Consultés jeudi, les Irlandais pourraient rejeter le traité de Lisbonne. Preuve de l'ampleur du déficit démocratique dont souffre l'UE.

L'Europe a un problème majeur : elle n'arrive toujours pas à se rendre légitime aux yeux de ses citoyens. Le paradoxe irlandais en est la nouvelle illustration, qui menace de faire replonger l'Union européenne dans une crise de confiance si le « non » l'emporte au référendum sur le minitraité européen jeudi.
L'Irlande est le seul pays parmi les 27 à être tenu, par sa constitution, de ratifier le texte par la voie référendaire et non parlementaire. Mais s'il y a un pays où on pouvait imaginer que la cause du « oui » s'imposerait sans difficultés, c'est bien la République irlandaise (même si les électeurs irlandais avaient déjà rejeté en 2001 le traité de Nice, avant de l'approuver un an plus tard).
Un PIB par habitant désormais supérieur à celui de la France
L'Eire est l'une des vraies « success stories » européennes, un pays dont le décollage économique spectaculaire doit beaucoup au soutien financier de l'UE : 30 milliards d'euros entre 1973 et 1999. L'Irlande est ainsi devenue l'un des pays les plus riches de l'Union, avec un PIB par habitant supérieur à celui de la France : pas mal pour le pays de la Grande Famine du milieu du XIXe siècle.
Pourtant, la campagne du référendum du 12 juin n'a pas été une partie de plaisir pour le gouvernement irlandais et les partisans du « oui », jusqu'à ce sondage du quotidien Irish Times de vendredi, donnant cinq points d'avance au « non » (35-30) -avec, il est vrai, plus du quart de la population encore indécise.
Dimanche, un nouveau sondage, dans le Sunday Business Post, inversait les rôles entre le « oui » et le « non » (42-39), avec, toujours, un nombre important d'électeurs indéterminés. Les derniers jours de campagne sont donc acharnés, pour rallier ces « indécis » qui pèsent si lourd.
Dans le camp du « non », une coalition hétéroclites d'inquiétudes
Voilà un pays où, ça rappellera quelques souvenirs, la majeure partie de la classe politiques (les trois principaux partis s'apprêtent à lancer ce lundi un appel commun en faveur de la ratification) et des médias sont pour le « oui ».
Et pourtant, lentement mais sûrement, le « non » a fait son chemin dans ses esprits, regroupant une coalition informelle extrêmement hétéroclite qui s'entend sur un point : l'Europe est le point de ralliement de leurs colères et de leurs inquiétudes.
Parmi les partisans du « non », des agriculteurs inquiets des réformes de la Politique agricole commune (PAC) des catholiques qui redoutent de se voir imposer l'avortement, des racistes qui reprochent à l'Europe l'afflux d'immigrants… toutes sortes de problèmes qui n'ont pas grand chose à voir avec le traité soumis au vote.
Si les Irlandais ont tout pour se féliciter de leur appartenance à l'UE, qui a permis le décollage de leur pays, ils n'en comprennent plus, tout comme les autres Européens, les contours, le fonctionnement, et la finalité. Le marché unique était clair comme une zone de libre échange, l'euro aussi, malgré ses effets pervers sur l'inflation, mais la construction politique ne l'est plus depuis bientôt deux décennies.
Après l'échec du TCE, les dirigeants ont voulu éviter de nouveaux référundums
On aurait pu croire que le coup d'arrêt des électeurs français et néerlandais de 2005 aurait provoqué une prise de conscience parmi les dirigeants des pays membres et ceux des institutions européennes. Il n'en est rien.
Au lieu de rendre la construction européenne plus transparente ou lisible, ils se sont empressés de retirer la ratification du nouveau traité du suffrage universel, pour le cantonner aux enceintes parlementaires, acquises d'avance. Sauf en Irlande, où la constitution exige un référendum.
Daniel Cohn Bendit a certes raison quand il souligne dans Le Monde de ce week-end que nos sociétés sont dans des « logiques égoïstes ».
« Les Irlandais qui disent non à l'Europe, c'est comme la Ligue lombarde qui rassemble 40% des électeurs dans le nord de l'Italie pour ne pas payer pour le sud du pays. Pourquoi dire oui à quelque chose qui oblige à partager ce qu'on reçoit avec les nouveaux membres de l'Union que sont les pays de l'Est ? “La réaction basique est de protéger ses propres acquis. Dans le processus qui existe aujourd'hui avec la réforme de la PAC, les Irlandais savent, comme les Français, qu'ils ne seront plus protégés comme avant, qu'ils devront faire un effort pour renflouer les caisses de l'UE, qu'ils devront payer et non plus recevoir.”
Mais l'explication ne suffit pas. Elle serait en tout cas plus facile à surmonter si la construction politique de l'Europe avait une direction claire. Il n'y a plus un seul dirigeant européen aujourd'hui -Sarkozy ? Berlusconi ? Brown ? Merkel ? Barroso ? …- pour offrir une perspective politique européenne qui “parle” aux citoyens.
L'argent venu de “Bruxelles” ne provoque pas l'adhésion à l'Europe politique
Il y a quelques années, la grande idée était de mettre des panneaux partout pour mettre en valeur les financements européens de routes ou de voies ferrées. Mais le doute irlandais montre que ce n'est pas la quantité d'argent venu de “Bruxelles” (c'est-à-dire celui des citoyens européens…) qui provoque l'adhésion à l'Europe politique.
Dans le monde multipolaire qui se dessine, avec l'émergence des puissances chinoise, indienne, russe, brésilienne, au côté de l'ex-hyperpuissance américaine, quel est le rôle, l'ambition, la vision et les valeurs de cette Europe ? Est-ce d'être l'allié fidèle des Etats-Unis dans un monde en tension, ou de faire émerger un “pôle” européen avec ses propres valeurs ? Y a-t-il consensus parmi les 27 sur ce sujet ? Dans tous les cas de figure, que le “oui” l'emporte à Dublin ou que ce soit le “non”, l'Europe ne fera pas l'économie d'une mise à plat de ces questions. Si c'est “non”, cela se fera dans la douleur pour sauver ce qui peut l'être -un scénario catastrophe pour Nicolas Sarkozy qui prend le premier juillet la présidence tournante de l'UE…
Si c'est “oui” et que le traité passe, la tentation sera forte de mettre tous ces doutes sous le tapis. Mais cette politique de l'autruche n'aura qu'une seule conséquence : les questions et les doutes ressurgiront à la première occasion.





















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à Humain
De jissé
Ingé retraité | 10H03 | 09/06/2008 |
Humain
Bonjour
Chirac a tout dit et son contraire.
Ref : « L'appel de Cochin ».
Bonne journée.
Jissé
Edit : J'ai travaillé pour l'Europe (et été payé par).
Suis « pro-europe'.
Mais ai voté NON.
Comme vous.
“L'appel de Cochin”, pour remise en mémoire :
http://fr.wikisource.org/wiki/Appel_de_Cochin
à jissé
De Humain
16H58 | 09/06/2008 |
Très juste « Jissé »…
J'ai moi aussi, bossé pour l'Europe , pour la commission Européenne pendant de nombreuses années.
Je ne me souvenais plus de l'appel de Cochin (Chirac état à l'hopital, après une accident de voiture) et faisait la pomotion du non. C'est vrai, merci de cette apostrophe.
Cordialement,
De adamet
travailleur social | 08H38 | 09/06/2008 |
Pour nos décideurs, l'exception irlandaise ne devait pas être un problème : ce pays a, parrait-il, beaucoup bénéficié de l'UE et devait avoir « la reconnaissance du ventre » ; de plus, il sait très bien que voter non ne sert à rien puisqu'on l'a fait revoter le jour où il a déjà dit non. Le non est en tête dans les sondages et c'est alors la panique !
Comme beaucoup d'euro-idolâtres victimes de leur distance avec la réalité des peuples, une fois de plus Cohn-Bendit remplace le débat politique par l'invective. C'est le retour du discours dont ont été victimes les partisans du non en France : l'amalgame avec l'extrême droite et l'accusation de repli sur soi, sur ses petits intérêts. Comme l'auteur de l'article il met l'accent sur les traits les plus archaïques et réactionnaires du camp du non. En oubliant au passage que l'association de fermiers irlandais a appelé à voter contre un promesse de veto sur les décisions dans les négociations commerciales qui iraient à l'encontre des intérêts irlandais… ( mais il ne faut pas dire du mal de Cowen, il ne peut pas être égoïste puisqu'il défend le oui ! ).
Parmi les partisans du non, Pierre Haski oublie de citer les courants pacifistes et altermondialistes, des syndicalistes et la Sinn Féin qui est le seul parti suivi par son électorat : comme en France le Parti Travailliste est pour le oui mais la majorité de ses électeurs est pour le non. En fait le non traduit d'abord comme en France le décalage entre la représentation politique et les citoyen(ne)s.
C'est d'abord le caractère incompréhensible du Traité, donc son inaccessibilité au citoyen qui entraîne un refus au nom de la démocratie. C'est ensuite la crainte de perdre du pouvoir, la capacité de décider et de perdre son identité. Il n'y a là rien de bien nouveau, l'Europe apparaît comme ce qu'elle est : une grosse machine bureaucratique qui fonctionne de manière antidémocratique. Enfin la troisième motif évoqué dans les sondages c'est le refus de mettre fin au neutralisme de l'Eire : le traité comme la constitution poussait loin l'intégration dans l'OTAN et les irlandais ont bien raison de ne pas se lier à ce dispositif qui a entraîné de trop nombreux pays dans la guerre.
Si demain les irlandais votaient non l'UE ne serait pas plus en crise qu'aujourd'hui où elle connaît une crise démocratique sans précédent. Leur vote permettrait simplement à tous les peuples d'Europe que les chefs d'Etats on bâillonnés en refusant les consultations populaires, de s'exprimer à nouveau.
à adamet
De asozial
aus Berlin | 08H57 | 09/06/2008 |
appeler au vote « oui » parce que l'Irlande a touché des subventions européennes c'est considérer que le vote peut être acheté… drôle de démocratie !
De micke
utopiste | 08H48 | 09/06/2008 |
ayet,
la censure sur rue89,
c'est fait !
héhé
kel bande de bobo-mickey
et pendant qu'on sert la soupe, nos supers démocraties préparent la guerre,
et faut surtout pas en parler, nulle part
chuuuuut c'est une guerre silencieuse (nb : sauf pour ceux qui se ramassent les bombes)
A LA SOUPE
pour rappel du pourquoi du comment de ce « hors-sujet » relatif dont la première edition a été censuré : coup de gueule posté sur premier article monde (article de plus oeuvre d'un redacteur connu pour ces penchants anti-muslims chiites de préférence et à faire du conflit politique au libazn un conflit confessionnel.) alors qu'il n'y a pas une ligne sur la situation au moyenorient et les menaces répétées d'israel à l'iran ces derniers jours (qui ont conduit cette dernière à demander l'arbitrage de l'onu face à cette agression ! ) sur le site
à micke
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 09H24 | 09/06/2008 |
Il existe une Charte des commentaires, et votre commentaire était totalement hors sujet, vous le reconnaissez vous-même. Il y a quasiment chaque jour des occasions de vous exprimer sur le Moyen Orient, alors ne venez pas polluer un débat sur l'Europe avec d'autres questions (ni avec des insultes, qui ne sont pas plus tolérées d'ailleurs). Et il est inutile de crier à la censure, tous les internautes de Rue89 savent que la liberté d'expression et de débat est plus grande ici que n'importe où ailleurs sur la toile, simplement elle est soumise à des règles de bienséance sans lesquelles le débat n'a pas de sens. Elles s'imposent à tout le monde.
à Pierre Haski
De micke
utopiste | 11H48 | 09/06/2008 |
« Il y a quasiment chaque jour des occasions de vous exprimer sur le Moyen Orient, »
l'important c'est d'informer, qu'on se défoule derrière n'y change rien or vous prétendez informer en toute indépendance.
« chaque jour » ? il doit y avoir un filtre caché sur mon navigateur web, paske depuis plusieurs jours que la situation prend une tournure complètement ultra-réaliste du fait des diverses déclarations des politiques et « diplomates » israelo-americain (d'olmert a obama c'est dire),
sur votre site,
rien nib zero,
pas une ligne
cette absence est purement de la désinformation,
ne rien dire c'est aussi mentir,
c'est servir la soupe
on occupe les cerveaux, avec du consensuel,
en attendant le fait accomplit.
là vous serez les premiers à faire la liste des bonnes raisons des bombardements de civils en vous demandant : mais quel est le jeu des iraniens ? ils preferent crever plutot que nous filer gratos leur pipelines ?
je serai ravi de reconnaitre que je me suis trompé sur l'absence d'infos sur toutes ces récentes déclarations sur votre site. mais je crains fort que cela ne se produira pas…
à Pierre Haski
De Pierrrrre
07H16 | 10/06/2008 |
»….Il existe une Charte des commentaires…. »
==> Il est hors de question de vous contester le droit de censurer un commentaire, à votre guise.
C'est un droit dont je reconnais volontier que vous n » n'abusez pas, en tous cas pour la censure de commentaires pour délit d'opinion.
Par contre, je me permets une suggestion :
Regrouper dans un forum spécial tous les messages censurés (éventuellement avec des ****) assortis du commentaire du modérateur, et possibilité pour le censuré d'y répondre.
Ainsi censure apporterait son oeuvre de nettoyage, mais en toute transparence,
et nous pourrions tous aller consulter librement le mur des chiottes.
J'essaye, rien que pour voir… « caca boudin »
à Pierrrrre
De léo solo
12H30 | 10/06/2008 |
Régression au stade anal.
Ca sent le roussi.
De Humain
08H53 | 09/06/2008 |
L'europe en crise pour un traité ?
Alors que la moitié de l'Europe n'utilise pas l'Euro.
Alors que l'Angleterre ne veut pas de l'Europe…
Alors que les exceptions succèdent aux exceptions !
Alors que la présidence de l'Europe n'est rien d'autres qu'une « représentation », puisque « dans les faits » c'est la « commission Européenne qui prend les décisions (Et non l'assemblée Européenne), et nous le savons tous, le “nouveau” traité » ne changerait ce point que dans la forme.
De façon objective : où est donc ce blocage en Europe dont on nous rebat les oreilles ?
Le blocage est dans le fait qu'en Europe, la prise de décision est issue des urnes.
C'est cela qui est difficile à avaler.
Quand on demande aux politiques de ratifier ils répondent « oui ».
Quand on demande aux électeurs ils disent « non » !
Tenez bon, dites ce que que vous voulez dire. Et si c'est non, votez « non ».
De asozial
aus Berlin | 08H53 | 09/06/2008 |
cher Pierre Haski, quelles sont les inquiétudes qui seraient la cause d'un vote « oui » ?
à asozial
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 09H21 | 09/06/2008 |
Vous voulez dire les inquiétudes qui seraient la cause du vote « non » ? … Le « oui » n'est a priori pas généré par des inquiétudes mais par des espoirs (si on peut dire) de voir l'Europe se construire et jouer un rôle plus grand dans le monde sur la base de ses propres valeurs. L'inquiétude qui serait génératrice d'un vote « oui » serait sans doute celle du risque de blocage de l'Europe généré par un « non » irlandais, et qui aurait des conséquences négatives pour une économie tournée vers l'extérieur comme celle de l'Irlande. Mais je ne pense pas que ça joue trop dans ce cas.
Quant aux inquiétudes du « non », j'en donne une petite liste, certaines spécifiquement irlandaises (l'avortement…), d'autres partagées avec d'autres pays (la réforme de la PAC, l'immigration…). On peut y ajouter une inquiétude plus générale plus identitaire dans des pays à forte culture comme l'Irlande de se retrouver noyé dans un ensemble anonyme, technocratique. Qui comprend quelque chose au fonctionnement des institutions européennes (avant ou après le traité), qui peut citer le nom d'un commissaire européen, les « petits » Etats pourront-ils encore se faire entendre sans commissaire ? … Bref, il n'y a pas « une » inquiétude mais un ensemble, qui correspondent aux incertitudes de la place de l'Europe dans ce monde changeant et sur l'évolution de nos sociétés en général.
à Pierre Haski
De clive
09H44 | 09/06/2008 |
Le « non » aussi peut être généré par des espoirs
à clive
De Pierrrrre
07H20 | 10/06/2008 |
»…..Le « non » aussi peut être généré par des espoirs….. »
==>l'espoir d'une revanche de l'Europe socialiste sur l'Europe libérale ?
En fait, le non est destructeur, nihiliste,
pas étonnant de constater qu'il regroupe en son sein extrème gauche et extrème droite.
à Pierrrrre
De léo solo
12H33 | 10/06/2008 |
Non : plus de quinze millions de voix en son sein.
Belle poitrine.
Pi erre et ne sait plus à quel sein se vouer.
à Pierre Haski
De desbois
commerçant | 11H04 | 09/06/2008 |
Monsieur Haski,vous savez tres bien que cette europe se construit pour les dominants économiques,contre tout ce qui est social,de service public,d'interet géneral pour favoriser les interets privés.La preuve c'est que l'europe ne fera JAMAIS une sécurité sociale européenne,un service de santé européen,un organisme de retraite européen qui défende les habitants.Sans parler de la libre circulation des capitaux et des marchandises,mais ,pas celle des etres humains.
à desbois
De glaurent
ingénieur info | 16H22 | 09/06/2008 |
En effet, avec des gens prêts à voter « non » pour éviter, entre autre, l'harmonisation fiscale, ça n'est pas demain la veille qu'on pourra harmoniser la sécurité sociale.
Et les êtres humains ne sont pas libres de circuler, première nouvelle…
à glaurent
De Pierrrrre
07H41 | 10/06/2008 |
»…Et les êtres humains ne sont pas libres de circuler, première nouvelle… »
==> ils sont libres de circuler au sein de l'Europe (merci aux accords Schengen )
Mais ce que veulent les adversaires de l'Europe,
c'est que celle ci ouvre ses frontières, que toute la misère du monde s'y installe,
afin de torpiller nos strutures sociales,
notre culture commune,
notre démocratie,
et notre économie libérale.
à Pierrrrre
De léo solo
12H36 | 10/06/2008 |
Mon voisin prétend que la misère du monde est déjà installée en Europe.
Pierrrre est son nom, prétend-il.
à Pierre Haski
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 13H29 | 09/06/2008 |
M. HASKY,
J'ai été très sensible à ces propos qui font mouche :
» On peut y ajouter une inquiétude plus générale plus identitaire dans des pays à forte culture comme l'Irlande de se retrouver noyé dans un ensemble anonyme, technocratique.
Qui comprend quelque chose au fonctionnement des institutions européennes (avant ou après le traité),
qui peut citer le nom d'un commissaire européen, les « petits » Etats pourront-ils encore se faire entendre sans commissaire ? …
Bref, il n'y a pas « une » inquiétude mais un ensemble,
qui correspondent aux incertitudes de la place de l'Europe dans ce monde changeant et sur l'évolution de nos sociétés en général. »
Un détail. Les institutions européennes sont compliquées. J'aimerais bien en trouver une représentation schématique. Je pense à ces infographies que l'on voyait dans le journal Le Quotidien des enfants et qui permettait de faire passer beaucoup d'infos. Est-ce que vous n'auriez pas cela sous le coude ?
Une question. Les mentalités ne changeront pas tant que les médias n'alimenteront pas avec obstination une rubrique européenne.
Je remercie le pionnier qu'est J. Quatremer correspondant régulier à Bruxelles (voir son blog). Je rends visite aussi à Lipietz (blog).
Rue89, avec vos petites mains, voulez vous renforcer cet effort ……
à Pierre Haski
De Humain
17H06 | 09/06/2008 |
Justement, parlons du « blocage » de l'Europe.
Plutôt que bloquer commpe le dit monsieur Pujadas à la TV… C'est quoi « le » blocage ?
C'est quoi copncrètement ?
J'ai bossé pour l'Europe depuis les années 1980…. A part les Anglais qui bloquent le processus (c'est monnaie -et pas en Euros- courante) je ne vois pas.
Qu'est-ce qui bloquerait ? Ou, éventuellement, qui ?
De Hugo O. Stamp
Etudiant | 08H57 | 09/06/2008 |
Le problème de l'Union Européenne est qu'elle n'est perçue que comme une grande machine financière dont le seul champ d'action serait l'économie.
Elle a beau être à l'origine de « success story » comme en Irlande ou en Espagne, les citoyens de ces pays et ceux des autres membres de l'Union en attendent certainement autre chose. Il y a aujourd'hui une défiance de plus en plus forte vis-à-vis de l'argent, de la rationalisation économique dans tous les aspects de la vie, et de la logique financière dont on voit les conséquences, les dérives et autres ravages aujourd'hui. Il est plus que nécessaire pour l'Union Européenne, pour sa survie, de développer ou de créer de nouveaux champs d'action dans des domaines peut-être moins « vitaux », mais qui touchent les gens au coeur de ce qu'ils sont : des êtres humains et non des machines, des pions sur un monopoly. L'Europe doit donc promouvoir et investir (encore plus, et surtout encore plus visiblement) les domaines culturel, sportif, etc., afin de rendre son existence et son action (encore plus) légitimes. A partir de ce moment-là seulement, les citoyens de l'Union auront conscience de/confiance dans l'Europe, dans les européens et ne seront plus tentés par des réactions partisanes, communautaristes et rétrogrades. L'Europe pourra donc enfin vivre et s'épanouir en dehors du quartier européen de Bruxelles…
De clive
09H05 | 09/06/2008 |
Si les Irlandais sont tentés de voter NON, c'est peut-être que cette croissance forte a quelques revers, que le seul chiffre du PIB par habitant ne reflète pas.
Peut-être que si la croissance irlandaise ne s'était pas faite aux dépends d'autres pays Européens (dumping fiscal et social), on aurait moins envie d'une autre Europe.
De Humain
09H18 | 09/06/2008 |
This treaty is only all about business and not about the rights of the common people.
Irish I hope dn't request to be just a sheep to be herded ! !
De léo solo
09H21 | 09/06/2008 |
En phase éliminatoire de la Coupe d'europe du taité constitutionnel, le dimanche 29 mai 2005 , le match opposant « oui » et « non » s'est déroulé en france
résultat
OUI 12 808 270 NON 15 449 508
c'est donc le Oui qui sera qualifié.
Fameux match qui reste dans toutes les mémoires des supporteurs de la démocratie.
De aquilou
09H26 | 09/06/2008 |
j'ai bien peur que ce soit dans la violence que l'on retrouvera notre autonomie d'ici quelques années .
Rien de durable ne ce fait sans l'approbation des peuples
De C. Creseveur
Ca pourrait bien être ça! | 09H38 | 09/06/2008 |
Les irlandais doivent voter NON pour nous qui avons été spoliés de notre référendum.
Il faut qu'ils votent NON pour botter le cul à ces bandits constitutionnels qui veulent faire l'Europe dans notre dos.
Si l'Europe doit se faire, qu'on la fasse tous ensemble.
De dideix
09H56 | 09/06/2008 |
je felicite le gouvernement irlandais d'avoir naintenu le référendum,car nous on avait voté non ben sieur SARKOZOZO pour ce montrer plus faciste qu'il ne l'ai a choisi la voie parlementaire c'est nous mé^priser dans nos choix,nous devrions installer SEGOLENE ROYALE a l'élysée malgrés le vote des francais cela serait pareil elle est belle notre démocratie ..Je souihaite que l'irlande vote non massivement au traité europeen…………MEME SLOGGAN QUE LE YETI : DEAR IRISH PEOPLE ,JUST SAY NO,NO,NO,NO,NO
De JRCW
09H57 | 09/06/2008 |
J'espère bien que les Irlandais votent non.
Ne serais-ce que pour nous venger d'avoir été privé de référendum.
Et puisqu'on y est, comme notre gouvernement est en train de réviser la constitution pourquoi ne pas ancrer dans les textes l'obligation du recours au référendum pout toutes ces questions qui concernent nos vies et surtout celles de nos enfants et petits-enfants ?
J'attends que l'opposition ou un député de la majorité honnête (utopie ? ) en fasse la proposition.
Cordialement vôtre
De stangrof
10H22 | 09/06/2008 |
Bonjour,Les partisans de l'U.E ne savent apparemment pas que cela coute 80 MILLIARDS d'euros par an a l'état en intèréts ( il faudra aussi rembourser le capital ! ) pour que nous ayons des euros a échanger dans nos poches ! Depuis Maastricht, les états de la zone euro ne peuvent plus emprunter a leur banques centrales nationales ( a capitaux public)ni a la B.C.E. Ils ne restent que les banques privés.L » impôt sur le revenu part directement dans les banques privés ! Article 104 du traité de maastricht repris dans le traité de lisbonne articke 123 .Bien sur, vos politiciens dociles ne vous en parlent pas. A bientôt
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