Depuis vingt-quatre heures, Rue89 est littéralement submergée par vos commentaires sur les 53,4% de « non » irlandais au Traité de Lisbonne. Vos réactions mêlent colère, amertume et lassitude face à une Europe qui semble laisser ses habitants au bord de la route. Revue des dix raisons que vous avez de ne pas la soutenir.

L'Europe nous appauvrit
Cette première critique revient fréquemment dans les commentaires : l'Europe à vingt-sept ouvre encore un peu plus au vent mauvais de la mondialisation. Fuel_Injected le résume en une formule :
« J'en veux pas de leur Europe à trois francs et six sous qui délocalise à tombeau ouvert ! “
En anglais dans le texte, Madiran, ‘business analyst’, met cause le ‘deux poids, deux mesures’ de la construction européenne :
‘Notez que, d'un côté, le traité parle seulement de business et pas des droits des gens… Tandis que, de l'autre, le Royaume-Uni et la Suède ont choisi de rejeter l'Euro par exemple, et personne ne les menace. Ce non’ ne choque pas l'Europe, il choque Bruxelles.”
L'Europe risque de nous appauvrir
Une nuance dans cette critique économique avec Persée, arpenteur. Pour ce riverain, c'est la perspective de ne plus profiter des avantages économiques apportés par l'Europe qui a, au contraire, motivé le “non” irlandais :
“Les Irlandais ont voté non parce qu'ils veulent pouvoir continuer à faire du dumping fiscal. Pour eux, comme pour les Anglais, l'Europe, c'est un carcan législatif qui va introduire une réglementation plus sociale sur un marché du travail et une économie dérégulés.Pour les Français, c'est carrément l'inverse. On a dit non parce qu'on a eu le sentiment que l'Europe n'allait pas nous protéger, que les différents règlements allaient niveler vers le bas notre niveau de protection sociale et accroître la dérégulation de l'économie.”
L'Europe à 27 pays membres, c'est trop grand
Emachedé est convaincu que le processus d'élargissement entamé en 1995 (Union européenne à quinze), puis étendu en 2004 aux voisins de l'Est, a été fatal au projet politique :
“De toute manière à douze, on ne pouvait pas se mettre d'accord, alors à vingt-sept pays… Déjà que nous étions handicapés par les Anglais, taupe des Etats-Unis, mais avec les nouveaux pays de l'Est, dont l'entrée n'a jamais été soumise à référendum, cela ne pouvait que déstabiliser une Europe aux fondations fragiles.”
L'argument est repris par Ferdinand Bardamu, sans étiquette, pour qui la faiblesse politique profite à la domination économique :
“Déjà, être vingt-sept, c'est l'erreur. Cela est parti d'une volonté de diluer l'Europe pour en empêcher la construction politique. Cet élargissement infini est la preuve même que le seul et unique but de cette Europe libérale est de mettre en place un grand marché patronal ou les sans-grades se battent entre eux pour le plus grand bien des multinationales.”
L'Europe basée sur un traité illisible et incompréhensible, ce n'est pas démocratique
L'impression d'une coupure profonde entre la classe politique européenne et les électeurs s'incarnent dans l'objet même du référendum. Pour Childeric, le texte du traité de Lisbonne pervertit l'exercice de la citoyenneté :
“Des parlementaires qui votent le contraire de leur peuple, ça pourrait bien plus ressembler à de l'élitisme de classe, n'est ce pas ? Quant à parler de ‘complication plus qu'il n'y parait’, appliquez-le au traité proposé qui est illisible pour le commun des citoyens, cela s'apparente plus à de l'antidémocratie et on peut y soupçonner une arnaque, à juste titre.”
L'Europe version Lisbonne affaiblit la souveraineté nationale
Pour elisa33, l'échec de cette nouvelle consultation repose aussi sur le réflexe patriotique. A l'appui de sa démonstration, elle cite la députée européenne irlandaise Kathy Sinnott, fortement engagée dans la campagne du “non” :
“Mme Sinnot souligne que l'Irlande perdra sa neutralité militaire, statut à laquelle le peuple irlandais reste fortement attaché. Elle évoque une clause du traité qui stipule que ‘les Etats membres devront progressivement améliorer leurs capacités militaires’ et ajoute que ‘même si le Traité de Lisbonne nous donne un droit de veto permettant de refuser l'envoi de soldats irlandais dans tel ou tel point chaud sous le drapeau de l'UE, on n'aurait pas le droit de s'écarter de la course aux armements européenne'.’
Un avis repris par Job, qui a consulté le ‘site du principal mouvement organisé du Non…’ qui détaille les ‘huit raisons de voter non à Lisbonne’, dont la première est sans ambiguïté :
‘Cela créé un Président et un ministre des Affaires étrangères non élus.’
L'Europe actuelle est dirigée par des politiques de droite
L'Europe serait-elle aussi victime de son ancrage conservateur ? C'est le reproche de Glencc, qui constate que le mécanisme institutionnel de Bruxelles ne favorise pas le pluralisme politique :
‘La Commission européenne est nommée par le Conseil de l'Union européenne qui regroupe les ministres des gouvernements de chacun des Etats membres, puis le Parlement européen approuve ensuite cette nomination. Tant que nous élirons des décisionnaires de droite aux hautes fonctions européennes, l'Europe restera à droite. Vous voulez que l'Europe change ? Changez ses dirigeants !
L'Europe trébuche sur la méthode référendaire
Le thème du déficit démocratique est très souvent avancé par les détracteurs des traités européens. Mais le référendum est-il bien le mode de consultation le moins contestable ? Question de méthode, comme le souligne Djoole, en démission, dont l'argument est fraîchement débattu par les riverains :
Je ne pense pas que le référendum soit le plus approprié pour ce type de décision. C'est un choix qui demande à mon avis du recul, de l'expérience, une vision large des enjeux et des conséquences. Je ne crois pas que le peuple, dont je fais partie, soit à même d'avoir ce recul. Nous votons avec nos émotions, nos ressentis, avec en ce moment nos difficultés dues à la crise du pétrole. Nous ne répondons pas, le plus souvent, à la question posée mais nous en profitons pour faire part de notre mécontentement sur une foule d'autres choses !
Autrement dit, dans un référendum, on ne répond pas à la question posée mais à celui qui la pose. Pour Sinclair, c'est plutôt la répétition du scénario de 2005 qui se dessine :
Ce traité couronnait une déception. Il consacrait a peu de frais, en présentant autrement le même traité refusé par les Français et les Hollandais, les mêmes erreurs.’
L'Europe ne prend pas en compte les mentalités locales
L'argument revient à chaque fois dans le discours des opposants à la construction européenne : Bruxelles ne respecte pas le cours des habitudes et idéologies locales. Ludivine van de Spock, journaliste scientifique vulcano-belge, rappelle cette dimension du repli identitaire :
‘Certes, c'est bien qu'un autre peuple européen dise non aux traités imposés d'en haut dans une logique technocratique. C'est bien que les Irlandais disent non à l'Europe ultralibérale et incapable de défendre les industries européennes. Mais je n'oublie pas que le non irlandais inclut aussi des sentiments moins nobles et humanistes, comme le refus de l'avortement par exemple…’
Alfary reprend l'argument, en lui donnant une autre dimension, presque méta-politique… comme si l'époque actuelle avait le plus grand mal à construire du politique :
‘Le vote irlandais est-il un retour fracassant du besoin d'utopie ? Peut-être bien, à considérer que celle-ci est la résistance permanente au marché et à l'esprit de consommation. Peut-être bien, à supposer que les clercs ont trahi et que des institutions, fussent-elles assommantes de beauté ingénieuse, ne combleront d'aise que les seuls praticiens.’
En somme, les politiques européens doivent apprendre à nous faire rêver.
L'Europe est aussi victime de ses propres partisans
Parfois, les pro-européens fournissent aussi de bons arguments à tout ceux qui doutent de la légitimité de la construction européenne. Siko, étudiant à Bruxelles, a beaucoup de mérite à argumenter face aux riverains, y compris lorsqu'il détaille ce qu'il nomme les ‘points faibles et les flous du traité’ :
‘- le report à 2014 au mieux, 2017 probablement, des dispositions institutionnelles les plus intéressantes (vote à la double majorité, réduction du nombre des commissaires…) ; - le statut de la Charte des droits fondamentaux, dont il est précisé qu'il est contraignant, mais par un simple article de renvoi (flou juridique) ; - le rôle de la libre concurrence, supprimée des objectifs du traité mais réintroduite dans un protocole sur la libre concurrence (toujours flou juridique) ; - l'articulation des compétences du Haut représentant pour les affaires étrangère et la politique de sécurité, et celles du Président de la Commission et du Président du Conseil européen (risque d'empiètement) ; - la négociation par le Royaume-Uni d'une extension de ses clauses d'opt-out’ à l'intégralité des dispositions relatives à l'Espace de liberté, sécurité, justice ; ‘
L'opt-out’ est la possibilité, inscrite en annexe d'un traité, de bénéficier d'exceptions à une règle commune.
L'Europe ne sait plus dans quelle direction se développer
Enfin, derrière les critiques, une réelle inquiétude se profile : où et comment l'Europe va-t-elle désormais pouvoir se construire ? Une interrogation partagée, quelles que soient les idées défendues. Ainsi, Marmotte64, super héros, qui dit avoir voté ‘oui’ au référendum français de 2005, exprime sa perplexité au sujet de ce nouveau référendum :
‘Il y a deux choses que je trouve inacceptables. D'une part, le fait de revenir avec un projet qui a déjà été refusé et sans prendre la peine de le présenter à ceux qui l'avaient rejeté : j'entends les Français ou les Hollandais qui avaient signifié par référendum leur refus.D'autre part, le fait que les citoyens, qui sont le primat de la démocratie soient écartés car (implicitement) trop cons pour donner un avis sur le sujet, créant de facto une scission (grave) entre le peuple et ses représentants pour un sujet fondamental’ (ne dit-on pas d'ailleurs qu'une Constitution est une ‘loi fondamentale’ ? ).”
Après ce troisième non, comment l'Europe va-t-elle pouvoir empêcher les divorces ? ► Lire aussi : Enrope : vos dix idées pour vous réconcilier.




















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De Phil2922
Retraite invalidité | 18H02 | 14/06/2008 |
Ce n'est plus un fossé qui existe entre les élites et le peuple, c'est un GOUFRE… ! !
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De DBL8
Retraité | 18H25 | 14/06/2008 |
NON ! !
Nous ne sommes pas sur la même planète !
je ne suis même pas sur que nous soyions dans le même système solaire.
Trop de différences existes entre-eux et nous sur ce que nous attendons de l'Europe !
Y a-t-il quoi que ce soit de rattrapable ?
à DBL8
De NING
04H20 | 15/06/2008 |
AUTODESTRUCTION :
Vite, vite ,vite ! ! !
Que la Turquie entre le plus rapidement dans ce club
des 27 et un gros ver sera dans la pomme européenne !
L'Europe s'autodetruira d'elle même ! et ce sera trés bien et grâce à nos « planqués » députés qui ménent
grande vie à BRUXELLES
à Phil2922
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 19H09 | 14/06/2008 |
Permettez-moi d'ajouter une ONZIÈME raison.
Nous avons repéré l'existence d'une rumeur mensongère destinée à effrayer, à provoquer des réactions émotionnelles. Elle jouait sur les difficultés à comprendre des réalités auxquelles nous ne sommes pas formées, les difficultés à appréhender le droit européen.
Il était question d'une loi ou directive sur 65 Heures de travail votée par l'Europe ; on comprenait qu'existait une menace contre nos 35 heures. Je pense entre autre à la Une de l'Huma… Cela a été relayé par une foule de commentateurs bernés, manipulés.
Si l'on se renseigne et que l'on prend le temps de comprendre de quoi il s'agit (voir les blogs de Maître Éolas ou de Jean Quatremer), on s'aperçoit que cette durée de travail non seulement n'a rien à voir avec notre durée légale de travail mais qu'elle constitue un léger progrès dans le cadre du problème spécifique qu'elle essaie de réguler.
Avant de crier, renseignez-vous. Lisez l'excellente explications de Maître Éolas :
http://www.maitre-eolas.fr/2008/06/12/988-l-europe-a-t-elle-impose-la-se…
Ce annonce mensongère a été traitée également par Jean Quatremer. C'est ici :
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/06/la-prdominance.ht…
à Claude PELLETIER
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 19H25 | 14/06/2008 |
Et un autre site qui nous donne en même temps, une idée du contexte (partenaires aux cultures différentes) et de la méthode de travail pour produire des lois, des directives ……
http://www.eurogersinfo.com/actu3008.htm
à Claude PELLETIER
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 21H05 | 16/06/2008 |
Permettez-moi d'ajouter une ONZIÈME raison.
Nous avons repéré l'existence d'une RUMEUR mensongère destinée à effrayer, à provoquer des réactions émotionnelles. Elle jouait sur les difficultés à comprendre des réalités auxquelles nous ne sommes pas formées, les difficultés à appréhender le droit européen.
Il était question d'une loi ou directive sur 65 HEURES DE TRAVAIL votée par l'Europe ; on comprenait qu'existait une menace contre nos 35 heures. Je pense entre autre à la Une de l'Huma sur la semaine de 65 heures. Cela a été relayé par une foule de commentateurs bernés, manipulés.
Si l'on se renseigne et que l'on prend le temps de comprendre de quoi il s'agit (voir les blogs de Maître Éolas ou de Jean Quatremer), on s'aperçoit que cette durée de travail non seulement n'a rien à voir avec notre durée légale de travail mais qu'elle constitue un léger progrès dans le cadre du problème spécifique qu'elle essaie de réguler.
Avant de crier, renseignez-vous. Lisez l'excellente explications de Maître Éolas :
http://www.maitre-eolas.fr/2008/06/12/988-l-europe-a-t-elle-impose-la-se…
Ce annonce mensongère a été traitée également par Jean Quatremer. C'est ici :
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/06/la-prdominance.ht…
à Claude PELLETIER
De Job
19H28 | 14/06/2008 |
Tout a fait d'accord avec vous, mais on pourrait tourner votre 11ème raison en : « absence catastrophique de pédagogie de la part de l'UE et des responsables politiques ». Est-ce à maître Eolas ou à Jean Quatremer de faire le - remarquable - travail d'explication qu'ils font dans leurs domaines respectifs ?
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 19H48 | 14/06/2008 |
Votre remarque est excellente. Que dire de plus ?
Qu'en France, quand un homme politique est bousculé, il essaie de diriger la foudre vers la bureaucratie bruxelloise ou les direktives (assorties du K de diKtats) européennes. C'est la politique du bouK-émissaire.
Oui, voilà une DOUZIÈME et glorieuse raison :
la politique du BOUC-ÉMISSAIRE pour tirer de l'ornière l'homme politique embourbé !
à Claude PELLETIER
De kk
star malgré elle | 20H01 | 14/06/2008 |
5 pastilles
à Job
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 22H42 | 14/06/2008 |
Il me semble que c'est le travail de la presse… Je ne sais pas si ce sont les impératifs économiques ou leur incompétence qui est en cause, mais ça fait des années que je n'ai pas lu un article intéressant. Que fait un journaliste aujourd'hui ? Il relaye les communiqués de presse et les déclarations sortis tout droit des agences de presse.
C'est peut-être également un problème de lecteurs, le sérieux, le rigoureux ne fait pas vendre. Le lecteur est plus intéressé par les dernières pitreries de Sarko que par une analyse sérieuse de sa politique. Quand je vois la pauvreté des arguments qui s'opposaient à mes posts à propos du traité de Lisbonne, je suis bien obligé d'en arriver à cette conclusion.
L'Europe fait de la pédagogie, allez voir sur leurs différents sites, le traité de Lisbonne y est expliqué aussi bien pour les enfants que pour un public non averti. Le spécialiste a accès à tous les documents, tout est clair. Mais franchement tout le monde sait bien que 99% des lecteurs n'ont pas été les consulter. Je vois déjà les critiques arriver, prétendre que de toute façon, c'est de la propagande. Facile.
à siko
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 22H57 | 14/06/2008 |
Je fais partie des 99 % hélas.
Pour les enfants aussi … mais ça m'intéresse. Où est-ce M. SIKO ?
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 23H19 | 14/06/2008 |
Pour vous…
http://europa.eu/lisbon_treaty/faq/index_fr.htm
Pour les enfants, malheureusement, il n'existe pas un portail pour le traité spécifiquement, je me suis un peu trop avancé. Et je dois dire que ce portail n'est pas extraordinaire, c'est un peu trop simplet à mon goût…
http://europa.eu/europago/welcome.jsp
Bonne soirée.
PS : Je vais voir si je ne peux pas trouver mieux.
Si vous vous intéressez vraiment au sujet, je vous conseille d'acheter « L'union européenne (Edition Traité de Lisbonne) » coordonné par Jacques Ziller, collection « La documentation française ».
à siko
De Job
02H27 | 15/06/2008 |
Merci du lien, silko. Le job des communiquants de l'UE ne devraient cependant pas se cantonner à l'écriture d'une FAQ. Sur la question des fameuses « 65 heures » par exemple, la politique de communication aurait du être beaucoup plus réactive, je pense. Mais je n'ai pas de solution miracle.
L'autre point que vous développiez est très intéressant : celui de la responsabilité du lecteur-électeur. Jusqu'à quel point doit-on comprendre ? Où chercher les informations ? A qui faire confiance pour nous les expliquer ? Quid des « experts » ? Vous disiez que tout ce qui vient des institutions peut être immédiatement qualifié de propagande, et c'est vrai. Comme cela a tendance à déteindre aussi sur la presse ou que la presse ne fait hélas pas d'effort particulier pour expliquer, on est face à un gros problème démocratique : comment faire que nous décidions sur des sujets de technicité non triviale en toute connaissance de cause ? Vu que ce genre de questions (OGMs, nanotechnologies…) vont se multiplier dans les années à venir, il y a du pain sur la planche.
à Job
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 12H05 | 15/06/2008 |
Je sais qu'il existe, mis à part les documents fournis par l'union européenne, des documents fournis par le sénat et l'assemblée. Ci-dessous un lien vers un des ces nombreux rapports :
« Le lecteur trouvera, dans le premier tome de ce rapport, une présentation d'ensemble du traité, exposant les raisons pour lesquelles c'est un traité simplifié abandonnant la démarche constitutionnelle, un traité réformateur remettant l'Europe en mouvement et un traité urgent pour débloquer l'Union.
Le second tome compare les dispositions actuelles des traités fondateurs à leur nouvelle rédaction issue du traité de Lisbonne. »
Tome 1 :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/europe/rap-info/i0562-t1.asp#TopOfP…
Tome 2 :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/europe/rap-info/i0562-t2.asp#TopOfP…
Et ici, vous trouverez de nombreux rapports ayant trait à l'UE. Ceux-ci sont généralement le travail d'un fonctionnaire, valider par un député, voter par l'assemblée.
http://www.assemblee-nationale.fr/13/europe/index-rapinfo.asp
à Claude PELLETIER
De kebra
Bisounours killa | 08H28 | 15/06/2008 |
Permettez-moi de rebondir sur votre apologie de l'analyse d'Eolas.
Maître Eolas n'autorise que l'utilisation d » « <…> une brève citation en précisant la source et l'auteur ». C'est dommage car je ferais volontiers du Eolas Bashing à longueur de pages. Mais je me méfie des procéduriers, l'exemple de Denis Robert est une épée de Damoclès.
http://www.maitre-eolas.fr/2008/06/12/988-l-europe-a-t-elle-impose-la-se…
« Alors que précisément, l'UE impose des limites : durée maximale, et surtout accord du salarié sans conséquence en cas de refus. Sans l'UE, vous croyez qu'on pourrait obtenir de telles garanties contre le dumping social ? Comparez avec le droit social chinois, pour voir. Pourtant, c'est un gouvernement de gauche qui est au pouvoir, là-bas… »
Au milieu d'un argumentaire technique, voilà une phraséologie typique des publications d'agences d'influence qui formatent l'opinion pour le compte des cosmocrates. Un modèle du genre : C'est le mini-traité ou l'enfer communiste chinois. L'UE ultra-libérale gravée dans le marbre ou la Barbarie de la dérégulation mondiale organisée par l'OMC et le FMI. Ce sophisme est courant.
L'UE, sur le modèle actuel, est formatée pour faciliter la domination des entreprises transnationales et de leurs dirigeants, la nouvelle aristocratie mondiale, les cosmocrates. Il faut agiter de grandes peurs pour faire gober cette fausse Constitution et travestir au mieux les conséquences dramatiques de ce vrai traité de libre-échange économiques. Maître Eolas, comme des centaines d'autres soldats des cosmocrates, s'y colle.
L'accord préalable du salarié « sans conséquence en cas de refus » est vicié à la base par le dumping social organisé en Europe comme en Asie et ailleurs par les sociétés transnationales. Avec le jeu des usines tournantes, la menace d'une délocalisation express vers une zone momentanément plus favorable est toujours insidieuse ou souvent explicite. Avec le flicage intensif des employés et des fautes savamment organisées, les sanctions et les licenciements pleuvent sur les réfractaires. Bien souvent les nouveaux serfs sont contraints de voter pour plus de chaînes ou de subir le déclassement à la base la plus misérable de la pyramide sociale. Comme pour l'affaire de la virginité, Maître Eolas adore l'accord « librement » consenti sous pression maximale.
Oser nous faire le coup de la grande peur, en plus du « rouge » chinois, c'est assez minable. La Chine, et dans une mesure à peine moindre la Russie, est une dictature militaire dominée par des oligarques parfaitement intégrés dans la stratégie des cosmocrates. Ce pays d'usines concentrationnaires permet d'accentuer considérablement la pression économique et fantasmatique. Plus rien de communiste ou de gauche, juste un nom pour faire peur.
Cette bonne vieille stratégie de la tension version guerre froide. C'était Giscard ou les chars rouges sur les Champs. Pourtant la France a connu un gouvernement de gauche pendant deux ans. L'assaut des cosmocrates fut violent et les socialistes ont du largement adapter leur programme, comme Lula a aussi du le faire au Brésil pour éviter une issue fatale modèle Allende. La peur n'est plus militaire au sens classique. Elle est économique, terroriste et putschiste. Les cosmocrates sont passés maîtres en manipulations et conséquences. Saint Kissinger, priez pour nous…
C'est la guerre au terrorisme ou le Califat en France, la destruction d'Israël et pire de toute la perte du contrôle du pétrole. C'est la soumission au libre-échange sauvage et à la dérégulation sociale ou l'extension (l'invasion ? ) du modèle chinois. C'est l'asservissement par la dette et le contrôle par (la peur de) la faim, même en France. C'est le vivant breveté, la dépendance au privé pour l'eau, l'énergie, les déchets, la défense, la recherche. Ou encore les marchés spéculatifs sans limites et les délits d'initiés à répétition, l'impunité des cosmocrates, la perte des libertés individuelles.
Le chemin de l'enfer est pavé de bonnes intentions. Le Mini-traité en est une illustration exemplaire. Eolas est bien plus prêcheur qu'explicateur. Kebra résiste comme il peut. Pourvu que cela dure…
à kebra
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 11H32 | 15/06/2008 |
M. KEBRA,
Il me semble que vous tapez sur un point sensible. L'allusion à la Chine me semblait une faiblesse de la démonstration. Quoique. Voilà une allusion qui vaut bien une piqûre de rappel. Comment ne pas prendre en compte quand on est du côté des damnés de la terre, qu'hélas la suppression de l'économie de marché remplacée par une programmation bureaucratique des besoins et donc l'annulation du capitalisme et du libéralisme économique n'a pas laissé dans l'histoire récente des souvenirs dignes d'éloge. Et sans parler de l'aspect politique tyrannique ……
Vous tapez donc sur un point relativement faible de la présentation de M. Éolas…… mais le reste de l'argumentation me parait solide. Autant que puisse en juger un citoyen lambda. Et il me semble que vous avez évité de critiquer l'essentiel de l'argumentation soignée de Maître Éolas, c'est-à-dire les travaux européens exploités par cette rumeur malveillante des 65 heures qui, elle, pue sa manipulation.
à Claude PELLETIER
De kebra
Bisounours killa | 14H22 | 15/06/2008 |
« L'accord préalable du salarié “ sans conséquence en cas de refus ” est vicié à la base par le dumping social organisé en Europe comme en Asie et ailleurs par les sociétés transnationales. » Je me cite. Le paragraphe entier et de nombreux autres arguments répondent à d'autres points que la Chine.
à kebra
De zorbek
15H21 | 15/06/2008 |
« Il faut agiter de grandes peurs pour faire gober cette fausse Constitution et travestir au mieux les conséquences dramatiques de ce vrai traité de libre-échange économiques »
Et vous qu'est-ce que vous faites d'autre, sinon agiter des grandes peurs face au libre-échange ? Qu'est-ce que vous proposez comme solution face à une mondialisation qui s'est faite, se fait et se fera, avec ou sans la France ? En quoi la France pourrait mieux s'en sortir seule ?
Vous donnez vous-même la réponse : « Pourtant la France a connu un gouvernement de gauche pendant deux ans. L'assaut des cosmocrates fut violent et les socialistes ont du largement adapter leur programme, comme Lula a aussi du le faire au Brésil pour éviter une issue fatale modèle Allende. »
Je ne m'attarderai pas sur le populiste « assaut des cosmocrates » (qui sonne aussi creux que la phraséologie lepeniste) que vous seriez incapable d'expliquer mais vous poserai une question fort simple : comment vous y prendriez-vous pour éviter de répéter les 2 dévaluations successives sans l'Euro ? Qu'est-ce que vous avez à proposer pour y répondre ? Une nationalisation générale de toutes les entreprises françaises ? La fermeture des frontières après avoir décrété le SMIC à 12000F quand le FF ne vaudra plus rien ?
Que vous le vouliez ou non, des pays émergents comme l'Inde, la Chine ou le Brésil sont en train de changer la donne à l'échelle mondiale, et je ne vois pas en quoi le protectionnisme franco-français pourrait être un remède, pour la raison fort simple que la France n'a pas le poids économique nécessaire. Seule une Europe économique unie peut y apporter une réponse et ce n'est certainement pas par le « non à l'Europe » en agitant le spectre de l'« ultralibéralisme » que vous parviendrez à en élaborer une.
Il est clair que la promptitude avec laquelle tout politicien français, de droite comme de gauche, pointe du doigt l'Europe comme responsable de toute décision impopulaire, n'est pas pour rien dans le non (français) à l'Europe. De manière symétrique, combien de politiques ont remercié l'Euro quand Chirac a dit non à l'invasion de l'Irak par Bush ? Si la France n'avait pas pu bénéficier de l'Euro à ce moment là contre la spéculation effrénée qui s'en serait suivi, le FF aurait fait une dégringolade sur le marché des changes et l'économie française se serait trouvée avec quelques centaines de millier de chômeurs en plus sur les bras (je peux en parler car j'ai travaillé plusieurs années sur le forex et suis bien placé pour confirmer que l'Euro c'est des milliards en moins pour la spéculation sur le marché des changes, milliards jadis largement financés par le contribuable via la banque centrale. Vous voulez peut-être y retourner ? ). Combien osent dire tout haut que sans l'Euro fort le prix réel du pétrole (et le pouvoir d'achat qui va avec) serait catastrophique pour les Français, et cause de dépôt de bilan pour beaucoup d'entreprises ? Ca, vous oubliez de le dire parce que vous ne voulez pas le voir. Evidemment, les choses étaient plus simples quand tout ce que la Chine pouvait exporter était le livre rouge. Ca ne représentait aucun danger, sauf peut-être pour les intellectuels dans le vent suffisamment aveugles pour s'y fourvoyer. Mais le monde a changé depuis. Le danger est cette fois bien réel, et pas seulement pour des intellectuels. Les frontières se sont ouvertes car le tiers-monde aspire à sortir de la pauvreté dans laquelle votre idéologie aimerait bien le retenir. Et que vous le vouliez ou non, seule une Europe unie a le pouvoir d'en atténuer les effets négatifs, malgré ses différences (le « non » des Irlandais ou des Anglais n'ayant pas grand-chose à voir avec le « non » des Français).
à zorbek
De CAUSTICUM
désabusé de plus en plus ... | 17H24 | 15/06/2008 |
Si l'Europe a vocation a protéger les Européens contre les effets ravageurs de la mondialisation, alors vive l'Europe !
L'ennui, c'est qu'apparemment, l'Europe s'accommode de la mondialisation et l'invoque même, pour justifier la régression sociale généralisée de ses propres populations, c'est à dire le nivellement par le bas.
Les peuples d'Europe n'ont que faire de la camelote Chinoise bon marché parceque fabriquée par des quasi esclaves, quand ce n'est par de vrais esclaves.
Si les Chinois ont opté pour le libéralisme, qu'ils impriment suffisamment de monnaie, qu'ils la distribuent à leur propre population et qu'ils organisent leur marché intérieur. Ils sont plus d'un milliard et sont donc assez nombreux pour « consommer » leur production.
Quant à l'Europe, elle n'a qu'à organiser son propre marché, en re-industrialisant, en payant décemment ses populations laborieuses, en interdisant les délocalisations hors de ses frontières et en taxant de manière judicieuse les importations en provenance d'Asie.
Si elle proposait cette voie, nul doute que le OUI l'emporterait massivement, sans que l'on ait à craindre les résultats des référendums.
N'en étant pas capable pour le moment, elle donne l'image d'un nain politique, donneur de leçons et même pas capable de protéger ses populations.
à CAUSTICUM
De zorbek
19H22 | 15/06/2008 |
« Les peuples d'Europe n'ont que faire de la camelote Chinoise bon marché parce que fabriquée par des quasi esclaves…. »
Ah oui ? C'est bizarre, vous ne devez pas souvent mettre le nez dans un supermarché. Moi j'avais plutôt l'impression que ce sont justement les bas revenus qui achètent chinois. Vous préféreriez peut-être qu'ils achètent plus cher ? Ou bien qu'ils n'achètent plus ? Désolé de vous le rappeler, mais le pouvoir d'achat que tout le monde réclame, c'est très exactement cela. Quant aux Chinois, ils s'enrichissent et n'ont pas l'air de s'en plaindre.
Si vous voulez fermer nos frontières à leurs produits, il faudra peut-être songer à l'inévitable réciproque et le dire à toutes les entreprises françaises qui exportent là-bas, sans oublier d'expliquer aussi à tous ceux qui vont perdre leur boulot dans la manœuvre que ça permettra de stopper la « camelote chinoise ». En clair, sauver des boulots devenus non compétitifs en sacrifiant ceux qui le sont. Le gaucho de base appellera la manoeuvre un progrès social, moi j'appelle ça une régression à connotation sociale.
S'il existe une possibilité de diminuer les effets négatifs de la croissance chinoise, ce n'est qu'à l'échelle européenne qu'elle est envisageable, et ce n'est pas l'affaiblissement de l'Europe par le « non » qui va faciliter les négociations…
« Quant à l'Europe, elle n'a qu'à organiser son propre marché … en interdisant les délocalisations hors de ses frontières et en taxant de manière judicieuse les importations en provenance d'Asie »
En gros je suis d'accord avec votre proposition. Pour autant que les investissements se fassent dans des secteurs d'avenir, véritablement créateurs d'emploi. Et pas dans la PAC qui n'en crée aucun et qui bouffe 50% du budget (pour moins de 4% de la population, ce qui en fait la plus grosse arnaque européenne).
à zorbek
De jojo1er
09H25 | 16/06/2008 |
Il n'y aurait donc que les prix à la vente qui puissent jouer sur le pouvoir d'achat ?
Jojo1er, …
à zorbek
De kebra
Bisounours killa | 10H55 | 19/06/2008 |
Je ne vais pas m'étendre sur votre post car j'y réponds trop tard pour un débat. Encore un fil de perdu dans les méandres de la Rue.
Les cosmocrates sont une référence à Jean Ziegler et non pas au borgne. Tout slogan est populiste. Un seul exemple d'assaut cosmocratique : le transfert massif de devises, or et bons au porteur de France en Suisse dans les mois d'après l'élection. Les centaines de millions de la caisse noire du patronat ont largement financé la propagande anti-socialiste. Les réseaux anti-communistes étaient sur le pieds de guerre. Le modèle Allende vous semble naturel, pas moi.
Vous défendez l'Euro, je ne l'attaque pas, pas plus que le principe d'une alliance économique, sociale et culturelle. Relisez mes posts, je suis pour une confédération à géométrie variable. Rien de nationaliste ou de protectionniste.
Personne ne parle de nationalisation massive mais de récupérer la production et la gestion de l'énergie, de l'eau, des déchets et des autoroutes.
L'OMC et le FMI sont responsables de la dette chronique, de la fin des cultures vivrières, de la famine endémique, de l'esclavage « salarié »… Vous soutenez l'empire de la honte, c'est une analyse à très courte vue.
La mondialisation ultra-libérale est un crime contre l'humanité. La consommation frénétique de produits merdiques n'est que l'illusion du bonheur destinée à masquer le pillage du monde par une poignée de criminels. Vous plaidez pour la soumission à ces mafias, je plaide pour la résistance. La résistance s'organise, il ne vous reste plus que l'invective face à la logique et la raison.
à Claude PELLETIER
De CAUSTICUM
désabusé de plus en plus ... | 15H17 | 15/06/2008 |
»…une rumeur mensongère » : Bigre !
Si je résume le commentaire au demeurant fort instructif - je ne parle que de la partie narrative et non pas des conclusions - de Maître Eolas, il ressort ceci :
- Alors que depuis 1993, la durée maximale du travail était de 48 h./semaine, nos amis Grand-Bretons ont bataillé dur pour dénoncer toute notion de durée maximale du temps de travail ; ils ont même momentanément réussi à faire partager leur point de vue.
- La France, l'Espagne et la Suède n'étant pas d'accord, se sont coalisées, pour faire accepter cette notion de durée maximale du temps de travail.
- Elles ont cependant été contraintes de « lâcher du mou », en concédant aux Britishs une LIMITE MAXIMALE à 65 HEURES/semaine.
Voilà les faits décrits avec force détails par Maître Eolas. A partir de là, quelles conclusions en tirer ?
Doit-on penser comme Maître Eolas que finalement, l'Europe « nous protège », car si elle n'existait pas, les délocalsations s'emballeraient au profit du (ou des) pays les moins respectueux de leur population ?
Sachant que compte tenu de l'accroissement des temps partiels, la DUREE MOYENNE EFFECTIVE du temps de travail de la population active, tourne autour de 34 heures semaine en Europe, doit-on accepter l'idée que certains travaillent 20 heures seulement et d'autres 65 ?
Ne peut-on penser que si l'Europe « nous protège », elle « nous protège » des démons que pourtant elle tolère, avec qui elle se complaît, quand c'est pas elle qui les engendre ?
à Claude PELLETIER
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 21H02 | 16/06/2008 |
Voici une ONZIÈME raison.
Nous avons repéré l'existence d'une RUMEUR mensongère destinée à effrayer, à provoquer des réactions émotionnelles. Elle jouait sur les difficultés à comprendre des réalités auxquelles nous ne sommes pas formées, les difficultés à appréhender le droit européen.
Il était question d'une loi ou directive sur 65 HEURES DE TRAVAIL votée par l'Europe ; on comprenait qu'existait une MENACE CONTRE NOS 35 HEURES. Je pense entre autre à la Une de l'Huma… Cela a été relayé par une foule de commentateurs bernés, manipulés.
Si l'on se renseigne et que l'on prend le temps de comprendre de quoi il s'agit (voir les blogs de Maître Éolas ou de Jean Quatremer), on s'aperçoit que cette durée de travail non seulement n'a rien à voir avec notre durée légale de travail mais qu'elle constitue un léger progrès dans le cadre du problème spécifique qu'elle essaie de réguler.
Avant de crier, renseignez-vous. Lisez l'excellente explications de Maître Éolas :
http://www.maitre-eolas.fr/2008/06/12/988-l-europe-a-t-elle-impose-la-se…
Ce annonce mensongère a été traitée également par Jean Quatremer. C'est ici :
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/06/la-prdominance.ht…
à Phil2922
De kestiontoi
travailleur forcé | 19H51 | 14/06/2008 |
« Quant à parler de “complication plus qu'il n'y parait”, appliquez-le au traité proposé qui est illisible pour le commun des citoyens, cela s'apparente plus à de l'antidémocratie et on peut y soupçonner une arnaque, à juste titre. » (Childéric)
Est-il lisible par les politiques ? ? ?
Pourquoi les politiques ne sont-ils pas capables de rédiger un texte clair, simple et lisible par tous ?
Sont-ils incompétents ?
à kestiontoi
De jojo1er
09H55 | 16/06/2008 |
« Est-il lisible par les politiques ? ? ? »
à peu près oui, avec l'aide de leurs assistants.
« Pourquoi les politiques ne sont-ils pas capables de rédiger un texte clair, simple et lisible par tous ? »
qui a dit qu'ils n'en étaient pas capables ? Vouloir, pouvoir…
« Sont-ils incompétents ? »
Non. Quels sont leurs objectifs ?
Jojo1er, …
à Phil2922
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 20H11 | 14/06/2008 |
Le vrai message en filigrane, c'est que si TOUS les Européens étaient appelés a se prononcer ils rejetteraient sans doute la Communauté dans sa forme actuelle Et c'est ce rejet qui est un espoir pour la création d'une véritable Europe. Il y a trois causes au non. Voir le lien
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/5119.html
à Phil2922
De mar_le
informaticien | 20H19 | 14/06/2008 |
N'est-ce pas naïf et utopiste de croire qu'un jour ils se rapprocheront ? Des mondes différents, opposés ne peuvent se comprendre à 100%
D'autre part, était-ce mieux avant ? Les élites de l« europe d'avant-guerre étaient plus ouvertes ? Plus proches ? Pas sûr.
De Job
22H43 | 14/06/2008 |
Je ne comprend pas bien votre première phrase. Vous êtes bien inscrit sur les listes électorales, non ? Si vous pensez que les députés européens de votre région « se foutent de vous » vous pouvez toujours voter pour une autre liste non ? Voire même créer votre propre liste.
à Job
De Beryl
13H22 | 15/06/2008 |
Chiche ! … On crée une liste ! ? …