Cette semaine, l'Express annonce fièrement « Islam, les vérités qui dérangent ». Sans vouloir faire de comparaison malsaine, c'est le genre de titre qu'on aurait pu lire dans des magazines fascistes des années 1930 : « Judaïsme, les vérités qui dérangent ». Le sujet occupe une dizaine de pages, qui tournent toutes autour d'un même sujet : l'incompatibilité de l'islam avec la République. Mais qu'un hebdomadaire modéré se livre à un tel dossier ne semble émouvoir personne. Le prétexte est l'affaire du mariage annulé, qui vient nous rappeler, selon l'Express, que « l'intégration musulmane est un défi continu ». Et chaque article est un coup de pioche porté contre cette religion.
1. Premier article : « Les femmes, un statut d'infériorité »
« Allah est t-il misogyne ? “, interroge l'Express, reprenant l'argument fétiche de ceux
qui critiquent l'islam. Ces bien-pensants devraient se pencher sur les chiffres des violences conjugales en France : les Français chrétiens ou athées ont des comportements qui n'ont rien envier aux ‘méchants’ musulmans (une femme sur dix est victime de violences conjugales, six femmes en meurent chaque mois).
2. Deuxième article : ‘Les enfants, Allah d'abord’
‘Dans les textes sacrés, le nouveau-né est mis sur le même plan que les biens terrestres, explique Geneviève Gobillot, professeur d'études arabes et islamiques, à l'Université Lyon III, s'attacher à lui, c'est s'attacher à ce bas monde et se détourner de Dieu.’ La foi passe avant tout lien familiale.
Passage abject, qui sous-entend que les musulmans n'aiment pas leurs enfants… Cela me fait penser à certains mythes antisémites. Cette phrase, prononcée par une professeure, spécialiste de culture Arabe qui plus est, dépasse l'entendement, et serait probablement passible de poursuites.
[Note de Rue89 : Geneviève Gobillot a obtenu de l'Express une ‘précision’, publiée le 17 juillet en page 60 : ‘(…)L'article ne reflète en rien ma pensée ni les informations que l'auteure m'avait demandées par téléphone. Je n'en reconnîs ni le ton, ni le contenu, n'ayant jamais dit, ni laissé entendre que les enfants des musulmans seraient moins aimés que les autres (…) Les personnes qui me connaissent ont bien compris qu'il s'agissait là d'une monumentale erreur(…)]
3. Troisième article : L'Individu. Sous le regard de Dieu'’
Ici, c'est la soumission qui est mise en exergue, et bien entendu pour nous autres
Européens, ce mot a une connotation négative (il s'oppose à la liberté). Le musulman est par définition ‘soumis’ et il lui est impossible d'opérer une critique ou d'évoluer. Les questions posées par le journal à l'expert interviewé sont significatives de l'état d'esprit de l'hebdomadaire :
‘L'idée d'égalité,au sens ou nous l'entendons en occident,existe-t-elle ? , Des chrétiens et des musulmans critiques sont aujourd'hui persécutés dans des pays islamiques. La liberté religieuse est-elle incompatible avec l'islam ?
Dans des pays islamiques’… Une expression vague, qui masque les énormes différences entre les pays à majorité musulmane. Quel est le lien entre la République islamique d'Iran et le royaume du Maroc ou l'Indonésie ? 4. Quatrième article : ‘la laïcité. L'Etat ou Mahomet ?
Ici, le ton est donné dans le titre, l'Etat ou Mahomet ? , comme s'il fallait choisir entre les deux, être musulman ou être républicain. Est citée la phrase très connue de Hassan al Banna, fondateur frères musulmans : Le Coran est notre Constitution’, mais sans que cette déclaration ne soit remise dans le contexte insurrectionnel de l'Egypte, colonie anglaise, en 1920. Une photo met l'accent sur cette incapacité de l'islam à vivre en république : ‘une manifestation contre le projet de loi interdisant les signe religieux dans les écoles en
2004’… sauf que nous sommes en 2008, et que ce problème a été réglé depuis.
5. Cinquième article : ‘la violence. Au nom du djihad’
‘La religion du Prophète n'a évidemment pas le monopole du sang versé’, commence l'article comme si on s'adressait à des gens qui pensent que la violence est constitutive à l'islam. Et… c'est bien ce qu'on lit un peu plus bas, en effet :
‘L'Ancien Testament regorge de batailles et de tueries, et le christianisme a brulé les hérétiques et promu les croisades, en trahissant le pacifisme de son message
originel. L'islam, cependant, a admis la guerre sainte dès son origine : elle est non seulement juste, mais licite, dit le Coran… La tradition musulmane va donc réglementer et codifier très tôt l'usage des armes jusque dans la répartition des avantages matériels qu'il entraîne, et l'associer à un expansionnisme territorial étranger au judaïsme.’
Donc, alors que les chrétiens ont travesti par le passé leur (beau) message pacifique, les musulmans eux, n'ont fait que suivre le message originel, le jihad. Photo qui illustre cet article : une ‘manifestation contre la reproduction d'une caricature de Mahomet’.
6. Sixième article : ‘la modernité. Ce passé trop présent’
Ici est abordée la question de l'islam dans la vie privée :
‘Le poids de la tradition et du Coran freine les sociétés musulmanes, comment trouver un autre chemin vers le progrès ?
Combien de fois avons nous entendu cela ? Les musulmans sont arriérés, leur religion les tire vers le bas… Mais quelle différence y-a-t-il entre les croyants musulmans et les croyants évangélistes de la Bible Belt’ étatsunienne, si ce n'est leur niveau de vie ? Il est également significatif de constater que l'article va jusqu'à nier l'efficacité des démarches visant à faire évoluer les mentalités musulmanes :
‘La modernité ne se décrète pas non plus d'en haut, comme l'ont montré les limites des modèles de laïcité turc ou tunisien.’
L'auteur oublie au passage le rôle joué en France par la loi pour annihiler l'influence de l'Église catholique. Le problème, poursuit le journaliste c'est que ‘dans l'écrasante majorité des pays concernés, l'exaltation du passé sert encore de grilles de lecture du
présent’. En France, personne n'a osé dire que les célébrations du bicentenaire de la
révolution Française allaient à l'encontre de la modernité.
7. Septième article : ‘Esclavage. Histoire d'un tabou’
On continue dans la stigmatisation. L'auteur se délecte ici de nous rappeler la traite des noirs réalisée par les Arabes et se pique de bien rappeler au passage que ‘trois à quatre millions d'esclaves blancs’ avaient été raflés par les Turcs”. Pourquoi cette précision ? Un esclave est un esclave, quelque soit sa couleur de peau ou sa religion, non ? En plus d'insister sur le passé esclavagiste des arabes,le doigt est mis sur la continuité mais aussi la résurgence de cette pratique. Qu'on en juge en lisant la conclusion de l'article :
“Car aujourd'hui, comme le souligne Malek Chebel, les serviteurs noirs de Mauritanie,les domestiques des palais Marocains ou des monarchies du golfe, les enfants exploité en Afrique de l'ouest ou en Indonésie sont-ils autre chose que des ‘esclaves modernes’ ? ‘
A cette aune, on pourrait également citer le sort réservé aux immigrants illégaux aux Etats-Unis ou en France, leurs bas salaires.
8. Huitième article : Les plaisirs. Parfum d'Orient’
Le ton est donné d'entrée de jeu :
‘L'islam,une religion hédoniste ? Qui le croirait ?
Une fois de plus, on s'adresse à des gens qui sont supposés avoir une idée arrêtée et rétrograde sur l'islam, norme acceptée de tous. C'est certes le seul moment du dossier où l'islam n'est pas attaqué ou rabaissé. Mais il y a un problème : l'auteur, Malek Chebel, ne parle que du passé. Or, en insistant sur ce passé sensuel et érotique de l'Islam, c'est l'obscurantisme et le puritanisme prêtés aux musulmans actuels qui est souligné en creux. Sait-on pourtant que les femmes saoudiennes achètent plus de dessous affriolants’ que les Européennes, et que sur les chaines satellitaires arabes règne, sur les sujets sexuels, une véritable liberté de parole avec des questions souvent très crues ? 9. Neuvième article : ‘Quand l'Algérie s'en prend aux chrétiens’
L'islam est ici stigmatisé à travers un problème Algero-Algérien, qui n'est en rien représentatif d'une quelconque volonté collective englobant les pays musulmans. Il est certes inadmissible que le président Bouteflika bafoue le droit élémentaire de choisir sa religion. Mais c'est une histoire propre à l'Algerie, dans une problématique spécifique de consolidation du pouvoir.
10. Dixième article : ‘Que devons nous aux philosophes arabes ?
Dernière des vérités qui dérangent’ de l'islam : c'est à la transmission des savoirs Grecs par les savants arabes, et plus précisément Averroès, que l'on s'attaque :
‘Dans un livre critiqué, l'historien Sylvain Gouguenheim minimise l'influence du grand penseur musulman Averroès sur l'Europe chrétienne médiévale, s'explique et répond à ceux qui le taxent d'islamophobie.’
L'Express donne ici la parole à un historien, qui, de l'aveu même du journal, ‘a cité dans ses remerciements un auteur d'extrême droite’. Ce qui n'a pas l'air de gêner outre mesure la
rédaction, puisqu'il est offert à ce monsieur une large tribune…
Pour conclure, on doit se demander quel est le but poursuivi par l'Express qui expose ces prétendues ‘vérités qui dérangent’ ? En ces temps troubles, où le racisme guette à nouveau l'ensemble de la population, une telle une ne fait que jeter de l'huile sur le feu de l'islamophobie.




















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à vaugoubert
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 23H21 | 19/06/2008 |
Juste sur le dernier point, concernant la philologie des Livres :
d'abord, inutile ( ? ) de rappeler que la philologie de la Bible et son étude historico-critique n'est pas si vieille que ça ;
ensuite, on peut lire, à la fin d'un extrait, sur ce sujet, de… Geneviève Gobillot (sa citation a attisé ma curiosité) :
On voit ainsi se profiler dans les cercles savants
des tout débuts de l'islam, derrière les précautions
accumulées en vue de garantir le caractère entièrement
miraculeux de la Révélation, une conception de l'élaboration du Livre bien moins éloignée du modèle biblique que l'on pourrait se le figurer.
http://www.ideesrecues.net/idees_recues/Extraits_pdf/coran.pdf
Dont acte.
à Network 23
De vaugoubert
09H36 | 20/06/2008 |
Effectivement, dont acte.
J'avais trouvé cette histoire d'inlibration dans une conférence d'un prof de philo ou d'histoire des religions de Paris 1, spécialisé dans la période médiévale, lorsque j'avais décidé de m'intéresser au sujet il y a déjà quelques temps.
Vous noterez cependant qu'elle situe ces tentatives aux débuts de l'Islam et non aujourd'hui.
Ma grand-mère s'était intéressée à l'exégèse biblique pendant un certain temps mais cet exercice ne lui permettait pas de mettre en adéquation son expérience de chrétienne et son application des préceptes bibliques (enfin ceux qu'elle trouvait pertinents dans notre société contemporaine) d'une part et la lecture qui en est donnée par les autorités de l'Eglise d'autre part. Résultat, elle a décidé de ne plus foutre les pieds à la messe tout en continuant d'appliquer les préceptes qui lui tiennent à cœur (charité, bénévolat pour soutenir les familles d'handicapés…).
Et on en revient à ce qui m'intéresse : l'incompatibilité de toutes les religions (ou presque) avec le mode de fonctionnement de nos sociétés contemporaines (voire avec la recherche scientifique ! ). La religion est une question privée qui n'a pas à s'immiscer dans la sphère publique. Ce qui est demandé aux musulmans est difficile, certes, mais pas infaisable non plus, puisque certains de mes amis le font.
En revanche, les autorités éparses de l'Islam ont à mon humble avis une attitude militante visant à imposer leur lecture de leur texte à la République. Est-il par exemple normal que tous les enfants se retrouvent à manger hallal dans certaines cantines ? Est-il normal que l'on renonce à certaines expositions non parce qu'elles contiennent des œuvres blasphématoires mais parce qu'elles constituent un outrage aux bonnes mœurs telles que définies par une religion, et non par nos lois ?
Pour moi, la réponse est évidente, et il est logique qu'à ce titre, l'Islam reçoive quelques critiques. Par contre, il est bien évident que la couv » de l'express est racoleuse et a pour objectif de faire vendre.
à vaugoubert
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 10H50 | 20/06/2008 |
D'abord, je ne suis pas sûr que la foi ou la religion soit incompatible avec la démocratie, ni avec les sciences.
En tout cas, Kant prétendait pouvoir concilier les deux, et Heisenberg n'est pas très éloigné de cette position dans La nature dans la physique contemporaine .
Ensuite, il est clair qu'il règne une certaine chape de plomb sur l'islam aujourd'hui, et notamment sur l'interprétation du Coran, ce qui ne veut pas dire qu'il faut ignorer les mouvement progressistes (par exemple le féminisme musulman, Amina Wadud, etc.), ni l'écrasante majorité, en France, de musulmans laïcs voire athée (s'il y a un sens à parler de « cathos athées » ou « protestants athées »).
Ca ne veut pas dire non plus qu'il faut ignorer la chape de plomb qui pèse, aujourd'hui, sur l'Eglise catholique : l'élection de Ratzinger a confirmé la position réactionnaire adoptée depuis celle de Jean-Paul II. Les deux se sont particulièrement impliqués dans la lutte contre les mouvements progressistes à l'intérieur de l'« Eglise » :
- condamnation de la théologie de la libération et de Leonardo Boff ;
- encouragement des sectes catholiques charismatiques afin de faire contrepoids aux mouvements évangélistes en Amérique du Sud ;
- béatification du fondateur Balaguer de l'Opus Dei et dotation d'un statut spécial pour cette secte, qui gouverne d'ailleurs maintenant le sanctuaire de Fatima au Portugal ;
- normalisation des rapports avec les schismatiques extrémistes de la Fondation Saint-Pie X de Mgr Lefebvre (on préfère parler de « traditionalistes » plutôt que d'intégristes et de fondamentalistes, mais comment appeler des gens qui renient le Concile Vatican II des années 60 et sont, pour certains de ces sédacavantistes, pas loin de considérer le pape comme l'Antéchrist ? )
Sans parler de Bush qui en appelle à Gog et Magog pour justifier l'invasion de l'Irak (http://www.rue89.com/2007/09/17/un-petit-scoop-sur-bush-chirac-dieu-gog-…).
Enfin, les « autorités de l'islam », comme vous dites (l'islam n'étant pas organisé comme le catholicisme) sont loin d'avoir une telle attitude « militante » à l'égard de la République : regardez ce qu'en pense le recteur de la Mosquée de Paris (construite sur ordre de la République en remerciement de l'apport des colonies lors de 14-18) ou de Marseille.
à Network 23
De vaugoubert
13H45 | 20/06/2008 |
Edit : Network, j'aimerais que vous m'expliquiez votre zèle à défendre l'Islam ! Ratzinger est détestable, certes, mais il n'invite pas les fidèles de l'Eglise à lapider des femmes, brûler des homosexuels (ça se sont des cathos intégristes, même le nouveau catéchisme est plus preogressiste) ou que sais-je encore ! Vous ne faites aucune différence ?
Enfin pour moi, un Français originaire du Maghreb est originaire du Maghreb, pas musulman (ou islamiste), comme un Français dont les parents sont là depuis plus longtemps (j'aime pas l'expression « de souche ») est de tradition catholique mais ne se ressent pas nécessairement comme catholique. On assiste souvent à des pressions pour que les filles qui veulent vivre « plus à la française » se remettent à porter le voile, que les enfants fassent ramadan le midi de la part de leurs camarades. Pour moi, ce sont eux qui méritent d'être défendu, pas « leur » religion, qu'on leur « prête » tellement sans qu'ils aient leur mot à dire qu'ils finissent parfois par l'adopter.
Pour en revenir à votre post :
Tout d'abord, je parle « d'autorités éparses » de l'Islam car il n'y a pas de hiérarchie aussi bien identifiée que la hiérarchie catholique. Si vous me reprenez, merci de me lire convenablement au préalable. Et le recteur de la Mosquée de Paris est une voix que personnellement je respecte, mais qui n'a pas d'autorité particulière, notamment sur les imams salafistes qui sévissent dans pas mal de nos banlieues.
Je reviens poster car je viens de recevoir pour mon département de la fac un magnifique bouquin illustré (format A3, cartonné, 800 pages quadri papier glacé+dvd) venant de Turquie et remettant en cause la théorie de Darwin ! A mettre à la disposition de mes étudiants (genre ! ). Tous les départements de mon UFR en ont reçu un, imaginez un peu le budget assigné à cette détestable action de prosélytisme !
L'Eglise a pondu une bouse du même genre sur la famille avec Anatrella et Vanneste pour les collèges et lycées, voyez, je ne suis pas sectaire face à ce genre de propagande détestable.
Pour le reste de votre post, oui, scientifiques ou philosophes concilient leur foi et leurs travaux. Ceci étant, les autorités religieuses n'ont que très rarement les mêmes positions (compter quelques siècles pour que l'idée passe).
Il me semble que je cite dans chacun de mes posts mes amis musulmans qui se conforment aux principes de la République en adaptant leur foi si nécessaire. Oui il existe des intellectuels musulmans, de même que des scientifiques, et comme les catholiques, ils n'avanceraient pas beaucoup s'ils préféraient la vérité de leur religion à celles scientifiquement établies par leurs collègues.
Sur Ratzinger, l'un de mes grands-oncles, ecclésiastique lui-aussi, l'avait traité d'âne bâté lorsqu'il n'était que cardinal (ainsi qu'une bonne partie de la curie, dont les visages n'avaient selon lui plus rien à envier à la pourpre cardinalice), je trouve qu'il avait raison.
Sur Bush, c'est un born again christian et je pense que ses conseillers, qui eux ont de solides bagages universitaires, l'on placé là en pensant que « c'est un crétin que l'on manipulera »
Mais ça se passe aux USA, moi, je vis et parle de la France, République laïque, et vos exemples montrent, s'il en était besoin, que la laïcité, ça se défend.
à vaugoubert
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 11H26 | 24/06/2008 |
Je ne défends pas l'islam en particulier, mais la laïcité, entendue comme doctrine de neutralité envers les religions, c'est-à-dire de tolérance, et non pas comme anti-cléricalisme radical.
Je respecte, soit dit en passant, l'anti-cléricalisme, comme toute autre forme d'opinion, philosophique ou religieuse. L'important demeure d'accepter les opinions d'autrui.
Cela commence, à mon sens, par arrêter de dépeindre l'islam comme une religion qui serait plus fanatique que d'autres : toute religion, et toute idéologie en général, comporte son lot de fanatiques, ce qui ne suffit pas à la discréditer en elle-même.
Je pense que vous dramatisez la situation actuelle de l'islam en France, probablement sous l'influence des médias : il s'agit d'une divergence d'appréciation de la situation, pas d'un différend sur les principes. L'islamisme y est en effet ultra-minoritaire, et ne saurait jeter le blâme sur ceux qui décident de vivre leur foi comme ils l'entendent.
Au contraire, je pense qu'adopter cette posture de caricaturisation de l'islam et d'anti-cléricalisme haineux ne saurait conduire qu'à des crispations supplémentaires.
Par ailleurs, une certaine dose de méfiance à l'égard des autorités, qu'elles soient religieuses, politiques ou scientifiques, est certainement nécessaire.
Enfin, laissez-moi douter du fait qu'un Français lui-même né d'un citoyen français vivant en France (et non dans l'Empire) soit « de tradition catholique » : vous passez sous silence quelques décennies de sanglants conflits religieux entre catholiques & huguenots, pour ne pas parler des juifs, des cathares et tout simplement de ceux qui, depuis les libre-penseurs du XVIIIe, revendiquent l'athéisme quand ils ne militent pas contre tout cléricalisme. Mais depuis que les cocos ont perdu leur poignard entre les dents, il faut bien trouver un nouvel ennemi pour faire avaler au peuple les projets d'une droite sur l'offensive.
La France est l'héritière de traditions plurielles et parfois antagonistes, la diversité ne devrait pas lui faire peur !
à Network 23
De mechante langue
13H54 | 20/06/2008 |
Il faudra nous expliquer l'origine de votre ardeur a défendre l'islam .
Dans votre post l'islam vous insistez sur les progressistes de l'islam , quii sont pourtant ultra minoritaire , mais vous prenez trois quart de votre post a taper sur le catholicisme alors que meme de Ratzinger ferait figure de modéré s'il était musulman. D'ouvient votre assymétrie et votre comlaisance envers l'islam
« Enfin, les “autorités de l'islam”, comme vous dites (l'islam n'étant pas organisé comme le catholicisme) sont loin d'avoir une telle attitude “militante” à l'égard de la République : regardez ce qu'en pense le recteur de la Mosquée de Paris (construite sur ordre de la République en remerciement de l'apport des colonies lors de 14-18) ou de Marseille. »
Vous parlez de Boubakeur , autorité religieuse musulmane lié au pouvoir algérien qui est resté totalement silencieux sur les lois portant atteinte a la liberté religieuse en Algerie ? A tout prendre je préfére Ratzinger , il est plus modéré
à vaugoubert
De Marie57
08H06 | 21/06/2008 |
A l'évidence je ne lirai pas l'express tout comme je ne lirai pas plus loin cet article….. Pourquoi ? 1ère affirmation :
« une femme sur dix est victime de violences conjugales, six femmes en meurent chaque mois »
et ?
si les français athées ou chrétiens n'ont rien à envier aux musulmans, rien dans ce chiffre de 6 femmes assassinées n'indique si elles étaient françaises ou non, athées ou non, jeunes ou vieilles, pauvres ou riches etc…non rien. Alors qu'ici il est décrété que ces 6 femmes mortes chaque mois en France sont forcément françaises et non-musulmanes
C'est ainsi qu'on fait une démonstration malhonnête en se servant des chiffres selon le sens qu'on veut leur donner….
L'intolérance et le mensonge sont multi-religieux, me semble t'il….
à Marie57
De Nicolas Ingar
(auteur)
modeste citoyen | 13H14 | 21/06/2008 |
marie 57
tu as du mal comprendre,ce n'est pas une comparaison malsaine qui est mis en avant,mais le fait de « profiter » de ces violences faite aux femmes pour tenter de mettre tout les musulmans dans le même mauvais sac.
voila,loin de moi l'idée de sous estimer le ressenti de ces femmes battu ou violenté
De compte sup. à la demande du riverain 25.08
chat de garde | 17H10 | 19/06/2008 |
Omar Khayyam, reviens, ils sont devenus fous ! ! !
De Atrix
je vais bien | 18H55 | 19/06/2008 |
Malgré tout ce qu'à voulu souligner l'auteur du sujet, je tiens a préciser un certain nombre de points.
Oui l'islamophobie existe et ce n'est pas le monde chrétien qui l'avait crée ni même le monde non islamiste mais bien ceux qui ne trouvent que des moyens brutaux d'exprimer leurs frustrations.
Combien le « témoignage » d'un islamiste serait positif, si à la place de se faire sauter au milieu de gens innocents il utiliserait son argent et temps à soulager les miséreux de la terre.
Ces gens frustrés avaient crée une peur justifié de l'islam.
La chrétienté avait depuis longtemps abandonné ces méthodes barbares, car ils avaient progressé, ce qui n'est pas le cas du monde musulman qui est resté au moyen âge.
La question que nous nous posons tous est celle-ci : Comment pourrons nous éduquer ces personnes arriérés ?
Et quand l'un de ces fondamantalistes hurle et commence à menacer, qu'il sache qu'en faisant cela il prouve une fois de plus qu'il agit comme extrémiste et meutrier en puissance car il influence ses corréligionnaires aussi attardées que lui même,prouvant qu'il ne séme que déshonneur et blâme sur eux.
à Atrix
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 10H54 | 20/06/2008 |
C'est pas un peu « arriéré », comme vision de la civilisation, que de parler d » « arriérés » ?
Les horreurs de 14-18, de la 2nde guerre mondiale, des guerres de colonisation et de l'extermination des peuples qui l'a précédé, ça ne suffit pas pour remettre un petit peu en cause votre grandiose vision de la « civilisation » ?
à Network 23
De mechante langue
16H24 | 20/06/2008 |
« Les horreurs de 14-18, de la 2nde guerre mondiale, des guerres de colonisation et de l'extermination des peuples qui l'a précédé, ça ne suffit pas pour remettre un petit peu en cause votre grandiose vision de la “civilisation” ? »
La secu , la liberté de concience , les droits de l'homme , la tolérence religieuse , la philo , la solidarité ..tout ça vous les mettez a la poubelle .
Par contre vous nous chantez les louanges de l'islam .
Y'a comme un hic , non ?
De Alain Renon
Journaliste | 10H01 | 20/06/2008 |
A l'évidence, le « dossier » de l'Express est scandaleux.
A l'évidence, il profite des outrances suscitées par l'annulation du mariage lillois, pour remettre, pour la nième fois, le couvert islamophobe, si pratique, si divertissant, au sens premier du terme.
A l'évidence, il serait vain de faire remarquer à ces dévoileurs ( ! ) de vérités dérangeantes que leur vision de l'islam contemporain est bien pauvre : ni l'Indonésie, ni le Bangladesh, ne sauraient avoir leur place dans le tableau apocalyptique qu'ils nous brossent. Ce serait trop dur d'avoir à faire rentrer dans leurs clichés le fait que le 1er et le 4ème pays musulmans de la planète ont eu respectivement une présidente et deux Premiers ministres femmes ; ou que le premier applique un principe d'égalité religieuse, qui a pour nom « Pancasila » et qui reconnaît autant les bouddhistes (1% de la population) que les hindouistes (2%, les catholiques (3%), les protestants (5%) et les musulmans (rien que 88% de la population de l'achipel).
A l'évidence, cela introduirait trop de complexité, vraiment dérangeante pour cette lecture si lisse du monde (civilisation/barbarie) et qui nous place, dieu ( ! ) merci, du côté civilisé, of course.
A l'évidence, c'est l'arabe autant que le musulman qui menace nos valeurs, celui qui loge juste de l'autre côté de la Méditerranée, l'autre culturel le plus proche de nous… Evidemment.
Il n'y a pas plus de vérités dérangeantes sur l'islam que de mystères dans les collusions multiséculaires entre les régimes autoritaires, autocratiques, et les religions instituées dominantes. Evidemment.
Mais, il y a assurément tout à redouter de ces « dossiers » et « enquêtes » qui enfilent les perles de la stigmatisation et puent le racisme à plein nez.
Et vous avez, à l'évidence, raison de les dénoncer.
à Alain Renon
De mechante langue
23H26 | 20/06/2008 |
« Il n'y a pas plus de vérités dérangeantes sur l'islam que de mystères dans les collusions multiséculaires entre les régimes autoritaires, autocratiques, et les religions instituées dominantes. Evidemment. »
Ah bon il n'y a aucun rapport entre la culture politique dans les pays musulmans et l'islam !
J'espére que vous faites de l'humour !
C'est a se tordre de rire !
à mechante langue
De Nicolas Ingar
(auteur)
modeste citoyen | 13H28 | 21/06/2008 |
mechante langue
le fait que cette couverture soit exactement la même d'un magazine allemand ou francais de la période nazi,un magazine comme« signal »
http://209.85.135.104/search ? q=cache : pfG9KjHomKYJ : www.crrl.com.fr/actual…
http://www.lepost.fr/article/2008/04/14/1180733_la-propagande-collabo-ex…
tu dis que des arguments de l'express sont recevable.
pendant le nazisme,le regime profitait de vérités comme le fait que les juifs occupaient des postes important dans les banques ou tout autres systeme financier,pour antant le fait de le remarquer et de le repeter encore et encore entre dans une campagne de dénigrement.
et bien c'est exactement pareil pour cette une de l'express,
à Nicolas Ingar
De Béatrice1
| 14H54 | 22/06/2008 |
Effarant ! Autant le parallèle entre la critique de l'islam et le nazisme que le paragraphe sur les « vérités » concernant les juifs !
On a le droit de critiquer TOUTES les idéologies, quelles qu'elles soient, c'est justement la différence entre la démocratie et le fascisme, dont le nazisme. Si l'islam interdit la moindre critique, c'est LUI qu'il faut comparer au nazisme.
à Béatrice1
De zorbek
22H19 | 22/06/2008 |
Ah oui ? TOUTES les idéologies ?
Liberté d'expression dites-vous ?
Uploaded by xclio
à zorbek
De lifka
18H25 | 23/06/2008 |
C'est toute le subtile différence qui semble vous échapper - comme elle échappe à l'évidence aux auteurs de ce clip de propagande - entre liberté d'opinion et expression illicite.
Caricaturer une religion (c'est à dire une idéologie) n'est pas illicite. Le crime de blasphème jusqu'à nouvel ordre n'est plus en vigueur chez nous depuis quelques décennies.
Le sketch de Dieudonné ne caricaturait pas une idéologie, il reprenait à son compte l'un des plus vieux stéréotypes antisémites du monde. Je cite : « J'encourage les jeunes gens qui nous regardent aujourd'hui dans les cités pour vous dire convertissez-vous comme moi et essayez de vous ressaisir, rejoignez l'axe du bien (…) l'axe américano-sioniste (…) QUI VOUS OFFRIRA BEAUCOUP DE DEBOUCHES, beaucoup de bonheur et surtout le seul axe qui vous offrira les possibilités de vivre encore un peu ».
Autrement dit, « si vous devenez juif, vous allez devenir riche, heureux et vous vivrez longtemps ». Cela s'appelle de l'antisémitisme, et c'est un délit.
Qui plus est, comme le signale très bien Ardisson, loin de s'excuser, il n'a cessé de renchérir : accusant les Juifs de détenir les médias, d'être responsables de l'esclavage, et même du Sida ! Le fait qu'il se soit allié à Le Pen (celui du « détail ») en dit long.
à lifka
De zorbek
21H43 | 23/06/2008 |
Selon vous, caricaturer des partisans d'Eretz-Israel, ce serait une liberté d'opinion ou un acte illicite ?
A propos de subtile différence : vous en connaissez beaucoup des caricatures qui ne véhiculent pas des stéréotypes ?
Le problème que soulève ce clip, c'est le 2 poids 2 mesures dans la liberté d'expression, suivant la cible. Je comprends bien que le sketch de Dieudonné soit outrancier, et que ses propos puissent offenser. Mais je comprends tout aussi bien que des Musulmans puissent eux aussi se sentir offensés par des propos qui les caricaturent tout autant, l'article ci-dessus en expose des exemples précis. D'où la question : pourquoi pas une loi contre l'islamophobie ? Et sinon : pourquoi une liberté de parole pour les uns et pas pour les autres ?
Ma conclusion c'est que la liberté d'expression est une et indivisible. Je vais certainement en choquer beaucoup, mais je trouve la législation américaine sur la liberté d'expression beaucoup plus consistante et moins faux-cul que la française.
Pour ce qui est de Lepen, question islamophobie ou chasse aux immigrés, il n'a rien à envier à certains obsessionnels, contributeurs réguliers sur rue89.
à zorbek
De lifka
15H21 | 25/06/2008 |
Il est manifeste que vous n'êtes pas un adepte de l'analyse complexe, et que de ce fait vous ne voyez pas la différence entre la critique d'Israël - qui est non seulement libre, mais dont personne ne se prive, y compris les Israéliens eux-mêmes - et l'antisémitisme. C'est dommage, mais de plus en plus courant. Et la liberté d'expression n'est ni la liberté de nuire, ni celle d'inciter à la haine, et encore moins de diffamer, toutes choses qui même aux USA sont condamnées par les tribunaux.
à lifka
De Un compte supprime
nc | 07H41 | 25/06/2008 |
Entre stigmatiser les Juifs en disant les presentant comme des banquiers potentiels et les Musulmans comme terroristes potentiels (cf couverture express), que vaut-il mieux ?
Quand le dompteur rentre dans la gage aux lions, il prend le soin de leur servir un quartier de boeuf avant la representation. Avec un peu de patience et l'exercice assidu de la democratie et de l'eductaion, on finira par pouvoir caricaturer tous les prophetes.
Les medias et ceux qui ont le droit de parler me font trop souvent l'effet de pompiers pyromanes…
à Nicolas Ingar
De lifka
17H52 | 23/06/2008 |
Vous avez déjà vu un magazine de la période nazie ? ? ? ? ? ? « Gringoire » ou « je suis partout » ?
Quand aux prétendues « vérités » sur LES Juifs qui « occupaient des postes important dans les banques ou tout autres systeme financier », j'avoue que j'hallucine !
Ce genre de phrases mériterait de figurer dans une anthologie !
Je crois que ce qui va perdre notre démocratie, c'est ce signe égal mis devant toutes choses sans la moindre analyse ni connaissance de ce que l'on compare.
à lifka
De Nicolas Ingar
(auteur)
modeste citoyen | 23H17 | 23/06/2008 |
lifka
dans L'Ethique protestante et l'esprit du capitalisme par Max Weber ,il est clairement écrit qu'en allemagne des années 1800,les catholiques ont tres peu d'entreprise,les protestant ont quant à eux plus sû devellopper des petites entreprises,et les juifs exellaient dans la finance les pret mais aussi en tant qu'investisseurs.
je ne suis pas de mauvaise foi,aucun à priori raciste ne m'anime.
je suis un modeste citoyen qui pense déceller une campagne de dénigrement envers les musulmans,et j'insiste ,cette couverture n'a rien à envier à celle d'un magazine de propagande nazis.
à Nicolas Ingar
De lifka
17H50 | 25/06/2008 |
On doit beaucoup à Max Weber, mais certainement pas en matière de statistiques sur les professions des Juifs ou des protestants. Il a par contre contribué à transmettre un mythe. Pour avoir un peu étudié la chose, je peux vous assurer que même au 19e siècle, la bourgeoisie d'affaires juive représentait à peine quelques pourcent des professions des Juifs (7,1% en 1809, 10% vers 1840 - dont à peine 6% appartiennent à la Haute bourgeoisie et 70% à la petite, voire toute petite, bourgeoisie. Quant à la Haute finance, elle ne concerne qu'une quinzaine de familles (les Rothschild, les D'Eichtal, les Fould…). La majorité étaient des artisans, des petits commerçants voire des colporteurs. Et ils étaient loin de représenter la majorité de la Haute finance (45 sur les 300 rois de la finance en 1865) dont les protestants formaient les gros bataillon.
C'est justement toute la différence entre le stéréotype (utilisé par les nazis) sur LES Juifs et la réalité qui est toute autre : il y a DES Juifs qui sont dans la finance, en proportion peut-être un peu plus importante que dans le reste de la population - pour des raisons historiques liées en grande partie aux interdits professionnels et autres qui les ont visés (ne leur autorisant qu'un rôle d'intermédiaires agricoles et de prêteurs) - mais néanmoins en nombre infime.
Et je maintiens que comparer ce dossier - au titre je le reconnais un peu racoleur - à la presse nazie est manquer de sens des proportions et de complexité d'analyse. Je me suis suffisamment énervée de mon côté sur les dossiers racoleurs sur les « intellectuels juifs » ou sur les « juifs communautaires » ou encore sur le « vote juif » pour comprendre votre agacement. Mais je crois qu'il faut proportion garder. La presse nazie s'attaquait aux Juifs en tant que personnes et à ce qu'ils étaient « par nature » (traitres, désireux de s'emparer du pouvoir et des richesses du monde…). Ce dossier s'interroge sur l'Islam en tant que dogme et qu'idéologie qui régit la vie politique et sociale d'un milliard d'individus et dont un grand nombre de pays du monde se réclament en guise de loi civile (et l'OCI jouit d'une minorité de blocage dans certaines instances de l'ONU), il ne dit rien sur la nature des musulmans. C'est le propre d'un dogme ou d'une idéologie de pouvoir être exposés et discutés ou contestés, même si ça dérange ceux qui y croient. Et rien n'empêche qui que ce soit de discuter point par point ce qui est écrit là sur le dogme musulman pour démontrer que c'est faux. Par contre l'essentialisation d'un groupe d'individus pour ce qu'ils sont ne se discute pas, sa « fausseté » ne se démontre pas. Et les nazis ne donnaient d'ailleurs la parole à aucun contradicteur. Comparer tout et n'importe quoi au « nazisme » n'aide pas à analyser la complexité. D'autant que malgré son titre, le contenu du dossier n'est en soi pas scandaleux. Il pose de vraies questions sur les relations de l'Islam avec la modernité et sur les effets sur leur développement et sur les droits de l'Homme liés à l'utilisation de l'Islam comme loi civile dans la plupart des pays musulmans.
J'ajoute que les questions qui sont posées dans ce dossier à l'islam diffèrent peu de celles qui ont été posées - et de façon bien plus violente - il y a 200 ans au christianisme et au judaïsme. C'est ce qui a permis le passage de l'ancien régime au nouveau et dans le judaïsme ce qui a abouti à un judaïsme libéral.
De Deborah
19H18 | 19/06/2008 |
Le christianisme a ses lettres de noblesse : l'Inquisition, par exemple, l'antisémitisme….
Et c'est vrai que soixante ans ou plus en arrière, ce titre n'aurait pas déplu à « Je suis partout » en remplaçant Islam par Judaïsme.
Il n'y a pas que le fric, qui motive l'Express. Il y a la volonté d'être dans le sillage de Sarkozy et de ses conseillers.
On a toujours besoin, en période de crise, d'un bouc émissaire.
De helios33
19H18 | 19/06/2008 |
Tout va très bien en Indonésie, n'empèche qu'on y massacre des chrétiens. Tout va très bien aussi au Bangladesh, n'empèche que Taslima Nasri est obligée de s'expatrier. Mais il ne faut pas le dire, car ça pue le racisme évidemment.
à helios33
De Tyb
(par ici, par là) | 09H13 | 20/06/2008 |
« Bizarrement » vous avez oublié Jérusalem où dans la partie juive de la ville des Bibles ont été brulé le mois dernier, et des chrétiens tabassés.
Sinon l'Indonésie a été soumise à un véritable génocide dans les années 70/80/90 le tout non seulement avec un silence complice des pays occidentaux mais en plus avec un soutien actif de ceux ci (vente d'armes, encadrement sur le terrain). La montée en puissance de l'islamisme vient directement des conséquences de l'élimination physique des opposants au régime de Suharto.
« Bizarrement » là non plus vous n'en faites pas état.
http://en.wikipedia.org/wiki/New_Order_%28Indonesia%29
http://en.wikipedia.org/wiki/Indonesian_occupation_of_East_Timor
Enfin les musulmans innocents enlevés par la CIA dans des pays européens, expatriés de force et soumis à des années de torture hors de tout système judiciaire vous en pensez quoi ?
à Tyb
De helios33
05H54 | 21/06/2008 |
Les massacres de masse en Indonésie ont visé essentiellement des communistes. Au Timor oriental les victimes étaient chrétiennes, et d'ailleurs c'était plutot une histoire de nationalisme indonésien que de religion. Quand aux musulmans enlevés dans les pays européens, s'il y en a, c'est très bien qu'on nous en débarasse. Merci la CIA
De parousnik
19H24 | 19/06/2008 |
J'imagine les réactions si l'express titrait… « Judaïsme les vérités qui dérange » ou « Catholisisme et obscurantisme même combat » Toutes les religions sont à mettre dans le même panier de crabes…et servent aujourd'hui comme hier de prétexte a bien des injustices et crimes. Elle sont toutes pires que les autres et jamais meilleur… L'humanité sans les religions serait peut être plus en paix… Bush a fait assassiner trois millions d'Afghans et d'Irakiens au nom de son Dieu dollar, alors…
De Sacha25
20H06 | 19/06/2008 |
Que dire de plus
A part que les religions qui se ressemblent toutes imposent (privilégient) le rapport maitre/esclave ( pasteur/brebis) alors que nous avons tous le même cerveau, donc les mêmes potentialités, mais ça chagrine les puissants (c'est non voire anti-démocratique)