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UMP: l'arrivée d'Estrosi achève de marginaliser Devedjian

Patrick Devedjian en 2004 (Charles Platiau/Reuters)

Patrick Devedjian n'en finit plus d'avaler des couleuvres. Et l'indigestion ne doit plus être loin ce jeudi. Le secrétaire général de l'UMP vient de se voir flanqué d'un adjoint qui est aussi l'un de ses plus tranchants pourfendeurs : Christian Estrosi. Depuis son départ du gouvernement et son élection à la mairie de Nice, le second n'a pourtant eu de cesse d'attaquer le premier.

Interview de Christian Estrosi le 25 mars dans L'Express :

« Il n'y a plus de chef d'orchestre à l'UMP. [Patrick Devedjian] a commis beaucoup de maladresses, il n’a pas su créer de synergies entre les différents acteurs de notre mouvement. Je suis inquiet quand je vois que, dans nos fédérations, plus personne ne réfléchit, plus personne ne travaille. »

Re-interview de Christian Estrosi le 15 mai sur LePoint.fr :

« Le parti n'est pas utile à Nicolas Sarkozy aujourd'hui, alors qu'il devrait être le garant de ses engagements. Il n'est pas non plus utile dans la vie politique parce qu'il y a un vrai problème d'organisation, de débat interne et de confrontation des idées. »

Doublé par Jean Sarkozy dans les Hauts-de-Seine

La « cornérisation » de Patrick Devedjian par Nicolas Sarkozy se poursuit chaque jour un peu plus. Ses lots de consolation obtenus, pour avoir été écarté à deux reprises du gouvernement alors qu'il se rêve en Garde des Sceaux, perdent de la valeur à vue d'oeil.

Son pouvoir de président du Conseil général des Hauts-de-Seine a été sérieusement contesté cette semaine encore. Par le propre fils du chef de l'Etat. Alors qu'il soutenait l'élu du Nouveau Centre Hervé Marseille pour la présidence du groupe UMP, il a appris quatre jours avant le vote la candidature de Jean Sarkozy... qu'il a été contraint de soutenir.

Quant à l'envergure de son poste de secrétaire général de l'UMP, elle se réduit comme peau de chagrin. Car l'ami du Président qu'est Christian Estrosi ne constitue pas son seul adjoint, le ministre chouchou de l'Elysée Xavier Bertrand et l'électron libre Nathalie Kosciusko-Morizet ont déjà été nommés pour l'encadrer en mars, au lendemain de la piteuse défaite de la majorité aux municipales.

Peu importe qu'il n'ait eu qu'un rôle secondaire à jouer dans ces élections, il fallait marquer le coup en sanctionnant un personnage de premier plan. C'est pourtant celui qui était alors secrétaire d'Etat aux anciens combattants et secrétaire national de l'UMP aux élections, Alain Marleix, qui avait été chargé d'établir les délicates listes d'ouverture. Pire, ce dernier a même eu droit à une promotion en étant nommé secrétaire d'Etat aux Collectivités territoriales.

Effacé par Frédéric Lefebvre à l'UMP

Le « laboratoire d'idées » que Patrick Devedjian veut faire de l'UMP peine aussi à prendre de la consistance. En tout cas lorsqu'il est à la manoeuvre. Taxant la semaine dernière le Revenu de solidarité active (RSA) de terreau à la création d'une “grande population assistée”, il a été aussitôt contredit à la fois par Martin Hirsch et Laurent Wauquiez.

Pour le porte-parolat des initiatives au sein de l'UMP, il faut plutôt écouter l'étoile montante du sarkozysme : Frédéric Lefebvre, bombardé voix du parti en mars également. Défendre le pouvoir d'achat, c'est lui qui s'en charge. Attaquer l'AFP, c'est encore lui. Mais, pendant ce temps, Patrick Devedjian ne chôme pas : il ronge son frein.


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Par marie 75
21H38    19/06/2008

« Christian Estrosi est né le 1er juillet 1955 à Nice (Alpes-Maritimes).

Carrière

Champion de France de moto en 1975, 1976, 1977 et 1979.

Fonctions ministérielles

Ministre délégué à l’Aménagement du territoire, de 2005 à 2007.

Fonctions électives

Président du conseil général des Alpes-Maritimes, depuis 2003.
Premier vice-président du conseil général des Alpes-Maritimes, en 2001.
Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, de 1998-2002.
Député des Alpes-Maritimes, de 1988 à 1993 et de 1997 à 2005, rapporteur des lois sur la sécurité intérieure, de 2002 à 2003.
Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, de 1992 à 2002.
Premier vice-président du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, de 1992 à 1998.
Président du conseil général des Alpes-Maritimes, depuis 2003.
Premier vice-président du conseil général des Alpes-Maritimes, de 2001 à 2003.
Conseiller général du canton de Nice (Alpes-Maritimes), de 1985 à 1992 et depuis 2001.
Conseiller municipal de Nice, de 1983 à 1990.

Fonctions politiques

Secrétaire national chargé des fédérations, de 2004 à 2005.
Président départemental de la fédération UMP des Alpes-Maritimes, depuis 2002 .
Délégué national et secrétaire départemental de la fédération RPR des Alpes-Maritimes, chargé de la sécurité civile, de 1992 à 1993 ; des sports, de 1999 à 2001 ; et de l’animation de 2001 à 2002.

Autres fonctions

Juge à la Haute Cour de justice, de 2002 à 2005.
Membre du Conseil économique et social, de 1994 à 1997.

Dernier ouvrage paru

Insécurité : sauver la République. Editions du Rocher, 2001

Source : Premier ministre. »

source : 1er ministre
Et en plus, ça écrit (enfin … soyons clair, ca publie »!!!

 
Par Canadien_volant
13H11    20/06/2008

Au delà des commentaires parallèles sur les uns ou les autres, il me semble que le problème le plus important est que la nomination d’un nouveau secrétaire général adjoint etc… d’un parti politique se soit décidée dans le bureau du Président de « tous les Français ».