Depuis vingt-quatre heures, Rue89 est littéralement submergée par vos commentaires sur les 53,4% de « non » irlandais au Traité de Lisbonne. Vos réactions mêlent colère, amertume et lassitude face à une Europe qui semble laisser ses habitants au bord de la route. Revue des dix raisons que vous avez de ne pas la soutenir.

L'Europe nous appauvrit
Cette première critique revient fréquemment dans les commentaires : l'Europe à vingt-sept ouvre encore un peu plus au vent mauvais de la mondialisation. Fuel_Injected le résume en une formule :
« J'en veux pas de leur Europe à trois francs et six sous qui délocalise à tombeau ouvert ! “
En anglais dans le texte, Madiran, ‘business analyst’, met cause le ‘deux poids, deux mesures’ de la construction européenne :
‘Notez que, d'un côté, le traité parle seulement de business et pas des droits des gens… Tandis que, de l'autre, le Royaume-Uni et la Suède ont choisi de rejeter l'Euro par exemple, et personne ne les menace. Ce non’ ne choque pas l'Europe, il choque Bruxelles.”
L'Europe risque de nous appauvrir
Une nuance dans cette critique économique avec Persée, arpenteur. Pour ce riverain, c'est la perspective de ne plus profiter des avantages économiques apportés par l'Europe qui a, au contraire, motivé le “non” irlandais :
“Les Irlandais ont voté non parce qu'ils veulent pouvoir continuer à faire du dumping fiscal. Pour eux, comme pour les Anglais, l'Europe, c'est un carcan législatif qui va introduire une réglementation plus sociale sur un marché du travail et une économie dérégulés.Pour les Français, c'est carrément l'inverse. On a dit non parce qu'on a eu le sentiment que l'Europe n'allait pas nous protéger, que les différents règlements allaient niveler vers le bas notre niveau de protection sociale et accroître la dérégulation de l'économie.”
L'Europe à 27 pays membres, c'est trop grand
Emachedé est convaincu que le processus d'élargissement entamé en 1995 (Union européenne à quinze), puis étendu en 2004 aux voisins de l'Est, a été fatal au projet politique :
“De toute manière à douze, on ne pouvait pas se mettre d'accord, alors à vingt-sept pays… Déjà que nous étions handicapés par les Anglais, taupe des Etats-Unis, mais avec les nouveaux pays de l'Est, dont l'entrée n'a jamais été soumise à référendum, cela ne pouvait que déstabiliser une Europe aux fondations fragiles.”
L'argument est repris par Ferdinand Bardamu, sans étiquette, pour qui la faiblesse politique profite à la domination économique :
“Déjà, être vingt-sept, c'est l'erreur. Cela est parti d'une volonté de diluer l'Europe pour en empêcher la construction politique. Cet élargissement infini est la preuve même que le seul et unique but de cette Europe libérale est de mettre en place un grand marché patronal ou les sans-grades se battent entre eux pour le plus grand bien des multinationales.”
L'Europe basée sur un traité illisible et incompréhensible, ce n'est pas démocratique
L'impression d'une coupure profonde entre la classe politique européenne et les électeurs s'incarnent dans l'objet même du référendum. Pour Childeric, le texte du traité de Lisbonne pervertit l'exercice de la citoyenneté :
“Des parlementaires qui votent le contraire de leur peuple, ça pourrait bien plus ressembler à de l'élitisme de classe, n'est ce pas ? Quant à parler de ‘complication plus qu'il n'y parait’, appliquez-le au traité proposé qui est illisible pour le commun des citoyens, cela s'apparente plus à de l'antidémocratie et on peut y soupçonner une arnaque, à juste titre.”
L'Europe version Lisbonne affaiblit la souveraineté nationale
Pour elisa33, l'échec de cette nouvelle consultation repose aussi sur le réflexe patriotique. A l'appui de sa démonstration, elle cite la députée européenne irlandaise Kathy Sinnott, fortement engagée dans la campagne du “non” :
“Mme Sinnot souligne que l'Irlande perdra sa neutralité militaire, statut à laquelle le peuple irlandais reste fortement attaché. Elle évoque une clause du traité qui stipule que ‘les Etats membres devront progressivement améliorer leurs capacités militaires’ et ajoute que ‘même si le Traité de Lisbonne nous donne un droit de veto permettant de refuser l'envoi de soldats irlandais dans tel ou tel point chaud sous le drapeau de l'UE, on n'aurait pas le droit de s'écarter de la course aux armements européenne'.’
Un avis repris par Job, qui a consulté le ‘site du principal mouvement organisé du Non…’ qui détaille les ‘huit raisons de voter non à Lisbonne’, dont la première est sans ambiguïté :
‘Cela créé un Président et un ministre des Affaires étrangères non élus.’
L'Europe actuelle est dirigée par des politiques de droite
L'Europe serait-elle aussi victime de son ancrage conservateur ? C'est le reproche de Glencc, qui constate que le mécanisme institutionnel de Bruxelles ne favorise pas le pluralisme politique :
‘La Commission européenne est nommée par le Conseil de l'Union européenne qui regroupe les ministres des gouvernements de chacun des Etats membres, puis le Parlement européen approuve ensuite cette nomination. Tant que nous élirons des décisionnaires de droite aux hautes fonctions européennes, l'Europe restera à droite. Vous voulez que l'Europe change ? Changez ses dirigeants !
L'Europe trébuche sur la méthode référendaire
Le thème du déficit démocratique est très souvent avancé par les détracteurs des traités européens. Mais le référendum est-il bien le mode de consultation le moins contestable ? Question de méthode, comme le souligne Djoole, en démission, dont l'argument est fraîchement débattu par les riverains :
Je ne pense pas que le référendum soit le plus approprié pour ce type de décision. C'est un choix qui demande à mon avis du recul, de l'expérience, une vision large des enjeux et des conséquences. Je ne crois pas que le peuple, dont je fais partie, soit à même d'avoir ce recul. Nous votons avec nos émotions, nos ressentis, avec en ce moment nos difficultés dues à la crise du pétrole. Nous ne répondons pas, le plus souvent, à la question posée mais nous en profitons pour faire part de notre mécontentement sur une foule d'autres choses !
Autrement dit, dans un référendum, on ne répond pas à la question posée mais à celui qui la pose. Pour Sinclair, c'est plutôt la répétition du scénario de 2005 qui se dessine :
Ce traité couronnait une déception. Il consacrait a peu de frais, en présentant autrement le même traité refusé par les Français et les Hollandais, les mêmes erreurs.’
L'Europe ne prend pas en compte les mentalités locales
L'argument revient à chaque fois dans le discours des opposants à la construction européenne : Bruxelles ne respecte pas le cours des habitudes et idéologies locales. Ludivine van de Spock, journaliste scientifique vulcano-belge, rappelle cette dimension du repli identitaire :
‘Certes, c'est bien qu'un autre peuple européen dise non aux traités imposés d'en haut dans une logique technocratique. C'est bien que les Irlandais disent non à l'Europe ultralibérale et incapable de défendre les industries européennes. Mais je n'oublie pas que le non irlandais inclut aussi des sentiments moins nobles et humanistes, comme le refus de l'avortement par exemple…’
Alfary reprend l'argument, en lui donnant une autre dimension, presque méta-politique… comme si l'époque actuelle avait le plus grand mal à construire du politique :
‘Le vote irlandais est-il un retour fracassant du besoin d'utopie ? Peut-être bien, à considérer que celle-ci est la résistance permanente au marché et à l'esprit de consommation. Peut-être bien, à supposer que les clercs ont trahi et que des institutions, fussent-elles assommantes de beauté ingénieuse, ne combleront d'aise que les seuls praticiens.’
En somme, les politiques européens doivent apprendre à nous faire rêver.
L'Europe est aussi victime de ses propres partisans
Parfois, les pro-européens fournissent aussi de bons arguments à tout ceux qui doutent de la légitimité de la construction européenne. Siko, étudiant à Bruxelles, a beaucoup de mérite à argumenter face aux riverains, y compris lorsqu'il détaille ce qu'il nomme les ‘points faibles et les flous du traité’ :
‘- le report à 2014 au mieux, 2017 probablement, des dispositions institutionnelles les plus intéressantes (vote à la double majorité, réduction du nombre des commissaires…) ; - le statut de la Charte des droits fondamentaux, dont il est précisé qu'il est contraignant, mais par un simple article de renvoi (flou juridique) ; - le rôle de la libre concurrence, supprimée des objectifs du traité mais réintroduite dans un protocole sur la libre concurrence (toujours flou juridique) ; - l'articulation des compétences du Haut représentant pour les affaires étrangère et la politique de sécurité, et celles du Président de la Commission et du Président du Conseil européen (risque d'empiètement) ; - la négociation par le Royaume-Uni d'une extension de ses clauses d'opt-out’ à l'intégralité des dispositions relatives à l'Espace de liberté, sécurité, justice ; ‘
L'opt-out’ est la possibilité, inscrite en annexe d'un traité, de bénéficier d'exceptions à une règle commune.
L'Europe ne sait plus dans quelle direction se développer
Enfin, derrière les critiques, une réelle inquiétude se profile : où et comment l'Europe va-t-elle désormais pouvoir se construire ? Une interrogation partagée, quelles que soient les idées défendues. Ainsi, Marmotte64, super héros, qui dit avoir voté ‘oui’ au référendum français de 2005, exprime sa perplexité au sujet de ce nouveau référendum :
‘Il y a deux choses que je trouve inacceptables. D'une part, le fait de revenir avec un projet qui a déjà été refusé et sans prendre la peine de le présenter à ceux qui l'avaient rejeté : j'entends les Français ou les Hollandais qui avaient signifié par référendum leur refus.D'autre part, le fait que les citoyens, qui sont le primat de la démocratie soient écartés car (implicitement) trop cons pour donner un avis sur le sujet, créant de facto une scission (grave) entre le peuple et ses représentants pour un sujet fondamental’ (ne dit-on pas d'ailleurs qu'une Constitution est une ‘loi fondamentale’ ? ).”
Après ce troisième non, comment l'Europe va-t-elle pouvoir empêcher les divorces ? ► Lire aussi : Enrope : vos dix idées pour vous réconcilier.





















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à mon
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 22H00 | 14/06/2008 |
À propos d'un de ces traités vous dites :
« présenté à nouveau par référendum dans nos pays / ou bien que l'Europe soit abandonnée … »
ce qui montre que l'Europe, vous l'abandonnez d'abord et avant toute chose
puisque vous n'avez même pas l'idée de demander
que le référendum soit européen !
De moijepense
21H54 | 14/06/2008 |
QUI AURA ASSEZ DE COURAGE POUR DEBRANCHER LES PILES DU LAPIN DURACEL QUI NOUS DIRIGE ?
Sarkozy ou la France triste . Je ne sais pas si les gens se rendent vraiement compte de ce qui est en train de se passer actuellement en France ? Comment peut etre président de la république et ne pas voir ou sentir que la France va de plus en plus mal . la purge droitière de l'agité de neuilly est en train de tout casser sans complexe avec le soutien implicite de la majorité des patrons de presse, télévision et autres décideurs . Salutaire disent les uns , nécessaire disent les autres mais il faut bien voir et comprendre et rien ne va l'arreter jusqu'au délire absolu de sa propre folie entretenant une cour de plus en plus servile .Je veux dit le prince et les courtisans de suivre aveuglément . Qui va avoir assez de courage pour lui faire comprendre que son délire est en train de mettre la France et demain l'europe à feu et à sang . demain la guerre sans doute …..
De jmal
22H03 | 14/06/2008 |
Je ne me retrouve pas dans les raisons évoquées par l'article. Je suis contre le traité actuel (ou le précédent) parce que, contrairement à ce qu'on a voulu nous faire croire, il ne s'agit en rien d'une constitution.
Une constitution devrait, clairement et simplement, définir les rôles de chacun (commission, assemblée, citoyens …) et les moyens de la modifier quand le besoin s'en fait sentir.
Dans une constitution on devrait également trouver des valeurs générales, s'appuyant, par exemple, sur la déclaration des droits de l'homme.
Mais je ne vois pas ce que viennent faire dans une constitution les innombrables règles économiques qui ne sont là que pour graver dans le marbre les règles du capitalisme triomphant.
La constitution doit juste être là pour assurer que la majorité au pouvoir (choisie par les citoyens) à un moment donné, peut appliquer la politique pour laquelle elle a été élue, de droite quand elle est de droite, de gauche quand elle est de gauche, écologiste, communiste, ou tout autre mouvement à venir si cela se présente un jour.
Les traités que l'on nous propose veulent imposer, quasiment à jamais, les politiques économiques les plus à droite que l'on ait vu à ce jour. C'est inadmissible, cela devrait l'être même pour les gens de droite, à condition qu'ils aient un minimum d'honnêteté.
Que l'on nous propose une vraie constitution, politique et non économique, et on verra alors vraiment les gens se prononcer sur la question suivante : Veulent-ils ou non une Europe politique. La question que l'on nous pose aujourd'hui est : voulez vous pour les 100 ans à venir vivre dans une Europe régie par la seule et unique loi de la concurrence (qui s'assimile à la loi du plus fort).
http://actu-du-noir.over-blog.com/
De Sacha25
22H11 | 14/06/2008 |
Beaucoup de bonnes choses dans cet article.
Qui permet de nourrir de sérieux espoirs et de grandes craintes pour l'avenir sur les plans philosophique, politique, economique et social
L'Europe véhicule simultanément des valeurs contradictoires. le plus frappant est la volonté d'unité dans le respect des différences (langues, systèmes économiques et sociaux …). Y arriverons-nous ?
Probablement, et ce se fera comme d'habitude dans la sueur et le sang partagés, en l'occurence le combat conntre le non qui, comme les religions, nous offre, au nom de grands principes, un formidable ancrage dans les idéologies du passé, alors que tout nous pousse vers l'avenir et une nouvelle définition de la relation entre les humains
En ce moment, les deux camps se constituent et cherchent leurs points communs
à Sacha25
De papy55
prof. en province | 10H05 | 15/06/2008 |
Je pense que le camp du « oui » à l'Europe est majoritaire, mais pas de ce « oui » qui a été proposé aux Français, aux Néerlandais puis aux Irlandais !
Et pourtant nos ultras libéraux européens vont encore continuer. Bien sûr, des résultats positifs les auraient bien arrangés mais les « non » successifs leur permettront d'adapter leur communication sans rien changer à leur tableau de marche !
Un argument souvent avancé pour discréditer les « non », il s'agit d'une coalition hétéroclite aux intentions diverses et antagonistes…..mais ne peut-pas en dire autant des partisans du « oui » ?
De francisc
22H35 | 14/06/2008 |
C'est tout de même incroyable ce déversement de récriminations alors même que le parlement européen est 10 fois plus démocratique dans son fonctionnement et même dans son élection que le Parlement français (avec son croupissant sénat anti-démocratique, son cumul des mandats, sa non-maîtrise de l'ordre du jour, le manque de pouvoir de ses commissions, etc. etc.). Renseignez-vous : le parlement européen est beaucoup plus moderne, sérieux et travailleur.
Ces pauvres institutions européennes sont donc devenues les bouc-émissaires des frustrations anti-mondialisation. Ne vous trompez pas de cible, par pitié ! L'UE, c'est pas l'OMC ou le FMI…
Qui depuis 2005 a fait l'effort de s'intéresser aux questions européennes ? Qui suit l'actualité allemande, italienne, espagnole ou anglaise ? Quasiment personne. Les journaux français font leurs plus basses audiences sur les questions européennes.
Alors c'est un peu trop facile de se la ramener une fois tous les 3 ou 4 ans en hurlant qu'on ne comprend rien, que l'Europe est un monstre, etc. etc. Faudrait-il encore s'y intéresser vraiment !
à francisc
De Sacha25
09H02 | 15/06/2008 |
Mais, c'est ce débat qui fait progresser l'esprit démocratique vraiment nul des Français, qui sont incapables d'imposer leurs volontés à leurs élus (cumul des mandats …..)
C'est cher payé, mais n'est-ce pas à ce prix que les citoyens se débarassera de l'esprit de soumission qu'ont véhiculés 2000 ans d'« éducation »
De A.V.
tamagotchi89 | 22H36 | 14/06/2008 |
Mes dix raisons de ne pas aimer l'Europe :
the fish and chips
the bangers
the welsh rarebit
the scotch broth
the Kentish chicken pudding
the chicken pie
the steak and kidney pie
the Christmas pudding
the haggis
the trifle
à A.V.
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 22H54 | 14/06/2008 |
Do you reject french fries ?
(saupoudrées de cyanure)
à Claude PELLETIER
De A.V.
tamagotchi89 | 08H50 | 15/06/2008 |
Le terme « french » désigne ceux qui parlent le français, en l'occurrence les wallons.
Cyanure ? … Franchement, Claude, le poison manque d'élégance. Trop silencieux.
De le xav
révolter | 22H46 | 14/06/2008 |
Nous pauvre citoyen, uniquement la pour consommer et enrichir les puissants. Notre société est morte le capitalisme ira jusqu'a son implosion (qui en sera les plus touchés, toujours les mêmes qui meurent dans leurs geurre igoble à nous lobotomiser pour nous monter les uns contre les autres). Nous serons toujours la plébe pour tous les dirigants des grandes compagnie, alliés à leurs pantins politiques. Ils nous méprisent, ne soyons plus dupent de leurs cinémas. Vive les humbles citoyens de toutes l'Europe et du monde entier qui subissent la dictature économique de quelques puissants.L'europe des peuples est malheureusement une belle utopie. Jusqu'a quand allons nous subir cette dictature ?
De vincicom
Responsable "informatique" dans une... | 22H50 | 14/06/2008 |
Le probleme de l'union européenne, ce sont surtout ses dirigeants !
Ils forcent les citoyens a suivre leur projet ! Moi ca m'emmerde de devoir accepter de force un projet sur lequel je peut etre d'accord sur une grand partie.
Ils mentent, ils manipulent, ils n'ecoutent pas … bref, ils s'en branlent de nous parce qu'ils ne sont pas élu par nous ! Et tant qu'un projet de dira pas que tous les rpesentants et dirigeant de l'UE ne seront pas élu par nous, je serait toujours opposé à l'europe. Si ca viens, alors oui je serait pret a entrevoir un avenir avec une union européenne …
De jeffmoorea
Touriste ruiné | 22H54 | 14/06/2008 |
Merci les irlandais ! ! ! !
Quelque soit les raisons du NON , il rejoint les autres pas de démocratie ! le pouvoir a des élites responsables devant leurs semblables ! des dirigeants qui ne peuvent pas etre remis en question par les citoyens ! ! ! ! !
Ou se trouve la democratie européenne promise depuis 1992 ? ? ? ? Séparation des pouvoirs ? ? ? ? contre pouvoirs ? ? ? ? ?
Trop compliqué ! ! ! ! !
Si ils ne sont pas capables de faire des institutions démocratiques ! il n y aura jamais rien à attendre de positifs de leurs traités ! ! ! ! !
De dideix
23H02 | 14/06/2008 |
Sans vouloir palabrer a tours de bras j'espere que si SARKOBANDIT ce met a ignorer la decision de m'irlande cela s'appel un deni de démocratie ,deja qu'il nous a volé notre devoir et droit de vote la j'aimerai que les nonistes foutent un bordel memorable en europe il a beau avoir été elu l'an passé mais qu'il fasse déja un referundum en france ,on verra si il ne serra pas fouttu a la porte ,alors en ce qui concerne ce nabot de l'ELYSEE,il ferait bien d'arreter de mepriser le peuple,lui qui aime tant cotoyer les gens autochrates et dictateur de ce monde om voit bien ce qu'il est réellement un mec qui ce moque totalement de la france et des français lui il veut du prestige et de la façade tout pour sa gueule et les autres sur le coté……….
De Compte supprimé 6
23H35 | 14/06/2008 |
Bonsoir,
C'est la défaite des politiques, ils sont incapables d'expliquer à leurs électeurs, avec des mots choisis, les textes fondateurs de cette Europe.
Pas d'explications sur ces textes, c'est pourtant leur travail d'expliquer les choses, c'est ça la politique, c'est à croire qu'ils font semblant de comprendre eux aussi.
Ces hommes et ces femmes politiques, que nous avons élus pour nous représenter, ont perdu le sens de la pédagogie et le sens du devoir envers le peuple. Ils ne travaillent plus pour nous, ils travaillent à concerver leurs places, leurs avantages. Ils augmentent leurs rémunérations, leurs budgets. Ils nous disent de faire des efforts et de nous serrer la ceinture, mais pas un seul de ces moralistes ne donnera l'exemple, surtout pas le haut de l'état.
C'est leur Europe que nos élus fabriquent, pour leur confort. S'ils voulaient nous construire une Europe, cela ferait longtemps qu'ils nous l'auraient expliqué en long, en large et en travers, avec des tas de prospectus expliquant les textes, dans des campagnes médiatiques, dans des émissions tv spécialement misent en place sur des chaînes publiques ; comme ils savent si bien le faire quand ils veulent être élu.
Même les référendums n'ont plus de valeur à leurs yeux, Quand le peuple dit NON, ça veut dire OUI. On prend les mêmes textes, on change l'ordre des pages et on finira bien par les avoir à l'usure. Ce n'est pas comme ça qu'on construira l'Europe de demain.
Expliquez nous les textes, même si cela doit prendre 6 mois de plus, c'est le devoir de nos politiques de nous expliquer les textes fondateurs de l'Europe, pourquoi ne le font-ils pas ? Pourquoi contournent t'ils les référendums, pourquoi cette arrogance déplacée avec les citoyens de L'Europe ?
C'est cette technocratie qui prend les mauvaises décisions, la réalité pratique leur échappe, ils snobent les peuples et les forcent à la réaction.
Il est temps pour tous ces technocrates de Bruxelles de changer de comportement et de trouver, avec toutes les techniques de communication à leur disposition, le moyen d'expliquer aux peuples Européens les textes qui fonderont l'Europe de demain.
C'est seulement à cette condition que les autres problèmes pourront vraiment se résoudre.
De Valdo Lydeker
journaliste, auteur | 23H20 | 14/06/2008 |
Ma raison de rejeter le traité de 2005 et celui de Lisbonne : précisément parce que j'ai cru à l'Europe ! Naïve au moment de Maastricht, pour lequel j'ai voté oui, j'ai cru à la coopération, à l'europe sociale et culturelle, à une abolition de frontières… pour ne constater que la victoire du libéralisme, le pouvoir exorbitant de la banque centrale et de son dogme monétarisme, les pressions pour privatiser et libéraliser au nom de la concurrence, le nivellement par le bas des productions locales au nom de ce même dogme (ah, les fromages au lait cru ! ), le bradage des états-providence sous prétexte de « réformes indispensables »,, la barricade érigée comme des barbelés vis à vis des ressortissants d'autres continents (l'infâme projet de rétention des immigrants illégaux en est une belle illustration)…, l'alignement aveugle sufr les exigences de l'OMC
C'est pour celà que si je veux toujours croire en l'Europe, je ne crois plus en cette Union européenne.
Cela dit, le traité auquel il fallait dire non, jele sais maintenant, c'était Maastricht.. les autres n'en sont que la conséquence et peut-être moins pires. Mais quand on proposera un traité clair proposant coopération politique, projets de coopération économique entre pays et avec le sud, accueil humain des immigrés, harmonisation fiscale, minimums sociaux à respecter pour chaque pays, et affirmant clairement que définitivement santé, éducation, culture, environnement sont exclus des biens marchands et des accords commerciaux, je réviserai peut-être ma position..
à Valdo Lydeker
De la champenoise
15H36 | 15/06/2008 |
Entièrement d'accord avec vous. N'étant pas d'accord avec cette Europe que l'on nous impose, j'ai voté non dès Maastricht et ne le regrette pas.
De grimberto
00H29 | 15/06/2008 |
Je vous rappelle votre excellent article sur l'imposture du traité :
Etienne Chouard- « On se fout de nous »
http://www.rue89.com/2008/02/04/etienne-chouard-on-se-fout-de-nous-avec-…
De Mobile
01H21 | 15/06/2008 |
« Il pleut des cons sur cette Europe ». Maître Eolas ? Oui, maître Eolas. M'enfin !
De Perjovem
Antiquus facturum à Divodorum | 03H45 | 15/06/2008 |
Ben, moi je l'aime l'Europe !
Etant Lorrain, j'peux acheter une voiture française, l'essence et des cartouches de cigarettes, vachement moins chers au Luxembourg, qu'en France…
C'est kif-kif les englishs qui viennent acheter de l'alcool et des baraques en France…
Bref,le non, va changer quoi ?
Est-ce que les entrepreneurs et artisans domiciliés en France, mais dont les véhicules sont immatriculés au Luxembourg, vont prendre peur ?
Est-ce que je n'irai plus faire mon plein, comme nombre de frontaliers, au Luxembourg ?
Est-ce que le compatriote messin Denis Robert, ou un autre (s'il reste encore un journaliste en ce monde), pourra enquêter sur Clearstream ?
Est-ce que ça va inquiéter Clearstream ?
Est-ce que, pas mal de corporations, vont arrêter d'implorer des subventions européennes, avant de cracher sur l'UE ?
Est-ce que les techno-eurocrates vont arrêter les séminaires, voyages et dîners d'affaire (j'crois même que le non va les stimuler) ?
Guignolesque que tout ça !
Perjo
à Perjovem
De jissé
Ingé retraité | 11H17 | 15/06/2008 |
Bonjour perjo
Le prix des cigarettes et du carburant dans notre beau pays ne dépend pas de l'Europe.
Mais de Sarko premier.
Ceci dit si vous pouviez nous envoyer qq cartouches de cigarettes ..
Merci d'avance et bon dimanche.
Jissé
De loplop005
04H08 | 15/06/2008 |
moi j'aimerais lire un article disant les 10 raisons d'aimer l'europe….
à loplop005
De Compte supprimé 6
14H09 | 15/06/2008 |
Bonjour,
Pourquoi, vous n'en trouvez aucunes ?
De raleuse13
idéaliste ? oui ! j'assume ! | 05H23 | 15/06/2008 |
En tous cas, le « non » irlandais ne semble pas plus les affoler que ça, les dirigeants…
Entre not'bienaimé NS qui dit qu'il faut continuer à ratifier le même traité, et son compère italien qui dit qu'« il n'y a qu'à laisser dehors de l'UE ceux qui pourraient la bafouer »…
Et l'autre encore qui annonce qu'on fera revoter les irlandais (combien de fois, ça, c'est pas dit ! ) bien qu'il ait été dit et répété aux irlandais qu'ils ne seraient consultés qu'une fois…
Tout ça n'a pas empêché le même sarko d'expliquer, à longueur de diffusions télévisées que ce « non irlandais », « c'était un fait, il fallait l'accepter » comme s'il cherchait à convaincre son c** de peuple qui le refuserait ! ! !
Pas de doutes, le « non » irlandais sera contourné, tout comme le nôtre !
Notre Europe sociale pour tous, et non économique pour certains, on peut toujours en rêver…
De -Candide-
Jardinateur | 06H06 | 15/06/2008 |
« Europe : vos dix raisons de ne pas l'aimer »
Pourquoi laisser entendre que les partisans du non au traité de Lisbonne n'aiment forcément pas l'Europe ?
Une partie importante du non français avait été relayé par Laurent Fabius.
Il a toujours exprimé que c'est justement parce qu'il aimait l'Europe, qu'il ne voulait pas que celle-ci se définisse un cadre social réducteur.
A contrario, une partie non négligeable du non irlandais a été soutenu par Declan J. Ganley dont le leitmotiv était :
« 'l'Europe a fait du bien à l'Irlande, alors gardons la telle qu'elle est »
Dans les deux cas, le non représente un non aux évolutions proposées. Pas un non à l'Europe.
Soit parce que les évolutions ne sont pas suffisement sociales, soit parce qu'elle le sont trop (et risqueraient de remettre en cause la politique de dumping social actuelle de l'Irlande…)
Ce qui me parait certain, c'est qu'à force de tergiverser sur la couleur du papier peint et la taille des rideaux de la future maison Europe, nous continuons à payer l'hôtel, c'est à dire l'Europe du traité de Nice.
Une Europe qui ne définit que les modalités des échanges commerciaux et est profitable essentiellement aux élites du monde économique.
De breizhatao35
08H12 | 15/06/2008 |
je réfute totalement le point 7 - les européens ont assez de recul pour faire leur choix. Il n'y a pas que les technocrates qui détiennent la vérité. Par contre ce qu'on leur propose est trop flou, justement, pour que l'analyse de chacun soit sereine. Alors un choix référendaire oui et tous en même temps sur un texte déchiffrable. Dans votre analyse vous oubliez aussi que l'europe est un des maux de notre économie vieillissante et responsable de l'appauvrissement de la population !
Enfin que faites vous de la démocratie
De Essem
08H18 | 15/06/2008 |
L'espoir de l'Europe était que tous ensemble on puisse créer quelque chose de nouveau, de meilleur que ce que l'homme avait fait jusque là, de devenir enfin adulte !
Quelle déception, le scénario habituel s'est de nouveau appliqué, c'est à dire la domination d'un petit groupe sur l'ensemble. Ce petit groupe agissant pour préserver ses intérêts aux dépens de la majorité !
Aujourd'hui ils ont la planète à leur pieds, seule la démocratie peut les gêner de temps en temps dans leur petites affaires ! Faudrait-il supprimer la démocratie se sont-ils dit ? Non l'illusion suffira, jouons sur l'ignorance et les peurs des masses, l'émotion comme meilleure manipulation des esprits.
Regardez autour de vous, les gens se laissent faire et détestent de plus en plus leurs voisins, l'ennemi c'est l'autre, comment voulez vous qu'un jour on se mettent ensemble pour réellement changer les choses !
Mais peut-être que c'est simplement humain que ne jamais pouvoir évoluer ! Mais bon sang, on est assez intelligent pour envoyer des robots sur Mars, mais sur terre on vous assure haut et fort que l'on ne peut pas faire autrement que cette politique égoïste !
Plusieurs millions d'années d'évolution pour s'entendre dire cela ! Vous y croyez vous ?
à Essem
De marc23
17H45 | 15/06/2008 |
Essem
De quel petit groupe parlez-vous ? Des seuls à qui l'on a demandé leur avis , Mais si on l'avait demandé aux autres peuples, ils auraient répondu en masse de la même manière ! ! c'est pourquoi on s'en est bien gardé.
Le seul peuple a approuver le Traité ( c'était le même ) par référendum a été le peuple espagnol, qui a totalement ignoré la partie III ( celle qui gravait l'ultra-capitalisme dans le marbre) non publiée en Espagne à l'époque. De plus, la participation électorale a été très faible.
Les sondages donnaient un refus massif en Allemagne et en Angleterre.
Le petit groupe, c'est celui des dirigeants y compris parlementaires, qui bafouent la volonté des électeurs qu'ils sont censés représenter et qu'ils trahissent ! ! !
De JULIA34
08H21 | 15/06/2008 |
Je constate que le Français fait un rejet de ses politiques, qu'ils soient de droite ou de gauche. Alors multipliés par 25 …
à JULIA34
De Dan51
12H57 | 15/06/2008 |
Chère Julia,
Sachez que dans d'autres pays européens, on ne pense pas comme en France… et heureusement !
Il y a pas mal de pays - notamment au Nord de l'Europe - qui ont le sens du BIEN COMMUN.
En France, ce sens n'existe pas, on pense comme Descartes : « JE pense, donc JE suis.. »
Chaque Français pense être son propre roi…
Mais la France ne représente plus qu'1/27ème de l'Europe, heureusement : -)))