Le rejet du traité de Lisbonne ruine-t-il les ambitieux projets français ? Les réponses d'Hubert Védrine et de Notre Europe.

Après les Français et les Néerlandais en 2005, c'est au tour des Irlandais de dire non. Le traité de Lisbonne a été rejeté ce vendredi à 53,4% des voix. En 2001, un premier référendum y avait déjà vu le rejet du traité de Nice. Quelques dérogations et un second vote, favorable, avait permis d'adopter le texte.
Cette fois, 53,1% des électeurs se sont déplacés et les autorités irlandaises ont promis, avant le premier scrutin, qu'il n'y aurait pas de seconde consultation. Mais c'est peut-être pour Nicolas Sarkozy, qui a été l'initiateur du « mini-traité » soumis au vote irlandais, que ce « non » tombe le plus mal.
A partir du 1er juillet, pour six mois, la France présidera en effet l'Union européenne. Concrètement, cela signifie que c'est à Paris d'organiser les réunions du Conseil, de faire avancer les dossiers, de chercher les compromis entre les Etats membres. Chaque pays joue un peu son honneur dans ces présidences : il y a les présidences réussies et les présidences ratées. Celles qui embourbent l'Europe et celles qui la font avancer. Autant dire que le non irlandais ne fait pas l'affaire de Nicolas Sarkozy et du gouvernement Fillon. Il replonge l'Europe dans une crise institutionnelle qui dure déjà depuis des années, et le traité de Lisbonne, qui fixait un nouveau cadre à l'Union, risque de terminer dans l'ornière. Jeudi, François Fillon déclarait sur France 2 :
« Si le peuple irlandais décide de rejeter le traité de Lisbonne, naturellement il n'y a plus de traité de Lisbonne, sauf à reprendre le dialogue avec le peuple irlandais. »
« Ne pas créer une crise là où il n'y a qu'une déception »
De son côté, Hubert Védrine, l'ancien ministres des Affaires étrangères de Lionel Jospin, se dit déçu mais appelle les gouvernements et commentateurs à la modération :
« On ne doit pas transformer cette situation en une crise aiguë par des réactions catastrophistes : un traité ne peut être modifié qu'à l'unanimité des Etats membres. » (Ecoutez le son)
Ce proche de François Mitterrand estime que la présidence française de l'Union ne souffrira pas de la décision irlandaise et que les projets de Nicolas Sarkozy en matière d'énergie, de défense, d'environnement et d'immigration ne sont pas remis en cause. Le fonctionnement des organes de l'Union européenne -les conseils, le Parlement, la Commission- étant régis par le traité de Nice. Il regrette toutefois cette non-ratification du traité de Lisbonne, car il comportait une « série d'améliorations qui permettaient des votes plus faciles, plus rapides » mais considère que le terme « crise » n'est pas adapté :
« Il ne faut pas que les gouvernements par leur réactions désordonnées, paniquées ou trop affectives créent une crise là où il y a une simple déception. Je souhaite qu'ils réagissent par une volonté confirmée d'avancer sur des politiques et des projets communs. » (Ecoutez le son)
Très optimiste, Hubert Védrine croit en l'Europe en dépit de cette « déception » irlandaise :
« On a exagéré le rôle des traités, des institutions et de la pseudo Constitution. Ce n'est pas le traité qui est déterminant. Ce qui compte c'est la volonté. » (Ecoutez le son)
Poursuivre la ratification du traité de Lisbonne
Gaëtane Ricard-Nihoul, secrétaire générale du Think tank Notre Europe, crée par Jacques Delors, estime quant à elle que la présidence française ne s'engage pas dans les meilleures conditions. (Ecoutez le son)
Selon Gaëtane Ricard-Nihoul, les pays de l'Union doivent maintenant dire de manière « très ferme » que, tout en respectant le vote des Irlandais, ils poursuivront la ratification du Traité. En 2005, après les « non » français et néerlandais, plusieurs pays avaient renoncé à faire ratifier le traité constitutionnel par leur Parlement. Une « erreur » à ne pas reproduire, dit-elle. (Ecoutez le son)
La leçon qui doit être tirée, dit-elle, ce n'est pas qu'il faut moins parler d'Europe, c'est l'inverse : il faut « crever tous les abcès ». (Ecoutez le son)
Les 19 et 20 juin prochains, un sommet doit rassembler à Bruxelles (sous présidence slovène) les dirigeants européens, qui devraient réfléchir aux moyens de sortir de cette impasse institutionnelle.
Zineb Dryef et Pascal Riché




















343
(Pour réagir, connectez-vous)
à Mon-Al
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 15H41 | 14/06/2008 |
Bonsoir Mon-Al.
Rappelez-vous le second tour de la dernière élection présidentielle, et dites-moi un peu si vous n'avez pas la réponse à votre question : o).
J'espère que la colère que vous partagez avec Concombre ne vous empêche pas d'aller bien… quand même.
à thierry reboud
De Mon-Al
roturière :-) | 16H03 | 14/06/2008 |
Bonsoir Thierry
Cà va, çà va … je commence à me calmer. Et oui, c'est vrai, je me souviens du second tour de la Présidentielle… et comme vous vous doutez de mon vote, je n'en suis pas fière … mais je m'en suis déjà expliquée, quel choix avions-nous ? ? ? ? Bon, on ne va pas revenir aux calendes grecques … Maintenant il faut voir avec l'avenir. Qui me semble bien sombre.
C'est vrai que la présentation de l'Europe a peut-être été assez « nuageuse » pour ne pas être comprise … peut-être surtout que la FACON de la présenter est indigeste … peut-être faudrait-il en effet, comme je l'ai lu, présenter plutôt qu'un TOUT, plusieurs chantiers à entamer … peut-être, peut-être … Que de questions, et pourtant, il FAUT que nous ayions une Europe. Un groupe d'Etats, économiquement soudés, capables de former une Défense en cas d'attaque extérieure. Mais ce qui achoppe, je crois, c'est le SOCIAL. Comment des pays libéraux peuvent-ils s'aligner avec des pays farouchement accrochés à leurs acquis sociaux ?
Il circule tellement de mensonges ( les 65 heures sont le dernier en date) dans les médias - il faut avoir lu dans la presse britannique (je n'ai pas pu avoir accès à la presse irlandaise ) les absurdités avec photos à l'appui, qui ont circulé en Irlande.
Mais bon, il est inutile de se lamenter quand on ne peut rien…
Oui, je vais bien, et j'espère que vous aussi.
à Mon-Al
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 16H19 | 14/06/2008 |
Mais évidemment que je vais bien ! C'est bien simple : quand je ne vais pas bien, je me sens tout patraque. Alors je préfère éviter.
Je vais finir par trouver ça drôle : nous ne sommes pas tant en désaccord que ça.
Rien que le second tour de la présidentielle, tenez : vu que vous vous doutez aussi de mon vote et vu que ça ne doit pas être le même que vous, autant que vous sachiez que j'en suis aussi peu fier que vous. Pas mal, non : -) ? (N'empêche que cette élection illustrait assez bien la médiocrité de la scène politique française dans son ensemble…)
D'accord aussi sur les bizarreries que nous offre la construction européenne, notamment sur le social. Et d'accord aussi sur la perspective européenne que je voudrais. Raison de plus, selon moi, pour mettre à plat la question des choix politiques.
Et même d'accord avec vous sur le caractère, comment dire… exotique de certains arguments des tenants du non, notamment cette histoire de 65 heures.
à thierry reboud
De Mon-Al
roturière :-) | 16H56 | 14/06/2008 |
Il y a bien longtemps que je sais que nous ne sommes tant en désaccord que çà… Je suis une vieille militante, pour tout vous dire, je militais déjà alors que vous étiez encore un bébé (et oui, j'ai eu l'indiscrétion d'aller espionner votre profil) et j'ai beaucoup appris, j'ai rencontré beaucoup de monde, des bons et des mauvais, des « pour » et des « contre », ai gaspillé beaucoup de salive et de temps pour convaincre … et j'ai compris UNE chose, c'est que l'on peut toujours se retrouver lorsqu'on a des arguments cohérents à exposer… on se retrouve toujours sur quelque chose. Dans les années 65-70, alors que je collais des affiches, c'était avec ceux qui devaient être nos adversaires politiques, que nous nous entendions le mieux, ceux de la base j'entends, les salonards, eux se tapaient allègrement sur la figure - ainsi que des petits fours, et nous les petits, les sans gloire … mais je m'écarte du sujet ! ! !
C'est vrai, et je le pense vraiment, que la guéguerre droite-gauche a un relent passéïste… celui qui a compris çà a tout compris. C'est en choisissant les meilleurs, d'un bord ou de l'autre que l'on arrivera à tenir le choc du XXI° siècle qui se prépare, qui est déjà là …
Bon, et l'Europe, qu'est ce qu'on fait ? ? ? On vote ? ? Là, je vois que je vais mieux : je rigole : - ))))))
à Gudule
De Valéry-Xavier Lentz
www.taurillon.org | 11H44 | 14/06/2008 |
Vous avez quel âge Gugule ?
à Gudule
De NING
16H30 | 14/06/2008 |
att HOUVATON
tout a fait d'accord avec votre jugement
un exemple récent : la plupart des français sont devenus de braves petainistes dés 1940 !
En 1944 , tous ces braves pétainistes étaient de
farouches résistants !
quelle belle légende !
Les français épris de liberté depuis la révolution française (date complétement « pipeau » du 14 juillet
1789), c'est une allégorie (tout comme la« légende
Nabot-leonniene du petit corse)
De Lohiel
non-officiel89.forumactif.net | 23H46 | 13/06/2008 |
Eux ce qu'ils veulent c'est un grrrand marrché européen où tous les peuples consommunieront leur bouillie-OGM devant le même écran plasma, en écoutant la litanie de Sainte Bourse, selon la nouvelle liturgie sanctifiée du Concile Développement Durable II (entendez surtout développement, durable c'est pour la galerie)
Nous ce qu'on voudrait, c'est qu'ils arretent de salir tout ce qu'ils touchent… non, mieux même, qu'ils ne touchent plus à rien, qu'on s'arrête pour réfléchir. Mais ils sont tellement fanatisés par leur religion qu'ils n'imaginent même plus d'autre vérité possible. Ils vont se débrouiller pour nous le balancer quand même leur credo mégalomane et mortifère.
Décidément, on va pas arriver à s'entendre.
De vincelle
20H53 | 13/06/2008 |
> » « On a exagéré le rôle des traités, des institutions et de la pseudo Constitution. Ce n'est pas le traité qui est déterminant. Ce qui compte c'est la volonté »
On exagère aussi l'importance d'un référendum, et l'importance de la volonté des peuples…
On exagère aussi l'importance de la Loi : la preuve : mitterrand dont védrine est proche (sic) s'asseyait bien sur les Lois (ex : écoutes illégales).
On exagère tant de choses…
C'est tellement plus facile de fouler aux pieds des Principes fondamentaux !
Quand on sait que la VOLONTÉ de la majorité des politicards c'est de baiser au maximum les citoyens, et de s'en mettre plein les poches…
Que vedrines nous cite un seul président français des dernières décennies qui a été totalement honnête. Un seul.
à vincelle
De raleuse13
idéaliste ? oui ! j'assume ! | 21H39 | 13/06/2008 |
Oui vincelle !
C'est là tout l'art de l'interprétation !
Tandis qu'un OUI aurait été, lui, particulièrement significatif d'une volonté ! Et on les aurait tous entendus se féliciter de cette « mémorable décision », de ce « geste fort de tout un peuple » ! ! !
Ces politocards ne sont que des pantins…
Tous les mêmes discours, les mêmes ruses…
Sauf que maintenant, ça prend moins auprès de nous, la France d'en bas, ce genre de discours.
Nous avions dit « non », et on nous a craché dessus… en créant ce « mini traité » sans référendum !
Le « non » des Irlandais sera sans doute bafoué, parce qu'il « faut continuer la construction de l'Europe » ! !
Il faudra bien que nous nous organisions, nous, « Français du bas » pour enfin bloquer cette pseudo Europe qui n'a plus -si elle l'a jamais eu ? - ce sens que nous lui donnions !
à raleuse13
De sujetduprince
22H11 | 13/06/2008 |
on a echappe au pire … le defilé des clowns qui auraient deliré sur le grand destin qui s'ouvrait à l'europe
basé sur le liberalisme le plus debridé, la privatisation de tous les services publics, la divine speculation (dont on n'a pas encore bien compris qu'elle enrichissait les pauvres et les classes moyennes … cons que l'on est)
et dans le meme temps on va peut etre echapper au grand delire mediteraneen du gnome (qui vient de se prendre un coup de pied au cul par kadhafi)
à vincelle
De Pierre973
désanusseur de porcs | 01H54 | 14/06/2008 |
@ vincelle :
« Que vedrines nous cite un seul président français des dernières décennies qui a été totalement honnête. Un seul. »
Euh, Jacques Michel, président du club d'échecs de mon bled … En France, si, si ! ! !
De athénaïs
21H10 | 13/06/2008 |
et bravo pour les irlandais, et merde à sarko et sa clique.
Quand à védrine quand on avait entendu dire qu'il était prêt à rejoindre la clique à sarko, je voulais pas le croire, visiblement, ça aurait pu se faire.
Ces gens là manquent cruellement du sens des réalités, un bon smic, un appart dans le 93, des horaires à ch….. un conjoint au chômage, un parent dans la misère et des momes qui s'emmerdent sur le bitume au bas de l'immeuble, c'est ça qui leur faudrait.
Ca les remettrait d'équerre, ces parasites privilégiés
De marie 75 3563
21H19 | 13/06/2008 |
Vedrine ? Le filleul de MItterrand ? Il vole - une fois encore - au secours de sarko ? ? ? ?
Vive les Irlandais ! ! ! ! !
De Humain
21H23 | 13/06/2008 |
Bien, bravo les irlandais.
Pas d'inquiétudes, une démocratie ne peut de faire démonter par un vote, ou alors cela n'est pas une d« mocratie.
De fouqs
cadre du BTP | 21H23 | 13/06/2008 |
pour moi le claque que prends l'europe n'est que le juste reflet des mensonges de beaucoup d'homme et de femmes politiques et de la droite europe qui ne cesse de remettre en cause le droit du travail au seul profit de gens malhonnêtes que toutes les institutions protèges au revoir L'Europe vive la mafia et pourquoi pas le meme système qu'en italie les plus pauvres en tirerons peut etre un peu en qualité de vie si les miettes leurs conviennes ils ne ferons pas de nouveau la révolution comme en 1789
à fouqs
De Argos
10H47 | 14/06/2008 |
Tu as perdu la touche avec le point sur ton clavier ?
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 21H44 | 13/06/2008 |
http://www.deezer.com/track/238318
à Numerosix
De ras-la-patience
08H24 | 14/06/2008 |
merci pour cette petite pause à l'odeur de stout (j'adore les pogues)
De ptiboli
21H49 | 13/06/2008 |
Bah, encore deux-trois référendums et le oui finira par passer. Ou alors le traité sera ratifié par voie parlementaire.
De Hautpoul
21H59 | 13/06/2008 |
J'ai écouté la radio et je suis effaré par les analyses des journalistes et des « spécialistes ». Il y a milles raisons individuelles pour avoir voté non au référendum de 2005.
Personnellement quand j'ai commencé à lire le premier chapitre de la constitution j'étais pour. Pas à 100% mais pour quand même. Arrivé au 2eme puis aux autres chapitres je n'ai pas du tout compris pourquoi dans une constitution on scellait des règles commerciales (libre échange pas exemple). C'est aux équipes politiques en place au niveau de l'Europe de les choisir et les changer selon les majorités par des lois. Non à une constitution.
Cette année les politiques français, PS inclus, nous ont volé le droit de dire notre avis sur ce faux nouveau traité introuvable sur le web. Je ne peux que remercier les irlandais d'avoir répondus à notre place.
Marc
à Hautpoul
De Le Yéti
yetiblog.org | 23H22 | 13/06/2008 |
TOURS DE COUILLONS
Ne sois pas « effaré », Hautpoul. Ce ne sont que des minables et des faux jetons.
Ces crétins essaient désespérément de faire croire que nous avons peur, que nous sommes des aigris, des pisse-vinaigre, des frileux.
Rien de tout cela, bien sûr. Nous sommes simplement EN COLÈRE. En colère contre leurs sales manœuvres, leurs coups en vache, leurs embrouilles pourries.
Nul ne sert plus de palabrer avec eux, juste leur rentrer dans le lard autant que faire se peut. Jusqu'à ce qu'ils débandent. Le temps, et nous, auront raison de leurs misérables tours de couillons.
à Le Yéti
De Béatrice1
| 23H29 | 13/06/2008 |
« Ces crétins essaient désespérément de faire croire que nous avons peur, que nous sommes des aigris, des pisse-vinaigre, des frileux. »
Alors que pas du tout : il suffit de vous lire pour s'en convaincre !
à Béatrice1
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 12H19 | 14/06/2008 |
Pas de mauvaise foi, Béatrice. La colère de Yéti est amplement justifiée : elle existe parce que l'idée originelle de l'Europe est de plus en plus galvaudé par des logiques purement commerciales. Les coalitions d'États, soutenus par des multinationales à la trop grande liberté d'action, sont ce copinage-coquinage qui détruit le commerce durable et équitable alors même qu'ils le brandissent tous comme un étendard à la Commission européenne.
Un exemple : je vis en République Tchèque et côtoie souvent les ambassades et autres organismes « pour la diffusion de la culture française ». Jamais je n'ai vu autant d'hypocrisie dans l'approche d'un métier : sous couvert d'une énième création d'un énième partenariat privilégié (Année franco-tchèque 2008-2009, leur présidence à la tête de l'europe se succédant) qui devrait se faire « rassembler les hommes », on assiste impuissant au passage en force du lobby industriel français. Ils n'échangent pas, ils concourent ; ils ne se connaissaient pas, ils apprennent à s'éviter.
Aucune trace d'Amour. Que du stress, de l'énervement et de l'incompréhension. Résultat : frustrations et… colère ; silencieuse celle-là, prisonnière des prises de décisions unilatérales de Là-Haut.
Un autre exemple sous-jacent : les diplomates tchèques sont obligés pour l'occasion d'apprendre le français. Et sont notés ! Par les français ! Qui payent ? nous ! Pardon, mais je préfèrerai verser cette somme à la création d'une initiation aux langues slaves dans les collèges de France. Ahhh la volonté politique…
Ce sont aussi ça les réalités du terrain, Béatrice : il n'y a pas de citoyenneté européenne .
à Blaise11
De Béatrice1
| 15H41 | 14/06/2008 |
Mais alors raison de PLUS pour essayer de faire changer les choses, et en votant non on est SÛRS qu'elles ne vont PAS changer ! Incohérent. On a BESOIN d'une Europe politique.
En outre, ce que vous me décrivez, c'est l'arrogance française, et le côté sombre de l'humaine nature. Vous n'espérez quand même pas qu'une constitution, quelle qu'elle soit, va changer la nature humaine ?
à Béatrice1
De léo solo
18H05 | 14/06/2008 |
« Vous n'espérez quand même pas qu'une constitution, quelle qu'elle soit, va changer la nature humaine ? »
sans commentaire.
écoutez ce que vous venez de dire.
à Béatrice1
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 12H48 | 15/06/2008 |
Je vous ai parlé d'organisation. Et je vous parle de la France car elle se situe dans l'Europe. Voulez-vous que je vous parle des Tchèques ?
Connaissez-vous le spaghetti bowl ?
D'avoir des directives qui s'entrechoquent jusqu'à en devenir quasi caduques, ce n'est pas le côté sombre de la nature humaine : ça, c'était notre dernier débat, Béatrice. Il ne faut pas tout confondre. À moins que vous vouliez me caresser l'échine…
D'avoir des lois pondues par 36 organismes différents sur la même chose, oui, je pense qu'une constitution pourra aider à résoudre ces dysfonctionnement que tous les diplomates fustigent dans le silence de leurs bureaux ! Mais pas par le TCE qui est un mix de constitution et de lois économiques déjà datées et qui sont à l'origine de ces incompréhensions. Avec ce TCE, on répétera les mêmes conneries.
L'exemple de l'année franco-tchèque, qui fait partie des missions de coopération sur le thème de l'Europe, est une gabégie ! L'arrogance française entre bien entendu en compte. Mais là n'est pas le débat ; et de toute façon, l'arrogance tchèque existe bien au-delà de ce que vous pouvez penser : mais pourquoi donc ne peuvent-ils pas l'assumer et s'en servir tout comme nous ? l'argent, Béatrice. L'argent-roi que vous semblez défendre : une idéologie libérale tronquée et surannée faite d'oripeaux recousus en permanence avec des fils d'or : resplendissant le tableau, diriez-vous. C'est magnifique toutes ces lignes d'or, oh que j'adooooore ! ! ! Pardon, je délire…
Nos impôts servent à payer des cours de français pour les tchèques. Obligatoires. Et de l'autre côté ? les tchèques n'ont pas assez d'argent pour payer des cours de tchèque aux diplomates français : réalité du terrain. On fait une Europe anthropophage, chacun pour soit, tous contre tout le monde !
Cet esprit se retrouve entre chaque ligne du TCE. Au lieu de prendre le mal à la racine, avec une Europe qui impose l'apprentissage des langues européennes dès la plus jeune enfance, on rafistole une jambe de bois tout en laissant l'autre se mourir. La réalité du terrain, Béatrice ! Cette réalité qui se poursuivra avec ce TCE et l'esprit frileux des dirigeants de l'Europe. Frileux devant la poussée de nos multinationales - attention, je parle de leurs méthodes, pas de leur existence - qui se font la guerre au sein-même de l'Europe. Je ne vous ferai pas de topo sur les ogm, juste de dire que ce sont les mêmes dirigeants qui concoctent votre TCE et qui font des courbettes devant Syngenta ou autre Bayer, responsables de la destruction de bien de nos ressources en Europe et partout dans le monde. Elle profite de l'absence de cadre juridique et éthique et de ce formidable spaghetti bowl, allons tous gaiement à la pioche de la directive qui nous arrange ! Le Tce ne fera que légitimer ce massacre car il n'a pas l'ambition de fixer d'autres règles. Ce TCE est un incapable.
Toujours dans le cadre de cette « année d'échanges », la France va envoyer tous ses TGVs, modèles économiques, ses entreprises et tout le toutim car elle le peut. La Tchéquie ? Non, bien évidemment. Cela ne va marcher que dans un sens. La France, sous l'égide de cette Europe de la niaiserie, pourrait aider les tchèques à promouvoir leurs industries et services. Et bien non, puisque cette Europe frileuse ne l'oblige pas.
Idem, cet esprit se retrouve entre chaque ligne du TCE.
Il n'y aucune ambition dans ce texte. Aucune ambition de faire reposer un développement de société autrement que par ce seul développement économique basé sur un libéralisme-pour-qui-ça-arrange et qui se fiche éperdument des lois de la Nature. Mais continuez à soutenir béatement ce modèle expiré car il n'a pas su réaliser sa mue.
Béatrice ? vous êtes une mauvaise libérale, parole de libertarien.
Et si nous avons besoin d'une Europe politique comme vous le dîtes si naïvement, il faudra assumer jusqu'au bout et supprimer tout état au sein de cette Europe (mon souhait le plus cher), ce qui n'est pas vraiment le cas proposé par ce TCE et, je suppose, n'est pas non plus votre volonté.
Si vous souhaitez me répondre, Béatrice, veuillez avoir l'obligeance de ne pas le faire en trois petites lignes pétries d'arrogance bien française.
à Blaise11
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 14H48 | 15/06/2008 |
Une réponse, pas des bonbons rouges !
Sinon je pourrai croire à une forme d'aveu…
Je suis prêt à vous aider et à montrer que ce libéralisme est à jeter à la poubelle car sa seule transcendance ne sera que de l'ultra-libéralisme : pas d'idées nouvelles à en tirer, que du profit.
À vous.
à Le Yéti
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 00H38 | 14/06/2008 |
Non, vous « Nonistes de gauche », n'avez pas peur, alors que les « Nonistes de droite » si.
Ce qui plus grâve cependent, les nonistes de gauche comme de droite, c'est que vous êtes inconscient du fait que les interêts des américains et des multinationales n'ont justement pas besoin d'une structure politique européenne qui marche avec un minimum de participation démocratique et qui permet de prendre des décisions majoritaires.
Ils ont notamment le GATT (General Agreement on Tariffs and Trade - Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce), l'OMC (Organisation mondiale du commerce) FMI, Banque mondiale et l'OCDE ( L'Organisation de coopération et de développement économiques ) pour s'arranger et ils ne se laissent déjà pas prier pour se servir de ces organisations internationales - bien à l'abri du public.
Seul l'Union européene en état de marche permettrait justement de faire le contrepoids dans l'interèt des citoyens. Mais c'est rapé pour un long moment.
Je suis EN COLÈRE ! Les couillons, c'est vous.
à leconcombrevert
De JeanBavedeRage
Démocrade Crétin | 02H19 | 14/06/2008 |
J'ai même pas perdu mon temps à lire la prose de mes maîtres, mais j'imagine sans peine qu'les choses que tu dénonces : le Gatt, le Fmi, l'agcs, l'omc et l'ocde n'ont rien à voir avec cte texte. Et que cela n'y aurait rien changé d'autre que de confirmer les politiques des GATT FMI AGCS…
Qu'est donc le syndrome de Stockholm déjà ?
à JeanBavedeRage
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 08H45 | 14/06/2008 |
Comment dire ?
L'Euope restera un petit nain si les règles du jeu. restent les mêmes.
Cela va faire l'affaire de bien du monde et des libéraux européens
qui n'aiment pas les régulations imposées par les politiques
mais pas les Européens du peuple.
Merci qui ?