Le Naufrage de BE1D ... Ce pourrait être un titre de film, où Xavier Darcos jouerait le rôle du bon commandant, sauvant ce qui reste du navire BE1D (Base élèves du premier degré). Un film où le Commandant Darcos admettrait, au terme de quatre années de lutte acharnée, que les collectifs Non à base élèves ont eu raison de se mobiliser contre ce fichier. Où il annoncerait depuis le gaillard d'avant, qu'il fait stopper les machines et évacuer le navire avant qu'il ne sombre totalement.
Sauf que nous ne sommes pas dans un film, mais dans la réalité, saisie en direct dans un communiqué, ce jeudi 12 juin à 19H23 : Darcos va expurger » la « base élèves » de tout ce que les mutins demandaient depuis le début.
A 20h23, la FCPE et la LDH de Toulon commencent à faire circuler un communiqué titré Darcos expurge à nouveau la 'base élèves' de données personnelles . Ce que les militants y lisent est tellement énorme qu'ils doutent et hésitent à crier victoire. On n'est pas le 1er avril, mais sait-on jamais. Mieux vaut vérifier. Problème, à 21 heures, le ministère est fermé, les syndicats d'enseignants et de parents d'élèves aussi. Rien de plus. Les militants s'interrogent.
Au bureau de la LDH Toulon, François, épuisé et toujours à son poste,ne sait que penser. Son téléphone sonne. C'est un ami journaliste, mis au courant une demie heure plus tôt qui le rappelle. L'info semble véridique, et le communiqué apparaît dans la base Pressed. L'agence, qui a enquêté et détaille la nouvelle ainsi :
M. Darcos assure que 'la nouvelle version de cet outil ne fera plus apparaître la profession et la catégorie sociale des parents, ni la situation familiale de l'élève, ni l'absentéïsme signalé pas plus que les données relatives aux besoins éducatifs particuliers'.
Quatre ans de bagarres
Le ministère de l'Education nationale, qui a lancé l'expérimentation de ce fichier en 2004 dans la plus grand opacité, bloque des quatre fers depuis quatre ans pour faire la lumière sur les visées réelles de ce fichier. Il se heurte depuis le début au refus des enseignants, des directeurs d'écoles, des parents et des défenseurs des libertés publiques de renseigner une telle base de données.
Pour eux, base élèves peut trop aisément se transformer d'outil de gestion des établissements en un mouchard au service d'autres objectifs, fixés par la loi prévention de la délinquance, ou par ceux de la loi Borloo sur l'égalité des chances. Une version soft de la précédente, estiment certains, contenant sous des vocables rassurants des mesures similaires de repérage précoce et de prévention/répression des jeunes délinquants, des élèves et, par leur truchement, des familles à problèmes.
Base élèves a également souffert d'une sécurisation insuffisante, révélée par les enseignants, qui ne semble que théoriquement et partiellement résolue aujourd'hui.
Depuis quatre ans, les collectifs demandent donc au ministère de l'Education nationale et à la Cnil de régler ces problèmes et à défaut d'abandonner base élèves, de supprimer les données potentiellement dangereuses -nationalité, absentéisme, besoins particuliers de suivi de santé ou de scolarité pour les élèves en difficulté. En octobre dernier, sous la pression des écoles , Darcos avait supprimé les références à la nationalité, la date d'entrée sur le territoire, la langue parlée à la maison et la culture d'origine » . Ce qui avait donné lieu en mai à une nouvelle déclaration auprès de la Cnil. Malgré cela, les collectifs restaient plus mobilisés que jamais.
Darcos dit aujourd'hui attacher une attention personnelle à la mise en place effective et rapide de ces décisions . Outre les nouvelles suppressions de données, l'arrêté en cours de rédaction aura une valeur normative forte et précisera l'interdiction de collecter une quelconque donnée relative à la nationalité et l'origine raciale ou ethnique des élèves et de leurs parents ou responsables » . Et il n'y aura pas non plus d'utilisation des données précédemment collectées.
Pourquoi un tel revirement ?
Le plus étonnant dans ce revirement est sa motivation. Selon le communiqué, il fait suite à un courrier de jeudi adressé à la fédération de parents d'élèves PEEP (Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public, penchant plutôt à droite, contrairement à la FCPE) répondant à ses demandes.
Le gouvernement cèderait donc à la pression de la droite et non de la gauche dans cette affaire. Ce qui amène à deux hypothèses : soit le gouvernement navigue à vue, soit la FCPE et les collectifs avaient tellement bien vu les dangers de ce fichier, que mêmes les syndicats plus proches du pouvoir ne pouvaient que se rallier à leurs positions. Mais Darcos a pu aussi se laisser convaincre par le fait que des parents avaient annoncés leur intention de dormir dans l'école de leurs enfants, lors de la nuit des écoles (nuit de vendredi à samedi).
Une chose est certaine ce jeudi soir : les collectifs peuvent se féliciter d'avoir maintenu la pression.














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Il semble que cela devienne une manie, pour ce gouvernement, de se prendre des vestes trois fois dans la semaine !
bling-bling, couac-couac, plof-plof!
ca va mal finir!
Ce commentaire est noté 4/5 !!!
C’est génial, Rue 89 !!!
Voilà une nouvelle encouragrante ! Il faut encourager le Gouvernement à persévérer et l’inciter à arrêter les suppressions de postes.
Bravo!
Mais, sorti par la porte, « base élève » ne risque-t-il pas de ré-entrer par la fenêtre?
Vigilance!!
Ben oui… Il y avait déjà la solution de remplacement : cela se nommait Cahier d’évaluation de fin de cycle 3, avec une partie fort peu pédagogique.
http://www.betapolitique.fr/Flicage-des-enfants-toujours-et-06798.html
C’était expérimental seulement, mais le truc a été éventé (les évaluations existaient déjà, mais pas sous cette forme). Base Elèves avait aussi été expérimenté depuis deux ans, avec des refus sporadiques puisque les autres enseignants et parents dans la majeure partie de la France n’étaient pas encore vraiment au courant. On teste, on teste, et on essaie de voir jusqu’où aller trop loin. Cela reviendra encore, parce qu’il y a une continuité dans la pensée d’un projet à l’autre;
« On teste, on teste, et on essaie de voir jusqu’où aller trop loin. » (Desirio)
A quoi peut bien servir un tel fichier?
Est-ce de fiches que les enfants en difficultés ont besoin?
Pourquoi tout ces papiers à remplir?
Peut-être pour masquer le manque de moyen pour lutter contre l’échec scolaire?
Il faut repenser toute l’éducation, Pour ceux que ca intéresse vraiment, voir le lien.
http://nouvellesociete.org/704.html
Pierre JC Allard
Ca m’étonnerait fort que le gouvernement recule vraiment: Il s’agit à mon sens d’un repli tactique.
Il ne renoncera pas durablement à cet outil d’investigation sociale.
L’an prochain est prévue une nouvelle vague plus importante de suppression de poste (20000 d’après le Canard). Gageons qu’à l’ocasion du tollé qui ne manquera pas de s’élever, il en profitera pour faire passer une nouvelle mouture, discrètement, les enseignants ayant alors d’autres sujets d’inquiétude et de revendication.
bonjour,
La tentation d’un contrôle social très « fort » demeure toujours. Ce fichier reviendra dans un autre contexte, suivant la même technique que le fichier des personnes impliquées ou le fichier ADN.
Il suffira d’avoir une fenêtre affective forte.
Un gros mouvement de grève dans l’éducation est une possibilité mais je pencherai plutôt pour un fait divers dramatique (genre affaire de violence, viol en réunion,… dans un collège attribué à des élèves dits « à problèmes »). L’émotion pourra être utilisée pour balayer les objections morales : « si nous avions eu un fichier nous aurions su que ces délinquants étaient dangereux » donc il nous faut une « base élève » bis.
Qui osera, face à l’émotion entretenue par les médias soulever des arguments éthiques ? La dialectique sera implacable : si vous ne soutenez pas le fichage c’est que vous êtes du coté des agresseurs !
Souvenez-vous c’est comme cela que l’on vous a fait accepter le fichage ADN…
Effectivement c’est bien dans les manières habituelles.
yep bonne nouvelle!

On fait la fête ou on milite alors?
;-)
http://kprodukt.blogspot.com
Juste! Skalpa, dans le fait garder le doigt pointé dessus.
Car attention à leur « dangerosité » et la répétition médiatique et la manipulation d’évenement pouvant arrivé dans des écoles; souvenons-nous de la prise d’otage à l’école de neuilly et de l’impact-image de $t nabot l’ex-maire!
on milite mais festivement !
Méfiance,méfiance effectivement: Sarkozy et son équipe n’avaient-ils pas déjà imaginé cette idée -qui fait froid dans le dos-de repérer les enfants susceptibles de devenir délinquants dès l’âge de 2-3 ans?!Au lieu de penser éducation,amélioration des conditions de vie matérielles,sociales etc il est tellement + facile de faire semblant de croire à un « déterminisme social ou ethnique »(comme au XIXème siècle!)ce qui permet de justifier une politique de répression. Aux citoyens de rester vigilants.
Juste content. Bravo à toutes les associations pour le travail, ne lâchez pas l’affaire.
Ceci dit, la méthode du gouvernement Sarkozy a toujours été d’avancer par grands coups médiatiques, dans le plus grand bordel (volontaire) pour ensuite reculer (devant le même bordel) pour mieux recommencer mais plus discrètement le lendemain avec un « vous voyez on fait des concessions ».
J’avance de 20m, je recule de 15, et je ré-avance de 10.
« -Mais enfin, je ne vous permets pas!
- Rââââ quoi, baissez moi donc ce slip, c’est pour faire avancer la France !
- Mais non, je proteste, je ne suis pas du tout d’accord moi!
- Vraiment mon brave monsieur, si vous la voulez pas en entier je vous en mets que la moitié.
- C’est à dire que voyez vous, j’en voudrais pas du tout…
- Ha ben on peut pas tout avoir non plus mon bon monsieur, je vous fait déjà une fleur en reculant un chouilla.
- Ben oui mais c’est un peu douloureux quand même.
- Bon allez, parce que c’est vous, j’offre la vaseline. »
Prudence donc
Totalement d’accord avec Ygor. Je pense que, paradoxalement, la facilité avec on pense que nos gouvernants actuels sont de purs marioles (au vu de leurs cafouillages perpétuels) nous masque l’atroce vérité: l’entourloupe est mûrement réfléchie, et nous reviendra dans la poire, tel le facétieux boomerang, au moment où nous nous y attendrons le moins. Pendant qu’on ricane, on est moins vigilants…
C’est une très bonne nouvelle : mais restons vigilants. Car d’après l’article, c’est à cause de la PEEP ( à droite ) que le ministre a cédé…
En tous les cas, cela prouve que le gouvernement est obligé de céder face à la mobilisation..même si comme le pensent certains internautes, tout cela n’est peut-être que manipulations !
Donc, continuons à nous MOBILISER ..Soyez nombreux aux manifs du 17 juin !
Pensez aussi à aller soutenir les grévistes Sans papiers, toutes les associations qui luttent pour protéger les Sans papiers, des expulsions : des familles, des écoliers, des lycéens, des étudiants et des travailleurs…
ce fichier base élève n’était qu’un portage informatique de ce qui existe déjà partout : le dossier social de l’élève
ce dossier se présente sous la forme d’un carnet où sont détaillés bien plus précisément tout ce qui a été enlevé de la base élève
personne ne lutte pourtant contre ces dossiers papiers qui sont pourtant présents dans nos écoles
C’est quoi ce dossier social de l’élève. Je n’en ai jamais entendu parler. Pourriez-vous préciser ?
Contrairement au fichier établi par l’école et qui n’en sortait pas, Base-élève pouvait être consulté par pas mal de monde dont la municipalité, l’inspection académique et aurait pu être éventuellement recoupé avec d’autres fichiers. En ces périodes de chasse aux sans-papiers, il était très dangereux.
Lorsque l’on connait un pue al construction d’une application informatique on peut comprendre
que ce ‘nest que de la poudre aux yeux pour faire semblant que on respecte la vie privée des élèves
or ce n’est que de la poudre aux yeux
des données seront cachées mais pas effacées
et un principe de base : en informatique on n’efface rien, toute données dite « effacées » peut être restaurée
et/ou vu imprimée selon les droits dans l’application.
La cnil ne vérifie rien ,elle se contente de prendre acte de ce qui veut bien être communiqué sur les modifications d’une application informatique, elle ne fait jamais de réels contrôles.
A partir du moment où cette base de donnée existe la vie privée n’est pas respectée et discutailler sur quelques points sensibles n’apporte que trop peu de sécurité . Il faut la suppression pure et simple de cette base qui dés sa conception viole la vie des élèves et de leurs parents
Si seulement ce naufrage pouvait être l’annonce d’un Trafalgar !
Ce qu’il faut préciser et qui n’est pas suffisamment dit, c’est qu’un certain nombre d’enseignants et de directeur d’école ont refusé depuis le début d’alimenter cette base. Non seulement ils ont été soumis immédiatement à des sommations et menaces de sanctions de la part des inspecteurs départementaux et d’académie, mais ces sanctions sont tombées pour quelques-uns comme dans l’Isère : retenues sur salaire, démis de leurs fonctions de directeur avec évidemment la nécessité de demander un autre poste ce qui revient à une mutation d’office. Apparemment les syndicats et associations de parents d’élèves ne sont pas montés fortement au créneau pour les défendre.
En ce qui concerne la nuit des écoles, il faut aussi savoir que certains enseignants, comme en Bretagne, se sont vus soomis à la même pression et aux mêmes menaces graves de la part de leur hiérarchie pour être soupçonnés d’avoir été les instigateurs et les futurs agitateurs de cette nuit.
La petite éclaircie sur base élève ne doit pas cacher que la nuit tombe inexorablement.
Merci Xavier, mais ce n’est qu’un début !
bonne nouvelle bien sur, même si certains commentaires sont parfois acides.
Le mouvement de refus de Base-Elèves existe, mais la généralisation de la BE est tellement diffus en France et à l’intérieur de chaque département qu’il est difficile de mobiliser nationalement.
Exemple : une journée de refus de la BE aura lieu demain : manifestation un peu partout en France, et à Grenoble samedi 14 juin à 14 heures
infos sur http://baseeleves38.wordpress.com
Qui descendra dans la rue pour protester ? Les parents d’élèves, qui depuis des mois se démènent pour refuser le fichage des enfants. En organisant des blocages , ils ont été confrontés aux forces de l’ordre qui les ont malmenés à plusieurs reprises.
Infos, video et photos sur le site
http://baseeleves38.wordpress.com
Les enseignants aussi seront là, certains dans l’Isère (comme le dit Bernard) persistent dans le refus de ficher leurs élèves et s’exposent à des retraits de salaire (un déjà prononcé) ou à des retraits d’emploi (une vingtaine d’enseignants menacés).
Beaucoup d’autres devant les menaces et le harcèlement de la hiérarchie ont du renoncer…
Et les syndicats également (enfin, Bernard !!!) qui soutiennent et sont aux côtés des enseignants : caisses de solidarité, pétitions, préavis de grève, réunion, rassemblements, manifestations, boycott de la CAPD.. J’en oublie,… certains syndicats (pas tous, mais il suffit de chercher !) ne ménagent pas leurs efforts pour mener ce combat jusqu’au retrait de la BE et pour la levée de toutes les sanctions…
Il en va de nos libertés !
Salut PAS38,
Il faut dire que les municipalités de Grenoble et de certaines villes de banlieue ont voté des motions contre base élèves et que des représentants étaient là lors de la démission au grand complet des parents délégués de l’école Marceau.
Restons méfiants quand même, le fichier base élèves est modifié mais non retiré.
Pour le retrait des fichiers, il en faut pas oublier sconet, fichier des élèves du secondaire, pour la levée de toutes les sanctions.
A demain 14 heures rue Félix Poulat.
(ne pas oublier au même endroit, à 11 heures, rassemblement contre les centres de rétention et la future loi portant à 18 mois la possibilité d’emprisonnement des sans paps)
J’ai croisé la manif rue Vicat … on a dû se voir sans se connaitre !!!!!
Mais, vous passez donc tous vos WE en manif ????
que voulez-vous, Mon-Al, il y a ceux et celles qui participent et ceux et celles qui regardent. Je fais partie de la première catégorie. De nombreus grands mères et grands pères manifestaient pour que leurs petits enfants ne soient pas fichés dans base élèves. Vous auriez pu y être. Enfin, chacun-e son truc.
Peut être me verrez-vous aussi passer mardi 17 ? manif public-privé.
Je comprends vos engagements, bien que n’en partageant pas l’esprit. J’ai été militante longtemps et maintenant, j’en ai terminé car je me suis aussi épuisée à entrainer les gens à partager mes idées… quant à mes petits-enfants, ils sont bien dans leurs écoles et dans leurs baskets, alors pourquoi irais-je manifester pour eux ???
Je n’ai pas vraiment suivi ce qu’était la « base élève », je suppose que c’est encore une bataille que d’aucuns s’imposent de livrer …
Bon courage pour mardi 17. Je n’y serai pas évidemment….
Mon-Al,
A l’appel de la CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNEF
Tous ensemble dans la rue contre la même logique gouvernementale de remise en cause des droits des salariés, du code du travail et de la durée légale du temps de travail. Contre les suppressions de postes et la remise en cause des services publics, pour le droit à la retraite pour tous à taux plein à 60 ans et des salaires décents.
Ne me dites pas, Mon-Al, que mardi 17 vous n’avez pas une petite heure de libre …
Ben non …
I’m overbooking since I’m retired … et puis tous ces problèmes me semblent bien loin des miens !!! Place aux jeunes …
Spend a good day and à bientot…
Thanks Mon-Al, same to you and I’m looking forward to seeing you around, still, I’d rather you went to the rally;-)
Hope helps to live … I will not go :-)
Have goods dreams..
Tchüss
….
N’oublions quand même pas :
-que la fonction première de Base élève est d’éviter au maximum la descolarisation sauvage dans le premier degré (savez-vous combien de « recherche enfants » sont diffusées toutes les semaines dans toutes les académies ?) ;
- que cet outil a été pensé à la base pour permettre un meilleur suivi des élèves entre le primaire et le secondaire ;
- qu’un outil analogue existe déja dans le secondaire.
Oui, le gouvernement actuel veut en profiter pour dévoyer l’outil Base élève.
Et s’il faut se mobiliser pour empêcher à tout prix ces déviations, ne jetons pas le bébé dans l’eau du bain. Ce serait dommage pour le nombre impressionnant d’enfants descolarisés sauvagement et que l’Education Nationale ne peut plus aider, faute d’un outil performant de gestion des inscriptions/radiations.
je vous suggère vivement de lire les articles du dossier de la LDH, dont cette pétition « nos enfants sont fichés, ne nous en fichons pas ». Extrait :
Ce fichage centralisé a été présenté comme un simple outil de gestion et n’a fait l’objet d’aucun débat public. Les parents qui veulent s’y soustraire sont mis devant le fait accompli. Ils ne pourront que consulter les informations les concernant.
La nature des données personnalisées que souhaite recueillir l’administration, (difficultés scolaires, absentéisme, RASED, lieu de naissance…), va au-delà de ce que nécessite « la gestion des établissements scolaires ».
L’adoption de la loi dite prévention de la délinquance permettant au maire de bénéficier du secret partagé peut conduire à terme au partage de toutes les données sensibles de ces fichiers.
Bravo à tous ceux qui se sont battus et qui ont su résister……..
Quelques bonnes nouvelles en ce matin de fête de l’école.
RESISTONS NE HAISSONS JAMAIS!
La lutte est loin d’être terminée! Jugez-en vous même (source : Nouvel obs)
L’évaluation des CM2 qui sème le trouble
NOUVELOBS.COM | 07.06.2008 | 20:06
Le 20 mai dernier, des parents d’élève de Monein dans le Bearn ont découvert un questionnaire joint à un test d’évaluation expérimentale de CM2. Dans sa partie 4, destinée à être remplie par les élèves, l’enfant devait notamment dire si ses parents sont nés en France, quelle langue est parlée à la maison, avec qui il vit précisément, etc. Le ministère a finalement annulé cette partie.
L’affaire a semé le trouble et la consternation des parents d’élèves de Monein (Béarn), quand ils ont pris connaissance, le 20 mai dernier, d’un questionnaire joint à un test d’évaluation expérimentale de CM2, concernant la « maîtrise de la langue et du langage ». Document normalement destiné à mesurer les acquis des élèves en « lecture, outils de la langue et production écrite ».
Sauf qu’en partie 4 figure toute une série de questions qui n’ont rien à voir avec le sujet, et renseignent plutôt sur la situation sociale et psychologique de l’enfant. Qui est d’ailleurs est prévenu: « Ici, toutes tes réponses sont bonnes. Il n’y a pas de mauvaise réponse ». Il doit dire si ses parents sont nés en France, quelle langue est parlée à la maison, avec qui il vit précisément (nombre de frère et sœur, présence d’une belle-mère ou d’un beau-père). Ensuite, il lui est demandé de confier son sentiment sur l’école, la réputation de son établissement scolaire, les relations entre les adultes, s’il a déjà été insulté ou agressé, etc… Dûment rempli par les élèves, le questionnaire devait être renvoyé directement au ministère de l’Education nationale. Devant la colère des parents qui menaçaient de faire du bruit, le directeur chargé au ministère de l’Education nationale de l’évaluation et de la performance a demandé par mail à la petite centaine d’écoles concernées « de ne pas faire remplir par les élèves la partie numéro 4 du cahier de l’élève "maîtrise de la langue et du langage" qui vous est parvenu dans le cadre de l’expérimentation des outils de l’évaluation citée en objet ».
Depuis, c’est un autre questionnaire, cette fois adressé aux parents des élèves de sixième, qui attire l’attention des associations de parents d’élèves et des syndicats. Dix-huit pages de questions, sur la nationalité, la langue parlée, les revenus, etc. Le tout accompagné d’un courrier qui stipule que le questionnaire est reconnu d’intérêt général, approuvé par la CNIL, et qu’il est donc obligatoire. Sinon, c’est 300 euros d’amende.
Bravo vous avez commensés allez jusqu’aux bout , bravo .
Vous inquétiez pas lorsque l’éducation sera vendu à bouyges ou consort, le fichage sera bien en place. La socièté de demain s’annonce terrible, regardez notre présent!