Grogne sociale : pourquoi ils sont tous dehors

Cette semaine est longue pour Dominique Bussereau et Xavier Bertrand. Le secrétaire d'Etat aux transports et le ministre du Travail affrontent la colère des routiers, des ouvriers des ports autonomes et des syndicats. Rue89 fait le point sur les grèves de ce début de semaine.
Les routiers contre des charges fiscales « trop lourdes »
Ils étaient près de 3000 à manifester leur colère ce lundi. Les transporteurs routiers protestent contre le niveau élevé du prix du gazole. Des opérations escargots, organisées de façon à ne pas perturber les épreuves du bac, ont eu lieu dans toute la France à l'appel des organisations patronales de la profession. « Il ne faut pas tout ramener au prix du gazole », explique la FNTR (Fédération nationale des transports routiers).
A l'initiative de cette première journée nationale de mobilisation -« reconductible“- la FNTR a exposé à Rue89 les raisons de la crise des routiers :
- explosion des coûts : Le gazole a augmenté de 44% en trois ans et les péages de 25%. La FNTR estime l'augmentation moyenne de ses coûts à 12% pour l'année 2008. ‘Enorme.’
- ralentissement économique : Les routiers souffrent de la baisse des échanges et donc de la demande dans leur secteur.
- Europe : La FNTR accuse l'excès d'offre et la concurrence européenne, ‘la fiscalité sur les carburants n'est pas la même selon les pays. En France, nous sommes défavorisés sur ce dossier’. Dominique Bussereau s'est engagé, dans le cadre de la présidence française de l'Union Européenne, à s'attaquer au déficit d'harmonisation européenne en matière de politique fiscale européenne sur les carburants.
- charges fiscales et sociales trop lourdes : Les patrons réclament des mesures immédiates, comme l'allègement des taxes à l'essieu ou professionnelle. La FNTR estime que le coût du travail en France est trop élevé : ‘C'est contre cela que nous nous battons.’
Au secrétariat d'Etat aux Transports, on assure comprendre les préoccupations des routiers et ‘agir très vite pour la mise en place des mesures proposées par Dominique Bussereau. Le 5 juin dernier, ses propositions avaient été reçues favorablement par les routiers mais jugées insuffisantes. Elles concernaient notamment l'étalement du paiements des charges fiscales et sociales et une accélération du remboursement de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers). A la fin du mois, la rencontre prévue pour renouveler les contrats des sociétés concessionnaires d'autoroutes devrait aussi être consacrée à la négociation d'une hausse moins importante des prix aux péages’.
Les travailleurs portuaires contre la réforme des ports
Examiné ces mardi et mercredi à l'Assemblée nationale, le projet de loi sur la relance des ports autonomes français prévoit notamment la privatisation des activités de manutention. 2000 grutiers et portiqueurs, dans sept ports autonomes, sont concernés : Dunkerque, Le Havre, Rouen, Nantes-Saint-Nazaire, La Rochelle, Bordeaux et Marseille.
La puissante Fédération nationale des ports et docks CGT a appelé à bloquer les ports pour protester contre la réforme. Depuis l'annonce du projet en janvier, le conflit s'enlise entre le gouvernement et les syndicats. Alors que le gouvernement justifie sa réforme par l'urgence ‘d'améliorer la performance et la compétitivité’ des ports français, les syndicats craignent que la relance se fasse au détriment des ouvriers.
Du côté de Dominique Bussereau, on assure que ‘personne ne sera laissé sur le carreau’ et on met en avant les multiples tables rondes et discussions organisées avec les acteurs sociaux :
‘Tout le monde reconnait la nécessité de relancer les ports. Nous assurons qu'il n'y aura aucun licenciement. Il y a un examen au cas par cas, agent par agent. Yves Cousquer, l'ancien président des Aéroports de Paris, a été nommé afin de faciliter’ le dialogue. Il est chargé d'arpenter les ports pour assurer la mise en place ces transferts.”
Et l'entourage de Dominique Bussereau de se féliciter que la situation ne soit pas aussi bloquée qu'en 1992, lorsque du passage au statut privé des dockers. Un bien bel optimisme à l'heure où la CGT promet de durcir un mouvement déjà largement entamé ces dernières semaines.
La CGT et la CFDT sur les retraites et les 35 heures
Un front syndical divisé, une précédente journée de mobilisation décevante… la journée de mardi s'annonce rude pour la CGT et la CFDT qui ont appelé à manifester contre la “déréglementation du temps de travail”. En avril, les syndicats et le Medef avaient signé une position commune qui acceptait, à titre expérimental, que les entreprises augmentent leur contingent d'heures supplémentaires à condition qu'un accord soit signé par une majorité de syndicats.
Quelques jours après cet accord, l'avant-projet de loi de Xavier Bertrand proposait que les entreprises soient libres de fixer la durée de travail. En dépit des protestations des signataires de l'accord -Medef compris- le gouvernement entend aller jusqu'au bout et présenter son texte en conseil des ministres mercredi.
Le projet d'allongement de la durée de cotisation pour les retraites est également remis en cause. Principaux concernés : fonction publique, éducation, SNCF, RATP, Air France, aéroports, la Poste, France Télécom.
La fin de semaine aussi s'annonce sombre pour le gouvernement. A la Défense, les protestations fusent contre le Livre blanc ; à la Santé, la publication des comptes de la Sécurité sociale risque de provoquer des remous. Mercredi, c'est l'audiovisuel public qui est en grève pour une durée de 24 heures.
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à Michel5
De Sylap
Citoyen | 06H49 | 17/06/2008 |
« C'est pour quand, le goudron et les plumes ? Ca urge ! ! »
ben vu le prix du goudron pas pour demain ; -)
à Sylap
De Michel5
13H59 | 17/06/2008 |
Alors le lisier fera l'affaire !
à Michel5
De Lurker
Neant | 09H16 | 17/06/2008 |
1) Le vouvoiement n'a rien a voir avec la politique. Démocratie ou pas.
2) Que penser de vos points d'exclamations, qui, sans apporter quoi que ce soit à votre prose, me semble être une violence textuelle. Bouh.
3) Sans interêt
4) Le problème du pétrole est comme vous le dites bien compliqué. Plus que votre definitif « peak oil ». La spéculation n'a pas attendu le peak oil.
à Lurker
De Michel5
13H39 | 17/06/2008 |
Ouais ? Entre nous, je m'en fous pas mal, perso, de ce néo Est d'Eden.
à Eden
De Carmagnole
retraité de l'Education Nationale | 07H41 | 17/06/2008 |
« Problème particulièrement complexe “
Expression particulièrement méprisante pour signifier aux ‘ pauv'con d'en bas qu'il est incapable de comprendre,analyser et porter un jugement sur ce qui se passe dans le monde.
à Eden
De ROI DAGOBERT(la culotte à l'endroit)
cadre(guidon)retraité | 08H43 | 17/06/2008 |
att EDEN
d'accord la courtoisie est utile dans les echanges
mais qui a montré l'exemple en disant :
« CASSE TOI , PAUVRE CON “
( utilisation du tutoiement + menace veralo/physique)
à Eden
De ADCR
11H43 | 17/06/2008 |
je me suis un peu excité, mais le manque de respect vient au départ du journaliste. Je n'ai fais aucune menace, même verbale. (en dehors de survoler les menaces réelles qui se dissimulent derrières les « réformes », mais là ce n'est pas moi qui menace.). On ne s'excite pas niveau lexique ? C'est sur pourquoi s'exciter quand les journalistes utilisent sans même sans rendre compte un vocabulaire qui est celui que l'on applique aux animaux contre ceux qui se battent contre ces fameuses « réformes » et contre également Total ou les autres multinationales du pétrole tout comme contre les spéculateurs qui ont également un grand rôle à jouer dans la montée du prix du pétrole et contre le monopole que cette matière énergétique à vis à vis des autres. Pourquoi s'exciter lorsqu'on parle d'éloignement et de centre de rétention là ou il y a bastonnade, torture et déportation. Si les journalistes qui utilisent les euphémismes pour cacher les crimes contre les droits de l'homme en France et qui comparent le combat social à une meute d'animaux qui grognent, reprenaient un peu leur dictionnaire ils pourraient se rendre compte que même si ils se disent contre le gouvernement actuel, ils utilisent les mots qui confortent la politique actuelle.Et la puissance des médias est tel que les mots de ces journalistes sont ensuite repris par l'homme de la rue, qui se retrouve embarqué sans même s'en rendre compte à accepter l'inacceptable. Il faut lire Eric Hazan vraiment.
Alors voila, moi quand on m'insulte je réagis vivement c'est peut être « bête », mais c'est également « humain ».
à ADCR
De Eden
... | 15H46 | 17/06/2008 |
Ma remarque concernait uniquement le ton employé à l'égard de la journaliste, que je trouve inutilement agressif, pas vraiment courtois et limite blessant, d'autant que cette dernière, elle, ne se cache pas derrière un pseudo.
Sinon : étant donné que je viens de passer la journée (et une partie de la nuit dernière) à traduire bénévolement une pile dossiers de demande d'asile très complexes eux aussi (chuis traducteur assermenté, autant me rendre utile), j'apprécie très moyennement les propos ci-dessus (« lisier », « pré carré », et j'en passe), c'est peut-être la fatigue qui me rend susceptible…
à ADCR
De marie 75
09H36 | 17/06/2008 |
Une lettre de rentrée, Bellaciao, septembre 2008
Mes grands parents chéris,
J'ai pu intégrer finalement l'unique classe de première scientifique qu'il reste au lycée. Par chance le lycée a fait de la place ça tout le monde et nous sommes 43 dans la classe. Nous n'avons pas depuis 2 mois de professeur de langue car le poste a été supprimé, mais le proviseur a passé une annonce dans une boite de soutien privé à domicile (ACADOMIA) pour en recruter un à temps partiel, comme le permet désormais la nouvelle loi (RGPP) de modernisation de la fonction publique. Cela coûtera moins cher à notre proviseur (manager) que d'en embaucher un à temps plein, même si au passage nous n'aurons pas de dédoublement de classe, ce qui est pratique pour apprendre l'anglais.
Les cours de soutien scolaire ont été également supprimés cette année, mais vu que papa et maman gagnent bien leur vie, ils bénéficient de réductions fiscales pour me payer des cours à l'agence ACADOMIA qui a ouvert à 2 rues du Lycée. Les parents d'Hakim et de Momo eux ne peuvent pas payer, mais ma copine Marie Cécile vient avec moi, donc je suis content tout de même.
Ma sœur Elsa de son côté va bien. Elle souhaitait intégrer un B.E.P coiffure, mais vu qu'il a été supprimé, elle n'a trouvé qu'une place en B.E.P Vente. Ce n'est pas tout à fait ce qu'elle voulait faire, mais c'est toujours mieux que ce que lui avait proposé le collège initialement, un BAC Pro Comptabilité. Elle s'est dit qu'avec 7 de moyenne en Math, elle risquait d'échouer dans cette voie, comme sa copine Natacha et qu'il valait tout de même mieux ça. Dans son Lycée, il n'y a pas de cours de langue, mais après tout elle pourra toujours apprendre le C'hti en venant vous voir à Calais.
Je vous embrasse très fort,
Votre petit fils Fredéric.
à marie 75
De yvee
12H43 | 17/06/2008 |
La journée d'Enzo
3 septembre 2012
Enzo est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, éculée, tâchée, un peu grande.
Celle de Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d'une grande marque.
La maîtresse parle, mais il a du mal à l'entendre, du fond de la classe. Trop de bruit. La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congés maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom qu'elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congés. La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille.
Plus gentille que l'intérimaire avant elle. Il sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal.
Du coup Enzo ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades.
On l'a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances. Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait. Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l'a mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine.
Il a commencé l'école l'an dernier, à 5 ans. L'école maternelle n'est plus obligatoire, c'est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école.
Son cousin Brice a eu plus de chance : il est allé à l'école à 3 ans, mais ses parents ont dû payer.
La sieste, l'accueil et le goûter n'existent plus, place à la morale, à l'alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel.
Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie. L'école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès.
Mais Brice a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l'école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l'aider pour les devoirs, ils font trop d'heures supplémentaires.
Mais Enzo a toujours plus de chance que son voisin Kévin : il doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir à l'école, pour aider son grand-père, qui n'a presque pas de retraite.
Enzo est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide.
Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base Élèves. Il ne reviendra jamais. Enzo n'oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police, à côté de son père menotté. Il parait qu'il n'avait pas de papiers…
Enzo fait très attention : chaque matin il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère. Du fond, Enzo ne voit pas bien le tableau.
Il est trop loin, et il a besoin de lunettes. Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l'assurance, et ses parents n'ont pas les moyens.
L'an prochain Enzo devra prendre le bus pour aller à l'école. Il devra se lever plus tôt. Et rentrer plus tard. L'EPEP (établissements publics d'enseignement primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d'enseignant. Ils seront 36 par classe. Que des garçons.
Les filles sont dans une autre école.
Enzo se demande si après le CM2 il ira au collège ou, comme son grand frère Théo, en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier seront moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par coeur. Mais sa mère dit qu'il n'y a plus de travail, que ça ne sert à rien.
Le père d'Enzo a dû aller travailler en Roumanie, l'usine est partie là-bas. Il ne l'a pas vu depuis des mois. La délocalisation, ça s'appelle, à cause de la mondialisation. Pourtant la vieille dame disait hier que c'est très bien, la mondialisation, que ça apportait la richesse.
Ils sont fous, ces Roumains !
Il lui tarde la récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune soeur de maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse dans l'école, dans la classe de monsieur Luc. Il remplace monsieur Jacques, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c'était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie. Il y avait aussi madame Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec des vrais livres ; un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner.
Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café, car sa formation n'est pas payée. Elle dit : « A 28 ans et un bac +5, servir des bières le soir et faire la classe la journée, c'est épuisant. » Surtout qu'elle dort dans le salon chez Enzo, elle n'a pas assez d'argent pour se payer un loyer.
Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale, avec l'abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d'Arc et les dix commandements par coeur. C'est lui qui organise le voyage scolaire à Lourdes, à Pâques. Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien.
Enzo se demande pourquoi il est là.
Pourquoi Saïd a dû partir.
Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit.
Pourquoi et comment les usines s'en vont en emportant le travail.
Pourquoi ils sont si nombreux en classe.
Pourquoi il n'a pas une maîtresse toute l'année.
Pourquoi il devra prendre le bus.
Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages.
Pourquoi on le punit ainsi.
Pourquoi il n'a pas de lunettes.
Pourquoi il a faim.
Projection basée sur les textes actuels, les expérimentations en cours et les annonces du gouvernement. Est-ce l'école que nous voulons ? Le gouvernement a-til reçu un mandat populaire pour cela ? Qu'attendons nous pour réagir ?
Et pour ceux qui veulent s'informer, et peut-être rejoindre la lutte :
à ADCR
De marie 75
09H38 | 17/06/2008 |
wouaf : wouaf ! ! ! ! bravo pour ton papier !
à marie 75
De marie 75
09H59 | 17/06/2008 |
c'était une réponse à ADCR, mais ca c'est mis n'importe où.
à ADCR
De Marie-Sophie Keller
Rue89 Eco89 | 09H52 | 17/06/2008 |
@ ADCR
Face à des messages de ce type, je plains Zineb Dryef qui doit regretter d'avoir passé sa soirée à écrire ce papier récapitulatif, elle aurait mieux fait d'aller s'en jeter un derrière la cravate à la santé des grévistes.
Quant aux titres des articles, ils ne sont quasiment jamais l'œuvre des rédacteurs mais des éditeurs-webmestres.
Relisez donc le papier en omettant son titre : mérite-t-il tant de mépris ?
à Marie-Sophie Keller
De ADCR
11H59 | 17/06/2008 |
Les manifestants méritent ils tant le mépris qu'expriment les médias contre eux ? (tous les journalistes n'expriment pas autant de mépris vis à vis de ceux qui luttent, mais ils travaillent tous dans des organes qui mettent en avant le mépris contre ceux qui se battent et s'opposent à la destruction des acquis sociaux et à la précarisation de la vie imposée par les politiques néo-conservatrice de gauche comme de droite, contrôlé par des corporations de riches individus.)
Effectivement si Zineb Dryef n'est pas responsable du titre je vais la laisser tranquille. Juste savoir si elle a son mot a dire sur le titre de son papier. Et si elle a protesté contre la formule méprisante.
Encore une fois utilisez les mots qui sont appropriés a une situation. Et lisez un peu Eric Hazan. (et même Victor Klemperer).
Les mots ne sont pas anodins.
Je n'exprime que rarement mon énervement vis à vis des rédacteurs ou des créateurs de Rue89, car en général je suis plutot content de vous lire.
Peut être aussi pour ça que je me montre aussi passionné lorsque je vous trouve méprisant.
à ADCR
De parti
punishment park | 14H00 | 17/06/2008 |
LQR , le livre d'hazan…
De caro
délinquante avérée | 23H37 | 16/06/2008 |
Affiche de mai 68 ! 40 ans déjà !
à caro
De skalpa
actif et militant ? | 07H07 | 17/06/2008 |
Contrairement à 40 ans en arrière, on a peu de chances de tendre vers une grève générale


vu le climat corporatiste dans l'air…
dans une société où même les socialistes sont libéraux, on ne peut aussi espérer le ou la
alors à nous d'inventer une ou des

Sous quelle(s) forme(s) ?
a nous de faire preuve d'imagination ! ! !
http://kprodukt.blogspotcom
De I.P
Flat4 | 23H38 | 16/06/2008 |
Et n'oubliez pas le bon vocabulaire :
- un prof qui fait grêve hypothèque l'avenir des enfants.
- un routier qui bloque des dépots d'essence et flingue le bitume des ronds points en y cramant des pneus défend son travail.
- un cheminot qui défile dans la rue prend le pays en otage.
- un pêcheur qui fait brûler le parlement de Rennes exprime une colère juste.
C'est important de ne pas confondre, sinon on risquerait par exemple de dire au 20h que les pêcheurs se sont mis eux même dans la m**** en pillant les ressources côtières ce qui les oblige à aller plus loin et donc à consommer plus (pour gagner moins).
Peut-être même qu'entre deux interviews d'un membre du gouvernement on aurait droit à un commentaire comme quoi que ce n'est pas à nous de sauver des entreprises déficitaires via des subventions tirées des économies faites sur le dos des services publiques.
à I.P
De JP Arrachis
Conseil en marketing et influence | 09H26 | 17/06/2008 |
Bonjour I.P.,
La différence de traitement entre les manifestations d'entrepreneurs (routiers,…) et celles de salariés est choquante. Peut-être que si le message diffusé par les médias lors des manifestations de chefs d'entreprises (routier, pécheurs,…) est si positif pour leur image (le sous-entendu est clair : ce sont des professions qui travaillent énormément, mais qui ne s'arrêtent que parce que leur survie est en jeu contrairement aux autres corporations où l'on fait grève pour défendre des privilèges) cela peut s'expliquer par le professionnalisme de leur communication.
Les organisations syndicales de salariés consacrent beaucoup de ressources à leur cohésion interne alors que les syndicats professionnels utilisent ces ressources pour communiquer vers l'extérieur (et accessoirement s'offrir les services de spécialistes).
à JP Arrachis
De I.P
Flat4 | 21H27 | 17/06/2008 |
Sans doute avez vous raison.
D'un autre coté je m'attends à ce que les journalistes soient capables de faire la part des choses entre les faits et le lobbying et traitent les informations équitablement.
Bon ok je peux toujours courir…
à I.P
De JP Arrachis
Conseil en marketing et influence | 13H28 | 18/06/2008 |
Bonjour I.P.
Votre remarque repose sur du bon sens. Après tout les journalistes sont bien les professionnels du traitement de l'information. Mais peuvent-ils trier et ont-ils le temps, les moyens et l'envie ?
Le temps
Certains chiffres indiquent qu'aux E.U., où la profession est très structurée, depuis longtemps, il y a environ 30 attaché de presse pour 1 journaliste. Retenons juste cet ordre de grandeur. Les journalistes sont bombardés d'informations orientées par de véritables professionnels de la propagande. Comment trier lorsque on dispose de moins en moins de temps pour boucler articles et sujets ?
Les moyens
Les lobbys les plus puissants s'offrent des experts prestigieux (centre de recherche en mal de financement) qui produisent une information orientée d'un très haut niveau technique. Le journaliste peut-il s'attaquer à la méthodologie d'une étude épidémiologique sur l'innocuité des téléphones portables ou l'intérêt nutritif du saumon de xxxx ? non, ceux qui produisent le message maîtrisent ces techniques à un niveau très élevé (exemple : polémiques autour de certains articles publiés dans Nature ou The Lancet, rien que ça). Comme le journaliste ne veut pas passer pour un ignare, il répercute l'information sur le grand public. Cela nous donne les articles (les Unes parfois) édifiants du genre : « boire un peu de vin n'est pas nuisible pour la santé » autrement dit : ne pas abuser c'est bien, quelle information !
Je recommande à ce sujet un article récent de Dr Panel sur Rue89.
L'envie
Aujourd'hui, la presse est tellement concentrée que celui qui est déclaré personna non grata dans une rédaction n'a que peu de chances de retrouver du travail (sauf PPDA bien sûr). Dès, lors comme des millions de salariés et de cadres, ils font ce que leur patron leur dit de faire. Qu'y a-t-il de condamnable à cela ?
Attendre un traitement impartial des journalistes me paraît illusoire.
C'est aussi pour cela que j'aime Rue89 ; -)
à JP Arrachis
De I.P
Flat4 | 14H32 | 18/06/2008 |
Je suis globalement d'accord sur votre analyse temps/moyens/envie mais si on n'a plus rien à attendre des journalistes à quoi servent-ils ?
Autant fermer tous les journaux et laisser les représentants des lobbys présenter le 20h à tour de rôle.
De dalun
00H04 | 17/06/2008 |
je ne grogne pas , je hurle , je colère ,je en ai raz le biniou que lorsque les bosseurs , les inquiets ,les précaires ,les mécontents , sont dans les manifs criant leurs peurs , leurs refus , leurs envies , ben le fils de ELIOT NS prenne la suite de son père …que l'on traite les irlandais d'innocents illétrés … ! faut pas trop prendre les Hommes pour des chiens …Du social et du partage des profits et non un blond platine , comme projet c'est mieux ! je ne grogne pas , je ai colère.
De Servais-Jean
alpha-béta | 01H32 | 17/06/2008 |
Et j'ai entendu le patron de FO dire, pour justifier sa non participation à la manifestation, qu'il n'avait pas encore compris pourquoi la CGT et la CFDT avaient signé avec le gouvernement.
Il me fait penser à Coluche et à son gardez vos Forces les Ouvriers pour définir ce syndicat.
Il aurait dû se renseigner depuis le temps. Ou préfère-t-il bouder dans son coin ?
Il y a bien une autre explication possible, mème que Coluche l'avait envisagée !
à Servais-Jean
De Bon Scott
08H56 | 17/06/2008 |
FO = Farce Ouvrière.
Le seul syndicat qui remplit ses objectifs, le MEDEF, tout est fait par le petit corps malade et ses sbires pour satisfaire les doléances de ce syndicat de voyous !
J'aimerai savoir que pensent les ouvriers qui ont voté pour le locataire de l'Elysée ? !
Les soi-disant « réformes » ne touchent que les plus modestes d'entre nous.
Nous avons à la tête de l'état, un individu qui n'écoute pas le peuple (c'est pas son monde), malgré le « NON » des Irlandais(e)s, le futur « président Européen » continu la ratification du traité de Lisbonne, et les dégâts qui vont avec….
Tant que dans ce pays, nous aurons des syndicats qui se comportent comme en ce moment, le petit corps malade boit du « p'tit lait »
FO, CGT, CFDT, CGC, SUD, ou sont vos intérêts ? !
De raleuse13
idéaliste ? oui ! j'assume ! | 02H31 | 17/06/2008 |
l'État « aide » toutes les corporations qui se plaignent de l'augmentation du prix du pétrole : pêcheurs, routiers, ambulanciers, taxis…
Sans doute parce que ceux-ci ont le pouvoir de bloquer (« prendre en otage » comme ils disent) tout ou partie de la France.
Récemment, j'ai entendu qu'une proposition était en cours, pour « aider » les travailleurs qui dépensent de plus en plus pour se rendre à leur travail : une « certaine » somme, sans précision, serait ajoutée sur leur bulletin de salaire (imposable l'an prochain ? c'est pas précisé…). Cette proposition ne tient pas compte de tout le carburant que chaque famille utilise, pour les transports des enfants, les courses…
Et la « prime à la cuve » pourrait être reconduite l'hiver prochain, TOTAL « réfléchit » à un effort supplémentaire…
Sans doute que le gouvernement n'est pas si sourd, et qu'il note quelques « frémissements » au sein de son peuple…
ET SI AU LIEU DE TOUTES CES AIDES, L'ÉTAT SE DÉCIDAIT A BAISSER LE PRIX DES CARBURANTS ET DU FIOUL ? AU MOYEN DE LA TIPP FLOTTANTE, PAR EXEMPLE ? ? ? ! ! !
Autre idée : si l'État -qui intervient pour tout et n'importe quoi, y compris la pub à la télé- décidait d'interdire aux pompistes d'augmenter le prix de leurs carburants, tant qu'ils n'ont pas reçu le « nouveau » carburant, plus cher ? et leur imposait de baisser ces mêmes prix, lorsqu'ils reçoivent des carburants à base de pétrole moins cher ! ! ! ! !
Bon, je suis une râleuse, pas une grogneuse, mais là, je râle de plus en plus ! ! ! vais pas tarder à « sortir mes crocs », si on m'amène à grogner ! ! !
à raleuse13
De Lurker
Neant | 09H21 | 17/06/2008 |
Et si le gouvernement, plutot que de subventionner indirectement des multinationnales pétrolières (Françaises ou pas), faisait en sorte de developper les energies renouvelables ? D'aider a la modernisation de tous les engins motorisés ?
Subventionner le pétrole (ou réduire les taxes, cela revient a peu près au même) n'est pas une solution a long terme. Cela coute cher, et c'est de l'argent donné aux spéculateurs.
Mais bien entendu, baisser le prix du pétrole, c'est une belle idée qui fait plaisir au bon consommateur. Mais c'est la solution la plus imbécile.
à Lurker
De andriouchka
12H31 | 17/06/2008 |
baisser le prix du pétrole en tenant compte de la baisse du dollar (monnaie dans lequel il est acheté) par rapport à l'Euro (monnaie dans lequel est il vendu), en voilà une idée qu'elle serait bonne !
à andriouchka
De XavXav
14H37 | 18/06/2008 |
le pétrole ne baisse pas en euros. Il augmente juste moins vite qu'en dollars.
Mauvaise idée donc.
cf commentaire sur un fil précédent : http://tinyurl.com/49ao4p
De Gudule
12H09 | 17/06/2008 |
Au lieu que chacun dans SON coin pense à SON trajet et à SON plein d'essence dans SA petite auto, ce serait vachement bien su TOUS pouvaient s'unir pour râler contre la casse de la sécu, du service public, de l'éducation, du système de soins…
Ce qui serait souhaitable, c'est en effet que l'Etat réinvestisse cet argent dans le développement des énergies renouvelables, dans un programme d'économie d'énergies, parce que ça, c'est vraiment nécessaire.
En attendant, vous pouvez toujours vous mobiliser activement et de manière locale en réclamant des pistes cyclables partout pour pouvoir vous rendre à la gare et y prendre le train qui aurait des compartiments vélo.