
Cannabis : la prohibition, terreau fertile de l'autoproduction

Les organisations gouvernementales l'appellent « auto-culture », les associations emploient le mot « autoproduction » en un seul mot ou avec un tiret, généralement suivi de : « pour son usage personnel » ou « à des fins domestiques », expressions un tantinet redondantes.
De quoi s'agit-il ? De désigner ceux qui, dans leurs jardins, sur leurs balcons ou dans un placard, cultivent du cannabis. Les plus distingués suspendront leurs plantes têtes en bas dans un endroit sombre et ventilé. Quand les fleurs seront sèches, ils les mettront de côté et les raseront coupant toutes les feuilles qui dépassent. Des feuilles qu'ils récupéreront avant de les passer au Pollinator ou à l'IceOlator, des machines à fabriquer la résine de cannabis.
Cultiver du chanvre pour s'aérer la tête -pas pour fabriquer de la corde- ne date pas d'hier. D'avant-hier quand les routards rapportaient dans leurs bagages des graines afghanes ou indiennes qu'ils semaient dans les vallons à l'abri des regards indiscrets. Une activité marginale jusqu'à la diffusion en 1982, juste après une allocution de François Mitterrand, d'un reportage « Hasch à la ferme ». Deux cultivateurs masqués nous invitaient à visiter leur plantation et nous expliquaient que leurs herbes folles n'étaient pas aussi diaboliques que le prétendait le professeur Gabriel Nahas, surnommé par ses détracteurs le docteur Folamour du cannabis. Quelques mois plus tard, nos deux compères se dévoileront créant le collectif « Fumée douce ».
En ce temps-là, cultiver du cannabis était une activité de plein air pratiquée au sud de la Loire, dans des régions riches en néo-ruraux (le Lubéron, l'Ardèche, l'Aveyron, les Cévennes…). Courrait même la rumeur qu'en Ariège, on remplaçait les gendarmes tous les trois ans de crainte qu'ils goûtent au fruit défendu et apprécient ses effets.
Quels que soient les gouvernements, la politique privilégie la répression au détriment de la prévention
Les amateurs de cannabis se multiplient. Les partisans de la prohibition regrettent sa banalisation et les partisans de la tolérance vantent son intégration. Quels que soient les gouvernements, la politique privilégie la répression au détriment de la prévention. Les amateurs de petite fumée, las d'être montré du doigt et d'être utilisés à des fins électorales, las d'être considérés comme des délinquants et de risquer la prison à tous les coins de rue, se rebellent et fondent une association en 1991.
Le Collectif d'information et de recherche cannabique (Circ) -c'est son nom- débroussaille le terrain des certitudes idéologiques car à l'époque, la théorie de l'escalade était encore à la mode. Il faudra attendre 1993 et la première Journée internationale d'information sur le cannabis organisée par ladite association en collaboration avec les éditions du Lézard pour apprendre que quelques néons suffisaient pour faire pousser du cannabis maison.
Les années passent et la répression perdure. Les cultivateurs en herbe ne ramènent plus leurs graines du Cachemire, mais d'Amsterdam. Élu président de la République en 1995, Jacques Chirac non seulement relance les essais nucléaires, mais vitupère la Hollande et ses « coffee shops » dès que l'occasion se présente.
La Hollande reste la destination préférée des amateurs de cannabis. On visite le musée du Hasch et sa boutique attenante où l'on vend des graines, mais aussi des ouvrages dont le célèbre « Marijuana Growers Guide » d'Ed Rosenthal et de Mel Franck. Quelques audacieux potassent leur anglais et se lancent dans l'aventure, partageant le fruit de leurs expériences et de leurs récoltes lors des réunions hebdomadaires du Circ.
Les cannabiculteurs seraient 200 000, 11,5% de l'herbe fumée serait française et son taux de THC avoisinerait les 8%
De fil en aiguille et de graines en boutures, les cultivateurs en placard se multiplient dans les années qui précèdent le XXIe siècle. Ils sont soutenus par le Circ qui en fait un axe de sa politique incitant clairement les cannabinophiles à devenir cannabiculteurs. Si l'autoproduction rencontre un tel succès, c'est à cause de la prohibition… La prohibition qui met en danger la santé du consommateur en proposant sur le marché des produits adultérés à des prix exorbitants.
Dans les années 2000, on ne compte plus les boutiques proposant tout le matériel nécessaire pour cultiver des orchidées chez soi. Dans le même temps, alors que la loi punit aussi bien la présentation sous un jour favorable que l'incitation à l'usage des stupéfiants, des éditeurs téméraires publient des manuels de jardinage sur l'art de cultiver du cannabis en vente dans toutes les bonnes librairies.
« Contre la guerre à la drogue, cultivons notre jardin ! “ est un des slogans favoris du Circ qui, joignant le geste à la parole, organise en mars 2002, dans le cadre de la campagne présidentielle de Noël Mamère, l'opération ‘Sortez-les du placard’, où sera offert à toute personne majeure un petit gramme d'herbe made in France, baptisée pour l'occasion ‘La Cuvée du Président’.
En 2007, la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) saute dans le train en marche et confie à l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) le soin ‘d'évaluer la part de la production domestique de cannabis en France’. D'après cette enquête récemment publiée, les cannabiculteurs seraient 200 000, la production s'élèverait à 32 tonnes, 11,5% de l'herbe fumée serait française et son taux de THC avoisinerait les 8%.
Le Circ, encore lui, a profité de cette enquête pour adresser à Etienne Apaire, le nouveau président de la Mildt, un courrier l'incitant à faire preuve de tolérance envers les jardiniers du dimanche. Ce sont des gens comme vous et moi qui ne présentent aucun danger pour la société et ne méritent pas qu'on les traque comme de vulgaires producteurs de drogue. Leurs revendications ? Qu'on cesse de les prendre pour des imbéciles, que le gouvernement cesse de les infantilser et que la raison l'emporte enfin sur l'absurdité.
► Comme chaque année, le Circ organise ce mercredi à Paris l'Appel du 18 joint. Toutes les informations sur le site www.18joint.org
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De otto didakt
citoyen en colère | 18H34 | 17/06/2008 |
franchement, même comme plante d'appartement, ça a de la gueule !
et puis rien ne se perd…
à otto didakt
De ROI DAGOBERT(la culotte à l'endroit)
cadre(guidon)retraité | 05H46 | 18/06/2008 |
la femme du président Sarko fait de la publicité
pour la « came » dans ses chansons ,avec matraquage
médiatique !
Bravo ! ! ! bel exemple !
à otto didakt
De marie 75
11H01 | 18/06/2008 |
(…)Lancé en 1976 par le journal « Libération », cet appel réclame « la dépénalisation totale du cannabis, de son usage, sa possession, sa culture (autoproduction) ou son introduction sur le territoire français en quantité de consommation courante ». Il prône aussi l'ouverture de centres d'information sur les substances psychotropes. Très populaire à l'époque, cet appel a été signé par une kyrielle de personnalités : par des intellectuels (Gilles Deleuze, Philippe Sollers, etc.), par des artistes (Bernadette Laffont, Bertrand Tavernier, Isabelle Huppert, Maxime Le Forestier, Bulle Ogier, etc.), mais aussi par des politiques, parmi lesquels un certain… Bernard Kouchner.
Une trentaine d'années après avoir signé cet appel, le même Bernard Kouchner n'en est pas moins devenu le meilleur ami du monde d'un certain Nicolas Sarkozy, qui a de tous temps été un grand pourfendeur du cannabis. Pour le chef de l'Etat, « il n'existe pas de distinction entre drogues douces et drogues dures : il n'y a que des drogues interdites, et toutes les drogues sont néfastes ».
(…)
Libre belgique, ce jour
à marie 75
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
18H07 | 18/06/2008 |
Il est étonnant que sarkozy n'ai encore pas vu le potentiel commercial ENORME de tout ça ! Souhaitons très fort qu'il ne s'en préoccupe jamais… encore un des rares domaines ou il est possible de sortir du système néo-libéral.
Pour ma part, je souhaite la dépénalisation, mais pas la commercialisation, surtout pas !
Vive l'autoproduction !
De Naradamuni
sans | 18H38 | 17/06/2008 |
« Quels que soient les gouvernements, la politique privilégie la répression au détriment de la prévention. “
Et l'éducation ?
à Naradamuni
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 19H11 | 17/06/2008 |
Y a-t-il encore quelqu'un qui n'a pas compris le véritable but de la « guerre à la drogue » ? Voir le lien,
http://nouvellesociete.org/5144.html
Pierre JC Allard
à pierrejcallard
De quetzal2012
enseignant précaire | 18H19 | 18/06/2008 |
Un très bon texte merci !
Personne n'a lu ce texte avec des neurones sous la main ou quoi ?
c'est à desespérer…
à Naradamuni
De Hmz
14H47 | 18/06/2008 |
L'éducation consisterait à informer objectivement sur les cotés positifs et négatifs du cannabis, mais plus encore à apprendre aux gens à faire la différence entre usage et abus.
Tout comme boire une bière de temps en temps avec des amis n'a rien à voir avec le fait de se torcher tout seul chez soi.
à Hmz
De timmy
(écrivain public) | 15H20 | 19/06/2008 |
Et tout comme boiree tout seul chez soi n'est pas forcément synonyme d'alcoolisme.
De caleb irri
calebirri.unblog.fr | 18H39 | 17/06/2008 |
En effet un très grand nombre de personnes consomment cette substance, qui a longtemps été considérée comme une drogue douce, et qui aujourd'hui est traitée comme une drogue dure.
Les consommateurs réguliers, ces dernières années, ont une difficulté grandissante à s'en procurer. Qu'on s'entende bien sur le fait que je ne remets pas en cause la nocivité du produit, comme celle du tabac ou de l'alcool… seulement il apparaît que la cocaïne et autres extasies sont plus faciles à trouver que le cannabis, ce qui m'effraie pour l'avenir.
Je sais qu'en hollande par exemple, la légalisation de cette substance n'a engendré ni plus de morts en voiture, ni plus de drames familiaux qu'il y en a en France, car le cannabis est la seule drogue avec laquelle il n'existe pas d'overdose.
Le problème de l'interdiction est qu'il engendre non seulement la prospérité des dealers (petits et gros), mais aussi une baisse conséquente de la qualité des produits. Pour compenser la pénurie, des vendeurs peu scrupuleux veulent récupérer leur marge sur le poids du produit, en y ajoutant des substances autrement plus dangereuses qu'est le cannabis à l'origine.
Les dealers, que ce soit en banlieue ou ailleurs, sont entretenus dans leur commerce par cette interdiction, qui n'a que des effets désastreux en terme de violence et d'économie.
Je ne comprends pas comment un dirigeant peut ne pas comprendre l'avantage qu'il y aurait à la légalisation, ou même dans un premier temps à la dépénalisation.
Tout d'abord le consommateur moyen est une personne qui ne recherche pas le profit, mais simplement un produit. Le dealer est souvent un consommateur qui, faute d'en avoir les moyens, vend ce produit dans le but de s'offrir sa consommation. Nul doute sur le fait que la plupart des consommateurs préfèreraient éviter le marché parallèle pour s'offrir la qualité.
Ensuite, une activité commerciale légale permettrait à l'Etat de taxer cette vente, et en même temps de focaliser les efforts des agents douaniers sur les drogues dures qui ravagent les jeunes, riches comme pauvres.
Une activité légale est une activité réglementée, et la santé n'est pas le dernier souci des consommateurs.
A ce propos, les consommateurs ne fument du tabac avec le cannabis que pour des raisons économiques, et bon nombre de fumeurs seraient ravis de n'avoir pas à ajouter de tabac à leur consommation.
Une activité dépénalisée serait déjà une avancée, car elle permettrait aux consommateurs leur propre production, ce qui enrayerait presque immédiatement l'intérêt pour le marché noir. Et pas de marché noir, c'est moins d'argent sale, moins d'armes et moins de violence. Plus d'argent pour l'Etat, la mort économique des petits dealers et leur retour sur les bancs de l'école.
Moins de petits dealers, c'est moins de possibilités pour les jeunes de trouver cette substance très jeunes. Les buralistes vendant des cigarettes à des mineurs sont condamnables, ils pourraient l'être aussi pour le cannabis.
Cela n'empêche pas la prévention, à savoir que comme l'alcool le cannabis n'est pas à conseiller à des dépressifs ou certaines pathologies, et que toute combustion est mauvaise pour la santé. Et que, comme pour tout, l'abus est dangereux pour la santé.
à caleb irri
De skalpa
actif et militant ? | 19H28 | 17/06/2008 |
Que dire de plus ? ? ? ? ?

De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 18H50 | 17/06/2008 |
Leurs revendications ? Qu'on cesse de les prendre pour des imbéciles, que le gouvernement cesse de les infantilser et que la raison l'emporte enfin sur l'absurdité.
Ça me semble une revendication générale ,s » il n » y avait que pour la culture du cannabis ..
à Numerosix
De jide
jide.romandie.com | 19H49 | 17/06/2008 |
« que la raison l'emporte sur l'absurdité »…
C'est peut être un peu beaucoup demander, non ?
La politique française est menée par idéologie, pas par une quelconque logique, fut-elle de droite…
http://jide.romandie.com
De Ga
Dessineux | 18H52 | 17/06/2008 |
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 18H56 | 17/06/2008 |
une adectote : il y a 3 ans je suis allée à AMSTERDAM d'où j'ai pu rapporter sans souci des graines de cannabis vendues sur le marché.sans souci, qu'on se le dise !
sérieusement qui peut nous dire qu'à AMSDERTAM les coffee shop (please smoke inside……si c'est marqué ! )génèrent plus de délinquance que l'interdit FRANCAIS ?
qui peut nous dire que les dégats de l'alcool (vendu légalement) sur la santé, la sécurité (routière entre autre) ne sont pas plus important ?
mais qui ça dérange de dépénaliser la vente libre du cannabis ?
l'argument santé ne tient pas alors qu'on nous donne la vraie raison de cette pénalisation hypocrite qui rapporte à certains ?
au fait je ne fume pas ! mais à force de prescrire le subutex et de le voir revendu on se pose des questions !
là, les labos vont me tomber dessus : c'est un marché le subutex et la méthadone ! et celui là légale !
à Compté supprimé 2
De DBL8
Retraité | 18H36 | 18/06/2008 |
Vous vous rappelez les paroles de la chanson « il a dit la vérité, il sera exécuté ! »
Bon c'est pas d'hier plutôt d'avant hier…mais…
Il y a du vrai !
à DBL8
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 17H54 | 19/06/2008 |
pitié ! je veux vivre ! dire la vérité coute cher ,ça c'est sur !
De blablablaetblablabli
patati et patata | 18H56 | 17/06/2008 |
on m'a fait gouter ya pas longtemps, ha ça détend , j'était fait comme rat,ha c'est pas mauvais l'herbe.
De Stonga
19H16 | 17/06/2008 |
Super ! Une rubrique « jardinage » sur Rue89. Les fiches-pratiques suivront ? Et la vente de graines ? : -))
De profgryzzli
Jeune | 21H40 | 17/06/2008 |
Je rejoints les personnes qui ont réagi précédemment. Etant lycéen, je connais le milieu même si je ne consomme pas. Je préfère voir des personnes consommer leur production plutôt que la me*** médicamenteuse rajoutée au canabis vendue par des dealers qui ne se rendent pas compte de ce qu'ils vendent pour la plupart.
Commencer à mentir pour la cigarette, puis pour la « beuh » et la fracture se crée entre parents et enfants. Le gosse peut se renfermer, peut voler pour avoir le droit à fumer une dose.
J'ai cotoyé des dépressifs et croyez moi, ils étaient beaucoup plus en danger sous anti-dépressifs que ne le sont ceux qui fument de l'herbe.
Mais bon, les lobbys pharmaciens ont toujours raisons : donner des médicaments qui augmentent le taux de suicide alors qu'il s'agit d'un anti-dépressif est autorisé (véridique, j'ai oublié le nom, si on peut m'épauler) mais autoriser le cannabis sous forme pure (dont les conséquences en matière de suicide ne sont pas prouvées), ça jamais.
De hgo04
Citoyen Lambda | 19H24 | 17/06/2008 |
J'ai récupéré cela sur un autre site….
Je n'entre pas dans le pour et le contre, mais la réalité des choses..
Le tabac et l'alcool sont aussi des produits néfastes, alors pourquoi rajouter celui ci en vente libre ? ?
» » » » » » »
EFFETS À LONG TERME DU CANNABIS
Rappelant que les effets produits par le cannabis sont directement liés à la personnalité de l'individu, au contexte de la consommation, à la quantité absorbée et à la qualité du produit, et retenant que les effets de l'accumulation de THC dans les tissus sont encore mal connus mais indéniables, les effets à long terme sont :
En cas de consommation régulière et fréquente, la concentration, la capacité d'apprentissage, la mémoire à court terme, la capacité de conduire, sont toutes fortement affectées, et peuvent être perturbées encore pendant 24 heures après la consommation.
Les effets psychologiques comprennent des réactions de panique, le syndrome amotivationnel (réduction de l'ambition et de la motivation).
La marijuana est nocive pour le système pulmonaire car elle emplie les poumons de trois fois plus de goudron et de cinq fois plus de monoxyde de carbone que la cigarette. Mais puisque l'utilisation de la marijuana est moins fréquente que celle de la cigarette, on ne compte pas ou peu de cancer causé directement par celle-ci.
Les effets néfastes du cannabis apparaissent après plusieurs années de consommation. Le THC atteint particulièrement les tissus conjonctifs, les poumons, les organes sexuels et les neurones.
Des dommages au système immunitaire et aux spermatozoïdes ont été décrits, mais les bases scientifiques ne sont pas suffisantes pour affirmer que cela se passe dans tous les cas. Malgré plusieurs études contradictoires, aucun effet significatif du THC contenu dans la marijuana, n'a été démontré sur la fertilité.
Avec une augmentation de la dose, les consommateurs font l'objet d'hallucinations, de paranoïa et ont des réactions de panique. Les symptômes s'aggravent chez les personnes souffrant de problèmes psychiatriques et plus particulièrement de schizophrénie.
» » » »
sans compter que pour d'autres, c'est l'anti-chambre des autres drogues, plus fortes plus nocives aussi…
Même si le cannabis n'amène pas obligatoirement aux drogues dites dures, tous ceux qui en sont, ont consommé en premier du cannabis… et continuent d'ailleurs…
à hgo04
De thoughtthrow
19H38 | 17/06/2008 |
« sans compter que pour d'autres, c'est l'anti-chambre des autres drogues, plus fortes plus nocives aussi…
Même si le cannabis n'amène pas obligatoirement aux drogues dites dures, tous ceux qui en sont, ont consommé en premier du cannabis… et continuent d'ailleurs… »
et ils ont aussi bu du lait étant enfant…
« Le tabac et l'alcool sont aussi des produits néfastes, alors pourquoi rajouter celui ci en vente libre ? ? »
ou pourquoi pas interdire ceux que vous citez alors !
à thoughtthrow
De pablico
10H13 | 18/06/2008 |
On met le projecteur sur le tabac, l'alcool et le cababis.
Quid des antidépresseurs et autres calmants, des euphorisants qui sont consommés ?
ne sont-ils médicaments, ou substitut de drogues ?
Ils sont aussi en vente libre et subventionnés par la sécu
à thoughtthrow
De hgo04
Citoyen Lambda | 16H03 | 18/06/2008 |
Perso cela ne me dérangerait pas…
Mais en ce cas, pourquoi interdire le lsd ? ? les amphet ? ? la morphine ? ?
Moi ? ? comme je mets dans une autre réaction : légalisons et taxons… on fera entrer de l'argent dans les caisses.. mais, bien entendu, avec toujours des mises en garde comme pourle tabac et l'alcool : LE CANNABIS TUE, bien apposé sur les paquets…
Au fait, ce message sur les paquets de clops ? ? cela a fait baisser la sonsommation du tabac ? ? ou de l'alcool ? ?
Le prix élevé peut être, mais les mises en garde ? ? non…. (quoique nous ne pouvons donner de stats sur les paquets achetés au marché noir…)
Vous voulez votre pet ? ? ben payez, et surtout ne portez jamais de plainte contre qui que ce soit, puisque vous savez que c'est dangereux…
On peut même modifier les dictons : ce n'est plus les pissenlits que vous boufferez par la racine, mais le cannabis.. lol..
à hgo04
De profgryzzli
Jeune | 19H45 | 17/06/2008 |
« Même si le cannabis n'amène pas obligatoirement aux drogues dites dures, tous ceux qui en sont, ont consommé en premier du cannabis… et continuent d'ailleurs… »
Une majorité peut-être, la totalité, non. Ne faisons pas du canabis une drogue « pont » autant que nous ne devons pas en faire une non-drogue.
Je ne trouverai plus la source, mais j'ai entendu très souvent dire qu'une petite dose de cannabis était plus efficace qu'un anti-dépressif et soignait bien souvent le blues amsterdamien. On le sait très bien, y a des marins qui pleurent… J'ai lu un article il y a longtemps (désolé des non-sources) qui mettait sur le compte du cannabis le faible taux de dépressions aux pays-bas. La société de consommation du tout de suite maintenant stresse énormément. Le cannabis semble un bon échappatoire.
Après, fumer ou ne pas fumer, du moment que l'on connait les conséquences… Il faut faire des jeunes et des moins jeunes des personnes responsables. Je fume (cigarette), je sais à quoi m'en tenir. Mais après tout, comme dit l'adage favoris des fumeur, on meurt tous de quelque chose, non ?
Après, il faudrait discuter de la légalisation facteur de croissance de la consommation ou frein ? L'importance est de taille, car le cannabis reste tout de même très nocif pour certaines personnes et simplement nocive pour tous. Mais j'oserai dire, autant que la clope ou la vodka.
à profgryzzli
De Cyril_H
étudiant à Pau | 23H21 | 17/06/2008 |
Les dernières études sont formelles : il y a des effets néfaste du cannabis sur la santé et le psychisme : il y a un syndrome de sevrage, des pertes d'attention en cas de fortes consommation et des effets déppresseurs…
Ce n'est dons pas un produit anodin, même si ce n'est pas le diable que présente politique répressive du gouvernement.
Et c'est là qu'arrive l'absurdité : puisque la prohibition est totale, il n'y a pas de gestion du produit : pas de prévention efficace (les ados ne sont pas dupes des contes que leur servent des adultes moralisateurs), ni de suivi efficace des consommateurs, ni de contrôle des circuits de distribution, encore moins de politique de réduction des risques…
juste une prohibition aveugle, stupide et inefficace !
Deux exemples :
1) qui sait combien de temps faut-il attendre aprés un joint pour conduire ? Personne puisque la prévention routière est prisonnière du dogme « de toute façon, vous n'auriez pas du fumer ».
2) Les jeunes des sections sport-études ne sont pas moins friands de cannabis que les autres, mais 2 jours avant les tests antidopage (si quelqu'un a un jour amélioré ses perf en fumant, je lui paye une bière), ils avalent des produits masquants, présente un léger oedème pendant 24H et sont clean pile à l'heure !
Je sens que les masquants sont bien pire que les joints…
à Cyril_H
De Akaa
08H35 | 18/06/2008 |
Le cannabis produit un syndrome de sevrage ? ? ?
J'aimerais avoir ta source stp, c'est la première fois que j'entends ça et ça contredirait même ce qu'on disait depuis des années (à savoir, dépendance psychique donc pas de réel syndrome de manque comme on peut le voir pour l'héro, l'alcool ou même le tabac). Merci d'avance ! ; )
à Cyril_H
De jojo1er
10H46 | 18/06/2008 |
« Les dernières études sont formelles : il y a des effets néfaste du cannabis sur la santé et le psychisme : il y a un syndrome de sevrage, des pertes d'attention en cas de fortes consommation et des effets déppresseurs… »
Dans quelles mesures ?
Le syndrome de sevrage, vous pourriez le décrire (et le comparer à celui du café par exemple) ?
Les pertes d'attention sont quand même logique s'agissant d'un psychotrope consommé pour se détendre, non ?
Les effets dépresseurs sont limités, passagers et réversibles.
Il reste une très vive contre-indication aux schizophrènes même latents, c'est là le plus grand danger (déclenchement d'une pathologie en sommeil).
Encore une fois je rappelle l'effet plafond de la fumée de cannabis inhalée, pas d'overdose possible.
« Ce n'est dons pas un produit anodin, même si ce n'est pas le diable que présente politique répressive du gouvernement. »
Ce pourrait-être un produit anodin dans le cas d'une conso raisonnable et exceptionnelle. C'est _très_ de ce qu'en dis la politique officielle, ce qui contribue encore à la discréditer en bloc auprès des jeunes. (on est pas loin de penser « si l'état le dit c'est que ça doit être le contraire de la vérité » quand on a 15 ans…
« 1) qui sait combien de temps faut-il attendre aprés un joint pour conduire ? »
J'avais vu passer une étude sur la base des tests comportementaux utilisés dans de nombreux pays (comme aux states pour l'alcool) ça variait de 3 à 8 heures selon la quantité et l'habitude (l'accoutumance).
« Personne puisque la prévention routière est prisonnière du dogme “de toute façon, vous n'auriez pas du fumer”. »
Dont on voit mal ce qu'il vient faire dans le domaine de la prévention routière.
« Je sens que les masquants sont bien pire que les joints… »
Boire du thé vert régulièrement pendant les périodes de consommation et cesser la conso 5 jours avant, avec 1 litre de thé vert par jour jusque 12h avant le test.
--
Jojo1er, …la guerre à la drogue inefficace est une comédie jouée au peuple, les objectifs sont politiques.
à hgo04
De fermtag
23H22 | 17/06/2008 |
Le tabac est peu ou prou psychotrope. Donc exit.
La prohibition, ça a existé au US et on en connaît les conséquences : pas glop (trafics en tout genre, produits frelatés, mafia, etc. exactement ce qui se passe pour le cannabis).
Donc, interdire l'alcool est une aberration. Si on réalise qu'à court, moyen et long terme, la consammation de cannabis est « anodine » pour la santé comparé à celle de l'alcool :
CQFD
Autre argument en faveur de la dépénalisation, ou plutôt de la légalisation : la possibilité, enfin, de pouvoir prendre en compte les effets iatrogènes du THC avec les autres molécules par une reprise sérieuse des études sur la molécule et une ouverture plus naturelle du patient à « avouer » sa consommation et à quelles doses/fréquence…
Oups, j'oubliais : l'additivité à l'alcool est très forte avec un sevrage dangereux voire mortel et très douloureux si non ou mal accompagné, alors que celle au cannabis est négligeable et indolore (elle est surtout psychique) et le sevrage (physique) sans danger aucun.
Et l'alcool est un puissant dépresseur, ce que n'est pas le cannabis, a priori (manque d'études).
Il y a encore beaucoup à dire (notamment sur la molécule et ses dérivés qui pourraient avoir des propriétés prometteuses pour certaines pathologies. mais là, encore, manque d'études sérieuses…
à fermtag
De jojo1er
10H49 | 18/06/2008 |
Pour certaines applications (chimio entre autres) c'est l'analgésique qui représente le meilleur rapport efficacité/effets secondaires…sans parler de son prix
Jojo1er, …la prohibition coule la sécu.