Le Parlement européen a adopté la « directive retour », mercredi. Un vote sans appel par 367 voix favorables, pour 206 voix hostiles et 109 abstentions. Le projet de directive a été adopté tel qu'il avait été validé par les gouvernements des Vingt-sept, puisque tous les amendements déposés ont été rejetés, avec plus de 100 voix d'écart à chaque fois.
Ce vote en séance plénière, à Strasbourg, clôture pourtant une négociation de plusieurs années, marquée par une grande hostilité, dans les Etats-membres comme au niveau des ONG actives à Bruxelles.
Depuis quelques jours, déjà, un brûlot signé du président bolivien Evo Morales circulait sur la Toile et dans plusieurs journaux européens. Morales y exhorte explicitement « les chefs d'Etat européens à abandonner cette directive ».
D'où sort cette « directive retour » ?
De l'agenda de la Commission européenne. Evaluant, sur la base des chiffres Eurostat, que le nombre de migrants ayant pénétré sur le territoire communautaire était passé de 590 000 personnes en 1994 à 1,85 million dix ans plus tard, Bruxelles a décidé de consolider sa politique de contrôle migratoire. Une vaste dynamique d'harmonisation s'est alors mise en branle, notamment en matière de reconduite à la frontière.
En septembre 2005 émerge la première proposition d'une « directive retour » pour harmoniser les conditions de rétention et d'expulsion des étrangers en situation illégale dans l'un des Etats-membres. Ce texte ne concerne que les migrants issus de pays tiers. Il faudra deux ans et demi pour que les Etats s'entendent sur un compromis.
Processus de codécision oblige, la négociation a été âpre entre le Conseil, où siègent les gouvernements des Vingt-sept, et le Parlement européen. Jusqu'au 5 juin dernier, date du vote en première lecture du projet de « directive retour » par les ministres de l'Intérieur des vingt-sept Etats-membres. Le vote de cette semaine au Parlement européen est la dernière étape du processus de fabrication d'une norme européenne d'explusion des clandestins.
Pourquoi ce texte est-il si décrié ?
Initialement, toutes les ONG n'étaient pas hostiles à un projet d'harmonisation. Précisément du fait de la disparité qui règne en matière migratoire. Il ne faut pas oublier que le demandeur d'asile est tenu de faire sa demande de régularisation dans le premier pays européen où il pose pied. Or on sait que le taux de reconnaissance du statut de réfugié aux Irakiens varie, par exemple, de 85% en Allemagne à 13% au Royaume-Uni et… 0% en Grèce. Alors que la Grèce a enregistré trois fois plus de demandes entre 2006 et 2007.
Patricia Coëlho, lobbyiste européenne au Conseil européen pour les réfugiés et les exilés (CERE), réseau qui rassemble soixante-neuf ONG d'aide aux réfugiés, était plutôt favorable à une harmonisation :
« Il était nécessaire d'avoir une directive parce que chaque pays pouvait renvoyer n'importe comment les demandeurs d'asile déboutés. Les pays offraient un soutien, des garanties différentes. Surtout dans un contexte politique où les expulsions devenaient de plus en plus importantes. Il fallait établir des normes et des garanties communes. »
Pourtant, cela fait un moment que les espoirs des ONG sont déçus, au gré des compromis… et du durcissement des législations nationales. Pour Patricia Coëlho, le résultat final est globalement « pauvre en garanties ». Par exemple, le texte n'interdit pas l'expulsion des mineurs et impose un banissement de cinq ans pour un clandestin expulsé d'Europe.
Contre le tour répressif que prend la politique d'asile
Pour d'autres observateurs, on est même en train de durcir indûment les normes en matière d'immigration et d'asile. Si le but affiché de cette directive était de fixer des normes minimales communes, un Etat-membre avec une législation nationale plus favorable pouvait la conserver. Et de nombreuses dérogations existent : le Royaume-Uni, par exemple, a décidé de faire jouer ici sa fameuse clause d'opt-out.
La mesure la plus décriée de la « directive retour » est l'extension du délai de rétention, qui pourra aller jusqu'à dix-huit mois si les députés votent le texte tel quel. En France, où l'on a pourtant récemment allongé le délai de rétention administrative, on ne peut retenir un étranger expulsable que trente deux jours. Mais les pratiques sont variables, certains Etats-membres n'avaient même pas de durée maximale.
Quoique très critique envers le tour « répressif » que prend pour lui la politique d'asile et d'immigration en Europe, Frédéric Tiberghien nuance l'impact de cette mesure pourtant médiatique. Conseiller d'Etat, président du Service social d'aide aux émigrants (SSAE) et membre du bureau de France Terre d'asile, il rappelle que la France s'est engagée à ne pas élargir sa législation au plafond des dix-huit mois :
C'est d'ailleurs ce qu'a promis au Palais Bourbon Brice Hortefeux ce mardi, déclarant en séance de questions au gouvernement :
« Cela ne changera en rien la politique protectrice équilibrée, ferme et juste que le gouvernement mène en matière d'immigration. »
Qui a plombé l'harmonisation ?
Le dumping dont de nombreuses ONG accusent Bruxelles est lié à la disparité des situations aujourd'hui. Entre des pays qui n'offraient que très peu de garanties, à l'instar de la Grèce qui ne garantit pas de vraie procédure d'appel en cas de refus, et les grands Etats-membres qui ont durci la donne, l'harmonisation n'a pas pris un tour très libéral.
Longtemps, France, Allemagne et Royaume-Uni ont absorbé l'essentiel des flux migratoires vers l'Europe. La France reste ainsi le pays qui a accordé le plus de statuts de réfugiés quand l'Allemagne, de son côté, accueillait plus d'un million de Yougoslaves au moment de l'éclatement de leur pays. Mais la situation a changé : la France reçoit aujourd'hui trois fois moins de demandes d'asile.
Harmonisation par le bas
Pour Frédéric Tiberghien, au lieu de pérenniser leur tradition et d'essaimer à l'échelle communautaire, les grands pays font « cavalier seul pour remonter les murs de la forteresse Europe » :
« Les grands Etats se sont sentis submergés et ont voulu rediriger le flux migratoire vers leurs voisins qui offrent parfois moins de garanties pour les migrants. Paris, Berlin et Londres, pendant ce temps, ont baissé le degré de protection qu'ils accordaient jusque-là. On en arrive à cette harmonisation par le bas. »
Que va changer la présidence française pour l'immigration en Europe ?
Le 1er juillet, la France écopera de la présidence tournante de l'Union et Nicolas Sarkozy entend faire de l'immigration un dossier majeur. L'inquiétude des ONG enfle dans toute l'Europe. Certes, la France n'a pas officiellement désavoué sa tradition d'accueil. Mais,la semaine dernière, à un colloque de l'ONG France terre d'asile, l'ancien eurodéputé PSE François Zimmeray, aujourd'hui ambassadeur aux droits de l'homme, soutenait que « la France devait cesser de se considérer éternellement comme le pays de l'asile et des droits de l'homme ».
A Bruxelles, le dernier tournant amorcé avec la création du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale fait figure d'épouvantail chez ceux qui attendaient de Paris un discours plus ouvert. Au réseau CERE, Patricia Coëlho relève ainsi que, pour arracher la solidarité des autres pays, Nicolas Sarkozy aurait pris une direction particulièrement répressive aux frontières de l'Union :
Et les ONG dans tout ça ?
Frédéric Tiberghien relativise cependant l'impact de cette présidence française, dont il dit ne « rien attendre vraiment ». Même si le président du SSAE note que Paris pourrait bien déposséder pour de bon la société civile de son rôle dans le processus d'harmonisation :
Une confiscation du débat qui n'annonce rien de bon alors que le pacte européen sur l'immigration et l'asile doit se négocier d'ici fin 2010.
► Mise à jour, mercredi, à 15h07, après le vote des députés au Parlement européen.





















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De Un compte supprime
nc | 07H47 | 18/06/2008 |
Ah tout de meme, je croyais que vous n'en parleriez pas. Ci-apres l'appel d'Evo Morales, qui dit tout ce qu'il y a a dire.
Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du monde, je fais appel à la conscience des dirigeants et citoyens pour que ne soit pas approuvé le texte de la « directive retour ».
Evo MORALES AYMA
Président de la République de Bolivie
11 juin 2008
Jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Europe était un continent d'émigrants. Des dizaines de millions d'habitants partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques.
Aujourd'hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite « directive retour ».
Ce texte, validé le 5 juin dernier par les ministres de l'Intérieur des 27 pays de l'Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu'il durcit de manière drastique les conditions de détention et d'expulsion des migrants sans papier, quelqu'ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.
Les Européens sont arrivés dans les pays d'Amérique latine et d'Amérique du Nord, en masse, sans visa, ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l'Amérique. Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIe et le XIXe siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés.
Aujourd'hui, l'Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d'espace de prospérité et de libertés publiques. L'immense majorité des migrants viennent dans l'Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l'UE.
Pour nous, nos émigrants représentent l'aide au développement que les Européens ne nous donnent pas - vu que peu de pays atteignent réellement l'objectif minimum de 0,7 pc du PIB d'aide au développement. L'Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de
ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l'aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 pc de son PIB
en transferts de fond des migrants (1,1 milliard de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.
Il apparaît que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du Tiers-Monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d'oeuvre qualifiée en laquelle, d'une manière ou d'une autre, nos Etats, bien que pauvres, ont investi des
ressources humaines et financières. Il est regrettable que le projet de « directive retour » complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque Etat ou groupe d'Etats puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux
des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains.
La directive retour prévoit la possibilité d'un enfermement des migrants sans papier jusqu'à 18 mois avant leur expulsion - ou « éloignement » selon le terme de la directive. Dix-huit mois ! Sans procès, ni justice ! Tel qu'il est, le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948. Et en particulier l'article 13 qui énonce : « 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat. 2.
Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. » Et, pire que tout, il existe la possibilité d'emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides.
Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papiers, dont l'immense majorité travaillent et s'intègrent depuis des années ? De quel côté est aujourd'hui le devoir d'ingérence humanitaire ? Où est la « liberté de circuler », la protection contre les emprisonnements arbitraires ?
Parallèlement, l'Union européenne tente de convaincre la Communauté andine des nations (Bolivie, Colombie, Equateur, Pérou) de signer un « Accord d'association » qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu'imposent les Etats-Unis. Nou subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la « protection juridique », on nous reproche notre processus de nationalisation de l'eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des travailleurs.
Je demande, dans ce cas : où est la « sécurité juridique » pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ? Promouvoir d'un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu'en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement… Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques. Dans ces conditions, si cette « directive retour » devait être approuvée, nous serions dans l'impossibilité éthique d'approfondir les négociations avec l'Union
européenne et nous nous réservons le droit d'imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l'avions pas exercé jusqu'à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l'UE.
Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d'importantes difficultés globales : le réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu'augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu'ils soient sans papiers ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux, n'est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre
l'Europe ne sont pas la faute des migrants, mais le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.
Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l'Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d'Europe, pour que ne soit pas approuvé le texte de la « directive
retour ». Telle que nous la connaissons aujourd'hui, c'est une directive de la honte. J'appelle aussi l'Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l'Homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents,
qui répare une fois pour toutes l'énorme dette historique, économique et écologique que les pays d'Europe ont envers une grande partie du Tiers-Monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l'Amérique latine. Vous ne pouvez pas faillir aujourd'hui dans vos « politiques d'intégration » comme vous avez échoué avec votre supposée « mission civilisatrice » du temps des colonies.
à Un compte supprime
De marie 75
07H58 | 18/06/2008 |
je l'avais passé il y a 3 jours dans un papier sur l'europe. Tu as bien fait de la repasser.
Il y a eu une manif « laissez les grandir ici », hier à Strasbourg.
à marie 75
De Un compte supprime
nc | 08H48 | 18/06/2008 |
Pas vu, mais de toute facon ca fait pas de mal de diffuser des verites bonnes a dire au lieu des mensonges ehontes dont on nous rabache les oreilles en ces temps d'UMPisme mondial sans complexes.
à Un compte supprime
De citoyensly
09H09 | 18/06/2008 |
homere , tu as bien fait de mettre en lumiere cet appel du président Bolivien !
En effet , cette directive de la honte démontre que la vieille europe n « en a pas fini avec les fantomes de son passé ! Le fascisme avait pour fondation la haine de l'étranger !
de plus on peut apercevoir dans notre beau pays des signes d'une islamophobie qui a un but bien établi qui fait honte à nos valeurs a notre pays, berceau des droits de l'homme !
une géopolitique au plus mal retrouvé sur http://vigicitoyen.canalblog.com/
à citoyensly
De mechante langue
09H34 | 18/06/2008 |
Quelle belle démagogie !
Morales ,qui je le signale a des dicours hyper nationalistes (mais pour certains le nationalisme c'est bien la bas , et c'est mal ici) nous demande d'absorber son exedent démoraphique
à mechante langue
De Stonga
12H42 | 18/06/2008 |
Pour « mériter » la nationalité française, certains estiment qu'il faut parler et écrire correctement le Français. Vous n'auriez pas la moindre chance. Et ce serait tant mieux pour nous. : -))
à Stonga
De mechante langue
12H55 | 18/06/2008 |
« Pour “mériter” la nationalité française, certains estiment qu'il faut parler et écrire correctement le Français. Vous n'auriez pas la moindre chance »
Wouaah . Vous etes encore plus sévére que moi !
» Et ce serait tant mieux pour nous »
C'est vrai que pour vous vos mieux des immigrés qui apauvrissent les pauvres d'ici et enrichissent les riches d'ici .
Voyez , c'est ça la différence entre vous et moi.
Vous maniez des concepts démagogiques , des bons sentiments sans vous préoccuper des effets pratiques sur nos concitoyens les plus fragiles .
Parce que vous vous en fichez complétement , mais vraiment complétement . Vous etes dans la posture .
à mechante langue
De El Co
internacionalista | 14H15 | 18/06/2008 |
1. La Bolivie n'a pas d'excédent démographique. 8 millions d'habitants dans un pays grand comme deux fois la France…
2. Morales n'a pas de discours nationaliste. C'est lui qui a été depuis dix-huit mois derrière la création et l'adoption du traité fondant l'Union Sudaméricaine des Nations (UNASUR). Et les propositions boliviennes initiales étaient assez supranationales écarter l'idée de nationalisme chez Morales.
3. Quand on y connaît pas grand chose, on se renseigne avant de causer.
à El Co
De mechante langue
17H00 | 18/06/2008 |
« 1. La Bolivie n'a pas d'excédent démographique. . »
Avant de donner des leçons il faut se renseigner . Il y a une natalité galopante en Bolivie . En 20 ans la population est passée de 5,5 million a 9 millions . Qui dit mieux ? Morales compte justement sur l'emmigration pour absorber l'excedent démographique
« 8 millions d'habitants dans un pays grand comme deux fois la France.. »
Vous devriez savoir que cela n'a aucun sens sinon on pourrait dire que l'Algérie est sous peuplé et n'a pas d'excedent démographique
« 2. Morales n'a pas de discours nationaliste »
Si et il a meme un discours trés ethnique sur l'identité indienne
« Et les propositions boliviennes initiales étaient assez supranationales écarter l'idée de nationalisme chez Morales. »
Ca ça ne prouve rien
à mechante langue
De El Co
internacionalista | 17H47 | 18/06/2008 |
Bon ben on continue alors, vu que ton obstination ne semble avoir d'égal que ton niveau d'ignorances et de préjugés :
1. - Sur les 9 millions d'habitants, plus d'un million vit à l'étranger (EU, Argentine, principalement). Ca date de bien avant Morales (en fait depuis les ajustements structurels). L'émigration n'a bondi que temporairement sous Morales, quand la vice-présidente espagnole est venu en août 2006 pour dire qu'il était fort possible que l'UE rétablisse le visa de court-séjour pour les Boliviens (ce qui fut fait en avril 2007). Bonne stratégie espagnole, qui a pu remplir son quota de travailleurs clandestins, avec probablement près de 200 000 émigrants boliviens en six mois, dans des conditions d'attente, de corruption, etc., que l'on aura du mal à imaginer. Après la vanne s'est fermée, mais l'Espagne a eu son quota de travailleurs bon marché.
Et aujourd'hui, ben il y a un manque de main d'oeuvre ici, à La Paz ou à Santa Cruz. Dur de trouver un vrai maçon, un vrai plombier, etc. Les campagnes se sont vidées, au point qu'on assiste aujourd'hui à un départ des Indiens venus dans les villes, qui retournent aux champs.
2. - Il y a évidemment une relation entre démographie, territoire, bien-être. A lire, « Effondrement », de Jared Diamond. Tu y apprendras des choses, notamment dans le chapitre sur le Rwanda.
3. - Je pense que tu ne connais pas le discours de Morales sur l'identité indienne. Il n'a jamais été ni exclusif ni de ségrégation. Tu dénonces (et tu reprends) le discours inverse, celui de l'oligarchie, qui identifie volontairement les classes qui veulent aujourd'hui leur part du gâteau avec les Indiens. Morales n'a jamais été sectaire ni ethniciste - son viceprésident, blanc de blancs, l'est bien plus en un sens.
4. - Si tu connaissais l'intensité du nationalisme sudaméricain, le fait de proposer de le dépasser institutionnellement est une preuve largement éclairante du fond nationaliste d'un président.
à El Co
De mechante langue
18H05 | 18/06/2008 |
« Bon ben on continue alors, vu que ton obstination ne semble avoir d'égal que ton niveau d'ignorances et de préjugés “
Eps mon grand , quand on commence son premier post par une enorme erreur factuelle en racontant qu'il n'y a pas d'excedent démographique en Bolivie , on essaie de la jouer profil bas aprés …ok ?
Des pays qui doublent leur population en 20 ans il n'y en a pas beaucoup sur terre . L'emmigration a bien pour but éponger l'excedent démographique
Et l'Espagne n'est pas le seul pays de destination de l'emmigration bolivienne
‘Et aujourd'hui, ben il y a un manque de main d'oeuvre ici, à La Paz ou à Santa Cruz. Dur de trouver un vrai maçon, un vrai plombier, etc’
Quelle est la proportion de chomeurs en Bolivie , cher El Co ? Et en particulier chez les jeunes
‘3. - Je pense que tu ne connais pas le discours de Morales sur l'identité indienne. Il n'a jamais été ni exclusif ni de ségrégation’
Sauf que c'est tout simplemnt l'un des thémes qui revient dans tout ses discours . On a fusillé Heurtefeux et son ministére de l'identité nationale pour moins que ça en france
à mechante langue
De El Co
internacionalista | 00H11 | 19/06/2008 |
tu sais que « excédnt démographique », en soi, ça ne veut rien dire ? C'est àpartir du moment où il y a une naissance de plus qu'un décès. Il y a un excédent démographique en Bolivie comme au Pérou comme en France comme aux Etats-Unis, etc.
à El Co
De mechante langue
10H04 | 19/06/2008 |
« tu sais que “excédnt démographique”, en soi, ça ne veut rien dire ? “
Mais PROBLEME d'excedent démographique cela veut dire quelquechose , El Co !
C'est quand l'excedent démographique est tellement enorme que meme avec une expansion économique on ne pourra jamais satisfaire les besoins suplementaires du a cette augmentation de la population .
Ca vous va
à mechante langue
De lyones
grand-mère en colère | 17H07 | 18/06/2008 |
« L'exedent democratique » est fait de pauvres gens qui voient leurs gosses crever sous leur yeux de malnutrition et des maladies qui s'en suivent. Leur souci n'est pas de trouver le meilleur FAI ou la destination des prochaines vacances de ski ou au soleil, mais de « BOUFFER » ! Ne pas manger à sa faim qui peut prétendre , dans nos societés égoïstes que ce n'est pas le plus grand scandale mondial ? Comment ne pas comprendre ceux qui essayent d'émigrer au peril de leur vie. Honte sur nous les nantis, tout celà, un jour ou l'autre nous retombera sur la gueule quant nos petits enfants iront mendier du travail en Chine ou en Inde
à lyones
De mechante langue
17H13 | 18/06/2008 |
»« L'exedent democratique » est fait de pauvres gens qui voient leurs gosses crever sous leur yeux de malnutrition et des maladies qui s'en suivent. «
On est bien d'accord !
Que proposez vous pour enrayer cet excedent démographique . Qu'on acceuille 10 ou 20 millions d'enfants par an en france .
Nous raconter qu'il faut ouvrir les frontiéres pour resorber la misére dans le monde est un gros mensonge
“Honte sur nous les nantis, tout celà, un jour ou l'autre nous retombera sur la gueule quant nos petits enfants iront mendier du travail en Chine ou en Inde”
Ben oui . Quand nous aurons bien tiers-mondialisé la France (au profit des plus riches ) on ira crier famine ailleurs
Et l'explosion démographique en afrique c'est notre faute ?
à mechante langue
De lyones
grand-mère en colère | 23H11 | 18/06/2008 |
Pour moi l'humanité est une et indivisible, comme devrait l'être notre république ; le partage a toujours été pour moi un principe de vie, ce qui me permet de me regarder dans la glace tous les jours sans rougir.
Je ne comprends pas votre raisonnement : « quant nous auront tiers mondialisé la France au profit des plus riches … ? ?
L'explosion demographique en Afrique ( ah le mythe de l'envahisseur barbare -lisez ou relisez : le desert des tartares) est en train de chuter “grâce” à la famine et au sida, vous devez vous en réjouir !
à lyones
De mechante langue
12H36 | 19/06/2008 |
« Pour moi l'humanité est une et indivisible »
Certes que vous preniez vos désirs pour des réalités on s'en doutait .
« le partage a toujours été pour moi un principe de vie, ce qui me permet de me regarder dans la glace tous les jours sans rougir. »
Quand vous demandez l'ouverture des frontiéres , ce n'est pas vous qui partagerez , ce sont les plus pauvres et les plus fragiles d'entre nous au profit des plus riches . Et vous n'aurez réglé aucun probléme
« L'explosion demographique en Afrique ( ah le mythe de l'envahisseur barbare -lisez ou relisez : le desert des tartares) est en train de chuter “grâce” à la famine et au sida, vous devez vous en réjouir ! »
Vous voyez que vous avez un probléme avec la réalité . Trois milliards d'habitants de plus dans les prochaines années . Trois milliards , on a jamais vu cela !
à citoyensly
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 14H42 | 19/06/2008 |
Je ne puis que répéter ce que j'ai dit sur le fil précédent :
Il ne s'agit pas de détenir plus longtemps mais d'expulser plus vite. Surtout de réduire les arrivées. Pour les réduire, il ne s'agit pas de contrôler davantage les frontières mais de barrer l'accès à la structure des services. Douloureux de le faire aujourd'hui, il aurait fallu le faire il y a vingt ans, mais ce sera bien pire si l'on attend.
J'ajoute que « Ceux qui ne connaissent pas l'Histoire sont condamnés à la répéter »
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/5150.html
http://nouvellesociete.org/5170.html
à Un compte supprime
De Xtophe
08H55 | 18/06/2008 |
et voici l'appel du CADTM
NON À LA DIRECTIVE « RETOUR »
NON À LA DIRECTIVE DES RAPATRIEMENTS
Appel aux Députés européens
http://www.cadtm.org/spip.php ? article3470
Le 18 juin 2008 à Strasbourg, le Parlement européen devra se prononcer sur
la Directive « Retour », concernant les étrangers en séjour irrégulier dans
l'Union européenne.
Ce texte, qui a été approuvé par le Conseil des ministres de l'intérieur
de l'Union européenne, prévoit que le temps de détention administrative
des immigrés en séjour irrégulier pourra être prolongé jusqu'à 18 mois.
C'est là une mesure complètement disproportionnée, une véritable
criminalisation des immigrés qui se voient ainsi privés de liberté, et qui
sont détenus dans des lieux inhumains et dégradants, alors même qu'ils
n'ont commis aucun délit.
La directive prévoit, entre autres, la possibilité d'incarcérer et
d'expulser des mineurs non accompagnés, de déporter les immigrés vers des
pays qui ne sont pas leurs pays d'origine et de leur interdire de revenir
dans l'Union européenne pour une période pouvant aller jusqu'à cinq ans à
compter du jour de leur expulsion.
Dans la version finale du texte, ont été supprimées diverses garanties et
dispositions destinées à permettre aux immigrés d'introduire des recours
légaux contre leur expulsion, ce qui pourrait priver les immigrés
souhaitant demander l'asile politique d'exercer ce droit essentiel.
Parce que cette directive sape les normes européennes et internationales
de respect des droits de l'homme et aggrave encore les conditions
d'accueil des migrants ;
Parce qu'elle ne concerne pas seulement la politique migratoire de l'UE,
mais qu'elle porte atteinte à la nature même de notre modèle de société ;
Parce que la loi doit être égale pour tous et toutes, et que les libertés
fondamentales ne sont pas négociables,
Nous faisons appel aux parlementaires européens pour qu'ils
rejettent cette directive.
Premiers signataires :
France : Manu Chao, chanteur ; Susan George, écrivain et économiste, membre
fondateur d'ATTAC ; Toure Kunda, musicien ; Philippe Diaz, cinéaste ;
Belgique : Pierre Mertens, écrivain ; Luc et Jean-Pierre Dardenne,
cinéastes ; France Arets, porte-parole du Collectif de Résistance Aux
Centres Pour Etrangers CRACPE, Liège ; Georges-Henry Beauthier, Avocat,
ex-président de la Ligue des Droits de l'Homme ; Céline Delforge, députée
de la région bruxelloise, ECOLO ; François Houtart, professeur émérite de
l'Université catholique de Louvain-la-Neuve ; Karine Lalieux, députée
fédérale belge, PS ; Philippe Moureaux, sénateur belge, PS ; Clotilde
Nyssens, députée fédérale belge, CDH ; Carine Russo, Les Marches Blanches,
sénatrice belge ECOLO ; Dan Van Raemdonck, Président d'honneur de
l'Association européenne pour la défense des droits de l'Homme AEDH,
Vice-président de la Fédération International des Droits de l'Homme FIDH ;
Eric Toussaint, Docteur en sciences politiques, président du CADTM
Belgique ; Thierry Michel, cinéaste
Allemagne : Elmar Alvater, professeur de l'Université libre de Berlin ;
Friederike Habermann, écrivain ; Birgit Mahnkopf, professeur de l'Ecole
d'économie de Berlin ; Morus Markard, professeur de l'Université libre de
Berlin ; Albert Scherr, président du Comité pour les droits fondamentaux
et la démocratie et professeur universitaire ; Martin Singe, membre du
Comité pour les droits fondamentaux et la démocratie ;
Espagne : Pilar Bardem, actrice ; Marcelino Camacho, syndicaliste ; Jaume
d'Urgell, journaliste, directeur de la revue democracia.es ; Rosa Regás,
écrivain et ancienne directrice de la « Biblioteca Nacional » ;
Grèce : Michalis Grigoriou, architecte et professeur de l« Ionian
University », Dimitrios Halastis, artiste ; Yannis Kakoulides, écrivain ;
Tasos Koronakis, Forum Social Grec ; Georgios Makris, acteur ; Jina Politi,
professeur de Aristotle University ; Nadia Valavani, écrivain et
économiste ;
Italie : Moni Ovadia, acteur, écrivain ; Margherita Hack, astrophysicienne ;
Danilo Zolo, philosophe et juriste ; Wilma Labate, cinéaste ;
Portugal : Jorge Silva Melo, cinéaste, acteur et écrivain ; Luis Moita,
directeur adjoint de l'Université autonome de Lisbonne.
à Xtophe
De Un compte supprime
nc | 09H00 | 18/06/2008 |
voir egalement la petition du Cimade : http://www.directivedelahonte.org
Manu Chao a signe, m'etonne pas : Solo voy con my pena, sola va my condena, correr es my destino, para burlar la ley
Allons les damnes de la terre, un peu de solidarite que diable…
à Un compte supprime
De mechante langue
09H46 | 18/06/2008 |
« voir egalement la petition du Cimade »
La Cimade ce n'est pas le mouvement financé et dirigé par la famille Peugeot ?
à mechante langue
De Un compte supprime
nc | 12H30 | 18/06/2008 |
Et apres ?
à Un compte supprime
De mechante langue
13H36 | 18/06/2008 |
L'industrie automobile , elle a bien besoin de main d'oeuvre pas chere , non ?
Regardez a Sochaux ..
à Un compte supprime
De El Co
internacionalista | 14H19 | 18/06/2008 |
Il manque les salutations, le dernier paragraphe :
« Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier notre solidarité envers tous les “clandestins”. “
à Un compte supprime
De Incorrect
22H42 | 18/06/2008 |
En voilà une nouvelle qu'elle est bonne…il me semble plus humain d'expulser les enfants avec leurs parents.
De skalpa
actif et militant ? | 07H48 | 18/06/2008 |
Mettons un nom et résistons !

http://kprodukt.blogspot.com
à skalpa
De pedro66
informaticien bon à rien | 10H45 | 18/06/2008 |
Ok pas de double peine, l'expulsion immédiate, et surtout l'interdection totale et définitive du sol européen .
Trop de clandestins, donc durcissement des lois et des matraques .
Evo Moralès vient nous donner la leçon, quelle rigolade, qu'ils les accueille dans son pays les clandestins, on verra comment réagit son peuple .
Trop de clandestins porte un grave préjudice à l'immigration et aux immigrés légaux, à qui tous les bien pensants et les ONG ne portent aucune attention .
Honte à vous, skalpa, quinine, marie75 et tout le troupeau de fossoyeurs de l'immigration et de la France et de l'Europe .
Vous devez être des admirateurs de Chirac, le Roi de la dissolution ! ! !
Vous qui souhaitez dissoudre toutes les différences humaines dans un grand bouillon insipide où tout le monde serait pareil .
Quid de la diversité …
à pedro66
De Un compte supprime
nc | 12H44 | 18/06/2008 |
Pedro, te voila, je te cherchais… j'ai trouve des neurones… c'est pas toi qui les aurais perdu par hasard ?
à Un compte supprime
De pedro66
informaticien bon à rien | 12H58 | 18/06/2008 |
Et à part ça, qu'as tu d'autre à répondre ! ! !
à pedro66
De Un compte supprime
nc | 13H02 | 18/06/2008 |
Rien, mais rien du tout, j'ai strictement rien a te repondre, que veux-tu repondre a des insanites pareilles ?