers d'autres études (ex l'IUFM) ou d'autres carrières tels que la formation professionnelle, les ressources humaines, l'insertion, le social etc etc.
Au passage, je trouve que cette vision réductrice des parcours universitaires (en fac de bio on devient biologiste, en fac de médecine on devient médecin, en fac de lettres on devient professeur etc.) participe à la dévalorisation l'enseignement supérieur. La fac ne vous apprend pas forcément un métier, mais elle vous apporte le tronc commun et la culture nécessaire pour intégrer d'autres parcours.
Après, je ne nie pas que les études de psycho n'accueille pas (comme toutes les autres filières) son lot de mauvaises orientations.
En revanche, je suis parfaitement d'accord avec le restant de l'article. C'est paradoxal de voir des scientifiques à priori brillants se battre pour « LEUR vérité seule et unique » comme si le genre humain n'était pas suffisamment complexe pour que chacune des théories de puisse pas cohabiter. Après, est-ce que cela sert de sélection pour les étudiants ? ça m'étonnerait fort !
à CIXI
De jma14
15H08 | 20/06/2008 |
« La fac ne vous apprend pas forcément un métier »
Avec ce type de raisonnement, il na faut s'étonner du manque d'engouement des entreprises pour ces filières.
« mais elle vous apporte le tronc commun »
Le tronc commun c'est le collège, à la rigueur le lycée.
A vous écouter, on apprend un métier qu'après le DESS ou le DEA.
Vive les BTS, les DUT et les grandes écoles.
à jma14
De elLolo
00H05 | 21/06/2008 |
« “La fac ne vous apprend pas forcément un métier”
Avec ce type de raisonnement, il na faut s'étonner du manque d'engouement des entreprises pour ces filières. »
Dans d'autres pays, le niveau d'étude d'un individu montre que cette personne est capable de penser, s'adapter, prendre des initiatives, etc. : le diplôme ne conditionne pas entièrement le travail pouvant être effectué.
En France, beaucoup de gens ont un esprit bien fermé…
« “mais elle vous apporte le tronc commun”
Le tronc commun c'est le collège, à la rigueur le lycée. »
Avez-vous, au moins, fait un premier cycle d'études supérieures ? !
« A vous écouter, on apprend un métier qu'après le DESS ou le DEA. »
C'est pourtant en grande partie le cas… Les études permettent de construire un socle sur lequel on peut bâtir rapidement des connaissances.
« Vive les BTS, les DUT et les grandes écoles. »
Placer ces filières au même niveau est comique…
à elLolo
De jma14
18H35 | 22/06/2008 |
Vous êtes en dehors de la réalité.
J'ai travaillé plus de 10 ans dans de grosses sociétés et je suis actuellement chef d'entreprise. Au vue de mon expérience du recrutement et des discussions avec différents cadres, je vous confirme que les meilleurs profils sortent de BTS, DUT et grandes écoles. En sortant de ces cursus, ils connaissent en général le milieu de l'entreprise avec ses règles et sa culture d'entreprise.
Avec les gens de la FAC, c'est toujours le même problème, ils ont du mal à s'adapter à cause du trop grand décalage théorie/pratique. Et en plus ils sont aux 35 heures ! ! (merci les profs de la FAC), pour des cadres c'est légèrement problématique.
L'entreprise n'a plus le temps de prendre son temps, je le regrette personnellement, mais c'est comme cela.
En attendant de vivre dans un monde meilleur, l'entreprise continura à prendre d'autres profils, en attendant que la FAC fasse sa revolution.
Et non on ne leur apprend pas à réflèchir.
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 11H34 | 20/06/2008 |
et en fac de psycho on devient souvent keudalogistes ou dans les émissions du malsain delarue sur françe 2
à patrick du 14
De zalem
13H30 | 20/06/2008 |
Bravo rien à dire de plus, un autre calva histoire de raconter plus de conneries ? ? ? ?
De Raoul le Maléfique
bosse dans un fond et ne vit pas au... | 12H14 | 20/06/2008 |
Vous avez oublié l'essentiel, votre article constate mais n'analyse rien….
Ces branches « socio » sont à l'origine de la montée de la grogne chez les étudiants….Ceux sont des voies sans issues…
Histoire, philo, psycho, socio : intéressant certes, mais pour faire quoi après ? ? ? ?
Après ces étudiants vont se plaindre qu'ils ne trouvent rien à la sortie, mais c'est normal…
50000 étudiants ! ! ! ! ! Mais c'est ce chiffre qui devrait vous choquer, pas le fait que la France aime bien la psycho….Ca sert à quoi de passer 4,5 ans en facs pour se retrouver au chomage ou avec des boulots au rabais….
Tout cela est dramatique….
De pedro66
informaticien bon à rien | 12H18 | 20/06/2008 |
« soit 50 000 étudiants sur les trois années de licence, dont seuls 4500 décrochent un master de recherche ou professionnel, indispensable pour devenir psychologue. »
Que vont faire les autres, grossir les rangs des chômeurs en se plaignant du gouvernement qui ne fait rien pour eux .
Les étudiants qui refusent les numérus clausus sont des idiots .
Oui on a le droit de choisir ce que l'on veut faire comme études, mais dans ce cas il ne faut pas se plaindre s'il y a trop de diplômés pour très peu de places .
De aspi
12H44 | 20/06/2008 |
Les chiffres de l'article sont intéressants : 50 000 étudiants pour 4500 M2, c'est dramatique, d'où l'importance d'un sélection à l'université (enfin, je me dis qu'il vaut mieux se faire recaler à la première année plutôt qu'attendre la 3° pour devoir se réorienter). En même temps, ce qui a déjà été souligné, la fac de psycho est un bon tremplin pour d'autres parcours (donc ne pas dramatiser les chiffres, mais cela ne remet pas en cause non plus l'idée d'une sélection, les autres parcours type IUFM ou formation d'assistant social étant eux aussi un minimum sélectif).
Par contre, désolée, mais je ne vois pas l'intérêt de mettre en valeur la psycho comme discipline par excellence tiraillée par les guerres de chapelles… pour avoir étudié l'histoire, la socio, l'éco, et la science po, dans des écoles du supérieur et à la fac, les guerres de chapelle ont toujours été présentes. Il aurait peut être fallu comparer, pour plus de pertinence, les guerres de clocher en psycho et ailleurs, sinon, on referme la page internet de l'article sans avoir appris grand chose.
à aspi
De zalem
13H25 | 20/06/2008 |
Tout a fait d'accord, dans n'importe quelle discipline il n'y a pas de consensus sur l'ensemble de ce qui est enseigné. Encore une fois ici-bas on parle de ce qu'on ne connait pas…
De Monsieur Grabeuz
... | 12H53 | 20/06/2008 |
Il paraît que les psychologues créent du lien, qu'ils sont là pour faciliter la communication et permettre aux organisations humaines de s'organiser dans une harmonie transcendantale, faisant entrer chacun en vibration cosmique permettant d'atteindre une raisonnance groupale orgiaque. Si vous êtes encore dans cette illusion délirante, venez à un rassemblement de psychologues… Le rapport à la réalité risque d'être douloureux.
Mettez plus de deux psychologues dans une même pièce, vous obtiendrez au minimum quatre courants de pensées, trois types de pratiques différentes, six sortes de diplômes et un taux important de grammes d'alcool dans le sang.
Il paraît que moins d'1% des psychologues appartiennent à un organisme professionnel reconnu (dans la rue et par ceux qui y adhérent) et pourtant c'est pas le choix qui manquent. En vrac : SFPA, Europsy-T France, Pro.Et.Psy, SFP, SNP, ADEN, CPCN, ANAPS, APFC, APPL, SPEN, psylegale, psychologues du monde, PSY'GL'InterCoPsychos, APF, AFPS, AFPPC, ANOP, APEA, APS, CEPC, SPPN, De bouche à oreille, amicale de psychologues, et encore pleins d'autres, trop bien, où on se fait plein de copains et de copines avec qui on peut parler boulots comme le font les VRP lorsqu'ils passent le we à Eurodisney pour un stage de remotivation… Mais je sors du sujet.
Mais pourquoi Freud Diable, sommes nous incapable de nous rassembler ? !
J'ai plusieurs hypothèses que je vous soumets, car je suis bon, et me plaçant en parent nourrisseur positif, j'estime qu'il est de mon rôle de donner mon avis qui est forcément juste puisque je suis diplômé. (C'est ce que je dis à mes patients quand ils trouvent que je parle trop souvent de leur mère…)
1ere hypothèse :
-Les psychologues sont incapable d'échanger entre alter-ego puisque à la fin, on ne sait pas qui paye et qui doit aller mieux…
2ème hypothèse :
-Les psychologues sont incapable d'élire un chef et de lui obéir car ils considèrent que celui qui veut devenir chef à des problèmes à régler, et on va quand même pas donner le pouvoir à celui qui a des problèmes à régler !
3ème hypothèse :
-L'emprise, l'influence, la présence de nombreux psychanalystes dans la profession font que certains psychanalystes se sentent plus à l'aise dans leurs organes psychanalytiques (je n'établirai pas la liste, je n'ai qu'une vie et elle est déjà bien remplie…) que dans les organes psychologiques. (c'est qui un organe psychologique ? Si j'étais trivial je dirais que c'est souvent mou et impuissant, ne l'étant pas, je le définirai comme un regroupement de cinq à dix psychologues cherchant ensemble à réfléchir sur leur pratique pour pouvoir publier ensuite un article sur les « nouvelles donnes de la Psychologie » ou « les donnes de la Nouvelle psychologie » dans des journaux qui prennent le noms de « Cahier » ou « Revue » avec des peintures en guise de couverture…)
4ème hypothèse :
« L'Unité de la psychologie » chère à Lagache ne serait qu'une utopie (ou Uni-topie pour les Lacaniens) qui se désagrégerai au moindre symposium portant sur un thème psychobidulique.
5ème hypothèse :
Si jamais les psychologues s'entendaient… Qui les écouteraient ?
6ème hypothèse :
Le manque de leader charismatique permettant de rassembler les personnes autour d'un projet.
(C'est pas un peu fasciste comme idée ? Hé alors, la psychologie n'est pas forcément opposé au fascisme… Petite polémique gratuite…)
7ème hypothèse :
Un grand rassemblement de psychologues aboutirait peut-être à un ordre des psychologues. Il proposerait peut-être à un numérus-clausus permettant de stopper l'hémorragie de psycho-chômeurs, il permettrait peut-être plein de choses, mais surtout on découvrirait peut-être que le métier de psychologue n'existe pas, ce que ce vaste fouillis permet de camoufler…
Il y a encore de nombreuses pistes à explorer pour comprendre cette spécificité française d'incapacité organisationnelle, mais n'étant pas d'accord avec le début de ce texte (moi non plus ! ) je refuse d'aller plus loin dans la réflexion qui ne reflète pas la totalité de ma pensée, je vote donc une motion de défiance et refuse d'acter ce commentaire (moi aussi, nous sommes contre…).
à Monsieur Grabeuz
De raleuse13
idéaliste ? oui ! j'assume ! | 15H49 | 20/06/2008 |
Peut-être aussi que pour arriver au bout des études, il faut être un tantinet individualiste ? : -D
à Monsieur Grabeuz
De Schtroumpf perplexe
physicien | 19H48 | 20/06/2008 |
Quel foisonnement riche en contradictions, en égos, en polémique ! Est-ce qu'au bout du compte, les patients tirent profit de cela ?
C'est une vraie question, pas un trait d'ironie. Après tout, c'est possible. Mais je sens que vous allez me dire qu'il y a aussi au moins trois réponse différentes par psychologue !
à Monsieur Grabeuz
De Béatrice1
| 21H00 | 20/06/2008 |
Bravo, c'est un petit chef d'oeuvre !
De TARPON
12H55 | 20/06/2008 |
Pscycho,Socio ont toujours été des refuges d'etudiants en mal d'etudes ,ça ne date pas d'hier.J'allais aux cours de Duvignaud parce que c'etait grandiose ,la socio c'etait une valeur indispensabe à ma licence de Philo.C m'a servi à quoi ? à cree trois entreprises et à connaitre mes collaborateurs ,ceux qui m'ont permis de les transformer en reussite.L'education est une formation pas une filiere pour trouver un job,à chacun d'utiliser ses connaissances comme il le sent.
De C. Creseveur
D'actualité | 12H57 | 20/06/2008 |
50000 !
Je n'ai qu'un mot : c'est du délire !
De zalem
13H50 | 20/06/2008 |
Que des gens, des enseignants, des professeurs veuillent faire entendre que leur point de vue est celui à suivre, ça ne me choque pas c'est même normal. Après si tous les étudiants suivent comme des moutons c'est un autre problème.
La psychologie souffre d'une querelle importante,médiatisée depuis en gros que Mr Accoyer a voulu taper dans la fourmilière. Sans doute était-il sous l'effet d'un nouveau médicament gracieusement donné par ceux qui ont cru bon s'engouffrer dans la brèche pour imposer une vision (de mon point de vue) réductrice de la psyché. Bref ce sujet a déjà été débattu sur rue 89.
En ce qui concerne le nombre d'étudiants, il est important, certes, mais je ne vois pas pourquoi la filière serait à blamer. D'autant plus qu'à l'heure actuelle, les numerus clausus sont en place.
A ceux qui le pronent, je rapelle que la france, dans sa belle arrogance élitiste, souffre d'un manque cruel de médecins qui n'est pas prèt de se résorber.
Ce qui me frappe, c'est que personne ne s'interroge sur pourquoi les étudiants choisissent en masse ces filières.
J'avance, que faute d'avoir un système éducatif compétent et capable d'orienter correctement les lycéens, ceux qui sont indécis viennent en psycho, entre autres.
N'y a-t-il pas de leur part, à travers leur choix, une volonté de se comprendre un peu mieux et de trouver ce vers ils souhaitent se tourner ?
Il n'y a pas de mal selon moi à prendre un an ou deux pour acquérir des connaissances forcément utiles, quitte à se réorienter par la suite.
Bien au contraire, dans une société au productivisme éffréné, prendre le temps de la décision ne me parait pas être un mal et quelques connaissances sur le fonctionnement de la psyché peuvent être utiles.
Enfin et comme cela a été dit plus haut, les débouchés sont nombreux après la licence, instit, prof, éduc, conseiller pédagogique, thérapeute, ou pour ceux qui veulent continuer après la licence : psychologue clinicien, du travail, du dévelloppement, neuro-psychologue, psychologue du sport, consultant en entreprise, DRH, etc…
En conclusion, réformer l'orientation post-bac me semble plus pertinent que réduire les effectifs en psycho de manière idiote et quantitative.
De WPsycho
Psy du W | 14H04 | 20/06/2008 |
A l'ouest rien de nouveau…
Entrée en fac de psycho, il y a déjà…très très longtemps, la guerre entre les expérimentalistes (cognitivistes) et les cliniciens faisait déjà rage.
Aux conceptions opposées des uns et des autres, s'ajoutait un certain ostracisme et mépris des purs de la psy envers les « prosaïques »…
Concernant le nombre d'étudiants en fac de Psycho, il y a une hypocrisie monumentale : les victimes de la psy ne sont pas uniquement des étudiants mal orientés ou n'ayant aucune capacité à reussir. Même avec un DESS (ou un DEA ou encore un doctorat) beaucoup de psy sont au chômage.
Pour exemple, un an après l'obtention de leur DESS, 80% des ex-étudiants (environ 45-50) de ma promo étaient au chômage.
Beaucoup d'entre eux ont dû trouver des boulots dans des domaines n'ayant absolument rien à voir avec la psy : il fallait bien se nourrir !
Certains penserons que ce sont les meilleurs, les plus compétents qui s'en sont sortis. Erreur ce sont ceux qui avaient des parents ayant des relations et de l'argent.
à WPsycho
De pedro66
informaticien bon à rien | 14H42 | 20/06/2008 |
« Concernant le nombre d'étudiants en fac de Psycho, il y a une hypocrisie monumentale : les victimes de la psy ne sont pas uniquement des étudiants mal orientés ou n'ayant aucune capacité à reussir. Même avec un DESS (ou un DEA ou encore un doctorat) beaucoup de psy sont au chômage.
Pour exemple, un an après l'obtention de leur DESS, 80% des ex-étudiants (environ 45-50) de ma promo étaient au chômage.
Beaucoup d'entre eux ont dû trouver des boulots dans des domaines n'ayant absolument rien à voir avec la psy : il fallait bien se nourrir !
»
C'est justement ce que nous disons, oui à la sélection et au numérus clausus .
A quoi ça sert de faire 50000 psy, pour que 80 % restent sur le carreau ou fassent tout autre chose .
à pedro66
De jma14
15H13 | 20/06/2008 |
Mais voyons, pour l'amour de la CULTURE et des études.
Tout le monde sait que cela ne sert à rien de travailler.
C'est ironique bien évidement. Mais j'ai déjà entendu cette première phrase dans la bouche de président d'université.
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 14H46 | 20/06/2008 |
c'est bien çe qui me semblait dans mon délire alcoolique, apres X années de psycho et sans prozak , la KEUDALOGIE ou la boule de cristal ou le marc de café
De alexa1235
16H01 | 20/06/2008 |
Etudiante en M de psychologie clinique et pathologique, on m'a, en 1ere année, montré par le biais d'options, toutes les orientations que je pouvais prendre : cognition, neuro, clinique, psychanalyse …
Je pense que c'est justement une richesse qu'on ait le choix entre tant d'orientations très différentes les unes des autres.
Par ailleurs, « a quoi ca sert de faire 4, 5 ans d'études pour se retrouver au chomage “ , tout simplement parce que ça nous passionne, et que des places, il y en a il faut arrêter de faire peur à tout le monde ! Ce diplome ouvre aussi à des concours de la fonction publique par exemple pour travailler en hopital .. Alors arrêtons un peu de s'en prendre toujours aux mêmes !
De uppercut
16H12 | 20/06/2008 |
@bac lettre
Salut.Je suis content de recevoir votre lettre si bientôt. Vous êtes très intéressants pour moi. Je veux apprendre plus sur vous. Je veux voir beaucoup de vos photos. Soyez Par la voie je dois vous annoncer que je n'ai pas mon ordinateur personnel, je communique cela que Ne s'inquiètent pas, si je ne vous écrirai pas quelques jours, mais j'essaierai la réponse à vous Dès que je serai je peux. Je vous écrirai mes lettres d'Internet Le café. Et maintenant je veux me vous annoncer directement. Je vis dans la ville Kirov. Cette ville disposée sur la distance dans les 2100 kilomètres de la ville de Saint-Pétersbourg. Ma croissance - 176 centimètres. Mon poids - 57 kg. La couleur de Mes cheveux clair. Je travaille comme le chanteur- Dans un petit club. J'aime ce travail. Il y a un très bon travail Collectif dans mon travail. Alors, mon centre d'intérêt est écouté par la musique et lit les livres. J'aime lire les romans de l'amour et la fantaisie. Qu'en ce qui concerne la musique, je préfère a Le parti de la musique diverse. IL EST BON qu'en ce qui concerne ma ville, il y a beaucoup d'arbres Ici. Dans notre pays très beau la nature, et dans ma ville aussi. Soyez la voie, Kirov a plus alors un million de gens, je connais que pour vous c'est non grand Le nombre, mais pour la Russie est très grand. Nous avons seulement un peu de villes où vivant ainsi Il y a beaucoup de gens. Alors, j'aime aller sur le parc en été. J'aime voir Coucher le soleil. Je veux trouver qui - cela pour les relations sérieuses, et j'espère Ce que cela vous serez. J'étais marié une fois, et j'ai l'enfantJ'ai une fille, par qui 6 ans. Nous vivons avec elle ensemble.On appelle ma fille Ksyusha. Elle est maintenant aller à la première classe. J'aime la fille et nous avec elle sommes très heureux.Mais je ne saisis pas l'amour, aussi comme à ma fille le père. Je cherche les relations sérieuses et je veux les trouver. J'avais L'expérience des contacts avec les gens en Russie. J'avais mon mari avec qui nous 8 ans vivaient ensemble environ, mais nous avec lui déjà comme 5 ans ne vivons pas ensemble et nous ne nous voyons pas du tout.Il nous a jeté avec Ksyusha. Je pense que, si je ne peux pas trouver la personne juste ici par moi Doit essayer quelque part encore. Moi non aucun fumer et la boisson spiritueuse très rarement, mais parfois J'aime boire dans la bonne compagnie non beaucoup de cep, bien que ce puisse être très rare. Et maintenant sur vous, m'annoncez s'il vous plaît sur youself. Que vous aimez ou non ? Annoncer Moi sur votre caractère ? La raison moi veut vous connaître plus. De sorte que j'attendrai votre La réponse, Nadejda recevoir la lettre bientôt de vous..
QUESTION : FAITES DE CETTE LETTRE UNE LETTRE..
à uppercut
De Pascal Riché
7
Rue89 | 19H24 | 20/06/2008 |
Amusant.
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 16H17 | 20/06/2008 |
Se faire suivre ou aller voir quelqu'un ? .Les problèmes d'orientations touchent aussi les patients des psy !
De Thomas Roudaut (auteur)
citycampus.fr | 18H52 | 20/06/2008 |
Je tenais à répondre à deux choses :
D'abord pourquoi ce sujet ? Et bien parce que je suis, moi aussi, passé par là. Et autant parler de ce que l'on connait.
Ensuite sur l'organisation, la professionnalisation etc… Personnellement, je ne pense pas que la fac ait vocation a former des travailleurs. Je ne pense pas non plus que l'entreprise ait à rentrer dans les conseils d'administration des universités. Par contre, je pense que beaucoup de directeurs de filière sont complètement dans l'erreur quand ils pensent l'avenir professionnel des étudiants dont ils ont la charge. Ils sont décalés de la réalité, bien au chaud dans leur tour d'ivoire universitaire. Pour preuve l'échec de l'opération phénix l'année dernière, où des entreprises venaient recruter des cadres à master 2 en sciences humaines, afin de diversifier les profils de leurs cadres sup.
Pour 70 postes, 160 étudiants se sont inscrits et seuls 35 ont été pourvus. Pourquoi ? non pas parceque les étudiants ont fait la fine bouche, mais parceque les directeurs de filière ont filtré l'info en poussant des cris outrés sur l'entrée du capital dans l'université, Et également parceque les SUIO n'ont pas fait leur boulot de communication. Comment voulez-vous que les futurs diplomés soient crédibles après ça ?
Notre système éducatif n'est pas si mauvais que certain veulent le faire croire. Par contre, il est étonnamment mal utilisé.
De Chou marin
kiné | 21H04 | 20/06/2008 |
Par expérience je peux vous dire, en tant qu'ami de patients, combien il est difficile de trouver de la place chez des thérapeutes de formation cognitive et comportementale. Dans cette branche de la psychologie, il n'y a pas de chômage, mais plutôt un grave manque de professionnels.
Chez les autres psys, freudo-lacaniens, il y a ceux qui sont déjà bien installés avec une clientèle, et puis il y a les nouveaux qui débarquent et qui vont, en effet, avoir du mal.
Personnellement je comprends mes amis qui veulent aller voir quelqu'un qui puisse les aider à résoudre leurs problèmes, qui écoutent ce qu'ils disent, non pas ce qu'ils « veulent dire ».
cela doit quand même être bizarre ces querelles de clocher à l'université pour les étudiants, mais je suis content que le choix soit possible, il était temps !
De hagalma
22H36 | 20/06/2008 |
L'article laisse sur sa faim. On ne sait pas du tout pourquoi la psychologie est la filière la plus choisie. Il est dit que c'est par défaut, quand les étudiants « poussés à faire des études longues » ne savent pas quoi choisir. Ah bon, parce que ceux qui font médecine, par exemple, eux le savent ? Renseignez-vous, c'est pas du tout sûr, et il est même probable qu'il en soit ainsi pour beaucoup de filières dites supérieures. Interrogez des gens qui ont fait les grandes écoles, après être passés par les classes préparatoires. Et bien, il en est de nombreux qui ont finalement trouvé une activité par le hasard du cheminement, des stages, etc. Ca n'est pas à proprement parler un défaut…sauf peut-être pour un patronat qui aimerait tellement asservir une main-d'oeuvre ? Finalement, que des milliers de bacheliers se dirigent vers la psychologie, ça dit peut-être autre chose que le défaut de choix dont ils sont affublés. Ne serait-ce pas plutôt, au moins parfois, un choix d'évidence, pour traiter un défaut certainement, mais pas forcément de filière. Pas non plus nécessairement de défaut personnel, mais d'un hiatus qui vaut bien la peine que quelques uns s'y penchent, avec d'autres disciplines des sciences humaines, et qui n'est rien moins que la question de la place du sujet ou d'un groupe de sujets dans un univers scientifique et productiviste, productiviste par exemple de milliers d'étudiants.
Quant au marché saturé, l'air y est en effet tellement vicié par l'approche comptable que l'offre publique fond comme neige au soleil, tandis que l'offre privée peut préter parfois consistance à ce que l'on appelle la médecine à deux vitesses.
De uppercut
23H19 | 20/06/2008 |
On ne sait pas du tout pourquoi la psychologie est la filière la plus choisie ? Je te donne mon avis : « c'est le petit garçon “correspond” au désir de posséder sa mère…Très Complexe.
De Tibokaya
Jeune flegmaticien mayennais | 00H43 | 21/06/2008 |
Pour avoir suivi des cours d'UED (Unité d'Enseignement de Découverte = Option) lors de ma licence d'Anglais, sur le thème « Le corps et ses jouissances » (psycho-patho), je peux confirmer cette guéguerre…
Tous les profs qui sont intervenus sur mon UED de psycho étaient trèèèès lacaniens, et trèèèès critiques sur les cognitivistes (autant dire que les autres sont tellement minoritaires qu'on ne les mentionne même pas…). Ainsi, on pouvait avoir une explication psychanalytique de l'autisme. LE gros point faible des lacaniens à mon avis, ce sont leurs analyses sur le handicap… A croire que si le jeune est autiste, c'est par choix inconscient… ça ne tient pas debout.
Je dirais aussi qu'il y a quelque chose qui m'a énormément marqué pendant ces deux ans d'UED : l'anticléricalisme et athéisme rationaliste militant des professeurs. Très sceptiques (à raison je pense) sur l'histoire de l'Église et de ses conséquences sur les sujets à travers l'histoire, toujours mus d'un petit sourire en coin signifiant « Quelle bande de naïfs superstitieux ! Que de dévôts aveuglés ! » Mais finalement, j'en suis venu à la conclusion suivante :
Ces mêmes professeurs SONT ce qu'ils critiquent. Pourquoi ? Eh bien qu'ils le veuillent ou non, d'un regard extérieur comme peut l'avoir l'étudiant en anglais que je fus, ils ONT leur propre religion, et elle s'appelle « Psychanalyse ». Ils ont leur Dieu (Freud), leur Messie (Lacan), leurs Prophètes annonciateurs (Charcot et compagnie), leurs dogmes (stade du miroir, l'objet « a », castration, les trois dimensions (RSI), les trois structures (névrose, psychose, perversion), les quatre pulsions…) et leurs mythes (études de cas)… Et vu comme ça, leur petit air supérieur quand ils critiquent (à raison) les religions, revêt un tout autre intérêt pour l'observateur avisé.
Achefkalement,