
Après la mobilisation du corps enseignant contre les réformes du ministre de l'Education Xavier Darcos, c'est au tour des parents d'élèves de prendre le relais. L'école élémentaire Charles-Hermite dans le XVIIIe arrondissement de Paris est ainsi occupée depuis vendredi. Mardi après-midi, ce sont cinq femmes qui occupent le bureau de la directrice. Deux d'entre elles refusent de se prononcer ou de donner leur nom.
Sabine Baroux, représentante des parents d'élèves au conseil de l'école, explique que le mouvement est venu des parents et des enseignants : « Nous sommes indépendantes », ajoute-t-elle avec une pointe de fierté. Dans d'autres établissements, comme l'école Saint-Merri, dans le IVe arrondissement, ce sont les associations de parents d'élèves qui ont pris l'initiative.
A Charles-Hermite, la mobilisation vient de commencer : « Pour l'instant c'est soft, mais ça pourrait devenir plus virulent. » Elle reste symbolique pour l'instant : une banderole « Pour l'école de la République » déployée à l'entrée, des distributions de tracts et des échanges avec les autres parents, dont une bonne partie parle mal français. Mais les élèves sont accueillis normalement, et les cours ont lieu. Les parents espèrent motiver de nouveaux participants pour occuper d'autres lieux clés de l'établissement.
Eviter aux profs de perdre trop d'argent en multipliant les journée de grève
Dans cette école située en zone d'éducation prioritaire, les récents mouvements de grève des enseignants a été bien suivi, entraînant le fermeture de l'établissement à plusieurs reprises. Parfois, une seule classe fonctionnait. Pourtant, ce mardi, seuls deux enseignants étaient en grève, dont un qui devrait être de retour dès jeudi. Les parents entendent donc « prendre le relais ». Pour éviter aux profs de trop lourdes retenues sur leur fiche de paye :
La directrice de l'école, quant à elle, considère que l'action des parents est un « encouragement et un témoignage » à l'égard des enseignants :
Les parents d'élèves affirment être en contact avec d'autres établissements, comme l'école élémentaire Belliard, dans le XVIIIe arrondissement, sans qu'une vraie coordination se soit mise en place pour l'instant, à l'échelle de l'arrondissement ou de la ville.
Boulot oblige, beaucoup d'entre eux ne peuvent rester sur les lieux en permanence. Mardi à 14h30, l'occupation de l'école Ménilmontant n'était assurée que par une seule maman. La directrice de l'école, qui par « prudence » vis-à-vis du rectorat, a refusé de se prononcer au sein de l'établissement, est solidaire du mouvement.
Contre la réforme de la carte scolaire et les nouveaux programmes
Les revendications des parents rejoignent celles des professeurs : ils récusent la mise en concurrence des établissements scolaires avec la suppression de la carte scolaire, et les nouveaux programmes qui, selon eux, ne placent pas la réflexion mais le « par cœur » au centre de l'apprentissage.
Surtout, c'est la question des fichiers base élèves qui scandalisent. Sur son site, la FCPE des Pyrénées Atlantiques dénonce ce fichage en donnant l'exemple d'une expérimentation à l'école primaire de Monein : une classe de CM2 a eu à remplir un questionnaire d'évaluation dont la dernière partie portait sur des questions personnelles comme la nationalité et les conditions de vie de enfants chez eux. Cette évaluation était ensuite immédiatement renvoyée au ministère sans passer par les enseignants.
A l'approche des vacances, un risque de démobilisation
La mobilisation de la FCPE est particulièrement forte en Loire-Atlantique, où le secrétaire générale de FCPE 44 affirmait mardi qu'une centaine d'écoles étaient mobilisées de manière plus ou moins intense, les cours étant assurés ou non, selon les établissements.
L'association, proche des enseignants dans leur combat, appelle à une plus grande mobilisation et assure un prochain durcissement, avec des « actions coup de poing » .
Mais comment poursuivre le mouvement, alors que les vacances scolaires se profilent ? « C'est une bonne question », répond une représentante des parents d'élèves de Charles-Hermite. Elle espère que l'affaire sera réglée avant les vacances, sans quoi il faudra attendre une éventuelle reprise du mouvement à la rentrée.



















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De marie 75
16H47 | 04/06/2008 |
60 écoles occupées en loire atlantique (cf un question au gouvernement de la sem. passée)
à marie 75
De DéCRoiSSaNTE de LuNe
AnTi BLinG BLinG | 01H12 | 05/06/2008 |
La journée d'Enzo ou l'école de demain….
3 septembre 2012
Enzo est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, éculée, tâchée, un peu grande. Celle de Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d'une grande marque.
La maîtresse parle, mais il a du mal à l'entendre, du fond de la classe. Trop de bruit.
La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congés maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom qu'elle ne se
souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congés.
La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille. Plus gentille que l'intérimaire avant elle. Il sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal.
Du coup Enzo ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades.
On l'a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances.
Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait. Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l'a mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine.
Il a commencé l'école l'an dernier, à 5 ans. L'école maternelle n'est plus obligatoire, c'est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école.
Son cousin Brice a eu plus de chance : il est allé à l'école à 3 ans, mais ses parents ont dû payer.
La sieste, l'accueil et le goûter n'existent plus,
place à la morale, à l'alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel.
Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie. L'école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès.
Mais Brice a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l'école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne
peuvent pas l'aider pour les devoirs, ils font trop d'heures supplémentaires.
Mais Enzo a toujours plus de chance que son voisin Kévin : il doit se lever plus tôt et livrer
les journaux avant de venir à l'école, pour aider son grand-père, qui n'a presque pas de retraite.
Enzo est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide. Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base Élèves.
Il ne reviendra jamais.
Enzo n'oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police, à côté de son père menotté.
Il parait qu'il n'avait pas de papiers…
Enzo fait très attention :
Chaque matin il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère.
Du fond, Enzo ne voit pas bien le tableau. Il est trop loin, et il a besoin de lunettes.
Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l'assurance, et ses parents n'ont pas les moyens.
L'an prochain Enzo devra prendre le bus pour aller à l'école. Il devra se lever plus tôt. Et rentrer plus tard. L'EPEP (établissements publics d'enseignement
primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d'enseignant.
Ils seront 36 par classe. Que des garçons.
Les filles sont dans une autre école.
Enzo se demande si après le CM2 il ira au collège ou, comme son grand frère Théo, en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier seront moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par coeur.
Mais sa mère dit qu'il n'y a plus de travail, que ça ne sert à rien. Le père d'Enzo a dû aller travailler en
Roumanie, l'usine est partie là-bas. Il ne l'a pas vu depuis des mois. La délocalisation, ça s'appelle, à cause de la mondialisation.
Pourtant la vieille dame disait hier que c'est très bien, la mondialisation, que ça apportait la richesse. Ils sont fous, ces Roumains !
Il lui tarde la récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune soeur de maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse dans l'école, dans la classe de monsieur Luc. Il remplace monsieur Jacques, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c'était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie.
Il y avait aussi madame Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec des vrais livres ; un
inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner.
Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café, car sa formation n'est pas payée. Elle dit : « A 28 ans et un bac +5, servir des bières le soir et faire la classe la journée, c'est épuisant. » Surtout qu'elle dort dans le salon chez Enzo, elle
n'a pas assez d'argent pour se payer un loyer.
Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale, avec l'abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d'Arc et les dix commandements par coeur. C'est lui qui organise le voyage scolaire à Lourdes, à Pâques. Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien…
Enzo se demande pourquoi il est là.
Pourquoi Saïd a dû partir.
Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit.
Pourquoi et comment les usines s'en vont en emportant le travail.
Pourquoi ils sont si nombreux en classe.
Pourquoi il n'a pas une maîtresse toute l'année.
Pourquoi il devra prendre le bus.
Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages. Pourquoi on le punit ainsi.
Pourquoi il n'a pas de lunettes.
Pourquoi il a faim.
» Projection basée sur les textes actuels, les expérimentations en cours et les annonces du gouvernement.
Est-ce l'école que nous voulons ?
Le gouvernement a-til reçu un mandat populaire pour cela ?
Qu'attendons nous pour réagir ? «
à DéCRoiSSaNTE de LuNe
De m a i a
aquoiboniste | 07H01 | 05/06/2008 |
J'ai mal, mais…
…merci pour ce texte.
maia
à DéCRoiSSaNTE de LuNe
De marie 75
07H52 | 05/06/2008 |
tb ton papier … à frémir !
à DéCRoiSSaNTE de LuNe
De Job Lake Barzh
Chapiau rond | 08H49 | 05/06/2008 |
- Et deux impressions pour placarder dans mes écoles primaire et maternelle.
- Hélas, bcp de parents d'origines diverses savent à peine lire ! !
- Eh bien on lira pour eux, gast !
Quel texte, hélas trop réaliste…
à DéCRoiSSaNTE de LuNe
De Comptesuple18octàlademandeduriverain
bavureux mais pas ripoux ! | 08H58 | 05/06/2008 |
En « langue des oiseaux » Enzo = zone. Et Darcos = codar , il aurait du s « appeler Narcos. Comme Sarko : Narko …
Merci pour ce beau texte.
à Comptesuple18octàlademandeduriverain
De Raoul le Maléfique
bosse dans un fond et ne vit pas au... | 17H36 | 05/06/2008 |
Non mais regardez leur tronche ! ! ! !
Parfois le physique en dit beaucoup…
Non mais regardez les ces paresseux de fonctionnaires, ces incapables du travail, ces professionnels de la frève, ces bons à rien….
Quand je pense que les artisnas, les petits commercants, les professions liberales bossent 6 jours sur 7 comme des chiens : ils font grève, c'est une journée en moins de revenus, u ne journée en plus de charges…..
A coté de ces assistés qui bouffent et qui peuvent faire la grève avec l'argent de leurs impôts….
Il est impossible qu'il n'existe pas de paradis et d'enfer…
Tellement l'injustice est criante…Honte à eux, et à leur fan club (n'est ce pas vous tous ? ? )
à Raoul le Maléfique
De nonukatall
17H56 | 05/06/2008 |
T'es hors sujet raoul 0sur10
lis plutôt ça, ça vient de Papaïchton, à 1 heure de pirogue seulement de Maripasoula, (plus grande commune de France) où les problèmes sont bien sûr les mêmes
Quand nos enfants guyanais auront-ils les mêmes chances que vos élèves métropolitains ?
Non francophones, ici, les élèves ont besoin de plus d'heures en maîtrise de la langue, de matériels pédagogiques adaptés, de classes spécifiques (CLIS, CLAD, CLIN), et bien sûr de leurs enseignants. Comment travailler dans des écoles fantômes quand les classes des enseignants malades sont fermées ? Elèves, parents, enseignants, nous faisons la grève pour améliorer l'avenir de nos enfants. C'est pour eux que nous ne laisserons pas passer la réforme visant à supprimer des postes, à supprimer les classes spécifiques.
A l'ouest, nos enfants n'ont pas de lycées, s'ils doivent continuer leurs études, ils sont obligés d'aller sur le littoral où nous devons créer des internats de qualité pour les recevoir.
A l'ouest, les élèves venant des campements peuvent passer la journée sans manger puisque nous n'avons pas de cantine.
A l'ouest, les enfants peuvent s'intoxiquer dans des écoles pleines de fientes nocives de chauves-souris.
A l'ouest, nous subissons tant d'aberrations que jamais nous ne laisserons passer cette grève sous silence.
reçu de Papaïchton le 5 juin
à Raoul le Maléfique
De Tiphainemmanuelle
optimisteparcequellelevautbien | 19H09 | 05/06/2008 |
le paradis existe il est peuplé de belles filles intelligentes qui préfèrent s'envoyer en l'air avec des fonctionnaires plutôt qu'avec des mecs comme toi
ta frustration fait presque peine
à Tiphainemmanuelle
De parti
punishment park | 19H18 | 05/06/2008 |
le nazifique s'invite avec ses potes multicomptes…normal il vient de décuver…
à Raoul le Maléfique
De Comptesuple18octàlademandeduriverain
bavureux mais pas ripoux ! | 19H49 | 05/06/2008 |
J » ai bossé 17 ans dans une banque, que j » ai quittée pour faire 20 ans de maçonnerie : je n » ai jamais regretté mon ancien job, fait de stress imbécile, aux ordres de chefs incompétents et arrogants (j » espère que cela a changé). J » ai bossé ce qu » il fallait pour gagner dignement ma vie, mais refusé un patron et trop d'heures de travail. La plupart des ouvriers que j » ai cotoyés étaient faits pour être esclaves : des gros cons haineux, incapables de prendre le risque de bosser seuls. J'entendais un maçon il y a quelques temps qui en appelait un autre « eh ! le canaque ! » et comme l'autre ne répondait pas : « eh ! le canaque noir ! ».Et en plus tous ces mecs se vantaient de voter Sarközy , par haine des arabes.Alors, je ne les plains pas : avec Sarkö ils ont choisi l » esclavage, eh bien qu'ils en chient !
à DéCRoiSSaNTE de LuNe
De Esther13
secrétaire à Marseille | 11H21 | 05/06/2008 |
oui, c'est bien ça qui attend les petits dans les années à venir. Merci pour ce texte.
à DéCRoiSSaNTE de LuNe
De Ryze
La Jeune Garde Rouge | 12H35 | 05/06/2008 |
Merci pour ce post ma foie terriblement realiste si les choses continuent ainsi… : (
Ne baissons pas les bras, continuons la resistance ! ! !
à Ryze
De AmandineH
employée | 14H07 | 05/06/2008 |
commencez la résistance de manière douce et bon enfant le 13 juin http://nuit.des.ecoles.over-blog.com/
et faites passer
à DéCRoiSSaNTE de LuNe
De Pierrrrre
13H59 | 05/06/2008 |
C'est nul de nièvrerie,
Du niveau à se faire applaudir par les quelques nervis syndiqués de LaRue.
Un texte de petite propagande pour CM2 d'écoles d'Allemagne de l'Est de la triste époque.
…nostalgie ?
à Pierrrrre
De léo solo
17H42 | 05/06/2008 |
La nièvrerie …
un nouveau concept ?
Le sieur pierrrre
serait-il un nostalgique des numéros de département en voie d'effacement sur les plaques d'immatriculation.
Quoi qu'il en soit
confondre « n » et « m »
est très révélateur.
Une fois de plus c'est du niveau à se faire applatir.
à léo solo
De Pierrrrre
20H34 | 05/06/2008 |
ben oui, un souvenir de Mitterrand qui m'a fait glisser de sa manière d'être à son département
à Pierrrrre
De léo solo
20H53 | 05/06/2008 |
Mon voisin prétend que vos essais de justification ne font que vous enfoncer davantage.
Appeler glissade votre manière d'associer les idées est modeste ; ce sont de véritables dérapages incontrôlés
à Pierrrrre
De Raoul le Maléfique
bosse dans un fond et ne vit pas au... | 18H19 | 05/06/2008 |
C'est clair ca ne m'étonne pas que ca existe les bobos, les paresseux et les socialos qui squattent la rue..
à Raoul le Maléfique
De Tiphainemmanuelle
optimisteparcequellelevautbien | 19H11 | 05/06/2008 |
et oui , la rue est à nous ! ! ! ! ! !
et en plus on t'enchose
à Tiphainemmanuelle
De parti
punishment park | 19H27 | 05/06/2008 |
normal qu'un beau beau ait la haine des bobos…lui si beau avec sa tronche de bonobo…
à Raoul le Maléfique
De Comptesuple18octàlademandeduriverain
bavureux mais pas ripoux ! | 20H12 | 05/06/2008 |
raoul, tu as du te faire niquer bien souvent par ton patron, pour être aussi aigri : tu ne t « es jamais dit qu » un froc, ça se portait à la taille et pas sur les chaussettes ? c « est plus élégant, mais l » élégance, tu connais pas …
à Comptesuple18octàlademandeduriverain
De parti
punishment park | 21H39 | 05/06/2008 |
les RG, l'image est belle…le seul mec sympathique avec le froc sur les chaussettes, c'est celui de baleine dans full metal jacket …
salutations
à Pierrrrre
De sarkophage_xyz
19H35 | 05/06/2008 |
Je te met un naze Pierrot, c'est peur être bien la seule chose qui marchait bien dans les pays de l'est l'éducation. C'est emmerdant les citoyens éduqués, ils finissent par ne plus accepter n'importe quoi.
à sarkophage_xyz
De Pierrrrre
21H46 | 05/06/2008 |
»….la seule chose qui marchait bien dans les pays de l'est l'éducation…. »
==> on y apprenait en Allemagne de l'Est la nécessité de dénoncer ses parents lorsqu'ils n'étaient pas de bons communistes,
et aussi on faisait pression sur les mauvais élèves, en les accusant de baisser par leur faute le niveau de la classe.
Les futurs sportifs étaient recrutés dés leur jeune age en fonction d'un physique.
Ils étaient recherchés par des moniteurs allant d'école en école pour détecter les meilleurs yearlings afin de les préparer intensivement à faire honneur au pays et à son drapeau frappé de l'araignée de faucille et de marteau
à DéCRoiSSaNTE de LuNe
De DéCRoiSSaNTE de LuNe
AnTi BLinG BLinG | 17H38 | 05/06/2008 |
Pour info - Je ne suis pas l'auteur de ce superbe texte !
Désolée d'avoir donné cette impression.
Je l'ai reçu par mail, en pièce-jointe, anonyme.
Mes plus plates excuses au créateur !
à DéCRoiSSaNTE de LuNe
De Raoul le Maléfique
bosse dans un fond et ne vit pas au... | 18H16 | 05/06/2008 |
NUL ce commentaire, ca ne m'étonne pas que les autres trucs aiment ca…
à DéCRoiSSaNTE de LuNe
De clausius
19H36 | 06/06/2008 |
Moi ce texte m'a fait rire tellement il est de mauvaise foi.
Bon, maintenant c'est parti, traitez moi de réac ou de facho ou de je ne sais pas trop quoi, bref, le discours formaté habituel…
à marie 75
De marie 75
13H26 | 06/06/2008 |
Nouvelles des manifs en Guyane (enseignement)
Il s'agit de faire état de la manifestation de ce mardi et des engagements pour la suite du mouvement.
I Succès de la mobilisation :
Le cortège de Saint-Laurent a regroupé 800 manifestants. La mobilisation des parents d'élèves a été sans précédent dans l'histoire du mouvement. Ceci rend encore plus légitime notre action et renforce notre détermination à aboutir. Nous remercions tous ceux qui ont soutenus la manifestation. Nous avons créé l'évènement en occupant la Sous-Préfecture, symbole de l'Etat dans la seconde circonscription. Cette initiative nous a valu l'intervention des forces de l'ordre.
II Condamnation de l'état de violence :
Les manifestants ont subi l'intervention musclée des forces de l'ordre, traduite dans les faits par des projections de lacrymogènes mais également par des coups de matraque. Quelques manifestants ont été interpellés plus violemment, frappés au sol après avoir été menottés. Nous condamnons cette répression qui est aujourd'hui la seule réponse apportée à nos revendications. Nous rappelons que la rupture de communication avec le Recteur a été suivie par un profond silence de la part du Ministère et qu'aucun interlocuteur ne nous a été proposé. Nous déplorons par ailleurs les dommages physiques et matériels causés lors de cette journée. Nous considérons cependant que l'Etat est le responsable de la dégradation de la situation.
III Nos demandes :
Nous demandons une réponse écrite à nos revendications. Nous demandons un interlocuteur compétent et mandaté pour négocier à propos de notre plateforme de revendications. A ce titre, nous informons que nous nous rendrons au rendez-vous proposé par la mission interministérielle ce jeudi 5 juin. Cependant, nous savons que cette mission est mandatée pour faire état de la situation de l'éducation mais qu'elle n'a pas vocation à négocier quoi que ce soit. Cette mission n'est donc pas un interlocuteur de choix.
IV Nos engagements :
Nous nous engageons à poursuivre le mouvement jusqu'à avoir obtenu satisfaction. Nous nous engageons à mener des actions à la mesure de l'enjeu que représente l'éducation en Guyane.
V Les responsabilités :
Notre seule responsabilité est de faire valoir une éducation de qualité pour toutes les Guyanaises et tous les Guyanais. Nous remettons à l'Etat la responsabilité d'une dégradation de la situation.
Le 3 juin 2008 à 18h.
Denis Fourré, Arnaud Heude, Pierre Gutierrez, Pour le collectif de l'ouest.
Ce soir, comme prévu, une ag s'est tenue à la charbonnière sous l'impulsion des parents. Nous étions environ 70 avec pas mal de parents.
Ces derniers ont décidé de bloquer demain l'ensemble des collèges de Saint-Laurent. Ils sont au moins 10 par établissement plus quelques enseignants. J'invite donc l'ensemble des enseignants à se joindre à ce mouvement. L'idée étant de faire passer le message que demain on bloque les collèges mais si on n'a toujours aucune réponse, on n'exclut pas d'aller plus loin.
Après le blocage, rendez vous pour tous au rectum (apparement, c'est le nouveau nom de l'antenne du rectorat)
Hésitez pas à vous inscrire en laissant un commentaire.
Rendez vous vers 6h45 devant chaque établissement
Comme prévu, les parents se sont retrouvés avec quelques enseignants pour bloquer les 4 collèges de Saint-Laurent. Tout s'est bien passé sauf pour le collège 5 où le principal est rentré dans une énorme collère, traitant les enseignants de chasseur de primes et de profiteurs.
Vers 9h30, après le retour chez eux des élèves, nous nous sommes tous retrouvés au rectorat afin d'envisager la suite. Une discussion très animée s'est mis en place et les parents ont décidé de bloquer demain le collège 1 ainsi que les écoles de la charbonnière, de SAbayo, des sables-blancs, de Millien et de 3 autres à confirmer.
La matinée s'est terminée par une marche spontanée des parents vers le marché et la braderie, en passant par la sous-préfecture, fermé jusqu'à nouvel ordre. ils ont ainsi pû informer la population de notre mouvement.
Rendez vous donc demain matin à 6h45 dans les établissements cités précédemment.
À Loka l'école est fermée(tous les enseignants sont grévistes ! ! ) depuis le 27 mai.
Aujourd'hui, nous avons affrété une pirogue pour aller à Maripasoula. Nous avons réussi à obtenir une grande pirogue et l'essence a été prise en charge par les enseignants. une cinquantaine de personnes, parents d'élèves, collégiens et enseignants de Loka ont ainsi pu se déplacer pour la manifestation. une pirogue venant de Papaïchton a fait de même…
Environ 200 personnes se sont donc retrouvées et ont défilé dans la ville pour aboutir sur la place des fêtes pour un rassemblement.
Loka
La Ligue des droits de l'Homme, section de Cayenne, soutient le mouvement de la communauté éducative guyanaise.
Elle constate que les mesures de suppression de postes visent en priorité les enseignements spécifiques de soutien à des élèves en majorité non francophones.
Elle dénonce la fin du consensus sur les causes de l'échec scolaire en Guyane tel qu'il avait été établi par le Ministère de l'Education Nationale, après la grève de 9 semaines en 2001, dans les rapports des Inspecteurs Hebrard et Ronchin : nécessité de développer l'apprentissage du français par la scolarisation préélémentaire, par la mise en place d'enseignements spécifiques de français langue seconde, et la construction de 66 classes par an avec l'aide de l'Etat.
Ces suppressions de postes vont dans le sens du discours sur l'école, déjà dénoncé par la Ligue, prononcé par le Président de la République à Camopi, lors de sa visite en février dernier. Elle dénonce également le désengagement de l'Etat dans le nouveau plan Etat - Région pour la période 2008 - 2013 qui ne fait plus des constructions scolaires une priorité, contrairement aux deux plans précédents.
Elle dénonce à nouveau les inégalités dont sont perpétuellement victimes les enfants et les jeunes de notre département dans leur accès légitime à l'instruction.
Cayenne, le 4 juin 2008
De deecurl
| 16H55 | 04/06/2008 |
le calendriere que le gouvernement suit pour annoncer les réformes est évidemment judicieusement pensé pour étouffer « naturellement » toute protestation…
mais quoi qu'il en soit, bravo les parents !