Barack Obama, les droits d'Israël et les devoirs des Palestiniens
Personne ne semble plus croire qu'un accord définitif sur la paix au Proche Orient pourra être signé avant la fin du mandat de Georges Bush. Le prochain Président des Etats-Unis héritera donc des négociations en cours. L'actuel favori, barack Obama, se présente comme le candidat du » changement » , notamment en ce qui concerne la politique étrangère. Mais un examen de son discours du 4 juin devant l'American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), prinicpal lobby pro-Israël aux Etats-Unis, indique que s'il adopte une posture de » rupture » par rapport à l'administration Bush, de remarquables éléments de continuité se dégagent, notamment en ce qui concerne la question palestinienne.
Génocide juif » donc » Etat d'Israël
Obama explique pourquoi il se pose en » véritable ami d'Israël » : un grand-oncle qui fut » [l'un des] premiers soldats américains à être parvenus dans un camp de concentration nazi » et qui est revenu d'Europe » en état de choc » ; une visite au mémorial de Yad Vashem, au cours de laquelle Obama a pu voir » des photos qui ne s'effacent jamais de votre mémoire » .
On peut comprendre l'impact de ces deux éléments. Mais on peut contester les conclusions qu'en tire le candidat démocrate :
» J'ai appris l'horreur de l'Holocauste, et la terrible urgence que celui-ci a conféré à la nécessité d'effectuer le voyage de retour chez vous, en Israël » .
Israël a été fondé en 1948, mais il est historiquement faux et intellectuellement malhonnête de justifier le projet sioniste au nom du génocide.
Historiquement faux car le projet d'établir un Etat juif en Palestine remonte à la fin du 19ème siècle ; car la déclaration Balfour, affirmant le soutien de la Grande-Bretagne à l'entreprise sioniste, date de 1917 ; car la première révolte des arabes palestiniens contre la colonisation a eu lieu en 1936…
Intellectuellement malhonnête car il interdit toute critique de la légitimité de l'établissement d'un Etat juif dans un territoire majoritairement peuplé de non-Juifs sous peine d'être accusé de négationnisme. Obama pousse encore plus loin l'amalgame en évoquant son refus de toute concession vis-à-vis de la sécurité d'Israël » alors qu'il y a encore des voix qui osent nier l'Holocauste » et » [alors] que des roquettes s'abattent sur Sdérot » .
Il est significatif qu'Obama reprenne à son compte cet amalgame et en fasse le cadre de son propos concernant le Moyen-Orient. Il ne s'agit pas seulement de satisfaire une audience en vue d'obtenir de précieuses voix. C'est un positionnement qui permet de justifier la politique israélienne et les souffrances des Palestiniens au nom d'un crime qu'ils n'ont pas commis.
Les droits des uns et les devoirs des autres
Obama revendique la continuité avec George W. Bush :
» Je suis depuis longtemps fier d'être partie prenante d'un consensus puissant et bipartisan qui se tient aux côtés d'Israël face à toutes les menaces » .
Illustration sémantique de cette continuité et de ce soutien, Obama fait référence à 20 reprises à la » sécurité d'Israël » et à 11 reprises au » terrorisme » ou aux » terroristes » qui la menacent. Il tente néanmoins de se démarquer :
» Je me suis opposé à la tenue d'élections, en 2006, dans lesquelles le Hamas était candidat. Mais l'administration actuelle a précipité les choses, et le résultat, c'est que Gaza est contrôlée aujourd'hui par le Hamas, et que des roquettes pleuvent sur Israël » .
On peut s'interroger sur les principes d'un homme qui considère que lorsque des adversaires peuvent gagner des élections, elles ne doivent pas se tenir…
Il poursuit en expliquant que » le peuple palestinien doit [« must »] comprendre que le progrès ne sera amené ni par de faux prophètes, ni par l'extrémisme, ni par le détournement de l'aide étrangère » . Ces » devoirs » des Palestiniens font écho aux » droits » d'Israël. Les deux seules occurrences du » droit » ( » right » ) se rapportent en effet au » droit à l'existence » et au » droit à la sécurité » d'Israël.
Les Palestiniens n'ont pas » droit à un Etat » mais » besoin d'un Etat » . Ce n'est pas parce qu'ils ont de droits nationaux qu'Obama défend l'idée de » deux Etats vivant côte à côte » mais parce que, pour Israël, » une réelle sécurité ne peut découler que d'une paix durable » , qui passe par la création d'un Etat palestinien…
On peut alors comprendre cette phrase obscure, dans laquelle les Palestiniens sont absents du règlement d'une question qui les concerne pourtant au plus haut point :
» Quand je serai président, j'oeuvrerai à aider Israël à réaliser l'objectif des deux Etats » .
Deux Etats pour Israël, et non pas un Etat pour les Palestiniens.
Barack Obama : un « meilleur ami », pour Israël, que Georges Bush ?
Israël est pour Obama au-dessus des institutions internationales :
» Je m'élèverai toujours pour soutenir le droit d'Israël à se défendre à l'ONU et dans le monde entier » .
Il entend renforcer la coopération militaire avec cet Etat pas comme les autres, afin de lui » garantir l'avantage militaire qualitatif » : 30 milliards de dollars d'aides directes, sur 10 ans, dans le domaine militaire.
Pour faciliter les négociations qu'Obama entend conduire, Israël devra
» adopter les mesures appropriées – en cohérence avec sa sécurité – afin d'améliorer la liberté de déplacement des Palestiniens et la situation économique en Cisjordanie, et s'abstenir de construire de nouvelles colonies » .
Pas un mot sur le blocus de Gaza, des » mesures » à la discrétion d'Israël, et une acceptation de l'expansion des colonies puisqu'il s'agit seulement de ne pas en construire de nouvelles. Les Palestiniens, et notamment le Hamas, devront » renoncer au terrorisme (…), reconnaître le droit d'Israël à exister et (…) respecter les engagements signés » . Engagements qu'Israël n'a jamais respectés en poursuivant la colonisation, laquelle remet en cause chaque jour un peu plus le » droit à l'existence » d'un hypothétique Etat palestinien.
Concernant les » deux Etats » , aucune référence aux résolutions de l'ONU, aux frontières ou à la notion de » territoires occupés » . Obama évoque l'établissement d'un » Etat [palestinien] qui soit contigu et cohérent » . Des attributs pour le moins flous.
Pour Israël les choses sont plus claires : » Tout accord conclu avec le peuple palestinien devra préserver l'identité juive de l'Etat d'Israël » . Message bien reçu à l'AIPAC : les Palestiniens d'Israël, qui revendiquent que l'Etat juif devienne » un Etat de tous ses citoyens » , continueront d'être discriminés. Et les réfugiés, la majorité des Palestiniens, demeureront des réfugiés.
Enfin, Obama franchit un pas en affirmant que » Jérusalem restera la capitale d'Israël, et [qu'] elle devra rester indivisée » . Il reconnaît donc officiellement Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël, à l'encontre de toutes les résolutions de l'ONU, et exclut tout partage de la souveraineté. Il s'agit pourtant d'une des revendications majeures des Palestiniens. Il tentera de corriger son propos quelques jours plus tard, sans pour autant évoquer une quelconque souveraineté palestinienne sur Jérusalem. Et donc sans convaincre qui que ce soit, à part le gouvernement israélien.
Conclusion : » time for change » ?
Il ne s'agit pas ici de tirer de conclusions définitives et exhaustives sur la seule base de l'adresse à l'AIPAC d'un candidat en campagne, et donc en quête d'électeurs. Mais le ton est donné. John McCain va devoir être créatif pour apparaître plus proche d'Israël que ne l'est le candidat démocrate.
Obama ne rompt pas avec la logique de Georges Bush : en subordonnant tout règlement de la question palestinienne à la sécurité d'Israël, il s'oppose frontalement aux droits fondamentaux et aux revendications des Palestiniens. Ici, chacun sait en effet ce que signifie la » sécurité d'Israël » : c'est en son nom que l'occupation de la Cisjordanie se poursuit, qu'1, 5 million de personnes meurent lentement à Gaza, que des assassinats extra-judiciaires sont commis, ou que le Mur a été construit.
Le discours devant l'AIPAC indique qu'Obama n'entend pas exercer de pression sur Israël pour que les droits nationaux des Palestiniens soient satisfaits. Il s'agit plutôt d'exercer des pressions sur les Palestiniens pour qu'ils satisfassent au « droit à la sécurité » d'Israël. Dans ces conditions, l'éventuelle élection du candidat démocrate, malgré sa promesse de désengagement progressif du bourbier irakien, n'apportera aucune stabilité, sans même parler de justice, dans un Moyen-Orient qui demeurera une véritable poudrière.
►Une version longue de cet article est disponible sur le site de Julien Salingue
►Lire aussi l'intégrale du discours d'Obama en français et en anglais.
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De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 09H44 | 17/06/2008 |
sans commentaires les devoirs des victimes on en arrive a se dire que mc cain serat plus sympa sur çe coup
De ClaireChar
10H04 | 17/06/2008 |
Je ne suis pas très à l'aise avec cette explication de texte assez biaisée d'un texte effectivement comme vous l'indiquez prononcé devant un lobby juif et dans le but de récolter des voix. Alors certes il faut assumer ces propos mais malgré tout ça ne me paraît pas forcément le meilleure moyen d'évaluer la position d'Obama sur le sujet.
Ensuite autre problème à mon sens plus grave est l'absence de mise en perspective de la question juive dans le contexte des Etats-Unis.
Vous lisez le texte d'Obama avec des yeux de français alors qu'eectivemenbt la France a un biais pro-palestinien depuis très longtemps, là où les ETats-Unis ont un biais pro-juif.
Il st inconcevable pour un américain de soutenir le hamas, de ne pas soutenir à 100% israel c'est un suicide politique, parce qu'il ne s'agit pas uniquement du « vote juif » mais de l'ensemble de la population américaine qui je vous le rapppelle a continuer de considéré Arafat comme un terroriste jusqu'à sa toute fin.
Alors après on approuve ou pas, mais je crois que malgré tout, Obama a qui justement les américains reprochent son ton ambivalent sur Israel, a un discours qui évolue quelque peu par rapport aux standards américains, même si évidemment par rapport à nos standards à nous ça paraît aboslumment dérisoire
à ClaireChar
De unagi
Fatalitas | 18H19 | 17/06/2008 |
Biaisée ?
« les Etats Unis », « 100% Israël,inconcevable, “les américains” vous n'y allez pas avec le dos de la cuillère, un peu comme sarkozy qui parle des africains, la réalité est plus nuancée que le biais soit pro palestiniens ou.. vous avez dit pro juifs, j'aurais plutôt dit pro israéliens.
“L'antisémitisme sévit-il toujours autant aux Etats-Unis ? Selon le directeur général de la Ligue anti diffamation (ADL), Abraham Foxman, il aurait diminué sensiblement ces dernières années mais cela ne veut pas dire pour autant que ce fléau a disparu. Les chiffres publiés récemment ne sont en effet pas très réjouissants : 15 % au lieu de 30 %. C'est-à-dire qu'il y aurait toujours près de 35 millions d'Américains antisémites.
Abraham Foxman a présenté ces données aux membres de la commission de l'immigration, de l'intégration et de la diaspora de la Knesset. Il a indiqué que le nombre des incidents antisémites était passé de 1757 en 2005 à 1350 en 2007. Il a en outre exposé les moyens utilisés par la Ligue pour tenter de réduire le nombre des agressions.
Dans son exposé, il a parlé des difficultés que devait affronter son organisation, face à une nouvelle forme d'antisémitisme, distillé sur Internet, et a souligné qu'il fallait faire preuve d'ingéniosité pour lutter contre ce phénomène. ‘'Internet constitue un moyen efficace de diffuser la haine et le racisme dans des proportions jamais atteintes, pas même par Goebbels (ministre de la Propagande d'Hitler)’. Pour Foxman, l'antisémitisme aux USA s'est infiltré partout, à tel point qu'il est devenu légitime, que ce soit dans la rue ou dans les milieux universitaires. Il n'est pas uniquement le fait des extrémistes”.
Foxman a estimé que les Américains devaient prendre leurs responsabilités et supporter les conséquences de leur antisémitisme. Il a cité pour exemple l'acteur et metteur en scène Mel Gibson dont la cote de popularité avait nettement baissé lorsqu'il avait exprimé ouvertement ses sentiments antisémites “
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
10H22 | 17/06/2008 |
Je crois que beaucoup s'illusionnent sur Barack … pour ma part, aucun iota de différence avec Bush, parce qu'aucune imagination et peu de culture.
De Laurent-Weppe
10H38 | 17/06/2008 |
„Israël a été fondé en 1948, mais il est historiquement faux et intellectuellement malhonnête de justifier le projet sioniste au nom du génocide.«
Le projet sioniste est né du dégoût de son fondateur face à l'affaire Dreyfus. Il n'y aurait jamais eu de projet sioniste s'il n'y avait pas eu l'antisémitisme, et le génocide juif étant l'aboutissement de la logique antisémite il est historiquement faux et intellectuellement malhonnête de faire comme si la shoah et la fondation d'Israel était deux évènements séparés.
Et qu'on arrête de présenter l'AIPAC comme un lobby pro-israélien. Ses chefs, ses membres le présentent comme tel, et on fait de gros efforts pour être présentés comme tels en toute occasion, mais il ne s'agit que d'iun énorme, et odieux, mensonge. Deux équivalants de l'AIPAC en France se trouvent dans la nébuleuse d'admirateurs de Bush et des néo-cons et celle des admirateurs du régime de Pékin, qui crient pour les uns à l'antiaméricanisme et pour les autres au racisme dès que quelqu'un ose affirmer que les néo-cons et la mafia du PCC ne sont pas des dirigeants loyaux à leurs peuples respectifs.
l'AIPAC fonctionne de la même manière : sous prétexte de défendre le droit à l'existence de la nation israélienne, ils passent leur temps à accuser d'antisémitisme quiconque ne colle pas aux discours de l'aile droite du Likoud. On est contre le mur, contre le parasitisme de la société israélienne par des colons qui se maintiennent en place en pratiquant en permanance un chantage à la guerre civile, contre la corruption des faucons de sa classe politique (deux premiers ministres et un président issus de la faction des faucons lourdement salit par des affaires de corruption ou d'agressions sexuelles, ça commence à faire beaucoup), et on est immédiatement accusé d'antisémitisme, et si „On“ est juif, citoyen israélien, voir rabin „On‘ est dans le meilleurs des cas „atteint de la haine de soi et dans le pire des cas accusé d'être un traître à la solde de puissances hostiles à Israel et au judaisme.
En fait, l'AIPAC est probablement le plus anti-israélien des lobbys US ayant pignon sur rue, le problème, c'est qu'après ayant été entretenu par une classe politique américaine qui aimait bien avoir l'air „sans concession face au terrorisme, ce groupe a gagné en puissance, et en influence, et n'est par conséquent pas un petit groupe marginal qui peut être ignoré par un candidat en campagne.
Obama n'est pas dupe du fonctionnement de tous ces pro-israéliens en carton-pâte (dont un certain nombre d'antisémites qui pour faire carrière en politique se sont cachés derrière une sympathie simulée à l'égard d'Israel, précisément dans le but de masquer leur antisémitisme) : il y a quelques semaines, quand il a déclaré qu'étant composée d'humains ordinaires, la classe politique israélienne était aussi faillible que n'importe quelle autre classe politique, il a été accusé de manquer de loyauté envers „ce fidèle allié, et bien sûr, certains ont immédiatement hurlé à l'antisémitisme. Rajoutons McCain qui affirme que Obama est le „candidat du Hamas des rumeurs (lancées et entretenues par les médias conservateurs) sur le fait qu'il serait un Mandchourian candidate sauce Madrassa et le fait qu'il a vécu la candidate de Kerry, qui fut saccagés par un bombardement de mensonges Karl Roviens, et le comportement de Obama est assez compréhensible :
démontrer par A+B à ses membres que les positions de l'AIPAC sont erronnées est une perte de temps : ils savent qu'elles sont erronnées, qu'elles ne servent pas les intérêts israéliens (ce serait même plutôt le contraire) qu'elles sont en contradiction flagrante avec les souhaits d'une écrasante majorité, et des citoyens Israéliens, et des citoyens US de religion juive.
Quant à envoyer paître l'AIPAC en disant „vous êtes trop malhonnêtes pour que je perde mon temps avec vous, si l'idée est séduisante, Obama perdrait toutes ses chances d'entrer à la Maison Blanche si il faisait une telle chose maintenant. Il est donc condamné à employer la vieille technique du „Smile now, screw them later et de faire bonne figure devant l'AIPAC, en attendant d'être au pouvoir, et que la majorité gouvernementale israélienne change et ne soit plus composée de membres qui sympathisent ou se soumettent à l'extrême droite locale.
à Laurent-Weppe
De bloqué le 24.09.09
11H32 | 17/06/2008 |
Je souhaiterais que vous ayez raison.
Cependant Obama a vraiment fait du zèle pro-Israël par son ton d'abord, de supériorité paternaliste envers les palestiniens (cette population misérable et assiégée, il lui dicte ce qu'elle doit faire…) ; et surtout par sa position sur Jérusalem attribuée entièrement à Israël ce que Bush et les néocons eux-mêmes n'ont pas osé faire.
Je me demande si il y a seulement quelques chances qu'un candidat à la présidence des Etats-Unis se donne un jour les moyens de seulement comprendre ce qui se passe en Palestine.
à Laurent-Weppe
De Deborah
14H07 | 17/06/2008 |
Le projet sioniste serait né du dégoût de Herzl pour l'affaire Dreyfus ? Non ! Les sionismes (et non « le » sionisme, car « le » sionisme est loin d'être univoque) (à commencer par « les Amants de Sion », etc.).
Que Herzl ait été plus qu'ébranlé par l'Affaire , sansdoute. Ca ne l'a pas empêché de fabriquer un sionisme colonialiste, calqué sur le colonialisme allemand, et malheureusement, c'est ce sionisme là qui a réussi. La voix d'un Ahad Haam, d'un Bernard Lazare, d'un Martin Buber, sonnait différemment.
Quant à la politique de Barack Obama, elle sera sans nulle doute plus dure encore que celle de Bush et pas dans le sens d'une juste appréciation des choses.
Ne pas traiter avec le Hamas ? Mais les Etats-Unis et tant d'autres traitent bien, depuis toujours avec les terroristes juifs issus de la Haganah, du Groupe Stern, du Lehi, de l'Irgoun ! Nous avons tous que les terroristes d'aujourd'hui seront les interlocuteurs de demain et que les terroristes d'hier - les Résistants lors de la 2è Guerre Mondiale) - sont des héros, décorés comme tels !
Je déteste le terrorisme, mais on ne peut pas comme le font trop de gens considérer que c'est permis du moment que ça sert aux Juifs mais pas quand il s'agit des autres.
Arafat ? Mais qui l'a déconsidéré pour éviter de signer tout accord qui mènerait vers la paix ?
Si Israël voulait la paix, réellement, on s'en serait aperçu. Mais je ne compte pas sur Obama pour faire pression à son ami israélien, que les Etats-Unis arrosent à coups de milliards de dollars tous les ans et qui lui sert de porte-avion, dans tous les sens du terme.
La vraie question à pose est celle-ci : assez causé, parloter, parlementer. Qui, en Israël, parmi les dirigeants d'Israël veut la paix ? Une paix évidemment juste pour tout le monde, assurant la sécurité des uns comme des autres : car la sécurité d'Israël implique la même sécurité pour les palestiniens. Avec au passage, des révisions déchirantes pour Israël puisqu'il devra rendre les terres confisquées, en toute illégalité, même si accompagné d'accords pour la répartition des territoires. On n'y est pas encore….
à Deborah
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 18H37 | 17/06/2008 |
« Quant à la politique de Barack Obama, elle sera sans nulle doute plus dure encore que celle de Bush et pas dans le sens d'une juste appréciation des choses. »
Comment peut-on dire une chose pareille ? Sur quoi se fonder pour l'affirmer ? Sur un discours prononcé devant des partisans américains d'Israël en pleine campagne électorale, et qui serait, paraît-il, la position officielle d'Obama sur la question israélo-palestinienne ?
Ne soyez pas naïve.
De Umit
10H42 | 17/06/2008 |
Le prochain coup sera son discours devant le puissant lobby arménien aux Etats Unis…là il va reprendre grosso modo la même réthorique…sauf qu'eux ils ont déjà un pays… Comment tenir ses promesses sans froisser les turcs qui sont les seuls alliés des israéliens dans cette région (voir les pouparler entre la Syrie et Israel)tout en s'assurant les voix et l'argent des arméniens d'amérique..le tout sans froisser le pentagone qui redoute un retour de bâton qui mettrait ses forces et sa stratégie en Irak en danger…
Mc Cain est plus clair là dessus… FIRST USA … !
Bien à vous
Ümit
PS : sincèrement croyez-vous vraiment que Barack « Huseyn » Obama a une chance de devenir président des Etats Unis ? Qu'est il arrivé aux poulains des européens aux dernières élections américaines ? On s'est planté à chaque fois !
De compte supprimé 13
10H43 | 17/06/2008 |
j'ai eu l'occasion de lire cet excellent article sur un autre site.
Il prend une couleur supplémentaire si l'on se reporte aux déclarations d'hier, très critiques, de C. Rice concernant la colonisation juive.
On en est presque à des positions à front renversé entre l'administration Bush et Obama.
De Bon Scott
10H55 | 17/06/2008 |
« Barack Obama, les droits d'Israël et les devoirs des Palestiniens “ et l'inverse, non ? !
De Rastakouer
11H55 | 17/06/2008 |
Entre Israël et la Palestine, les malhonnêtetés s'affrontent. Laquelle gagnera ?
à Rastakouer
De A Serbe
13H50 | 17/06/2008 |
Je ne suis pas d'accord. Ce n'est pas blanc bonnet et bonnet blanc !
Simple, oui ; assez simple, oui ; trop simple NON.
De andriouchka
12H21 | 17/06/2008 |
il interdit toute critique de la légitimité de l'établissement d'un Etat juif dans un territoire majoritairement peuplé de non-Juifs sous peine d'être accusé de négationnisme
M. Salingue, vous devriez relire ce qu'est le négationnisme ! Ce terme est employé non seulement dans le cas de négation du génocide des Juifs par les nazis, mais aussi dans le cas de comparaison « sionistes » (Juifs) / nazis, très courant dans les bons milieux gauchistes. Est-ce que vous sous-entendez ?
Votre démo manque singulièrement d'analyse un peu objective. Pas étonnant d'un partisan d'un seul état. Mais beaucoup de personnes, sur le terrain notamment (à part le hamas qui prône encore dans sa charte le meurtre des juifs) sont pour 2 états. Et pour que 2 états soient viables, il faut bien que les Palestiniens et les pays arabes qui les soutiennent reconnaissent l'état israélien (dans les frontières de 67), comme l'état israélien doit reconnaitre un état palestinien.
La majorité des Palestiniens resteront des réfugiés, dites-vous ? Que faites-vous des réfugiés Juifs ayant fui les états arabes ? Ils n'ont même pas droit à une ligne ?
Que Barak Obama, en campagne électorale, ait parlé devant des tenants pro-israéliens ne vous permet pas d'en tirer des conclusions aussi définitives quant à la politique extérieure qu'il mènerait, s'il était élu.
à andriouchka
De bloqué le 24.09.09
13H13 | 17/06/2008 |
Votre objectivité à vous andriouchka, elle saute aux yeux !
Ce post va être voté négativement (et probablement fermé) par des gens dont l'opinion raciste et pro-Israël est minoritaire en France et en Europe, sauf chez les prétendus journalistes des médias dominants, et chez les politiciens.
Salut à ces censeurs antidémocrates ! ; -))
à andriouchka
De A Serbe
14H11 | 17/06/2008 |
On aura tout entendu comme malhonnêteté intellectuelle et manipulation :
- parler de « sionnistes » c'est du négationnisme (contestation de crimes historiques pour faire court) ;
- les juifs qui ont quitté d'eux-mêmes les pays arabes pour rejoindre l'état théologique d'israel, sont des réfugiés ;
- Barak Obama qui est allé à Canossaipac est antisémite car il cache ses véritables intentions.
Arrêtez les pleurnicheries et regardez la réalité en face !
Cet article est l'un des plus éclairés et des plus réalistes que j'aie lu jusqu'à présent.
à A Serbe
De andriouchka
16H58 | 17/06/2008 |
vous devriez lire plus attentivement les posts auxquels vous répondez !
- parler de « sionnistes » c'est du négationnisme (contestation de crimes historiques pour faire court) ; » ? ? ? ? ?
C'est la comparaison entre nazis et « sionistes » pour faire court, mis à la place d'Israéliens, qui est du négationnisme, car il permet de minimiser les crimes nazis (6 M de morts, quand même, Juifs et des millions d'autres) en sous-entendant que les Israéliens font pareil. Combien de ces bien-pensants de « gauche » comparent Auschwitz et Gaza ?
- intéressez-vous aux conditions dans lesquelles les Juifs ont quitté les pays arabes, généralement après des pogroms et des menaces sur leur sécurité. Ils ont été la bagatelle d'environ 800 000 à devoir tout laisser et fuir.
Quant à votre dernière assertion, elle est pure invention.
Nous n'avons ni les mêmes lectures ni la même analyse.
à andriouchka
De caro
délinquante avérée | 18H17 | 17/06/2008 |
vous avez raisons, andriouchka, on ne verra jamais un anti-sioniste parler d'Israéliens, mais toujours de « sionistes ».
les Israëliens et les Palestiniens ont tous des droits et des devoirs, qui, en fait, se ressemblent pour arriver enfin à vivre en paix au PO :
reconnaître aux autres le droit à un Etat et le devoir d'en assurer la sécurité réciproque, ainsi que l'égalité de leurs populations respectives (au pluriel, car chacun des états aura forcément des minorités)
à andriouchka
De A Serbe
18H27 | 17/06/2008 |
Je lis attentivement, surtout ce que vous n'arrêtez pas de passer comme propagande.
Pourquoi faire toujours référence à Auschwitz dès qu'on vous parle de palestiniens encerclés, affamés, tués à Ghaza ?
Je m'intéresse pourtant au sort de beaucoup de monde, mais c'est la première fois qu'on me parle de pogrom de juifs dans les pays arabes. Arrêtez de délirer !
Tout le monde sait pourquoi ils ont fui : pour l'Algérie, ce n'est même pas la peine de faire un dessin, pour le machrek, non plus, pour les autres pays, la propagande israélienne a tellement bien fonctionnée et continue de le faire.
Donc, encore une fois c'est du pur mensonge, de l'intox, … Vous n'arriverez pas à refaire l'histoire à votre sauce tout le temps. Il y a bien un moment où on vous arrêtera.
Nous n'avons effectivement pas la même honnêteté intellectuelle.
Mais je sens qu'on s'éloigne du vrai sujet : OBAMA et le lobby de l'AIPAC.
à A Serbe
De andriouchka
18H37 | 17/06/2008 |
Je vous disais bien A Serbe que nous n'avions pas les mêmes lectures ; -)
Une simple petite recherche sur le net, vous obtenez une page de wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9fugi%C3%A9s_juifs_des_pays_arabes
sur les « réfugiés » Juifs, qui n'auront jamais, eux, le statut de réfugiés et ne seront jamais aidés par l'équivalent de l'UNRWA
à andriouchka
De unagi
Fatalitas | 19H08 | 17/06/2008 |
bonsoir andriouchka,
Les réfugiés juifs ont été intégrés par les pays d'accueils, les réfugiés palestiniens vivent dans des campS ce qui est souvent la base de l'aide de l'UNRWA ;
à unagi
De andriouchka
19H33 | 17/06/2008 |
bonsoir unagi. Je suis tout à fait d'accord avec vous sur l'intégration des réfugiés juifs dans les pays d'accueil. Il n'empêche que ce sont des réfugiés, qui ne peuvent retourner chez eux.
Quant aux réfugiés palestiniens, pourquoi continuent-ils 60 ans après à pourrir dans des camps ? pourquoi les pays d'accueil de ces camps refusent de les intégrer comme les Juifs ont été intégrés ? Quel est l'avantage pour ces pays d'avoir ainsi sous la main une population toujours au bord de la révolte et revendicatrice ?
beaucoup de questions sur les pays « frères » qui refusent les Palestiniens.
à andriouchka
De A Serbe
20H04 | 17/06/2008 |
Non, nous n'avons, définitivement pas les mêmes sources. Les vôtres vous les prenez sur le portail d'Israel, pays bien connu pour son objectivité.
Vous avez dû remarquer que les références viennent pratiquement toutes des mêmes origines : regardez les patronymes.
On n'est pas sorti d'affaire !
Moi je prends mes informations avec des sources qui parlent des réfugiés Palestiniens, les camps, près de 3,6 millions de déplacés (http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/refugiespalestiniensdpl2000), du massacre de Sabra et Chatilla, …
Je vous donne une autre url en retour :
http://www.france-palestine.org/article17.html
Vous me parlez de réfugiés « juifs », c'est encore le fameux discours victimaire, mais personne n'y croit plus vraiment.
à A Serbe
De andriouchka
18H55 | 17/06/2008 |
rajout sur la comparaison Auschwitz = Gaza : faites une petite recherche sur le net, je ne donnerai pas de lien ici, tellement certains textes sont écoeurants de négationnisme. Même Danièle Bleitrach s'en est allée de sa comparaison ! ! ! ! ! ! ! !
Il y a bien un moment, oui, où on arrêtera la désinformation, mais nous ne parlons pas de la même, bien sûr.
De bloqué le 24.09.09
13H08 | 17/06/2008 |
Pourquoi reprocher à Obama ce que font tous les jours les dirigeants français et européens… sans demander une seconde aux peuples français et européens ce qu'ils en pensent ?
http://www.ism-france.org/news/article.php ? id=9245&type=communique&lesuj…
On demande d'urgence des John Mearsheimer et Stephen Walt français et européens pour mettre à jour les mécanismes d'actions du lobby pro-Israël sur nos politiciens de droite comme de gauche !
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 18H31 | 17/06/2008 |
Deux choses :
(1) Obama étant encore considéré par nombre d'Américains comme « musulman » (la référence à son deuxième prénoim, Hussein, est constante chez eux) et suspecté par certains d'être pro-arabe, il essaie actuellement de gagner des points au sein de la population juive américaine. L'opportunisme de la démarche est indéniable, mais on ne peut à mon sens en déduire grand chose, surtout pas qu'il s'inscrit dans une démarche encore plus droitière que Bush. Pour Obama, il s'agit d'abord pour lui de gagner l'élection présidentielle. On verra ensuite…
(2) Si l'on examine les déclarations de politique étrangère d'Obama, on remarque qu'il s'inscrit dans la vieille démarche « impériale » américaine, mais au sens où l'on entendait ce terme sous John F. Kennnedy : une Amérique progressiste, à l'écoute des « non-puissances », mais militairement forte et exerçant son leadership comme elle le faisait il y a 50 ans. Il ne faut surtout pas attendre d'Obama qu'il donne dans le pacifisme ou l'effacement. Son propos est exactement à l'opposé. Il serait naïf de croire que, parce qu'il est noir, il va révolutionner la posture américaine traditionnelle en politique étrangère. Si telle était son intention déclarée, il ne gagnerait certainement pas l'élection.
Conclusion : ne pas attribuer trop d'importance aux déclarations d'Obama en pleine campagne électorale.
Par contre, il y a une novation : s'il est élu, « les USA parleront avec tout le monde, car plus personne ne les écoute ni ne les croit ». A bien lire entre les lignes, cela veut dire qu'Obama aura une diplomatie tous azimuts s'adressant à des interlocuteurs auxquels elle n'adresse pas aujourd'hui la parole (= Hamas, Hezbollah, Iran, etc.).
De Croco
Deal | 14H56 | 17/06/2008 |
Heeuuuu…si je comprends bien, Herzl, ému par l'affaire Dreyfus, a décidé de crée un foyer juif colonialiste en palestine, de déposséder un peuple de sa terre, de chasser les autichtones Arabes, de raser des villages, de proclamer la supériorité des juifs sur les palestiniens…
Drôle de manière d'exprimer ses émotions et son dégoût pour le racisme.
De Croco
Deal | 15H06 | 17/06/2008 |
Qu'attendiez-vous d'un président américain ? Tout prétendant à la Maison Blanche doit obligatoirement faire allégeance au lobby juif américain s'il veut éspérer un jour s'asseoir dans le bureau oval. C'est une fatalité. Celui qui n'a pas le lobby sioniste dans sa poche peut se chercher une autre vocation. Il n'y a qu'à voir pour s'en convaincre la surenchère entre McCain, Clinton et Obama : c'est à qui promettre le plus à Israël, sur le dos des palestiniens.
Il faut être sacrément limité pour éspérer voir en Obama celui qui réglera le conflit. C'est faire fi de la présence de lobbies sioniste et evengelistes à la MB, les véritables détenteurs du pouvoir.
Et c'est bien de se focaliser sur Obama, mais n'oubliez pas la France et les déclarations d'intention ouvertements pro israëliennes de Royal et de Sarkozy pendant la campagne. Comme dit l'adage, « qui veut devenir président ménage Israël ».
Le conflit n'est pas pret de se résoudre tant que des « démocraties » comme les USA et la France continueront à soutenir un régime d'apartheid basé sur la supériorité d'une « race » (ou le vilain ! ), un état colonialiste et raciste qui dénie aux autochtones le droit à l'existence et qui colonise leurs terres.
Israël devrait subir le même sort que l'ADS du temps de l'aparheid, boycott total jusque fin de la discrimination et du colonialisme.
Le Reveur !
à Croco
De andriouchka
16H56 | 17/06/2008 |
tant que vous parlerez de « peuple élu » (commentaire précédent) ou de « supériorité d'une “race”, vous serez considéré comme plutôt du genre anti-juifs (pour ne pas dire antisémite). Le gouvernement israélien est un gouvernement à combattre au même titre que TOUS les gouvernements qui briment des minorités. Nous Français, nous devrions balayer devant notre porte avant de nous exprimer sur d'autres pays. Je vous rappelle, quand même, que l'arabe est la 2e langue officielle de l'état israélien et que les Palestiniens ont des représentants à la Knesset. Connaissez-vous beaucoup d'états arabes où les minorités autochtones ont des représentants ? Alors, considérez Israël comme n'importe quel pays dont les agissements du gouvernement ne nous satisfont pas.
à andriouchka
De compte supprimé 13
17H35 | 17/06/2008 |
je vous cite : « les Palestiniens ont des représentants à la Knesset »
superbe illustration !
vous voulez parler d'Israéliens arabes ou vous les mettez à part ?
faites vous pareil pour les Russes ?