Le rejet du traité de Lisbonne ruine-t-il les ambitieux projets français ? Les réponses d'Hubert Védrine et de Notre Europe.

Après les Français et les Néerlandais en 2005, c'est au tour des Irlandais de dire non. Le traité de Lisbonne a été rejeté ce vendredi à 53,4% des voix. En 2001, un premier référendum y avait déjà vu le rejet du traité de Nice. Quelques dérogations et un second vote, favorable, avait permis d'adopter le texte.
Cette fois, 53,1% des électeurs se sont déplacés et les autorités irlandaises ont promis, avant le premier scrutin, qu'il n'y aurait pas de seconde consultation. Mais c'est peut-être pour Nicolas Sarkozy, qui a été l'initiateur du « mini-traité » soumis au vote irlandais, que ce « non » tombe le plus mal.
A partir du 1er juillet, pour six mois, la France présidera en effet l'Union européenne. Concrètement, cela signifie que c'est à Paris d'organiser les réunions du Conseil, de faire avancer les dossiers, de chercher les compromis entre les Etats membres. Chaque pays joue un peu son honneur dans ces présidences : il y a les présidences réussies et les présidences ratées. Celles qui embourbent l'Europe et celles qui la font avancer. Autant dire que le non irlandais ne fait pas l'affaire de Nicolas Sarkozy et du gouvernement Fillon. Il replonge l'Europe dans une crise institutionnelle qui dure déjà depuis des années, et le traité de Lisbonne, qui fixait un nouveau cadre à l'Union, risque de terminer dans l'ornière. Jeudi, François Fillon déclarait sur France 2 :
« Si le peuple irlandais décide de rejeter le traité de Lisbonne, naturellement il n'y a plus de traité de Lisbonne, sauf à reprendre le dialogue avec le peuple irlandais. »
« Ne pas créer une crise là où il n'y a qu'une déception »
De son côté, Hubert Védrine, l'ancien ministres des Affaires étrangères de Lionel Jospin, se dit déçu mais appelle les gouvernements et commentateurs à la modération :
« On ne doit pas transformer cette situation en une crise aiguë par des réactions catastrophistes : un traité ne peut être modifié qu'à l'unanimité des Etats membres. » (Ecoutez le son)
Ce proche de François Mitterrand estime que la présidence française de l'Union ne souffrira pas de la décision irlandaise et que les projets de Nicolas Sarkozy en matière d'énergie, de défense, d'environnement et d'immigration ne sont pas remis en cause. Le fonctionnement des organes de l'Union européenne -les conseils, le Parlement, la Commission- étant régis par le traité de Nice. Il regrette toutefois cette non-ratification du traité de Lisbonne, car il comportait une « série d'améliorations qui permettaient des votes plus faciles, plus rapides » mais considère que le terme « crise » n'est pas adapté :
« Il ne faut pas que les gouvernements par leur réactions désordonnées, paniquées ou trop affectives créent une crise là où il y a une simple déception. Je souhaite qu'ils réagissent par une volonté confirmée d'avancer sur des politiques et des projets communs. » (Ecoutez le son)
Très optimiste, Hubert Védrine croit en l'Europe en dépit de cette « déception » irlandaise :
« On a exagéré le rôle des traités, des institutions et de la pseudo Constitution. Ce n'est pas le traité qui est déterminant. Ce qui compte c'est la volonté. » (Ecoutez le son)
Poursuivre la ratification du traité de Lisbonne
Gaëtane Ricard-Nihoul, secrétaire générale du Think tank Notre Europe, crée par Jacques Delors, estime quant à elle que la présidence française ne s'engage pas dans les meilleures conditions. (Ecoutez le son)
Selon Gaëtane Ricard-Nihoul, les pays de l'Union doivent maintenant dire de manière « très ferme » que, tout en respectant le vote des Irlandais, ils poursuivront la ratification du Traité. En 2005, après les « non » français et néerlandais, plusieurs pays avaient renoncé à faire ratifier le traité constitutionnel par leur Parlement. Une « erreur » à ne pas reproduire, dit-elle. (Ecoutez le son)
La leçon qui doit être tirée, dit-elle, ce n'est pas qu'il faut moins parler d'Europe, c'est l'inverse : il faut « crever tous les abcès ». (Ecoutez le son)
Les 19 et 20 juin prochains, un sommet doit rassembler à Bruxelles (sous présidence slovène) les dirigeants européens, qui devraient réfléchir aux moyens de sortir de cette impasse institutionnelle.
Zineb Dryef et Pascal Riché






















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à Claude PELLETIER
De kk
star malgré elle | 18H04 | 14/06/2008 |
Je ne suis pas dans le procès d'intention mais comme vous dans l'attente et peut-être comme vous dans l'interrogation, nous n'allons donc pas pinailler sur des mots, accordons-nous sur leur sens « habituel »
Peut-être ne vous trompez vous pas quant au vote « non », il est divers, mais le vote « oui » était en France en 2005 celui du MEDEF, de la CFDT, de l'Episcopat et au départ de la CGT, hatons-nous de ne pas tirer de conclusions
Moi aussi ,je fatigue, mais c'est juste maintenant que ça va devenir « intéressant », parce qu'on a l'air d'accord sur le parlement revigoré
Reste à savoir pourquoi nos politiques, très majoritairement favorables à la construction de cette Europe nous la « vendent » si mal ?
Quant à la durée maximale du travail, je sais, ça n'a rien à voir puisque c'est une décision des ministres (sauf erreur, je n'ai pas trop le courage de vérifier), mais ça ne peut pas aider à donner une bonne image de l'Europe
Cette Europe-ci, qu'elle nous convienne ou non, est mal vendue
à kk
De Mon-Al
roturière :-) | 17H59 | 14/06/2008 |
: - ( : çà veut dire que je suis triste… mais je me suis calmée…j'ai digéré.
Le modèle social OK ( mais vous devez savoir que cette histoire des 65 h/semaine était une fausse info lancée par les nonistes : la durée du temps de travail est fixée par les Etats et non par Bruxelles ! ! ! Celà fait partie de l'intox qui a été faite en Irlande, avec l'avortement, la mise en prison des enfants à partir de 3 ans, de l'abandon de la neutralité, de la fiscalité alignée, du divorce et tant d'autres c…ies ).
Quel modèle social voulez-vous ? Un modèle libéral - comme la majorité des états, de ceux qui sont en tête -ou un modèle socialisant à la « Française » ? Je ne parle évidemment pas des modèles scandinaves, « socialistes » certes, mais écrasés d'impôts ? Comment pourra-t-on un jour aligner des pays comme la GB, la Pologne, l'Allemagne (où on travaille jusqu'à 67 ans et où les impôts prélevés à la source sont très importants), les pays Baltes (où le salaire moyen est très en dessous du notre) avec la France, pays installé confortablement dans l'assistanat, dans l'appel constant à l'aide de l'Etat, pays quasiment ingérable et dificilement réformable ?
Comment faire travailler des chômeurs qui gagnent plus en restant à la maison qu'en aller travailler au loin ? (Aux etats-Unis, où le travail ne manque pas, il n'est pas rare de changer d'état pour un job mieux payé).
Comment faire comprendre à des Polonais, des Lettons, des Lituaniens, qui s'expatrient pour gagner plus dans des pays comme la GB, même chez ces ingrats d'Irlandais, alors que leur pays manque de main-d'oeuvre, que nous voulons une Europe sociale, égalitaire, unie, et que nous voulons NOUS les Français donneurs de leçon, une Europe nivelée, et elle ne peut l'être que par le bas …
Pourquoi (si je suis mon raisonnement), dans cette Europe nivelée par le bas, les meilleurs de nos enfants partent loin pour travailler parce qu'ici, dans leur pays, ils n'ont pas le sentiment de pouvoir laisser s'exprimer leurs projets d'avenir ?
Expliquez-moi ce que peut être une Europe « sociale » à la Française dans ce XXI°siècle ? Je suis triste d'être en désaccord avec vous sur ce point : c'est vers le libéralisme que nous avons à nous tourner pour avancer. La France ne doit pas rester un village gaulois au milieu du monde qui bouge. « Vivre et travailler au pays » comme papa et grand-papa, c'est fini et c'est sur une base internationale que l'Europe doit se construire. Et il est bien dommage que les NON Français, Néerlandais, et Irlandais aient stoppé une création Européenne qui s'est faite dans la douleur - bien sûr qu'à 6 ou même à 9, celà aurait été plus facile, mais l'Union ne fait-elle pas la force ? Nous avons besoin de notre force commune pour affronter la puissance de travail et économique des pays émergeants qui eux, n'ont pas peur de faire plus de 35 heures, mais qui ont une rage de vivre mieux, même si c'est au dépens de leurs loisirs.
Bis bald
à Mon-Al
De kk
star malgré elle | 20H21 | 14/06/2008 |
Mon-Al, je suis très fatiguée et pas sure d'être au clair sur l'Europe sociale ce soir, ce probable manque d'énergie à venir (pétrole, gaz, électricité) est en train de bousculer tous mes schémas de pensée, donc pour l'Europe sociale, je botte en touche et remets à demain ou plus tard
Par contre, je viens de vérifier et tombe des nues : bien sûr que je ne savais pas pour la durée du travail, je me trompe autant que d'autres mais essaie de ne jamais être malhonnête, c'est dommage, ça fiche une partie de mes arguments par terre
Normalement, j'essaie de tout recouper, je consulte même chaque jour le Figaro, comment ai-je pu ?
Pourtant, j'ai quand même envie de dire que si j'y ai cru, c'est que c'est crédible, même si j'ai été bien naïve, et celà conforte (un peu, faut bien se raccrocher aux branches) mes propos sur le manque de transparence et communication institutionnelle
Mais dites, c'est fou comme vous êtes excessive quand vous êtes en colère ; o)
à kk
De Mon-Al
roturière :-) | 22H02 | 14/06/2008 |
.
Oui, je l'avoue… mais je l'ai toujours été et celà m'a bien souvent été utile en face de l'adversité… car en face de quelqu'un d'excessif, même en faisant la part des choses, il en reste toujours une partie …
Mais ma colère est partie maintenant et je me tourne résolument vers l'avenir … il reste beaucoup de travail à faire, beaucoup de monde à entrainer et s'il faut une autre fois expliquer, expliquer encore, et bien ce sera fait … et l'UE existera, il ne peut pas en être autrement…
Bonne nuit. : -)
à kk
De louise2
13H28 | 15/06/2008 |
« Par exemple, quand on vient de passer la durée maximale du travail à 65 h/semaine (soit près de 11 h par jour, 6 jours par semaine, pensez-vous que celà donne envie d'adherer à “l'Europe”, »
Elle était de combien « la durée maximale » du travail avant qu« on » la fasse passer à 65heures ? Moi j'avoue que je ne sais pas mais je vais me renseigner. Vous savez vous ?
à louise2
De louise2
15H55 | 15/06/2008 |
je me réponds à moi-même c'est plus simple :
d'après ce que j'ai compris, le durée maximale du travail est toujours de de 48hhebdo et, sous la pression des libéraux britanniques démocratiquement élus qui voudraient garder leur « opting out » à 78heures hebdo, des dérogations seraient possibles (encadrées dit-on) jusqu'à 65heures hebdo ; apparemment « la Frânce » a flanché sous la pression des libéraux qui sont au gouvernement, démocratiquement élus.
d'après ce que j'ai compris aucune décision n'est prise puisque le Parlement doit examiner le texte.
bref, vous aviez raison : encore un coup bas de « l'Europe » ! !
Ce serait plus simple s'il n'y avait rien du tout, pas d'Europe, que des gouvernements démocratiquement élus.
J'ai faux ?
à leconcombrevert
De le _grand_clown_malade
if 6 was 9 | 12H37 | 14/06/2008 |
+1 pour vous deux, repensons le référendum pour lui donner tous les moyens de remplir son rôle.
Le référendum a toujours eu cette réputation d'être un système lourd à mettre en place, long et coûteux.
Et c'est souvent une excuse pour ne pas faire de référendum précisément.
Si nous revoyons la manière dont nous les faisons, en mettant un peu plus de choix dans les réponses, comme un QCM à la limite, que sais-je…
Bref ! Trouver de nouveaux outils, ne pas laisser le fatalisme l'emporter sur la réflexion.
à ART MONIKA
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 10H29 | 14/06/2008 |
J'approuve à deux mains ce qui est fastoche vu que je tape avec mes neuf doigts et bien que je ne sache pas ce qu'est un sexacéphale ? Une tête de n… ? Euh !
à LeSultanDeBruni
De compte supprimé 22 janvier
08H09 | 14/06/2008 |
Absolument d'ACCORD avec toi.
à LeSultanDeBruni
De kassis01
08H46 | 14/06/2008 |
Que penser de ce référendum qui montre une fois de plus que l'Europe a de gros problèmes d'image avec ses populations ? Pour ma part, je ne retiendrais que les partisans du NON irlandais on pris Nicolas comme repoussoir. On dit qu'une seule image peut remplacer mille explications.
Aujourd'hui, il suffit de dire qu'on est contre Nicolas, Georges ou Silvio pour gagner. Le populisme c'est bien en interne pour se faire élire, mais c'est une calamité pour les gens qui ont pris le temps d'aller voter.
à LeSultanDeBruni
De Beryl
09H08 | 14/06/2008 |
C'est précisemment pour court-circuiter le vote des peuples, par référendum, que les oligarques de Bruxelles, Sarkozy en tête de gondole, ont tenté de faire passer leur « pseudo-traité » (Vedrine) par les parlements croupions.
Il n'y aura pas d'Europe européenne tant que les oligarques (« apatrides » : le pouvoir centralisateur du parlement européen) voudront IGNORER la voix des peuples européens.
Ils savent qu'en entrouvrant la porte, démocratiquement, aux votes des peuples européens, le pouvoir oligarque ne pourrait plus faire fonctionner le micro-système du libéralisme au profit du capitalisme mondialisé.
Le talon d'Achille finit toujours par faire déraper les entreprises qui sont conduites enverset contre le peuple.
Sarkozy, despote post-moderne, n'appréhende pas cette problèmatique. Montesquieu est, en quelque sorte, son ennemi principal.
à Beryl
De tybert
mariée | 10H02 | 14/06/2008 |
Je suis d'accord et merci aux Irlandais de nous avoir vengés. Cependant les Français auraient protesté avec plus de vigueur quand « nos élites » (ce ne sont pas les miennes) nous ont dépossédés du resulat de notre vote, cela aurait été encore mieux. La démocratie ne s'use qu si l'on ne s'en sert pas.
à Beryl
De Argos
11H20 | 14/06/2008 |
Les irlandais peuvent nous avoir sauvé, sans le savoir, d'une énorme catastrophe :
Les prétentions de notre dictateur au poste le plus prestigieux prévu par les nouvelles institutions : président de l'Europe.
là où son hyper ego le dirige, après avoir fait main basse sur la plus haute fonction française, poste dont il ne se satisfait manifestement plus … à cause de ces cons de français, bande d'ingrats !
à Argos
De Valéry-Xavier Lentz
www.taurillon.org | 11H43 | 14/06/2008 |
« Les prétentions de notre dictateur au poste le plus prestigieux prévu par les nouvelles institutions : président de l'Europe. »
Ce poste n'existe absolument pas dans le nouveau traité.
vous confondez sans doute avec la présidence du Conseil européen dont les compétences sont quasi-inexistantes. Ne croyez pas Giscard sur parole.
La présidence qui importe est celle de la Commission européenne et non pas celle du Conseil. Or le nouveau traité renforce le contrôle de nos élus au Parlement européen sur sa nomination et son action.
à Valéry-Xavier Lentz
De Argos
15H25 | 14/06/2008 |
http://www.agoravox.fr/article.php3 ? id_article=40307
je n'ai quand même pas rêvé le jour où j'ai lu que la présidence tournante serait supprimée au profit d'un poste de président de l'Europe, pour une durée de 2 ans 1/2 renouvelable 1 fois.
et je ne confonds absolument pas avec la présidence du conseil qui incombe à la France en juillet.
De Compte supprimé 6
20H40 | 13/06/2008 |
Bonsoir,
C'est la mauvaise image de Nicolas de Sarkosy qui retombe sur SON mini-traîté Européen. Les « projets » de ce mini-Président sont rejetés de partout. L'image de la France souffre de ce Président et l'Europe va maintenant aussi en souffrir pendant 6 mois.
C'était une catastrophe annoncée et nous commençons à en avoir les preuves, elles s'accumulent de plus en plus. Il faut absolument redresser la barre avant que l'Europe chavire, rendez-vous dans 6 mois, après la tempête Sarkosy.
à Compte supprimé 6
De virginie78
Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 20H43 | 13/06/2008 |
SAR-KO !
REN-DEZ NOUS NO-TRE NON DU RE-FE-REN-DUM 2005 ! ! ! !
à virginie78
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 21H26 | 13/06/2008 |
..Et tes 53% de voix au suffrage universel en 2007 , on voudrait les REDISCUTER aussi , comme tu vas faire pour les 53% des irlandais ..
à Numerosix
De Adarshini
Idéaliste | 15H02 | 14/06/2008 |
53 n'est plus son nombre fétiche ! …
à virginie78
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 21H56 | 13/06/2008 |
tu as ici :
http://www.solidariteetprogres.org/article4245.html
l'analyse de Jacques Cheminade, qui était candidat à la présidence de la République en 1995 et réside dans le 20e.
à virginie78
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 10H52 | 14/06/2008 |
VIRGINIE,
Votre CRI sonne comme un aveu.
Dans votre esprit ce n'était pas le « protocole d'accord » appelé TCE
qui ne vous convenait pas
MAIS
c'est l'idée même de « protocole d'accord »
et donc tout traité constitutionnel qui vous déplaisait …
C'est l'aveu d'un bien mauvais coup !
à Claude PELLETIER
De virginie78
Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 16H03 | 14/06/2008 |
nan nan
Il y a eu referendum
le texte a été diffusé à TOUS les citoyens de France
Chacun ont pu au moins essayer de le lire
Moi je l'ai lu en entier
et quand je ne comprenais pas j'allais sur les forums
Il y a eu beaucoup de débats, de questions, de propositions de changement.
Le pouvoir est resté sourd et a marché sur la démocratie comme l'aurait fait un voyou.
Alors je crie bien haut et fort :
SAR-KO !
REN-DEZ NOUS NO-TRE NON DU RE-FE-REN-DUM 2005 ! ! ! !
à virginie78
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 16H39 | 14/06/2008 |
J'insiste.
L'Europe vous vous en foutez ……
à Compte supprimé 6
De Pierre973
désanusseur de porcs | 03H18 | 14/06/2008 |
… Doit se sentir bien seul, ce soir notre pluri-céphale avec ses projets alambiqués (« mini“-traité de centaines de pages, UPM dont raffolent les pays sub-sahariens, rapprochements affectueux avec des assassins pour mieux soutenir la paix …).
Seul Guy Lux, peut-être, était-il capable de rivaliser sur ce point, avec ses règles de jeux inextricables et finalement débiles. Mais Guy nous a quitté, il y a bien longtemps. Nico doit pourtant être au courant, lui qui ne manque jamais un enterrement.
Bien seul, donc … mais réflexion faite, il doit être comblé, ce soir car il vient d'assister à un autre enterrement : celui de ‘son’ traité. De profundis, bene profondus ! ! !
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
20H32 | 13/06/2008 |
« Faisons comme si de rien n'était, les Français n'y verront que du feu ». Hubert Védrine.
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 20H32 | 13/06/2008 |
Dans une très large mesure, je crois que la question n'est plus vraiment de savoir si le TCE ou le Traité de Lisbonne étaient de bons ou de mauvais traités. Bons ou mauvais, ils sont mis à la poubelle, quand bien même on nous les ferait avaler de force.
De même, je crois que la question n'est plus vraiment de savoir si les Irlandais, après les Français et les Néerlandais, ont répondu à la bonne question ou à une ou plusieurs autres. Quand bien même, on aurait répondu à d'autre question, il serait peut-être temps d'entendre ce que ces non répétés disent, y compris dans la fascinante diversité des oppositions suscitées par l'Europe réellement existante.
Finalement, Lisbonne a été conçu parce le TCE ne passait pas, le TCE avait été conçu parce Nice avait été bricolé par des sagouins, et (si je me rappelle bien) Nice bricolé parce que, peu ou prou, nous ne savions plus très bien quelle Europe nous voulions faire.
Que nous (citoyens et responsables politiques européens) ne sachions pas bien ce que nous voulons, c'est bien naturel dans la mesure où nous avons toujours éludé les sujets de friction. La diplomatie, c'est bien, mais il faudrait tout de même qu'elle n'empêche pas de regarder en face quelles sont les projets et lequel choisir. Un seul exemple : voulons-nous une zone de libre-échange ou Europe politique ? Je me demande encore à quoi aurait servi un « ministre » européen des affaires étrangères alors que nous n'avons pas de politique étrangère coordonnée ? A-t-on vraiment cru que la fonction (et la personne qui l'aurait occupée) aurait suffi à donner un contenu à ce qui n'est, pour le moment et dans le meilleur des cas, qu'un voeu pieux ?
Au total, il n'y a pas tant que cela de quoi être fier de nos dirigeants. Les non français et néerlandais auraient pu donner l'occasion de sortir du blocage par le haut, quitte à ce que nous en passions par une crise salutaire. Il faudra bien qu'à un moment ou à un autre nous affrontions les sujets de désaccord. C'est peut-être cette occasion que nous donnent les Irlandais : celle de faire enfin de la politique.
Le plan B est à la benne, vive le plan C.
à thierry reboud
De Compte supprimé 6
20H39 | 13/06/2008 |
Bonsoir thierry reboud,
Je pense que votre texte va servir de support à bon nombre d'internautes.
Vive le plan C, C comme Citoyennes et Citoyens.
à thierry reboud
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 23H43 | 13/06/2008 |
… et la menace tchèque :
http://tf1.lci.fr/infos/monde/institutions/0,,3877897,00-apres-non-irlan…
que j'applaudis du bras gauche de Gault Emilio !
à FabiendeMénilmontant
De Mon-Al
roturière :-) | 15H21 | 14/06/2008 |
Ce n'est pas une surprise. Vaclav Klaus est un eurosceptique et la majorité des Tchèques également. Je me demande encore pourquoi ils ont voulu adhérer à l'Europe … ou plutôt non, je ne me le demande pas : c'est par peur le la Russie qu'ils l'ont fait. Ils en ont tellement souffert. Ils étaient pressés d'adhérer à l'Otan (en 1999), et à mon humble avis, cela leur aurait suffi. Mais cette peur incontrôlable et bien compréhensible qu'ils ont de leurs voisins (ex-)soviétiques les ont amenés à vouloir venir en UE.
Ils hésitaient à ratifier le Traité de Lisbonne, mais je crois qu'ils l'auraient quand même fait, toujours pour la même raison, maintenant, ils ont LA raison pour l'éviter. C'est plié… Dommage, une ratification totale, à 26, contre l'Irlande SEULE, aurait été un camouflet pour ces ingrats d'Irlandais ! ! !
à thierry reboud
De marie 75
07H49 | 14/06/2008 |
Ce n'est pas 1% des européens qui vont dicter leur loi à 99% des européens à qui on n'a pas demandé leur avis »….
Pensée Sarkozienne
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PETIT RAPPEL
(…)
Non, non et non !
Sept refus populaires en 14 ans
Avec le non irlandais, c'est le septième vote de rejet sur un projet européen. En 1992, la Suisse rejetait l'entrée dans l'Espace économique…
- 12 juin 2008
En Irlande, le non au minitraité constitutionnel l'emporte avec 53,4% des voix, contre 46,6%.
- 1er juin 2005
Les Néerlandais rejettent le projet de traité constitutionnel à 62%. Cet avis n'a beau être que consultatif, il pèse, trois jours après le non français.
- 29 mai 2005
Une coalition de mécontentements et de partis, de l'extrême droite à l'extrême gauche, aboutit à un non majoritaire à près de 55%. Le traité est mal parti. (…)
et les Français avaient voté à 67% ! ! !
(…)
- 14 septembre 2003
Les Suédois ne veulent pas de la monnaie unique. Ils votent à plus de 56% contre l'entrée dans la zone euro.
- 8 juin 2001
Les Irlandais, déjà, ont un mouvement d'humeur. Trente ans après son entrée dans l'Union, l'Irlande rejette le Traité de Nice à 54%.
- 6 décembre 1992
Un peu plus de la moitié des Suisses et 16 cantons sur 23 refusent d'entrer dans l'Espace économique européen regroupant la CEE et l'AELE, l'association de libre-échange dont la Suisse est membre.
- 2 juin 1992
Les Danois, à une courte majorité, disent non au Traité de Maastricht, craignant pour leur souveraineté. (…)
Tribune de geneve