
Des Indiens « non contactés » ont récemment été propulsés dans l'orbite médiatique mondiale après que des photos spectaculaires prises début mai dans l'Etat amazonien de l'Acre par la Funai (l'agence brésilienne chargée de la protection des Indiens) ont été diffusées par l'ONG Survival.
La Funai connaît l'existence de ces groupes isolés depuis une vingtaine d'années, et s'efforce de prévenir tout contact avec eux dans le but de les préserver. Elle a cependant décidé de divulguer ces photos, pour alerter le monde sur les dangers qui pèsent sur eux.
Environ 500 Indiens isolés habitent dans cette région, du côté brésilien de la frontière. La plupart de ces groupes sont gravement menacés par l'exploitation illégale de la forêt amazonienne. Au Pérou, où vivent environ une quinzaine de groupes isolés nomades ou semi-nomades, les projets d'exploitation pétrolière, la déforestation, les orpailleurs et les épidémies poussent certains d'entre eux à franchir la frontière pour se rendre au Brésil, au risque d'entrer en conflit avec les autres groupes indiens qui y vivent.
Des populations fragiles, vulnérables aux maladies venues de l'extérieur
Du fait de leur isolement, ces Indiens, n'étant pas immunisés contre les maladies venues de l'extérieur, sont particulièrement vulnérables à toute forme de contact, même bref. C'est ainsi que plus de la moitié des Indiens nahua qui vivent dans le bassin du Manu, au sud de l'Amazonie péruvienne, sont morts après leur premier contact dans les années 80, lors de l'exploration pétrolière de leurs terres.
Suite aux pressions des ONG locales et internationales, les autorités péruviennes ont enfin annoncé mardi 3 juin leur décision de protéger les Indiens isolés qui vivent à proximité de la frontière entre le Pérou et le Brésil.
Une compagnie pétrolière française, Perenco, qui convoite l'un des plus importants gisements pétroliers du Pérou dans une région où vivent au moins deux groupes isolés est actuellement impliquée dans une bataille judiciaire avec une organisation indigène locale.
On estime qu'il existe dans le monde entier plus d'une centaine de peuples qui ont volontairement décidé de s'isoler du monde extérieur et dont la population varie de quelques individus à plusieurs centaines. La plupart d'entre eux sont les survivants ou les descendants de survivants d'actes génocidaires subis dans le passé. Ils vivent en se déplaçant constamment, fuyant l'invasion et la colonisation de leurs terres par les compagnies d'exploitation forestière ou pétrolière et les ranchs d'élevage.
Ailleurs en Amérique du Sud, dans le Chaco paraguayen, un nombre inconnu d'Indiens vivent dans un isolement quasi complet, dans une vaste forêt broussailleuse qui s'étend au sud du bassin amazonien.
Fuyant les bulldozers qui déboisent leur forêt rachetée par de puissants propriétaires terriens, les Indiens doivent constamment changer de campement pour se réfugier dans les espaces les plus reculés de la forêt qu'ils considéraient comme leur territoire et où ils ne se sentent plus en sécurité.
Dans le golfe du Bengale, des peuples isolés perçus comme des « attardés »
La situation des peuples isolés est particulièrement préoccupante dans les îles Andaman, territoire de l'Union indienne situé dans le golfe du Bengale au large de la côte orientale de l'Inde.
A l'image de tant de peuples indigènes isolés à la réputation effrayante, ils sont perçus comme des « sauvages » ou des « attardés ». Leur hostilité vis-à-vis des étrangers est cependant tout à fait compréhensible, car le monde extérieur ne leur a apporté que violences et maladies.
Parmi les habitants de l'archipel, seuls les Sentinele sont en bonne santé, alertes et vigoureux, contrastant fortement avec les deux autres peuples andaman ayant « bénéficié » de la civilisation occidentale, les Onge et les Grands Andamanais, dont un grand nombre a été exterminé et qui sont largement dépendants des aides de l'Etat pour assurer leur survie.
La pression exercée par Survival et des organisations locales a amené le gouvernement indien à tempérer ses tentatives de « civiliser » les Sentinele, à abandonner toute intention d'entrer en contact avec eux, à reconnaître que de telles politiques ont causé de grands dommages aux autres tribus andamanes et à accepter qu'ils disposent du droit de décider eux-mêmes de leur mode de vie.
Des campagnes internationales pour les droits des peuples indigènes
Survival International, qui mène actuellement une campagne d'envergure en faveur des dernières tribus isolées, est une organisation mondiale de soutien aux peuples indigènes. Elle défend leur volonté de décider de leur propre avenir et les aide à garantir leur vie, leurs terres et leurs droits fondamentaux.
Fondée en 1969 à Londres, Survival agit en lançant des campagnes internationales de mobilisation et d'information de l'opinion publique, en soutenant les organisations indigènes. Ses campagnes attirent l'attention sur les gouvernements et les compagnies qui violent les droits des peuples indigènes.
Ces dernières années, Survival a concentré ses efforts sur les violations des droits de l'homme perpétrées à l'encontre de plus de 40 peuples dans le monde entier.




















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De re-belle
mère au foyer | 19H28 | 05/06/2008 |
« des peuples isolés sont souvent perçus comme des attardés » ! ! ! …
c'est nous qui le sommes ! ! ! …
plus vite ils disparaitront,de plus en plus on sera ignorant de leur civilisations perdus ! ! ! …
à re-belle
De Houvaton nouveau compte
08H14 | 07/06/2008 |
Oui mais je suis d'un naturel optimiste. Comme le dit Lohiel en intro (les anesthésiques) je suis sûr que les plantes de nos jardins et balcons peuvent nous soigner et surtout nous prévénir de toutes les maladies. Cela n'a pas fonctionné pour les tribus « isolées » qui se sont pris brutalement les virus des « blancs » parce que leurs physiologies n'y étaient pas préparées. Attaques surprises mais le corps finit par s'adapter, hécatombe au passage.
Je voulais dire quoi au juste ? ah oui le diplôme d'herboriste (et les petites entreprises indépendantes qui vont avec), en France, a été supprimé le 11 septembre 1941 sous Pétain. L'industrie pharma a, depuis, les mains TOTALement libres, continue de nous mentir, de ne pas rendre accessible les connaissances élémentaires en phytothérapie dès le primaire (chasse gardée, réservé aux pharmaciens), continue à nous empoisonner.
Les multinationales nous empoisonnent. L'industrie et grand labos pharmas se chargent ensuite de nous soigner ! ! ! Bénéfices monstrueux, la plupart des medocs et soins sont remboursés par la Sécu. Le financement de la Sécurité sociale repose essentiellement sur les cotisations sociales, par l'impôt dans les pays nordiques. En clair le petit français que l'Ecole transforme en consommateur idiot et non en citoyen autonome, ira se battre pour les multinationales, travaillera pour elles, consommera leurs produits imposés deux fois (l'impôt la TIP), s'empoisonnera, aura une vie de merde et se fera « soigner » par les produits de l'industrie pharma, produits de merde déjà payés par ses immédiates cotisations (retirées de son salaire). Et avec ça parait que nous sommes plus intelligents que les animaux, enfin ce qu'il en reste …
De Alexander Doria
étudiant | 19H32 | 05/06/2008 |
C'est peu de dire que l'occident a commis beaucoup de barbarie sur le nom-même de civilisation, et que le peu de Lumières qu'on les Européens ont pu apporter aux prétendus sauvages ont entraîné beaucoup d'obscurité. Nulle doute ainsi qu'il eût bien valu pour l'Afrique, du moins dans sa situation actuelle, demeurer en-dehors du « progrès », soit de l'urbanisation et de l'occidentalisation à outrance qui a entraîné un triple désarroi : celui moral de la destruction des traditions millénaires, celui social de la déstructuration et de l'atomisation de la société, celui culturel de l'acculturation. Car la « civilisation » a un prix fort, surtout lorsqu'elle se fait de manière accélérée. C'est en effet folie que de vouloir que des sociétés suivent sans dégâts en quelques décennies, un processus qui a pris huit siècles en Europe.
De fait je pense que l'Onu et les États développés devrait statuer sur une jurisprudence de manière à assurer à ces sociétés « primitives » les moyens de rester si elles le souhaitent, en-dehors du monde, dans leur « primitivité », tant qu'elles le souhaitent. Car si nous avons fait beaucoup de bêtises, il nous reste encore cette occasion de nous rattraper, de nous laver moralement, en permettant à ces sociétés de vivre selon leurs modes civilisationnels propres, sans les forcer à adopter les nôtres. Ce service-là nous ne le rendrions pas seulement à quelques tribus perdues de l'Amazonie, mais, par retour, à toute l'humanité, car défendre ces cultures menacées, c'est aussi défendre une part de nous-même.
à Alexander Doria
De A.V.
tamagotchi89 | 23H01 | 05/06/2008 |
Pourquoi cet éloge de l'immobilisme, qui vaudrait pour quelques groupes qu'on voudrait laisser dans un musée à ciel ouvert, et pas pour nous chez qui le brassage est considéré comme le ferment même de la culture ? Le problème, me semble-t-il, n'est pas de rompre leur autarcie, mais de le faire sans considération pour LEUR humanité. Ce qui nous renvoie à notre propre déclin.
à A.V.
De re-belle
mère au foyer | 06H08 | 06/06/2008 |
ces tributs sont souvent animistes et vivent en symbiose avec la nature ! ! ! …
les laisser tranquille, ce n'est pas l'apologie de l'immobilisme ! ! ! …
combien de peuplades sont perdus à cause de notre civilisation ? ? ? ! ! ! …
beaucoup trop évidemment et c'est une perte définitive ! ! ! …
on a beaucoup de choses à apprendre d'eux et une seule chose à leur donner c'est le respect ! ! ! …
à A.V.
De Alexander Doria
étudiant | 09H47 | 06/06/2008 |
En fait, dans mon idée, chaque société a le choix entre deux modèles de développement : le premier que j'appellerais endogène, viserait avant tout à la préservation des traditions et du cadre culturel et environnemental originel, ainsi qu'une renonciation à toute extension politique et à tout « progrès » au sens occidental du terme. Le second, dit exogène, implique au contraire un mouvement incessant de recherche et d'expansion. Les deux modèles se défendent, en ce que le premier permet une sécurité, une symbiose avec le cadre extérieur qui contribue à une tranquillité absolu de l'esprit humain (on sait qui l'on est, on sait d'où on vient et où on va). Le second autorise à l'inverse un progrès technique sans doute salutaire, mais fait que l'esprit humain a tendance à perdre pied (notre identité est à construire).
Or, l'occident a fait le choix du modèle exogène avec les avantages (développement et facilités techniques) et les désavantages (perte de son identité) qui vont avec.
à Alexander Doria
De richelieu94
11H00 | 06/06/2008 |
Le problème de la modélisation est qu'elle ne correspond dans les faits à aucune réalité. Et ce que vous dites ne tient pas debout, ça relève plus d'une vision à la Hungtington (le papa du choc des civilisations) que d'une réflexion complexe sur le développment… C'est confortable, c'est facile mais ça ne correspond à aucune réalité, tout au plus à un modèle fanstasmé… Ainsi, en quoi notre modèle est éxogène ? En quoi il serait responsable d'un recul puis d'un déficit identitaire ?
Pour votre gouverne le débat « auto-développment » / ouverture au monde est vieux de plus de 30 ans… c'est que l'on a appellé le dilemne du développment socialiste des PVD… C'est complexe, plus que le « pour savoir qui l'on est , il faut savoir d'où l'on vient »… Ca c'est plus niveau commentaire d'ushuaia ou Yann Arthus Bertrand, que d'un vrai débat sur le développment et les perceptions socio-cultuirelles (pusique c'est de cela qui'l s'agit).
à richelieu94
De A.V.
tamagotchi89 | 12H38 | 06/06/2008 |
C'est sympa de tomber sur un commentaire qui sort d'un évangélisme vertueux new-age plus proche de la carte postale et du paradis perdu que de l'histoire des peuples.
à A.V.
De Alexander Doria
étudiant | 12H59 | 06/06/2008 |
Je me suis peut-être mal expliqué, d'où l'accusation de caricaturisation qui a été lancée à mon encontre. Donc reprenons…
Une culture exogène est dite tournée vers l'extérieur (suffixe latin -ex). Son but est d'étendre ses caractéristiques propres à l'univers tout entier, ce qui l'oblige en retour à universaliser ses principes. Sont des cultures exogènes : la mésopotamie antique, la Grèce, la Chine, l'occident moderne… Ces cultures ont ainsi une visée hégémonique : elles pensent agir au nom de la « civilisation » ce qui les amènent parfois à connaître les pires atrocités (par exemple la pratique de la colonisation).
Une culture endogène est au contraire tournée vers elle-même. Son but est au contraire de préserver ce qui fait la particuliarité, l'unicité de la culture, des agressions de l'extérieur. Là où la critique de mes collègues est juste, et là où je me suis fourvoyé, c'est que l'endogéinité d'une culture ne présume en rien de son développement technique. Ainsi l'Égypte antique était une culture endogène qui a su atteindre les plus hauts degrés de civilisation de son temps.
Dernière remarque à noter, une culture peut passer d'un mode endogène à un mode exogène (exemple de l'Inde). Ce n'est nullement là un cadre strict à la Huntington.
à Alexander Doria
De richelieu94
13H31 | 06/06/2008 |
Soit, je vois ce que vous avez voulu dire… bien que dans leur cas on parlerait plus d'une stratégie de vie avec non accumulation de surplus que de développement (qui implique quand même plus que le simple fait de vivre, comme vous le dites bien « 'l“endogénéité d'une culture ne présume en rien de son développment technique”)… enfin…quand à l'Inde c'est un contre exemple, parce que la voie indienne du développment (paradigme nehruvien) est à l'opposé de ce que voulait ghandi… même si l'Inde a fait “semblant” d'être “autocentrée” de Nehru à Rahjiv Ghandi, il n'en était rien… rien que par sa diaspora l'Inde capte plus de 20 % des transferts internationaux de valeurs (comme endogène y a mieux)… paradoxalement l'Inde est “réticente” aux investissements directs étrangers et finalement en reçoit 4 fois moins que la Chine.. enfin, débat ouvert mais nos indiens en question, au premier investissemnt local d'une multinationale du bois (par ex) iront gentimment valser plus loin (les survivants) et on les “redécouvrira” dans 20 ans
à Alexander Doria
De richelieu94
09H02 | 06/06/2008 |
Si la Funai est montée au créneau en « dévoilant » l'existence de ces indiens que l'on connait depuis au moins 20 as, c'est pour envoyer un boulet (rouge) de semonce au gouvernement brésilien. Depuis des mois la pression monte sur Lula qui est accusé directement de ne pas vouloir lutter contre les fronts de colonisation de l'occidente… il y a 3 semaines sa minsitre de l'environnement a claqué la porte du gouvernement avec des mots très durs, avant hier l'agence environnementale de l'ONU et de grandes associations ont déploré le manque de résultat des poltiques environementales brésiliennes… Montrer ces indiens c'est une manière de mettre face à face les oppinions publiques (sensible à ces images et à ces thèmes ) et un gouvernement brésilien qui a des priorités autre que la protection de 250 mecs paumés dans leur jungle (celle du brésil pas la leur)… de plus, ces tribus sont bloqués entre deux voir trois fronts de colonisation (oriente bolivien, occidente bresilien)… Ca n'a pas grand chose a voir avec les crimes de l'occident, l'obscurantisme et les terribles modes de vie que vous dénoncez… et pour ce qui est de l'urbanisation, ils ont moins à craindre d'elle que du rhume… Enfin, le lien Afrique (selon vous dans une situation atroce, mais qu'est ce qui vous permet de la dire ? )et les indiens paumés n'est pas super pertinent… Mais c'est exactement ce que cherche (avec raison d'ailleurs) la FUNAI : faire pleurer devant les télés (ordinateurs)… mais devant les dizaines de milliers de sans terre et devant l'industrie du soja, ces indiens sont déja morts… (on en gardera deux-trois pour faire du tourisme solidaire, ils aiment bien les blancs)
à Alexander Doria
De le _grand_clown_malade
if 6 was 9 | 12H29 | 06/06/2008 |
Je suis bien d'accord.
Ils ne nous ont pas attendus, ces « primitifs », pour élaborer des codes de vies.
A nous, les « civilisés », de distinguer cette prétendue civilisation et de ne pas interférer avec eux pour nos propres intérêts.
Je pense qu'il y a une chance sur deux pour que cela marche : s'ils n'ont ni or, ni argent, ni rien que l'on puisse exploiter et voler, alors ils seront presque sauvés. Resteront les scientifiques et sociologues qui ne pourront s'empêcher d'aller voir de plus près.
Mais en attendant, on les aura épargner du caco lak et des tshirts du Che…
à le _grand_clown_malade
De le _grand_clown_malade
if 6 was 9 | 12H56 | 06/06/2008 |
Eh bien non ! poet poet
comme d'habitude, j'ai pas été assez pessimiste…pour eux.
« s'ils n'ont ni or, ni argent, ni rien que l'on puisse exploiter et voler, alors ils seront presque sauvés. »
en fait, on aura toujours des trucs à leur vendre…
et toc !
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 19H40 | 05/06/2008 |
Depuis que j'ai appris cette nouvelle, relayée par tous les médias,je suis consterné.
Je pensais un peu naïvement , je l'avoue, qu'après toutes les attaques dont ils avaient été victimes, le Modem et leur Chef de village F.Bayrou, pouvaient prétendre à un peu de tranquilité !
mais non, on continue à harceler cette tribu, au mépris de leur retraite bien méritée.
à Charles Mouloud
De Comptesuple18octàlademandeduriverain
bavureux mais pas ripoux ! | 20H19 | 05/06/2008 |
Pis : le dernier tam-tam nous apprend que la tribu des modems se tape bientôt son chef en méchoui.
De zorglub
insulaire en exil | 19H47 | 05/06/2008 |
Foutons leur la paix.
De in girum
19H49 | 05/06/2008 |
j'ai passé quelques jours dans une tribu indienne du Xingu, à 3 heures de vol de brasilia, il y a quelques années. 12 cases de chaume immenses en cercle, une famille de 20 personnes par case. ces gens merveilleux, vétus de peintures corporelles, de plumes et de garrots, n'avaient pratiquement jamais vu l'homme blanc. un chef représentant plusieurs tribus de la région à la Funai nous a raccompagnés à brasilia dans l » avion 4 places qui nous avait déposés. nous étions invités, c'était bizarre, magniffique et un peu difficile à vivre, entrer dans un groupe de peuple presque premiers, cette intrusion, nous étions partagés, mal à l'aise et aussi … assez bouleversant. je n'ai pas compris le rôle exact de la Funai dans notre « raid » je pense qu'ils ont touché des backciches de nos hôtes. les tribus un peu vendues à qui veut par la Funai qui les fournit en semences peut être, en poulets, je crois, et quelques ustensiles, de la verroterie pour faire des colliers qui sont revendus à brasilia.
je m'étonne que de nouvelles tribus soient découvertes, il y en a énormément de très éloignées, répertoriées, des avions survolent ces régions reculées, les tribus communiquent entre elles. les indiens avec qui j'ai vécu ces quelques jours hallucinants ressemblent beaucoup à ceux qui sont photographiés ici, des indiens pacifiques avec des arcs pour chasser..
De A.V.
tamagotchi89 | 08H35 | 06/06/2008 |
Moi j'ai passé deux ans dans une communauté rurale du Pas-de-Calais à 3 heures de route de Paris, il y a quelques années. 25 fermes de crépis gris même pas en cercle (ni en quoi que ce soit), une famille de 4 personnes par ferme. Ces gens magnifiques, vêtus de blouses et de bleus de travail, de bottes et de fumier, n'avaient pratiquement jamais vu un citadin. Un chef (le maire) représentant plusieurs communes de la région de Fruges nous a raccompagné à la sortie du village dans son tracteur 4 places (plus loin, il nous a dit que c'était même pas la peine d'y penser).
C'était bizarre et un peu difficile à vivre, entrer dans la vie d'un peuple presque premier. Premier en vaches, en boue, en betterave, en vent, en pluie. Nous étions partagés, mal à l'aise et aussi… retournés.
Je n'ai pas trop compris le rôle de la communauté de communes dans notre aventure. Je pense qu'ils ont touché des subventions européennes pour faire du lait revendu à Paris.
Je m'étonne que de nouvelles tribus soient découvertes. Il y en a beaucoup très éloignées, non répertoriées ; aucun avion ne survole jamais ces régions reculées. Les communautés ne communiquent pas entre elles, sauf quand les vaches meuglent. Les Pas-de-Calésiens avec qui j'ai vécu ces quelques années incroyables ressemblent beaucoup à ceux du film ethnologique « Bienvenue chez les Ch'tis », des paysans pacifiques avec des 22 pour chasser le moineau.
à A.V.
De jimmyb
15H04 | 06/06/2008 |
Le monde est petit, merci de nous avoir rendu visite, nous apprendre beaucoup des étrangers venus de la ville. Notamment sur grands moulins blancs qui ont poussé comme champignons sur nos terres.
à jimmyb
De A.V.
tamagotchi89 | 15H32 | 06/06/2008 |
Grands arbres verts d'abord pousser sur terre, puis Ch'tis tout raser et remplacer par betterave à sucre. Terre pleurer car nue sous la pluie et le vent. Alors étrangers venir et accomplir miracle de faire pousser arbres qui tournent et produire force propre. Ch'tis pas contents car préférer paysage avec betteraves, tracteurs, moissonneuses-batteuses, engrais, très pittoresque. Etranger comprendre disparition patrimoine et compatir.
à A.V.
De jimmyb
21H23 | 07/06/2008 |
Remplacerait bien champignons blancs bientôt polluants par forêt plus utile, bien que vue champignons pas me déranger. Et nous pas ch'tis.
à jimmyb
De A.V.
tamagotchi89 | 10H23 | 08/06/2008 |
C'est vrai. A Fruges, c'est pas Ch'ti. Mille excuses.
à A.V.
De jimmyb
21H05 | 08/06/2008 |
oh, vous savez, depuis quelques temps, on ne sait plus bien ce qui est ch'ti de ce qui ne l'est pas dans le Nord Pas-de-Calais, quand il s'agit de vendre, tout devient ch'ti.
De MarcTibo
"Change Can Happen", Explorateur, O... | 19H53 | 05/06/2008 |
C'est une triste réalité. Compte tenu du rythme de croissance de la population mondiale, des besoins en ressources naturelles et de terres arables, le tableau est plutot sombre. Cependant il y a moyens, individuellement et collectivement de se battre contre ce qui ressemble à une fin inéluctable : participer à ce type de campagne d'information, qui peut facilement se faire en la relayant à un plus grand nombre, supporter les organisations comme Survival, écrire à vos élus et enfin et surtout acheter « responsable », c'est à dire des produits d'entreprises qui démontrent par leurs actions quotidiennes leur attachement à l'environnement et à la diversité.
De Galletas
20H07 | 05/06/2008 |
Merci pour l'article.
Cependant, cela m'étonne M. Razon que vous repreniez ce terme « isolés », pour qualifier ces groupes amérindiens.
>>>Isolés : séparés des autres.
Ces groupes amérindiens ne sont pas isolés. Ils sont en contact avec d'autres groupes amérindiens. L'échange est la base de la survie des sociétés.
Qu'ils aient décidé de fuir le contact avec les blancs est autre chose.
Et puisque vous faites un peu de pub à la fin de votre article, n'oublions pas les autres associations ou ONG qui militent dans ce sens.
Par exemple le CSIA :
http://www.csia-nitassinan.org/
De Lirwa
20H31 | 05/06/2008 |
Juste une petite remarque sur l'emploi du mot « indigène ».
Si ce terme peut être utilisé en anglais (« indigenes »), il n'est pas correct en français (un peu comme le mot « race »). Il a une connotation coloniale forte.
à Lirwa
De quetzal2012
enseignant précaire | 22H33 | 05/06/2008 |
On sait combien les mots utilisés en disent long sur la manière dont on considère un fait, une idée ou un peuple :
En l'occurence le mot « indigène » se compose des éléments latins « gena » et « indu », c'est-à-dire, né, issu (gène) de l'intérieur, le mot indigène désigne étymologiquement celui qui est du pays, et c'est ainsi qu'il apparaît chez Rabelais avec pour contraire le mot exotique.
En revanche son sens premier a effectivement été connoté péjorativement depuis la conquête de l'Amérique et les systèmes coloniaux, il désignait alors généralement des personnes non européennes, par opposition aux explorateurs, aux colons ou aux conquérants européens, ou encore des descendants des premiers par rapport aux descendants des seconds, même après plusieurs générations.
http://alternativealaconstipationdelapensee.blogspot.com
à Lirwa
De richelieu94
09H07 | 06/06/2008 |
« Indigène » (au contraire de race) est un terme scintifique qui est souvent utilisé dans les sciences humaines (ethno, géo) pour désigner l'habitant du cru… il n'a pas plus de dfimension péjorative qu » autochtone… Nous sommes nous mêmes les indigènes de nos lieux de vie.
De all
20H42 | 05/06/2008 |
« Leur hostilité vis-à-vis des étrangers est cependant tout à fait compréhensible[..] »
Cette xénophobie est absolument intolérable.
à all
De sobriquet
Courageux anonyme | 00H09 | 06/06/2008 |
Oui, c'est honteux, on devrait leur envoyer une délégation pour leur montrer que nous sommes des êtres fréquentables, avec une culture passionnante et un savoir-vivre incontestable. Et leur vendre une ou deux centrales nucléaires.