Française des jeux: le pari de la privatisation
Par Augustin Scalbert | Rue89 | 10/06/2008 | 23H35
Le gouvernement devrait évoquer mercredi matin l'ouverture du capital de l'entreprise et la libéralisation du marché des paris en ligne.

Sous pression de la Commission européenne et du secteur en pleine expansion des paris clandestins, la France s'apprête à ouvrir le marché des jeux en ligne à la concurrence. Le ministre du Budget, Eric Woerth, devrait l'annoncer ce mercredi matin en conseil des ministres. Cette annonce pourrait s'accompagner de celle, politiquement plus explosive, d'une privatisation partielle de la Française des Jeux.
Une source gouvernementale a confirmé à Rue89 qu'Eric Woerth évoquera cette ouverture du capital devant ses collègues et le président de la République, à l'Elysée. Le ministre pourrait le faire en des termes très politiques, après avoir mentionné l'ouverture du marché des paris en ligne : « L'Etat va engager dans ce contexte une réflexion sur l'évolution de l'actionnariat du groupe. » La semaine dernière, le quotidien breton Le Télégramme était beaucoup plus affirmatif, en titrant « Française des Jeux : l'Etat mise sur une privatisation », et en citant lui aussi une source gouvernementale.
Privatisation partielle : 20% du capital seraient mis sur le marché
A ce stade, difficile de dire si cette privatisation est réellement envisagée, ou si le gouvernement laisse seulement s'envoler quelques ballons d'essai. Il s'agirait en tous cas d'une privatisation partielle. Environ 20% du capital (qui s'élève à 76 millions d'euros) seraient mis sur le marché, l'Etat conservant 51% des parts. Il possède actuellement 72% du capital de la FDJ, le reste appartenant aux « émetteurs historiques de la loterie nationale » (principalement des associations d'anciens combattants), aux salariés et aux courtiers, qui diffusent les produits dans le pays.
Privatisation ou pas, cette réforme s'inscrit dans le contexte d'une procédure pour infraction intentée en juin 2007 par la Commission européenne contre la France, en raison du double monopole exercé par la Française des Jeux sur les paris sportifs en ligne, et par le PMU sur les courses hippiques. Mais la privatisation n'est en rien imposée par l'UE.
Vendredi dernier, Eric Woerth a choisi Roland-Garros pour détailler le plan d'ouverture de ces deux marchés. La veille, le ministre français avait rencontré à Bruxelles le commissaire européen chargé du marché et des services, l'Irlandais Charlie McCreevy. Il a annoncé que le projet de loi serait présenté en septembre à la Commission, avant d'être soumis au vote du Parlement français. Les premiers paris légaux pourraient cliquer au deuxième semestre 2009, après délivrance des agréments aux opérateurs.
Selon Eric Woerth, au moins 400 millions d'euros misés illégalement sur Roland-Garros 2008
L'ensemble du secteur du jeu sera ouvert sur Internet, à l'exception des loteries et des machines à sous. Une autorité de régulation sera créée, qui délivrera les agréments et luttera contre les sites illégaux et les paris portant sur des épreuves sportives fictives. La fiscalité sera fixée par secteur.
Outre la pression européenne sur l'ouverture à la concurrence et l'attrait de nouvelles recettes pour les caisses de l'Etat, c'est la dernière raison de cette réforme : le marché illégal des jeux en ligne est en pleine expansion. Le fait qu'Eric Woerth ne fournisse qu'une estimation très vague -plusieurs milliards d'euros en France- montre bien à quel point ce secteur clandestin, idéal pour le blanchiment d'argent sale, échappe à la surveillance de la puissance publique. Vendredi à Roland-Garros, le ministre a fait état de chiffres proprement astronomiques, en les sourçant de la Fédération française de tennis : selon lui, sur un seul site Internet, 400 millions d'euros auraient été misés illégalement, rien que pour l'édition 2008 du French open.
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Par in girum | 11/06/2008 | 00H22
bas salaires et loto. eh ben voilà …
Par Numerosix | Prisonnier dans le village global | 11/06/2008 | 00H33
Jeux de cons , jeux de Fillon !
Par pablico | 11/06/2008 | 12H18
Une entreprise aussi lucrative, qui vend du rêve a-t-elle besoin de capitaux??
elle n’a qu’à se servir.
Au nom d’une idéologie, on va encore vendre une entreprise qui fait toujours du bénéfice et jamais de perte.
Au nom d’une idéologie, on va vendre encore les bijoux de famille.
Cette idéologie est aussi bête que le communisme soviétique.
comme toutes les idéologies me direz-vous.
La France en tant qu’entité ne sera plus propriétaire que de l’idée de la France.
Il ne reste plus qu’a privatiser les musées, l’armée, la police, la douane,la justice et on n’aura plus de problème de gestion. Les dirigeants ne pourront plus être critiqué sur quoi que ce soit. La belle vie en quelque sorte.
Par pierrejcallard | www.nouvellesociete.org | 11/06/2008 | 22H00
L’état est là pour gouverner, pas pour faire du business. L’État qui paye ses fins de moi avec le profit du jeu opère une fiscalité régressive: les classes les plus pauvres jouent davantage. Vaudrait mieux qu’il ait le courage de taxer le capital.
Quand aux autres privatisations, attention: ne pas confondre, non plus, la propriété d’une entreprise avec sa gestion. Privatiser est une excellenete chose; le scandale ce sont les conditions auxquelles on privatise
Le pouvoir réussit a faire charger l’indignation et la vindicte populaire, juste à côté de la cible. C’est la muleta qui écope, et le pouvoir se marre, mais il se marre..
http://nouvellesociete.org/5048.html
http://nouvellesociete.org/P06.html
Pierre JC Allard
Par DidierB63 | Devant un écran | 11/06/2008 | 08H18
Tout a fait d’accord. Ça ressemble à un syndic de co-propriété qui vendrait les appartements de ses clients.
Quant à la Française des Jeux, rien ne peux justifier que l’état se sépare de 20% de son capital dans la mesure ou c’est une véritable vache à lait.
A moins bien sur que le gouvernement ne soit aveuglé par son idéologie libérale selon laquelle seul le privé fait les choses bien.
http://polemiquons.over-blog.com/
Par Le Monolecte | blog.monolecte.fr | 11/06/2008 | 00H34
Franchement, il leur en faut toujours plus.
Avez-vous été faire un tour dans un casino? Les trucs à bandits machots, pas les zones à roulettes : des aspirateurs à pauvres. Parce que pour beaucoup, gagner au jeu, c’est le seul espoir d’améliorer un ordinaire pourri.
Et quand on connait les stats de gains en casino, on a fait le tour de la profondeur de leur désespoir…
Par tranber | 11/06/2008 | 01H13
C’est au casino que les retours de gains sont les meilleurs. Au delà de 90% et plutôt dans les 95%.
Juste pour apporter cette précision.
Je suis par contre tout à fait d’accord sur le « donnez leurs des jeux… »
Tranber
Par Le Monolecte | blog.monolecte.fr | 11/06/2008 | 16H31
Too bad : je ne connais que les gens qui font parti des quelques pourcent qui ont fini par y laisser leur chemise.
Vraiment pas de chance.
C’est d’ailleurs pour cela que je ne joue jamais aux jeux de hasard… enfin, presque… il m’arrive encore d’envoyer des dossiers de candidatures pour des postes intéressants et pas trop mal payés, avec moins de 1% de chance de décrocher la timbale….
Par fermtag | 11/06/2008 | 01H21
Privatiser le casino des pauvres ? Pas con : nous, au moins, on a la vraie tour Eiffel !
(degré > 1)
Par sarkophage_xyz | 11/06/2008 | 02H11
On traduira: « L’Etat va engager dans ce contexte une réflexion sur l’évolution de l’actionnariat du groupe » par: « on se concerte entre potes pour savoir combien chacun prend du gateau » (d’aprés mon dico uèmpais-français).
Par FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur | 11/06/2008 | 04H44
il a l’air korrekt ton dico
Par moravagine | Observateur désabusé | 11/06/2008 | 07H05
Tout à fait correct ton dico d’autant plus que le fils TAPIE est présent dans une de ces nouvelles sociétés de jeux en ligne !
Pour ceux qui connaissent 1984 d’Orwell, le rôle des jeux de hasard décrit comme moyen de contrôle social, je crois bien qu’on s’en rapproche de plus en plus.
Allez les pauvres, grattez, pariez, priez, c’est votre seule planche de salut !
Par ras-la-patience | 11/06/2008 | 11H12
oui, sauf qu’on peut être pauvre sans être couillon! gratter, parier, prier; c’est faire le jeu (!) de ces crapules et de leurs pièges à cons.
et comme disait le regretté Coluche: « dire qu’il suffirait qu’on arrête d’en acheter pour que ça ne se vende plus! »
Par FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur | 11/06/2008 | 11H18
c’est qui le fils Tapie ? Laporte a des enfants ?
Par Warp | 11/06/2008 | 02H46
comment vont-ils faire d’une fois que l’Etat aura vendu tout ce qu’il possède ?
on privatisera l’armée ou la police ?
Par Emma Indoril | pas mauvaise | 11/06/2008 | 08H44
Oui
Par Sylap | Citoyen | 11/06/2008 | 13H36
ca appartient pas déjà à l’ump ça ?
Par Servais-Jean | Psychanaliste orphelin | 11/06/2008 | 03H03
Sarkozy vend tous les bijoux de famille
Il va rester quoi dans 4 ans?
Par FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur | 11/06/2008 | 04H47
après lui, le déluge. ah, on regrette le Chi, hein ?
mais là, il va dire « c’est la faute à Bruxelles », sauf que « Bruxelles », c’est en partie lui.
Par Le Monolecte | blog.monolecte.fr | 11/06/2008 | 16H32
Tes yeux pour pleurer…
Par Mobile | Conseiller en aménagement | 11/06/2008 | 03H49
Y’a du «Merlusconi» dans l’air. Ça craint! Va finir par devenir fromager, le petit. Se prépare une belle retraite, le vilain.
Par FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur | 11/06/2008 | 04H43
En France, il y a deux sortes de gens… les optimistes :
http://afp.google.com/article/ALeqM5ivX3989V1JTiyMn-41f7u-TL6O9Q
qui espéraient quelque chose avant le tournoi de Roland Garros (qui n’est pas un joueur de tennis, je sais)
Et les moins optimistes :
http://www.vnunet.fr/fr/news/2008/06/07/jeux_et_paris_sportifs_en_ligne_…
qui espèrent que l’on pensera à eux pour l’automne.
Augustin n’est ni l’un ni l’autre.
Comment peut-on faire respecter un jugement à une société (pour l’instant) basée à Malte quand, déjà, il faut des mois pour notifier un jugement à un personne connue, ou –autre exemple- quatre mois à une minute pour aller d’un tribunal à un autre, sans être traduite, simplement pour confirmer à José Bové que sa condamnation de prison était à faire ?
Je crains que notre gouvernement ne nous fasse encore un foutage de gueule comme avait su faire le ministre Sarkozy à Reuters ici :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2007/01/prlvements_adn_.html
et que la France soit une fois de plus condamnée par l’Europe à payer… Faut pas se fâcher avec les copains… pas de vagues.
Par papy55 | prof. en province | 11/06/2008 | 06H30
Le jeu est une affaire qui rapporte gros à l’Etat par ces temps difficiles (pour beaucoup c’est un espoir de gagner « gros »!)et là où ça devient intéressant, c’est que l’Etat veut s’en séparer en espérant récupérer immédiatement mais en plus, tout en continuant à « encaisser » par l’intermédiaire des taxes, les privés qui vont acheter, vont bien entendu eux aussi vouloir remplir leur sac, les pauvres joueurs accros, vont donc eux gagner moins et miser plus……!
C’est un peu comme pour les autoroutes, sauf que là l’Etat a complètement tué la poule aux oeufs d’or!
Par skalpa | actif et militant ? | 11/06/2008 | 07H25
http://kprodukt.blogspot.com
Par Pierrrrre | 11/06/2008 | 07H55
Privatisation…
Ils ont tout privatisé…
France Télécom.. au fait, c’était qui, qui a privatisé FT?
..Air France, au fait, c’était qui, qui a privatisé Air France?
IL est exact que si la Française des Jeux était privatisée, on ne pourrait plus y pratiquer des opérations démocratiques et populaires:
ancien article paru dans l’Humanité:
« ….L’ENQUETE sur la gestion de la Française des jeux (FDJ), que dirigeait de 1989 à 1992 Gérard Colé, mettrait en cause l’entourage du chef de l’Etat, affirme le quotidien « le Monde », dans un article daté d’aujourd’hui. « Démissionné » de la présidence de la FDJ, au mois de décembre 1993, à la suite de la publication d’un rapport de l’Inspection des finances, l’ancien conseiller en communication de François Mitterrand a été mis en examen, le 21 décembre 1994, par le juge d’instruction au tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine), Isabelle Orsini, pour « abus de biens sociaux, faux et usage de faux et ingérence ». Il a été placé sous contrôle judiciaire. Selon le quotidien, les enquêteurs ont mis au jour « les grandes lignes d’un système complexe de détournements », où apparaissent plusieurs membres de l’entourage personnel de Gérard Colé et certains familiers du chef de l’Etat.
Les policiers auraient ainsi saisi, au domicile de Dominique Galakhoff, l’ancienne compagne de Gérard Colé, des « documents compromettants », établissant, par exemple, que le PDG de la FDJ disposait d’une procuration sur un compte en Suisse dont l’origine des fonds demeure « douteuse ». Ce compte avait été ouvert par Henri Modiano, ancien député UDR (de 68 à 73) de Paris, aujourd’hui réfugié en Suisse.
Conseiller à la présidence de la République, puis président de la FDJ, Gérard Colé était aussi chargé de mission au groupe Air France. Il gérait également une société de communication, Tourism Press Service, déclarée sans activité, mais au profit de laquelle plusieurs entreprises déclarent avoir effectué des paiements. Une solution lui permettant de toucher des « compléments de salaires » qui, à l’entendre, lui aurait été « soufflée à l’Elysée ». Une solution qui n’aurait pas été du goût du ministre des Finances de l’époque, Pierre Bérégovoy. Dans une lettre adressée à Michel Charasse, le ministre du Budget de l’époque - les policiers en ont saisi une copie à son domicile -, Gérard Colé écrit : « J’ai parlé au président dimanche… qui a dit que tu allais arranger ça. » « Je n’ai pas le souvenir d’avoir reçu un tel courrier, ni d’y avoir répondu », a indiqué Michel Charasse au « Monde ».
Il semble enfin que Bernard Tapie aurait permis au PDG de la FDJ d’obtenir, début 1991, « une avance sans garantie » de 1 million de francs, auprès de la SDBO, filiale du Crédit lyonnais….. »
sic, l’Humanité, 20 janvier 1995
Par Prolo du livre | 11/06/2008 | 11H49
Pie5re… Tu lis l’Huma maintenant ?
Fais attention à pas trop virer à gauche !
Ben oui, la gauche mollasse et rosasse a privatisée à tour de bras, plus que la droite même… On le sait, mais t’es bien content de pouvoir nous le resservir !
Ben, oui le p.s. vaut pas grand chose, là dessus on est d’accord.
Sur l’utilisation de la f.d.j., il me semble que la droite n’a pas de cours à prendre non ? Tu connais les histoires entre Partouche, Pasqua et le p.m.u. en Afrique ?
Ce que je ne comprend pas, c’est pourquoi l’état veut se débarrasser d’un truc super rentable (à tout les points), à part faire des cadeaux aux copains déjà dans les jeux (ex. : Partouche, Laporte, Pasqua, etc.), c’est une énorme perte de rentrée dont l’état se prive… A rapprocher de toute les privatisations de structures rentables. Donc il existe une volonté de créer une faillite de l’état, et ce très consciemment. Et ce à droite comme à gauche.
Par Pierrrrre | 11/06/2008 | 12H30
« …Ben oui, la gauche mollasse et rosasse a privatisée à tour de bras… »
==> rappelons que c’est Jean Claude Gayssot, ministre communiste de l’Equipement des transports et du Logement qui privatisa Air France
Rappelons les conséquences catastrophiques des nationalisations de 1981,
qu’il a fallu privatiser ensuite,
notre économie ne s’est pas encore remise de ces violents changements de cap qui a failli nous envoyer sur les récifs socialistes.
Par Prolo du livre | 11/06/2008 | 12H51
Je n’ai pas dit que le communisme de gouvernement était rouge…
« les conséquences catastrophiques des nationalisations de 1981 » Ha… Ben vas-y rappelle les…
Ce que je vois c’est « les conséquences catastrophiques des privatisations de 1995 (en gros) »…
« notre économie ne s’est pas encore remise de ces violents changements de cap qui a failli nous envoyer sur les récifs socialistes » C’est un avis, ça Pie5re, une opinion, que rien n’étaie…
Moi ce que je vois, c’est que des entreprises rentables sont bradées au profit d’une minorité, et que bizarrement, les secteurs les moins rentables sont gardés… En bon gestionnaire, ce gouvernement (ou plutôt pdg), devrait faire l’inverse. Le « pragmatisme du marché » c’est bon pour leur potes et pas pour leur boite ?
D’où : ces foutaises libérales sont tenues par des hypocrites et des magouilleurs. Mais ça, tant que c’est de ton bord politique… Alors que la gestion de gauche, là tu sais crier…
Par Pierrrrre | 11/06/2008 | 14H08
inventaire effectué par Michel Rocard des nationalisations de 1981:
« Trois dévaluations, des milliards de francs brûlés en nationalisations inutiles dont il ne reste rien, payées pour la beauté du geste trois fois plus cher que nécessaire. Le blocage des salaires et des prix pour trois ans… On a frôlé la grande catastrophe »
« Si la gauche savait », Michel Rocard (Robert Laffont).
Par léo solo | 11/06/2008 | 23H42
Le blocage des salaires et des prix pour trois ans… On a frôlé la grande catastrophe »
Mon voisin se demande comment nommer une situation ou l’on subit la chute des salaires et la montée des prix.
Par Emma Indoril | pas mauvaise | 11/06/2008 | 08H47
Las Végas, nous voila !
Par sinclair | 11/06/2008 | 08H51
La liquidation des bijoux de famille continuent le tout au détriment des français. France telecom, EDF, GDF, les autoroutes, ect ect.
Tout ce qui rapportait de l’argent a l’état ou pouvait en rapporter aux sociétés privée a été ou est bradé ou le sera bientôt. On en arrive même a vendre(pardon donner) la santé aux compagnies d’assurance et cliniques privés. Le secteur du jeu est une mine de profit souvent d’origine trouble. L’etatisation d’une partie de ce secteur assurait un contrôle sur ces masses d’argent. Privatisé c’est une perte pour l’État c’est a dire les français et la porte ouverte a tous les blanchiment, arnaques etc..Les mafias en bavent d’envie
Par léo solo | 11/06/2008 | 09H02
Mon voisin prétend que
nommer « Jeu »
l’acte de gratter un bout de papier
ou
cocher une case
est avilissant :
- pour le mot
- pour celui ou celle qui se livre à cette pratique.
Lire « Jeu et Réalité » de Winicott est un premier pas pour retrouver un minimum de décense.
Par personne | 11/06/2008 | 09H29
« Le fait qu’Eric Woerth ne fournisse qu’une estimation très vague -« plusieurs milliards d’euros en France »- montre bien à quel point ce secteur clandestin, idéal pour le blanchiment d’argent sale, échappe à la surveillance de la puissance publique. »
Vous parlez bien des paris en ligne pratiqués légalement sous licence dans quasiment tout le reste de l’Europe Mais qui subitement en passant la frontière deviennent illégaux et le refuge du blanchiment des narco-terro-mafieux par un miracle non encore expliqué ?
Par patrick du 14 | naze | 11/06/2008 | 09H36
quand je vois que zeturf te donnes 45 euros quand le PMU t’en donnes 15 pour le même bouricot a la place alors moi ji suis povres et je dis bienvenue bwin et autres casinos , et à la française des jeux et son rapido de merde bon vent
Par kebra | 11/06/2008 | 12H02
T’as attendu l’autorisation de Nicoléon pour jouer sur Bwin ? Pas moi…
Le Comte de Paris a flambé les bijoux de la couronne au jeu, le roi républicain vend les bijoux de notre couronne à ces potes, dont ceux du jeu, les monarques sont toujours les mêmes. Mort au Roi, vive la 6ème république !!!
Par Caniveau89 | 11/06/2008 | 09H45
Il faut vendre toute la boutique !
Je comprends mal pourquoi il est du rôle de l’état de s’occuper de la fonction « jeux » dans notre société… Si ce n’est un monopole historique sur une machine à fric, l’état à mieux à faire.
Par Humain | 11/06/2008 | 09H56
Donnez les leur du pain et des jeux !
Déjà on disait cela à l’époque de Rome.
Alors on comprend pourquoi, en cette époque de bas salaire, pourquoi Bruxelle veut « libéraliser » l’argent des pauvres, et l’argent des jeux !
Pourquoi donc Bruxelles tient tant à libéraliser les jeux? Tout le monde sait pourquoi.
Par Ga | Dessineux | 11/06/2008 | 10H19
Par Bagua | Fonctionnaire nanti | 11/06/2008 | 10H27
Je ne comprend pas pourquoi tout le monde s’enflamme, l’argent n’est pas la, la dette s’accroit, la misère des français aussi. Faut bien aller le chercher quelque part cet argent, pourquoi pas chez la française des jeux, perso je m’en tape.
Alors après oui je comprend que ca puisse enerver quand on voit qu’il supprime un milliard de revenu a la chaine publique pour faire plaisir à son copain bouygues.
Sinon dans l’absolu il n’y a rien de choquant.
Par Gipada | Etudiant | 11/06/2008 | 11H45
dans l’absolu peut-être mais rien n’est absolu en politique.
Quand je pense à la 15ene de milliards qu’il a donné a ses potes, et l’opportunité pour les chaines tnt (qui appartiennent aussi a ses potes) grâce a l’absence de pub sur france télévision (cf. théorie dans un autre article publié ici même) et au « que voulez-vous que je fasses? vider des caisses qui sont déjà vides? ».
Et maintenant il donne encore une possibilité, toujours a ses potes, de faire de l’argent (encore plus), sur le dos des français…
Et je doute fortement que l’argent récupérée de la privatisation reviennent à des projet sociaux…
Pauvres de nous…
Par Olif _archipolak | varsolidaire a la bonne cause | 11/06/2008 | 10H49
Je me souviens de cette case « gambling/games » a cocher dans les options de revenus dans sim city, qui permettait de renflouer les caisses de ma petite ville virtuelle…
Malheureusement pour moi, pour un gain assez derisoire, la criminalite augmentait avec la precarite, et mes belles zones residentielles se transformaient en havre de violences et d’insalubrite ! Finalement a terme, les effets etaient plus pervers et tragiques qu’une tornade ou meme une attaque de Godzilla !!
Par papy55 | prof. en province | 11/06/2008 | 11H18
Un jour prochain, « Bruxelles » va décider que l’activité « Radar » doit être libéralisée, notre gouvernement va obtempérer et « vendre » au privé tous ces beaux « barbecues » qui sont le long de nos routes, l’ultralibéralisme a-t-il des limites?
Par papy55 | prof. en province | 11/06/2008 | 11H21
Tout cela ne serait pas bien grave si tous les secteurs actuellement publics (enseignement, sécu, santé…..) n’étaient pas voués au même sort..!
Par Gipada | Etudiant | 11/06/2008 | 11H47
et la recherche(consultez des chercheurs CNRS pour vous en rendre compte)… Bref plus d’avenir, seulement du profil immédiat…
Par yvee | 11/06/2008 | 15H10
Message envoyé et à diffuser !!!!!
La journée d’Enzo
3 septembre 2012
Enzo est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, éculée, tâchée, un peu grande.
Celle de Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d’une grande marque.
La maîtresse parle, mais il a du mal à l’entendre, du fond de la classe. Trop de bruit. La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congés maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom qu’elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congés. La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille.
Plus gentille que l’intérimaire avant elle. Il sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal.
Du coup Enzo ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades.
On l’a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances. Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait. Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l’a mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine.
Il a commencé l’école l’an dernier, à 5 ans. L’école maternelle n’est plus obligatoire, c’est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école.
Son cousin Brice a eu plus de chance : il est allé à l’école à 3 ans, mais ses parents ont dû payer.
La sieste, l’accueil et le goûter n’existent plus, place à la morale, à l’alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel.
Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie. L’école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès.
Mais Brice a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l’école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l’aider pour les devoirs, ils font trop d’heures supplémentaires.
Mais Enzo a toujours plus de chance que son voisin Kévin : il doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir à l’école, pour aider son grand-père, qui n’a presque pas de retraite.
Enzo est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide.
Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base Élèves. Il ne reviendra jamais. Enzo n’oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police, à côté de son père menotté. Il parait qu’il n’avait pas de papiers…
Enzo fait très attention : chaque matin il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère. Du fond, Enzo ne voit pas bien le tableau.
Il est trop loin, et il a besoin de lunettes. Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l’assurance, et ses parents n’ont pas les moyens.
L’an prochain Enzo devra prendre le bus pour aller à l’école. Il devra se lever plus tôt. Et rentrer plus tard. L’EPEP (établissements publics d’enseignement primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d’enseignant. Ils seront 36 par classe. Que des garçons.
Les filles sont dans une autre école.
Enzo se demande si après le CM2 il ira au collège ou, comme son grand frère Théo, en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier seront moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par coeur. Mais sa mère dit qu’il n’y a plus de travail, que ça ne sert à rien.
Le père d’Enzo a dû aller travailler en Roumanie, l’usine est partie là-bas. Il ne l’a pas vu depuis des mois. La délocalisation, ça s’appelle, à cause de la mondialisation. Pourtant la vieille dame disait hier que c’est très bien, la mondialisation, que ça apportait la richesse.
Ils sont fous, ces Roumains !
Il lui tarde la récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune soeur de maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse dans l’école, dans la classe de monsieur Luc. Il remplace monsieur Jacques, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c’était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie. Il y avait aussi madame Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec des vrais livres ; un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner.
Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café, car sa formation n’est pas payée. Elle dit : « A 28 ans et un bac +5, servir des bières le soir et faire la classe la journée, c’est épuisant. » Surtout qu’elle dort dans le salon chez Enzo, elle n’a pas assez d’argent pour se payer un loyer.
Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale, avec l’abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d’Arc et les dix commandements par coeur. C’est lui qui organise le voyage scolaire à Lourdes, à Pâques. Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien.
Enzo se demande pourquoi il est là.
Pourquoi Saïd a dû partir.
Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit.
Pourquoi et comment les usines s’en vont en emportant le travail.
Pourquoi ils sont si nombreux en classe.
Pourquoi il n’a pas une maîtresse toute l’année.
Pourquoi il devra prendre le bus.
Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages.
Pourquoi on le punit ainsi.
Pourquoi il n’a pas de lunettes.
Pourquoi il a faim.
Projection basée sur les textes actuels, les expérimentations en cours et les annonces du gouvernement. Est-ce l’école que nous voulons ? Le gouvernement a-til reçu un mandat populaire pour cela ? Qu’attendons nous pour réagir ?
Et pour ceux qui veulent s’informer, et peut-être rejoindre la lutte :
L’Association des Parents d’Elèves de Rignac va demander un rendez-vous à l’Inspecteur d’Académie pour lui remettre les lettres de défichage signées par tous les parents d’élèves (ou une grande majorité d’entre eux). Je n’ai pas encore la date exacte mais ce sera avant le 30 juin et je pense qu’il sera bien que d’autres APE s’invitent à ce rendez vous avec les lettres de refus ou de défichage.
Par ailleurs, prenez vos agendas: le mercredi 11 juin à 15h30 au café Victor (boulevard Victor Hugo à Rodez) le Crabe organise une conférence de presse (avec la participation des collectifs Saint-Affrique et Millau??? ) pour annoncer une
REUNION PUBLIQUE LE 17 JUIN
SALLE MONTAIGNE A RODEZ
AINSI QUE LE RDV AVEC L’ IA ET LES AUTRES DATES CONNUES D’ACTIONS
( DIFF DE TRACTS A PARAYRE LE JEUDI A 16H30, JOURNEE DU 19 SEPTEMBRE….. )
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Par survivant | 11/06/2008 | 12H33
La française des jeux c’est des impôts indirects avec la privatisation ce sera des actions indirectes. La seule différence ça change de poche. Les impôts ça sert à payer toutes sortes de choses utiles à la société comme les hôpitaux. Les dividendes ça ne sert à rien juste à engraisser les copains actionnaires de sarko. L’essentiel pour sarko c’est que le citoyen accro continue de croire au père noël.
Par VinceDeg | Etudiant | 11/06/2008 | 12H35
Attendez… Je comprends pas là.
Les jeux de hasard sont fait de façon à ce qu’on ait plus de chances de perdre que de gagner. Par exemple, au loto, seulement 70% des sommes misées sont retournées en gains (c’est ce qu’on appelle le taux de retour). Pour celui qui organise le jeu de hasard ou de pari, il n’y a presque aucun investissement à faire, les coûts sont dérisoires, c’est donc une manne d’argent qui se génère toute seule, basée sur l’addiction au jeu.
C’est donc logique et moral que ce marché soit régulé et que les sommes faramineuses qu’il génère aillent à l’état.Quand je joue, c’est pour le plaisir, j’achète du vent, mais au moins je sais que l’argent que je mise va au trésor public. Les mises, qu’elles soient gagnées ou perdues, retournent aujourd’hui quoi qu’il arrive au citoyen (moins une petite partie pour les frais de fonctionnement de la fdjeux).
Alors, évidemment, la privatisation et l’ouverture à la concurrence vont faire augmenter le taux de retour. Mais même avec un taux de retour à 95%, le marché du jeu restera très juteux. Et je ne vois pas ce qui justifie que cette manne aille dans la poche d’actionnaires qui n’ont à faire presque aucun effort pour gagner cet argent.
La bonne chose qui serait à faire serait donc moderniser la fdjeux en la gardant publique, augmenter peut-être ses taux de retour, et en faire l’organisatrice des paris qui pour l’instant sont interdits et donc enrichissent le marché noir ou des sociétés à l’étranger.
Par Triquoise | rouge de honte | 11/06/2008 | 16H18
La bonne chose qui serait à faire ?…
Payer suffisamment tout le monde pour que personne n’ait besoin de ces jeux pour espérer des jours meilleurs.
Epiçétou.
Par VinceDeg | Etudiant | 11/06/2008 | 22H04
Aussi !