Revue de commentaires

Europe : vos dix idées pour vous réconcilier

Après les récriminations, les coups de cœur. Malgré le flot de reproches que l'UE inspire aux riverains de Rue89, il reste des motifs d'espérer un avenir à la construction européenne. A la différence de celle de 2005, la crise de confiance due au non irlandais fait émerger des idées nouvelles. Rue89 reprend dix des vôtres pour se réconcilier avec l'Europe.

L'Europe peut porter un vrai projet de société harmonieuse

L'idée que l'Union européenne doit incarner un projet de société idéale est très ancrée dans nos imaginaires. Que l'on soit partisan du oui ou du non, les buts définis par les pères fondateurs doivent rester au centre du processus de la construction européenne. Anny Paule, docteur en sciences de l'éducation, s'en fait ainsi l'exégète :

« Il serait grand temps que tout soit remis à plat, qu'on cesse d'agglutiner des pays sans demander aux peuples ce qu'ils souhaitent, qu'on réfléchisse à ce que serait une Europe harmonieuse, une Europe de paix sociale… Nous allons droit vers une dictature de l'argent et nous nous éloignons chaque jour davantage des idéaux démocratiques. »

Comme Essem, qui pousse une sorte de cri du cœur :

« L'espoir de l'Europe était que tous ensemble on puisse créer quelque chose de nouveau, de meilleur que ce que l'homme avait fait jusque-là, de devenir enfin adulte ! “

De même, Candide, cultivateur de jardin, vient nous rappeler que le non de 2005 n'était pas une réaction de rejet de l'idée européenne, bien au contraire :

‘Pourquoi laisser entendre que les partisans du non au traité de Lisbonne n'aiment forcément pas l'Europe ? Une partie importante du non français avait été relayé par Laurent Fabius. Il a toujours exprimé que c'est justement parce qu'il aimait l'Europe, qu'il ne voulait pas que celle-ci se définisse un cadre social réducteur.’

L'Europe propose un Parlement plus démocratique

Pour Francisc, l'Union européenne a aujourd'hui l'immense avantage de proposer un Parlement bien plus moderne que celui des institutions bicamérales de la Ve République. Une avancée à la fois sur le plan de l'équilibre des pouvoirs et de la démocratie :

‘C'est tout de même incroyable, ce déversement de récriminations alors même que le parlement européen est dix fois plus démocratique dans son fonctionnement et même dans son élection que le parlement français (avec son croupissant Sénat anti-démocratique, son cumul des mandats, sa non-maîtrise de l'ordre du jour, le manque de pouvoir de ses commissions, etc.). Renseignez-vous : le parlement européen est beaucoup plus moderne, sérieux et travailleur.’

L'Europe peut promouvoir de fortes valeurs communes

Et si le débat européen était d'abord une bataille des idées ? Cette analyse est présente dans de nombreuses contributions des riverains. Valdo Lydeker, partisan du non, s'en fait l'écho en prônant un retournement spectaculaire, par rapport aux thèmes traditionnellement avancés par les responsables politiques siégeant à Bruxelles :

‘Mais quand on proposera un traité clair proposant coopération politique, projets de coopération économique entre pays et avec le Sud, accueil humain des immigrés, harmonisation fiscale, minimums sociaux à respecter pour chaque pays, et affirmant clairement que définitivement santé, éducation, culture, environnement sont exclus des biens marchands et des accords commerciaux, je réviserai peut-être ma position.’

L'Europe peut offrir à la gauche un vrai renouveau conceptuel

Dans le marasme intellectuel où la gauche s'est engluée, Jmal estime que l'Europe peut aussi être une opportunité de mener le combat politique. Autrement dit, comment renverser une tendance de fond qui préside depuis plusieurs années à la rédaction des traités européens…

‘Les traités que l'on nous propose veulent imposer, quasiment à jamais, les politiques économiques les plus à droite que l'on ait vu à ce jour. C'est inadmissible, cela devrait l'être même pour les gens de droite, à condition qu'ils aient un minimum d'honnêteté.
Que l'on nous propose une vraie constitution, politique et non économique, et on verra alors vraiment les gens se prononcer sur la question suivante : veulent-ils ou non une Europe politique ? La question que l'on nous pose aujourd'hui est : voulez-vous pour les cent ans à venir vivre dans une Europe régie par la seule et unique loi de la concurrence (qui s'assimile à la loi du plus fort).’

Vue sous cet angle, l'Europe ne peut susciter un enthousiasme débordant.

L'Europe permet d'aborder la mondialisation en position de force

Dans un monde agité par des mutations aussi rapides que profondes, l'espace européen est aussi une garantie de défendre une communauté d'intérêts face aux grands ensembles mondiaux. Gandijyn s'en fait l'écho, persuadé qu'il est temps d'agir.

‘Les tectoniques des plaques terrestres, il en est de même en géopolitique. Il semblerait qu'il y ait urgence à ce que l'Europe se construise rapidement, car en Asie, ils’ ne nous ont pas attendus. Ni les Etats-Unis avec le Canada et le Mexique. M. Sarkozy et Angela Merkel veulent agir ‘dans l'urgence’ et dans la précipitation -contraire à l'esprit des européens qui pensent (encore) être victorieux, et supérieurs sur tous les fronts (dont l'économie)… et se croient (encore) dans les années royales des Trente glorieuses. C'est fini, nous allons déchanter, et il est bon d'ouvrir les yeux avec discernement.”

L'Europe va nous permettre de bâtir un modèle politique inédit

Malgré les non référendaires successifs, malgré les maladresses des politiques, malgré le gouffre séparant aujourd'hui élus et électeurs, chacun a envie de croire à la possibilité d'un nouveau modèle politique à l'échelle du continent. Observateur attentif de la vie publique, Nicolas Cadène, collaborateur parlementaire du député socialiste Jean-Louis Bianco, le dit à sa façon, tirant les leçons du non irlandais :

“Il est plus que temps de promouvoir une véritable Union politique, ambitieuse, proposant une alternative crédible et attrayante (modèle social, environnemental, etc.) et non une simple union économique qui, au final, ne satisfait ni les plus libéraux (au vrai sens du terme) ni les plus sociaux-démocrates et socialistes. En réalité, l'Union d'aujourd'hui satisfait essentiellement le corporatisme d'une certaine élite.”

Quel modèle ? La question reste entière. Pour Berserk11, les dernières consultations populaires incitent à se pencher de nouveau vers le modèle historique :

“L'Europe, la vraie, celle des peuples, ne veut pas d'une fédération du type Etats-Unis et n'en a jamais voulu. Nous avons toujours rêvé d'une confédération, culturellement et politiquement, c'est selon ces termes que les premières fondations européennes avaient été posées.”

L'Europe peut nous permettre de maintenir un modèle social fort face à la crise

Face à la triple crise financière, immobilière et énergétique, la perspective d'un ensemble supranational cohérent est réelle. Elle offre l'avantage de résister aux pressions libérales de l'économie. Un habitué de Rue89, Jean Bachèlerie, en fait la démonstration en soulignant avec conviction :

“L'heure est au réveil : construisons une Europe indépendante, respectueuse des hommes, des peuples, une Europe fière d'elle-même et croyant en son avenir, investissant en infrastructures : TGV, autoroutes de l'information, recherche, éducation publique.”

L'Europe est inscrite dans notre quotidien

C'est un aspect qui échappe trop souvent au débat politique : l'Europe est désormais dans nos vies quotidiennes. On la parle, on la mange, on s'y rencontre et on y fonde une famille, bien plus régulièrement que les générations précédentes. Perjovem, Antiquus facturum à Divodorum, est attentif à cette dimension :

“Ben, moi je l'aime l'Europe ! Etant Lorrain, je peux acheter une voiture française, l'essence et des cartouches de cigarettes, vachement moins chers au Luxembourg, qu'en France. C'est kif-kif avec les englishs qui viennent acheter de l'alcool et des baraques en France…”

Idem pour Anthropia, qui décrit l'Europe comme une donnée consubstantielle :

“L'Europe, je l'aime. Plus jeune, j'en ai appris trois langues, juste parce que je souhaitait pouvoir me balader en comprenant mes voisins.”

Les mentalités sont donc peut-être bien plus en avance qu'on ne le pense sur les résultats électoraux.

L'Europe va réhabiliter le référendum d'initiative populaire

A part nos amis suisses, qui ont une vieille et régulière pratique de la consultation par référendum, ce mode de consultation électorale n'est pas vraiment en vogue dans les pays européens. Les stratèges de Bruxelles vont-ils réussir l'exploit de réhabiliter cette forme d'expression politique ? En tout cas, de nombreux riverains réclament l'idée d'un référendum. A commencer par DBL8 :

“Ce qu'il faudrait : faire un référendum dans tous les pays en même temps ; pour ceux qui ont une Constitution qui les en empêche, il est surement faisable d'en changer.
Comme ça, ce serait la majorité de tous les Européens votants qui serait pris en compte.”

Idée reprise a contrario par Pierrejcallard, qui voit dans le non les prémices d'un oui :

“Le vrai message en filigrane, c'est que si tous les Européens étaient appelés à se prononcer, ils rejetteraient sans doute la Communauté dans sa forme actuelle. Et c'est ce rejet qui est un espoir pour la création d'une véritable Europe.”

L'Europe peut nous éviter le pire

Pessimistes ou optimistes, les internautes de Rue89 ont tous conscience qu'une large part de notre avenir collectif se joue autour de la question européenne. Un enjeu ainsi résumé par Survivant, qui y voit le risque d'une explosion sociale beaucoup plus dévastatrice :

“Le plan C, c'est l'Europe sociale ou l'éclatement de l'Europe. Une fois que les pays de l'Est auront épuisé toutes les subventions pour redresser l'économie du pays, que les peuples à leur tour se rendront compte qu'ils sont restés sur le carreau puisque les subventions seront partagées pour les entreprises, l'agriculture… La grogne se fera encore plus forte et plus dangereuse surtout.”

Laissons le dernier mot à Churchill, en le paraphrasant : finalement, l'Europe ne serait-elle pas le moins pire des systèmes politiques, à l'exception de tous les autres ? ► Lire aussi : Europe : vos dix raisons de ne pas l'aimer

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Portrait de XavXav

à XavXav Portrait de XavXav De XavXav

21H11 | 15/06/2008 | Permalien

J'ajoute un truc sur la concurrence « libre et non faussée ». On voit tous les problèmes que ça apporte, mais pas forcément la raison de ce choix.

Imaginez : vous êtes en France, y'a EDF, société nationale. En Italie, Enel, en Allemagne EON.

Question : si on fusionne tout ça dans une société publique européenne, qui c'est qui commande ? et si c'est les italiens ou les allemands, ça vous gêne pas de voir partir le siège social d'EDF, et disparaître les emplois associés ?

Et si c'est nous les chefs, que croyez vous qu'il se passera coté allemand ou italien ?

La libre concurrence, c'est une façon de dire que tous les pays d'Europe ont les même chance, les même règles et que personne ne sera privilégié.

Portrait de Network 23

à XavXav Portrait de XavXav De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 21H57 | 15/06/2008 | Permalien

La « libre concurrence » n'a rien à voir avec un quelconque souci d'égalisation des chances entre les pays européens !

Il s'agit tout simplement d'un dogme de la théologie économiste, qui s'applique à des entreprises, pas à des pays.

Vous êtes incroyablement naïfs de ne pas vous demander ce que représente le fait d'inclure les services, l'éducation, la culture, etc., dans le domaine des biens marchands et de la « libre concurrence »…

Les dégâts économiques et sociaux causés par l'ALENA devrait pourtant vous apporter quelques indications…

Portrait de Claude PELLETIER

à Network 23 Portrait de Network 23 De Claude PELLETIER

Retraité dans son jardin | 23H44 | 15/06/2008 | Permalien

Est-ce que vos livres d'école ne sont pas un peu vieillis ?

Reprenons deux hypothèses :

1] Soit vous souhaitez la confiscation et ou la nationalisation des moyens de production ; une fois réalisé, il il devient plus aisé d'effacer l'économie de marché et de la remplacer par une économie planifiée comme dans la bonne vieille URSS (j'arrête la suite de ce développement ; si c'est cela que vous souhaitez, dites-le mais moi je me retire de la discussion parce que c'est idiot de vouloir refaire des erreurs du passé ! )

2] Soit vous ne le faites pas, et vous êtes obligé de conserver le marché. Aïe !

Les premiers économistes libéraux ne voulaient aucune règle pour contraindre le marché. La concurrence devait être complètement libre. Mais ça c'était au temps des diligences puis des trains à vapeur.

Mais depuis le capitalisme a changé de forme. Aujourd'hui, les grands groupes capitalistes cherchent à éliminer la concurrence pour être seul sur le marché et faire leur beurre. De fait le marché a besoin d'être encadré, régulé
pour éviter que les renards les plus forts confisquent les clés du poulailler.

Ce qui fait que défendre la concurrence libre (et non faussée) dans le cadre européen n'a pas le même sens que défendre la concurrence il y a cinquante ans !
La concurrence peut être faussée par les très grands groupes, les cartels et aussi par divers dumpings.

Dans le cas du vote irlandais, il semble que des Irlandais aient lu que l'Europe voulait s'attaquer à leur fiscalité légère apte à attirer des entreprises. Comprenez-vous que lutter contre le dumping fiscal des paradis fiscaux c'est lutter pour que la concurrence soit libre et non faussée ? ? ? ? ? ?

À moins que vous ne préfériez la concurrence faussée par les cartels ou les paradis fiscaux ou d'autres moyens ?

Portrait de Asse42

à XavXav Portrait de XavXav De Asse42

Royalais | 22H10 | 15/06/2008 | Permalien

Tiens encore un qui veut faire croire que la gauche serait pour le collectivisme égalitariste à outrance. Non. On est pour le service public. On est pour que la collectivité garantisse à tous ses membres un service uniforme à tous quelles que soient nos situations pour permettre à tout le monde de vivre dignement.
Et cet objectif on sait qu'il ne sera jamais partagé par une entreprise privée qui, elle, cherchera le profit pour ses actionnaires voire ses salariés si elle est bien lunée…

Mais qu'ensuite il y ait des entreprises privées qui tentent de rafler une part de marché pourquoi pas ? Le marché ne doit pas être bétonné. Mais il doit y a voir un pôle fort de service public.
Regarde même sarko se rend compte qu'il faut nationaliser si on veut sauvegarder notre outil industriel avec les chantiers de l'atlantique. On est en train de sortir du dogme libéral mais pour ça il faut qu'on pousse fort ! Qu'on l'impose ! Et on a besoin d'un leader audible, respecté et populaire pour diffuser ce message dans l'opinion. Et d'un parti à fond derrière lui (elle) !

Portrait de Claude PELLETIER

à Asse42 Portrait de Asse42 De Claude PELLETIER

Retraité dans son jardin | 23H49 | 15/06/2008 | Permalien

Oh la belle astuce langagière !
Remplacer nationalisation, confiscation des grands moyens de production par service publique. Super.

Des choses, on peut toujours changer les mots
mais en fin de compte, nous connaîtrions les mêmes maux !

Portrait de asozial

à Claude PELLETIER Portrait de Claude PELLETIER De asozial

aus Berlin | 12H43 | 16/06/2008 | Permalien

OK gros malin, explique nous le mal de mettre les entreprises privées en concurrence avec le service public ?

pourquoi est-ce que cela effraye les libéralistes sinon que cela se révèlerait sans doute au bénéfice du service public qui n'a pas à payer les coûts des dividendes aux actionaires et de la guerre économique ?

il y a 20 ans on parlait d'économie mixte, personne ne hurlait à la soviétisation… le terme a hélas perdu la bataille sémantique que livre la droite à la réalité.

Portrait de Claude PELLETIER

à asozial Portrait de asozial De Claude PELLETIER

Retraité dans son jardin | 20H57 | 16/06/2008 | Permalien

Navré, vous n'y êtes pas, n'étant ni chef d'entreprise, ni bourgeois, je ne défends pas le « libéralisme ». Et l'économie mixte c'est bien.

Vous connaissez sans doute l'histoire du garçon qui criait au loup. C'est un conte célèbre. Un garçon s'amuse à effrayer les villageois en criant au loup. Au bout de plusieurs de ces farces, ils finissent par ignorer ses fausses alertes. Le loup à ce moment, arrive et le mange, et ses cris n'attirent l'attention de personne.

Pas mal d'anti-libéraux lancent étourdiment des alertes hors de propos
(et en dehors de toute stratégie)
…et cela nous coûtera cher. Bonsoir.

Portrait de marie 75

à XavXav Portrait de XavXav De marie 75

10H00 | 16/06/2008 | Permalien

www.fondation-copernic.org

Si vous ne souhaitez plus recevoir la lettre d'information de la Fondation Copernic, cliquez ici :
http://www.fondation-copernic.org/liste.php

Nous avons besoin de votre soutien : adhérez !

La pétition européenne « Spéculation et crises : ça suffit ! » a atteint 38 500 signatures.

Pour poursuivre sur cette lancée, le collectif initiateur organise un premier séminaire européen qui se tiendra à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, de 9h à 17h le 21 juin 2008.

(Pour vous inscrire, il suffit d'envoyer un mail à l'adresse suivante : caroline.robert@attac.org avant le mardi 17 juin en indiquant vos nom, prénom ainsi que votre pays.)

La crise financière confirme les analyses et les pronostics les plus pessimistes. C'est la plus grave crise depuis la seconde guerre mondiale. Elle est l'aboutissement de l'évolution du capitalisme vers sa logique la plus pure et en même temps la plus sauvage : rendre de la valeur aux actionnaires, finalité suprême de la libéralisation du mouvement des capitaux, de la déréglementation, de la prolifération des produits financiers, de la titrisation et de la dépolitisation des banques centrales pour qu'elles servent mieux les marchés financiers.

La pétition européenne initiée par une cinquantaine d'économistes pour demander :
l'abrogation de l'article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société ;
la restriction de la « liberté d'établissement » (art. 48) qui laisse l'opportunité au capital de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs. … a recueilli à ce jour plus de 38 500 signatures.

Pour élargir la prise de conscience de la gravité de la situation et de la nécessité d'élaborer de toute urgence des propositions propres à juguler les méfaits de la finance, le collectif « Stop-finance », initiateur de la pétition, organise à Paris le 21 juin un séminaire européen, le lendemain du Conseil européen et à la veille du G8 au Japon où se rendront les chefs d'Etat et de gouvernement européens.

Ce séminaire portera sur quatre thèmes. Chacun d'eux sera introduit par deux intervenants et sera suivi d'un débat avec la salle.

PROGRAMME

9h : Introduction : Jean-Marie Harribey, Frédéric Lordon

9h15-11h. Session 1 : Genèses de la crise.
Présidente de séance : Stéphanie Treillet Interventions :
Isaac Johsua
Gérard Duménil

11h15-12h30. Session 2 : Les banques centrales face à la crise.
Présidente de séance : Hélène Tordjmann Interventions :
Esther Jeffers
Robert Guttmann (à confirmer)

12h30-13h45 : Pause déjeuner

13h45-15h. Session 3 : Les suites de la crise : credit crunch, ralentissement, crise spéculative des matières premières
Président de séance : Jacques Cossart Interventions :
Jacques Sapir
Peter Wahl

15h-17h. Session 4 : Et maintenant ? Des propositions pour contrer la finance
Président de séance : Jean-Marie Harribey Interventions :
Frédéric Lordon
Dominique Plihon

Conclusions : Jean-Marie Harribey

Plus d'informations sur le site : http://www.stop-finance.org/

Portrait de jeclaude33

à XavXav Portrait de XavXav De jeclaude33

10H22 | 16/06/2008 | Permalien

@ xavxav ; « Pour info ou pour mémoire : les scndinaves (vous savez, le modèle danois), et bien ils refusent de mettre le social au niveau européen, parce qu'ils ont peur que nous français leur foutions le bordel dans leurs systèmes sociaux » C'est certainement vrai ce que vous dites la, nous les français , on est des fouteurs de Bordel ; j'irai même plus loin, ils ont peur que ce soit vous………….

Portrait de asozial

à XavXav Portrait de XavXav De asozial

aus Berlin | 12H40 | 16/06/2008 | Permalien

faux, j'étais au Pays-Bas en 2005, tous les gens que j'y connais étaient de gauche et anti-TCE.

et en Irlande le principal parti pro-non est le Sinn Fein, de gauche.

et ce n'est pas la France de gauche qui refuse les règles de Bruxelles c'est juste une expression de plus du clientélisme de l'UMP et de son chef de gang.

Portrait de leconcombrevert

à asozial Portrait de asozial De leconcombrevert

La vraie vérité >:-)) | 23H13 | 16/06/2008 | Permalien

Oui, comme moi qui était en France en mai 2007, tous les gens que je connaissais était de gauche et allait voter Royal.

Je me demande encore qui a bien pu voter Sarko dans mon dos !

Portrait de Claude PELLETIER

à leconcombrevert Portrait de leconcombrevert De Claude PELLETIER

Retraité dans son jardin | 10H32 | 17/06/2008 | Permalien

Moi, par contre, j'ai senti de drôles de manœuvres dans mon dos et j'ai été cloué par des regards fuyants.

Portrait de asozial

à leconcombrevert Portrait de leconcombrevert De asozial

aus Berlin | 16H45 | 17/06/2008 | Permalien

de gauche et votant Royal ?

Portrait de leconcombrevert

à asozial Portrait de asozial De leconcombrevert

La vraie vérité >:-)) | 18H36 | 18/06/2008 | Permalien

Noniste, abstenue de gauche ?

Sarko vous dit : Merci. Fière ?

Et fière aussi d'avoir « contribué » un vote en moins pour un référendum ?

Logique éblouissante, en effet.

Portrait de marie 75

à XavXav Portrait de XavXav De marie 75

09H45 | 17/06/2008 | Permalien

De passage à Prague lundi, le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays assurera la présidence de l'UE dans moins de quinze jours, a évité de rencontrer son homologue tchèque, toujours en convalescence après une opération de la hanche.

(…)

Quant à la population tchèque, qui ne sera consultée ni sur le radar américain ni sur la réforme des institutions européennes, elle est loin d'être débordée par une vague d'« europtimisme ». Selon un récent sondage, quatre ans après l'élargissement à dix nouveaux pays membres, moins de la moitié des Tchèques considère comme positive leur adhésion à l'Union européenne.
le temps (suisse)

Portrait de Peureux anonyme

De Peureux anonyme

21H23 | 15/06/2008 | Permalien

Le Parlement Européen serait démocratique !

« Les bras m'en tombent » dirait la Vénus de Milo.

Le Parlement Européen est élu à la proportionnelle :

Des têtes de listes font des campagnes de Pub et disparaissent après l'élection. L'« élu » ne connait pas ses électeurs (et pour cause), et l'électeur n'a pas d'« élu » auquel il puisse transmettre ses points de vue. L'« élu » ne représente pas d'électeurs, mais doit tout au parti politique qui l'a mis en position éligible.
Ledit parti politique n'a quasiment plus d'adhérents et ne vit que de l'argent public : subventions votées par les « élus » ou trafics d'influence.

C'est ça la Démocratie ?

Portrait de Network 23

à Peureux anonyme Portrait de Peureux anonyme De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 21H59 | 15/06/2008 | Permalien

Ajoutons que de toute façon la Commission possède un pouvoir autocratique et technocratique, que l'Europe souffre de « commissionnite » (l'abus de commissions spéciales qui décident de tout & n'importe quoi), qu'elle ne publie pas tous ses documents (ce qui est scandaleux), etc.

Portrait de Luk

à Peureux anonyme Portrait de Peureux anonyme De Luk

02H16 | 16/06/2008 | Permalien

N'importe quoi.

En Suisse, on élit le parlement cantonal et une des deux chambres fédérales à la proportionnelle (pour l'autre chambre, on élit deux représentants cantonaux, selon le même mode que les présidentielles françaises.)

Ca empêche la création d'une majorité automatique, comme en France, qui permet aux parlementaires d'arrêter de réfléchir et de voter oui quand le gouvernement propose un truc.

De plus, afin de ne pas voter uniquement selon les têtes de liste et les programmes des partis (ce qui suffit, cela-dit, quand les parlementaires votent selon la logique partisane), il y a des outils comme www.smart-vote.ch, où les candidats donnent leurs opinions politiques, en répondant à des questionnaires, permettant ainsi de déterminer de quel candidat je suis le plus proche.

Evidemment, pour des gens qui sont habitués à élire un dictateur tous les 5 ans, l'idée est difficile à comprendre.

Portrait de Peureux anonyme

à Luk Portrait de Luk De Peureux anonyme

07H08 | 16/06/2008 | Permalien

Je suis probablement inapte à comprendre, comme vous le dites si aimablement, mais je crois que la force de la Suisse réside plus dans son système de référendum que dans l'élection de ses députés. Les Suisses ont pu ainsi, entre autres, imposer le ferro routage et éviter d'entrer dans l'Union Européenne, malgré l'avis de leurs parlementaires.

Quand à nous causer des programmes des partis, c'est mettre au pinacle l'Obscurantisme. Le parti et ses candidats prophétisent que le pouvoir d'achat va augmenter, l'Europe redémarrer, les retraites diminuer… L'électeur est supposé croire en ces inepties, voter pour en bloc, et les réaliser, car elles seraient devenues paroles d'évangile. On a là une variante de l'Obscurantisme religieux qui se retrouve malheureusement au pays de Calvin comme dans ceux de Torquemada.

Portrait de jeclaude33

à Peureux anonyme Portrait de Peureux anonyme De jeclaude33

10H16 | 16/06/2008 | Permalien

Et ça coûte combien au contribuable ?

Portrait de survivant

De survivant

21H28 | 15/06/2008 | Permalien

C'est tout ce qui fait la différence entre une personne optimiste et pessimiste.

L'optimiste n'a pas la clairvoyance du danger et préfère l'ignorer il fonce tête baissée (sarkozy). Seulement quand le danger lui fait face ça fait mal aux dents( le NON des Irlandais).

Le pessimiste lui préfère voir la noirceur des choses en sachant qu'il peut avoir une lueur qui se dégage quelque part.

Savez-vous que les pessimistes avancent deux fois plus vite dans la vie que les optimistes ?

Oui, je le crois qu'une Europe sociale doit être présente pour la diversité politique et le bien des peuples.

Quelque part il est même intéressant de voir que nous sommes entrés de pleins pieds dans l'Europe ce refus est bon pour la démocratie. Avant 2005 peu de monde s'intéressait aux questions Européennes.

Vous allez tous rire je dis un grand merci à sarkozy car sans son arrogance ce serait peut-être les extrêmes droites qui auraient récupérés ce désaveu.

Alors oui à une Europe sociale, solidaire, indépendante.

Portrait de antigone74

De antigone74

Robin des bois en jupon | 21H55 | 15/06/2008 | Permalien

Enfin un article qui nous sort du marasme français vis- à-vis de l'UE : dans notre pays les politiques, depuis des décennies, n'invoquent l'Europe que pour se plaindre et la présenter comme un épouvantail et un empêcheur de tourner en rond. Pas étonnant que le référendum se soit soldé en France par un « non » dans ces conditions, nombre d'élécteurs décrétant que leur vote était « protestataire ». Un an plus tard, moins d'un million d'electeurs irlandais votent « non », et nombre d'entre eux, selon les journalistes, expliquent qu'« ils ne comprennent pas le traité ».

Si les juristes et myriades d'experts de 27 pays ont planché sur un texte par définition infiniment complexe comment peut-on s'attendre, sans travail de vulgarisation par les politiques au fil des années qui ont précédé l'élaboration du traité de Lisbonne, à ce que l'homme et la femme de la rue puissent se montrer compétents en matières de traités internationaux. Si on avait consulté les peuples pour la plupart des traités internationaux en matière de droits humains, par exemple, on n'aurait jamais décollé de la Déclaration des droits de l'homme.

On doit accepter que certains documents, certaines institutions possèdent un très grand degré de technicité. Combien de classes d'adolescents français vont en voyage scolaire au Parlement européen ? combien rendent visite à la Commission ?

Portrait de Network 23

à antigone74 Portrait de antigone74 De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 22H06 | 15/06/2008 | Permalien

Contrairement à ce que vous dites, le TCE, ce projet constitutionnel qu'on nous ressort avec le supposé « mini » traité, a fait l'objet d'un grand nombre d'analyses par des non-experts et a été lu & décortiqué par de nombreuses personnes.

Le discours technocratique est une insulte faite à la démocratie ! Soit dit en passant, Hegel considère dans les Principes de la philosophie du droit qu'un droit non lisible est un non-droit.

Portrait de ex-riverain

De ex-riverain

x | 22H16 | 15/06/2008 | Permalien

« Malgré le flot de reproches que l'UE inspire aux riverains de Rue89. »

on sent bien le clivage entre oui-oui-stes de la France du haut et non-istes d´en bas se refléter dans cet article puant.
(en attendant que ma désincription du site soit enfin effectuée)

« l'Europe ne serait-elle pas le moins pire des systèmes politiques »
…c´est surtout le seul qu´on nous offre/impose. toute argumentation en faveur de l´UE, c´est de la vaseline pour faciliter…bref…

Portrait de jeclaude33

à ex-riverain Portrait de ex-riverain De jeclaude33

09H55 | 16/06/2008 | Permalien

@ alangaja ; Il ne faut pas partir, c'est la porte ouverte a tous ces réac, a la pensée unique ! Il faut faire entendre notre voix et montrer que beaucoup de citoyens sont mécontents du système qu'on essaye de leur imposer ; ça a toujours été difficile de faire entendre sa voix, mais aujourd'hui encore plus avec la main basse de sarko sur l'information, alors quand on peut le faire, il faut y aller-même si de temps en temps, la censure fonctionne.

Portrait de dideix

De dideix

22H24 | 15/06/2008 | Permalien

les pros traité europeen sont comme ceux qui ont votés et cruent en cet ERSATZ de president de la republique française qui en fin de compte ce trouve etre, une personne égoiste et méprisante pour son peuple qui prépare son aprés présidence avec un bon carnet d'adresses mondial,un président qui nous fait avaler des couleuvres a longueur de journée .Un menteur en ce qui concerne les promesses electorales ,des reformes ah sa oui on en bouffe de la reforme mais pour quoi faire pour masquer les réalités de son incompetence lui et de son gouvernement .Moi je ne veux pas de cette europe qu'ils nous imposent ,lisez bien entre les lignes dans cette europe que les grands de cette unions veulent nous fabriquer nous les petits nous seront sur le bord de la route et eux les plus nantis pourront faire leur petite soupe en toute tranquilité,a quoi a servie la revolution française ,a quoi a servie les luttes ouvrieres pour avoir plus de social tout cela va tomber a l'eau quand on entends le X BERTRAND fanatique de sir SARKOZOZO ou LA MORANO parlée ou LA DATI agréssée a ce casser la voix les parlementaire de gauche et les AUTRES tous dans le meme discours lancé comme un complainte « c'est a cause de la gauche si ont en est là “,cette litanie bien formatée et tres sectaire martelée a longueur de journée tous dans une seule pensée celle du chateau et de son gourou,je trouve que cela fout la trouille on ce ce croirait dans le film le village des damnés ,cela serait plus le gouvernement des damnés , ben moi je me demande comment cela va ce passer entre les nations quand ils ne seront pas d'accord LA FRANCE ET L'ALLEMAGNE diront aux autres de fermer leurs clapper ….NON SIEUR SARKO PAS D'EUROPE QUI NE PEUT QUE VOUS DONNER L'ORGUEIL DE NOUS AVOIR ROULE DANS LA FARINE VOUS N'ETES QU'UN MENTEUR

Portrait de leconcombrevert

De leconcombrevert

La vraie vérité >:-)) | 22H35 | 15/06/2008 | Permalien

Bonne idée de proposer un débat sur les aspects positifs de l'Union Européenne.

Sauf que cet article sort un dimanche soir à 20 heures passés, alors que les passionés de l'anti-européisme ont eu tout le weekend pour se déchainer. J'en suis encore malade d'avoir lu ce defilé de triomphalisme malsain, truffé de contresens et de mesquineries !

Dommage.

Portrait de Claude PELLETIER

à leconcombrevert Portrait de leconcombrevert De Claude PELLETIER

Retraité dans son jardin | 23H02 | 15/06/2008 | Permalien

Bonsoir cher concombrevert,
tu n'es plus si vert mais ça ira mieux demain.
Prends une infusion d'engrais coup de fouet
et un bain de purin d'ortie ;
cela fait sortir les miasmes mes les mesquineries fongiques.
C'est ce que j'ai déjà pris !

S'il advenait que le traité soit modifié pour tenir compte des opinions majoritaires des Irlandais, il faudrait l'infléchir dans un sens réactionnaire …… (sous réserve qu'une sérieuse étude d'opinions soit effectuée) et pourtant nos nonistes de gauche sablent le champagne.

Je pense qu'une partie des nonistes (même de gauche) sont strictemnt anti-européens …

Portrait de Peureux anonyme

à Claude PELLETIER Portrait de Claude PELLETIER De Peureux anonyme

07H14 | 16/06/2008 | Permalien

Je confirme : je suis noniste, plutôt de gauche et strictement anti européen.

Portrait de jeclaude33

à Claude PELLETIER Portrait de Claude PELLETIER De jeclaude33

09H26 | 16/06/2008 | Permalien

Je suis farouchement Européen et en son temps j'ai voté non ! Vous croyez tout savoir, enfermé dans votre égoïsme, clos dans votre petit jardin entouré de murailles ; essayez de temps en temps de voir ce qui se passe a coté.

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