tchat 04/06/2008 à 18h00

Chérèque : « CGT et CFDT n'ont pas de dessein machiavélique »


Réformes du gouvernement, représentativité… : le secrétaire général de la CFDT a répondu aux questions des internautes de Rue89.


François Chérèque dans les locaux de Rue89 (Rue89).

Après le tchat

Avant de quitter la rédaction de Rue89, François Chérèque a répondu à quelques dernières interrogations de la rédaction. Face caméra, cette fois. « Ravi » de ce tchat, il relève tout de même que les questions ont souvent « un caractère qui remet en cause les décisions de la CFDT ». Mais, justement, par ces interventions médiatiques, il peut « faire de la pédagogie » et « mobiliser ».

Un dernier message pour les travailleurs ? Laissons de côté pendant un mois la « polémique » sur la représentativité syndicale et concentrons-nous sur les problèmes de fond. Et pour le gouvernement ? Sur les 35 heures, respectez notre signature, il ne faut « pas modifier ce qu'on a signé » ! (Voir la vidéo)



Le tchat avec François Chérèque

Représentativité

Tintinac : Pensez-vous être un syndicaliste représentant les salariés ?

François Chérèque : Je représente d'abord les 803 000 adhérents de la CFDT. Ensuite, la CFDT a une représentativité forte, mesurée, par les élections qui existent : dans les entreprises et la fonction publique. Ce qui fait un deuxième niveau. Mais ça ne suffit pas : nous soutenons une réforme qui va faire que la représentativité soit mesurée par un vote dans les entreprises, le lieu le plus proche de la réalité du travail.

Elleif : Que pensez-vous du divorce entre militants, salariés sympathisants, délégués d'entreprises, cadres territoriaux et nationaux ?

François Chérèque : J'ai la faiblesse de penser que pour ce qui est de la CFDT, ce divorce n'est pas perceptible. Ce qui m'empêche pas des débats, parfois vifs, entre les militants de la CFDT et leurs responsables nationaux, comme ça a été le cas en 2003 sur les retraites, mais que nous avons réussi collectivement à dépasser.

La meilleure façon de mesurer cet écart entre les adhérents et leurs dirigeants, c'est d'une part développer le débat dans notre organisation et d'autre part, rendre des comptes aux salariés sur ce qu'on fait, et permettre aux salariés de nous approuver ou de nous sanctionner par leur vote.

Rue89 : A propos de la représentativité, l'Unsa vous soupçonne de vouloir « opérer une recomposition syndicale à froid autour de la CFDT et de la CGT, organisations qui par leur histoire et leurs pratiques, ne peuvent incarner à elle seules les aspirations de tous les salariés de ce pays ». Qu'en pensez-vous ?

François Chérèque : La seule chose que l'on souhaite faire, c'est de permettre aux salariés de voter pour les syndicalistes qui négocient en leur nom, en permettant à tous les syndicats qui existent dans notre pays de pouvoir se présenter aux élections d'entreprises, là où ils ont des adhérents. C'est donc les salariés qui décideront quel syndicat doit exister dans l'entreprise et quel syndicat ne doit pas exister, et non pas je ne sais quelle décision machiavélique de la CFDT ou de la CGT.

Choix stratégique et tactique

Elleif : Le mouvement syndical ne devrait-il pas se mettre en position de contre-offensive : c'est-à-dire ne pas se contenter de résister (ou négocier des positions de repli), mais proposer des choix qui soient des avancées.

Deux pistes dans ce sens : prendre ce qu'il y a de mieux dans telle ou telle convention collective et en demander l'élargissement à tous par le code du travail. Egalement, prendre dans les dispositions nationales de chacun des pays membres de l'UE celles qui protègent le mieux les salariés et en demander la généralisation à tous les pays membres de l'UE...


François Chérèque dans les locaux de Rue89 (Rue89).

François Chérèque : Si on prend l'exemple du temps de travail : la proposition que nous avons fait en commun avec Bernard Thibault, d'ouvrir au niveau interprofessionnel une négociation globale sur le temps et l'organisation du travail va dans ce sens. Et celle-ci doit se faire après une période d'évaluation de ce qui se fait dans les différents secteurs.

Pour ce qui est du niveau européen, il est très difficile de nous mettre d'accord entre syndicats européens pour faire le tri entre ce qui peut être considéré comme meilleur dans tel ou tel pays. Chaque pays ayant tendance à penser que le meilleur modèle européen est le sien. D'où, me semble-t-il, la solution d'ouvrir un espace de négociation pour construire du droit européen, indépendamment du modèle de tel ou tel pays.

Rue89 : Une harmonisation à l'échelle de l'Europe serait donc synonyme de moins-value sociale ?

François Chérèque : La culture européenne sur le droit du travail, c'est qu'on part des situations minimales pour améliorer vers de meilleures situations. A chaque fois qu'il y a une évolution, c'est une avancée pour le parti des travailleurs dans la situation la plus défavorable, sans rien changer pour les autres. C'est le principe du code du travail en France.

En plus, par exemple, en Suède, il n'y a pas de convention collective de branche. Chaque entreprise créée son propre droit, avec un syndicalisme très fort. En France, c'est l'inverse : 90% des salariés sont couverts par un accord de branche avec un syndicalisme faible. Quel est le meilleur modèle ? Un syndicalisme fort et peu de lois ou un syndicalisme faible et beaucoup de lois ? C'est une vraie question de fond sur le modèle de dialogue social.

kawouede : N'y-a-t-il pas nécessité de repenser les formes de luttes mais aussi d'organisation des salariés ? Le syndicalisme ne devrait-il pas inventer de nouvelles formes, plus ludiques, plus spectaculaires parfois (que le rituel grève-manif, facilement ringardisé par le pouvoir en place) ? Pourquoi la CFDT n'a-t-elle pas mis en place un système de blogs militants (par professions, par lieux, etc.) qui fonctionnerait en réseau sur la toile et permettrait de faire circuler les idées, les outils de la lutte ?

François Chérèque : Je suis preneur de toutes propositions de forme orginale de lutte qui permette une expression aussi importante et plus d'efficacité que la manifestation traditionnelle. Deuxième chose : le 12 juin, on ouvre un nouveau portail CFDT par lequel on pourra accéder à toutes les fédérations et régions CFDT avec des espaces réservés pour les adhérents. La deuxième étape, après ce portail, c'est d'ouvrir des espaces de forum entre adhérents CFDT.

Rue89 : Uniquement entre adhérents ?

François Chérèque : Dans un premier temps, pour rendre ce service en priorité à ceux qui paient une cotisation CFDT. Mais dans un deuxième temps, on réfléchit à une possibilité d'ouvrir des espaces au grand public. Il sera difficile de résister à cette demande, mais nous devons en débattre en interne avant de le décider.

Revendications sociales

Bon Scot vous reproche d'avoir été « sacrément naïf » sur la négociation du nouveau contrat de travail. Sa question : Monsieur Chérèque, que pensez-vous de la nouvelle rupture de contrat dit rupture de contrat par conciliation ? ! Je ne vous dis pas merci de mettre de futurs salariés dans « la merde » !

François Chérèque : Aujourd'hui, 80% des licenciements sont individuels, où le salarié est livré à l'arbitraire patronal dans la plupart des cas. Et d'ailleurs souvent dans des petites entreprises sans syndicat. La nouvelle situation donne de nouveaux droits aux salariés, donne un contrôle de la procédure par la direction du travail, double le niveau des indemnités de licenciement et permet au salarié de garder certains droits comme sa mutuelle et le droit individuel à la formation (DIF).
Ce n'est pas un recul par rapport à la loi de la jungle d'aujourd'hui.

Rue89 : Vous n'avez pas l'impression d'avoir été pris au piège par le gouvernement en acceptant ce nouveau contrat de travail, très critiqué ?


François Chérèque dans les locaux de Rue89 (Rue89).

François Chérèque : Je rappelle que cet accord a été signé par quatre confédérations sur cinq. Dans le milieu syndical, il n'est pas si critiqué que ça. Cette négociation avait commencé avant le changement de gouvernement, en janvier 2007. Il n'y a pas eu problème de délais avec le gouvernement. Alors que son projet était de créer un contrat unique, style CPE pour tout le monde, dans l'accord il est marqué que « tout licenciement devra être justifié » et dans la loi, c'est la suppression du CNE. Donc, encore une avancée par rapport au droit ancien.

Caro (qui vous juge « un peu court sur les modifications du droit du travail ») : Nous n'avons pas entendu M. Chérèque sur les autres points : notamment sur les discussions entreprise par entreprise (et donc sans cadre préétabli), plus de lien de subordination employeur/employé (ex : si un ouvrier du BTP n'a pas de chaussures de sécurité, ce sera sa faute et non celle de l'employeur qui doit veiller à la sécurité de ses employés) la modification des attributions des inspecteurs du travail (plus d'amendes, puisque plus de droit du travail)...

François Chérèque : Je pense que c'est une fausse lecture de l'accord. En aucun cas, on n'aborde la question de la responsabilité de l'employeur dans les domaines cités. Et en aucun cas on n'aborde les fonctions de l'inspection du Travail dans ce texte. Au contraire, on a institué un droit de regard sur la procédure de licenciement par la direction du travail, ce qui n'existait pas avant.

Rue89 : que penser des nouvelles modalités régissant l'intéressement ?

François Chérèque : Le projet de loi n'a pas encore été soumis aux organisations syndicales, donc il est difficile de le juger.

Pour moi, les intentions du gouvernement de donner des avantages fiscaux aux entreprises en échange d'une augmentation de l'intéressement pour les salariés porte un risque majeur : privilégier l'intéressement à l'augmentation des salaires, donc diminuer les charges sociales des entreprises avec des conséquences négatives pour les cotisations retraites et donc le niveau des retraites de demain.

Revolutiona : J'ai connu une mésaventure grave au sein de mon travail, car prise dans une histoire de harcèlement moral, j'ai eu du mal à me faire défendre par les syndicats en interne. Depuis mon licenciement, il y a eu épidémie de suicides dans mon secteur.

Que pensez-vous de la suppression des 60 conseils de prud'hommes ? Va-t-on faire des salariés des pantins taillables et corvéables jusqu'à ce que mort s'en suive ? Un syndicat m'a dit que vous vous réunissiez ensemble sur le problème... J'aimerais être sûre que vous soyez conscient qu'il existe réellement un harcèlement institutionnel !

François Chérèque : Le rôle d'un délégué syndical dans une entreprise est de venir en soutien d'un salarié ou d'une salariée victime de harcèlement moral. Actuellement, on a une négociation ouverte sur les problèmes de stress au travail, dont peut découler une partie des suicides.

Il s'agit de retransposer un accord européen qui reconnaît ce phénomène du stress au travail et qui demande à chaque pays de négocier sur ce sujet. Comme quoi le droit européen peut aider l'évolution du droit français.

Hier, la CFDT a exprimé son désaccord sur la nouvelle carte prud'homale. En particulier, à certains endroits, l'éloignement entre le conseil et le justiciable sera tel, que certains n'iront plus. Ce sera donc une inégalité d'accès à la justice selon son lieu d'habitation : ce n'est pas acceptable.

Pomme 53 : N'y-a-t-il pas eu précipitation dans la négociation sur le temps de travail ?


François Chérèque dans les locaux de Rue89 (Rue89).

François Chérèque : La réalité, c'est qu'on a négocié sur un seul sujet, le contingent d'heures supplémentaires dans les entreprises. Et uniquement sur ce point là, alors que le gouvernement nous avait demandé de réfléchir à la remise en cause de la durée légale du travail.

Cet accord signé par la CGT, la CFDT, le Medef et la CGPME, en abordant que le problème des heures supplémentaires refuse en fait de remettre en cause la durée légale du travail. Et c'est ça qui ne plaît pas au gouvernement et qui fait qu'aujourd'hui, il veut passer en force pour remettre en cause la durée du travail dans les entreprises.

Si on n'avait pas fait cet accord, alors le gouvernement aurait eu la possibilité de faire ce qu'il voulait. Et c'est parce qu'il y a eu cet accord, qu'on est légitime à appeler à la manifestation le 17 juin.

Rue89 : Vous avez dit récemment « le gouvernement choisit l'affrontement sur les 35 heures ». Jusqu'où êtes-vous prêt à aller dans ce combat ?

François Chérèque : Tout dépend du niveau de mobilisation du 17 juin. Si on est suffisamment nombreux, on aura la possibilité de remettre en cause le projet du gouvernement comme on l'a fait sur le CPE. Si ce n'est pas le cas, c'est le gouvernement qui sera en position de force. On a compté 600 000 manifestants le 22 mai, il faut les dépasser...

Cam14 (évoquant la prochaine discussion autour de la loi de mobilité et les mouvements de débrayages dans la fonction publique, par exemple dans les centres d'impôts) : La CFDT ne s'intéresse-t-elle plus à la fonction publique ? Considère-t-elle que le recul des garanties des fonctionnaires va améliorer la situation des autres travailleurs ?

François Chérèque : Il est vrai que le 10 juin, la CFDT n'appelle pas à la journée d'action dans la fonction publique, parce que nos fédérations ne l'ont pas souhaité. Et dans les impôts, on est sur une négociation sur les conséquences du rapprochement trésor/impôts, rapprochement que nous avions soutenu lors du premier projet du gouvernement Jospin en 1999.

Phil2922 : Chérèque dit que les débats ont été vifs en 2003 avec les militants de la CFDT sur le dossier des retraites. Mais il a été plus que vif, puisque des centaines d'adhérents ont alors quitté cette organisation qui n'est capable que d'une seule chose : trahir la classe ouvrière...

François Chérèque : Il est vrai qu'il y a eu 30 000 adhérents qui ont quitté la CFDT après la réforme des retraites. Ce qui n'a pas empêché de poursuivre les débats avec ceux qui étaient resté. Lors de notre dernier congrès, en 2006, les militants de la CFDT ont montré qu'ils ne m'en tenaient pas totalement rigueur, parce qu'ils m'ont réélu avec 94% des mandats.

Phil2922 ne doit pas oublier que grâce à la réforme des retraites de 2003, 600 000 salariés ont pu partir à la retraite avant 60 ans, parce qu'ils avaient commencé à travailler à 14, 15 ou 16 ans. Et souvent ce sont des salariés qui, eux, sont vraiment de la classe ouvrière.

Wiecha : Monsieur Chérèque, votre syndicat a avalisé toutes les dernières conventions UNEDIC, celle qui a amputé les annexes 8 et 10 relatives aux intermittents du spectacle mais aussi celle entrée en vigueur en janvier 2006.

Vous avez porté plainte contre plusieurs chômeurs et précaires, notamment pour injures, car effectivement certains avaient publiquement dénoncé vos accords avec le Medef. C'est une décision qui n'a pas son précédent dans le mouvement social...

Comptez-vous régler par la répression les conflits qui vous opposent à une partie grandissante des salariés, notamment les plus précaires ?


François Chérèque dans les locaux de Rue89 (Rue89).

François Chérèque : On n'a pas porté plainte contre des personnes parce qu'ils nous ont insulté. On n'a jamais empêché quiconque de s'exprimer, même si on peut regretter parfois les insultes. Par contre, on a porté plainte contre des personnes qui ont envahi les locaux de la CFDT, injurié et molesté le personnel.

Et je pense que, y compris dans le mouvement social, la violence vis-à-vis de personnes, fut-ce elles salariés CFDT, n'est pas acceptable. Et à ce titre, comme tout employeur, j'ai un devoir de protection vis-à-vis des salariés qui travaillent pour la CFDT. De la même façon que le CFDT souhaite qu'un employeur porte plainte lorsqu'un de ses salariés se fait agresser, dans un service public ou une entreprise.

Pat du 49 : Quid du SMIC à 1 500 euros nets, des minimas sociaux dont le plancher serait de 1 000 euros nets ? Pourquoi ne pas décréter une grève générale, illimitée et unitaire, avec des revendications claires ?

François Chérèque : S'il suffisait d'avoir l'idée d'une grève générale pour qu'elle soit suivie, je pense qu'elle serait déjà déclenchée. Ce qui veut dire que les salariés aujourd'hui ne sont pas sur cette démarche là. Nous préférons avoir des actions sujet par sujet pour avoir des résultats sur ces points là, car toute démarche globale a toujours amené des échecs.

Sur le Smic à 1500 euros, pour nous le problème est plus le déroulement de carrière dans les entreprises pour que les salariés ne restent pas au Smic toute leur vie. Plus qu'un Smic très élevé qui ferait que certains y resteraient tout le temps.

Rue89 : Sur le Revenu de solidarité active (RSA), quelle est votre position ?

François Chérèque : L'idée du RSA est venue d'un travail commun fait en 2005, auquel a participé la CFDT et la CGT avec Martin Hirsch. Depuis, on soutient cette idée. A deux conditions : faire en sorte que les gens ne soient pas enfermés dans un système de temps partiel, donc on prévoit une évolution vers un temps plein, sinon ce sera un effet d'aubaine pour les entreprises. Autre condition : qu'on ne finance pas le RSA par la baisse de la prime pour l'emploi pour d'autres salariés. C'est ce qui se profile…

Rue89 : Pensez-vous que la CGT récupère les travailleurs sans-papiers, comme l'en accusent ces derniers ? Que la CGT a torpillé les efforts au niveau intersyndical pour prendre leur dossier en main ?

François Chérèque : Je ne ferai pas ce procès d'intention à la CGT. Elle a eu le mérite de bien médiatiser cette lutte des sans-papiers. Par contre, la surmédiatisation peut mettre en difficulté certains sans-papiers. Dans les Yvelines, on a déposé 200 dossiers, avec l'accord des personnes, on n'a pas souhaité en faire un événement médiatique. Qui a la bonne méthode ? On verra au bout du compte.

Avant le tchat

Chaudes semaines pour le secrétaire général de la CFDT : François Chérèque répond mercredi, à partir de 16 heures, aux questions des riverains de Rue89. Chaudes semaines, car le front de la confédération réformiste s'est dédoublé. D'un côté, les réformes voulues par le gouvernement, notamment celle sur le temps de travail, de l'autre, la nécessité de transformer le paysage syndical, sous la pression des événements.


La discussion sur le temps de travail.

S'il n'est pas question, officiellement, d'abolir les 35 heures, le gouvernement impose par la voie parlementaire (le texte sera discuté le 18 juin) un rapport de forces que les syndicats n'ont pas souhaité. François Chérèque le disait la semaine dernière dans un entretien au Monde :

« Le gouvernement choisit de s'affronter à la CFDT et la CGT, qui plus est sur un sujet identitaire pour la CFDT, le temps de travail. Il organise la fin des 35 heures dans la réalité. Je vis cela comme une mise en cause de la légitimité de nos deux organisations. »

Lundi, dans un entretien au Parisien, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, appelait ses troupes à une forte mobilisation lors d'une journée de grève prévue le 17 juin, veille du débat parlementaire. La CFDT suivra-t-elle le même chemin ?


Le pouvoir d'achat.

Dans le contexte morose d'une économie plombée par les prix des matières premières, l'augmentation des denrées de base, les syndicats ont aussi à défendre le pouvoir d'achat des salariés. Dans ces débats, la CFDT ne semble pas suivre exactement la même stratégie que la CGT. Tradition oblige, la centrale réformatrice est, depuis l'époque Notat, sur une ligne de dialogue constructif. Face aux offensives du gouvernement, cela pourrait changer…

L'ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, l'a clairement perçu en déclarant lundi dans Le Monde :

« La perspective proposée, qui ne remet pas en cause la durée légale du travail, est la bonne. Je l'approuve, mais nous devons tous, dans la majorité, assumer le fait que, pour le dialogue social, la fiabilité de la parole publique est déterminante. Dans cet esprit, la tension durable avec la CFDT, force sociale positive avec laquelle nous avons pu procéder à d'importantes avancées sociales, serait dangereuse. »


Le paysage syndical.

Année chaotique pour les partenaires sociaux avec, dès la rentrée, le séisme de l'affaire UIMM. En dévoilant les cuisines du dialogue social, ce scandale a aussi jeté un doute persistant sur le financement des organisations syndicales. Les confédérations ont-elles été l'objet de la « fluidification » décrite par Denis Gautier-Sauvagnac ? Du coup, la question de la méthode d'action se pose aussi : pourquoi tant de combats syndicaux fragmentés et peu efficaces (éducation, retraites, 35 heures…) et pourquoi refuser la « convergence des luttes » ? Enfin, le dossier de la représentativité syndicale est au cœur des discussions actuelles. Sur ce thème, les cinq confédérations ont des intérêts communs, mais pas forcément convergents. En proposant un rapprochement avec l'UNSA, la CFE-CGC a jeté un pavé dans la mare. Avec, pour tous, l'horizon d'une échéance très attendue, car elle permettra de mesurer les rapports de force : les élections prud'homales de décembre 2008.

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  • Terence
    • Posté à 21h54 le 04/06/2008

    « François Chérèque : Je représente d'abord les 803 000 adhérents de la CFDT. »

    N'est-ce pas confondre des électeurs avec des gens qui paient des cotisations ?

    Supposons une moyenne de 150 euros de cotisations par personne (dont 99 euros remboursés par le fisc si on paie des impôts, ce qui met la cotisation à pas cher du tout : 51 euros) : 803 000 membres de la CFDT multipliés par 150 euros
    cela fait un budget de 120 millions 450 mille euros dont 50 millions d'euros environ pris en charge par l'état.
    Ces horribles rumeurs qui prétendent, notamment le rapport Hadas Lebel que les syndicats ne sont pas indépendants car financés par d'autres sources que l'argent des cotisations sont donc totalement infondées.

    Ah je ne comprenais pas avec quel argent le siège de la CFDT à Paris avait été construit, il est vraiment magnifique, bon sang mais c'est bien sûr, ce sont les cotisations des 803 000 adhérents de la CFDT.

    Je ne comprenais pas pourquoi dans certains secteurs il n'y avait pas du tout d'adhérents de la CFDT et que la CFDT signait des accords très rapidement et au plus bas, mais c'est que les adhérents sont ailleurs, dans d'autres secteurs, et là, en rangs extrêmement serrés.

    Je ne comprenais pas comment la CFDT avait pu signer l'accord sur les retraites, mais c'est pour mieux rebondir et obtenir 37 ans et demi, quelques années plus tard, forte de 803 000 adhérents.

    Il est évident qu'avec une telle armée d'adhérents,le pouvoir d'achat ne peut que s'élever, nous allons bientôt retrouver une retraite à taux plein calculée sur les 10 meilleurs années et non plus sur les 25. 25 meilleures années au lieu de 10 pour calculer sa pension de retraite : énorme progrès social remporté par les syndicats français de salariés en 1993.

  • daniele
    • Posté à 18h08 le 03/06/2008

    monsieur Chérèque,

    quand allez vous cesser de croire qu'une grève d'une journée avec une belle manif pleine de monde va faire plier ce gouvernement ? ,les gens qui en bavent chaque jour pour tout simplement vivre en on plus que marre de cette manipulation alors soyez un vrai syndicaliste, faite vraiment votre job qui est de défendre les travailleurs pas d'une assistance pour les exploiter et pour exemple voyez les pêcheurs,les transporteurs eux ont un syndicat qui les defend. vous comptez faire quoi face a ce massacre de nos droits que vous signez avec votre plus jolie plume,parfois avec d'autre.Faudra t « il que les travailleurs se révoltent sans vous pour que vous compreniez enfin.

  • Bellamy
    • Posté à 18h36 le 03/06/2008
    • Internaute

    Monsieur Chérèque,

    Je voudrai savoir quels seraient les conséquences pour vous de la suppression de la durée légale du travail ?

    Car, d'un côté, il est vrai que nous ferions des semaines de plus de 35 heures, ce qui est déjà le cas. Pour que les salaires augmentent, il faut que les entreprises, pas celles du cac 40, fassent des bénéfices. Pour faire des bénéfices, il faut réduire les coûts, donc, au lieu de recruter 10 salariés à 35h/semaine pour, disons 1200€/mois, en prendre 9 à 39h/semaine pour 1340€.

    J'aimerai comprendre votre logique, vous préférez avoir 10 salariés pauvres ou 9 un peu moins pauvre ?

    De plus, il vaut mieux travailler 39h/semaine que pas du tout. Même si, il est vrai que la productivité est importante, je pense que supprimer la durée légale permettrait aux entreprises et salariés de trouver un juste milieu par eux mêmes, sans que l'état intervienne.

    Bellamy

    • Leprivilégié
      Leprivilégié répond à Bellamy
      • Posté à 19h07 le 03/06/2008

      je n'évalue pas le commentaire car dans un certain sens, il peut paraître juste. par contre, à choisir, je préfèrerais faire parti des 9 et tant pis pour toi si tu es le 10ème

      • Leprivilégié
        • Posté à 20h03 le 03/06/2008

        je vais me répondre à moi-même. je me doutais que cette réflexion serait prise au premier degré. Ce que je voulais exprimer, c'est la conséquence d'un telle raisonnement : le conflit entre les travailleurs ce qui aura pour conséquence de permettre au système de mieux imposer son diktat. Quant à la phrase :
        « Pour que les salaires augmentent, il faut que les entreprises, pas celles du cac 40, fassent des bénéfices ». il faut savoir que les entreprises du CAC40 et d'autres du même acabit pressurent les petites entreprises (où les patrons mouillent aussi leur chemise -patrons, pas actionnaires) par le système de la sous-traitance et les patrons n'ont d'autre recours pour survivre de sacrifier leurs employés pour le bien-être des ces seigneurs (saigneurs ! ) « les actionnaires » du cac40.

         
        • le _grand_clown_malade
          • Posté à 14h17 le 04/06/2008

          Oui, n'oublions personne sur la route des droits sociaux.

          Et il est bon de rappeler que le « CAC40 style » se distille dans les PME à travers la sous-traitance.
          Et le patronat à soutenir serait plutôt celui-là, celui qui se démène pour rester entre deux chaises qui se disent merde.

          Arrêtons les courbettes devant les actionnaires ; le travail se divise, mais pas la paye.

        1 autres commentaires
  • patdu49
    • Posté à 19h11 le 03/06/2008

    monsieur Chérèque, ètes vous un collabo du gouvernement ?

    n'avez vous pas votez les lois les + dégueulasses qui soient, à la CFDT, concernant les chomeurs etc avec toujours moins de droits, toujours + de precarité etc ...

    on ne vous entend pas souvant non plus dementir le gouvernement à propos des faux chiffres du chomage, des faux chiffres des offres d'emplois, des heures sup's qui au final, ne sont pas payées en heure sup » à cause de la baisse de la PPE (prime pour l'emploi) que ça engendre + le fait que augmentant le revenu fiscal de reference, ça peut même faire perdre des droits ou augmenter les impots locaux.

    on ne vous entend pas beaucoup sur un smic qui puisse permettre de couvrir les besoins fondamentaux, soit 1600€ NET.

    Et voir même par rapport au RSA veritable institutionnalisation des travailleurs pauvres, partout ou c'est testé 120€ de + seulement en moyenne, pour un ex-re-futur-Rmiste, ça couvre même pas des frais de deplacements à 0,30€ du kilometre.

    beaucoup de silence aussi par rapport à l'UIMM si il y a des corrompus, il faut les denoncer, faire le ménage, même au niveau des syndicats, à ne rien dire perso j'en arrive à vous soupçonner personnellement d'en avoir palpé du pognon des valises de millions d'euros... en tant que simple citoyen.

    comment aussi ne demandez vous pas la demission de madame parisot du MEDEF ?
    alors que c'est connu qu'au moment de ses prises de fonction au MEDEF elle faisait des abus de biens sociaux, en ayant à sa dispo une domestique, à son domicile privé, payée par une des filiales de ses nombreuses entreprises ... et qu'une affaire au prud'homme et des demandes de dommages et intérêts aurait eté étouffé à la derniere seconde, moyennant peut etre une belle enveloppe pour ne pas ébruiter l'affaire.

    pourquoi ces silences, pourquoi cette non-revolte ?
    vous defendez quoi, vous defendez qui ?
    vous vous protegez les uns les autres, ayant tous magouillés ensemble, UMP MEDEF CFDT PS ETC ou quoi ? ? ?

    ça vous dirait un petit SMIC pour nous montrer comment vous faites, ou encore mieux un petit RSA ? pendant 1 an ou 2 ... qu'on se marre ... ?

    SILENCE AUSSI à propos des regimes speciaux des députés ...
    BREF voilà tout un tas de sujet ou j'aimerai beaucoup vous entendre ...

    PATRICK

    • pietro
      pietro répond à patdu49
      Retraité Cadre-VRP
      • Posté à 19h44 le 05/06/2008
      • Internaute
        Retraité Cadre-VRP

      Mrs Chérèque et Thibault,
      a qui ferez-vous croire que vous auriez signés un document, au bas d'une page...où il restait quelques lignes vierges... que le Gouvernement s'est empressé de compléter après la signature ... à votre insu ? ? ?

  • DANJOU
    DANJOU
    La france inquiète
    • Posté à 19h54 le 03/06/2008
    • Internaute
      La france inquiète

    à Mr Chérèque,

    Bien que le monde ouvrier s'accorde à dire que des réformes du temps de travail sont nécessaires, n'y a-t-il pas eu (encore une ! ) précipitation de votre part avec la représentativité syndicale déjà signée( ! ) par la CFDT et la CGT ?
    N'avez-vous pas le sentiment de vous faire instrumentaliser par le gouvernement FILLON qui ne cesse de vous « caresser » dans le sens du poil par Xavier BERTRAND interposé ?
    En terme de défense des travailleurs durant ces 5 dernières années (durée du temps de travail-retraites-pouvoir d'achat-fonction publique) n'avez-vous pas l'impression que vous avez contribué dangereusement à l'accélération de certaines réformes qui conduisent le pays au déséquilibre social et à la précarité ? !
    Plutôt que d'organiser des mouvements de grèves éparses, pourquoi n'imposez-vous pas avec les centrales syndicales CGT et FO, un blocage plus musclé qui aurait au moins le mérite d'obtenir des résultats ! ?

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 20h02 le 03/06/2008
    • Internaute
      délinquante avérée

    Le retour sur les 35 heures fait partie de la casse du droit du travail. Nous n'avons pas entendu M. Chérèque sur les autres points : notamment

    sur les discussions entreprise par entreprise (et donc sans cadre préétabli),

    plus de lien de subordination employeur/employé (ex : si un ouvrier du BTP n'a pas de chaussures de sécurité, ce sera sa faute et non celle de l'employeur qui doit veiller à la sécurité de ses employés)

    la modification des attributions des inspecteurs du travail (plus d'amendes, puisque plus de droit du travail)

    etc

    M. Chérèque, vous allez vous battre sur 1 seul point, le gouvernement pourra toujours laisser les 35 heures en allégeant l'emploi des heures sup'. Le reste est en place.

    Vous ne pensez pas que vous êtes un peu court dans les revendications ou vous approuvez les modifications du droit du travail ?

  • Bon Scott
    • Posté à 20h14 le 03/06/2008

    Mr Chérèque que pensez vous de la nouvelle rupture de contrat dit rupture de contrat par conciliation ? ! Je ne vous dis pas merci de mettre de futurs salariés dans « la merde » ! vous avez été sacrement naïf sur ce nouveau code du travail ! ! !

    • JeanBavedeRage
      • Posté à 12h22 le 04/06/2008

      Ce n'est pas de la naïveté c'est l'application de la stratégie d'accompagnement de ce syndicat. Il est très cohérent dans ses choix. Maintenant peut-on parler de syndicalisme...jaune peut-être.. ou d'une structure de controle des luttes et de vecteur d'acceptabilité des mesures partonales par les salariés...heuu ressources humaines.

      AU fait, existe-t-il un DRH à la CFDT ?

  • kkadim
    • Posté à 21h03 le 03/06/2008

    ben vous voyez qu'on est pas sectaire sur rue89, on invite même les représentants du patronat....

  • Alpes Azur
    Alpes Azur
    consterné par la société (...)
    • Posté à 22h04 le 03/06/2008
    • Internaute
      consterné par la société (...)

    CFDT = Confédération Française Des Traitres
    Il est de notoriété publique que depuis l'arrivée de M. Chérèque la CFDT n'est plus un syndicat qui défend les salariés mais un organisme à la botte du gouvernement...
    J'en veut simplement pour preuves toutes les mesures allant à l'encontre des salariés qui ont été signées des deux mains par son Secrétaire Général ! ! ! !

    • JP_JP
      JP_JP répond à Alpes Azur
      • Posté à 17h36 le 04/06/2008

      nicole notat qui précéda chereque a également un très trés lourd bilan !

      • R2PH
        R2PH répond à JP_JP
        • Posté à 00h38 le 05/06/2008

        OUI !

        D'ailleurs de quoi vit-elle depuis ?

        (A moins qu'elle ait eu droit à une retraite, elle, entre-temps)

    • jeclaude33
      jeclaude33 répond à Alpes Azur
      • Posté à 19h00 le 04/06/2008

      même avant c'était pareil ; c'est une longue collaboration avec le patronat.

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 22h06 le 03/06/2008
    • Internaute
      actif et militant ?

    Trouvé par hasard ici :
    Lien
    Faut bien faire avancer le débat ! ! !
     ; -)

    Lien

    • C. Creseveur
      C. Creseveur répond à skalpa
      D'actualité, de dessin surtout
      • Posté à 09h52 le 04/06/2008
      • Internaute
        D'actualité, de dessin surtout

      Merci Skalpa, ça illustrera bien ma question :

      Mr Chérèque,

      Depuis 10 ans environ le syndicalisme fluidifié, pardon, de progrès comme vous dites, a beaucoup fait avancer les droits des patrons.
      Allez vous continuer longtemps sur la voie du progrès ?

      • Terence
        Terence répond à C. Creseveur
        • Posté à 01h51 le 05/06/2008

        Comment se fait-il que les scénaristes n'exigent pas une petite part en salaire et se réunissent-ils pas dans un syndicat pour défendre un certain nombre de droits : notamment celui de se faire payer les synopsis qu'ils envoient aux producteurs ?

         
        • C. Creseveur
          C. Creseveur répond à Terence
          D'actualité, de dessin surtout
          • Posté à 15h03 le 05/06/2008
          • Internaute
            D'actualité, de dessin surtout

          En fait nous sommes ne sommes pas sur un travail traditionnel. Nous sommes en droit d'auteur et ne pouvons donc exiger une part en « salaire »,ce qui n'est pas anormal.
          Pour ce qui est des syndicats, ils existent. Pour ma part je ne suis affilié à aucun. Leur influence ne me semble pas évidente. Elle bénéficie peut-être à quelques uns, mais guère plus. C'est regrettable.
          Enfin se faire payer les synopsis envoyés aux producteurs c'est un peu exagéré. A moins qu'ils ne les exploitent en les envoyant dans les chaînes, auquel cas ils vous payent une option (ce que tous ne font pas malheureusement), il n'y a pas de raison qu'on rétribue des suggestions, non ?
           ; -)

          • Terence
            Terence répond à C. Creseveur
            • Posté à 23h19 le 05/06/2008

            Rien ne vous empêche d'exiger une part, même minime en salaire qui vous permet de vous définir comme salarié et donc d'avoir un syndicat pour vous défendre.

            C'est sûr qu'en tant qu'auteur, c'est la loi qui définit les droits et donc une négociation qui n'est pas encadrée comme l'est le contrat de travail par la convention collective. Mais il a existé un contrat type de cession de droit et on pourrait imaginer un certain nombre d'améliorations qui ne seraient pas, mais alors vraiment pas, du luxe.

            Les scénaristes pour l'instant ne sont affiliés nulle part. Sauf dans des associations qui ne sont pas représentatives au sens de la loi et ne peuvent donc pas signer des accords qui garantissent les droits.

            Dans la branche d'activité, il ne s'agit pas d'influence, il s'agit de savoir à quel niveau se situent les accords qui sont signés.

            Si les scénaristes étaient dans un syndicat - je parle pas des associations - ils se feraient payer les options.

            Ah ben j'estime moi qu'un synopsis dépasse le stade de la suggestion, qu'il s'agit d'un travail et qu'il doit être rétribué. Au poker on paie pour voir.

            Mais on peut aussi lire la servitude volontaire de la Boétie et décider qu'on n'a pas besoin d'être rétribué pour les suggestions de cinq ou dix pages qu'on envoie aux producteurs. En face on est trop heureux d'avoir cela gratuitement pour effectivement faire les beaux yeux aux chaînes.

            • C. Creseveur
              C. Creseveur répond à Terence
              D'actualité, de dessin surtout
              • Posté à 10h34 le 06/06/2008
              • Internaute
                D'actualité, de dessin surtout

              Non. En fait il existe d'un côté le Club des auteurs, et l'UGS, qui ont vocation syndicale (puisqu'ils représentent les auteurs qui y côtisent) sans en avoir le nom. C'est bien là toute leur faiblesse puisqu'elles disposent de conditions d'adhésion à l'instar du Club des auteurs, qui se comporte davantage comme une structure d'influence que comme un syndicat.
              De l'autre il y a la SACD qui pourrait remplir ce rôle. Sauf qu'elle intervient plutôt sur les contrats et pour la défense des droits existants.
              Ce qui manque peut-être ce serait une structure comparable à celle de l'Union Guild américaine.
              Sauf que le système de rétribution français n'est absolument pas comparable au notre. Les américains sont bien payés (en moyenne 6 à 10 fois plus que nous) mais ils n'ont aucun droit sur leur travail.

              Pour ce qui est de rétribuer les synopsis (et je précise bien à moins qu'ils ne soient envoyés dans les chaînes) c'est absurde : si vous voulez un appartement vous n'achetez pas tout ceux que vous visitez !

              • Terence
                Terence répond à C. Creseveur
                • Posté à 00h26 le 08/06/2008

                J'entendais bien ceux que le producteur prend son son aîle et présente aux chaînes. Et qu'il vous a demandé de retravailler 10 fois pour ses beaux yeux - et leurs beaux yeux normalisateurs.

                Je ne comprends pas bien ce que signifie « vocation syndicale ».

                Soit ce sont de simples associations et c'est bien de s'y retrouver pour prendre un pot et pour l'arbre à palabre,

                ou bien c'est un syndicat reconnu représentatif et il a la capacité juridique de signer des accords qui ont force de loi devant les tribunaux.

                Ce qui différencie une association d'un syndicat, c'est simplement la capacité de légiférer ou non pour autrui.

                Le club des auteurs n'est pas un syndicat, il ne peut rien signer, c'est un syndicat manchot en quelque sorte, pareil pour l'union générale des scénariste, qui n'est pas plus un syndicat.

                Ce ne sont pas les « conditions d'adhésion » qui font que ce n'est qu'une « structure d'influence » sans capacité juridique de négocier et d'établir des accords, c'est qu'ils ne sont pas reconnus représentatifs.

                Si ces associations étaient reconnues représentatives, en devenir membre serait se doter de la capacité juridique de négocier. Là ce n'est pas le cas.

                Et c'est pour cela que j'évoquais la perspective d'avoir une partie salariale - même minime - pour avoir la possibilité de rejoindre un syndicat reconnu représentatif pour s'organiser en son sein.

                Les réalisateurs dans la SRF, c'est bien gentil, mais comme la SRF n'est qu'une association sans aucun pouvoir, pas un syndicat, qu'elle n'a pas le pouvoir juridique de négocier et signer des accords, voilà comment ils se font avoir.

                Mais comme disait Machiavel : le problème avec les gens qui se font avoir, c'est qu'ils sont d'accord.

          • Terence
            Terence répond à C. Creseveur
            • Posté à 23h25 le 05/06/2008

            L'influence des syndicats, bien sûr que si qu'elle bénéficie à tous.

            Les accords de salaires que le syndicat obtient parce que quelques uns le financent et lui permettent d'exister et d'être indépendant, ils s'appliquent à tous.

            Et il y en a, ils disent, pas gênés aux entournures et bien égoïstes : ah moi je ne finance pas le syndicat, par contre je veux bien bénéficier des avantages qu'il obtient.

            Excusez-moi, mais ces gens là, ils ne valent pas cher. Ils comptent finalement sur les copains pour les défendre. Mais eux, financer le syndicat, surtout pas.

            Donc un syndicat dont l'influence ne bénéficie qu'à quelques uns, c'est antinomique avec ce qu'est un syndicat en France :

            - adhésion volontaire (pas comme aux Etats-Unis où l'(adhésion est obligatoire ou dans les pays nordiques où elle est rendue obligatore parce qu'elle donne la mutuelle en même temps)
            - avantages gagnés par le syndicat qui bénéficient à tous parce que l'accord qu'il obtient devient la loi applicable.

        • C. Creseveur
          C. Creseveur répond à Terence
          D'actualité, de dessin surtout
          • Posté à 10h39 le 06/06/2008
          • Internaute
            D'actualité, de dessin surtout

          NB. La part en salaire ne pourrait avoir de sens que dans un cas précis : celui de commandes émanant d'une boîte de prod°. Certaines dégagent d'ailleurs parfois un budget pour rétribuer les sujets qui sont proposés à partir d'une bible. Mais ce n'est malheureusement pas la règle.

          • Terence
            Terence répond à C. Creseveur
            • Posté à 00h21 le 08/06/2008

            Mais quand la boîte de production présente un synopsis pour obtenir un financement, et que le synopsis ne lui appartient pas parce qu'elle n'a pas signé de contrat d'option en échange d'une rémunération de celui qui a conçu le synopsis, eh bien l'auteur n'a rien et ce n'est pas normal.

            Mais enfin, il y en a qui aiment sans doute faire les choses gratuitement et qui ont hérité de leurs grands- mères.

        7 autres commentaires
    • Les Chats
      Les Chats répond à skalpa
      • Posté à 17h56 le 04/06/2008

      A mon avis elles auraient dû inverser les panneaux ; -))

      • C. Creseveur
        C. Creseveur répond à Les Chats
        D'actualité, de dessin surtout
        • Posté à 15h10 le 05/06/2008
        • Internaute
          D'actualité, de dessin surtout

        Ca aurait été plus raisonnable !
        Sauf que ça donne à réfléchir sur l'utilité de la seconde proposition !

  • Francois Toulouse
    • Posté à 22h12 le 03/06/2008

    Non Monsieur Chérèque, ne soyez pas effrayé en lisant les messages postés ici, car moi je vous aime, je vous admire.....

    Ah non, pardon, je vous avais confondu avec quelqu'un d'autre..

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 22h25 le 03/06/2008
    • Internaute
      yetiblog.org

    SYNDICALISME PRÉCARISÉ

    Dans les périodes troublées comme la nôtre, RIEN ne peut plus venir de l'action syndicale. Les syndicats sont des organismes officiels entièrement dépendants du système en place. Ils n'ont de raison d'être qu'à l'intérieur de ce système.

    Ne doutons pas que les syndicats vont faire le plus correctement possible leur job : NÉGOCIER. Mais NÉGOCIER QUOI ? Aujourd'hui, c'est d'une hurlante évidence, il n'y a PLUS RIEN à négocier avec la voyoucratie au pouvoir. Tout ce qui a pu être acquis depuis le Front National de 1936 est en train de vulgairement partir en couilles. La seule issue (lamentable) qui reste aux syndicats est de se faire couillonner comme lors du récent coup de force des gangsters contre les « trente-cinq heures ». Heures de travail légal contre heures de travail réel, quelle sinistre farce !

    Non, RIEN DE RIEN ne peut plus partir des syndicats, surtout pas de celui de Monsieur Chérèque qui s'est brûlé les ailes à vouloir trop anticiper l'idée totalement perverse et pervertie de modernisation.

    Si quelque chose se met en branle, cela viendra nécessairement de la fameuse « base », jamais d'un organisme officiel, subventionné, nécessairement contraint de composer entre ce qui assure son existence (prioritaire) et la mission qu'il doit remplir (forcément secondaire).

    Les syndicats, mais cela demeure encore très hypothétique, n'auront un rôle à jouer que pour fédérer la révolte (inéluctable) de la base. À moins que, comme en Mai 68, ils se contentent une fois de plus d'éteindre les feux qui menacent de déborder leur si attristante pusillanimité.

    Le Yéti (élu syndiqué du personnel dans son entreprise depuis bientôt trente ans).

    • kawouede
      kawouede répond à Le Yéti
      • Posté à 22h40 le 03/06/2008

      Euh 1936 c'était le Front populaire.
      Je suis assez épaté par les reproches faits à la CFDT de négocier. Je me trompe peut-être, mais en 1968 c'est la CGT qui a négocié, la CFDT voulait aller plus loin.
      Ensuite je me demande si la mutiplication des grèves apporte quelque chose aux salariés. Comme le dit quelqu'un plus haut, il faudrait inventer de nouvelles formes d'action syndicale ?

      • JeanBavedeRage
        • Posté à 11h46 le 04/06/2008

        Gnâ ?
        En 36 et 68, les syndicats ont accouru pour signer des accords car la situation commençait à gravement leur échapper et plutôt faire crever un mouvement que d'en perdre la mainmise.... heuu mince j'aurais du dire « savoir arrêter une grève ».
        Les syndicats en 36 et 68 ont négociés sous une très forte pression de leur base.

        Et faire la grève le dimanche je n'peux pas, il y a la messe !

      • FO le dire
        FO le dire répond à kawouede
        • Posté à 13h14 le 04/06/2008

        Je rebondis sur la fin de la question. Je viens d'en causer avec un collègue CFDTiste justement. Quelles autres formes d'action syndicale peut-on mettre en place ? Les grèves d'une journée ont montré qu'elles ne servaient maintenant qu'à peu de chose. Au moins à faire perdre de l'argent aux petits salaires.
        Qu'en est-il des grèves du zèle, des manifestations, des blocages ?

         
        • Terence
          Terence répond à FO le dire
          • Posté à 01h53 le 05/06/2008

          Si une journée ne marche pas, essaie deux jours.

          Et si deux jours ça ne marche pas, essaie trois jours.

        1 autres commentaires
    • Le Yéti
      Le Yéti répond à Le Yéti
      yetiblog.org
      • Posté à 07h16 le 04/06/2008
      • Internaute
        yetiblog.org

      Oublié de préciser que mon intervention ci-dessus concerne le point 3 (paysage syndical) de votre plan d'intervention.

    • jeclaude33
      jeclaude33 répond à Le Yéti
      • Posté à 19h16 le 04/06/2008

      N'oublions pas mon cher délégué, et vous le savez très bien qu'un syndicat n'a de pouvoir que si la « base » pousse fort, très fort derrière lui ; depuis 81, on nous a fait croire-du moins on a essayé- que le niveau de vie des français pourrait changer rien qu'en mettant un petit bulletin une fois tout les 5 ou 7 ans ; en cela, les syndicats dominants en sont plus ou moins coupables et je ne parle pas ici de la cfdt ni de fo qui a cette époque étaient encore plus a la botte du patronat ; quand j'entends les représentants de nos syndicats s'exprimer, il y a 40 ans, ils ne seraient pas restés 48 heures de plus ! alors, devant la non combativité de la classe ouvrière, devant la division, devant la jalousie des uns envers les autres, nos syndicats ne représentent plus rien ! Quelques petites grèves de temps en temps pour montrer qu'on existe, un petit coup de gueule devant la camera, une grève programmée un samedi ou un dimanche, une pétition a signer et hop, voila le quotidien de ces représentants syndicaux. Si les salariés avaient encore des « couilles » on en serait pas la et ces marionnettes n'auraient pas leurs mots a dire.........

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à jeclaude33
        yetiblog.org
        • Posté à 21h07 le 04/06/2008
        • Internaute
          yetiblog.org

        @ jeclaude33

        Tout à fait d'accord avec votre remarque sur l » « engagement de la base ». J'ai hélas pu largement l'éprouver ! La base ne s'engage que quand tout est désespéré pour elle.

        Mais en m'engageant dans un syndicat, je n'attendais rien de cette base. J'entendais juste que l'action syndicale soit un moteur. Pas un moteur bridé par quelques sombres intérêts.

        (PS : pourquoi continuer l'action syndicale ? Parce qu'on n'abandonne pas un navire qui coule.)

    • éternellerebelle
      éternellerebelle répond à Le Yéti
      enragée !
      • Posté à 20h13 le 04/06/2008
      • Internaute
        enragée !

      Du plus loin que je me souvienne ,et pour moi cela veut dire avant 1968,les syndicats ont toujours TRAHI la base
      ils ont été les pompiers de toutes les luttes.
      De Gaulle lui méme l'a reconnu en 1968.

      Ce qui m'écoeure un maximum,c'est qu'ils trompent les travailleurs depuis des decennies,car l'essentiel pour ces dirigeants bureaucrates planqués,c'est de continuer à etre FLUDIFIIÉS et par le médef et par le gouvernement.

      La vue dans les manifs de ces potentats corrompus entourés de leur service d'ordre ,me souléve le coeur.

      Et la méme question me taraude ,pourquoi des travailleurs votent encore pour eux ? exactement la méme question que je me pose,sur le vote de travailleurs pour sarko !

      À100% d'accord avec votre commentaire ,et hélas votre conclusion :
      OUI les syndicats joueront de nouveau les pompiers lors
      des prochaines révoltes,à moins que les petits de Sud
      et vrais révoltés de base arrivent à les Licencier......
      @ à LE YETI

  • kawouede
    • Posté à 22h44 le 03/06/2008

    M. Chérèque, quelles formes nouvelles d'action et d'organisation des salariés proposez-vous ? Le syndicalisme ne devrait-il pas inventer de nouvelles formes, plus ludiques, plus spectaculaires parfois (que le rituel grève-manif, facilement ringardisé par le pouvoir en place) ?
    Pourquoi la CFDT n'a-t-elle pas mis en place un système de blogs militants (par professions, par lieux, etc.) qui fonctionnerait en réseau sur la toile et permettrait de faire circuler les idées, les outils de la lutte, des vidéos, etc. mais aussi d'activer les débats internes et avec le public ?
    N'y a-t-il pas nécessité de repenser les formes de luttes mais aussi d'organisation des salariés ?

    AUTRE QUESTION : la CFDT compte-t-elle accompagner le combat de la CGT aux côtés des travailleurs sans-papiers ?

    • JeanBavedeRage
      • Posté à 12h15 le 04/06/2008

      Ben si elle applique son verbiage habituel d'« adaptation » aux « réalités du monde » (des puissants), je vois mal comment elle pourrait sans se contredire fortement aider les sans papiers ?

  • Wiecha
    • Posté à 22h48 le 03/06/2008

    Monsieur Chérèque,

    Votre syndicat a avalisé toutes les dernières conventions UNEDIC, celle qui a amputé les annexes 8 et 10 relatives aux intermittents du spectacle mais aussi celle entrée en vigueur en janvier 20006, qui a notamment réduit les droits des saisonniers, d'ou le mouvement de grève historique dans les stations cet hiver.

    En conséquence, des collectifs de précaires, de chômeurs et d'intermittents,dont AC ! ont manifesté devant votre siège ou sont venus y demander des explications concernant ces choix qu'on peut considérer comme peu conformes aux intérêts des salariés.

    Vous avez porté plainte contre plusieurs chômeurs et précaires,notamment pour injures, car effectivement certains avaient publiquement dénoncé vos accords avec le MEDEF. C'est une décision qui n'a pas son précédent dans le mouvement social, d'ailleurs de nombreux syndicalistes, dont certains adhérents CFDT ont signé les appels à soutien et au retrait des plaintes ( voir notamment ici : Lien)

    Ma question :

    Comptez vous régler par la répression les conflits qui vous opposent à une partie grandissante des salariés, notamment les plus précaires ( comme le montrent vos mésaventures lors d'une grande manif de fonctionnaires cet hiver ) ?

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 00h00 le 04/06/2008
    • Internaute
      Prisonnier dans le village (...)

    Pfff , moi je suis allergique aux Tchat
    Y a toujours des modérateurs avec leurs ciseaux , dans les Tchat , les castrateurs du Tchat ..

  • Perjovem
    Perjovem
    Antiquus facturum à Divodorum
    • Posté à 02h00 le 04/06/2008
    • Internaute
      Antiquus facturum à Divodorum

    Mr François Chérèque, ne trouvez-vous pas malencontreux, regrettable, navrant et fâcheux à ce quelqu'un, n'ayant jamais bossé, ne connaissant pas la vie d'entreprise : Puisse être à la tête d'un syndicat, tout simplement parce qu'il est le fils de son père ?

    Perjo

    • Charles Mouloud
      Charles Mouloud répond à Perjovem
      Bras gauche de la Vénus de (...)
      • Posté à 07h30 le 04/06/2008
      • Internaute
        Bras gauche de la Vénus de (...)

      Faux , Perjo ! ; )

      François Chérèque a été éducateur spécialisé en milieu hospitalier ( Pedo-psy).
      Pour son entrèe à la CFDT, ce n'a pas été simple.Sa filiation a été un obstacle , car son adhésion aura été refusée par trois fois, bicose taxé de revisionniste syndical du fait des « actions “ du papa.

      Depuis , il a trouvé le stylo qui faut pour signer dans le dos....

      • Les Chats
        • Posté à 18h43 le 04/06/2008

        « Sa filiation a été un obstacle , car son adhésion aura été refusée par trois fois, bicose taxé de revisionniste syndical du fait des “actions ‘ du papa.’

        Tu en sais des choses Charles ! ! !

        Depuis, il a trouvé le stylo qu'il faut, pour signer dans le dos....  ; -)) oups ! Il appréciera

  • Elleif
    • Posté à 02h59 le 04/06/2008

    Bonjour monsieur Chérèque,

    1.(reflexion faite au vu des difficultés de TOUTES LES O.S. dans les mouvements récents) Plus que par le nombre (en soi), ses moyens matériels ou sa reconnaissance juridique, le mouvement syndical ne pourrait-il pas mieux sortir de ses difficultés en révisant ses liens internes entre militants, salariés sympathisants, délégués d'entreprises, cadres territoriaux et nationaux ?
    2.(réflexion faite au vu des positions forcément défenses de TOUTES LES O.S. depuis au moins 10 ans)Dans ses idées et ses positions, le mouvement syndical ne devrait il pas se mettre en position contre-offensive : c.a.d. ne pas se contenter de résister (ou négocier des positions de repli) mais proposer des choix qui soient des avancées. 2 pistes dans ce sens : prendre ce qu'il y'a de mieux dans telle ou telle convention collective et en demander l'élargissement à tous par le code du travail. Egalement, prendre dans les dispositions nationales de chacun des pays membres de l'UE celles qui protègent le mieux les salariés et en demander la généralisation à tous les pays membres de l'UE.

    Peu importe que leur réalisation paraisse encore loin. Pour qu'un monde meilleur survienne, il faut d'abord l'avoir rêvé et conçu.

    Salutations syndicales

  • patdu49
    • Posté à 07h04 le 04/06/2008

    si vous voulez vous ratrapper les syndicats, tous confondus, décrétez une grêve générale et illimitée, et unitaire, avec des revendications claires.

    déjà au niveau du SMIC : 1500€ NET minimum, le SMIC aujourd'hui est à 1000€

    (suffit déjà pour commencer d'arrêter de taxer le travail principalement, suffit de retablir des impots justes et équitables, et de lutter contre les centaines de milliards tout les ans qui partent du travail au capital, mais aussi en abus de biens sociaux, en fraudes fiscales, en evasions fiscales, en niches fiscales, il en existe + de 400 etc etc )

    au niveau des minimas sociaux : (ass, rmi, pensions retraites minimum, allocation adulte handicapés etc) reclamer 1000€ NET (personne ne devrait survivre sous ce montant en 2008 pour un foyer fiscal célibataire)

    rappels :
    RMI EN FRANCE aujourd'hui pour un celibataire c'est 395€ net, duquel on doit oter la partie du loyer non couverte par apl.

    si moins de 25 ans RMI = zero euro.

    si rmiste se met en couple avec qq qui gagnerait seulement 650€, on lui sucre alors sont RMI, car voilà le plafond pour un couple.

    au Danemark leur RMI est de 1200€ NET juste à tître de comparaison, et dés 18 ans un primo demandeur emploi allocation autonomie de 700€

    au Danemark un salaire bas c'est 1700€ NET et NET d'impot sur le revenu, pour un celibataire, et seuls 4% des travailleurs sont à ces salaires NET là, si bas.

    donc ayez des couilles au cul, pour parler familierement, GREVES GENERALE ET ILLIMITEE, jusqu'à optention d'une revalorisation des minimas sociaux et du smic DE TOUTE URGENCE.

    STOP au emplois précaires, stop aux emplois aidés, STOP les RSA CAE CEC SIVP CES CA CIE CRE TUC EJ EMT et j'en passe et des meilleurs qui ne font que de précariser toujours + le marché de l'emploi ...
    stop aux stages étudiants non rémunérés, ou rémunérés 30% smic si seulement + de 3 mois.

    STOP la repression sur les pauvres qui n'ont AUCUNE AUTRE SOLUTIONS POUR DES MILLIERS que d'etre dans l'illégalité pour survivre, ou dans la mendicité, ou à la rue.
    c'est mathématique, quand les revenus ne couvrent pas les besoins existenciels de survie.

    un exemple simple, un celibataire qui est dans un T2 à 500€.
    qui bosse à 40 kms avec une voiture en rêgle, soit 80 kms aller/retour à 0,35€ env du kilomètre (décote vehicule, carte grise, contrôles techniques obligatoires, entretiens courants du véhicule, grosses réparations, assurance, carburant, intérêts d'un eventuel crédit, péages, stationnements ...)

    80 kms x 21 jours x 0,35€ = 588€

    loyer + frais de deplacements uniquement travail = 1088€

    si smic, le mec ne peut pas bouffer, ni payer son chauffage, son edf, son eau, son telephone/internet, sa carte bancaire, son assurance complémentaire, son assurance logement, se fringuer, s'équiper en electromenager, se meubler, entretenir son logement, etc etc ... encore moins avoir une vie sociale ... même pas un semblant de vie sociale .. puisqu'il est déjà à decouvert.

    patrick

  • Tintinac
    • Posté à 08h38 le 04/06/2008

    Monsieur Chérèque,

    Pensez-vous être un syndicaliste représentant les salariés ?

    Avez-vous une idée de ce que pense ceux-ci à ce sujet ?

  • M. CLAUDE
    M. CLAUDE
    employe
    • Posté à 08h55 le 04/06/2008
    • Internaute
      employe

    completement d'accord avec Patrick Ce pauvre Chérèque
    n'est que le clone de Notat.

    La cfdt est le syndicat qui a fait beaucoup de mal
    aux travailleurs, aux retraités...et c'est à cause de
    tous ces gens qui nous ont trahis que nous avons aujourd'hui les sarkozystes au pouvoir. HONTE A VOUS

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