
Cannabis : la prohibition, terreau fertile de l'autoproduction

Les organisations gouvernementales l'appellent « auto-culture », les associations emploient le mot « autoproduction » en un seul mot ou avec un tiret, généralement suivi de : « pour son usage personnel » ou « à des fins domestiques », expressions un tantinet redondantes.
De quoi s'agit-il ? De désigner ceux qui, dans leurs jardins, sur leurs balcons ou dans un placard, cultivent du cannabis. Les plus distingués suspendront leurs plantes têtes en bas dans un endroit sombre et ventilé. Quand les fleurs seront sèches, ils les mettront de côté et les raseront coupant toutes les feuilles qui dépassent. Des feuilles qu'ils récupéreront avant de les passer au Pollinator ou à l'IceOlator, des machines à fabriquer la résine de cannabis.
Cultiver du chanvre pour s'aérer la tête -pas pour fabriquer de la corde- ne date pas d'hier. D'avant-hier quand les routards rapportaient dans leurs bagages des graines afghanes ou indiennes qu'ils semaient dans les vallons à l'abri des regards indiscrets. Une activité marginale jusqu'à la diffusion en 1982, juste après une allocution de François Mitterrand, d'un reportage « Hasch à la ferme ». Deux cultivateurs masqués nous invitaient à visiter leur plantation et nous expliquaient que leurs herbes folles n'étaient pas aussi diaboliques que le prétendait le professeur Gabriel Nahas, surnommé par ses détracteurs le docteur Folamour du cannabis. Quelques mois plus tard, nos deux compères se dévoileront créant le collectif « Fumée douce ».
En ce temps-là, cultiver du cannabis était une activité de plein air pratiquée au sud de la Loire, dans des régions riches en néo-ruraux (le Lubéron, l'Ardèche, l'Aveyron, les Cévennes…). Courrait même la rumeur qu'en Ariège, on remplaçait les gendarmes tous les trois ans de crainte qu'ils goûtent au fruit défendu et apprécient ses effets.
Quels que soient les gouvernements, la politique privilégie la répression au détriment de la prévention
Les amateurs de cannabis se multiplient. Les partisans de la prohibition regrettent sa banalisation et les partisans de la tolérance vantent son intégration. Quels que soient les gouvernements, la politique privilégie la répression au détriment de la prévention. Les amateurs de petite fumée, las d'être montré du doigt et d'être utilisés à des fins électorales, las d'être considérés comme des délinquants et de risquer la prison à tous les coins de rue, se rebellent et fondent une association en 1991.
Le Collectif d'information et de recherche cannabique (Circ) -c'est son nom- débroussaille le terrain des certitudes idéologiques car à l'époque, la théorie de l'escalade était encore à la mode. Il faudra attendre 1993 et la première Journée internationale d'information sur le cannabis organisée par ladite association en collaboration avec les éditions du Lézard pour apprendre que quelques néons suffisaient pour faire pousser du cannabis maison.
Les années passent et la répression perdure. Les cultivateurs en herbe ne ramènent plus leurs graines du Cachemire, mais d'Amsterdam. Élu président de la République en 1995, Jacques Chirac non seulement relance les essais nucléaires, mais vitupère la Hollande et ses « coffee shops » dès que l'occasion se présente.
La Hollande reste la destination préférée des amateurs de cannabis. On visite le musée du Hasch et sa boutique attenante où l'on vend des graines, mais aussi des ouvrages dont le célèbre « Marijuana Growers Guide » d'Ed Rosenthal et de Mel Franck. Quelques audacieux potassent leur anglais et se lancent dans l'aventure, partageant le fruit de leurs expériences et de leurs récoltes lors des réunions hebdomadaires du Circ.
Les cannabiculteurs seraient 200 000, 11,5% de l'herbe fumée serait française et son taux de THC avoisinerait les 8%
De fil en aiguille et de graines en boutures, les cultivateurs en placard se multiplient dans les années qui précèdent le XXIe siècle. Ils sont soutenus par le Circ qui en fait un axe de sa politique incitant clairement les cannabinophiles à devenir cannabiculteurs. Si l'autoproduction rencontre un tel succès, c'est à cause de la prohibition… La prohibition qui met en danger la santé du consommateur en proposant sur le marché des produits adultérés à des prix exorbitants.
Dans les années 2000, on ne compte plus les boutiques proposant tout le matériel nécessaire pour cultiver des orchidées chez soi. Dans le même temps, alors que la loi punit aussi bien la présentation sous un jour favorable que l'incitation à l'usage des stupéfiants, des éditeurs téméraires publient des manuels de jardinage sur l'art de cultiver du cannabis en vente dans toutes les bonnes librairies.
« Contre la guerre à la drogue, cultivons notre jardin ! “ est un des slogans favoris du Circ qui, joignant le geste à la parole, organise en mars 2002, dans le cadre de la campagne présidentielle de Noël Mamère, l'opération ‘Sortez-les du placard’, où sera offert à toute personne majeure un petit gramme d'herbe made in France, baptisée pour l'occasion ‘La Cuvée du Président’.
En 2007, la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) saute dans le train en marche et confie à l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) le soin ‘d'évaluer la part de la production domestique de cannabis en France’. D'après cette enquête récemment publiée, les cannabiculteurs seraient 200 000, la production s'élèverait à 32 tonnes, 11,5% de l'herbe fumée serait française et son taux de THC avoisinerait les 8%.
Le Circ, encore lui, a profité de cette enquête pour adresser à Etienne Apaire, le nouveau président de la Mildt, un courrier l'incitant à faire preuve de tolérance envers les jardiniers du dimanche. Ce sont des gens comme vous et moi qui ne présentent aucun danger pour la société et ne méritent pas qu'on les traque comme de vulgaires producteurs de drogue. Leurs revendications ? Qu'on cesse de les prendre pour des imbéciles, que le gouvernement cesse de les infantilser et que la raison l'emporte enfin sur l'absurdité.
► Comme chaque année, le Circ organise ce mercredi à Paris l'Appel du 18 joint. Toutes les informations sur le site www.18joint.org
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à Simius
De fermtag
03H03 | 19/06/2008 |
La réponse est simple : il faut faire PEUR aux gens. Aussi et surtout, qu'ils se sentent coupables :
-- ça permet aux camelot, pardon, politiques, de vendre leur camelotte (c.à.d. d'être réélus ! )
-- en plus, ça divise les gens et permet de limiter la contestation
à Simius
De Prolo du livre
10H05 | 18/06/2008 |
@ Simius :
L'auto production est autorisée en Hollande, un ou quelques mètres carrés chez soi…
Et l'on a pu voir chez ceux « qui-vendent-nos-temps-de-cerveau-disponible-à-coca-cola » des multitudes de reportages alarmants où l'on voyait des serres, officielles, qui fournissaient les coffee…
De auchomage
00H37 | 18/06/2008 |
J'entends parler de cannabis depuis quelques années : est-ce que çà correspond au hachich ? J'ai 56 ans et jamais de toute ma vie je n'ai vu à quoi çà pouvait ressembler. Pourtant, à partir de mai68, de nombreux jeunes s'y sont mis. Ce n'étaient ni les plus mauvais élèves ni les plus pauvres. Puis, je suis partie à l'étranger. En revenant en France, j'ai constaté qu'il y avait de plus en plus d'articles ou de reportages à ce sujet. Cela concerne tous les milieux et tous les âges, j'ai l'impression. Je me demande si ce n'est pas le contraire de mai68 où les jeunes se libéraient et refusaient la société de consommation. A présent, je crois que c'est parce que nous sommes en plein dans la consommation. Il faut consommer de tout. Cà fait bien.
De mongarsrikou
01H08 | 18/06/2008 |
Attention ! La drogue peut avoir de réels effets néfastes ! Ne citons que pour exemple le cas du (plus si) jeune Jacques C., que la cocaine a convaincu d'être le nouveau Charles (qui n'en prenait pas, mais il n'avait pas fait le Tonquin), ou de son successeur, dont l'hyperactivité ne saurait s'expliquer sans le recours abusif à une pharmacopée musclée… Sont naifs ceux qui croient que des drogues usitées courament dans les rédactions (pardon les gars ! ) et les boites parisiennes ne le sont pas aussi chez ceux qui nous gouvernent… Mais le pauv » joint fait terriblement prolo, faut être socialiste pour admettre avoir « essayé une fois dans sa jeunesse » ! Putain d'hypocrisie, non, dans un monde ou le citoyen lambda dit « pétard » et a surement, s'il a moins de, mettons 40 balais, été confronté à LA CHOSE ! Tout le monde connait, mais il parait que c'est interdit, ouais, comme de boire dix bières avant d'aller en boite (et de faire trois tonneaux après). Hypocrite et pas en phase avec le monde réel… Hé, on dirait tout juste le monde du petit Nicolas !
à mongarsrikou
De NonooStar
Informaticien | 13H39 | 18/06/2008 |
Quoique pour le Petit Nicolas, c'est peut-être son état naturel d'être tout excité. Pour une fois, je regrette de ne pas être aux USA. Là-bas, on l'aurait mis sous Ritaline et on aurait été tranquille…
De LedZep
webmestre | 01H11 | 18/06/2008 |
L'un des gros problèmes à venir avec le cannabis qu'il soit auto-produit par des amateurs ou cultivé par des pros aux Pays-Bas vient tout d'abord du mode agriculture appliqué. pas moyen de savoir si cette herbe est cultivée sainement (bio par exemple). les mecs chez eux chargent souvent la bête comme des malades avec du chimique (engrais, anti-parasites, …) ey aux Pays-Bas ce sont les recettes de l'agriculture intensive. Autant dire que le bazar se retrouve dans les poumons… on se prépare un beau scandale sanitaire.
À celà se rajoutent bien sur le mode de consommation, c'est effectivement vu ce mode (le pétard) beaucoup plus dangereux que le tabac (si vous avez déjà tiré dessus, vous savez de quoi je parle)
Par contre le coup de l'escalade c'est du pipeau et aucun toxicomane au drogue dite dure n'a commencé par le cannabis, le premier produit est souvent… le lait ; -) après c'est l'alcool
à LedZep
De Akaa
09H13 | 18/06/2008 |
Mouais, je suis moyen convaincu à vrai dire. En intérieur, on n'utilise la plupart du temps aucun pesticide ou anti-parasite, le seul truc chimique c'est les engrais (et encore y a des gammes larges d'engrais organiques assez populaires) et c'est ce qui laisse le moins de traces dans le produit fini, contrairement aux pesticides. En plus de ça, il faut savoir qu'une à deux semaines avant la coupe, les plantes sont arrosées à l'eau claire afin d'éliminer les restes d'engrais, surtout parce qu'ils donnent un goût acre… Je rajouterais à ça que vu les fruits & légumes qu'on mange, la fumée (nocive en soi, faut pas l'oublier) doit sûrement contenir des traces si infimes qu'un « scandale sanitaire » sur l'herbe auto-produite me semble bien peu crédible, quand on sait ce que le commercial contient…
Par contre, sur le joint, ouais là je suis d'accord, c'est plus un soucis de cancers du poumons qui nous attends. Vive les vapos !
De yros
01H14 | 18/06/2008 |
Incroyable ! J'hallucine !
Eh, Galland, j'croyais qu't'étais mort (de rire, bien sûr) ! Mais faut croire que le teuchi conserve…
Le 18 joint, tu devrais te la jouer dimanche de pâques, sans oublier le préambule du dimanche des bedos avec défilé de chars (genre 14 juillet antechrist, sans les drapeaux, mais les 13 feuilles au bout de l'AK47, y paraît que ça porte bonheur).
Et puis, résurrection oblige, tralala itou, itou…
Comment ça, quoi ? Y z'ont pas voulu te publier dans libé pour que tu doives te ramasser sur ce site de daube, bon c'est vrai que j'n'lis plus libé depuis trop longtemps, mais cuilà c'est kifkif - dans le même numéro, canaCRICulture et les histoires d'un RG contre AD, trop fort, c'est plus libé, c'est fogiel qui baise avec point-de-vue-images-du-monde, j'te raconte pas le stress…
Et je vais encore devoir m'en rouler un pour me relaxer…
De papydaniel23
05H47 | 18/06/2008 |
Tous ceux qui consomment des drogues dites « dures » ont consommé du lait maternel. Donc……..
De Nadja.R
Clown lyrique | 06H06 | 18/06/2008 |
Une drogue se défini essentiellement pour moi par la dépendance ; je considère personnellement que les drogues les plus répandues sont la télévision, la consommation exponentielle, le foot (gros LOL)…qui nous détournent de la dure réalité autant que peut le faire le canabis…mais ces dernières étant des outils de manipulation bien pratiques elles ne sont pas remises en question par les faiseurs de lois…
à Nadja.R
De Lemmy_Nothor
Mellow Yellow | 08H23 | 18/06/2008 |
Il y a aussi cet « impot » volontaire qui taxe ceux qui sont nuls en mathématiques….la loterie, et les PMU.
De Lemmy_Nothor
Mellow Yellow | 07H05 | 18/06/2008 |
Mercredi matin.
J'ai lu et relu tout ce qui a été dit dans les differents messages, y comprit ceux qui furent fermés. Du reste, ils n'auraient pas du être jugés si durement car il contiennent des vérités indéniables. Je n'aime pas l'idée des pastilles….mais bon.
Revenonzanomoutons.
Dans une vie, et une société idéale, l'usage de drogues, légales ou pas, pour des fins récréatives ne devrait pas avoir lieu. Oui, c'est moi qui dit cela, mais je n'y voit pas de contradictions avec mes posts précédents.
Il n'existe pas de drogues qui sont sans risques, c'est un mythe. Chacune en soit a la possibilité de faire du mal à son utilisateur. Et ici, il est important de dire que je parle de tout les produits qui sont disponibles, légaux ou pas.
Chacun est maitre de son destin, et certains d'entre nous on une curiosité que d'autres n'ont pas, et pour des raisons qui sont très personnelles, et differentes pour chacun d'entre nous. Je suis de ceux la. Je ne veux pas que tout le monde soit comme moi, loin de la. L'uniformisation de la pensée et des actions de chacun nous amènerait vers un monde que je ne voudrais pas.
Il faut aussi prendre note que si un produit est inofensif pour un, ce même produit peut chez un autre avoir des conséquences néfastes. Nous avons tous un métabolisme different, et on ne réagit pas de la même manière a un produit X. Par exemple, si je me fais une ligne de cocaine, et que je suis en groupe avec des copains, je n'ai qu'une envie c'est de me casser, rentrer chez moi et ne voir personne. Et pourtant, on dit de la cocaine que c'est une drogue conviviale, qui provoque une ivresse et qui nous ouvre aux autres. Pas pour moi, ça me fait l'effet contraire. Par contre, une injection de sulfate de morphine qui foutrait n'importe qui sur le cul, et dans les bras de Morphée, et biem moi, je veux sortir, voir du monde et danser toute la nuit. Ce qui est plutot bizarre, vu que je ne veux jamais danser en temps normal.
Mais je suis d'une curiosité incroyable, et, je l'admet volontiers, j'ai aussi beaucoup de chance. Je n'ai jamais dit non a une première expérience. J'ai même prit de la belladonne et du stramonium, et si vous pensez que le LSD vous fait halluciner, croyez moi c'est de la petite bière à coté de ça.
Par contre, et la je suis catégorique et je n'ai jamais fait d'exception, ne jamais au grand jamais prendre quoique que ce soit parce que ça va mal dans votre vie. Ce n'est pas une solution, bien au contraire. Vous êtes déprimés, dans la merde, ou quoique ce soit de négatif, affrontez vos problèmes à jeun. On n'abuse pas des drogues, ce sont les drogues qui abusent de nous, et ce sont elles qui gagneront ce combat. Usage, oui, abus, vous perdrez.
Maintenant pour addresser ceux qui parlent d'antichambre aux drogues « dures »…..foutaises. L'antichambre ce n'est pas une drogue ou une autre, c'est la curiosité. Et aussi bien sur cette attitude qui fait que certains prennent des risques et d'autres non. J'ai aussi sauté en parachute, il y a toujours un risque.
Et ja'i aussi perdu des « amis » tout au long de ma vie…..Brian Jones, Janis Joplin, Jim Morrison, Lenny Bruce, Jim Belushi,Sid Vicious, Tim Buckley, Jimi Hendrix, Marylin Monroe, Keith Moon, Charlie Parker, plus tous ces anonymes qui alimentent les chroniques nécrologiques.
A bon entendeur, salut.
à Lemmy_Nothor
De Ga
Dessineux | 12H36 | 18/06/2008 |
Effectivement, je serais tenté d'être d'accord avec vous, seulement vos propres reflexions sur la drogue, et la maniére de l'apprehender, ne sont pas innés, mais issue de vos propres experiences, déja en ce sens, il est difficile de pouvoir pretendre etre un « spécialiste » en la matiére, et à plus forte raison si on a « exploré ».
Que d'apprendre que l'abus est nocif, n'est pas vraiment une nouveauté non plus, ça fonctionne avec la nourriture, la télé, les jeux vidéos etc.tout abus est nocif pour la santé.
En revanche, que de pretendre que : « Dans une vie, et une société idéale, l'usage de drogues, légales ou pas, pour des fins récréatives ne devrait pas avoir lieu », là c'est carrément l'Histoire de l'humanité, et celui du régne animal que vous remettez en cause.
Ensuite pour avoir pas mal trainé dans le « milieu »,et consommé à titre récréatif, ou non,differentes drogues, je n'ai jamais « proné » la consommation de cannabis, pas plus que ses effets « bénéfiques » sur le consommateur lambda, non, comme l'alcool et autres, c'est a chacun de « gerer sa conso », en etant le plus informé possible.
Et informer, c'est le premier pas vers une meilleure compréhension du phénoméne.
mais surement pas de prendre sa propre experience comme exemple.
Je peux vous dire aussi que si ça fait 35 ans que vous etes « cultivateur » vos methodes,elles, sont bien posterieures , et participent plutot à la tendance actuelle qui consiste a faire des beuh du type Skunk et autres, des matraques.
Donc jouer au petit chimiste ça peut etre amusant,mais la encore, vous confrontez un avis de « cultivateur-consommateur » à celui du petit jeune qui s'enquille ses dix pets avant de se coucher.
Parce que la réalité elle est là, pas tant du coté des consommateurs matures,que vous representez, mais plutot du coté des gamins qui consomment, sans vraiment avoir connu autre chose que du techi pécou, c'est a peu prés la même différence qu'il y a entre un amateur de vin qui à sa cave, et celui qui s'descend son carré de vigne sur un banc publique, en caricaturant un peu.
Encore deux conceptions radicalement différentes de la consommation de cannabis, et, ne vous en deplaise, vous n'êtes pas le plus representatif.
à Ga
De kebra
Bisounours killa | 09H56 | 19/06/2008 |
Je ne connais pas de drogues dures ou douces mais des usages doux ou durs de substances psychoactives.
La connaissance, l'auto-analyse et la sagesse sont les seules armes efficaces contre le mésusage et l'abus. La prohibition empêche la prévention et la diffusion de produits clean et titré. La prohibition génère la parano, la violence, la délinquance, la rupture familiale et professionnelle. L'usage de drogues est une affaire intime, relevant du socio-médicale, pas de la justice/police/prison.
Le gouvernement a présenté un plan de prévention sans la ministre de la Santé, c'est une hérésie totale, 40 ans de guerre au usagers n'ont pas stoppé la consommation. Changeons radicalement de politique.
à kebra
De Thi0u
Etudiant en Statistiques et Traitem... | 21H51 | 19/06/2008 |
La prévention de la drogue avec Madame la ministre de la Justice ! Ya bon pour la communication : p
(cf. lycée Paul-Bert)
De bilqis
pr vivre heureux vivons caché | 07H09 | 18/06/2008 |
Un effet thérapeutique soigneusement caché : savez vous que le cannabis est excellent contre les effets secondaires de la ménopause ?
ben oui, à 50 balais, je préfère fumer mon pétard du soir (espoir ; -) que de prendre des hormones, ou passer des nuits à me réveiller toutes les 2h, ou devoir me déshabiller et me rhabiller 10 fois par jour (ah… les bouffées de chaleur).
A part ca, ca fait plus de 30 ans que je fume mon pétard du soir. ca ne m'empêche pas de travailler, de payer mes impôts et d'aider les vieilles dames à traverser la rue…
Le cannabis, c'est comme tout : faut savoir l'utiliser et pas en abuser…
De maxi
ouvrier | 07H29 | 18/06/2008 |
le plus dangereux du cannabis ou de sa culture restent pour l'instant l'illégalité dans laquelle se trouvent ses consommateurs.
De lnremoi
hémisphère sud | 11H24 | 18/06/2008 |
l'autoproduction n'est pas vraiment sanctionnée en france, les boutiques de jardinage « spécialisé » pullulent, et les autorités ferment les yeux sur ce marché (officiellement dédié à la culture de tomates hydroponiques en appart, lol), parce que c'est tout bénef pour tout le monde, les produits vendus : engrais, lampes, extracteurs, systèmes hydro, sont soumis à la TVA, ces entreprises paient leurs charges sociales, créent des emplois, et font des bénéfices… en gros, il est plus interressant pour l'état de fermer les yeux sur ce business que sur les petits consommateurs, qui rapporteront de l'argent en payant des amendes.
heureusement que ces gens s'inquiètent de notre santé avant tout.
allé, zamal pour tout le monde ! ! c'est naturel, ça pousse au soleil !
De Pierrrrre
07H48 | 18/06/2008 |
Ma réforme à la hussarde :
Une semaine, un mois d'isolement complet dans une cellule pour simple détention de drogue..amnistie immédiate si dénonciation du fournisseur.
Reconduite à la frontière si étranger.
Un mois, 6 mois, 1 an d'isolement complet dans une cellule pour vente de drogue, avec amnistie immédiate, aide au déménagement, voir au changement d'identité si dénonciation de la filière .
Reconduite à la frontière si étranger.
2 ans, 4 ans, 10 ans pour trafic de drogue, + saisie de tous les biens,
avec amnistie immédiate si collaboration avec la police, changement de visage et d'identité, aide à l'installation et à la reconversion…. à l'étranger si non français.
le droit pour les flics de procéder à des opérations piège (faux vendeur ou faux acheteur), sous couvert d'une procédure encadrée par la justice.
Ce serait simple, net et d'une efficacité exponentielle.
Ce n'est que volonté politique.
à Pierrrrre
De lnremoi
hémisphère sud | 08H00 | 18/06/2008 |
les prisons sont déjà pleines, t'as un plan B ?
on pourrait ptêt expulser les ptits français aussi, si ça t'arrange…
à lnremoi
De Pierrrrre
08H40 | 18/06/2008 |
»….les prisons sont déjà pleines, t'as un plan B ? …. »
==> il faut en construire,
avec cellules vastes, individuelles,
systèmes vidéos depuis la cellule pour remplacer la visite aux détenus (pour courtes peines)
Peines réduites, mais avec isolement complet,
télévision , bouquins, toilette et douche dans la cellule.
et visites régulières d'un psy, histoire de faire le point.
à Pierrrrre
De Lemmy_Nothor
Mellow Yellow | 08H24 | 18/06/2008 |
Bonjour Pierrrrrre
Ce que vous dites existe déjà aux Etats Unis. Ils sont même beaucoup plus sévère que vous. Texas, simple possession 14 ans de pénitencier. Traffic, prison a vie.
Et il y a longtemps qu'ils procèdent à la saisie de tous les biens des trafiquants.
Je vous trouve bien conciliant ce matin, auriez vous fumé un pétard ? Tant de générosité de votre part me laisse perplexe.
Enfin, je suis heureux de lire une suggestion de votre part, au lieu de critiquer les messages des autres. Vous devenez un peu mou en vieillissant. Resaississez vous un peu, que diable.
à Lemmy_Nothor
De Pierrrrre
17H48 | 18/06/2008 |
»….Texas, simple possession 14 ans de pénitencier…. »
==> entre cette option que vous avancez, et celle qui consiste à banaliser la consommation de stups, il y a de la marge.
Mais vous ne relevez pas deux propositions redoutables d'efficacité :
- celle d'une amnistie immédiate en cas de dénonciation de ses sources
- celle de permettre aux policiers, sous contrôle de la justice par des procédures encadrées, de se faire passer pour des clients ou des renvendeurs.
….
Pour la prison, qu'un consommateur se retrouve 10 jours en cabane, ça risque forte de le faire réfléchir
pour un consommateur accroc, la plus certaine des cures de désintox est la cellule isolée.
Si une surveillance médicale et un accompagnement psy, ça peut être la chance de sa vie.
Pour un gros trafiquant,….
….entre la confiscation de ses biens + dix ans minima assurés,
…..et la liberté assortie d'un scénario de relance dans une vie plus saine et protégée de ses anciens acolytes, s'il collabore avec la police,
…..il n'y a pas photo…
à Pierrrrre
De Peureux anonyme
08H21 | 18/06/2008 |
Solution encore plus efficace : légalisation, et vente de la drogue à prix coutant dans les hypermarchés.
Fin de la délinquance (par construction), fin des trafics.
à Peureux anonyme
De Pierrrrre
08H41 | 18/06/2008 |
»….vente de la drogue à prix coutant dans les hypermarchés….. »
==> pourquoi pas les pharmacies avec remboursement par la sécu ?
à Pierrrrre
De Peureux anonyme
10H16 | 18/06/2008 |
La distribution par les pharmacies est en effet une idée intéressante dans la perspective de l'organisation d'une assistance médicale. Cela risque d'augmenter les prix en comparaison des hypermarchés.
Le remboursement par la Sécu est un autre problème, on peut l'envisager dans quelques prescriptions liées aux vertus du produit considéré. C'est déjà le cas de la morphine.
à Peureux anonyme
De Pierrrrre
17H37 | 18/06/2008 |
»….La distribution par les pharmacies est en effet une idée intéressante … »
==>non, que les seringues, dans les pharmacie,
pour l'ethanol, l'acétone ou la mort au rat diluée dans du white, on peut trouver ça chez le …droguiste.
à Pierrrrre
De CA Not Dead
Glandouilleur Pro | 10H28 | 18/06/2008 |
Don't feed the troll… Mais c'est dur parfois !
à CA Not Dead
De Pierrrrre
06H39 | 19/06/2008 |
»….Don't feed the troll… »
copier/coller sur les Trolls (Wikipédia) :
« ….Certaines personnes dénoncent les abus d'utilisation du terme “ troll ” qui pourrait parfois servir à couper court à toute discussion et débat. Ainsi, un intervenant à un débat pourrait utiliser ce terme afin de discréditer les personnes qui remettent en cause ses thèses, en les accusant de vouloir polémiquer. Le troll se détachant d'une simple opposition d'idées par l'aspect volontaire de la polémique, il est parfois extrêmement difficile à détecter. Ainsi, parfois, ce peut être l'accusateur qui est en fait un troll …. »
à Pierrrrre
De kebra
Bisounours killa | 09H47 | 19/06/2008 |
P5R, le robot pas toxico veut une réforme moins dure que la loi actuelle. C'est drôle.
Dati a déjà prévu votre dispositif de balance et conséquences. Les peines prévues pour consommation, vente et production de dopes sont bien plus sévères que les vôtres. Les provocations et les infiltrations existent déjà.
Votre modèle ne fonctionne pas aux USA ou en Italie. Il engendre une énorme violence dans et autour du business. Il entraîne une professionnalisation et une corruption accrue. La guerre à la drogue tue chaque minute sans aucun effet durable sur l'offre ou la demande. C'est un levier de terreur sur les populations et une gigantesque pompe à fric pour le lobby de la sécurité et des tests.