Après les récriminations, les coups de cœur. Malgré le flot de reproches que l'UE inspire aux riverains de Rue89, il reste des motifs d'espérer un avenir à la construction européenne. A la différence de celle de 2005, la crise de confiance due au non irlandais fait émerger des idées nouvelles. Rue89 reprend dix des vôtres pour se réconcilier avec l'Europe.
L'Europe peut porter un vrai projet de société harmonieuse
L'idée que l'Union européenne doit incarner un projet de société idéale est très ancrée dans nos imaginaires. Que l'on soit partisan du oui ou du non, les buts définis par les pères fondateurs doivent rester au centre du processus de la construction européenne. Anny Paule, docteur en sciences de l'éducation, s'en fait ainsi l'exégète :
« Il serait grand temps que tout soit remis à plat, qu'on cesse d'agglutiner des pays sans demander aux peuples ce qu'ils souhaitent, qu'on réfléchisse à ce que serait une Europe harmonieuse, une Europe de paix sociale… Nous allons droit vers une dictature de l'argent et nous nous éloignons chaque jour davantage des idéaux démocratiques. »
Comme Essem, qui pousse une sorte de cri du cœur :
« L'espoir de l'Europe était que tous ensemble on puisse créer quelque chose de nouveau, de meilleur que ce que l'homme avait fait jusque-là, de devenir enfin adulte ! “
De même, Candide, cultivateur de jardin, vient nous rappeler que le non de 2005 n'était pas une réaction de rejet de l'idée européenne, bien au contraire :
‘Pourquoi laisser entendre que les partisans du non au traité de Lisbonne n'aiment forcément pas l'Europe ? Une partie importante du non français avait été relayé par Laurent Fabius. Il a toujours exprimé que c'est justement parce qu'il aimait l'Europe, qu'il ne voulait pas que celle-ci se définisse un cadre social réducteur.’
L'Europe propose un Parlement plus démocratique
Pour Francisc, l'Union européenne a aujourd'hui l'immense avantage de proposer un Parlement bien plus moderne que celui des institutions bicamérales de la Ve République. Une avancée à la fois sur le plan de l'équilibre des pouvoirs et de la démocratie :
‘C'est tout de même incroyable, ce déversement de récriminations alors même que le parlement européen est dix fois plus démocratique dans son fonctionnement et même dans son élection que le parlement français (avec son croupissant Sénat anti-démocratique, son cumul des mandats, sa non-maîtrise de l'ordre du jour, le manque de pouvoir de ses commissions, etc.). Renseignez-vous : le parlement européen est beaucoup plus moderne, sérieux et travailleur.’
L'Europe peut promouvoir de fortes valeurs communes
Et si le débat européen était d'abord une bataille des idées ? Cette analyse est présente dans de nombreuses contributions des riverains. Valdo Lydeker, partisan du non, s'en fait l'écho en prônant un retournement spectaculaire, par rapport aux thèmes traditionnellement avancés par les responsables politiques siégeant à Bruxelles :
‘Mais quand on proposera un traité clair proposant coopération politique, projets de coopération économique entre pays et avec le Sud, accueil humain des immigrés, harmonisation fiscale, minimums sociaux à respecter pour chaque pays, et affirmant clairement que définitivement santé, éducation, culture, environnement sont exclus des biens marchands et des accords commerciaux, je réviserai peut-être ma position.’
L'Europe peut offrir à la gauche un vrai renouveau conceptuel
Dans le marasme intellectuel où la gauche s'est engluée, Jmal estime que l'Europe peut aussi être une opportunité de mener le combat politique. Autrement dit, comment renverser une tendance de fond qui préside depuis plusieurs années à la rédaction des traités européens…
‘Les traités que l'on nous propose veulent imposer, quasiment à jamais, les politiques économiques les plus à droite que l'on ait vu à ce jour. C'est inadmissible, cela devrait l'être même pour les gens de droite, à condition qu'ils aient un minimum d'honnêteté.
Que l'on nous propose une vraie constitution, politique et non économique, et on verra alors vraiment les gens se prononcer sur la question suivante : veulent-ils ou non une Europe politique ? La question que l'on nous pose aujourd'hui est : voulez-vous pour les cent ans à venir vivre dans une Europe régie par la seule et unique loi de la concurrence (qui s'assimile à la loi du plus fort).’
Vue sous cet angle, l'Europe ne peut susciter un enthousiasme débordant.
L'Europe permet d'aborder la mondialisation en position de force
Dans un monde agité par des mutations aussi rapides que profondes, l'espace européen est aussi une garantie de défendre une communauté d'intérêts face aux grands ensembles mondiaux. Gandijyn s'en fait l'écho, persuadé qu'il est temps d'agir.
‘Les tectoniques des plaques terrestres, il en est de même en géopolitique. Il semblerait qu'il y ait urgence à ce que l'Europe se construise rapidement, car en Asie, ils’ ne nous ont pas attendus. Ni les Etats-Unis avec le Canada et le Mexique. M. Sarkozy et Angela Merkel veulent agir ‘dans l'urgence’ et dans la précipitation -contraire à l'esprit des européens qui pensent (encore) être victorieux, et supérieurs sur tous les fronts (dont l'économie)… et se croient (encore) dans les années royales des Trente glorieuses. C'est fini, nous allons déchanter, et il est bon d'ouvrir les yeux avec discernement.”
L'Europe va nous permettre de bâtir un modèle politique inédit
Malgré les non référendaires successifs, malgré les maladresses des politiques, malgré le gouffre séparant aujourd'hui élus et électeurs, chacun a envie de croire à la possibilité d'un nouveau modèle politique à l'échelle du continent. Observateur attentif de la vie publique, Nicolas Cadène, collaborateur parlementaire du député socialiste Jean-Louis Bianco, le dit à sa façon, tirant les leçons du non irlandais :
“Il est plus que temps de promouvoir une véritable Union politique, ambitieuse, proposant une alternative crédible et attrayante (modèle social, environnemental, etc.) et non une simple union économique qui, au final, ne satisfait ni les plus libéraux (au vrai sens du terme) ni les plus sociaux-démocrates et socialistes. En réalité, l'Union d'aujourd'hui satisfait essentiellement le corporatisme d'une certaine élite.”
Quel modèle ? La question reste entière. Pour Berserk11, les dernières consultations populaires incitent à se pencher de nouveau vers le modèle historique :
“L'Europe, la vraie, celle des peuples, ne veut pas d'une fédération du type Etats-Unis et n'en a jamais voulu. Nous avons toujours rêvé d'une confédération, culturellement et politiquement, c'est selon ces termes que les premières fondations européennes avaient été posées.”
L'Europe peut nous permettre de maintenir un modèle social fort face à la crise
Face à la triple crise financière, immobilière et énergétique, la perspective d'un ensemble supranational cohérent est réelle. Elle offre l'avantage de résister aux pressions libérales de l'économie. Un habitué de Rue89, Jean Bachèlerie, en fait la démonstration en soulignant avec conviction :
“L'heure est au réveil : construisons une Europe indépendante, respectueuse des hommes, des peuples, une Europe fière d'elle-même et croyant en son avenir, investissant en infrastructures : TGV, autoroutes de l'information, recherche, éducation publique.”
L'Europe est inscrite dans notre quotidien
C'est un aspect qui échappe trop souvent au débat politique : l'Europe est désormais dans nos vies quotidiennes. On la parle, on la mange, on s'y rencontre et on y fonde une famille, bien plus régulièrement que les générations précédentes. Perjovem, Antiquus facturum à Divodorum, est attentif à cette dimension :
“Ben, moi je l'aime l'Europe ! Etant Lorrain, je peux acheter une voiture française, l'essence et des cartouches de cigarettes, vachement moins chers au Luxembourg, qu'en France. C'est kif-kif avec les englishs qui viennent acheter de l'alcool et des baraques en France…”
Idem pour Anthropia, qui décrit l'Europe comme une donnée consubstantielle :
“L'Europe, je l'aime. Plus jeune, j'en ai appris trois langues, juste parce que je souhaitait pouvoir me balader en comprenant mes voisins.”
Les mentalités sont donc peut-être bien plus en avance qu'on ne le pense sur les résultats électoraux.
L'Europe va réhabiliter le référendum d'initiative populaire
A part nos amis suisses, qui ont une vieille et régulière pratique de la consultation par référendum, ce mode de consultation électorale n'est pas vraiment en vogue dans les pays européens. Les stratèges de Bruxelles vont-ils réussir l'exploit de réhabiliter cette forme d'expression politique ? En tout cas, de nombreux riverains réclament l'idée d'un référendum. A commencer par DBL8 :
“Ce qu'il faudrait : faire un référendum dans tous les pays en même temps ; pour ceux qui ont une Constitution qui les en empêche, il est surement faisable d'en changer.
Comme ça, ce serait la majorité de tous les Européens votants qui serait pris en compte.”
Idée reprise a contrario par Pierrejcallard, qui voit dans le non les prémices d'un oui :
“Le vrai message en filigrane, c'est que si tous les Européens étaient appelés à se prononcer, ils rejetteraient sans doute la Communauté dans sa forme actuelle. Et c'est ce rejet qui est un espoir pour la création d'une véritable Europe.”
L'Europe peut nous éviter le pire
Pessimistes ou optimistes, les internautes de Rue89 ont tous conscience qu'une large part de notre avenir collectif se joue autour de la question européenne. Un enjeu ainsi résumé par Survivant, qui y voit le risque d'une explosion sociale beaucoup plus dévastatrice :
“Le plan C, c'est l'Europe sociale ou l'éclatement de l'Europe. Une fois que les pays de l'Est auront épuisé toutes les subventions pour redresser l'économie du pays, que les peuples à leur tour se rendront compte qu'ils sont restés sur le carreau puisque les subventions seront partagées pour les entreprises, l'agriculture… La grogne se fera encore plus forte et plus dangereuse surtout.”
Laissons le dernier mot à Churchill, en le paraphrasant : finalement, l'Europe ne serait-elle pas le moins pire des systèmes politiques, à l'exception de tous les autres ? ► Lire aussi : Europe : vos dix raisons de ne pas l'aimer





















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De léo solo
19H29 | 15/06/2008 |
« Le bonheur est une idée neuve en Europe »
StJ.
à léo solo
De léo solo
20H04 | 15/06/2008 |
Au delà
considérons que nous avons jusqu'à mi-octobre
pour participer au débat public européen sur la directive cadre européenne sur l'eau ayant pour objectif de retrouver un bon état (des eaux) d'ici 2015.
Voilà un bien commun patrimonial qui concerne chacun d'entre nous.
Tant qu'à s'y mettre, lisons aussi
« poèmes fluviaux » d'Holderlin.
Mon voisin prétend qu'il n'y a pas meilleur support pour réactiver notre sentiment d'appartenance.
à léo solo
De léo solo
09H34 | 16/06/2008 |
idée 2
abroger l'article 56 du traité de Lisbonne qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société.
cf appel
spéculation et crises : ça suffit !
à léo solo
De jcb29arz
Retraité à Dijon (Bourgogne) | 09H03 | 17/06/2008 |
Idée 1
Sarkozy doit démissionner…
Idée 2
Sarkozy doit se mettre en disponibilité à vie…
Idée 3
Sarkozy doit prendre du repos… Il en a « besoin »…
Idée 4
Sarkozy risque un infarctus à se « démener » ainsi…
Idée 5
Sarkozy est trop faible dans les sondages pour influer le cours de l'histoire…
Idée 6
Sarkozy doit se faire porter pâle…
Idée 7
Sarkozy est attendu les bras ouverts à Budapest…
Idée 8
Sarkozy n'a jamais été crédible…
Idée 9
Sarkozy n'a pas la stature d'un président…
Idée 10
La récréation est terminée… DEHOOOOOORS !
à léo solo
De Beryl
02H59 | 16/06/2008 |
L'Europe est une idée vieille sans bonheur
NOUS AUTRES EUROPEENS, NOUS SAVONS QUE NOUS NOUS TROUVONS DEVANT UN AMAS DE DECOMBRES - F. NIETZSCHE
Tant que le parlement européen ne permettra pas aux peuples européens d'avoir un poids électoral au suffrage direct, l'Europe des 27 restera un « club restreint » (Junker) et les crises la feront périodiquement caramboler.
Qui est partant pour créer un parti européen ?
Encoyez vos contacts en réponse.
à Beryl
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 10H27 | 17/06/2008 |
Que les partis existants commencent par exclure leurs membres
qui se servent de l'Union Européenne pour se tirer d'un mauvais pas !
Eh eh !
à Claude PELLETIER
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 10H29 | 17/06/2008 |
Que les partis existants commencent par exclure leurs membres
qui se servent de l'Union Européenne pour se tirer d'un mauvais pas !
Eh eh !
…………… La voilà, la ONZIÈME IDÉE !
à léo solo
De ROI DAGOBERT-CULOTTE A L ENDROIT
cadre retraité | 07H46 | 16/06/2008 |
les délégués européens qui ménent grand train de vie à Bruxelles devraient méditer :
« Il n'est point d'éloge flatteur sans la liberté de
blamer ! »
vive l'Irlande !
De pablico
19H57 | 15/06/2008 |
postulat : il n'y a pas d'avancées sociales sans la Paix.
(postulat tiré de l'histoire)
donc construisons d'abord une Europe politique puissante et diplomatique qui ait une seule voix. (pour la paix)
après essayons de faire une Europe sociale.
ne mettons pas la charrue avant les bœufs.
commençons nous protéger collectivement pour pas être à la botte,et nous laisser entrainer dans des guerres de la grande puissance belliqueuse US (Afghanistan, Iraq, bientôt Iran etc).
des pays européens qui ont été obligés à envoyer leur armée en Iraq. Le notre a eu d'énormes pressions avec boycott organisé etc.En ce moment il faut en remettre pour L'Afghanistan et à fonds perdus.
La guerre coute cher, et qui paye ? ? notre pouvoir d'achat, et nos avancées sociales.
Je n'appelle pas cela une force politique européenne.
avec une bonne Europe politique, moins de frais de guerre en tant que pays seul. donc peut-être avancées sociales.
à pablico
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 08H16 | 16/06/2008 |
On parle de guerre, d'économie, de politique, et de guerre encore, d'accord ! Mais jamais de pratique et d'idées du progrès.
La logique de l'Europe se trouve dans l'individualisme conquis de ses citoyens. Dans sa société civile. Dans ceux qui la construisent chaque jour sur le terrain de l'échange permanent.
Une idée : faire apprendre aux enfants européens (et surtout français au vue de leur retard) les langues européennes. En France les statistiques le montre (un rapport du Sénat en 2005), l'apprentissage des langues européennes est en chute libre, seul l'anglais progressant bien évidemment.
! ! ! Ce fait est beaucoup plus grave qu'un non irlandais au référendum ! ! !
C'est le quotidien de la citoyenneté européenne et plurielle qui est en danger. Lorsque vous engagez une conversation en anglais avec un polonais par exemple, observez sa triste mine et son rechignement à poursuivre plus la conversation. Alors que si vous amorcez dans sa langue, ne serait-ce que trois mots, la largesse de son sourire et son aptitude à poursuivre la conversation (même en anglais) est décuplée : RÉALITÉ DU TERRAIN.
Nous connaissons de moins en moins les langues de nos voisins, nous en apprenons de moins en moins alors même que nous élargissons l'Europe : c'est une question fondamentale pour créer une Europe du rassemblement des hommes, et la réponse que nous apportons relève de l'absurde, proposant même une régression et ceci, avec ou sans Constitution.
En France, aucune initiation aux langues slaves : c'est grave, très grave.
à Blaise11
De jeclaude33
10H25 | 16/06/2008 |
Bof ! ! ! la misère est beaucoup plus grave ; vous manger tous les jours a votre faim, apparemment ! ! ! ! ! ! ! To be hungry ! ! la vraiment ça change tout, d'un seul coup 100 millions d'européens se trouvent sortis de leur difficultés ! ! ! ! Au fait, pourquoi le Polonais ne parle t'il pas le français ? serait « il lui aussi en retard pour l'apprentissage des langues ?
à jeclaude33
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 10H33 | 16/06/2008 |
Excellente réponse. Ce que j'attendais. Parfait, merci jean-claude.
Si le gamin développe ses savoirs, son cerveau avec et du coup, son cercle intime, croyez-moi que la faim ne sera pas son souci. Prendre le mal à la racine et créer les conditions d'un savoir vivre ensemble, qui permettra lui une meilleure gestion individuelle de la vie des citoyens européens.
J'habite en Europe Centrale. Nous pratiquons tous le libéralisme non égoïste. En europe de l'ouest, il y a trop de chacun pour soit, l'individualisme est biaisé et l'on a oublié la notion de partage. Les gens ne se connaissent plus. Donc forcément, quand ils ont faims, l'aide, autre que par des organismes adéquates, est nulle : ça aussi, c'est grave.
Jean-Claude, je mange à ma faim car je m'en donne les moyens. Ni plus, ni moins. Mon salaire est celui d'un ouvrier français, je ne vis pas comme un nabab loin de là. Si la faim se fait ressentir, ici, les gens aident spontanément. Ça n'existe plus du tout en France, c'est lamentable.
La France est un pays malade qui pratique un capitalisme des familles, ou libéralisme rime avec égoïsme. Sarkozy n'arrange rien à l'affaire par sa politique du pont vers l'ultra-libéralisme, et pire, tenta de l'imposer à l'europe par ce TCE à la mort-moi-l'âme.
Donc la misère est grave, bien entendu, mais elle peut être supportable et surtout oubliée si les individus ou citoyens réapprennent à se connaître. C'est pour cela que la question d'apprentissage des langues européennes est fondamentales. C'est un investissement plus que rentable pour l'avenir. Croyez moi Jean Claude.
à Blaise11
De jeclaude33
11H09 | 16/06/2008 |
@ blaise 11 ; ce que vous dites n'est pas faux, mais, a mon avis, il y a inversement des priorités ; Comment un « pauvre » peut il envisager de voyager ? s'il n'a pas de quoi manger, il n'aura pas de quoi se déplacer ; C'est vrai que l'égoïsme est devenu la panacée de nos sociétés moderne, mais l'exemple ne vient il pas d'en haut ? Tout cet argent, amassé par ces multinationales, gaspillé en des futilités au détriment de ce qui souffrent ? C'est vrai aussi, que dans les sociétés ou la misère est le lot quotidien, la solidarité est de mise ; mais nous vivons dans la 5em puissance mondiale et le problème est différent quand même ! Alors, allez dire aux mal logés, aux gens qui n'ont pas de travail - parce qu'il n'y a pas de travail pour tout le monde - que s'il parlait une autre langue ça irait mieux pour lui, hé bien, il vous rira au nez, avec raison, je crois.
Vous vous donnez les moyens ? sous entendu que les autres sont des fainéants et se complaisent dans leur misère….. désolant ! Vous pratiquez le libéralisme non égoïste, la je crois qu'il y a une énorme contradiction entre libéralisme et le non égoïsme( apparemment, vous êtes un ouvrier et vous dites nous pratiquons ! ) Quand on connaît le niveau de vie des pays que vous citez, on comprend, a vous lire qu'ils ne sont pas prêt de s'en sortir ! ah si, apprenons leur les langues, il pourront toujours dire : help me, dans tous les pays du monde ! quel progrès ce sera…….
à jeclaude33
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 11H33 | 16/06/2008 |
Non, Jean Claude, vous vous méprenez sur mon compte et celui du libéralisme que je pratique.
Je me donne les moyens parce que je veux vivre coute que coute et dignement. L'État ne veux pas m'aider, ne peut pas, s'y prend mal ? Alors j'assume, et me demmerde par moi-même et avec mon cercle intime que j'élargis en apprenant des langues et en voyageant, en allant à la rencontre des individus.
« je crois qu'il y a une énorme contradiction entre libéralisme et le non égoïsme »
Le libéralisme se fonde sur l'individualisme assumée des citoyens. L'égoïsme est l'effet pervers de l'accès à la propriété. Le libéralisme ne veut pas forcément dire « accès à la propriété ». Un vrai libéral doit pouvoir s'en détacher. « Louer c'est rester libre » dit Miss Tic. J'applaudis et je pratique.
Tout comme le levier de la dette : il n'est pas libéral. C'est un pervertissement dégueulasse de l'égoïsme des propriétaires.
Pour ce qui est des niveaux des pays que je cite, vous venez de me vexer Jean Claude.
La jeunesse polonaise, tchèque, slovaque, serbe, croate, monténégroise et j'en passe, est plus moderne que les jeunesses d'europe de l'ouest en bien des points.
La France : 5 eme puissance mondiale. Ahahaha.
Pardon, j'ai cru entendre le chant du coq…
Jean Claude ; les oiseaux volent, les hommes s'envolent.
Cordialement et bon courage.
à jeclaude33
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 10H53 | 16/06/2008 |
Pour ce qui est des polonais et les langues étrangères, alors là ! , il faut que le pékin français moyen se regarde dans un mirroir ou s'enregistre.
Nous avons un retard dans les langues étrangères pour deux raisons :
- un choix politique
- une aptitude de notre oreille (via la langue française) très limitée : sur une échelle en dB, il est montré que les oreilles des langues slaves ont plus d'amplitude de compréhension des sons que les langues latines. C'est scientifique, tant pis pour nous.
Donc réaction logique des pouvoirs politiques actuels : développer les langues européennes à l'école. Constat : ni la France, ni l'Europe n'impose ceci et la courbe inverse ne fait que croître.
C'est NUL et totalement irresponsable.
Europe frileuse, dirigeants à l'ambition unique, celle dite personnelle, peuples recroquevillés sur eux-mêmes, échanges oui, mais seulement économiques (heureusement erasmus peut changer la donne. Attendons 5-10 ans).
Europe qui s'endort.
De BA
- | 19H40 | 15/06/2008 |
Deux poids, deux mesures.
En 2005, quels sont les peuples qui auraient dû être consultés sur la Constitution Européenne ? 9 peuples devaient être consultés par référendum.
Les peuples luxembourgeois et espagnols ont bien été consultés : ils ont voté OUI. Les peuples français et hollandais ont bien été consultés : ils ont voté NON.
Mais que s'est-il passé après le NON français et après le NON hollandais ?
Les 5 référendums qui étaient prévus ont été suspendus !
- Le peuple danois aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu'à nouvel ordre.
- Le peuple irlandais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu'à nouvel ordre.
- Le peuple portugais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu'à nouvel ordre.
- Le peuple tchèque aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu'à nouvel ordre.
- Le peuple anglais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu'à nouvel ordre.
On veut bien consulter les peuples par référendum, mais si les peuples votent NON, on suspend les référendums !
En revanche, que s'est-il passé en 2008 ? Un seul peuple est consulté sur le traité de Lisbonne : le peuple irlandais. Le 12 juin 2008, le peuple irlandais dit NON au traité de Lisbonne. La ratification va-t-elle être suspendue ?
Bien sûr que non ! Cette fois-ci, la ratification doit continuer ! Toute l'aristocratie européenne l'a dit : « la ratification du traité de Lisbonne doit continuer malgré le NON du peuple irlandais ! »
Mais alors, pourquoi ce « deux poids, deux mesures » ?
Pourquoi, en 2005, la ratification de la Constitution Européenne a-t-elle été suspendue après le NON français et le NON hollandais ?
Et pourquoi, au contraire, la ratification du traité de Lisbonne doit-elle continuer après le NON irlandais du 12 juin 2008 ?
Réponse :
- en 2005, la ratification de la Constitution Européenne a été suspendue car les peuples danois, irlandais, portugais, tchèques et anglais auraient peut-être répondu NON par référendum ! L'aristocratie européenne n'a pas voulu prendre ce risque !
- En 2008, la ratification du traité de Lisbonne peut continuer car les parlements répondront OUI ! Les parlements, eux, votent bien !
à BA
De pablico
11H45 | 16/06/2008 |
la limite de L'Europe actuelle :
aucune réaction collective sur le pétrole et les matières premières.
aucune politique commune sur l'énergie collective.
aucune réaction collective sur une armée en état de marche. J'ai entendu ce matin sur france-info, l'état lamentable de notre armée. 4o% des hélicoptères et avions et des tanks sont HS, sans parler des bateaux HS et ceux qui marchent ne sortent plus , ou très peu, faute de carburants.
L'union fait la force, mais en Europe on n'en ait pas conscient.Chacun vivote dans son coin, en roulant des mécaniques complètement hors service.
Alors on essaye de donner le change et sauver la face avec un peu de chirurgie esthétique…
à pablico
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 13H25 | 16/06/2008 |
« 4o% des hélicoptères et avions et des tanks sont HS, sans parler des bateaux HS et ceux qui marchent ne sortent plus »
Applaudissements !
à BA
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 20H21 | 16/06/2008 |
Mais le non irlandais bat le rappel. Cette constitution ne passera pas.
http://nouvellesociete.org/5119.html
Pierre JC Allard
De quetzal2012
enseignant précaire | 20H07 | 15/06/2008 |
Comment NS et Merkel peuvent-ils se foutre du monde…des européens avec un tel aplomb ?
Combien de fois devront-ils encore cracher sur ce qu'il reste de démocratique en ce monde avant que les gens ouvrent enfin les yeux ?
http://alternativealaconstipationdelapensee.blogspot.com
De compte supprimé 22 janvier
20H04 | 15/06/2008 |
Le respect des citoyens.
De Jean Bachèlerie
20H11 | 15/06/2008 |
L'Union Européenne doit se libérer des tabous :
1/la concurrence libre et non faussée : nous a donné les oligopoles dans l'énergie, les transports, les télécoms, toute intégrisme est dangereux celui là comme les autres.Une politique industrielle est nécessaire.
2/Le tabou de l'équilibre budgétaire déjà dénoncé dans les années trente par Pierre Mendès france, doit laisser la place à l'avenir, les investissements pour l'avenir.Ce tabou est la préférence pour le chômage.
3/Le tabou technocratique, se méfier des peuples, une Europe sans l'accord des peuples n'est pas possible. une constituante doit être élue et son projet soumis à tous les peuples européens par référendum.
4/le tabou de la compétitivité grâce aux bas salaires et à la baisse des impôts.
nous ne produirons jamais mpoins cher que les Chinois et les indiens.Nous aurons de plus en plus de salariés pauvres !
5/ la chasse aux services publics et la ciourse aux privatisations qui conduisent aux oligopoles, aux gaspillages et à l'accroissement des inégalités. (chemins de fers en Grande bretagene, énergie en Allemagne, télécoms partout, le service postal, ..)
6/Notre force l'intelligence, le savoir faire a un prix la paix socaile aussi.Une répârtition équitable des profits entre les actionnaires et les salariés est indispensable pour obtenir l'adhésion des peuples européens.
7/le tabou de l'imigration et le nouveau mur de la honte que l'europe veut ériger. Cela aussi nous ramènne aux années trentes, une société à la natalité déclinante doit faire appel à m'émigration pour bâtir son avenir et s'enrichir de nos différences.
le tabou de l'Europe indépendante, n'ayaons pas peur de nous affirmer et de prendre nos distances avec les le gouvernement américain et ses faux ennemis , mais ses intérêts réels, qui ne sont pas les notres.
8/le tabou de la défense, il n'y a pas d'indépendance sans défense commuune et indépendante. A quoi sert l'Alliance Atlantique, qui menace l'Europe ?
Bâtissons une Europe sociale, fraternelle et indépendante.
Une Europe libérée des lobbies, des oligopoles, une Europe démocratique.
une autre Europe est possible et nécessaire.
Jean Bachèlerie
à Jean Bachèlerie
De glaurent
ingénieur info | 00H25 | 16/06/2008 |
1/la concurrence libre et non faussée : nous a donné les oligopoles
Si il y a des oligopoles, c'est précisément que la concurrence est faussée : -).
4/le tabou de la compétitivité grâce aux bas salaires et à la baisse des impôts.
nous ne produirons jamais mpoins cher que les Chinois et les indiens.
Curieusement, je pense que si on se met à dire aux gens qu'il va falloir « acheter Européen » et donc beaucoup plus cher, ils vont tout d'un coup se sentir beaucoup moins enclins à supporter une Europe sociale.
à glaurent
De Terence
01H11 | 16/06/2008 |
La concurrence des oligopoles n'est pas faussée elle est organisée par la liberté de circulation des capitaux, nuance !
Ce que l'Europe appelle une concurrence faussée : c'est une concurrence faussée par des aides publiques. Une concurrence faussée par des opa ou des mouvements de capitaux n'intéresse pas Bruxelles.
Si on dit aux européens qu'avec des salaires beaucoup moins cher ils pourront acheter des choses moins chers ça le ferait aussi ?
Le problème c'est la plus-value qui va au capital. On veut bien du social, mais le plus bas possible pour réserver une part au capital.
à glaurent
De jeclaude33
09H19 | 16/06/2008 |
@ l'ingénieur de l'info ; un vrai réactionnaire cet ingénieur de l'info, Dans la droite ligne des Pernot, Elkabach et cie ; une seule pensée véhiculée : l'Europe est la seule solution a tous nos maux ; mais on ne dit pas comment on va s'y prendre ! Les bénéfices des grosses sociétés augmentent sans cesse en proportion inverse du niveau de vie des citoyens ; Mais c'est vrai ce que l'ingénieur de l'info nous raconte la, si l'on continue avec cette europe le niveau de vie sera proche de celui des chinois, avec bien entendu, des prix européens ! Quand on voit la misère grandissante en France et en Europe, seul les égoïstes ou les nantis-même les deux-peuvent ne pas comprendre le rejet de cette constitution par les Français, les Hollandais et dernièrement les Irlandais ; On nous rabache les oreilles sur le fait que quelques dizaines de milliers d'Irlandais vont faire capoter l'Europe et que c'est un déni de démocratie, encore un mensonge des classes dirigeantes, car d'abord les règles étaient bien établies, a savoir la ratification par tous les Pays de l'Union, même des plus petits, et ensuite la privation de la voix populaire dans d'autres ; Les amoureux de la démocratie a la Sarko sont sans doute déçus.
à glaurent
De Jean Bachèlerie
20H09 | 16/06/2008 |
G Laurent
On peut rêver d'un monde parfait, d'une concurrence parfaite, d'un marché parfait d'une économie parfaite, où l'addition des égoïsmes feraient société, et satisferaient tout le monde.
Ce que vous refusez de voir c'est la réalités, vous êtes les nouveaux intégristes, la concurrence libre et non faussée n'existe pas, nulle part au monde. Soyons sérieux..
Croyez vous que ce soit un idéal pour bâtir l'avenir, croyez vous un instant que des hommes et des femmes donneraient leur vie pour la concurrence libre et non faussée, seul horizon offert par le traité. En effet tout est soumis à la concurrence libre et non faussée y compris le droit social comme le montre les décisions de la cour européenne.
La compétitivité par les bas salaires n'a aucun sens pour des pays développés, nous devons utiliser le savoir faire, la compétence de notre main d'oeuvre, la recherche, la fiormation.. c'est cela qui fait la force de pays comme l'Allemagne ou les pays scandinaves et leur compétitivité..
Une Europe responsable rappeleerait aussi aux Multinationales que les profits se partagent et que l'on ne peut faire des profits records et n'augmenter que les revenus des dirigeants et des actionnaires, tout en payant de moins en moins d'impôts et de côtisations sociales..
La mondialisation fondée sur le marché,(loi du plus fort) le dumping social : exploiter la misère des pays pauvres pour faire plus de profits, le dumping fiscal, le pouvoir aux hmultinaltionales (autorégulation) et aux marchés financiers n » a pas d'avenir. Lisez La globalisation le pire est à venir par Patrick Artus et M.P Virard.
Jean Bachèlerie
De TARPON
20H19 | 15/06/2008 |
L'europe ? Hypochrites que nous sommes ,on envie les irlandais ….
De Asse42
Royalais | 20H48 | 15/06/2008 |
Pour une Europe partenaire plutôt que concurrente. Sortons du dogme libéral de la concurrence libre t non faussée et rentrons dans l'ère de l'Europe partenaire. A plusieurs nous sommes plus forts.
On peut imaginer des états européens choisir de mettre en commun leur savoir faire, leur outil industriel pour faire progresser la société européenne tout en se serrant les coudes au niveau international. Par exemple on peut imaginer une coopération européenne pour lutter contre le cancer plutôt que de voir des entreprises nationales tenter leur chance dans leur coin. La même chose peut être envisagée sur l'éco-industrie,la recherche,la santé, les technologies,etc… Plutôt que de nous faire concurrence, mettons en commun.
De Le Yéti
yetiblog.org | 06H52 | 16/06/2008 |
UNE IDÉE
»… pour vous réconcilier. »
Pour nous réconcilier comment, pour qui, avec qui, contre qui ? ? ? ? ? ? ? …
Ah si, j'ai une idée : FAIRE VOTER (OU REVOTER) TOUTES LES POPULATIONS D'EUROPE.
Ainsi toutes auront l'occasion de se réconcilier autour d'un NON mordant jeté à la face de ceux qui ont salopé leur Europe à eux.
De XavXav
21H00 | 15/06/2008 |
Existe-t-il réellement un non de gauche, pro-européen ?
J'y croyais en 2005, je n'y crois plus aujourd'hui.
Les arguments du non de gauche pro-européen en 2005 tournaient beaucoup autour du mode de rédaction du texte de l'époque. Et en parallèle de la place trop grande donnée au libéralisme économique dans le modèle de construction européen.
Mais les autres pays que pensent-ils ? Comme l'Irlande : qu'ils est stupide d'augmenter les impôts sur les grands groupes et qu'il faut au contraire créer des paradis fiscaux partout ?
Comme les pays-bas, qui n'a pas eu de non de gauche, même en 2005, et qui refusait de donner plus de pouvoir à l'UE ?
Comme la France, qui fait des professions de foi fédéralistes, mais refuse d'en appliquer les résultats quand ils sont contraires à ce que nous décidons égoïstement dans notre coin (ex : surpêche, réforme PAC) ?
Pour info ou pour mémoire : les scndinaves (vous savez, le modèle danois), et bien ils refusent de mettre le social au niveau européen, parce qu'ils ont peur que nous français leur foutions le bordel dans leurs systèmes sociaux.
Chacun son modèle et ses objectifs, donc soit on reste chacun dans notre coin (c'est le non souverainiste), soit on accepte le compromis, et c'est le oui…
Depuis 3 ans, je n'ai vu aucun homme ou femme politique défendre un autre choix.