Les fonctionnaires sont-ils muselés ?
Les gendarmes qui bravaient le devoir de réserve ont finalement cédé. Jeudi, alors que l'ultimatum de leur hiérarchie arrivait à échéance, ils ont sabordé leur association baptisée Forum gendarmes citoyens, comme l'exigeaient leurs supérieurs. C'est cette structure, très présente sur le Net, créée par huit gendarmes en avril, qui était au cœur d'une controverse sans précédent, dans les rangs de l'armée, depuis le début de la semaine.
Mardi, le président du tribunal de grande instance de Paris avait pris une décision très remarquée en acceptant de se déclarer compétent pour étudier une plainte pour « voie de fait » déposée par les huit gendarmes du Forum. L'audience avait lieu ce jeudi.
Si le juge des référés avait rendu sa décision dans la foulée, le débat aurait pu aller plus loin. Mais en décidant de se prononcer seulement lundi, la juridiction a tranché en creux : soumis à un ultimatum explicite, les gendarmes n'ont pas attendu le jugement pour rentrer dans le rang et ont annoncé la dissolution, sous quelques heures, de l'association.
Le devoir de réserve, un principe fondamental dans le statut des gendarmes
Leur démarche avait pourtant été très remarquée : estimant leur liberté d'expression empêchée, ces derniers avaient assigné en justice toute leur hiérarchie… jusqu'au plus haut niveau puisqu'Hervé Morin, ministre de la Défense, était lui aussi concerné. Une première alors que, traditionnellement, les gendarmes tendaient à ériger leurs épouses en porte-voix, faute de pouvoir hausser le ton publiquement.
Car le devoir de réserve reste un principe fondamental dans le statut des gendarmes, qui n'ont par exemple nul droit d'adhérer à un parti politique ou à un syndicat. A la fois militaires et fonctionnaires, ces derniers sont astreints à un impératif de réserve particulièrement strict qui a survécu à la réforme du statut des gendarmes en 2005. C'est ce que décrypte pour Rue89 Me Christophe Courage, un avocat parisien dont l'activité dominante est le droit des agents publics :
En repoussant à lundi sa décision, le juge a-t-il manqué une occasion historique de mener le débat sur la place publique ? L'époque était pourtant décisive puisqu'approche la réforme de la gendarmerie. Au 1er janvier 2009, les gendarmes doivent passer sous la tutelle du ministère de l'Intérieur, et cette perspective échauffe nombre de képis. Ce changement ne devrait pas manquer de reposer la question du devoir de réserve le plus strict imposé aux gendarmes.
A l'entrée en vigueur de la réforme, ils devraient conserver leur statut de militaire… tout en étant intégrés dans la police. Or, par tradition, la police est un corps fortement syndiqué. Cette liberté de parole fera-t-elle des émules chez les gendarmes, ébréchant une chape de plomb encore peu chahutée, comme le montre le volte-face du Forum gendarmes et citoyens ce jeudi ? La gendarmerie et, plus généralement, l'armée, reste sans conteste le cercle de fonctionnaires où la question du devoir de réserve se pose avec le plus d'acuité. Mais l'ensemble de la fonction publique n'en est pas moins concerné.
L'armée est-elle seule muette ?
Récemment, Rue89 a relaté deux histoires mettant en balance le devoir de réserve et la liberté d'expression d'agents de la fonction publique : celle du sous-préfet Bruno Guigue, sanctionné pour des propos qu'il avait tenus contre Israël, mais aussi celle de Danièle de Chambrun, directrice d'école qui avait vertement critiqué la réforme Darcos sur Rue89 un jour de grève.
Syndiquée, cette dernière a finalement été épargnée des pressions exercées par l'inspecteur d'académie pour entorse au devoir de réserve. Toutefois, fantasmes et d'inquiétudes perdurent quant à la marge de manœuvre des fonctionnaires en France. Me Christophe Courage, qui dit toutefois recevoir peu de contentieux en la matière, explicite ainsi les obligations qui incombent aux agents publics :
« C'est hors du cadre de l'exécution du service que l'on parle de devoir de réserve. Dans le cadre du service, tout fonctionnaire doit s'abstenir de tout acte propre à faire douter de sa neutralité. Ce qui implique qu'un fonctionnaire, dans son activité, ne peut pas du tout exprimer des opinions politiques ou religieuses. »
Neutralité, loyalisme… et fonction hiérarchique
Quid, alors, de ses obligations en dehors du service ? Elles recouvrent des impératifs de neutralité et de loyalisme, explique encore Me Christophe Courage :
Toutefois, tous les fonctionnaires ne sont pas astreints au même degré de réserve. C'est le cas, comme on l'a vu, des militaires qui en ont l'obligation légale de par leur statut, contrairement aux autres agents publics. Pour les non-militaires, c'est le degré hiérarchique qui conditionne l'étendue de la liberté d'expression, poursuit l'avocat :
« Le devoir de réserve est plus ou moins contraignant selon le degré hiérarchique de l'agent. C'est une création qui n'est pas une création légale, contrairement à la liberté d'opinion, mais une création jurisprudentielle. Dès lors, son contour est beaucoup plus flou et l'appréciation qu'en font les juridictions en est beaucoup plus pragmatique. Si vous êtes haut fonctionnaire ou un fonctionnaire de catégorie plus modeste, vous n'aurez pas les mêmes obligations. »
C'est ce qui a fondé le limogeage du sous-préfet de Saintes, limogé en mars pour avoir notamment écrit dans une tribune publiée sur le Web qu'Israël était « le seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles ». Haut fonctionnaire, le sous-prefet était alors astreint à un impératif de réserve des plus élevés de par sa fonction.
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à I.P
De Job Lake Barzh
Chapiau rond | 19H16 | 06/06/2008 |
La police est pour l'ordre dans les villes ;
La gendarmerie pour l'ordre dans les campagnes avec brigade dans le chef-lieu de canton.
Je crois comprendre la différence comme cela.
Je me souviens d'intervention de gendarmes dans une ville où se trouve un commissariat. Les policiers n'ont pas apprécié cette venue sur « leur » territoire.
Désolé pour ce msg en redondance avec un autre plus bas…
à I.P
De Voyageur
22H20 | 06/06/2008 |
Pensez vous réellement qu'en cas de coup d'état des policiers iraient arrêter des Militaires ? ? ?
Ils sont courrageux nos policiers mais bon faut pas trop leur en demander ils sont comme beaucoup, ils regarderont d'abord d'ou vient le vent
à Voyageur
De I.P
Flat4 | 01H53 | 07/06/2008 |
Pensez vous réellement qu'en cas de coup d'état des policiers iraient arrêter des Militaires ? ? ?
Je n'en sais rien, mais en tout cas il y aura une seconde force armée avec des troupes d'élite entrainées aux combats de rue qui pourra éventuellement réagir.
Du coup ça complique l'organisation d'un coup d'état pour s'assurer de leur soutien et augmente les risques de fuite.
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De Mobile
01H21 | 06/06/2008 |
@ Béatrice1. La France est un pays complexe. On dit aux quatre coins de l'hexagone, n'est-ce pas ? Alors, la France est, et reste, un pays complexe par définition. C'est simple et indigeste, mais comme ça ! Les CRS, la PN, la PJ, les RG, « ze » Parquet, « ze“ TI, ‘ze’TGI, ‘ze’ Cde¢, ‘ze’ ConCon, ‘ze’ GR (au Pâlais)… Je passe à table. On me cuisine… Aie ! Mouarf !
à Mobile
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 13H46 | 06/06/2008 |
Pouvez-vous me citer UN pays qui ne soit pas complexe ? La France n'est pas plus complexe que les autres, ni davantage le produit de son histoire que les autres.
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De pingouin_force_attak
alcoolique, drogué et dépravé | 19H40 | 06/06/2008 |
Ce que vous dites est faux, l'administration française est un bordel innommable.
à pingouin_force_attak
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 14H37 | 07/06/2008 |
Le « bordel innommable » de l'administration française n'a pas pour origine une complexité particulière de la France. Toutes les administrations du monde ont tendance à se transformer en « bordel innommable » si on les laisse faire, le « bordel » administratif français n'est pas pire qu'ailleurs.
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De kkadim
service public rhone alpes | 09H27 | 06/06/2008 |
l'existence d'une police et d'une gendarmerie est l'héritage de l'histoire : dans les villes, c'est souvent le pouvoir municipale, ou locale, qui controlait le maintient de l'ordre avec des « milices », hors les villes la sécurité était confier à l'armée. dans beaucoup de pays européen vous retrouvez cette partition. d'ailleurs jusqu'au XX° siécle c'est l'armée qui maintenait le pouvoir en cas de manifestation ( et comme c'était pas son métier, on ramassait les cadavres…). et ce fut un progrés, et oui un progrés, que l'invention des CRS, spécialement formé à « résorber » les manifestations houleuses, sans tirer dans le tas. il est sur qu'aujourd'hui cette distinction entre militaire et civil parait idiote ( les policiers se donnent du commandant et du lieutenant en place des commissaires et inspecteurs ), et le travail des gendarmes se différencient de moins en moins de celui des policiers, sauf pour la route.
à kkadim
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 13H57 | 06/06/2008 |
Dans beaucoup de pays européens, cette partition fait crier au fascisme ! Parlez donc aux Allemands et aux Britanniques de confier des affaires civiles à l'armée… Les gendarmes - comme des militaires qu'ils sont - n'ont pas le droit de grève, pas le droit de se syndiquer, ne sont pas assujettis à une limitation hebdomadaire du temps de travail… ils sont exclus du droit du travail, contrairement aux policiers. Dans une démocratie, le moins qu'on puisse dire c'est que ça devrait poser un gros problème.
Le système en vigueur dans ces pays-là (une police locale, une police régionale, et une police nationale - qui peut être appelée « fédérale » dans les fédérations - avec des missions bien précises pour chacune) est beaucoup plus conforme aux principes démocratiques.
Vous avez raison de dire que l'invention des CRS fut un progrès, car envoyer l'armée contre des grèvistes ou des manifestants (comme ça s'est fait couramment en France) est une GRAVE atteinte aux libertés fondamentales (et s'est plusieurs fois soldé par des massacres).
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De Victor Kaplan
enseignant | 17H29 | 06/06/2008 |
Les italiens ont des carabiniers. Les seuls, d'ailleurs, a avoir combattu la Maffia, la police étant gangrénée par la Pieuvre. Un général de gendarmerie (della Chiesa) a été assassiné par la Maffia.
Notre police est-elle aussi imperméable à la corruption qu'il le faudrait ? Nos gendarmes ont le même avantage que leurs cousins carabiniers…
à Victor Kaplan
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 22H39 | 06/06/2008 |
Contre la corruption, l'armée au pouvoir ? ? ? Elle est bonne ! Vive Franco et Pinochet, alors.
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De Victor Kaplan
enseignant | 00H20 | 07/06/2008 |
La caricature n'améliore guère le débat.
à Victor Kaplan
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 14H33 | 07/06/2008 |
C'est pourtant la suite logique de votre argumentaire !
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De Victor Kaplan
enseignant | 18H02 | 07/06/2008 |
Eh bien ! La jolie démocrate que voilà !
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De I.P
Flat4 | 12H49 | 07/06/2008 |
Les gendarmes - comme des militaires qu'ils sont - n'ont pas le droit de grève, pas le droit de se syndiquer, ne sont pas assujettis à une limitation hebdomadaire du temps de travail… ils sont exclus du droit du travail, contrairement aux policiers. Dans une démocratie, le moins qu'on puisse dire c'est que ça devrait poser un gros problème.
Comme vous dites ils sont militaires, ce qui implique des contraintes dont ils ont été informés librement et, jusqu'à preuve du contraire, on ne leur a pas mis de pistolet sur la tempe pour signer leur contrat et ils ont le droit de partir.
Si vous voulez avoir les mêmes droits civiques que les autres il ne faut pas aller dans l'armée, si vous aimez les structures clairement hiérarchisées qui vous prennent en charge et les réductions à la SNCF il faut y aller.
Je ne vois pas trop le problème avec la démocratie.
à I.P
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 14H31 | 07/06/2008 |
Le problème démocratique que pose l'existence de la gendarmerie, c'est de donner à des militaires un pouvoir sur les civils en temps de paix. Il est par ailleurs normal et souhaitable que l'armée soit apolitique et obéisse au doigt et à l'oeil (au pouvoir CIVIL), mais seulement pour remplir sa mission qui est de défendre le pays, pas de lutter contre la criminalité en temps de paix. Cette mission-là doit être dévolue à une institution civile (à des fonctionnaires bénéficiant de tous leurs droits de citoyens). C'est comme ça que fonctionnent les démocraties dignes de ce nom, car c'est la garantie du respect des droits fondamentaux.
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De Emma Indoril
Nérévarine | 09H56 | 06/06/2008 |
Ayant fréquenté des gendarmes, j'ai quelques anecdotes qui répondent à votre question.
Utile, d'un point de vue pratique certes non. Mais utile d'un point de vue idéologique et de séparation des pouvoirs, oui.
Comme il a été dit plus haut, on ne met pas tout les œufs dans le même panier.
à Emma Indoril
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 13H44 | 06/06/2008 |
Ca n'a rien à voir avec la séparation des pouvoirs ! Dans une démocratie, les pouvoirs qui doivent être séparés sont l'exécutif, le législatif et le judiciaire.
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De Schtroumpf perplexe
physicien | 09H30 | 07/06/2008 |
Lorsque la séparation des pouvoirs est compromise (coup d'Etat, régime totalitaire etc.) c'est généralement le pouvoir judiciaire qui trinque en premier : il devient soumis à l'executif.
Or le bras armé de l'exécutif, c'est « les forces de l'ordre ». Si il existe deux institutions en charge de celles-ci, alors un exécutif tenté par un mauvais coup devra faire plus d'efforts : il faudra convaincre une fois la police, une fois la gendarmerie de transgresser leur mission. Ce sera plus difficile, et en ce sens, avoir la police plus la gendarmerie offre une protection supplémentaire de la séparation des pouvoirs.
à Schtroumpf perplexe
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 14H47 | 07/06/2008 |
Le pouvoir judiciaire ne trinque pas davantage que le pouvoir législatif en cas de coup d'Etat, car TOUT est alors soumis à l'exécutif. Le bras « armé » de l'exécutif en cas de coup d'Etat, c'est (justement) l'ARMEE.
D'autre part, la séparation des pouvoirs est TRES mal assurée sous la constitution de la Vè République.
Je trouve incroyable de justifier le pouvoir des militaires sur les civils en temps de paix dans une démocratie par l'obsession du coup d'Etat ! L'existence de la gendarmerie n'a RIEN à voir avec la séparation des pouvoirs.
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De Schtroumpf perplexe
physicien | 11H22 | 08/06/2008 |
J'ai bien compris que la séparation police/gendarmerie n'a pas été décidée pour consolider la démocratie. Je pense que cela est un effet secondaire, peut-être imprévu, mais potentiellement utile.
La gendarmerie a un grand intérêt pour la démocratie : c'est la seule partie de l'armée qui, de par sa mission, est au contact des citoyens. On peut se moquer, dans des sketches, des gendarmes qui boivent le pastis au troquet du coin, il n'empêche que cela n'est pas rien. Ils sont « dans le monde ». Dans les autres corps d'armée, on peut vivre entre soi, très à l'écart du monde civil. (J'en ai fait l'expérience dans une ville de garnison lors de mon service militaire). Là encore, l'existence des gendarmes pose une difficulté pour l'organisation d'un putch : difficile de s'appuyer sur des gens quotidiennement au service de la population pour faire usage de la force contre la démocratie. Pas impossible certes, mais plus difficile.
Je n'ai pas l'obsession du coup d'Etat quand on traite des affaires civiles. Mais en ce qui concerne les affaires militaires : oui. En effet le rôle principal de l'armée est d'intervenir quand l'Etat est menacé.
Je suis bien d'accord avec vous que la séparation des pouvoirs est très mal assurée avec la constitution de la Veme République.
Je suis d'accord aussi que le pouvoir législatif est laminé lors des coups d'Etat ; mais cela concerne moins la question de la police, dont nous parlons, qui est en charge (je crois) d'agir pour l'application de la loi (donc pour le pouvoir judiciaire) et pas pour son élaboration (pouvoir législatif).
Enfin, je ne tiens pas à dire que le système actuel est bon, ni qu'il garantit la démocratie pour les mille années à venir. Je sais qu'en cas de crise grave -guerre, occupation, coup d'Etat, putch, révolution, vagues d'assassinats politiques etc- tous les systèmes seraient mauvais. Il reste à savoir lesquel serait le moins pire.
à Schtroumpf perplexe
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 12H23 | 08/06/2008 |
Le « moins pire » des systèmes, c'est-à-dire le meilleur, c'est à mon avis d'avoir des institutions démocratiques solides respectant à la lettre la séparation des pouvoirs, instaurant en face de chaque pouvoir un contre-pouvoir, et garantissant les libertés fondamentales. Il existe des pays où il n'y a jamais eu de coup d'Etat (Etats-Unis), où le dernier coup d'Etat remonte au milieu du XVIIè siècle (Royaume Uni) - pour ne parler que de ceux que je connais bien… Chacun doit être à sa place avec une mission bien précise n'empiétant pas sur celle des autres.
Je trouve vraiment très étonnante l'obsession du coup d'Etat qui transparaît dans beaucoup de messages ici, pour tout dire je la trouve inquiétante. Ca vous fait négliger le grave problème que je soulève : le pouvoir donné à des militaires sur des civils en temps de paix, qui est totalement contraire aux institutions démocratiques.
Par ailleurs, le fait d'avoir deux polices complètement séparées, indépendantes, qui se détestent et font de la rétention d'informations, a régulièrement donné lieu à de graves dysfonctionnements dans le traitement d'affaires criminelles, ce n'est pas un aspect négligeable du problème.
à Emma Indoril
De akesbi
méli-mélo méditatif | 21H36 | 06/06/2008 |
Séparation des pouvoirs ? mais la dualité police/gendarmerie n'a rien à voir ! ……. et cette dualité n'a strictement rien empêché en 1940 !
Voulez-vous me dire qules pouvoirs elle a pu limiter dans cette periode noire !
Le problème est dans la liberté d'expression syndicale
de toute une institution et les devoirs particuliers de ces fonctionnaires pourraient très bien s'accommoder d'un minimum de droit syndical !
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De Gandijyn
10H17 | 06/06/2008 |
Tous les fonctionnaires ne sont pa muselés, ils sont seulement des petits « soldats » bien dressés pour ne pas aboyer… taillable et corvéable à volonté…
C'est : on exécute (les ordres), et on discute … après (ces contestations peuvent être « consignées par écrit » et observables, un an après, lors de l'inspection générale ! …
Wouarf, wouarf, wouarf…
à Gandijyn
De kkadim
service public rhone alpes | 22H21 | 06/06/2008 |
miaou
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De micke
utopiste | 12H09 | 06/06/2008 |
ta question élude la vraie question :
a quoi sert la police (sisi c'est la même chose) ?
reponse : à protéger la propriété privée = à protéger les riches des pauvres.
c'est ce pourquoi elle a été inventée,
c'est ce pourquoi elle existe toujours,
quoiqu'ils disent, quoique la populasse croit.
« On oppose souvent au discours anti-flic de base la vision d'une police nécessaire et utile, qui serait composée de mauvais éléments, mais qui dans l'ensemble remplirait une mission nécessaire, de “ service publique ” pourrait-on dire.
En affirmant que la police est nécessaire, on affirme aussi que la police se doit d'être là. Dans ces conditions, pourquoi ne serait-elle pas partout ?
Si la notion de nécessité ne peut être remise en question, il est par contre indispensable d'aller au-delà de cette simple constatation, qui impose et légitime comme un fait naturel cette “ police partout ” (justice nulle part). »
la suite : le flic est en nous, par boze
à micke
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 13H58 | 06/06/2008 |
Et l'armée, elle a été inventée pour protéger les pauvres ? Pfff…
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De micke
utopiste | 20H56 | 06/06/2008 |
non l'armée a été inventé pour que les pauvres tuent les pauvres quand les pauvres deviennent vraiment trop nombreux.
Pour cela il faut évidemment la complicité d'un voisin riche qui a aussi des pauvres à tuer.
c'est bien ficelé t'inquiètes
à micke
De pingouin_force_attak
alcoolique, drogué et dépravé | 23H36 | 06/06/2008 |
hey ! confond pas la vie avec 1984 d'Orwell hein ! ?
à micke
De pingouin_force_attak
alcoolique, drogué et dépravé | 19H48 | 06/06/2008 |
vision très simpliste, trop simpliste. Si la police n'était pas là, les gens n'étant pas des saints, ce serait la loi du plus fort. Quoi qu'on en dise, malgré de trop nombreuses bavures, la plupart des policiers sont des gens biens ; la force de la police, reste, officiellement contrebalancé par l'état.
donc
« a quoi sert la police (sisi c'est la même chose) ?
reponse : à protéger la propriété privée = à protéger les riches des pauvres. »
c'est ridicule, dégradant, inutile et ne va pas dans la logique d'une critique constructive, qui est donc peu crédible et malhonnête.
L'anarchie reste et restera une utopie (malheureusement)