La démocratisation culturelle ? Sarkozy s'y était engagé. Une promesse évaporée des budgets d'Albanel. Décryptage.

La logique paraît étrange. Dans sa lettre de mission à Christine Albanel, cet été, Nicolas Sarkozy blâmait « l'échec du projet de démocratisation culturelle » de ses prédécesseurs. Or quelques semaines plus tard, à la rentrée, sa ministre annonçait une baisse sans précédent des moyens destinés à ce même projet : moins 14 millions d'euros pour 2008…
Quel bilan pour la nouvelle politique culturelle du gouvernement ?
Autre paradoxe, cette perte touche d'abord les activités qui, non rentables par nature, ne peuvent se passer d'aides : ateliers, rencontres ou manifestations artistiques en zone rurale, dans les quartiers, auprès des jeunes… Ainsi, la dotation des « actions en faveur de l'accès à la culture » a chuté de 68 à 56 millions d'euros.
Cette ligne budgétaire ainsi allégée de 20% était pourtant censée couvrir deux programmes qui viennent d'être fusionnés : l'action « en faveur des publics », et le soutien aux « politiques territoriales ». « Comme s'il suffisait de mélanger des lignes comptables pour camoufler les baisses », soupire la conseillère « danse » d'une Direction régionale pour l'action culturelle (DRAC). De fait, les DRAC ont perdu cette année plus d'un tiers de leurs pouvoirs d'« action en faveur de l'accès à la culture ». Autant dire qu'il a fallu « simplifier » bien des projets.
Les déshérités de la démocratisation culturelle
D'ici la fin du mois de juin, Christine Albanel proposera une synthèse des entretiens de Valois, concertation nationale sur le spectacle vivant lancée début février. Pendant ce temps, beaucoup de professionnels attendent encore les subventions qu'ils avaient cru pouvoir intégrer dans leurs budgets.
En Bourgogne, le festival de spectacles en plein air Entre cour et jardin a appris au printemps qu'il ne recevrait rien cette année (contre 15 000 euros en 2007, déjà trois fois moins qu'à sa création en 2000). Idem en région PACA, pour les Rencontres de Haute-Romanche, le grand événement culturel de cette zone rurale, qui touchait jusqu'ici 20 000 euros. « Comme si la conquête de nouveaux publics n'était plus une priorité », déplore Yves Grenier, fondateur de cette manifestation.
Les compagnies indépendantes, pour qui les interventions auprès d'un public de proximité sont cruciales, ont toutes pâti de ce nouvel état d'esprit. Selon les estimations de l'Ufisc (Union fédérale des d'intervention des structures indépendantes), elles ont vu disparaître entre 30% et 100% de leurs moyens.
Citons l'exemple de l'Atelier du plateau (Paris XIXe), privé des 5000 euros qui lui permettaient d'organiser des ateliers d'écriture de quartier. Ou le Hublot (à Colombes), dont les aides à l'action territoriales (25 000 euros) ont fondu de moitié. Ou encore le Théâtre de l'Echangeur : exit ses 8000 euros d'aides aux pratiques amateurs. Régis Hebette, directeur de ce théâtre situé à Bagnolet s'inquiète :
« On nous coupe d'une relation avec le public pourtant indispensable. Sans ces actions, toute notre activité sera, à terme, remise en question. »
La création guère mieux lotie
Contrairement à l'action culturelle, l'« aide à la création », elle, n'a pas baissé : 640 millions d'euros, comme en 2007, rappelle-t-on au ministère. Cependant, 6% de cette somme ont été « gelés » (c'est-à-dire mis en réserve). Suite aux contestations d'artistes prestigieux, la ministre en a finalement débloqué une partie, mais seulement pour les théâtres, scènes et centres « nationaux ».
Pour les structures intermédiaires, la réduction des crédits n'en a été que plus redoutable. Ainsi, parce qu'il est partenaire de la municipalité, le théâtre de Vannes vient de perdre l'intégralité de sa subvention, soit 61 000 euros (presque 20% de son budget 2007). Gildas Le Boterf, son nouveau directeur, déplore cette décision :
« C'est ce qui faisait la différence entre un lieu destiné à la seule satisfaction du grand public local et un lieu de création vraiment ambitieux. »
Dans le même esprit, à Blois, la scène « régionale » de Vendôme a perdu 20 000 euros que lui versait la DRAC au titre de « l'aide à la diffusion en milieu rural ».
Quant aux compagnies indépendantes, en plus des coupes sur l'action culturelle, elles ont parallèlement perdu 4 à 6% de leurs subventions de création. Des sommes apparemment modiques, mais parfois décisives pour boucler un projet. A Alençon, par exemple, c'est plusieurs semaines après la première de son spectacle « Giordano Bruno » que la compagnie Bleu 202 a su qu'elle ne toucherait pas les 15 000 euros promis par la DRAC. L'auteur du projet, Daniel Paris, est amer :
« Je doute que cette somme change grand-chose à la dette publique, mais en attendant, je vais devoir faire un emprunt sur mes biens personnels. »
Il est loin d'être le seul. En région Centre, le budget de soutien aux projets a fondu de moitié entre 2005 et 2007. Même tendance pour la danse en Languedoc Roussillon. Sur les vingt compagnies aidées en 2006, il n'en reste plus que neuf en 2008… Entre temps, seulement trois nouvelles compagnies ont été aidées.
Aller chercher l'argent ailleurs ?
Contacté par Rue89, Georges-François Hirsch, le nouveau directeur des spectacles (DMDTS) au ministère de la Culture, n'a pas souhaité nous répondre. De même, la présidente de l'association des DRAC de France, Véronique Chatenay Dolto, n'a pas « pu » nous accorder de véritable entretien ; elle précise toutefois :
« Les crédits des DRAC sont loin de représenter tout l'effort de l'Etat en faveur de l'art. Il y a également les aides territoriales, régionales, le fond européen… »
C'est bien ce type de raisonnement qui inquiète les professionnels du spectacle. Président du Syndicat national des arts vivants, Claude Bernhardt en témoigne :
« Les DRAC nous disent de chercher des financements ailleurs… Mais ailleurs, les moyens sont loin d'augmenter au rythme de nos pertes. C'est précisément cela, le désengagement de l'Etat. »





















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De Phil2922
Retraite invalidité | 07H57 | 17/06/2008 |
Christine Albanel supprime les subventions du spectacle vivant. Pourtant, les spectacles de rue attirent de plus en plus de gens à Aurillac…
20 compagnies officielles et plus de 400 compagnies de passage enchantent la ville pendant une semaine. Les dernières années, plus de 100 000 spectateurs ont pu apprécier les différents spectales. D'ailleurs le spectacle de théâtre de rue d'Aurillac est devenu international et l'ancienne duchesse du château de Versailles voudrait y mettre un terme… ? Sarko a du lui dire que le spectacle vivant n'était pas assez Bling-bling… ! !
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De pedro66
informaticien bon à rien | 17H11 | 17/06/2008 |
C'est où Aurillac ! ! !
à pedro66
De Adarshini
Idéaliste | 17H45 | 17/06/2008 |
Dans le Cantal, Pedro !
(et le cantal, ce n'est pas que le nom d'un fromage ! ! ! )
De coincoin
pas sûr de mes goûts mais dégoût tr... | 08H02 | 17/06/2008 |
Comment parler de disparition du spectacle vivant lorsqu'on voit la photo de clown triste en activité qui illustre l'article.
De isabey
08H13 | 17/06/2008 |
Il faut demander l'aide(à genoux) de President Jean Sarkozy
De désenchantée
aucune | 08H19 | 17/06/2008 |
bonjour
un tchèque ne blanc ou un tchèque en bois,
oh facile celle là .. ; ; hihihihihi
à désenchantée
De gudule62
10H35 | 17/06/2008 |
ou alors un cheik en blanc, ça lui plairait plus
De gudule62
08H26 | 17/06/2008 |
je suis metteur en scène, dirigeant une compagnie indépendante et un lieu de programmation (qui est celui de la cie). Nous vivons dans un climat épouvantable de suspicion qui s'ajoute aux baisses de subventions et au désengagement complet de l'état sur toutes les structures qui ne sont pas des institutions : pluie de contrôles URSSAF, contrôles fiscaux, multiplication des procédures de contrôle de l'utilisation des fonds (alors que les moyens de fonctionnement, et donc le temps qu'on peut y consacrer sont réduits à peau de chagrin). D'autre part, individuellement, j'ai aujourd'hui l'impression d'être un délinquant… En un an j'ai subi deux contrôles ASSEDIC (je suis intermittent), les procédures de renouvellement prennent désormais régulièrement deux à trois mois (pour vérification approfondies). Récemment, après une représentation dans le nord de la France, j'ai eu droit à un banal contrôle alcootest. Quelle ne fut pas ma surprise, quand, ayant indiqué au gendarme que le camion que je conduisais contenait un décor, il me fut demandé de descendre du véhicule et de présenter mon contrat de travail et ma DUE (attestation de déclaration à l'URSSAF)… Par la gendarmerie..
Voilà où ous en sommes. La gendarmerie est chargée de contrôler la régularité de nos embauches. C'est, je le crois, parfaitement significatif du climat « serein » dans lequel nous essayons, malgré tout de continuer à exercer notre métier.
à gudule62
De Pierrrrre
09H53 | 17/06/2008 |
»….pluie de contrôles URSSAF, contrôles fiscaux, multiplication des procédures de contrôle de l'utilisation des fonds (alors que les moyens de fonctionnement, et donc le temps qu'on peut y consacrer sont réduits à peau de chagrin). D'autre part, individuellement, j'ai aujourd'hui l'impression d'être un délinquant… En un an j'ai subi deux contrôles ASSEDIC …. »
==> Mais ce que vous décrivez est la galère de n'importe quelle entreprise en France…
Votre fiscalité est plus pesante et contraignante que la préparatuion de vos spectacles,
comme pour toute entreprise de plomberie qui doit consacrer plus de temps aux contraintes administratives qu'à la pose de chaudières.
Vous ne pouvez pas réclamer, d'un coté un allègement des contraintes et charges sociales,
et de l'autre un maintien de ces contraintes pour les entreprises qui ne sont pas du spectacle.
Si vous vous battez pour dessérer le carcan administratif, il faut le faire pour toute entreprise confondue.
Et aussi réclamer que l'Etat, dans son fonctionnement, soit un peu plus économe, afin d'avoir moins à taxer le tissus entrepreneurial de France, dont vous faites partie.
à Pierrrrre
De gudule62
10H09 | 17/06/2008 |
vous ne savez absolument pas dde quoi vous parlez, mais vous parlez… je n'ai rien figurez vous ontre les contrôles, ni contre le fait d'avoir a effectuer une grande part de travail administratif. Nous recevons de l'argent public, et je ne vois rien d'anormal à ce que l'on sache comment il est utilisé.Voilà 20 ans que je fais ce métier, et mon témoignage vient simplement attester d'une situation où nous sommes actuellement non pas contrôlé, mais un tantinet harcelé aussi bien collectivement qu'individuellement, avec un but évident : nous pousser à choisir une autre voie.le projet est très clair depuis quelques années maintenant : supprimer un maximum de compagnies, groupes de musique e petites structures culturelles indépendantes en coupant l'alimentation en amont (moins d'argent pour les programamteurs et la création), et en aval (durcissement des conditions d'accès ou de renouvellement du statut d'intermittent, multiplication des contrôles et des démarches administratives pour les petites structures qui n'ont pas les moyens d'embaucher d'administrateurs ou de personnel administratif, multiplication des contrôles individualisés). L'objectif final est : maintient des structures institutionnelles, et grand coup de balai sur tout le reste.
Et ceci n'a rien a voir avec ce que vous dépeignez. n'essayez pas de nous faire passer pour de doux rêveurs.. Depuis 20 ans, nous employons une moyenne de 30 salariés par an, deux permanents, soit l'équivalent de 5 temps plein mensuel. C'est donc une petite PME que nous gérons, et nous sommes soumis au régime privé (TVA, impôts etc…)comme les autres. Alors merci pour la leçon de morale, mais je crois que vous ignorez tout de notre activité, des conditions dans lesquelles nous travaillons, et de ce qui se passe aujourd'hui.
à gudule62
De Pierrrrre
07H18 | 18/06/2008 |
Je sais ce dont je parle,
Je n'en n'ai pas votre expérience, mais j'ai un bout de pied dans le milieu.
Effectivement, un resserrement de vis s'est effectué, et la profession, dans le laissé vivre de certains , en a bien besoin.
Ce que je voulais exprimer, c'est que les contraintes que vous exposez sont celles de toute PME, et j'ai tendance dans ce milieu à observer l'opposition entre
- l'opinion selon laquelle, URSSAF, Sacem et autre imposition vous étranglent,
- et celle selon laquelle ces « salauds de patrons » ne sont pas assez taxés.
………
Je sais votre dépendance de subventions,
et je sais aussi la nécessité de faire partie de la bonne mouvance politique pour pouvoir avoir une petite chance de toucher quelques aides.
Un système qui fait que ce ne sont pas fatalement les plus talentueux que l'on retrouve sur scène, mais ceux dont le réseau et le carnet d'adresses est bien fourni.
………
Vous me reprochez d'essayer « de vous faire passer pour de doux rêveurs »
il est exact qu'il en est dans le métier, et ne me dites pas que vous n'en connaissez pas.
Il est exact qu'ils cottoient aussi de vrais professionnels , et la description que vous faites de votre travail semble que vous en êtes ;
je me contentais de restreindre mes remarques, non sur les spécificités des contraintes du spectacle (bien réelles),
mais au contraire sur les liens qui les unissent à toute entreprise en France.
Et de vous faire remarquer que vos problèmes exposés sont ceux de tout entrepreneur,
dans une règlementation où règles de gestion et code du travail lui bouffent la santé.
Et de souligner que ce désir d'oxygène que vous exprimez, c'est le même que celui du patron du coin à activité industrielle ou commerciale .
Et que vous ne pouvez pas réclamer oxygène pour votre travail,
et acétylèniser celui des autres entrepreneurs.
à gudule62
De TARPON
13H19 | 17/06/2008 |
le theatre ,quand il vit de subventions publiques a des comptes à rendre ,plus que n'importe quelle autre entreprise qui est soumise à resultats.Faire dans le culturel n'autorise en aucun cas à se croire privilegié,ces subventions sont faites de la sueur de ceux qui travaillent .
à TARPON
De Pierrrrre
19H13 | 18/06/2008 |
»….le theatre ,quand il vit de subventions publiques a des comptes à rendre …. »
==> vous n'en connaissez pas des pieces subventionnées qui ne se jouent que devant un public d'invités, faisant partie du staf des politiquements corrects ?
De quels comptes à rendre parlez vous ?
Evidemment que la piece jouée demande un investissement en travail de la part de la Compagnie, et que c'est une chance pour elle par rapport à ces autres compagnies qui n'ont droit à rien.. sur quels critères ?
-----------------
»…plus que n'importe quelle autre entreprise qui est soumise à resultats…. »
==> non, n'exagérez pas, les entreprises sont soumises à des contraintes de résultats objectifs qui dépassent les votres.
------------------
»….Faire dans le culturel n'autorise en aucun cas à se croire privilegié,…. »
==> je vous l'accorde, et la précarité de la situation des artistes et des compagnies les amène à être dépendants des politiques distribuant les subventions.
-----------------
»…ces subventions sont faites de la sueur de ceux qui travaillent ….. »
==> non, les subventions sont faites de la sueur de ceux qui payent impôt.
Je n'insinue pas du tout que vous ne travailleriez point, je sais votre travail ingrat et souvent mal payé, mais je recadre quelques vérités.
à Pierrrrre
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 10H10 | 17/06/2008 |
Mais ce que vous décrivez est la galère de n'importe quelle entreprise en France…
C'est vraiment que le fonctionnement de n » importe qu'elle entreprise privée en France ressemble a du triste spectacle vivant . la plupart des dirigeants et cadres sont clownesques ..
à Numerosix
De gudule62
10H15 | 17/06/2008 |
je coir que j'ai du mal à me faire comprendre… ce que nous vivons ne correspond a la situation de nimporte quelle entreprise privée. Quand vous envoyez l'un de vos employés effectuer un travail est-il souvent interpelé par la gendarmerie pour contrôler la validité de son contrat de travail ? ce que j'essaie de dépeindre, c'est une situation où nous ressentons (et ce n'est pas une illusion malheureusement) une pression énorme destinée à nous faire disparaitre. C'est tout.
à gudule62
De Pierrrrre
11H23 | 17/06/2008 |
»…Quand vous envoyez l'un de vos employés effectuer un travail est-il souvent interpelé par la gendarmerie pour contrôler la validité de son contrat de travail ? … »
==>oui dans le bâtiment,
oui aussi dans la restauration/hôtellerie,
non pour la cuillette des fruits, les contrôles y étant inutiles, tous les cueilleurs étant des clandestins.
Effectivement que le spectacle vivant se prète au cachet au noir, et la chose se pratique presque systématiquement, par des paiements de main à main, ou des glissements de prestations en frais de transport.
Ce n'est pas une critique, vous faites ce qu'une règlementation et une fiscalité imbécile vous obligent à faire :
Actuellement, si vous embauchez un travailleur quelconque,
============================
pour lui donner 100 euros de salaire net,
il faut donner en plus 87 euros à l'URSSAF…
===========================
taxation du travail à 87% ( un chiffre volontairement caché par la complexité organisée du bulletin de paye)
à Numerosix
De Pierrrrre
11H15 | 17/06/2008 |
»…..la plupart des dirigeants et cadres sont clownesques ….. »
==> quand quelqu'un du privé est clownesque,
en principe, il perd vite son boulot,
et se retrouve aprés un concours administratif salvateur,
dans la fonction publique,
où il peut faire ses pitreries sans aucun risque (pour lui).
à Pierrrrre
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 13H35 | 17/06/2008 |
Vous y avez bossé , dans le privé , Pierrre ? Et surtout , vous y bossez en ce moment, dans notre époque, pour sortir des conneries pareilles ? Qu'est ce qu » ils vous ont fait , les maitres du neo liberalisme comme lavage de cerveau ?
Vous avez lu les aventures de Dilbert ? C'est encore bien en dessous de la realité ..
http://tigroo92.ouvaton.org/IMG/jpg/Dilbert01.jpg
à Numerosix
De Pierrrrre
15H30 | 17/06/2008 |
…j'insiste…
un clown qui tient boutique, ferme sa boutique rapidement,
un clown qui monte son entreprise mono personnelle dépose son bilan rapidement,
un clown qui se lance dans une PME, voit rapidement venir la faillite.
Il ne peut continuer, c'est structurel,
c'est le marché lui même qui élimine ceux qui ne s'adaptent pas à sa loi :
le fait que lorsqu'on produit des prestations peu sèrieuses, personne n'en achète, et la boutique fait faillite.
Et si le clown n'est qu'employé, cadre ou non,
ses clowneries feront que le responsable sera amené à rapidement le remercier et lui demander d'aller chercher un cirque ailleur.
….
Par contre, un clown qui est fonctionnaire,
qu'il soit cantonnier d'un petit village de Lozère,
ou professeur dans une université parisienne,
il pourra faire le pître jusqu'à la fin de sa vie,
c'est structurel, son statut le protégeant.
Il est exact cependant, qu'il est des clowns qui, bardés du diplome de sortie d'une grande Ecole (suffit de bosser 3ans comme un taré pour y rentrer),
pour que, protégé à vie par l'appartenance à la caste des anciens élèves de l'Ecole en question,
il bénéficie de l'indulgence de sa corporation,
lui trouvant toujours une piste aux étoiles lui permettant d'exercer son talent :
Il en est ainsi des anciens de X, de l'ENA, etc…
dont on trouve de parfaits tarés (pas tous mais certains) occuper des postes à responsabillité fournis par les copains.
Mais ces cas de figure sont beaucoup plus répandus dans le public que dans le privé, où quand même, il est souvent exigé des résultats et un bilan.
De steed1
prosateur à mi-temps | 08H44 | 17/06/2008 |
vous imaginez la gueule de bois qu'on aura dans quatre ans ? Déjà que c'est pas la joie aujourd'hui.
On détruit la culture, on tue la solidarité, on transfert la sécu sur les mutuelles façon « sicko », on détruit le code du travail (il est tellement chamboulé qu'on ne s'y retrouve plus), on karcherise la fonction publique et on atomise l'armée, et tout ça en 1 an ! ! ! ! ! !
Dehors les animateurs, allez grossir les bataillons dans les usines, produisez au lieu de créer, vendez au lieu d'offrir.
Et dénoncez au lieu d'accueillir…
à steed1
De todeti
08H56 | 17/06/2008 |
Bonjour. Ouais, bof : sans vouloir contredire pour le plaisir, avant l'arrivée de Sarkozy, nous ne devions pas vivre dans le même monde…La culture, la solidarité, etc…se sont effondrés depuis 1 an, seulement ? La solidarité, pour n'évoquer que cette belle idée, au vue du comportement de la génération qui m'a précédée, je n'en ai quasiment jamais vu la couleur : A 20 ans, lorsque j'étais au chômage, je pouvais crever. La solidarité détruite par sarkozy, tout seul ? ….Il faut dire que le terrain était alors très bien préparé…Enfin.
à todeti
De Prolo du livre
09H27 | 17/06/2008 |
Le grand braquage de Sarko : faire croire qu'il n'est là que depuis un an, qu'avant il n'existait pas… Le précédent gouvernement : c'était pas lui ! ! !
Entre intérieur, finances, intérieur, candidature et présidence, le Pe-Timonier est là depuis six ans (non-stop, je ne cumule pas avec le plus ancien)…
à todeti
De haiker
22H34 | 18/06/2008 |
Oh non, Sarkozy n'a pas détruit la solidarité tout seul, en effet.
Chacun y a contribuer. Vous même y contribuer probablement également. Le chacun pour soit reigne en maitre.
Mon coeur balance d'ailleurs entre deux absolutismes : le cynisme de l'indidualiste total ou la plongée immédiate dans le social. Je ne sais tout simplement pas lequel sera le plus rapide pour rétablir un juste équilibre en l'individu et la société.
à haiker
De todeti
03H11 | 19/06/2008 |
Voilà l'exemple type du jugment immédiat qu'autorise internet :
« Oh non, Sarkozy n'a pas détruit la solidarité tout seul, en effet.
Chacun y a contribuer. Vous même y contribuer probablement également. Le chacun pour soit reigne en maitre. »
Je passe sur les fautes. Au fait, vous fondez votre jugement sur quoi ? On se connaît ? On a gardé des poules ensemble ? Que savez vous de la manière dont je vis : rien. Au fait, le dialogue (pas l'insulte, ni l'invective, ni la projection de soi sur autrui, ni le blablabla de la belle âme sûre d'être dans le bien en soi et qui se fait plaisir) vous le pratiquez, parfois ? Dialogue = écoute des humains qui ne sont pas a priori 100 % d'accord avec vous. En terminale, en cours de philo, rappelez vous, votre prof a dû vous touchez un mot ou deux de cette « notiont », non ?
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 08H45 | 17/06/2008 |
passez voir SACRE JEAN PIERRE au theatre d'edgar 58 bd edgar quinet 75014 paris tous les soirs a 20heures tel 01 42 79 97 97 : le budget pas grand chose, deux chaises une table et un portant sur roulette, mais deux bonnes comédiennes, une blonde et une brune très dynamiques , elles enchaines les skechtes a une bonne cadençe pendant une heure , et tout y passe du père fouras a cindy sanders , bref un spectacle très vivant saupoudré d'une bonne tranche de rigolade sans vulgarité
je mets ça là parceque elle n'ont pas de gros moyens et la salle est petite 100 personnes maxi et qu'un peu de pub leurs ferat pas de mal
à patrick du 14
De gudule62
09H48 | 17/06/2008 |
la je trouve limite d'utiliser le formu pour faire de la promo. il ya ce soir plusieurs milliers de spectcles qui se joueront en France. Si on commence à faire comme vous, on n'a pas fini…
De jjezfm
Internaute | 09H00 | 17/06/2008 |
je sais que la culture est essentielle.
je le sais mais… je ne suis pas prête à la défendre.
autant je pourrais monter au créneau pour d'autres choses, mais là, sincèrement non
c'est bien sympathique tous ces spectacles et ces oeuvres créatives mais moi, en bonne citoyenne lambda, je m'en désintéresse totalement
ma culture se limite
1. au ciné : pas qu'aux blockbusters, mais aussi aux films « d'auteurs » et aux illustres inconnus étrangers, souvent de bonnes surprises
2. aux bouquins, et encore, ceux qui racontent une histoire ; -)
je vous ferai remarquer que c'est déjà mieux que la moyenne.
mais voilà, si le théâtre, la peinture, la sculpture etc… devaient disparaître de mon beau pays, je sais, c'est nul, j'ai honte, mais la vérité est que ça ne suffirait pas à me faire descendre dans la rue
à jjezfm
De soleil vert
cool à toulouse | 09H33 | 17/06/2008 |
si on ne devait financer que ce qui nous intéresse directement il n'y aurait plus rien.
Simple question de solidarité dans un ensemble qui s'appelle la Kulture…
à jjezfm
De gudule62
09H56 | 17/06/2008 |
t'as raison, c'est bien ça le drame ! En attendant, le boulot de l'état c'est de travailler justement à amener sa population vers un mieux, et évidemment l'accès à la culture en fait partie en tête de liste avec l'éducation. ce n'est pas logiquement (ou alors, c'est que notre société régresse) de faire un trait sur cette volonté d'amélioration collective. Mais il suffir de voir le traitement que l'on réserve à l'audiovisuel public pour comprendre la direction qui a été choisie
à gudule62
De todeti
11H02 | 17/06/2008 |
Bonjour. Désolé, mais c'est excatement les porpos qui me sortent par les yeux. Je cite : « le boulot de l'état c'est de travailler justement à amener sa population vers un mieux, et évidemment l'accès à la culture en fait partie en tête de liste avec l'éducation. ce n'est pas logiquement (ou alors, c'est que notre société régresse) de faire un trait sur cette volonté d'amélioration collective. »
Dîtes, en matière de culture, et pas d'éducation (ça c'est l'école, puis les études), l'idée saugrenue et totalement révolutionnaire de foutre la paix aux gens ne vous a jamais traversé l'esprit ? D'arreter de leur donner des leçons (vous n'êtes pas assez cultivés, vous n'êtes pas assez élevés, on va vous initier, venez les petits, etc…) Quand, en france, va-ton enfin cesser de tenir ce type de discours qui « prône l'amélioration collective » ? Mais, enfin, n'êtes vous pas au courant que les bibliothèques sont ouvertes ? Croyez vous à ce que vous écrivez, genre : « ce n'est pas logiquement (ou alors, c'est que notre société régresse ». Mais, enfin, de quelle logique parler vous ? Du sens de l'histoire ? De la vie de l'Esprit ? Du progrès ? Votre discours est ultra daté. Vous défendez votre chappelle. « Amélioration collective » par la culture…c'est incroyable d'entendre des choses pareilles…