Les Irlandais votant contre le traité de Lisbonne, reculant encore une fois la perspective d'une Europe plus sociale, plus juste, plus harmonieuse, plus prospère et plus démocratique : à qui la faute ? Et qui profite de la victoire du non ?
La faute à Sarkozy ?
La victoire du non irlandais n'est pourtant pas la défaite de Sarkozy, comme l'affirme la très opportuniste Ségolène Royal, lorsqu'elle argue que le président français récolte l'agacement qu'il provoque dans les capitales européennes. D'une part car les capitales européennes savent pertinemment que Lisbonne est d'abord et avant tout un travail allemand plutôt que français. Et puis, le traité de Lisbonne ayant été aussi soutenu par Royal, ne serait-ce pas plutôt une défaite collective ? Le non ne veut pas dire que Nicolas Sarkozy n'agace pas. Il agace clairement, en particulier sur l'Union de la Méditerranée ou lorsque son gouvernement propose l'harmonisation fiscale au sein de l'UE. Toujours est-il que le non irlandais aura des conséquences majeures sur la présidence française du Conseil. Par exemple, sur la relance de l'Europe de la Défense, il est probable que cette ambition de Paris soit mise en attente jusqu'à ce que les Irlandais ratifient le traité. En effet, vu les tensions que procure ce sujet chez les anti-Lisbonne irlandais, il est attendu que la France re-hiérarchise ses préférences pour la présidence. En attendant, l'Europe continuera à être défendue exclusivement par l'Otan. Est-ce vraiment la défaite de Sarkozy ? La faute au gouvernement irlandais ?
Naturellement, le gouvernement irlandais a une part de responsabilité majeure dans cette défaite. Tout d'abord, on peut noter que la campagne en faveur de Lisbonne a commencé effroyablement tard, alors que les nonistes ont affuté leurs lames dès l'automne dernier. De plus, ce gouvernement, dominé par le Fianna Fail, était usé par douze années au pouvoir et affaibli par des scandales (santé, corruption) ainsi que par la démission de son Premier ministre Bertie Ahern. Réitérant les erreurs de Nice I, le gouvernement irlandais a été incapable de projeter les bénéfices, pourtant évidents, de Lisbonne. En conséquence, le gouvernement s'est replié sur une position défensive, assommé par les coups de butoir des anti-Lisbonne. Ce gouvernement a aussi préféré utiliser la facilité de discréditer l'adversaire plutôt que de faire une vraie campagne d'argumentation et de contre-argumentation. Bref, il est tombé à pieds joints dans le piège à éléphant tendu par les nonistes.
Est-ce pour autant une victoire de gauche ?
Dans un pays qui ne connait pas de vraie division entre partis de gauche et de droite, affirmer, comme le fait le très prévisible Jean-Luc Mélenchon, que « le non irlandais est une victoire de la gauche » est une vaste blague. A moins de considérer l'interdiction de l'avortement et la défense du dumping fiscal comme des valeurs de gauche.
Demander, comme l'ont fait d'autres dirigeants socialistes, une Europe plus sociale, très bien, je vote pour. Mais, le traité de Lisbonne offrait justement la possibilité d'un monde meilleur via l'augmentation des pouvoirs du Parlement européen. Un traité, c'est d'abord et avant tout un outil. Un outil qui répartit les compétences entre les différentes institutions. Un outil qui ne peut faire de jure » une Europe plus sociale ». C'est aux politiques de faire une Europe plus sociale, s'ils sont une majorité à le penser, au Parlement européen. Plutôt que de tirer à vue, il serait peut-être plus opportun au Parti socialiste de préparer activement les élections européennes de l'année prochaine : quel programme et quels candidats ? La victoire des » poupées russes »
La victoire du non irlandais, c'est finalement la victoire d'une forme de rhétorique qui semble monopoliser les discussions sur internet. On pourrait la comparer aux poupées russes car un argument noniste fait toujours place à un autre argument noniste, sur un autre sujet, dès qu'il est taclé. En anglais, on appelle cela une » whataboutery », lorsque chaque participant d'un fil de discussion se met à balancer des » what about ? » pour changer de sujet.
Il faut, par exemple, aller voir les discussions sur les forums internet irlandais. La dynamique y est épuisante pour le défenseur de la construction européenne. Par exemple, un anti-Lisbonne va faire mousser une déclaration de la très gauchiste Christine Lagarde qui prônait, il y a peu, l'harmonisation fiscale au sein de l'Union européenne. Si l'on pointe que c'est le souhait de la France depuis Maastricht, tout gouvernement confondu, et que la France est ultra-isolée sur un sujet qui requiert l'unanimité des Etats membres, que c'est donc mission impossible pour Christine, on est renvoyé direct à un autre sujet : sur l'Otan (qui tue des enfants en Irak) ou sur l'immigration (qui crée des policiers noirs).
Force est de constater que cette rhétorique bat les partisans de la construction européenne à plate couture en les épuisant et en les forçant à une position défensive. On se demande par ailleurs comment les nonistes trouvent le temps de squatter ainsi les forums internet. Tant que les partisans d'un monde meilleur n'auront pas trouvé une parade à cette rhétorique, ils ne pourront pas gagner la bataille des cœurs et des esprits.



















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à ThomasLefebvre
De Pierre973
désanusseur de porcs | 03H32 | 18/06/2008 |
Pour un « doctorant qui travaille sur le processus de réforme des traités européens », j'espère que la dernière phrase de votre commentaire précédent est à prendre au 4ème degré ! Mais au vu de la proposition de mini-traité de Lisboa, on s'aperçoit très vite que non, finalement, votre réponse est malheureusement à prendre au 1er ! ça laisse pantois !
Ceci dit, j'élucubre ici sur des « on dit » car en fait, le mini-traité, comme 99% des Français, je ne l'ai pas lu puisque le débat nous a été confisqué par nos élites parlementaires. Seuls quelques commentaires de politiciens de gauche comme de droite sont arrivés jusqu'à mes oreilles. Tous (au moins les + courageux, ou les moins langue de bois, c'est selon) se félicitaient de la proximité totale entre Lisbonne et le TCE. Etes vous d'accord sur ce point, vous, le spécialiste des réformes ?
Sauf le respect que je vous dois,je devine votre réponse : non. Car comment alors justifier votre titre de doctorant. A moins qu'il existe un titre de « doctorant es réformes-qui-n-en-sont-pas ».
Sarkozy en campagne avait promis un mini-traité qui reprenne uniquement les bases communes aux peuples européens. Il devait s'agir d'un mini-traité politique. J'avais alors naïvement compris : « Finies les allusions répétées à la concurrence libre et non faussée (même en cas d'engagement en guerre d'un des pays membre, la seule chose à faire était de protéger le marché …), finie la référence à la BCE et à son rôle strictement régulateur d'inflation, finie la définition d'orientations des politiques économiques des états (en dehors des critères de convergence évidemment nécessaires), fini le dumping social entre états … bonjour la référence à des objectifs politiques en terme d'organisation sociale et sociétale, d'écologie , de laïcité, et pourquoi pas d'harmonisation fiscale, d'un peu de protectionnisme économique (vis à vis des pays qui, à leur initiative, ne se privent pas d'en faire de même depuis des dizaines d'années)… »
Dans un traité international, ce sont les valeurs communes qui forment le socle. Si vous voulez l'assentiment des peuples, ce sont ces seules valeurs qui doivent y être brièvement exposées. Inutile (et dangereux) de les décliner ensuite en les pré-formatant à l'idéologie ambiante. Car elles nous contraignent alors à prendre une direction, une seule. Et si ce n'était pas la bonne ? Si nous devions faire un jour machine arrière, comment manoeuvrer un tel paquebot ? Sans compter que toute l'Europe serait alors en difficulté… Oserai-je vous soumettre le concept de nécessaire « flexitude » pour illustrer ce propos ?
Il faut + de souplesse, + d'idées et moins de technocratie dans « vos » traités, Monsieur Lefevre. Je sais que vous n'en avez pas la paternité, tout comme je sais que je ne peux pas parler au nom « des peuples ». Voyez-y de simples métaphores et non pas l'expression d'un égo surdimensionné (ça me ferait trop penser à certains pluri-céphales …)
Désolé d'insister un peu, mais je suis effaré qu'un doctorant es-réformes européennes ayant vécu le 29 mai 2005 (avec tous les débats d'alors …) soit toujours aussi interrogatif, 3 ans après. Combien de rejets par les peuples européens attendrez-vous pour écouter ce simple message, qui, en dépit de sa simplicité me paraît déterminant pour la construction de l'Europe avec ses peuples ?
Pour finir, j'ose espérer, sans y croire vraiment, que les dirigeants européens n'useront pas une fois de plus de biais anti-démocratiques pour confisquer cette voix des peuples que viennent d'exprimer les Irlandais. Préparez-nous plutôt des réformes qui en soient vraiment, fixez avec nos partenaires européens des orientations et des objectifs réalistes (et pourquoi pas un peu ambitieux ! ) et nous ferons alors avancer l'Europe dans ces directions. Mais laissez un peu de latitude aux peuples pour qu'ils déterminent eux-même les meilleurs moyens d'y parvenir.
à Pierre973
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 11H05 | 18/06/2008 |
Belle réponse !
à Blaise11
De Pierre973
désanusseur de porcs | 01H15 | 20/06/2008 |
Merci, d'autant que je pensais que l'auteur aurait plaisir à y répondre. Mais son lourd silence trahit le fait qu'il n'y voit certainement aucun intérêt, ni même le début d'une idée à creuser.
En attendant, maintenant que je sais qu'on est deux à partager ces qq idées, on peut se sentir bcp plus forts ! ! ! On la commence quand, notre Thèse es Europe-à-l'endroit ?
à Pierre973
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 10H45 | 20/06/2008 |
: -)
Je lui ai aussi donné quelques pistes de réflexion en page 1. M'étant montré très virulent à son endroit, il a daigné me répondre à chaque fois.. par une ligne soit hors-sujet ou caricaturale, soit de l'humour entendu dans les cours de récré du primaire, voire pire, celles de la maternelle (le hoquet)
Ceux qui défendent ce TCE n'ont aucun argument. Cette tribune dans r89 était primordiale pour montrer la façon dont ils s'y prennent, et le vide absolu qui s'en dégage. Les mou-mou du concon-sensus.
Pour leur faire rentrer dans la tronche cette idée de l'Europe-à-l'endroit, j'ai bien peur qu'il ne faille plus que ces joutes verbales. Le langage du corps peut être une solution : s'il faut leur rentrer dedans façon buffalo dans un magasin de porcelaine irlandaise, je veux bien me transformer pour cette occasion en bête à corne.. Aux bonnets d'âne de trembler !
Amicalité, et au plaisir de se retrouver sur le prochain forum Europe
à Blaise11
De Pierre973
désanusseur de porcs | 00H42 | 21/06/2008 |
»..et le combat cessa, faute de combattants… ». Si notre doctorant est tout aussi présent dans la formulation et la défense de ses idées européennes, je comprends que son mini-TCE ait du plomb dans l'aile !
Au plaisir partagé…
à Pierre973
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 22H09 | 18/06/2008 |
Je ne comprends pas ce passage :
»que les dirigeants européens n'useront pas une fois de plus de biais anti-démocratiques pour confisquer cette voix des peuples que viennent d'exprimer les Irlandais. »
Comment pourrait-on confisquer
la voix des Irlandais ?
? ? ?
à Claude PELLETIER
De meg
19H56 | 19/06/2008 |
C'est assez simple, en France il a suffit d'une petite réforme de la constitution pour supprimer l'obligation d'un referundum.
Et il y en a deja qui propose de faire revoter les Irlandais
http://www.rtl.fr/fiche/494878/valery-giscard-d-estaing-il-est-indispens…
à meg
De Pierre973
désanusseur de porcs | 01H01 | 20/06/2008 |
Merci Meg d'avoir anticipé ma réponse. Bien évidemment, il suffira de trouver le moyen de faire voter le parlement au lieu du peuple. Comme ça c'est fait un peu partout en Europe suite à la bérézina du TCE. Car il s'agirait bien là d'un « biais anti-démocratique “ tant on connait les différences de vues entre les parlementaires représentés et leurs électeurs sur ce point précis. Ce qui, bizarrement, ne semble pas sauter aux yeux de tous.
De blabla
17H17 | 17/06/2008 |
Creseveur, vous illustrez à merveille mon propos. Selon le principe « disons n'importe quoi, il en restera toujours quelque chose », vous affirmez (pourquoi douter ? ) deux énormités dans votre « commentaire ».
Sur les 60 heures, le lien que Pelletier vous indique est le bon. Attention, c'est long, si toutefois vous avez l'intention de lire et d'apprendre. Vous sera ravis d'apprendre que le scénariste que vous êtes ne devra pas travailler 60 heures. Mais je suis sûr que vous allez me dire que de toutes façons vous travaillez plus, et en plus pour gagner très peu d'argent, à la différence du bourgeois Lefèbvre. Mais vous êtes un artiste vous, alors forcément…
Sur le referendum, vous devriez jeter un coup d'oeil à la constitution française cette fois-ci. Même que c'est une démocratie représentative et que le recours au référendum n'est pas une obligation légale, et que les représentants sont élus, par vous aussi j'imagine. Mais la France doit être une République bananière…
Quant à l'Allemagne ou la Belgique qui interdisent le recours au référendum, ce sont carrément des dictatures abominables sans aucun doute. Mais rassurez vous, la Birmanie y a largement recours, elle. ouf !
De blabla
17H30 | 17/06/2008 |
asozial : « Monsieur le donneur de leçons, si je voyais dans un traité soumis à référendum se profiler une Europe plus juste et plus sociale je voterai oui avec plaisir - mais il faudrait que ce soit lisible, pas que j'ai à l'extrapoler à partir de textes abscons qui a priori proposent le contraire. »
Vous avez déjà lu la constitution française ? Vous en appréciez la lecture ? Même avec de sérieuses notions de droit vous éprouverez des difficultés à tout comprendre. Normal, et tant mieux. Le jour où un traité régulant le fonctionnement institutionnel de 27 pays associés dans un système mêlant des structures supra et internationales, sera aussi facile à lire qu'une recette de cuisine, je vous recommande de vous en méfier.
Quant à savoir si ce traité contenait de quoi satisfaire votre appétit social, vous pourrez chercher, ce sera difficile d'en trouver trace. La politique sociale, est du ressort des Etats. En outre, si on voulait influer sur le social en Europe (je suis pour), il faut des outils pour cela, ce que proposait le traité en donnant plus de poids au Parlement.
Vous avez donc doublement tort de dire ce que vous dites.
De VinceDeg
étudiant | vincedeg.nolizard.org | 17H46 | 17/06/2008 |
Bon, ben ça commence à être sérieusement mort - et à long terme - pour l'Europe politique là… Et c'est désolant. On pourrait espérer un mouvement alter-Lisbonne, mais ce n'est plus crédible, 4 ans après le non français.
Je ne crois plus qu'il suffise d'un mouvement cantonné à un seul pays si on veut vraiment « changer les choses ». L'Europe pourrait être l'échelle d'action pour ceux qui veulent le faire, elle pourrait être une parade à l'affaiblissement progressif des états provoqué par la mondialisation et l'ultra-libéralisme, qui met en « concurrence » leurs systèmes sociaux… On pourrait imaginer des services publics européens, des minimums sociaux sans risque de dumping social, des « Grenelles de l'environnement » à grande échelle, un poids sur les règles de la mondialisation, des exigences sociales et environnementales communes sur les produits importés, à vous d'imaginer…
Mais comment, sans interconnexion des opinions publiques, et surtout sans parlement et gouvernement européens puissants ? On aurait pu tenir le raisonnement suivant : ok ce traité est rédigé par des ordures de droite ultralibérales, mais l'augmentation des possibilités d'actions démocratiques valent quand même le coup de voter pour. Non ?
De Alain59
18H33 | 17/06/2008 |
L'UE, la nouvelle URSS ?
http://fr.youtube.com/watch ? v=rNj5iCU5mLg
De hoshiko
18H35 | 17/06/2008 |
Je sais que ce qui va suivre va déplaire à plus d'un, mais (alors ? ) je me lance : Parmi vous (ouiistes et nonistes confondus, pour une fois), combien ont lu le TCE ? Combien l'ont lu intégralement, hein ? Perso, je l'ai lu. Et mon anarcho-syndicaliste, universaliste, catalan de grand-père aussi. Et par universalisme, il a voté oui au référendum espagnol (heureusement, il est mort avant le français, sinon il vous aurait honnis).
Dans la famille, pourtant politisés, personne d'autre n'a eu le temps/l'envie de le lire. Ils ont eu confiance en mon jugement et, désolée, ils pensent aussi que l'Europe est à la fois une belle construction intellectuelle, le seul moyen de s'en sortir dans la mondialisation et de protéger la démocratie (voire de la développer dans le monde).
Oh, bien sûr, le TCE ne me semblait pas parfait ! Mais c'était un compromis. Un compromis. A 25. Pour prendre une image, c'était un contrat de mariage (ou plutôt de vie commune : qui fait la vaisselle, qui sort les poubelles,…) à 25. Y a-t'il quelqu'un ici qui ne fait pas de compromis dans son couple ? Imaginez si vous aviez 24 conjoints ! Et dans cette coloc à 25, imaginez que chaque cellule du corps de chaque colocataire ait une vision de la vie commune différente ! ! L'Europe, c'était ça.
Moi, ce qui me fait rire chez les nonistes, c'est l'incohérence vis-à-vis du résultat des urnes. L'incohérence est en 3 épisodes :
1. « En 2005, le peuple français (et les hollandais) ont voté non. » Ok, dont acte, j'ai voté oui mais par respect de la démocratie, je m'incline (même si je garde ma liberté d'expression). Puis-je quand même faire remarquer que le Non de Villiers n'a pas grand-chose à voir avec le Non de Besancenot ? Ou que les nonistes oublient un peu vite (comme pour l'Irlande aujourd'hui) que ce Non sanctionnait aussi (et surtout ? ) le gouvernement Chirac-Raffarin qui n'avait pas écouté les urnes de 2002 (l'immense majorité de la gauche ayant voté Chirac pour éviter Le Pen) et 2004 (la quasi-totalité des régions passant à gauche par ras-le-bol du Gringo, du Chi et de leur politique) ? Mais passons.
2. En 2007, Sarko avait mis dans son programme le mini-traité par voie parlementaire. Que la majorité des électeurs n'aient pas pris garde à ce point ou s'en soient fichus n'y change rien : z'avaient qu'à lire ! Si la démocratie c'est avoir le droit de choisir, c'est aussi avoir le devoir de se renseigner.
3. Sarko est élu président. Ok, re-dont acte, j'ai voté Ségo mais par respect de la démocratie, je m'incline à nouveau (et je ne lâche pas ma liberté d'expression, loin de là). Nico suit son programme. Et pour une fois qu'un politique tient ses promesses, les nonistes crient au déni de démocratie ! Ben, faudrait savoir ! Ici aussi, les urnes ont parlé ! Pourquoi le peuple serait-il plus intelligent quand il vote Non au référendum du TCE que quand il élit NS président ?
C'est d'ailleurs un des problèmes des référendums en général : 1. La démocratie directe était possible dans l'Athènes de Périclès, mais dans la France actuelle, il faut se contenter de démocratie représentative. Parce que (attention, ce qui suit est très politiquement incorrect ! ) « le peuple » n'est pas particulièrement intelligent et je dirais même qu'une certaine/large part est franchement c*n. Je ne dis pas que voter Non au référendum ou élire Sarko signifie qu'on est mentalement déficient, mais il faut arrêter de penser que la voix du peuple est la voix de l'intelligence. C'est comme croire que « la vérité sort de la bouche des enfants » signifie qu'il faut écouter les moins 10 ans pour comprendre le monde. Ca veut juste dire que les mômes ne savent pas utiliser le mensonge pour ne pas blesser. Le peuple, c'est pareil : il répond sans trop savoir (preuve en est, l'élection de Sarko…), souvent parce qu'il a autre chose à faire dans sa vie, parfois parce qu'il est un peu c*n. C'est pour ça que la démocratie représentative permet d'élire des gens plus intelligents/compétents que la moyenne (dans le meilleur des cas) ou qui n'auront comme occupation qu'à gérer la vie en société.
2. on répond rarement seulement à la question posée (par exemple, le référendum pour le quinqennat me semblait tellement ridicule que j'ai mis un bulletin « défendons les langues régionales » dans l'urne), d'où une partie du Non de 2005.
Enfin, comme le dit Thomas Lefèbvre « C'est aux politiques de faire une Europe plus sociale, s'ils sont une majorité à le penser, au Parlement européen. » : une constitution ou un traité l'établissant, n'est pas une politique/économie. C'est un cadre, juste un cadre ! La même constitution a vu De Gaulle, Sarko ou Mitterrand (je prends exprès des exemples assez resserés dans le temps). Ailleurs, Clinton ou Bush (père et fils). Il ne faut pas mélanger le message, la politique appliquée, et le messager, la constitution. Vous voulez une Europe sociale ? Très bien ! Alors convainquez-en vos voisins et votez en conséquence ! Mais ne dites pas que c'est la faute au TCE.
à hoshiko
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 19H13 | 17/06/2008 |
HOSHIKO
Non les électeurs ne sont pas cons !
Votre texte est particulièrement riche mais là, vous dérapez.
Le but des élections n'est pas de sélectionner la meilleure solution ou le meilleur élu. Pas du tout. Les élections servent à mettre tout le monde d'accord et empêcher les violences. La démocratie est cela, un effort de civilisation et de paix sociale, pas la recherche de l'efficacité.
Tous les électeurs ont le droit de vote ; et ils ont le devoir de s'informer. Mais il s'agit d'un devoir sans garantie de résultat.
Il ne faut pas oublier que la division du travail est une condition de notre société complexe. Chacun développe une poignée de compétences étroites. Cela est vrai aussi bien pour celui qui n'a pas son brevet que l'étudiant spécilisé à Bac+10. Et de fait, qui a suffisamment de compétences pour être pointu sur toutes les questions de la sphère publique ? Les « Pic de la Mirandole » étaeint rares … en existent-ils encore ?
Vous parliez d'intelligence et de connerie alors qu'il s'agissait surtout d'un problème de formation … et d'information.
à hoshiko
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 09H26 | 18/06/2008 |
LES ENTÊTÉS DE LA TÉLAIT
Oui, Claude, et c'est un dérapage navrant. Dommage Hoshiko, car cela affaibli votre effort d'analyse du vote NON. Ce n'est pas du « politiquement incorrect », mais de l'incorrection.
Quand est-ce que les gens comprendront qu'une masse, ça s'élève, aussi ! C'est physique.
Finalement, je poursuis la lecture de votre commentaire, et je m'arrêterai sur cette phrase :
« Penser que la voix du peuple est la voix de l'intelligence, c'est comme croire que la vérité sort de la bouche des enfants »
Et vous pensez que la vérité sort de la bouche des politiques peut-être ? Allons bon ! Un peu de tenue et de respect pour les gamins.
Je poursuis, et ça devient spectacle votre démo :
« les mômes ne savent pas utiliser le mensonge pour ne pas blesser ». Rire. Rire car les politiques savent très bien utiliser le mensonge, pour blesser et/ou préserver la paix civile. Jamais pour élever la masse et anticiper les phénomènes de société dont ils sont les dépositaires !
Si vous voulez parler de l'enfant pour évoquer le comportement du peuple, il est nécessaire de contrebalancer votre jugement. Si un politique a le rôle de « parents », il doit assumer la responsabilité des errements du peuple qu'il administre. Surtout lorsqu'il manipule celui-ci. Il serait temps de changer cette situation « par défaut », pour le moins ringarde et niaise : le peuple NE MANIPULE PAS, les politiciens, OUI !
Que d'arrogance.
Alors on se donne l'ambition et on répète : « une masse, ça s'élève. Aussi ! »
De sinclair
18H35 | 17/06/2008 |
Faire une suite d'affirmation comme celui ci ne démontre rien, ne peut convaincre que ceux qui le croient. Tant qu'a la recherche des raisons elle est pour le moins curieuse.
La faute a Sarkozy pourquoi ? il n'a fait avec l'accord des autres pays que légèrement modifier le traité constitutionnel proposé a l'origine par Giscard d'Estaing en élaguant les annexes c'est tout. Que les Irlandais aient dit non contre Sarkozy est pour le moins curieux. Les couplet suivant sur l'union méditerranéenne ont été renvoyé par l'union européenne a la commission idoine déjà crée via le processus de Barcelone, De plus les pays concernes sont loin d'tre enthousiastes voir Kadafi. Tant qu'aux sujets traite préférentiellement par la présidence française elles seront certes a revoir mais n'étaient pas de toute façon décisif faut rappeler que cette présidence ne permet pas de décider quoique ce soit mais de provoquer une reflexion en vue de trouver des accords.
La faute au gouvernement Irlandais est traite d'une manière non moins curieuse. Il s'agit donc d'un gouvernement stupide use face a un non diabolique. Alors que sa seule erreur a été de respecter sa propre constitution et de procéder a un référendum. Au passage le référendum aurait du être la règle ainsi la constitution française de 58 a fait l'objet d'un référendum.
Tant qu'à la victoire de la gauche ou avez vous été cherche que la gauche était contre ? lors du précédent rejet il me semble qu'il y avait autant de contre a droite qu'a gauche dans les politiques mais que tant le PS que l'UMP étaient pour
Tant qu'a la victoire des poupées Russe, ne serait ce pas que ce traite constitutionnel est illisible et une véritable usine a gaz. La constitution française n'est pas une partie de plaisir mais reste plus abordable. Enfin ce traite fait suite a tout une suite de traité qui commence par le CECA et qui était basé sur le commerce et l'économique. Il en a gardé ce but principal. Le volet social n'y est pas le but ni la justice ni la fiscalité qui restent la propriété jalouse des états. Madame Lagarde tout partisane de l'homogénéisation n'a pas perdu de vue qu'elle ne maitrise pas les choix français et que la fiscalité française est une des plus compliqué d'europe. RDS, CSG exonérations des entreprise tout azimut, TVA, charge sociale etc tout le monde fait sa sauce et ne veut pas en démordre france comprise. Je ne m'arrêterait pas a l'OTAN qui tue de enfants et l'immigration des policiers ,noirs, l'argument est pour le moins curieux.
Cet article fait donc penser a celui d'un certain député UMP qui tient ici tribune en dispensant ses certitudes ex nihilo.
De parousnik
19H25 | 17/06/2008 |
Etes vous l'auteur ou le recopieur de cette article qui ressemble à tous les articles qui insultes ceux qui ne veulent pas d'une Europe aux lois et aux priviléges féodaliens ? Vous n'avez aucun argument pour démontrer que plusieurs dizaines de millions de citoyens de trois pays en votant non par référendum populaire a la Constitution Européenne des privilèges et de soumission a la dictature US ou a son clone ce trompent… d'ou vos insultes médiocres de scribouillard… Vos parents n'ont pas de quoi être fiers…
à parousnik
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 20H17 | 17/06/2008 |
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à Claude PELLETIER
De parti
punishment park | 20H49 | 17/06/2008 |
franchement…non…
De calimero29
23H49 | 17/06/2008 |
Je le trouve très bien fait, cet article.
Les nonistes sont des blaireaux, et le prouvent à longueur de forum.
à calimero29
De léo solo
09H02 | 18/06/2008 |
Tony Blaireau
était-il
noïste
ou
yesiste
J'hésite.
Pouvez vous
éclairer notre lanterne ?
De millesime
retraité | 11H20 | 18/06/2008 |
quelle Europe ?
celle des élites qui bénéficient d'une immunité à vie ? (le saviez-vous ? )
celle des multinationales et des financiers ? et les PME dans le système ?
bon ce qui est passé a fui, il y a des élections en 2009, et pour ma part j'ai choisi :
il existe à ma connaissance un seul parti politique trans-européen, je l'ai découvert par hasard et j'en fait profiter d'autres, car j'adhère à leur façon de « construire » l'Europe, voici leur site :
www.newropeans.org/fr/comite.htm
voci aussi leur site de commentaires « européens »
www.newropeans-magazine.org/
au fait, vous connaissez bien sur « votre » député européen, mais connaissez-vous ses actions, ses votes au parlement de Strasbourg ?
pour ma part mon député se nomme Nathalie Griesbec et je dois dire ne pas savoir ce qu'elle fait ni comment elle vote au parlement de Strasbourg… mais je suis certain qu'elle se manifestera bientôt dans la presse locale… !
voila pourquoi je voterai pour le candidat soutenu par NEWROPEANS
http://millesime.over-blog.com