Il existe un code de conduite européen en matière d'exportation d'armements, mais la France refuse de le rendre contraignant.

Eurosatory 2008, le salon international de la défense, est, dixit le dossier de presse, « le rendez-vous mondial de la défense du futur ». Plus d'un millier d'exposants, « professionnels de la défense et de la sécurité » y sont réunis jusqu'au 20 juin. Un rendez-vous biennal organisé par la France, quatrième exportateur d'armes au monde, qui a vendu en 2006 pour quatre milliards d'euros d'armes à l'étranger. Premier client, le Proche et Moyen-Orient.
Au milieu du salon, le pavillon européen. C'est le point de rencontre prévu par l'association Oxfam France, Agir ici. Elle arpente le salon pour demander un meilleur contrôle des ventes d'armes. Il ne s'agit pas d'en interdire le commerce, le marché clandestin est déjà bien assez dynamique, mais elle réclame le respect le Code de conduite de l'Union européenne en matière d'exportation d'armements. Rédigé en 1998, il a été révisé en 2004. Ce code de bonne conduite européen s'articule autour de huit critères à respecter par les Etats-membres. Parmi ceux-ci, le respect des engagements internationaux -comme les embargos-, le respect des droits de l'homme dans le pays qui achète ces armes, sa situation intérieure, ou encore la capacité économique du pays client à effectuer cet achat…
Il n'existe pas de liste noire recensant les pays où la vente d'armes est interdite, mais des embargos établis par l'Onu, l'OSCE ou l'UE, qui visent par exemple la Chine depuis 1989, ou la Birmanie. Or un rapport sur les pays exportateurs d'armes datant de 2005 et rédigé par Amnesty International, le Réseau d'action sur les armes légères (Iansa) et Oxfam, dénonce le comportement de la France. Il y précise que la France, malgré l'embargo européen, a continué d'exporter des équipements militaires en Birmanie, au Soudan et en Chine.
Dénoncer les ventes qui mettraient en péril l'économie d'un pays
Le code de bonne conduite européen va plus loin puisque qu'il dénonce des ventes qui mettraient en péril l'économie d'un pays, comme ce fut le cas au Pakistan en 2006 : un contrat avec Saab avait été signé pour un montant équivalent à douze fois le budget annuel du Pakistan pour le secteur de l'eau. De son côté, la Belgique a vendu des fusils au Népal quand l'Allemagne s'y refusait au motif du non respect des droits humains. Cette même Belgique a transposé le Code dans sa législation nationale en 2003.
Or ce Code européen, s'il est approuvé par les vingt-sept Etats membres, n'a qu'une valeur incitative. En 2005, toutefois, le Conseil européen a demandé une adoption en position commune (à l'unanimité) pour le rendre juridiquement contraignant. Aujourd'hui, la France refuse cette adoption. L'exportation d'armes n'est pas un joli commerce, mais il y a, comme toujours, différentes manières de l'exercer. Certaines sont plus élégantes que d'autres.
► A lire aussi : Le business des armes se porte comme un charme





















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De moijepense
17H30 | 17/06/2008 |
Depuis que les femmes de l'armée US se sont mises à torturer en Irak , qu'on les voir de plus en plus sur les terrains de rugby ou de football , si maintenant elles se mettent a faire la promo des vendeurs d'armes … ( je sais on a MAM à la Défense… ) ou va t'on ? ? comme dit l'autre vous savez pourquoi la femme est diabolique ? parce que SATAN L'HABITE ! ! !
à moijepense
De Gandijyn
19H22 | 17/06/2008 |
Certes … ça tend la B… ! … y » longtemps que les indiens connaissent les arcs !
Badant, … pour nos petites têtes grillées « viriles », pendant que leurs petites nanas « se font tirer » dans les chaumières …
De bloqué le 24.09.09
17H35 | 17/06/2008 |
Merci de cet article intelligent
De Triquoise
rouge de honte | 17H39 | 17/06/2008 |
La seule éthique possible en matière de vente d'armes, c'est que le vendeur les teste sur lui avant la vente.
Epiçétou.
De Triquoise
rouge de honte | 17H49 | 17/06/2008 |
« Ventes d'armes : peut-on les rendre éthiques ? »
Le deal, c'est quoi ?
1) Pas d'éthique, et je n'ai pas la garantie qu'elles ne seront pas utilisées contre moi.
2) De l'éthique, et je n'ai pas la garantie qu'elles ne seront pas utilisées contre moi.
Quelle différence ? J'ai déculpabilisé le vendeur, si tant est qu'il se fût culpabilisé.
De Alain Provist
17H58 | 17/06/2008 |
« Une vente d'arme éthique », cela s'appelle un oxymore, c'est-à-dire, en rhétorique, l'alliance de termes contradictoires, comme « politicien sincère » ou « banquier philantrope ».
De otto didakt
citoyen en colère | 18H03 | 17/06/2008 |
la bombe à neutron, ça c'est un truc éthique : pas de dommage matériel, il n'y a à peine besoin de reconstruire près du point d'impact.
la population, bah, dommage collatéral…
De skalpa
actif et militant ? | 18H14 | 17/06/2008 |
Des armes éthiques genre ça ?

http://kprodukt.blogspot.com
De Annie
18H16 | 17/06/2008 |
Je continue à être déprimée par les commentaires ; que proposez-vous, vous tous qui pensez que c'est vraiment stupide d'avoir un commerce des armes éthique ; je ne peux qu'imaginer que vous militez avec une organisation qui essaye de faire interdire le commerce des armes, et pourquoi pas leur fabrication pendant qu'on y est, parce que de toute évidence, c'est cela ou rien.
Pourquoi n'allez-vous pas faire un tour sur les sites des organisations susmentionnées : amnistie internationale, Oxfam et IANSA, pour voir ce qu'elles font depuis des années dans ce sens, et surtout ce qu'elles ont obtenu ?
à Annie
De Naradamuni
sans | 23H50 | 17/06/2008 |
Quelques extraits du contrat que nous signons tous les jours, tous, en ne faisant rien.
Article 19
J'accepte que les banques internationales prêtent de l'argent aux pays souhaitant s'armer et se battre et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas.
Je suis conscient qu'il vaut mieux financer les deux côtés afin d'être sur de gagner de l'argent et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s'ils ne peuvent rembourser leurs emprunts.
Article 24
J'accepte l'idée qu'il existe que deux possibilités dans la nature, à savoir chasser ou être chassé et si nous sommes doué d'une conscience et d'un langage ce n'est certainement pas pour échapper à cette dualité mais pour justifier pourquoi nous agissons de la sorte.
Article 25
J'accepte de considérer notre passé comme une suite ininterrompu de conflits, de conspirations politiques et de volonté hégémonique et je sais qu'aujourd'hui tout ceci n'existe plus, car nous sommes au sommet de notre évolution et que les seules règles régissant notre monde sont la recherche du bonheur et de la liberté de tous les peuples comme nous l'entendons tous les jours dans nos discours politiques.
Article 26
J'accepte de discuter. Je considère comme vérité toutes les théories proposées pour l'explication du mystère de nos origines et j'accepte que la nature ai pu mettre des millions d'années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants.
J'accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez.
http://terrepacifique.info/textes/videos.html
»
« L'économie est une arme, le politicien celui qui appuie sur la gachette.
F.F.Coppola (Le parrain)
De Atlantis
Etudiant apolitique | 18H27 | 17/06/2008 |
Des armes éthiques c'est celle qui ne font pas de sang et qui n'abiment pas des maisons ? ou celles qui ont un label commerce équitable ?
Plus sérieusement, vous aller vraiment croire que l'éthique va retenir un mec comme Dassaut ?
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 18H49 | 17/06/2008 |
La France est un marchand de canons se situant à ce point de vue parmi les trois principales « puissances » mondiales (ce n'est pas le cas en économie générale ! ). On n'est pas près d'avoir une position « éthique » du pays dans ce domaine. Il ne faut se faire aucune illusion à cet égard.
De lottachou
18H43 | 17/06/2008 |
Bravo et merci Ophélie pour cette excellente video ! ! !
On en voudrait une comme ça tous les jours…
Non une vente d'arme éthique n'est pas un oxymore si les armes sont vendues à ceux qui défendent les peuples opprimés ! ! !
à lottachou
De unagi
Fatalitas | 18H59 | 17/06/2008 |
comme en Irak ou en Afghanistan ! ! ! !
De unagi
Fatalitas | 18H50 | 17/06/2008 |
http://www.irnc.org/NonViolence/Lexique/5.%20Defense/Items/13.htm
Réflexion qui nous amène loin des pays sous embargo ou des états voyous :
« Du strict point de vue de l'analyse des faits, une constatation s'impose : les ventes d'armes constituent un élément d'un système fermé sur lui-même et dont la logique dominante est soumise aux impératifs de la technologie beaucoup plus qu'aux besoins de la défense du pays exportateur. Leur nécessité est le plus souvent dictée aux pouvoirs publics par le complexe militaro-industriel qui a acquis dans les sociétés modernes une large autonomie. La course aux armements - dont les ventes d'armes sont un élément constitutif - s'auto-alimente en fonction de ses propres besoins. Elle se développe par elle-même et pour elle-même. La technologie commande ainsi la fabrication d'armes que l'on voudra rentabiliser par des exportations à l'étranger. C'est ainsi que la logique commerciale finit par supplanter les considérations d'ordre politique, diplomatique ou stratégique.
L'un des arguments majeurs invoqués pour justifier les ventes d'armes est de prétendre qu'elles permettent d'acquérir un outil industriel indispensable à la défense autonome du pays exportateur. Celui-ci pourrait équiper au moindre coût ses propres armées par l'allongement des séries industrielles qui permet l'amortissement des investissements. Ainsi, le commerce des armes auquel se livrent les Etats modernes serait-il une exigence de leur propre défense. Dès lors, mettre en cause la nécessité de celui-là reviendrait à contester la légitimité de celle-ci.
Un autre argument avancé est que les exportations d'armements permettent aux Etats-clients d'assurer leur propre sécurité. Ainsi les ventes d'armes seraient-elles un élément de la politique étrangère des pays exportateurs. En réalité, ce procédé de légitimation du commerce des armes repose sur le postulat selon lequel les conflits politiques qui surgissent entre les peuples, les nations et les Etats ne peuvent être maîtrisés et résolus que par le recours aux armes de la violence. L'efficacité la plus réelle des ventes d'armes est de provoquer l'accélération des courses régionales aux armements et, par ce fait même, d'encourager, de privilégier et de favoriser la recherche des solutions violentes des conflits. Analysant les “ conséquences internationales de la course aux armements ‘, les experts de l'ONU soulignent ses effets pervers dans le développement des conflits : D'abord et au premier rang par ordre d'importance, précisent-ils, il faut considérer l'aspect strictement militaire : une série sans fin de guerres, dont certaines sont extrêmement destructrices, rarement provoquées au sens strict par la course aux armements mais très souvent enflammées par elle (Les conséquences économiques et sociales de la course aux armements, Nations Unies, New York, 1978).’
De zorbek
19H05 | 17/06/2008 |
C'est evident que le commerce des armes est une saloperie , et c'est un peu trop facile de se dire si c'est pas moi qui les vends ce sera un autre. Pourquoi ne pas essayer d'y mettre des limites ?
Pourquoi ne pas rendre contraignante la recommendation européenne ? Doit-on jalouser l'exportation de mines anti-personnel ? Doit-on applaudir quand un Francais que je ne citerai pas va vendre des armes à l'Angola alors que ce pays etait ravagé par la guerre civile et ses enfants soldats ? Est-ce qu'on doit necessairement s'enrichir par ce commerce là ? Est-ce qu'on n'a vraiment rien de mieux à exporter pour alimenter l'economie francaise ? Est-ce qu'on doit dire oui à ce commerce parce qu'il rapporte enormement d'argent (et quelques emplois) ? Est-ce qu'on doit fermer les yeux sur tout ? Est-ce que Rumsfeld avait raison de vendre de l'anthrax à Saddam Hussein ? Venir dire « il n'y a pas d'ethique possible » est trop simpliste…
De Monk
Musicien | 21H15 | 17/06/2008 |
C'est vrai que c'est vachement bien de vendre à ce genre de pays. à titre d'information :
Soudan :
-Dictature militaire.
-Crise du Darfour :
70 000 morts et environ 1.5 million de réfugiés.
Birmanie (officiellement : Democratic Republic of Myanmar) :
-Junte militaire. Pas de constitution ni de droits de l'homme. Une des dernières dictatures les plus « dures »
-50 000 morts depuis 1995 (environ) lors de manifestations. Kenji Nagai, journaliste japonais a été abattu par la production francaise.
Chine :
On ne la présente plus. Outre sa curieuse propension à violer les droits de l'homme et à opprimer diverses minorités ce pays est un des plus gros clients francais.
Vive la France !
De Gandijyn
21H35 | 17/06/2008 |
Pour info, venant du Canada :
- http://www.mondialisation.ca/index.php ? context=va&aid=9361
De TARPON
22H06 | 17/06/2008 |
La France ne vend que des armes defensives.Si apres des malfaisants les transforment en offensives à l'insu de notre plein gré,qu'y peut on ?
De A.V.
tamagotchi89 | 22H55 | 17/06/2008 |
La seule façon de rendre la vente d'armes éthique, ce serait de répondre à la demande tout en œuvrant sur le plan géostratégique pour éviter les guerres. En clair, faire des armes un objet de consommation superflu et lucratif, à l'instar de notre mode de vie, pendant que la diplomatie et les casques bleus pacifieraient les zones de conflit.
Assez déconné. Le problème, c'est qu'à travers des guerres civiles comme celles de l'Afghanistan et de l'Irak, des coups d'état fomentés pour empêcher des régimes ennemis de germer, les pays fabricants d'armes s'illustrent par une démarche inverse. Dans le business de l'armement, il n'y a pas d'éthique. La logique de croissance prédomine, avec ses conquêtes de nouvelles parts de marché, sa publicité. Pas à la télé. La publicité, c'est la guerre.
De chapolin
scoresdownload.com | 01H12 | 18/06/2008 |
Les armes sont un frein au progrès.
On retorquera que la motivation militaire est un moteur scientifique qui ensuite fait profiter l'humanité de ses avancées mais cet argument, c'est de la grosse daube à deux balle.
La motivation militaire c'est avant tout une étape dont on pourrait se passer, c'est une sorte d'abominable parasite sur la route du progres ; c'est comme une taxe injuste, vaine et inutile. On dit souvent que c'est un « moteur » du progrès mais en réalité c'est un « frein » car c'est avant tout du gaspillage. Un gaspillage lamentable et sanglant.
Il n'y a pas d'ethique ni en matière de fabrication et ni en matière de vente d'armes.
à chapolin
De BobLaMouche
subversion + construction = substru... | 08H46 | 18/06/2008 |
Je ne suis pas d'accord (sauf dernière phrase). Si la recherche scientifique a connu un tel développement, c'est parce qu'elle était destinée à être utilisée à des fins militaires, et ce au moins depuis Galilée. D'un point de vue strictement capitaliste, ce que vous appelez un gaspillage est en fait une manière de résoudre une crise des débouchés (il faut détruire ce qui était là pour écouler la marchandise), et finalement d'occuper des gens en les faisant faire des travaux de Sisyphe. Dans le civil, c'est le phénomène d'« obsolecence programmée » (matériel destiné à être renouvelé rapidement) qui joue ce rôle (entre autre).
Par contre, au delà de l'application militaire, on peut très certainement s'interroger sur la nature de ce « progrès », la manière dont il a été obtenu (en particulier l'organisation sociale qui lui a été nécessaire), et s'il permet réellement de rendre les hommes libres, autonomes et influants sur le cours de leur vie.
De Martin D
08H43 | 18/06/2008 |
frappes chirurgicales ?
dommages collatéraux ?
armes ethiques ?
biocarburants ?
qui c'est l'urluberlu qui invente des mots qui n'ont pas de sens ?
un marchand d'armes americains a dit un jour à son président quelque chose comme ça : il faut qu'on utilise regulièrement nos armes afin d'augmenter leurs efficacités, et il n'y a rien de mieux que les tester en situation réelle dans de vrais conflits…
c'était à l'époque d'enstein..ils balancèrent alors 2 bombes atomiques pour voir ce que cela faisait…
les mines anti-personnel, qui sont des armes de lâches tuent en majorité des civils…ça ne devraient pas exister ! on voit les dégâts que ça fait lorsque les israeliens balancèrent des tonnes au liban ou les americains en afghanistan…
il faut revenir à l'épéé, au bouclier et à la lance et c'est tout ! assez de morts civils !
De chourave
11H17 | 18/06/2008 |
Les armes éthiques sont des armes qui tuent sans faire mal et sans faire de tâches.
Le commerce d'arme éthique c'est la vente d'armes à des gens qui ne s'en serviront pas.
La victime éthique, c'est une victime qui mérite de l'être.
Le militaire éthique c'est celui qui n'utilise pas son arme en dehors des heures de travail.
De Humain
11H20 | 18/06/2008 |
Des armes éthiques ?
Pourquoi pas des voitures écologiques fonctionnant au biocarburants ?
Ce ne sont pas les armes ou leur commerce qu'il faut rendre éthique.
C'est le comportement des hommes, ou de l'homme qu'il faut rendre humain.
De Prolo du livre
12H16 | 18/06/2008 |
Avec les armes, il y a quelque chose qui m'intrigue…
Comment, et pourquoi, quelque chose qui est illégal pour des citoyens peut se retrouver moral, légal, et bien-venue pour un état ?
Si la france vend des armes, les français peuvent être armés…
De steed1
prosateur à mi-temps | 16H15 | 18/06/2008 |
Il faut reconnaitre que l'humanité est TRES forte quand il s'agit d'inventer de nouveaux moyens pour tuer son prochain ou le torturer.
Ce qui est paradoxal, c'est que les plus gros pays vendeurs d'armes siègent tous au Conseil de sécurité de l'ONU (USA, Angleterre, France, Chine, Russie).
Comme quoi : civis pacem, le para est un bel homme !
De martinjo
SARKOPHOBE | 18H15 | 18/06/2008 |
Je pense qu'en répondant à une telle question, les armatueurs n'ont plus à avoir d'éthique ! ! !
Ils trouveront dans nos réponses matière à vendre leurs armes.
Etait-il éthique de répondre à cette question ? ? ?
Je suis affolé, sinon désespéré, de penser qu'une telle question puisse succiter un débat.
Les armes pour tuer, pour vous dire la mort, les armes toutes prètes et qui attendent…
Qui me répondra, qui me dira s'il est éthique de parler de l'éthique aujourd'hui ?
Il ne peut s'agir d'éthique lorsque l'on détruit l'humanité !
De caramel2012
18H27 | 18/06/2008 |
Sans oubliez l'Ethique et les près de 355 millions d'enfants soldats au travers la planète bleue^^
Il est de plus en plus beau ce nouveau monde
De BI MAHAN
Pharmacien | 11H58 | 20/06/2008 |
La France à peut-être raison de continuer à vendre des armes aux pays sous embargo, parce que si elle ne le fait pas d'autres le feront. L'auteur de l'aticle le dit si bien, le marché clandestin se porte très bien.
Au fait, pourquoi un code de bonne conduite pour la vente des armes ?
Un marché ouvert peut se réguler de lui-même. Chaque pays (vendeurs et acheteurs) auraient les armes qu'il désire pour sa défense et l'équilibre de la terreur calmerait les véléhités d'agression !
Cela dit, quand un pays comme la Côte d'Ivoire à été confrontée à une rebellion dite plus armée qu'elle et que la France a réfusé de mettre en branle les accords de défense, elle s'est ravitaillé en avions sukoï et autres MI.24 en Ukraine. C'est ensuite la France qui a détruit la maigre flotte ivoirienne en représaille du bombardement d'un cantonnement de l'armée française à Bouaké (Centre de la Côte d'Ivoire) tenu par les rebelles. La France est encore sur les rangs pour la restructuration de la nouvelle armée ivoirenne post conflit.
La vente d'armes et équipements militaires est une affaire de gros sous. Et la France, surtout dans son contexte économique actuelle, ne peut pas se permettre de laisser ses clients naturels se tourner vers d'autres pour des raisons d'éthique.