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Ravages, revue et joyeux remède en cas de sarkozite aiguë

Sur la couverture, en noir sur fond rouge sang, le visage de Nicolas Sarkozy. Un visage enlaidi, grêlé, tordu. Comme un portrait de Dorian Gray qu'on aurait enfin tiré de sa remise.

En capitales, le nom de la revue Ravages. Le thème du numéro, pathologies de la République, s'égrène ensuite en plusieurs néologismes qu'on jurerait sortis d'un manuel de psychiatrie : carcéromanie, berlusconite, pédophobie, obscurantisme, cacophonie… Le ton est donné : Ravages enfonce le poing dans la plaie.

Ses trois fondateurs sont coutumiers du genre. Trois générations différentes, trois manières de dénoncer par les mots. La benjamine, Isabelle Sorente, 35 ans, a fait Polytechnique « par amour des maths », avant de réaliser que « c'est la création qui [l']intéresse dans la vie ». Quelques romans ou pièces de théâtre plus tard, elle s'engage dans Ravages pour montrer « les points de cruauté » de la société contemporaine, « ces endroits où ça dérape dans notre monde aseptisé ».

Le doyen, Georges Marbeck, 65 ans, est présenté par les éditions Panama, qui publient Ravages, comme un « intellectuel libertaire ». « Ces fameuses années 68-70, qui nous submergent aujourd'hui, ça commence à m'énerver. Tout ce que nous dénoncions à l'époque a empiré aujourd'hui. »

Frédéric Joignot, 50 ans, a participé à la fondation de Libération, d'Actuel, de Radio Nova, de Blast, de Psychologie Magazine, puis du Monde 2 où il travaille toujours aujourd'hui. On est loin de l'appel du 18 Joint, qu'il avait contribué à lancer quand il était rédacteur en chef des pages culture de Libé, en 1976.

« Quand je pense à lui, je me sens envahie par une substance obscène »

Aujourd'hui, donc, il s'agit de dénoncer les « pathologies de la République ». Ces « maladies nouvelles, modernes et assez cinglées » qui sévissent dans une France qui vient de confier sa santé au docteur Sarkozy. (Voir la vidéo.)



Ces « maladies » ici évoquées par Frédéric Joignot sont réelles, et sociétales. Mais, ramenées à leurs dimensions de symptômes, elles ne sont pas sans rappeler les faits que rapportait le psychanalyste Serge Héfez, dont les patients lui racontaient les rêves hantés par Sarko himself (« Quand je pense à lui, je me sens envahie par une substance obscène dont je ne parviens pas à me débarrasser »).

Aussi, une des originalités de Ravages réside dans le mélange des genres : cent-vingt-cinq pages où alternent textes de pure analyse (« Prendre aux pauvres, donner aux riches » de Louis Maurin, « Herr Blabla », nouvelle étude storytelling de Christian Salmon), « Le bouche à Bush » de Claire Tixeire), micro-fictions (« Créature radicale » de l'écrivain Wendy Delorme) et interventions radicalement cintrées (une interview exclusive de Victor Hugo).

« Où que vous soyez, je bande contre vous. »

Ce mélange des genres donne du coffre à l'ensemble, et apporte la touche d'irrationnel qui sied pour délimiter les « pathologies » déclarées dans ce numéro. Un mix qui forme, in fine, une « joie ravageuse », comme un antidote à la cacophonie des agressions contre notre inconscient démocratique que constituent la somme des propositions désordonnées -contre-réformes, omniprésence, manipulations, tics d'épaule et autres vulgarités- envoyées par Nicolas Sarkozy depuis un an.

Ainsi, on lira goulûment « Bander contre – Cauchemar érotique » d'Isabelle Sorente. Quand une femme se met dans la peau du Président et campe son ivresse… de lui-même, nous lisons tout simplement un écho érotiquement terrible au livre de Serge Héfez : « Vous faites partie de mon rêve. Dans la nuit, je vous surveille. Où que vous soyez, je bande contre vous. »

Si XXI est une revue dont la forme, le ton, et la longueur des textes rappelle le magazine Actuel, Ravages semble un évident clin d'œil à L'Autre Journal.

En lui-même, le nom de la revue évoque le mouvement, la joie dans la rage, voire « la pensée du tremblement » chère à Edouard Glissant. Cette façon de mixer les genres, de marier le centre des idées et les marges de la pensée, ne sont pas non plus sans évoquer des figures comme Foucault, Deleuze ou Guattari. Logique : Georges Marbeck, écrivain et essayiste, collabora à la défunte revue Recherches (1966-1981) avec les deux derniers.

« Dans “ravage”, il y a “ravissement”, ça vient de la même étymologie »

Si on trouve de l'Italienne Michela Marzano (« J'ai la Berlu »), on y regrettera cependant un manque criant : pas assez de textes venus de l'étranger pour analyser le thème de ce numéro 1, et pour élargir les marges de la pensée.

La revue mêle donc dessins et textes de fiction et d'analyse, avec des spécialistes ou des artistes parfois surprenants, comme le comédien Charles Berling. Les fondateurs veulent « étoffer l'approche plurielle ». (Voir la vidéo.)



Mais si elle dresse un bilan de santé peu reluisant de la démocratie française, Ravages n'entend pas faire sombrer ses lecteurs dans le pessimisme. « Dans “ravage”, il y a “ravissement”, ça vient de la même étymologie », signale Isabelle Sorente. « Notre objectif, c'est de créer une gêne positive chez le lecteur, un peu comme la catharsis au théâtre. »

La dernière partie de la revue s'intitule « Joie ravageuse ». La source de cette joie, pour les trois fondateurs, est dans la résistance. « Nous nous considérons comme des résistants », annonce Georges Marbeck. « Ce besoin, ce désir de résistance nous donne une gaité très forte ».

En guérillero des mots, Frédéric Joignot, lui, croit « à la multiplication des foyers de résistance ». Isabelle Sorente fustige la pensée actuelle « qui confond les gens avec la variable économique ». « Il ne faut pas céder au désenchantement », dit-elle. Comme ces trublions que Ravages évoque dans son premier numéro. (Voir la vidéo.)



Hubert Artus et Augustin Scalbert

Ravages, numéro 1, « Pathologies de la République, Rupture d'anévrisme ». en librairie le 6 juin - 128p., 10€.

81 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Comptesuple18octàlademandeduriverain

à Lohiel Portrait de Lohiel De Comptesuple18octàlademandeduriverain

bavureux mais pas ripoux ! | 16H39 | 05/06/2008 | Permalien

Merci Lohiel , je vais envoyer ta réponse à une de nos enfants militante, qui aujourd'hui a 16 ans , déjà des fauchages d « OGM , blocages de bahut etc derrière elle, mais est vraiment désemparée par la tiédeur de ses profs et de ses copains et va baisser les bras si ça continue.

Portrait de patrick du 14

De patrick du 14

toujours naze et qui cotises pas | 14H19 | 05/06/2008 | Permalien

il s'achète sous le manteau ou au kiosque du coin , plus une blague comme au bon vieux temps et comme je l'ais entendue woodstock si vous vous en rappelez c'est que vous n'y étiez pas
http://www.youtube.com/watch ? v=3GCkyYu22nI

Portrait de DARKP

De DARKP

Dauphin | 14H43 | 05/06/2008 | Permalien

Génial, on peut s'esbaudir de voir sortir une nouvelle revue libertaire de nos jours. En effet, mais, de part sa périodicité et le relatif élitisme culturel dont cette revue fait preuve, ce n'est pas demain que les choses vont changer puisque les lecteurs auxquels elle s'adresse sont déjà convaincus pour la plupart. Je salut cette naissance mais je m'offusque du mauvais traitement de l'info et ceci même sur le web ou sur rue89. hou ! le vilain petit canard allez vous me dire… Bien, je garde mon calme et je prend un exemple : sur les médias de masse il vient de se passer un mini raz de marée mais personne n'en parle… M. ELKABBACH, vient d'être viré de Europe 1 et placardiser chez LAGARDERE. On peut « lire partout où l'on en parle » que c'est l'annonce anticipé de la mort d'untel qui lui a value cela… Alors que certains, très peu nombreux, tentent d'expliquer que cela n'a rien à voir et que c'est plutôt l'interview radio retransmise en directe sur la webTV de Europe 1 qu'il a réalisé il y a 1 mois du N° 2 chinois en FRANCE qui lui aurait value d'être mis à pied par l'élysée sur demande de l'ambassade de chine à Paris et qu'on à à ce moment frôlé l'incident diplomatique (Encore un, juste avant les jeux et la vente de qq centrales et TGV)… Mais qui en parle ? qui reprend ce type d'infos afin de tenter de la vérifier ? les journalistes ne cherchent plus à diagnostiquer l'info afin de la rendre publique, de la vulgariser afin de la rendre accessible…
Alors oui félicitons nous de la naissance d'une revue décalée mais qui ne traitera en rien le besoin vital et quotidien d'information vérifiées . Nous continuerons à être submergé d'intox video ou écrites quotidiennement et ce jusqu'à abrutissement total et qq uns d'entre nous continuerons à lire le canard, rue89, RAVAGES, Charlie Hebdo,… Mais au fond cela ne change rien car la masse n'accède pas à ce type de médias, par choix ou par méconnaissance. Et pendant ce temps, la télé et les gratuits continuent de déblatérer les mêmes bêtises

Portrait de Ecureuil

De Ecureuil

14H56 | 05/06/2008 | Permalien

Pour compléter l'idée d'un journal « radical » contre tous les sarkozysmes, voilà maintenant un an qu'existe « Le Sarkophage », bimestriel à 2€ : http://www.lesarkophage.com
Je ne peux que vous le conseiller.

Romain (Objecteur de croissance)

P.S : Les Renseignements Généreux, continuez comme ça ! Et on continue de notre côté à difuser vos brochures.

Portrait de Comptesuple18octàlademandeduriverain

à Ecureuil Portrait de Ecureuil De Comptesuple18octàlademandeduriverain

bavureux mais pas ripoux ! | 16H27 | 05/06/2008 | Permalien

Ce sont d « autres RG (très bien) qui diffusent ces brochures.Le nom Renseignements Généreux que nous utilisons depuis plusieurs années est apprécié semble-t-il par d “ autres, de gauche comme de droite.

Portrait de le _grand_clown_malade

De le _grand_clown_malade

if 6 was 9 | 15H17 | 05/06/2008 | Permalien

Un peu de fraîcheur, ça fait du bien.

Voici un lien sur un interview de Miguel Benasayag à propos de son livre « Eloge du Conflit » : http://tvbruits.org/spip.php ? article951

Une bonne description de notre société pour ma part, cet article m'a fait penser à ça.

Et leurs positions révoltés et ravageuses me plaisent pas mal. : )

Bonne continuation

Portrait de skalpa

De skalpa

actif et militant ? | 17H23 | 05/06/2008 | Permalien

Un autre type de médicament :
A EVITER ! ! !

http://kprodukt.blogspot.com

Non,en cas de canicule prenez les…

Et faites une overdose….
Moi,je m'en fous,j'adore le soleil….et j'ai voté Ségo….

Salut Skalpa…
que je sois repliée,c'est normal….

Portrait de MAGENTA

à supprimé à la demande du riverain 28.04.09 Portrait de supprimé à la demande du riverain 28.04.09 De MAGENTA

Pesteux génétique | 21H03 | 05/06/2008 | Permalien

Mais non ,je te refile 5 pastilles ! ! !
Ce sont des suppositoires effervescents ? ?

Salut Magenta…

Merci pour tes 5 pastilles..
Pas génériques ,je l'espère..
Je vais les redonner à une vieille dame que je connais.

Les suppos,bien sur qu'ils sont effervescents…
Tu les mets dans les oreilles et après tu fais de beaux rêves ! ! !
Et si une vieille vient sonner chez toi,car une conne blondasse gauchiste lui a fait bouffer 5 pastilles,eh bien tu as de la chance car tu n'entends rien…

Portrait de MAGENTA

à supprimé à la demande du riverain 28.04.09 Portrait de supprimé à la demande du riverain 28.04.09 De MAGENTA

Pesteux génétique | 22H11 | 05/06/2008 | Permalien

C'est toi la conne blondasse gauchiste ? ? ? ? A te lire ,et je te lis souvent ,ça n'en a pas l'air du moins le premier qualificatif : -)))))))))

Merci..
Tu as passé le test avec succès…
Le deuxième qualificatif est exact : très blonde,je suis…
Mes enfants idem..
Le troisième je le revendique haut et fort.
Mon coeur est à gauche…et le restera toujours.
Ma devise c'est la FRATERNITE.
Et la SOLIDARITE..
Sommes tous les enfants de Gaia..

Tu as encore les suppos dans les oreilles ?
Ils ont fondus,alors tout va bien : -)

Portrait de MAGENTA

à supprimé à la demande du riverain 28.04.09 Portrait de supprimé à la demande du riverain 28.04.09 De MAGENTA

Pesteux génétique | 07H30 | 06/06/2008 | Permalien

J'ai gagné quelque chose ? ? ? : -)))

Oui..cinq pastilles..
Tu pourras ouvrir bientôt ta propre pharmacie ! ! : -))

Tordu de rire devant mon écran !

Quand je pense qu'une officine sur deux arrivent tout juste à survivre, faudra en coller en longueur de journée des pastilles avant l'inauguration officielle !

Bon courage en tout cas, je crois qui doit y avoir + de 200 pharmacies sur le boulevard Magenta !

Portrait de Les Chats

à supprimé à la demande du riverain 28.04.09 Portrait de supprimé à la demande du riverain 28.04.09 De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 22H27 | 06/06/2008 | Permalien

Ah non ellejo, les pastilles de Magenta ne sont pas génériques, elles sont génétiques ; -)) (je le laisse développer et prendre la suite)

Portrait de Courageux anonyme

De Fuel_Injected

13H50 | 06/06/2008 | Permalien

Du calme Magenta, tu vas faire sauter le serveur de la rue à défaut d'ouvrir ta boutique de pastilles !

Portrait de KRIZMANIC   Anka

De KRIZMANIC Anka

retraitée | 23H04 | 06/06/2008 | Permalien

Prenons ler temps de lire le texte suivant ; toutes proportions gardées, les similitudes sont toujours troublantes.
Parler d'un fou ? Non ! C'est presque pareil que parler à un fou. Mon p'tit'avis du jour est : lire Hugo. Point barrrrrrrre .

« ENTRETIEN AVEC VICTOR HUGO*
/Vous semblez vous tenir très informé de l'actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ? /
*Victor Hugo* : Depuis des mois, il s'étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c'est que dans toutes les qualités qu'on lui reconnaît, dans tous les éloges qu'on lui adresse, il n'y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là… Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.
Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu'on est en droit de l » attendre d'un élu à la magistrature suprême ?
*Victor Hugo* : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l'assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit, et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve si énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l'aventure et l'aventurier… On ne trouve au fond de l'homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l'argent…Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n'est plus question d'être un grand peuple, d'être un puissant peuple, d'être une nation libre, d'être un foyer lumineux ; la France n'y voit plus clair. Voilà un succès.
/Que penser de cette fascination pour les hommes d'affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ? /
*Victor Hugo* : Il a pour lui désormais l'argent, l'agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d'un bord à l'autre quand il n'y a à enjamber que la honte…Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l'argent ; c'est ignoble, mais c'est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte…une foule de dévouements intrépides assiègent l'Elysée et se groupent autour de l'homme… C'est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d'industrie.
Et la liberté de la presse dans tout çà ? /
*Victor Hugo* (pouffant de rire) : Et la liberté de la presse ! Qu'en dire ? N'est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l'esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?
*Toutes les réponses de Victor Hugo proviennent de son ouvrage « Napoléon le Petit », le pamphlet républicain contre Napoléon III
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« Là où la connaissance n'est que chez un homme, la monarchie s'impose. Là où elle est dans un groupe d'hommes, elle doit faire place à l'aristocratie. Et quand tous ont accès aux lumières du savoir, alors le temps est venu de la démocratie ».

Portrait de MagikW

De MagikW

11H06 | 07/06/2008 | Permalien

Comme disent NTM avec Raggasonic dans une des chansons : « porter le maillot de ceux qui dérangent… » c mon crédo aussi, c pas un cadeau, on n'aura pas notre peau.
Les initiatives citoyennes, solidaires et universelles c'est mieux en groupes, c'est vrai. Même si tu es solitaire.
La Révolution est d'abord Culturelle.

Portrait de d.antoniovski

De d.antoniovski

citoyen qui réfléchit | 08H51 | 09/06/2008 | Permalien

Encore une revue sur Sarkozy ? Même si elle dénonce sa politique, elle fait ce que font tous les autres médias : elle parle de lui. Comme si aujourd'hui en 2008, on ne pouvait plus parler de politique sans parler de Sarkozy.

Je suis saturé, dans les kiosques de journaux, il y en a que pour lui, à la télé, à la radio, les débats et les sujets ne tournent qu'autour de sa personne et de son action ou de sa femme. Sarko et ses femmes, Sarko et ses tics, Sarko et ses conneries : mais à quoi ça sert tout ça ? Apprendre qu'il est con ? Mais ça on le sait ! On en a pour 7 ans à tirer (je sais qu'il sera réélu malgré son inaptitude au poste parce qu'il fait parler et que les médias comme les gens, aiment ça…)

J'en suis arrivé à un point où dès que j'entends parler de lui ou je lis son nom, je zappe ! Cet homme m'écoeure autant que le traitement médiatique qui lui est réservé.
Je n'ai pas lu cet article, mais je tenais à dire ce que j'avais sur le coeur concernant Sarkozy : pitié, je sature !
Vivement mai 2017 !
Qui a dit que l'ignorance était le pire des mépris ?

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