TRIBUNE

Téléchargement: comment les distributeurs se sucrent sur notre dos

Devant la montée en puissance du piratage des œuvres musicales et la baisse continue des ventes des CD, les distributeurs, avec le soutien de l'industrie musicale, ont développé les plateformes de téléchargement légal comme réponse. N'étant pas un adepte du téléchargement pirate, du gravage de CD, j'achète encore des CD car j'aime aussi l'objet et je considère que les artistes doivent être rémunérés. De plus en plus de personnes téléchargent les albums comme alternative au prix exorbitant des CD.

Etant par ailleurs passionné par ce qui se passe au Québec, écoutant de temps en temps des radios de ce pays via le net, lisant la presse de ce pays par le même moyen, je connaissais l'existence d'Audiogram. Ce label propose à son catalogue des artistes comme Isabelle Boulay, Ariane Moffat, Jean Leloup, Marie Jo Thério, Mara Tremblay, Zachary Richard, Pierre Lapointe, Pink Martini, Lhasa, l'épouse de notre Président, Carla Bruni, et bien d'autres encore. Des artistes purement locaux en côtoient d'autres à la renommée internationale.

L'autre soir, en surfant sur l'un de mes sites favoris d'achat de produits culturels, « agitateur d'idées depuis 1954 » (la FNAC pour ne pas la citer), je tombe par hasard sur une pub pour le téléchargement d'un album X. Je n'y prête pas forcément attention, lorsque je me rends compte que le prix du téléchargement semble le même quelque soit l'album. La chanson est proposée généralement à 0,99€ et l'album à 9,99€.

On peut tout de suite remarquer que le prix est super étudié : moins de 1 euros la chanson, moins de 10 euros l'album, c'est l'effet psychologique bien connu des professionnels de la grande distribution.

Trois québécois pour deux français

La déformation professionnelle aidant, je me mets en quête de vérifier immédiatement ce que je pressens et je décide de rechercher le prix du téléchargement d'un album de Lhasa intitulé « The living Road ». Comme les autres albums ce dernier est proposé au prix de 9,99€.

Aussitôt, je me rends sur le site Audiogram et je recherche l'album de Lhasa, artiste de ce producteur. Ce dernier est proposé au prix de 9.99$ canadien. On remarque, quelque soit le côté de l'atlantique, les études de prix sont les mêmes et les barrières psychologiques de prix également. Je continue ma quête, sur que je suis entrain de flairer une bonne piste et je me rends sur un site de convertisseur de devise afin de procéder à un comparatif minutieux. J'entre le prix de 9,99$ canadien et je demande la conversion en euro. Instantanément, le site me propose la somme de 6,44€.

Afin d'être tout à fait objectif dans ma démarche de comparaison, je m'interroge sur les frais de transaction qui pourraient en résulter afin de connaître le prix réel de l'album. Pour se faire, je fouille dans mes documents et je sors ma convention bancaire qui résume toute la tarification que m'applique ma banque sur toutes les opérations que je peux effectuer. Je cherche frénétiquement et je trouve la partie consacrée au paiement à l'aide de carte bancaire de type visa et les tarifs associés. Je découvre que pour un paiement effectué hors zone euro, la transaction est de 2,9% du montant avec un maximum de 7,75€. J'applique le taux en question et j'obtiens le tarif de 6,62€, soit une différence 3,3€.

Au final, avec la même somme, je peux acheter trois disques par téléchargement sur ce site québécois, deux seulement sur celui de la FNAC ou de Virgin.

Au-delà de l'aspect anecdotique de la démonstration, nous pouvons légitimement nous interroger sur les raisons objectives qui font que le prix en France est un tiers plus élevé qu'au Québec. Le consommateur se doit donc d'être vigilant, de comparer les prix, de faire pression sur l'industrie musicale et les grands groupes de distribution afin de faire baisser les tarifs, sans que les artistes ne soient lésés bien évidemment, car tel n'est pas l'objectif.


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personne
03H35 10/06/2008

« je peux acheter trois disques par téléchargement sur ce site québécois »

Non vous ne pouvez pas, relisez les CGV, vous verrez que chaque territoire est bien verrouillé. La seule pression possible est de ne plus acheter, à laquelle l’industrie répond par une répression excessive totale, et liberticide et bien aidé en ça par un gouvernement en mal d’autoritarisme.

 
eskimo
05H46 10/06/2008

en quoi ? il me manque des infos pour vous comprendre

 
personne
09H34 10/06/2008
 
Courageux-Anonyme
09H02 10/06/2008

C’est la fameuse «taxe de luxe» Française (je ne parle pas de la tva). Ça marche aussi pour les jeux vidéo. Le principe étant 1$=1€ + «taxe de luxe» + tva.
Et rien que dans la zone euro, on peut trouver de beaux écarts aussi, en Pologne on trouve aussi des prix généralement plus bas.

 
MéKésKiPuDoncTan
09H17 10/06/2008

Il y a belle lurette que la formation des prix proposés par les multinationales n’est plus liée à des coûts de production. Ce sont des prix « psychologiques » dont la constitution pourrait se résumer comme suit : « jusqu’à quel niveau maximal de prix peut-on monter sans diminuer la vente, et donc augmenter au maximum la marge bénéficiaire sur le dos du créateur et sur celui du con-sommateur ». Une fois élagués tous les arguments pseudo économiques, cela s’apparente à un impôt privé levé par des intermédiaires. C’est le top du libéralisme ; ce qui n’est pas étonnant puisque le système politique fonctionne de la même manière : démocratie-économie formelles et non réelles, d’où les crises à la fois politique et économiques actuelles.

 
thoughtthrow
10H24 10/06/2008

Il y a encore mieux:
sur internet, en prenant rendez-vous avec une belle femme tueuse d’hommes préférant la nature à la ville il est très facile (merci le dollar) d’avoir pour le prix d’un téléchargement en France, le CD avec le frais de port compris (<10€ quoi), faut juste être patient sur la livraison.
Et puis sinon si vous voulez vous ouvrir les oreilles je vous conseille un site de chroniques excellent: www.bokson.net

 
Lemmy_Nothor | tecnichien cinema
10H38 10/06/2008

Avant, quant on pressait mécaniquement les vinyles, une matrice était bonne pour environ 3000 disques. Les majors en tiraient toujours 500 ou 1000 de plus, qui n’apparaissait jamais sur les livres comptables qui étaient envoyés aux artistes. Il y avait donc un 15% qui était régulièrement volé aux dits artistes, par les même maisons de productions qui aujourd’hui se sentent lésés par les consommateurs qui font exactement pareil qu’ils faisaient auparavent.

Une chose a savoir, les grandes compagnies de disques ne se sont jamais préoccupé des artistes, jamais. C’est de la science fiction tout ça. Quant a la RIAA, c’est encore pire….plein de types en costume cravate, qui ne connaissent rien a la musique, mais qui sentent tout de suite si la coke est coupé ou pas.

Par contre, le telechargement « illegal » produit un effet immediat sur certains artistes, et bientot ce sera la norme pour tous…..les spectacles coutent aujourd’hui beaucoup plus cher parce qu’ils savent bien que les CD seront telechargé gratos. Tom Waits viens a Barcelone, les billets sont a 125 euros. La dernière fois que j’ai assisté a un spectacle de Waits, j’ai payé 20 euros.

Maintenant pour avoir vécu au Québec très longtemps, tout y est moins cher, pas seulement les disques. Chaque fois que je venais en France, à l’époque, les prix furent de toujours beaucoup plus élevés qu’à Montréal. Le seule difference c’était dans le choix des disques…..la quantité de titres disponibles sur les rayons en France et en Angleterre était incroyable. Un exemple parmi tant d’autres,à Montréal je ne trouvais que 5 ou 6 titres de John Lee Hooker, à Paris il y en avait une quarantaine. Et c’était vrai pour presque tout.

 
thoughtthrow
10H47 10/06/2008

Pour le prix des concerts, il faut aussi dire que les tourneurs sont maintenant rachetés à tour de bras par les mêmes majors qui ont racheté les labels indé dans les années 90, et y appliquent la même logique: que des artistes bankables pour des concerts hors de prix (au final 50€ pour RATM c’était pas si cher que ça…)!
Et rajouter aussi qu’il y a quelques labels qui ne se disent pas en si mauvaises santés que ça: Stones Throw, Ninja Tune… Mais dit donc c’est des labels indés, des fous qui privilégient la qualité à la quantité…

 
Lemmy_Nothor | tecnichien cinema
11H55 10/06/2008

En effet 50 euro c’est pas cher pour RATM. Je me souviens très bien des prix des billets il y a longtemps….Cream, avec Soft Machine en 1er partie, 3 dollars, Hendix, 3$, The Who, premier spectacle Nord Americain, 3 dollars, Zappa et les Mothers, 3 dollars…..pour mettre en rapport avec le pouvoir d’achat de l’époque, le salaire minimum était de 1 $ de l’heure…..donc trois heures de boulot, au smic, et on se payait un spectacle. Aujourd’hui, trois heures de boulot ça te paye tout juste le taxi, certainement pas le billet de Madonna…( je dis le premier nom qui me passe par la tete, rien a voir avec ma cote d’amour….)
Autre comparatif culturel…….toujours a la meme epoque, une heure de travail, je me payais un livre de poche (simple)….ou deux paquets de clops.

 
foobar | nabalzr
15H01 10/06/2008

C’est plus que 8,63 EUR un livre de poche ? (et les paquets de clope au niveau culturel, bof…)

 
Lemmy_Nothor | tecnichien cinema
15H09 10/06/2008

Désolé, mais les paquets de clops ça fait partie integrante de la culture. Comment aurais-je pu mettre en pratique, La Psychanalyse du Feu, sans mes clops?

Plus tard, j’ai même inclus le sulfate de morphine dans mes dépenses culturelles, chacun son truc.

 
NonooStar
11H11 10/06/2008

Malheureusement, la fluctuation du prix d’un pays à l’autre n’est pas la seule faille dans le business model actuel du téléchargement payant (ne pas confondre avec téléchargement légal, on peut très bien télécharger de la musique gratuitement en toute légalité, cf. Jamendo).

Le fait que la musique ne soit disponible qu’en mp3 me semble rédhibitoire. Même encodé en 256 ou 320 Mbps, on a une qualité moindre que sur un CD, pour un prix pas forcément inférieur. En outre, l’artwork (notamment le livret) n’est pas forcément disponible. Et je ne parle pas des DRM qui sont heureusement de moins en moins répandus.

Le problème, c’est qu’aucune major ne semble actuellement encline à faire évoluer ce business model qu’elles ont mis bien du temps à mettre en place. Pourtant des alternatives commencent à apparaître : le site Jamendo propose de la musique libre sous license Creative Commons, Nine Inch Nails propose un album (The Slip) gratuitement sur son site Internet et offre un appréciable choix de formats (mp3 320 Mbps, FLAC, Apple Lossless et même WAVE haute définition). En outre, l’expérience du prédécesseur de The Slip, le quadruple album, Ghosts I-IV, proposé également sur Internet en 5 versions (9 pistes gratuites, les 36 titres pour 5$, une version 2CDs pour 10$, une version Deluxe à 75$ et une version ultra-deluxe à 300$) s’est révélé être extrêmement rentable d’après Trent Reznor, le leader du groupe. Et il ne faut pas oublier les sites comme Deezer qui proposent l’écoute gratuite de musique.

Ces exemples montrent bien que l’idée de la musique gratuite est désormais ancrée dans l’esprit des gens. Et ce n’est pas les jérémiades des majors rabâchant le credo « il faut faire vivre les artistes » ou même des lois ineptes comme la loi Création et Internet qui y changeront quelque chose. Donc si l’industrie du disque veut enrayer sa chute, il lui faut donc trouver un business model qui prenne en compte cette composante « gratuité ». L’expérience Nine Inch Nails offre des perspectives intéressantes (les résulats de celle de Radiohead et de son album au prix fixé par l’acheteur n’ayant pas été clairement annoncés), mais malheureusement la gratuité reste un mot tabou pour les majors (cf. les énormités proférées par Pascal Nègre, PDG d’Universal France et président du Syndicat National de l’Edition Phonographique).

En attendant, il est clair que ce n’est pas avec des offres de téléchargement payant aussi lamentables (formats de compression destructeurs, prix injustifiés et catalogue restreint dès qu’on cherche quelque chose d’un peu spécifique) qu’elles pourront remonter la pente.

 
pegaze | ingé
11H40 10/06/2008

ce n’est pas un hasard si l’industrie du disque dégringole de son pied d’estal, c’est typiquement le genre de pratique qui pointe la machine économique là où les gens veulent avant tout jouir d’oeuvres artistiques. il y a une rupture entre les populations et l’industrie musicale qui a oublié sa raison d’être et ne cherche plus que l’argent. l’industrie musicale est-elle une de premières victimes d’une économie libérale qui s’enfonce dans ses dogmes ?

 
fermtag
12H49 10/06/2008

Moi, je ne peux pas bénéficier de ces télé-chargements : je n’utilise ni windows ni mac mais… un simple Linux (pas assez cher, mon fils). Tant pis pour eux - les maisons de disques - (et pour moi) mais c’est tout de même scandaleux !

 
Network 23 | identité perdue dans mes papiers
14H20 10/06/2008

POUR UNE AUTRE CULTURE, qui ne se crispe pas sur l’ « archaïsme » du droit d’auteur et tente de trouver de nouvelles solutions à un dispositif juridique périmé.

« Organisé par Bellinux, Dogmazic, Lonah et Ralamax Prod, des associations qui encouragent la création libre issue de l’internet, du numérique et des logiciels libres.

Avec Copyleft Attitude, Parinux, Macaq, T.R.A.C.E.S. : Galerie Dany LAFLEUR, In Libro Veritas, Framasoft…

Depuis bientôt 10 ans, de nouvelles pratiques de créations artistiques ne cessent de s’affirmer en reformulant le droit d’auteur conventionnel. Elles autorisent la copie, la diffusion et la transformation des œuvres dans le respect du droit des auteurs.

Ni pirate, ni propriétaire exclusif de la création : ouvert au partage !

Venez nombreux découvrir des artistes qui se jouent de l’interdiction de copier leurs oeuvres ! Toutes formes, tous médias, toutes qualités possibles. Plaisir d’offrir et joie de recevoir, l’échange est au rendez-vous de la création libre.

L’accès est libre, la liberté est l’accès à la culture pour tous.

Le vendredi 20 juin 2008, dans l’enceinte de la Mairie du 2ème arrondissement de Paris, de 14h à 02h. »

http://www.libreacces.org/

 
nosil35 | en mutation
15H47 11/06/2008

Les garrs ? Vous voulez ruiner l’industrie musicale ou quoi ? en quoi ils vont rouler les producteurs ? pas en Logan quand meme…
et les autres Fnac et Virgin, ils vont vivre de quoi ?
et les artistes ? ah oui, j’oubliai, tout le monde s’en fout des artistes … d’ailleurs à aucun moment on a entendu les mutinationales du disque sur la répartition des deniers issus de la vente de disques (5 à 10 pour l’artiste,
25 pour la prod, 25 pour le distributeur, 20 pour l’état, les miettes pour l’imprimeur, le presseur, le livreur, l’ingénieur ….
encore une belle enfumade !!!

 
lamorille | montlu
22H51 10/06/2008

perso…c’est le vinyl qui me botte…et croyez-moi y’a plein de chouettes trucs dans tous les genres…alors pourquoi pleurer sur ce pov cd ?

 
El_Lulu | Ah bah oui ma bonne dame
12H38 12/06/2008

Les distributeurs ne sont pas des organismes caritatifs, ce sont des societes commerciales dont le but, au risque de vous deplaire, est de gagner de l’argent.
Quel est ce mal qui, en France, fait qu’il est mal vu pour une societe de faire du profit?

Pensez-vous serieusement que 10EUR est trop cher paye pour un album?
Je me fous de savoir ou va mon argent quand je vais sur le site de la FNAC. Je trouve que le prix est correct, le service impeccable, rapide et fiable. Si les artistes ne sont pas heureux, a eux de renegocier leur contrat. Et si je trouve moins cher ailleurs, je vais ailleurs!

 
thoughtthrow
15H00 12/06/2008

Je voudrais juste recentrer le débat, on parle de « produit culturel » pas de yaourts ou d’aspirateurs, et on ne devrait pas se trouver dans une démarche uniquement marchande, mais dans la mise à disposition du public d’œuvres.
je te rejoints tout de même lorsque tu dis que les distributeurs doivent faire de l’argent, il faut bien, au vu des règles économiques (qu’on y adhère ou pas on doit faire avec) que la distribution soit financièrement viable, mais toujours dans le contexte culturel, l’objectif numéro un est « la mise à disposition d’œuvre en rémunérant l’artiste de façon que sa démarche soit pérenne », pas le profit à tout prix. ce qui est malheureusement le cas: vente en masse de produits markété-cloné répondant à un cahier des charges plus ou moins dicté par des études de marché, et absence des rayons d’œuvres jugées peut rentables immédiatement, et absence total de fond. Quand aux contrats des artistes, là je rigole, comment veux-tu qu’un artiste (je parle de celui qui crée, pas celui qui est créé) puisse rivaliser devant des machines de guerre comme les majors qui le menace de le remplacer par un pot de yaourt qui chante et qui montre ses seins (ou ses flingues)?
Heureusement que les labels indé ont une vision bien différente, et propose des podcasts, des morceaux des newsletters afin de faire de la promotion et ceci gratuitement (au lieu d’un cd 2 titres à 5€ te faisant croire à un album de « qualité »).
Mais bon après tout, si tu es pleinement satisfait de l’offre de la FNAC, je pense que j’arrose le désert…

 
mar_le | informaticien (près de Bruxelles)
01H58 14/06/2008

Je suis un peu d’accord…On ne peut pas s’arroger la gratuité de l’art, sous prétexte justement que c’est de l’art et que cela doit être accessible à tous. A ce train-là, tout ce qui est d’utilité publique devrait être gratuit : bouffe, soins, transports, les putes (?).

On ne peut pas croire que les gens piratent au nom du sacro-saint droit à la culture : vaste couille.

Une chanson, un album c’est souvent 1 heure de bonheur, qu’on écoute et réécoute. Et pour ça, je veux bien payer.. Comme le mec à qui je donne une petite pièce dans la rue.

Qu’on reformule le modèle économique,pas de problème, qu’on évite les majors, soit…Mais pas gratos sans modèle viable rémunérant un tant soit peu les artistes…

A propos, y a pas qu’Itunes et ses DRM de chiotte. Y a eMusic qui est pas mal avec un prix de 10 euros pour 40 chansons. C’est en MP3 et l’offre est très variée. Comme c’est un abonnement, ca ‘force’ à découvrir des artistes qu’on aurait jamais écouté autrement.

 
Rechaud | artiste
09H25 13/06/2008

la vente de musique en ligne c’est de l’arnaque en barre , en effet ce moyen de diffusion ne sert qu’a rémunérer et gaver les sangsues qui gravitent autour d’un artiste . De plus comme signalé plus haut ,la qualité de la musique vendue est mediocre , le mp3 a cet effet « applatissant » sur la musique , le plus simple reste a mon avis d’aller directement assister au concert , si celui ci plait , achetez l’ablbum de l’artiste a la sortie de son concert , deja les prix sont souvent moins eleves qu’en magasin , et on peut negocier avec le vendeur , chose impossible a la FNAC .
Pour finir l’acces a la culture dans ce pays est generalement payante a moins d’accepter de se travestir l’esprit par de la pub pour l’avoir gratuitement (je pense notament a la TV , radio …), mais dans un monde ou les ressources naturelles sont limitées , contrairement a la culture qui elle n’as pas forcement besoin de materialité donc de limites , es-ce bien raisonnable de lobotomiser des gens avec de la pub pousse a consommer pour leur offrir du culturel gratuit? le racolage sur la voie publique (tv , radio et net en font partie a mon sens) n’est t il pas interdit dans ce pays ?

 
leon.trotski | Trés à gauche
17H39 13/06/2008

Sur ce sujet, en résumé on pourrait dire qu’une majorité des consommateurs est prète à payer pour télécharger de la musique ou autres.Mais, et c’est bien naturel,personne ne veut se faire arnaquer.

Les « majors » n’ont pas su anticiper l’évolution technologique.

Curieux quand même lorsque l’on parle de la réactivité des entreprises dans une économie de marché que ces dernières aient été « débordées »!

 
Monk | Musicien acharné
20H19 15/06/2008

Conaissant quelques artistes dans le milieu je ne supporte pas la tyrannie menée par les labels de tous pays. Le bénéfice d’un auteur/compositeur ou interprète est généralement ridicule.
Cependant je préconise plutôt que le téléchargement illégal (et sauvage) l’achat direct sur les sites des artistes (assez rare j’en conviens). Sinon je télécharge illégalement ce qui n’est pas trouvable c’est assez fréquent.