Consultés jeudi, les Irlandais pourraient rejeter le traité de Lisbonne. Preuve de l'ampleur du déficit démocratique dont souffre l'UE.

L'Europe a un problème majeur : elle n'arrive toujours pas à se rendre légitime aux yeux de ses citoyens. Le paradoxe irlandais en est la nouvelle illustration, qui menace de faire replonger l'Union européenne dans une crise de confiance si le « non » l'emporte au référendum sur le minitraité européen jeudi.
L'Irlande est le seul pays parmi les 27 à être tenu, par sa constitution, de ratifier le texte par la voie référendaire et non parlementaire. Mais s'il y a un pays où on pouvait imaginer que la cause du « oui » s'imposerait sans difficultés, c'est bien la République irlandaise (même si les électeurs irlandais avaient déjà rejeté en 2001 le traité de Nice, avant de l'approuver un an plus tard).
Un PIB par habitant désormais supérieur à celui de la France
L'Eire est l'une des vraies « success stories » européennes, un pays dont le décollage économique spectaculaire doit beaucoup au soutien financier de l'UE : 30 milliards d'euros entre 1973 et 1999. L'Irlande est ainsi devenue l'un des pays les plus riches de l'Union, avec un PIB par habitant supérieur à celui de la France : pas mal pour le pays de la Grande Famine du milieu du XIXe siècle.
Pourtant, la campagne du référendum du 12 juin n'a pas été une partie de plaisir pour le gouvernement irlandais et les partisans du « oui », jusqu'à ce sondage du quotidien Irish Times de vendredi, donnant cinq points d'avance au « non » (35-30) -avec, il est vrai, plus du quart de la population encore indécise.
Dimanche, un nouveau sondage, dans le Sunday Business Post, inversait les rôles entre le « oui » et le « non » (42-39), avec, toujours, un nombre important d'électeurs indéterminés. Les derniers jours de campagne sont donc acharnés, pour rallier ces « indécis » qui pèsent si lourd.
Dans le camp du « non », une coalition hétéroclites d'inquiétudes
Voilà un pays où, ça rappellera quelques souvenirs, la majeure partie de la classe politiques (les trois principaux partis s'apprêtent à lancer ce lundi un appel commun en faveur de la ratification) et des médias sont pour le « oui ».
Et pourtant, lentement mais sûrement, le « non » a fait son chemin dans ses esprits, regroupant une coalition informelle extrêmement hétéroclite qui s'entend sur un point : l'Europe est le point de ralliement de leurs colères et de leurs inquiétudes.
Parmi les partisans du « non », des agriculteurs inquiets des réformes de la Politique agricole commune (PAC) des catholiques qui redoutent de se voir imposer l'avortement, des racistes qui reprochent à l'Europe l'afflux d'immigrants… toutes sortes de problèmes qui n'ont pas grand chose à voir avec le traité soumis au vote.
Si les Irlandais ont tout pour se féliciter de leur appartenance à l'UE, qui a permis le décollage de leur pays, ils n'en comprennent plus, tout comme les autres Européens, les contours, le fonctionnement, et la finalité. Le marché unique était clair comme une zone de libre échange, l'euro aussi, malgré ses effets pervers sur l'inflation, mais la construction politique ne l'est plus depuis bientôt deux décennies.
Après l'échec du TCE, les dirigeants ont voulu éviter de nouveaux référundums
On aurait pu croire que le coup d'arrêt des électeurs français et néerlandais de 2005 aurait provoqué une prise de conscience parmi les dirigeants des pays membres et ceux des institutions européennes. Il n'en est rien.
Au lieu de rendre la construction européenne plus transparente ou lisible, ils se sont empressés de retirer la ratification du nouveau traité du suffrage universel, pour le cantonner aux enceintes parlementaires, acquises d'avance. Sauf en Irlande, où la constitution exige un référendum.
Daniel Cohn Bendit a certes raison quand il souligne dans Le Monde de ce week-end que nos sociétés sont dans des « logiques égoïstes ».
« Les Irlandais qui disent non à l'Europe, c'est comme la Ligue lombarde qui rassemble 40% des électeurs dans le nord de l'Italie pour ne pas payer pour le sud du pays. Pourquoi dire oui à quelque chose qui oblige à partager ce qu'on reçoit avec les nouveaux membres de l'Union que sont les pays de l'Est ? “La réaction basique est de protéger ses propres acquis. Dans le processus qui existe aujourd'hui avec la réforme de la PAC, les Irlandais savent, comme les Français, qu'ils ne seront plus protégés comme avant, qu'ils devront faire un effort pour renflouer les caisses de l'UE, qu'ils devront payer et non plus recevoir.”
Mais l'explication ne suffit pas. Elle serait en tout cas plus facile à surmonter si la construction politique de l'Europe avait une direction claire. Il n'y a plus un seul dirigeant européen aujourd'hui -Sarkozy ? Berlusconi ? Brown ? Merkel ? Barroso ? …- pour offrir une perspective politique européenne qui “parle” aux citoyens.
L'argent venu de “Bruxelles” ne provoque pas l'adhésion à l'Europe politique
Il y a quelques années, la grande idée était de mettre des panneaux partout pour mettre en valeur les financements européens de routes ou de voies ferrées. Mais le doute irlandais montre que ce n'est pas la quantité d'argent venu de “Bruxelles” (c'est-à-dire celui des citoyens européens…) qui provoque l'adhésion à l'Europe politique.
Dans le monde multipolaire qui se dessine, avec l'émergence des puissances chinoise, indienne, russe, brésilienne, au côté de l'ex-hyperpuissance américaine, quel est le rôle, l'ambition, la vision et les valeurs de cette Europe ? Est-ce d'être l'allié fidèle des Etats-Unis dans un monde en tension, ou de faire émerger un “pôle” européen avec ses propres valeurs ? Y a-t-il consensus parmi les 27 sur ce sujet ? Dans tous les cas de figure, que le “oui” l'emporte à Dublin ou que ce soit le “non”, l'Europe ne fera pas l'économie d'une mise à plat de ces questions. Si c'est “non”, cela se fera dans la douleur pour sauver ce qui peut l'être -un scénario catastrophe pour Nicolas Sarkozy qui prend le premier juillet la présidence tournante de l'UE…
Si c'est “oui” et que le traité passe, la tentation sera forte de mettre tous ces doutes sous le tapis. Mais cette politique de l'autruche n'aura qu'une seule conséquence : les questions et les doutes ressurgiront à la première occasion.




















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De Alexander Doria
étudiant | 10H33 | 09/06/2008 |
Pourquoi laisser le choix de l'acceptation du traité de Lisbonne à la seule Irlande, avec tous les problèmes éthiques et juridiques que cela suppose ? Certes, d'un côté, Bruxelles ne peut continuer à aller comme cela au travers des électeurs, mais un pays, seul, peut-il bloquer un processus qui a coûté tant de nuits blanches aux négociateurs européens.
La solution elle est simple : on fait voter tout-le-monde, tous les européens, sans communiquer les résultats pays par pays. Et, comme cela, la réponse sera claire. Si c'est non, hé bien Bruxelles sera bien obligé de se plier à la vox populi, et de donner une autre direction à la construction européenne. Si c'est oui, Bruxelles aura gagné un surcroît de légitimité, et nul ne pourra dire que l'UE se fait sans le peuple européen.
Si l'on organisait un tel scrutin, il ne saurait être entaché des multiples considérations nationales, puisque l'on ne communiquera pas les résultats États par États. Les européens voteront en pleine connaissance de cause, pour des enjeux uniquement européens, et n'affectant que l'Europe et la construction européenne.
à Alexander Doria
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 23H30 | 09/06/2008 |
ALEXANDER apporte un peu de fraîcheur. Merci.
Il y a de la naïveté dans l'idée de taire les résultats nationaux. Si cela était possible quel en serait l'intérêt ? Par contre vous êtes au seuil d'une belle idée : un véritable référendum européen avec tous les citoyens européens qui suivraient la même campagne électorale et voteraient le même jour.
Figurez-vous que ce n'est pas une idée nouvelle et étonnez-vous avec moi qu'elle ne suscite fort peu d'engouement y compris, vous allez rire, chez ceux qui n'ont que le mot « volonté populaire » dans la bouche qui dénonce un déni démocratique et qui revendique un référendum. Attention, ces aristocrates ne parlent que d'un référendum franco-français. La question est européenne mais on ne militerait quand même pas pour exiger une consultation de tous les Européens. Non mais.
Enfin vous évoquez un « processus qui a coûté tant de nuits blanches aux négociateurs ». Bravo, vous vous les percevez ces gens qui travaillent. Mais allez expliquer cette notion à ceux dont je parlais à l'instant. Il n'ont pas vraiment compris qu'il était question de réunir VINGT-SEPT pays différents à qui il faudra du temps et des efforts pour avancer ensemble et faire des choses qu'habituellement des États ne font pas.
Le problème au fond, pour nous qui sommes installés sur le côté de la route, c'est le manque d'imagination…
De desbois
commerçant | 10H40 | 09/06/2008 |
Le « journaliste“écrit : le ‘non’….une coalition ( ? )informelle( ? )éxtremement( ? )héteroclite( ? )……Apres ce déluge de qualifiquatifs,le lecteur confiant ne peut que se différencier de ce ‘non’.Quelle plume ! ! ! C'est presque de la nov-langue sarkozienne.
à desbois
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 12H08 | 09/06/2008 |
reprenons chaque mot : 1) informelle=il ne s'agit pas d'un front uni, constitué, organisé ; 2) extrêmement=très ! ; 3) hétéroclite=pas nécessairement compatibles, extrême droite et extrême gauche, agriculteurs et cathos intégristes, etc. Nov-langue sarkozienne ? non, factuel.
De Renard
10H45 | 09/06/2008 |
C'est OUI ! ! ! ! SI-NON c'est nul ! ! ! ! !
à Renard
De kebra
Bisounours killa | 11H09 | 09/06/2008 |
Dont acte, un vote naze, un…
De er.batt
technicien | 10H46 | 09/06/2008 |
Nous savons tous que la grande majorité des peuples européens voteraient contre le TCE ou la copie de Lisbonne ; et pas par égoisme comme le pense Daniel, mais parceque ce texte n'est qu'une victoire de plus pour le libéralisme et ne donne que trop peu de démocratie à l'Europe !
Eric
à er.batt
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 14H43 | 09/06/2008 |
Le martellement et la répétition sur la fausse égalité [TCE = Lisbonne]
ne valent pas preuve. ILS soulignent une lacune dans votre présentation.
Imaginez un peu que vous êtes à une table de négociations.
Il y a 27 chaises.
Essayons de comprendre qui sont ces gens assis et à l'écoute, faisant des efforts pour avoir une langue commune malgré d'énormes différences de culture, de langue et d'intérêts. C'est forcément une course à handicaps avec des haies ……
Pourquoi sont-ils là ?
Et vous, pourquoi y êtes-vous ?
Qu'est-ce qui se passe ?
……
De YoshiL7
10H57 | 09/06/2008 |
Il se dit que dans les plus haute sphère de l'europe, le mot d'ordre depuis qq jours est de ne rien dire ne rien faire qui pourrait offusquer l'Irlande tellement le non de ces derniers fait peur…
Du coup, on ne veut surtout pas aborder le coté Défense européenne qui remettra certainement en cause la neutralité de l'armée irlandaise, neutralité fortement approuvée par les irlandais qui y sont très attachés !
Mais également, le mini traité pourrait faire en sorte que les impots augmentent en fleche en Irlande pour niveler l'imposition en Europe… pays connu pour etre peu taxé, d'ou une partie de son succès pour attirer le monde sur ces terres…
Et enfin, pour les irlandais et beaucoup le disent, le traité est incompréhensible… alors pourquoi voter oui à quelque chose dont on comprend rien et qui risque de changer pas mal de chose pour le pays (pas forcément dans le bon sens)…
Bref, en attendant, les irlandais, ce n'est pas « et si les irlandais votaient non »… c'est ils vont voter non !
Au moins, eux auront eu le droit au referendum… pas comme chez nous, ou certains se sont bien assis sur la décision que le peuple avait pris au dernier référendum pour imposer la leur… ce qui est fortement anti constitutionnel… seul le peuple peut revenir sur sa propre décision pris lors d'un referendum…
De stangrof
11H18 | 09/06/2008 |
Bonjour, non a l'union des républiques soviétique d » europe !
Qu » en pense un ancien dissident de l'U.R.S.S ?
http://www.ipernity.com/doc/stangrof/1791004/
A bientôt
http://www.ipernity.com/home/stangrof
De Ecureuil
11H34 | 09/06/2008 |
Pour en remettre une couche :
http://www.irish-friends-vote-no-for-me.org
Le néo-libéralisme est cannibalisme.
Romain (objecteur de croissance, citoyen européen, et même plus, citoyen du monde)
De robert 91
11H36 | 09/06/2008 |
tout le monde sait que si la france avait votée le non l'aurait emporté c'est pour cela que notre zébulon la fait adopté par son parlement..d'ailleur la démocratie aurait voulue que tous et non pas les états votent le meme jour par référundum mais la démocratie c'est comme sa arrange les politicarts
De Pol_Liber
intermittent profiteur | 11H40 | 09/06/2008 |
Parfait exemple des limites de la démocratie. c'est déja difficile de se mettre d'accord dans un pays alors avec 27 pays ayant chacun une culture et une politique totalement différente je ne vois comment on va arriver à faire avancer le shmilblik de cette facon.
De Peureux anonyme
11H43 | 09/06/2008 |
Mr Cohn Bendit se présentait comme anarchiste en 1968 et depuis quelque temps comme écologiste giscardien.
Il reste anarchiste. Le libéralisme européen est une doctrine de réduction de l'action de l'état qui n'est autre que l'anarchisme de droite.
S'élever contre l'égoïsme de ceux qui récusent l'anarchisme de droite est une contorsion intellectuelle qui dénote une mauvaise foi de première grandeur.
De Atlantis
Etudiant apolitique | 11H49 | 09/06/2008 |
Alors d'après cet article, les partisans du nom sont sont des agriculteurs, des cathos intégristes et des racistes… Cependant, je pense que comme les médias français en 2005, on « oublie » ceux qui sans être des extrémistes refusent l'Europe « démocratique » qu'on nous impose sans notre consentement (le non est passé à 55% en France, mais heureusement que l'assemblée nationale a ratifié le traité simplifié). J'attendais un peu mieux de Rue 89 qu'une vision aussi simpliste et manichéenne.
à Atlantis
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 12H03 | 09/06/2008 |
Vous caricaturez, la moitié de l'article est sur le déficit démocratique de l'Europe. Mais il est tout aussi indéniable que les groupes constitués qui font campagne sur le « non » sont sur des thèmes catégoriels précis comme l'agriculture ou l'avortement.
à Pierre Haski
De Humain
17H09 | 09/06/2008 |
Et si nous parlions de l'Europe de la défense, voire de l'indépendance de la BCE ?
à Pierre Haski
De dideix
22H34 | 09/06/2008 |
mr Hasky ? Je suis un militant acharne du non et pourtant je suis européen je ne suis ni paysan ni raciste ni contre l'avortement du moment qu'il ne soit pas utilisé de façon contraceptive,je suis un français hyper tolerent ,mais la seul chose que je ne supporte pas ce sont toutes ces intrigues politiciennes qui nous on fait regnier un vote de 55%de 2005 qui avez dit non au traité europeen si MR SARKO vu la popularitée qu'il avait aprés son elections il n'avait qu'a redemander aux français cela aurrait été democratique la,non je ne suis pas d'accord on ce fout de notre gueule
à Atlantis
De todeti
12H34 | 09/06/2008 |
Tout à fais exact.
De chabouc
12H55 | 09/06/2008 |
a quand une langue commune (ex l esperanto) en europe ?
a quand une fiscalite commune en europe (ex TVA sur les resto) ?
a quand des regles sociales communes ?
ca a bien ete possible avec la monnaie (euro) et le libre echange (materiel et personnel) !
l europe ne serait elle plus qu un joujou pour financiers ?
on est bien loin de l esprit qui animait les politiques à la sortie de la guerre lors de la creation de l europe !
dites non à cette europe facon sarko-eurocrates !
De amilcar
peureux célèbre | 13H06 | 09/06/2008 |
sujet crucial et très intéressant mais je ne comprends pas pourquoi vous avez mis la photo de jack lang en tête du sujet.
De balala
13H14 | 09/06/2008 |
Grosse difficulté, ces référendums qui permettent à tout un chacun, pour des motifs parfois justifiés mais souvent contradictoires et de pure humeur, de paralyser l'avenir de tout un continent.
Toutefois il me parait bon que les populations puissent s'exprimer.
Je serais favorable à un référendum à double détente, lors de la même consultation :
1) Une réforme est proposée : le vote peut être oui ou non
2) Dans le cas où le vote serait opposé à celui d'une majorité qualifiée (disons 3/5) des autres démocraties européennes souhaitez vous
a) sortir de l'Union Européenne
b) vous rallier à la majorité de l'Union quitte à changer votre vote
Le vote entraînerait une prise de responsabilité : on voterait en assumant les conséquences de son vote.
De g-e. d.
14H17 | 09/06/2008 |
allez, un sondage, un !
que tous ceux qui visitent ce site et ne veulent PAS de l'europe qu'« on » nous impose, votent en bas à droite.
top ou naze, peu importe, laissez une voix.
je mets un deuxième post ci-dessous pour ceux qui sont pour.
prêts ? partez.
à g-e. d.
De g-e. d.
14H19 | 09/06/2008 |
ici votent ceux qui sont pour l'europe de lisbonne et de maastrich.
à g-e. d.
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 14H32 | 09/06/2008 |
Après avoir passé bcp de temps à (essayer) de comprendre ret comparer, j'ai l'impression que Lisbonne et Maastritcht c'est la carpe et le lapin, l'enclume et le marteau, le chaud et le froid !
à Claude PELLETIER
De Gotch
15306
ancien ouvrier de la banque | 15H00 | 09/06/2008 |
Dites plutôt que Maastricht est le lapin, et Lisbonne la sauce moutarde qui le déguise. Le dernier est la synthèse des précédents, même si c'est moins évident que dans le texte du TCE.
De N.MARECHAL
17H56 | 09/06/2008 |
On a clairement besoin de ce foutu traité pour avancer.
Je ne vous dis pas qu'il est merveilleux, mais il a déja le mérite d'exister. Ceci n'enlève ni les doutes ni les craintes. En revanche, l'absence de traité peut véritablement poser des problèmes.
C'est un peu comme dans le social, un accord, même mauvais, consiste a fixer une barre en dessous de laquelle on ne peut pas aller. Même si l'accord n'est pas terrible, c'est toujours ca. Inversement, sans accord, il n'y a aucune barre et souvent c'est bien pire.
Considérant que ce pays est sorti de la mouise grace a l'aide de l'union europeenne (30 milliards), la moindre des choses est quand même de ne pas se foutre du monde.
Epicètou
à N.MARECHAL
De Humain
18H21 | 09/06/2008 |
Si les Irlandais doivaient voter simplement « oui » parce qu'ils ont recu des aides, cela se nomme « acheter » un vote.
Epicétout !
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 15H22 | 09/06/2008 |
Irlande : le PS espère une victoire du « oui »
Pendant que la marée monte
démocratie refait ses comptes
Et emmène au creux de son ombre
Des poussières de choix
Le oui l'emportera
Tout disparaîtra, mais
Le oui l'emportera..
Afp + Noirs Désirs
De Cepajuste
15H46 | 09/06/2008 |
Cette explication (par l'égoïsme) de Cohn Bendit ne tient pas la route, car la majorité des peuples voterait non s'il y avait des référendums dans tous les pays et c'est bien la raison pour laquelle personne n'en fait. Aussi bien les peuples fondateurs et contributeurs nets comme la France ou l'Allemagne que des pays nouveaux entrants et bénéficiaires comme la Pologne voteraient non. Cohn Bendit ferait mieux de se pencher sur l'égoïsme d'une élite européenne dont il fait partie, qui impose sa politique aux peuples européens sans aucune démocratie.