aïe! tech

L'ordinateur le plus rapide du monde est fait de Playstation

Le supercalculateur Roadrunner (IBM).

C'est fait ! Le mur du pétaflops a été franchi. Un monstre de complexité et de silicium, Roadrunner, enfanté par IBM, sera bientôt déclaré le supercalculateur le plus puissant du monde, le premier à pouvoir effectuer un million de milliards d'opérations par seconde.

Péta, ça veut dire un million de milliards. Et « flops », c'est de l'anglais (« floating point operations per second ») pour dire « opérations avec plein de chiffres après la virgule, qui en plus se balade, par seconde ».

Vu de loin, ce petit monstre pèse 270 tonnes (le poids de 49 éléphants d'Afrique), occupe 288 armoires réparties sur 560 mètres carrés (un peu plus de deux terrains de tennis), bouffe près de 4 mégawatts d'électricité (la production d'une grosse éolienne). Bof, on a vu pire ! le Earth Simulator de Yokohama, sacré plus puissant ordinateur du monde en juin 2004, occupait 3 250 mètres carrés.

Regardons un peu à l'intérieur. Comme tous les supercalculateurs actuels, Roadrunner est une fourmilière. Il met les petits plats dans les grands, répartit les calculs entre 3 ; 240 unités, de la taille d'une boîte à chaussure, des « nœuds », interconnectés entre eux via 90 km de fibre optique (de quoi relier Nantes à Angers). 3 ; 240 machines d'une puissance unitaire de 400 gigaflops (giga = milliard) et qui coopèrent en se parlant à 3,5 téraoctets par seconde (téra = mille milliards).

13 000 puces de PlayStation qui moulinent

Chacun de ces nœuds comprend tout d'abord deux microprocesseurs ordinaires, des Opteron d'AMD, comme on en trouve sur des PC. Ils sont là pour gérer l'intendance. Car le boulot sérieux, le calcul intensif, est confié à quatre autres puces, de type Cell, contenant chacune huit « cœurs » calculant en parallèle.

Un circuit surpuissant (évoqué ici) développé par IBM en partenariat avec Sony (et Toshiba), et qui fait tourner… la PlayStation 3 ! C'est l'un des paradoxes de l'informatique actuelle. Le marché de la console de jeux peut s'offrir le développement d'une nouvelle puce mirobolante, qu'il peut amortir en vendant des dizaines de millions d'exemplaires. En revanche, il serait moins évident de financer une puce ad hoc pour un supercalculateur qui en contient certes 13 000, mais sera vendu à quelques exemplaires. Alors le supercalculateur emprunte sa puce à la console de jeux.

Roadrunner tire l'essentiel de sa puissance de 12 960 puces Cell, totalisant 103 680 processeurs spécialisés dans le calcul scientifique. Et tout ce petit monde dispose d'une confortable mémoire centrale de 80 téraoctets ().

Roadrunner devrait être officiellement proclamé le supercalculateur le plus puissant du monde le 17 juin à Dresde, au congrès ISCO08 (International Supercomputing Conference).

Le Top 500 des supercalculateurs les plus puissants du monde est publié deux fois par an, en juin et novembre. Roadrunner est passé au banc d'essai officiel (un jeu de logiciels appelé Linpack) et a été chronométré à 1,026 pétaflops.

Tout ça pour simuler des bombes atomiques

Le nouveau numéro un laissera loin derrière lui l'ancien tenant du titre, le BlueGene/L du LLNL (Lawrence Livermore National Laboratory, Livermore, Californie), un autre bébé d'IBM, scotché à sa première place depuis novembre 2004 (voir ici) grâce à trois liftings successifs, et qui affichait un copieux 478 téraflops depuis novembre 2007.

Roadrunner a été provisoirement monté sur le site IBM de Poughkeepsie (Etat de New York), où les mesures sont effectuées, mais il sera par la suite démonté pour être livré à Los Alamos (Nouveau Mexique). Car cette machine a été commandée par le célèbre Los Alamos National Laboratory (LANL), un centre de recherche militaire situé à l'endroit même où le Manhattan Project aboutit en 1945 à la mise au point de la première bombe atomique.

Roadrunner aura pour mission de simuler des explosions de têtes nucléaires plus toutes jeunes. Quoi, vous pensiez que ce joujou facturé 133 millions de dollars allait bosser sur la faim dans le monde ? IBM a assuré qu'il allait se préoccuper de choses plus civiles, et même un peu du climat mondial, avant son départ pour Los Alamos. C'est écrit dans le communiqué de presse, alors…

Onze ans pour gagner un facteur mille

Ce passage de la « barre » du pétaflops intervient onze ans seulement après celle du téraflop, en juin 1997 par ASCI Red, réalisé par Intel pour le Sandia National Laboratory (Albuquerque, Nouveau Mexique, oui, encore un labo de recherche militaire états-unien).

Douze ans plus tôt, en 1985, c'est la barre du gigaflops qui était allègrement dépassée par le Cray 2 de Seymour Cray, le premier (et dernier) supercalculateur refroidi par immersion dans un liquide réfrigérant. Je me souviens comme si c'était hier de la livraison en 1987 du Cray 2 de l'École Polytechnique. Un cylindre creux de 1,35 m de diamètre sur 1,15 de haut. Étonnament compact, l'objet coûtait plus que son poids en or.

Enfin, il faut cette fois remonter 21 ans en arrière, en 1964, pour voir le même Seymour Cray, alors chez Control Data, présenter son CDC 6600, premier supercalculateur à dépasser, largement, le mégaflops.

Vingt-et-un ans, douze ans, onze ans pour gagner un facteur mille : on dirait bien que l'histoire du supercalculateur s'accélère, non ? ► Rectifié le 11/6 à 21h20 : Toshiba et non Matsushita.

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Portrait de Claude PELLETIER

De Claude PELLETIER

Retraité dans son jardin | 17H29 | 10/06/2008 | Permalien

Rengaine du jour :

Si tu t » la pètes !
Prends garde au flop !

Portrait de Eric citoyen

à Claude PELLETIER Portrait de Claude PELLETIER De Eric citoyen

"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 09H18 | 11/06/2008 | Permalien

Bonjour à toutes et tous,

C'est bien jolie toutes ces playstations … mais peut on jouer avec…

… A un autre jeu que de faire exploser des bombes atomiques ? ?

Bésitos

Eric Bloggeur Pacifiste.

http://monmulhouse.canalblog.com/

Portrait de nipivime

De nipivime

;- | 17H33 | 10/06/2008 | Permalien

Au delà de la poésie in-inventable du pétaflop, on reste baba devant tant de zéros.

Question de néophyte : l'avenir n'est-il pas, plutôt, à la mise en réseau ?

Portrait de Triquoise

à nipivime Portrait de nipivime De Triquoise

rouge de honte | 17H41 | 10/06/2008 | Permalien

C'est déjà fait : des milliers d'utilisateurs de Playstation se sont engagés à rendre disponibles leurs machines à certaines heures pour qu'elles puissent être utilisées cumulativement à distance pour aider à la recherche médicale.

Question suivante : y a-t-il des garanties quant à la nature exacte de ce à quoi servent ces calculs ?

Portrait de le passant qui passe

à Triquoise Portrait de Triquoise De le passant qui passe

18H30 | 10/06/2008 | Permalien

le projet Folding@Home ( http://folding.stanford.edu/ ) a dépassé le pétaflop depuis plusieurs mois et n'est pas réservé aux PS3 mais concerne aussi les PC et les Macs.

des garanties ? Non, le code source n'est pas fourni pour garantir l'intégrité des données.
Mais les résultats sont publiés et je vois mal l'université de Stanford risquer sa réputation sur ce projet.

Portrait de spartacus1

De spartacus1

17H46 | 10/06/2008 | Permalien

Cette question est intéressante.

Et la réponse n'est pas forcément simple.

Certains calculs, en particuliers météo, simulation de crash test et d'essais en soufflerie, calculs de résistance des matériaux, etc peuvent s'effectuer soit :

1) en série, un calcul après l'autre, on peut imaginer un mono-processeur ultra-rapide. Mais cette voie est (pour l'instant) une impasse, les limites physiques de la technologie ne permettent pas d'augmenter la puissance d'un processeur au delà d'une certaine limite.

2) en parallèle, plusieurs calculs, indépendants les uns des autres, se font simultanément. C'est l'option qui est choisie dans ce type de super-calculateur. C'est en fait un réseau de calculateurs, mais attention, ce réseau est très loin de ce que représente le Net aux yeux de M. ToutLeMonde, les communications entre processeurs se font infiniment plus rapidement que sur Internet (plusieurs milliards de fois plus rapide).

Voilà, j'ai essayé d'être simple et de ne pas sombrer dans un jargon technique.

Portrait de Triquoise

à spartacus1 Portrait de spartacus1 De Triquoise

rouge de honte | 18H03 | 10/06/2008 | Permalien

C'est très clair, vous n'avez pas sombré ; -). C'est un peu comme ces montages électriques que l'ont faisait au collège, quoi.

Mais puisque vous semblez au courant, n'y avait-il pas à une époque, des recherches sur l'intégration de synapses au sein des puces électroniques pour en augmenter la rapidité ?

Portrait de spartacus1

à Triquoise Portrait de Triquoise De spartacus1

18H23 | 10/06/2008 | Permalien

Simulation de synapses, effectivement, on appelle cela des réseaux neuronaux.
C'est une approche intéressante, en partie du domaine de la recherche en intelligence artificielle. On parle de système à apprentissage. Cela permet de résoudre des problèmes comme la reconnaissance des formes, lecture optique.
C'est assez facile de simuler par logiciel des réseaux neuronaux, on obtient à peu de frais un système qui fonctionne, mais avec une lenteur diabolique, enfin, pour s'amuser ou, plus sérieusement, pour des démonstrations en cours pour de futurs ingénieurs (je les ai employés dans ce cas) c'est bien pratique.

Il semble que certains les utilisent pour calculer l'évolution des cours en bourse des entreprises. Si vous faites référence à mon pseudo, vous comprendrez que je ne cautionne absolument pas cet usage.

Portrait de jissé

à spartacus1 Portrait de spartacus1 De jissé

Ingé retraité | 21H15 | 10/06/2008 | Permalien

Merci Spartacus.

Si ma mémoire est bonne des « architectures » multi-processeurs matricielles avaient été essayées il y a une quinzaine d'années.

Sans donner de résultats probants vu les technologies disponibles à l'époque.

Depuis Soljénytsine (« La Haratchka », ortho non garantie) décrivant les premières recherches, ne suis pas certain que d'énormes progrès aient été accomplis dans la reconnaissance de la parole humaine par une « machine'.

A titre d'exemple.

Merci encore pour avoir “fait simple'.

Bonne soirée.

Jissé

Portrait de spartacus1

à jissé Portrait de jissé De spartacus1

17H50 | 11/06/2008 | Permalien

Effectivement, il s'agissait des transputers. Conçus par une entreprise britannique ils n'ont eu de succès que, pratiquement dans les labos de recherche. Les causes de ce désintérêt, malgré une approche intéressante ? À mon avis une architecture matérielle assez spéciale organisée en piles opérationnelle (un peu comme les calculatrices HP) déroutant le commun des programmeurs, et pourtant il était possible de les programmer en langage « concurrent C » (ou un langage évolué spécifique : OCCAM). Mais la programmation concurrente (et non pas pseudo-concurrente) n'était pas encore arrivée à maturité.

Dans le cadre de mon labo, nous avions fait une recherche sur des algorithmes ultra-rapides d'acquisition de données (pour la recherche en physique des hautes énergies) nous avions obtenus des résultats très intéressants, mais tout s'est arrêté faute de certitude sur l'avenir du produit.

Portrait de Pierre Vandeginste

à Triquoise Portrait de Triquoise De Pierre Vandeginste (auteur)

Journaliste scientifique, blog Aïe ... | 14H35 | 11/06/2008 | Permalien

Pour compléter l'excellente réponse de spartacus1.

Un certain nombre d'approches mettant la biologie à contribution sont étudiées pour « calculer autrement ».

Les unes simulent un mécanisme biologique, mais avec du logiciel ou du silicium.

C'est le cas des « réseaux de neurons », dont parle spartacus1.

On peut citer aussi une approche « darwinienne », très marrante : cela s'appelle les algorithmes génétiques. En gros, on simule la reproduction avec mutations d'une population d'algorithmes. Et on applique une « pression de sélection », comme dans la vraie vie : en d'autre termes, les algorithmes qui résolvent trop mal le problème posé crèvent… L'un des papes de la chose est John Koza à Stanford.

Par ailleurs, il y a des approches qui cherchent à faire travailler directement des ingrédients du vivant.

Comme par exemple l'ordinateur à ADN. Qui exploite les capacités de reconnaissance et d'apariement de séquences complémentaires pour traiter des problèmes bien particuliers (genre « voyageur de commerce », pour les matheux). Un pionnier du domaine est Ehud Shapiro, de l'Institut Weizman, en Israël.

Mais mon préférré, c'est l'ordinateur réalisé avec des neurones. Des vrais. D'escargot, par exemple. Des chercheurs comme Peter Fromherz, du Max Planck Institute, savent tracer des circuits sur un substrat, à l'aide de molécules ad hoc, qui incitent un neurone à pousser là où c'est écrit. Bref, ils construisent des circuistde neurones et établissent des contacts avec des électrodes. À suivre…

Portrait de elmath

à spartacus1 Portrait de spartacus1 De elmath

19H00 | 10/06/2008 | Permalien

Pour être un peu plus précis, on peut encore subdiviser les calculs parallèles en deux catégories : divisible en « petits » ou en « gros » morceaux. Et pour complexifier un peut, même un calcul parallèle sera en général une série de calculs parallèles (on mélange les deux types de calculs cités plus haut).

En fonction du type de calcul, l'architecture matérielle suggérée quelques commentaires plus haut : pc, playstation, etc. reliés entre eux par internet, peut avoir des performances fabuleuse ou catastrophiques.

Si part exemple on peut diviser un problème en une série de 1000 calculs parallélisables, et que l'on doit attendre les résultats pour effectuer une nouvelle série de 1000 calculs, deux cas de figure sont possibles :
- chaque calcul prend plusieurs minutes, heures ou jour pour être effectué : le temps d'envoi des données à traiter par internet et négligeable par rapport au temps de calcul. Donc en gros 1000 pc reliés par internet seront 1000 fois plus rapides qu'un seul pc.
- chaque calcul prend quelques millisecondes : le temps d'envoi des données devient un facteur non négligeable. On perd plus de temps à dialoguer entre les machines qu'a effectuer le calcul sur une seule. Un supercalculateur avec des temps de communications très courts entre chaque unité de calcul est donc indispensable pour améliorer les performances.

Quelques exemples de calcul distribués via internet :
http://folding.stanford.edu/
http://boinc.berkeley.edu/

Portrait de Triquoise

De Triquoise

rouge de honte | 17H36 | 10/06/2008 | Permalien

C'est ce truc qui calcule aussi le prix de l'essence, l'audience instantanée de TF1 ou qui sera la prochaine 1ère dame de France ?

Portrait de lrbabe

De lrbabe

Etudiant à Lyon | 17H48 | 10/06/2008 | Permalien

Il aurait aussi été intéressant de noter que, comme 85% des super-odinateurs du top500, le système d'exploitation utilisé était… Linux !

Portrait de Courageux anonyme

à lrbabe Portrait de lrbabe De stangrof

17H55 | 10/06/2008 | Permalien

bonjour, c'est normal, linux est un devellopement d'unix, ultrastable mais pas trés utile pour un particulier.
Les sondes martienne sont aussi sous linux.
http://www.bloggernews.net/116062
L'avenir est plutôt a l'ordinateur quantique qui en plein boom .
A bientôt

Portrait de spartacus1

De spartacus1

18H27 | 10/06/2008 | Permalien

Comment pas très utile pour un particulier !
Cela fait plus de 10 ans que j'utilise Linux à la fois pour des tâches triviales (surf sur le net, courrier, photos, etc) et pour du développement.

Mon épouse, artiste de plus de 50 ans, loin, mais alors très loin de tout ce qui peut ressembler à de la technique, emploie quotidiennement Linux sur son PC et fait absolument tout ce qu'elle désire avec.

Vous en êtes resté à une vision de Linux qui date de 1995 !

Portrait de Courageux anonyme

à spartacus1 Portrait de spartacus1 De stangrof

19H59 | 10/06/2008 | Permalien

Je parlais d » unix , pas linux !

Portrait de siko

De siko

cherche un moyen élégant pour gagne... | 23H19 | 10/06/2008 | Permalien

Vraiment space… les ruards89, sont pas content ! Pourtant, je trouvais ça très clair… Et donc petite question ? Unix est-il issu de Linux, ou est-ce l'inverse ?

Portrait de dulconte

à siko Portrait de siko De dulconte

Mordu par un fachogarou | 00H41 | 11/06/2008 | Permalien

Unix est le popa de Linux. Y a une bonne vingtaine d'années entre les deux.

Portrait de Gotch

à dulconte Portrait de dulconte De Gotch 15306

ancien ouvrier de la banque | 06H22 | 11/06/2008 | Permalien

C'est vrai. J'ai travaillé sur des machines Unix SANS environnement graphique, uniquement en console, il y a 18 ans (System V Release 4) : c'était très puissant, comme Linux aujourd'hui, très fiable, très sécurisé, très stable…. mais pas très drôle, et c'est un spécialiste qui venait l'installer. En plus, c'était très cher, même Vista version pro, en monnaie équivalente est à peu près deux fois moins cher. Le coût de l'installation et du suivi, sans doute.

Je me souviens des toutes premières distributions de Linux par Slackware (1993), on ne peut pas dire non plus que c'était de tout repos. Les dernières versions dont les créateurs sont maintenant assez nombreux n'ont absolument rien à envier à ce que concocte la firme de Redmond, surtout il faut moins de temps pour tout installer puisque les applications les plus courantes sont copiées sur le disque et paramétrées dans la foulée automatiquement, un peu comme si la maison aux Fenêtres installait gratuitement Office, Photoshop et d'autres en plus du système, de l'accès à Internet, etc….

Portrait de Courageux anonyme

à dulconte Portrait de dulconte De stangrof

10H27 | 11/06/2008 | Permalien

Bonjour et merci a ceux qui ont compris mon premier post : -) Les liunxiens fanatiques sont toujours aussi sectaires a ce que je vois , ho, au fait hier j'était sous mandriva sur mon vieux comp : -))) J « ai une mauvaise nouvelle pour vous , linux , a coté d'un systéme mac léopard, ca vaut rien. Salut les intégristes

Portrait de Pimpampoum

De Pimpampoum

18H15 | 11/06/2008 | Permalien

Même sur rue89, on a droit aux combats Linux/Windows/Léopard maintenant
Décidement : )

Portrait de VinceDeg

à Pimpampoum Portrait de Pimpampoum De VinceDeg

étudiant | vincedeg.nolizard.org | 14H29 | 12/06/2008 | Permalien

Même à la rédaction de rue89, on a droit aux combats Linux/windows/léopard : petit comptage rapide, ça tape dans le 1/2 linux 1/4 windows 1/4 mac ; -)

Portrait de Courageux anonyme

à dulconte Portrait de dulconte De stangrof

11H39 | 11/06/2008 | Permalien

Bonjour, en fait, l » ancétre de linux est minix (ou minux) basé sur UNIX , mais le papa de linux est mr linus Torvald qui a bidouillé le noyau
et c'était partis. A bientôt

Portrait de spartacus1

De spartacus1

17H38 | 11/06/2008 | Permalien

Absolument pas !

Au départ Torwald, étudiant, suivait le cours du Prof Tannenbaum (créateur de minix), c'est le seul lien.

Les deux systèmes ont d'ailleurs une architecture totalement opposée (Minix a une architecture à micro-noyau, Linux a une architecture compacte). Il y a eu d'ailleurs de belles empoignades, allant pratiquement jusqu'au noms d'oiseau entre Tannenbaum, tenant du micro-noyau et Torwald tenant du compacte.

Portrait de I.P

à spartacus1 Portrait de spartacus1 De I.P

Flat4 | 00H04 | 11/06/2008 | Permalien


Comment pas très utile pour un particulier !
[…]
Vous en êtes resté à une vision de Linux qui date de 1995 !

Puisqu'en 1995 je soutenais Linux comme vous le faites aujourd'hui je me permets de vous signaler deux faits qui échappent aux linuxiens évangélistes :
- Que quelqu'un qui ne connait rien à l'informatique s'en sorte bien avec Linux au bout d'un temps ne prouve rien sur son accéssibilité. Il y a 20 ans on commençait sous DOS et on s'en sortait aussi.
- Les gens qui ont Windows sur leur PC carrefour n'ont PAS envie de changer leurs habitudes (ex : quand leur fiston leur installe Linux) SAUF si une armée d'érgonomes payés une fortune a fignolé l'IHM pour que tout semble naturel (ex : quand leur fiston achète un Mac).
Et ça tous les programmeurs les plus talentueux du monde n'y pourront jamais rien.

Portrait de mar_le

à I.P Portrait de I.P De mar_le

informaticien | 11H52 | 11/06/2008 | Permalien

Tout le monde a probablement un peu raison

Que Roadrunner tourne sous Linux ne prouve rien pour le particulier : que les fusées soient propulsées à l'hydrogène liquide ne m'incite pas à changer de carburant pour ma voiture.

Oui, je n'ai jamais utilisé Linux, donc je suis mal placé pour en parler. Mais c'est pas faute d'essayer…

Je suis programmeur, j'ai installé Mandrake et par manque de pilote pour mon écran, je suis allé me perdre dans des forums où règne un langage ésotérique qui après quelques semaines de persévérance m'a repoussé.Linux c'est une autre culture, une autre langue. Tout est à ré-apprendre.

Quand un particulier travaille sous Windows au bureau, quand le petit neveu « qui s'y connait vachement » a windows sur son PC et est toujours prêt à venir à la maison pour « voir ce qui ne va pas », que « par magie » les programmes tombent du ciel… A quoi bon ?

Stabilité ? Pour un utilisateur moyen, 100% de stabilité n'est pas un critère impératif
Coût ? Windows étant déjà installé dans 99% des cas, il n'y en a pas vraiment.
Virus ? Spyware ? Avec un antivirus moyen et pour autant qu'on aille pas promener ses sandales sur des sites douteux, on devrait s'en sortir

Portrait de spartacus1

à mar_le Portrait de mar_le De spartacus1

17H54 | 11/06/2008 | Permalien

Je suis un peu surpris qu'un programmeur n'arrive pas à installer une mandrake, distribution connue pour être très conviviale (un cliquodrome comme disent certains).

Je connais passablement de personnes qui installe des Linux sur leur système et qui ont des professions qui n'ont rien à voir avec l'informatique : un vigneron, un instit, un couvreur, un médecin, etc.

Portrait de I.P

à spartacus1 Portrait de spartacus1 De I.P

Flat4 | 00H03 | 12/06/2008 | Permalien


Je suis un peu surpris qu'un programmeur n'arrive pas à installer une mandrake, distribution connue pour être très conviviale (un cliquodrome comme disent certains).

« Programmeur » c'est une skill magique qui permet d'accéder au savoir absolu concernant tous les OS connus et à venir ?
Non ? C'est bien ce qu'il me semblait.


Je connais passablement de personnes qui installe des Linux sur leur système et qui ont des professions qui n'ont rien à voir avec l'informatique : un vigneron, un instit, un couvreur, un médecin, etc.

Il y a plein de gens qui font leurs pâtisseries à la maison sans être pâtissiers, pourtant la pâte feuilletée est toujours aussi ingrate à faire pour celui que ça n'interesse pas.

Portrait de Gotch

à spartacus1 Portrait de spartacus1 De Gotch 15306

ancien ouvrier de la banque | 06H31 | 12/06/2008 | Permalien

Sur ma bécane actuelle, impossible d'installer Linux. Il doit y avoir une incompatibilité au niveau de la carte mère, ou des mémoires. J'ai changé tout le reste sans le moindre résultat. L'écran noir intervient à peu près dix secondes après le boot, apparemment dès que le noyau est chargé. Pourtant, je n'ai que des composants de première qualité. On ne peut pas tout expliquer.

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