Fini la déprime post-guerre froide : en 2007, les dépenses militaires ont atteint 865 milliards d'euros. La France veut sa part du gâteau.

Oubliez les malheureux 6,5 milliards de dollars promis la semaine dernière au sommet alimentaire de Rome (sur les 15 à 20 demandés par le secrétaire général de l'ONU).
Voici des chiffres, des vrais : les dépenses militaires mondiales en 2007 s'élèvent à un niveau record de 1 339 milliards de dollars (865 milliards d'euros, soit plus de trois fois le budget de l'Etat français), une augmentation en termes réels de 6% sur l'année précédente. Et une dépense de 202 dollars par habitant en 2007.
Le Stockholm International Peace Research Institute (Sipri), qui publie chaque année les meilleures recherches sur les dépenses militaires, montre dans son dernier rapport que tous les indicateurs sont à la hausse dans ce secteur -une inversion complète par rapport à la période de la fin de la guerre froide, qui avait vu ces dépenses diminuer et les industries d'armement entamer une reconversion douloureuse. L'augmentation des dépenses militaires globale est ainsi de 48% depuis 1998.
Le record absolu des dépenses militaires est détenu par les Etats-Unis, avec 40% des dépenses mondiales, et le budget le plus important depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La Grande-Bretagne arrive en deuxième position, avec 59,7 milliards de dollars -ces deux pays étant engagés dans la principale guerre du moment, en Irak. La Chine a coiffé la France au poteau pour prendre la troisième place, avec 58,3 milliards de dollars.
La France a fait des exportations d'armements une priorité nationale
Les ventes d'armes sont elles aussi en hausse, de 8% en 2006, avec un montant total de 315 milliards de dollars. Les sociétés des Etats-Unis sont là encore loin devant celles d'Europe de l'ouest et de Russie dans ce commerce florissant.
La France elle-même a fait des exportations d'armements une priorité nationale il y a cinq mois, afin de regagner des parts de marché perdues ces dernières années. Le gouvernement s'est fixé 8 milliards d'euros de commandes comme objectif pour 2008, ce qui, soulignait Le Monde la semaine dernière, serait le meilleur résultat depuis 2000.
Dans un tel contexte, il faut un certain optimisme pour estimer, comme le fait le Sipri, que l'arrivée de nouveaux dirigeants dans les principaux pays, dont la France, pourrait redonner vie aux négociations sur les contrôles et les réductions d'armement dans le monde…
► Rectifié le 10/6 à 19h34. Légende modifiée (cf.commentaires)





















134
(Pour réagir, connectez-vous)
De pablico
18H30 | 10/06/2008 |
c'est les futurs fusils pour les tirs de foire. : -( on va casser toutes les pipes et gagner tous les prix avec ça.
nous prépare-t-on une autre belle guerre, où l'on va tous mourir comme des mouches ?
Qui est l'ennemi ? les terroristes ? les pirates ?
Nous cache-t-on quelque chose ?
à pablico
De stangrof
18H53 | 10/06/2008 |
Bonsoir, l » ennemi c'est nous tous.
A plus
à pablico
De Malened
19H02 | 10/06/2008 |
Je crains que nous ne soyons DEJA en guerre, et ce depuis bien des années… par peuples interposés, bien sûr, nous on n'est plus de la chair à canon, môssieur.
C'est beurk, tout ça.
De lioe
berlin | 18H34 | 10/06/2008 |
Bonsoir
c est presque le budget national Francais, je croi ?
De lioe
berlin | 18H35 | 10/06/2008 |
oups « je crois »
De bloqué le 24.09.09
18H39 | 10/06/2008 |
Le bilan CO2 de toutes ces armes, guerres incluses… il faut exiger que ces pays le compensent.
De wardog
18H40 | 10/06/2008 |
Ca a plutôt l'air du genre de fusil qui peut te voir à travers un mur et qui peut faire un trou dedans si tu ne lui reviens pas. °_0
Enfin, comme quoi, notre grande « démocratie » mondialisée ne s'est jamais autant foutu sur la gueule militairement. Mais n'oublions pas que les guerres conventionnelles, c'est pour les pauvres, les riches se contentent d'appuyer sur de chouettes boutons rouges.
: /
De Gandijyn
18H47 | 10/06/2008 |
S'il y a vente, c'est qu'il a forte demande… presque une arme pour 9 ou 10 habitants sur la planète ! … et pourtant, tous ne vont pas à la chasse : arme trop lourde ?
Vous avez des spécialistes de vente d'armes au bas du parc de St-Cloud : colonie entière de spécialistes civils ex-étoilés, assis sur 3 ou 4 salaires à faire pâlir les Rmistes…
Si des fous ne les utilisent au 14 juillet pour dégommer tous nos « faux-culs-politiques » (ls vendeurs d'armes), c'est sûr, ça servira bien ailleurs, et peut-être dans très peu de temps… Enfin, nos petits généraux qu'on rarement vu un terrain militaire, vont pouvoir déplacer leur petites maquettes de papier mâché fait par la surpopulation des prisons (prète à servir de viande hachée au premier front).
De compte désactivé 2
18H50 | 10/06/2008 |
heureusement que la France vend des armes ! Sinon, comment payerait-elle ses fonctionnaires, ses chômeurs et ses rmistes, ses agents SNCF et les agents pléthoriques de la radio télévision publique ? Merci, messieurs les marchands d'armes !
à compte désactivé 2
De Un compte supprime
nc | 01H25 | 11/06/2008 |
Tu peux nous epargner ton cynisme et ta betise s'il te plait : tu cherches a faire quoi, de la provoc ? Allez, va te rhabiller et marche a l'ombre.
à compte désactivé 2
De Martin D
08H43 | 11/06/2008 |
les autres pays européens ne vendent pas d'armes (hormis la GB) et pourtant ils s'en sortent aussi bien que la France…
à Martin D
De CorentinB
15H29 | 11/06/2008 |
- Les autres pays européens vendent des armes. Moins que le Royaume-Uni et que la France, oui, mais des armes quand même, pas plus propres, pas moins destructrices, etc.
- A ma connaissance, la France était jusqu'à très récemmment/présent incapable de faire des bénéfices sur ses ventes d'armement, notamment parce qu'elle les vend(ait) principalement (mais pas uniquement) pour des raisons politiques et diplomatiques. Pas de quoi donc financer la fonction publique…
De skalpa
actif et militant ? | 18H53 | 10/06/2008 |
Et oui, le business des armes est juteux…

Et puis c'est pas de notre faute, si les acheteurs s'en servent pour tuer…
Business is business, non ?
Allons vendons plus pour gagner plus !
http://kprodukt.blogspot.com
De The@R@DO
Etudiant | 19H05 | 10/06/2008 |
Business is business. Pour les esprits chagrins et pseudo-pacifistes, on pourrait rappeler l'importance des budgets défense pour la recherche appliquée, au hasard prenons :
- la simulation numérique (grâce aux supercalculateurs du CEA qui jusqu'à peu étaient quasi les seuls potables en France)
- les télécom (internet, un truc qui a de l'avenir)
- matériaux composites
- super alliages (tiens tiens qu'on utilise désormais sur nos A-380)
- robotique (qui débouche sur l'assistance aux personnes handicapées et vieillissantes)
bref des domaines d'avenir (nanotechnologies, virtualisation), à TRES forte valeur ajoutée, et qui provoquent des retombées sur l'économie « réelle ».
(Exemple de la NASA et de ses retombées = 1 $ investi = 50 $ de bénef sur les 50 années suivantes)
Domaines stratégiques, ils sont légalement protégés contre d'éventuelles OPA, conservent des emplois qualifiés sur le sol national, et représentent une garantie en soi.
Le monde est ainsi, quand on voit l'écœurante majorité de gens qui se disent soucieux de l'environnement et qui ne bougent que quand on touche à leur porte monnaie, il est difficile de vouloir plus de rigueur de la part de nos dirigeants.
Les armes c'est bon, ça brille, ça finance des campagnes, et ça rassure. Reflet de notre société ?
à The@R@DO
De lmartelli
Paris | 20H34 | 10/06/2008 |
Et si on utilisait directement le budget de la défense pour faire de la recherche civile ?
Vous citez la NASA, mais ce n'est pas un organisme militaire.
De El Co
internacionalista | 19H20 | 10/06/2008 |
Vivement qu'un chef d'État étende l'idée (de Chirac) du 1% sur les billets d'avions aux ventes d'armement.
1% pour financer la malnutrition et palier les conséquences du réchauffement global.
Même pas de jugements moraux sur si c'est mal de vendre des canons.
On veut seulement 1% pour acheter des sparadraps à la planète.
De patdu49
chomiste du maine et loire | 19H21 | 10/06/2008 |
salut
purée … ça me donne envie de vomir de lire ça …
pour moi fabriquer une arme est un acte CRIMINEL
quel gaspillage, la connerie humaine universelle, dans toute sa splendeur.
on ne fait pas la paix avec des armes, enfin bon, avec les hommes préhistoriques qui sont au pouvoir, ou dans la société, on est pas sortie de l'auberge ..
seule arme que je tolère, les fusils hypodermiques, pour endormir des animaux pour les soigner.
et pour les forces de l'ordre dailleurs, je trouve que ça serait largement assez, ça aussi.
patrick
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 19H23 | 10/06/2008 |
http://www.bobdylan.com/songs/masters.html
De compte supprimé 13
19H25 | 10/06/2008 |
il aurait fallu détailler et dire ce que recouvre un « budget militaire ».
-entretien
-consommation
-pensions retraites
-salaires
-R&D
-ops
- …
De BobLaMouche
subversion + construction = substru... | 19H38 | 10/06/2008 |
Tiens tiens voilà un article qui tombe à point. Il est bien dommage que l'auteur n'ait pas indiqué qu'un salon mondial de l'armement se tenait en ce moment à Paris. Rectifions le tir :
Quelques raisons de se joindre au rassemblement contre Eurosatory (1)
Le mardi 17 juin, les marchands d'armes et d'équipements militaires qui exposent leur matériel à Eurosatory (2) fêtent avec leurs clients et invités officiels la prospérité de leurs affaires lors d'un somptueux banquet au Musée du Louvre.
Dans un monde où les conflits armés sont toujours aussi nombreux et meurtriers, nous ne pouvons rester sans protester face à une telle arrogance. En effet, le matériel « de défense » dont ils font un fructueux commerce, loin de servir à « protéger la veuve et l'orphelin » comme on voudrait nous le laisser entendre, sert au contraire à tuer des gens, détruire des pays et écraser des révoltes, en d'autres mots à opprimer les peuples et à multiplier « les veuves » et « les orphelins ».
En plus des armements classiques mais déjà fort meurtriers des guerres modernes (armes de tous calibres, missiles, hélicoptères, chars d'assaut) sont présentés à Eurosatory des équipements extrêmement sophistiqués (robots terrestres, drones (3), capteurs hi-tech et autres équipements cybernétiques individuels) qui mieux encore que tout bourrage de crâne font du soldat une machine à tuer implacable : il est facile d'oublier qu'on a affaire à d'autres êtres humains quand ce ne sont plus que des signaux qui apparaissent puis disparaissent sur un écran numérique, et il est bien plus difficile de contester les ordres, s'insoumettre et déserter quand on n'est plus qu'une interface biologique pucée et intégrée à une machine de guerre cybernétique
Même la présence de matériel pouvant paraître plus « humanitaire » (matériel de reconstruction, tentes et abris hi-tech) ne doit pas nous leurrer . Des catastrophes naturelles récentes, à la Nouvelle-Orléans ou en Birmanie, nous montrent que les secours portés aux populations sinistrées sont bien moins une question de capacité technique que de volonté politique : les gueux ou les rebelles peuvent bien crever dans les ruines si le régime en place l'a décidé. Le pouvoir estime généralement que son armée et sa police (avec leurs coûteux équipements achetés à Eurosatory ou une autre foire du même acabit) servent d'abord à assurer sa sécurité et sa stabilité.
La paix dont a besoin le monde doit reposer sur la justice sociale, l'entraide et l'égalité, c'est-à-dire des valeurs anarchistes portées par le peuple, et doit se construire de préférence sans violence. La paix factice que les états s'imposent les uns aux autres par la menace ou l'usage des armes, et qu'ils imposent également à leurs peuples, est toute autre. La « défense du futur » dont Eurosatory fait la promotion, c'est la défense des oppresseurs contre les opprimés, des puissants contre ceux et celles qu'ils affaiblissent en les privant de tout. Si dans le cas des industries productrices d'armes et de maté- riel militaire on peut encore envisager de discuter avec les travailleur-euse-s pour savoir s'il vaut mieux reconvertir les installations ou les fermer, dans le cas d'Eurosatory une seule solution est envisageable : la fermeture pure, simple et définitive. Dans d'autres pays des salons d'armement comme l'AFCEA de Bruxelles ont déjà dû renoncer à se tenir suite à des mobilisations massives et déterminées. À Paris aussi, opposons nous à l'industrie de l'armement et aux marchands de canons.
Rendez-vous le mardi 17 juin 2008 à 18h au Louvre (4).
(1) A l'appel de l'Union pacifiste et quelques autres.
(2) Ce « Salon international de la défense terrestre et aéroterrestre et de la sécurité » se tient au Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte du 16 au 20 juin 2008.
(3) Appareil volant sans pilote pouvant servir à l'observation comme au combat.
(4) Le lieu de rendez-vous exact sera précisé vers le 17 juin.
http://paris.indymedia.org/IMG/pdf/doc-53877.pdf
à BobLaMouche
De Gandijyn
20H13 | 10/06/2008 |
Et … on en rirait presque … si ça n'était pas si grave ! en cas de 3ème guerre mondiale, nous sommes (déjà) foutus d'avance !
- http://www.dailymotion.com/SECRET-REALITE/video/xfyd0_ovni-secrets-tr3a-…
- http://www.dailymotion.com/SECRET-REALITE/video/xe8la_secrets-militaires…
à BobLaMouche
De BobLaMouche
subversion + construction = substru... | 21H23 | 17/06/2008 |
Finalement, pas grand monde à la manifestation… Avec une telle opposition, le business de la mort a encore de beau jour devant lui. Enfin merci à ceux qui sont venus.
De SuperVraiLumineux
19H41 | 10/06/2008 |
Le militarisme dépersonnalise les conflits…Il est donc aliénant.
Le militarisme réduit la dimension personnelle à presque rien…Il est donc stérilisant.
Le militarisme fait taire les consciences…Il est donc ennuyeux à mourir.
Le militarisme contraint, interdit, oblige…Il est donc fasciste.
Le militarisme conduit à faire peu de cas de la vie humaine et sacrifie facilement les combattants des deux camps…Il est donc assassin.
Le militarisme ne peut voir l'ennemi ailleurs qu'en face de soi…Il est donc buté.
A quoi sert-il donc ce militarisme ? Humainement, pas pour créer encore plus de bidules débiles, que l'on pourrait par ailleurs inventer de toute façon. Question d'organisation de l'économie, liée à nos rapports les uns aux autres.
Donc à quoi sert-il ?
à SuperVraiLumineux
De Gandijyn
20H03 | 10/06/2008 |
Quelques tâches du militaire :
- désherbage …depuis qu'il n'y a plus de chèvre !
- peinture sur merde … technique de réfection des peintures avant toute inspection
- déplacer des tas de cailloux,…pour tuer le temps… avant de tuer un « potentiel ennemi », toujours invisible
- entraînement avec des balles à blanc, sinon y'aurait plus de place dans les infirmeries (entraînement insuffisant, maladresse, incapacité, inaptitude,…)
- Recevoir les honneurs en recevant un coup de pied au cul
- mériter des médailles (bronze, argent, or), en se les offrant soi-même sur le pécule
- ramener des maladies honteuses à leur petite femme chérie, non classées (sinon, c'est du confidentiel défense, et ils sont consignés le temps de redemption ! )
- si possible avoir une belle tripotée d'enfants daltonisés au short ou jupe écossais
- tester les vaccinations (encore) dangereuse pour les civils
- repasser de plis de chemise qui ne servent à rien, comme celles de la légion étrangère (les bras et jambes ne suffisent pas, ils en font dans le dos ! )
- faire des ronds dans l'eau pour manger des petits fours diplomatiques pendant les escales
- …/… (entre autres).
De SuperVraiLumineux
19H58 | 10/06/2008 |
Je mets la suite car ce sont des extraits d'un texte sur le Budo(art d'arrêter les armes)
« Le militarisme dépersonnalise les conflits quand le budo met en exergue ses causes profondes. Le militarisme déresponsabilise le soldat quand le budo responsabilise le budoka.
Le militarisme réduit la dimension personnelle à presque rien alors que le budo développe l'être individuel.
Le militarisme fait taire les consciences alors que le budo les éveille.
Le militarisme contraint, interdit, oblige alors que le budo respecte, propose et libère. Le budo incite à l'engagement personnel en toute conscience.
Le militarisme conduit à faire peu de cas de la vie humaine et sacrifie facilement les combattants des deux camps. Le budo est au service de la vie humaine, celle des hommes de tout bord.
Le militarisme ne peut voir l'ennemi ailleurs qu'en face de soi. Le budo montre qu'il peut être en soi, et que le véritable ennemi est ce qui fait que nous nous opposons. »
Auteur, André Cognard, maitre d'Aïkido, soyez vigilents, ne tombez pas sous le charme, restez vous même !
Tiens voilà ce qui est critiqué chez les « pacifistes », c'est qu'il y aurait un passage de la guerre à l'amour !
Vaste programme, attention tabou !
De Ramses
20H16 | 10/06/2008 |
« Légende modifiée » Désolé, Monsieur Haski, vous pouvez remettre une deuxième couche : C'est le serpent qui est a lunettes, le fusil il est a lunette, au singulier.
Pan pan c'est pas votre truc ; heu, la grammaire… ? LOL…..
Je rigole, mais c'est un bon article, c'est ce qui compte.
De Eric citoyen
"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 20H21 | 10/06/2008 |
Bonjour à toutes et tous,
La France parle de paix … un doigt sur la gâchette … la main gauche sur le cœur …
Nous sommes un pays de criminel… vive le cynisme … vive le chiffre d'affaires … vive la vie à crédit … vive le gout du sang « des autres » sur la langue …
Travailler plus pour mourir plus ! ! !
Bésitos
Eric Bloggeur Citoyen
http://monmulhouse.canalblog.com/
De BobLaMouche
subversion + construction = substru... | 20H23 | 10/06/2008 |
Il serait bon aussi d'étendre la critique du militaire hors du strict marché des armes, des armées ou des ministères de la guerre. Personnellement j'ai une formation d'ingénieur en électronique/informatique/télécom. Il faut savoir qu'une bonne partie des boîtes qui courtisent les étudiants à la sortie de l'école, fournissent des stages ou sponsorisent les promotions sont liées de près ou de loin aux applications militaires. Bref, les premiers débouchés de ces écoles d'ingé sont la participation aux sauvageries qu'on décrie tant.
Evidemment on n'y parle jamais de morts, de mutilés ou de guerre. Au pire on parle de défense, de sécurité, mais surtout d'abstractions techniques : systèmes de guidage, automatisations, sûreté de fonctionnement, informatique embarquée, redondance, temps-réel, traitement du signal, etc. En somme, tout un habillage qui permet de dissimuler la finalité d'un système derrière des puzzles, des jeux intellectuels, qui rendent le métier plaisant au quotidien.
Ainsi, on critique souvent les ouvriers qui fabriquent des obus, mais on oublie bien souvent ces professions du tertiaire qui présentent bien. Cela dit, il serait contre-productif de céder à la facilité et de jeter l'anathème sur un sous-ensemble bien délimité de la population, puisque cet état de fait est surtout la conséquence de ce à quoi nous contribuons tous : l'économie, et ce qui en résulte, la division infinie du travail et le chantage à la subsistance. Mais ceci nécessite un bien plus ample développement. J'aurai probablement l'occasion d'y revenir.
à BobLaMouche
De Gandijyn
20H59 | 10/06/2008 |
Vous en connaissez-vous des boites qui ne travaillent pas pour l'armée ? … peu ! d'autant plus avec les contrats internationaux, quand on sait que pour construire un objet quelconque, il est « sectionné » en autant d'entreprises qu'il y a de morceaux, afin de ne pas compromettre le projet (alors qu'il est déjà cité dans la presse deux ou trois ans, avant que les militaires s'en servent ! )
La préoccupation individelle (par éducation et/ou scolarité) est de savoir si on a une conscience et de ce qu'on en fait ! … et parfois, il est trop tard, et certains s'en inquiète 10, 20 30 ans après… ou parfois même … jamais … des héros marionnettes au service de clowns … sic, une larme ! y'en a même qui ont le courage de démissionner, et de ne pas attendre ni l'emploi réservé, ni la « retraite à vie »…
De karlM
20H28 | 10/06/2008 |
Aminata Traoré résume la situation : « Les moyens humains, financiers et technologiques que l'Europe des Vingt-Cinq déploie contre les flux migratoires africains sont, en fait, ceux d'une guerre en bonne et due forme entre cette puissance mondiale et de jeunes Africains ruraux et urbains sans défense, dont les droits à l'éducation, à l'information économique, au travail et à l'alimentation sont bafoués dans leurs pays d'origine sous ajustement structurel. Victimes de décisions et de choix macroéconomiques dont ils ne sont nullement responsables, ils sont chassés, traqués et humiliés lorsqu'ils tentent de chercher une issue dans l'émigration. Les morts, les blessés et les handicapés des événements sanglants de Ceuta et de Melilla, en 2005, ainsi que les milliers de corps sans vie qui échouent tous les mois sur les plages de Mauritanie, des îles Canaries, de Lampedusa ou d'ailleurs, sont autant de naufragés de l'émigration forcée et criminalisée » ? source attac