La garde des Sceaux s'en est violemment pris à la politique des « grands frères » de la gauche, revenant sur son parcours personnel.
Rachida Dati a été bousculée ce mardi après-midi, dans l'hémicyle, durant la discussion sur la réforme des institutions. Prise à partie par l'opposition, qui l'accusait d'avoir fait volte-face sur l'annulation du mariage pour non-virginité par le tribunal de grande instance de Lille, la garde des Sceaux a répliqué sur un terrain un peu étrange : celui des « grands frères », symptome de l'échec de la politique de la gauche dans les banlieues, selon Dati.
Visiblement émue, la ministre de la Justice a interpellé les bancs socialistes en ces termes :
« Vous avez abandonné les jeunes filles dans les quartiers difficiles entre les mains des grands frères. A défaut de votre soutien, elles ont trouvé la justice. La justice les a aidées, elle leur a permis d'être libres, indépendantes. »
Sous les sifflets des élus de gauche, très remontés, la garde des Sceaux a poursuivi en lâchant que l'opposition l'attaquait parce qu'elle-même avait « échappé à l'échec de la politique de la gauche ».
Prenant à partie Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée, elle lui reproche de l'attaquer parce qu'elle a échappé aux « grands frères » et que « c'est ce qui [le] dérange ». (Voir la vidéo.)
Dans « Je vous fais juges », le livre d'entretien qu'elle a publié l'an dernier avec le journaliste Claude Askolovitch (chez Grasset), Dati revient explicitement sur les grands frères dans les quartiers qu'elle a connus dans sa jeunesse… sans, toutefois, en dire davantage sur la façon dont ces derniers auraient pu croiser sa trajectoire :
« Au lieu de s'ouvrir, de s'imprégner de la diversité, les responsables socialistes, notamment, ont inventé la politique des “grands frères” : on faisait monter en grade des gens issus des quartiers, sans les intégrer à la machine politique mais en les installant dans un rôle d'intermédiaires entre le “vrai monde” et la cité. (…)“Verbalement, on protège, on est antiraciste, on est pour les démunis. Mais dans les faits, on confine les gens dans leur ghetto.”
Dans le même ouvrage, la garde des Sceaux revient sur les quartiers qu'elle a connus, jeune :
“Parfois, c'est déjà trop tard. Quand la drogue est là, et qu'elle prend des gens on a perdu… Bien sûr que je l'ai vu. Et je sais à quel point cela peut être difficile. Et je sais à quel point la chape de plomb qui s'abat, sur le quartier en dérive, peut être terrible.”
C'est dans ce même livre, publié en 2007, que Rachida Dati raconte avoir fait annuler son propre mariage, parce qu'elle avait le sentiment, dit-elle, d'avoir “perdu son âme” :
“C'était une question vitale. Une question d'intégrité. Ma famille m'a comprise.”
Est-ce du fait de cette histoire personnelle que Rachida Dati, en déplacement, s'est exprimée dès le début de la polémique, vendredi, en soutenant au jugement du TGI de Lille, qui avait intercédé aux demandes d'annulation de deux époux du fait de la non-virginité de la mariée ? Lundi, la garde des Sceaux a finalement annoncé qu'elle avait saisi le parquet pour qu'il fasse appel de la décision d'annulation… précipitant les critiques pour cafouillage. Au cabinet, Guillaume Didier, porte-parole du ministère, se voulait pourtant formel, mardi après-midi :
“Il n'y a eu aucune cacophonie entre vendredi et lundi. Vendredi, elle s'est contentée de rappeler la procédure prévue par le Code civil pour annuler un mariage. Lundi, elle a pris sa décision après que le débat enfle, mais il n'y a aucune contradiction là-dedans.”
Et l'émotion qu'on pouvait interpréter dans la réponse de la garde des Sceaux dans l'hémicycle ?
“C'est votre analyse de journaliste, il n'y a pas de commentaire à faire à cela. Elle s'exprime en direct, et raconte effectivement avoir échappé à la dérive que représente à ses yeux la politique des grands frères. Mais il faut voir comme les huées sont impressionnantes pour qui s'exprime dans l'hémicycle.”





















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à Révolutiona
De haiker
01H47 | 04/06/2008 |
Sauf que Rachida Dati devant l'assemblée représente la Justice et le gouvernement, pas sa personne propre. Si elle n'est pas capable de mettre son expérience personnelle, forcément subjective par définition, de côté pour s'exprimer en tant que Ministre de la Justice devant les représentants du peuple, que doit-on en conclure sur les propositions de loi populistes proposées en réaction à chaud à une actualitée ?
On ne rend pas la Justice sous le coup de la colère ou l'émotion. Encore moins la dirige-t-on.
En matière de justice, l'impartialité est indispensable. Elle s'y est tenu dans sa première réaction lundi.
Mais aujourd'hui, patatra, elle fait de son expérience personnelle une vérité toute faite ! ?
Je dis non à ce dérapage. Elle n'a aucune légitimité pour dire si son expérience personnelle doit être érigé comme vérité définitive sur l'échec de la politique d'intégration socialiste (terminée depuis déjà ans minimum, faut-il insister ! ? ).
Elle est juge et partie, subjective, et sa déclaration est subjective sans aucun doute. La colère, l'émotion, son opinion personnelle, toutes compréhensives certes, elle l'exprime si elle veut en son nom dans une prochaine interview qu'elle ne manquera sûrement pas de suggerer, mais pas en tant que Garde des Sceaux devant les élus du peuple.
Y'en marre du mélange vie privée/opinions personnelles et vie publique/politique générale. Sarkozy avait déjà franchi cette ligne sur la laïcité au Vatican, exprimant son opinion personnelle comme celle du président des français.
Stop. Qu'ils contrôlent leur égo, leur p'tites misères personnelles qu'ils les gardent pour la presse people, bon sang !
à Révolutiona
De Révolutiona
Hawwah | 15H05 | 04/06/2008 |
Je me suis fait replier avec une superbe notation en « inutile », je me demande si je ne préfère pas « Naze », comme la Nature a horreur du vide, j'ai horreur de l'inutilité…
Prenant en considération les commentaires qui suivent, je dirai photo à l'appui : « O mes soeurs musulmanes, fuyez ! »…
Le livre initial était « Pleurez », celles qui pouvaient fuyaient l'Afrique du Nord pour rejoindre la France et connaître la liberté, où est-elle maintenant la liberté pour ces femmes en France ? Ce livre date de plus de 30 ans… Elle est belle l'évolution, on réinvente la pompe à bicyclette, le fil à couper le beurre, la pierre à feu, etc.
Madame Dati, non, je ne la connais pas personnellement, mais l'appel de la Chancellerie est juste, parce qu'il y a mélange des genres : le divorce existe… le « dol » ou « vice de consentement » pour un mensonge ? Et si nous parlions de tous les mensonges commis lors des entretiens d'embauche, les présentations des postes, puis ensuite le principe de souveraineté de l'employeur qui, une fois le salarié intégré peut faire de lui, ce qu'il veut… (je déplore que Mme Dati ait fermé 60 Conseils de Prud'hommes… histoire de rendre plus difficile les contestations éventuelles lors de litiges). Je regrette que pour la vie privée, les juges soient si tâtillons et qu'en matière de droit social, ils aient un super-bandeau bien noir sur les yeux.
A l'Assemblée Nationale (en direct actuellement), ils recommencent avec l'abandon des 35 h… des heures sup'… etc. la protection de la santé des salariés… si vous saviez…
Sachez néanmoins qu'hier une représentante de « ni Putes ni Soumises » a parlé d'une certain Myriem qui n'en pouvant plus de la pression familiale s'est défenestrée… Si les femmes musulmanes qui veulent évoluer (je ne parle pas celles qui préfèrent le port du voile) ne sont pas aidées sur le sol français, où trouveront-elles l'aide ?
Cette femme, jeune épousée, avait menti par amour ! Elle l'aimait, elle s'est fait rejeter, répudier… J'espère qu'elle rencontrera un homme qui saura la respecter. Parce que c'est une question de EGALITE, LIBERTE et de FRATERNITE !
Et mon pseudo est très bien… Hawwah, épatant, non ?
Et puis la révolution, et l'évolution avait été faite, comme les saumons, il va falloir remonter la rivière !
à -Candide-
De yamato
19H52 | 03/06/2008 |
bonjour candide.
ce qui est dramatique, c'est :
- qu'il puisse falloir si longtemps à deux personnes consentantes pour annuler un simple contrat, fut-il de mariage,
- que pour contourner cette lourdeur, il faille passer par un jugement qui utilise, à l'agard d'une personne, un qualificatif qu l'on s'attend à voir attribuer à…disons une boite de cassoulet ou l'on aurait oublié les fayots…
En effet, ça fait un peu code de la consommation
Accessoirement, la seconde réaction de Mme dati est plus pensée que la première. Conclusion : elle devrait réfléchir ou prendre plus souvent l'avis de ses conseillers (ceux qui restent…)
à -Candide-
De Compte supprimé 6
20H06 | 03/06/2008 |
Bonsoir, ne jetez pas la pierre aux lecteurs de rue89, je suis derrière ! (Petit empreint à monsieur Georges Brassens).
Plus sérieusement, je vous ferais remarquer que c'est madame Dati qui a lancé la polémique politicienne en accusant absurdement le Parti Socialiste d'être la cause de ce jugement en invocant « les grands frères » !
Je pense qu'elle ferait bien mieux de s'occuper de ses frères à elle, avant de diffamer à tort et à travers.
à Compte supprimé 6
De dideix
01H41 | 04/06/2008 |
MERCI A VOUS PROSELYTE.vous ne faites que confirmer mes propos je suis de verdun dans la meuse et l'année derniere un de ces frere a été jugé pour traffic de drogue et recidive et un autre sur la region ile de france ,il est preferable de voir si on a le cul propre avant de vouloir sentir celui des autres .ENCORE MERCI
à dideix
De mechante langue
10H33 | 04/06/2008 |
» je suis de verdun dans la meuse et l'année derniere un de ces frere a été jugé pour traffic de drogue et recidive et un autre sur la region ile de france ,il est preferable de voir si on a le cul propre avant de vouloir sentir celui des autres . »
Je réve en lisant cette phrase . Mme DATI (ou n'importe quelle personne devrait se sentir personnellement entachée) pour ce qu'aurait fait ses fréres .
Dites moi que je ne réve pas …
à mechante langue
De jeclaude33
17H39 | 04/06/2008 |
malheureusement, pour répondre aux conneries que tu sors a longueur de journée, il faut bien envoyer ici ou la quelques rappels ; les grands frères qu'ont ils a voir avec le mariage de ces 2 personnes ? le même rapport qu'avec ses frères a elle ; ne t'en déplaise….
à jeclaude33
De Hemenate
19H44 | 04/06/2008 |
« grands frères qu'ont ils a voir avec le mariage de ces 2 personnes ? »
Il me semble que c'est sensé avoir un vague rapport avec un débat autour des mariage arrangés, des pressions sur les femmes musulmanes… etc…
Bon en même temps je ne vois pas forcément le rapport entre les mariages forcés, et cette histoire d'annulation mais bon…
Il y aussi une histoire de fatwa à kandahar mais j'avoue que je ne sais plus trop ou le placer.
C'est sûrement la force des démocraties de pouvoir à partir d'une annulation de mariage arriver peu à peu aux frères de la Ministre de la Justice.
à dideix
De Compte supprimé 6
12H55 | 04/06/2008 |
Bonjour dideix,
voilà le grand avantage du média internet, il est possible de réagir en direct et écrire ce que l'on pense sur tel ou tel sujet.
Comme le disait si bien Jules Renard : « écrire est une façon de parler sans être interrompu ».
Si je veux dire « Rachida Dati est maigre », je peux l'écrire sans le moindre souci d'être coupé dans mon expression, toujours dans le respect de sa personne bien entendu.
Votre réaction me prouve, une fois de plus, qu'il ne faut pas hésiter à écrire ce que l'on pense, car nos idées peuvent conforter ou amoindrir les pensées d'un autre. Il est toujours bon de savoir qu'une personne ne dit pas forcément comme les médias ou comme le croquant. Bon de savoir aussi que nos écrits sont partagés par d'autres, et qu'ils en fassent rager certains.
Bonne journée (vite au boulot).
De Hemenate
17H59 | 03/06/2008 |
@ Rue 89 :
Sérieusement, ça fait au moins 3 articles que vous postez sur le sujet, sans même tenter d'exposer clairement les enjeux de cette décision de Justice.
Bref un article qui envisagerait les différents arguments à :
La laïcité a-t-elle été respecté par cette décision ?
L'égalité des sexes a-t-elle été respecté ?
Le droit a-t-il été respecté ?
…
Pas forcément besoin de répondre catégoriquement, mais au moins un exposé clair du pour et du contre.
Peur de manier, sur le fond, un sujet aussi polémique ?
C'est pourtant votre métier, et le traitement de cette affaire par les médias français qui n'ont jamais tenter d'envisager clairement les choses ne les n'honore pas.
Suggestion : pourquoi ne pas contacter « Maître Eolas » ou tout autre juriste pour qu'il donne son opinion sur ces questions.
à Hemenate
De le Taiseux
de Ceux qui marchent debout | 18H09 | 03/06/2008 |
Maître Eolas a déjà fort brillamment répondu, c'est là :
http://www.maitre-eolas.fr/2008/05/30/969-n-y-a-t-il-que-les-vierges-qui…
Y'a rien à jeter.
à Hemenate
De caro
délinquante avérée | 19H13 | 03/06/2008 |
excusez-moi, mais ce que vous proposez pourrait effectivement faire les sujets d'autres articles. Cet article-ci « explique » la position de Dati, à moins que je ne me trompe.
Ce n'est pas parce que Dati a vécu dans un quartier, qu'elle a le droit de dire n'importe quoi et surtout d'attaquer une politique, certes bien loin d'être parfaite, mais qui avait le mérite de tenter quelque chose d'autre qu'envoyer la BAC, de prévenir au lieu de réprimer.
Décidément Dati s'est encore plantée notamment dans le fait qu'elle se mêle de la justice, en interjetant appel, alors que la justice devrait être indépendante, qu'on soit pour ou contre ses jugements, c'est aux intéressés à faire appel.
à Hemenate
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 19H32 | 03/06/2008 |
Bouh le vilain !
Si tu venais plus souvent, tu aurais compté plus que trois. beaucoup plus ! Mais que mets cent francs dans le halouf !
à Hemenate
De Chloé Leprince
(auteur)
Rue89 | 20H00 | 03/06/2008 |
Bonsoir
Tout autre juriste ? C'est précisément ce que nous avons fait dès le premier papier, qui était justement un décryptage du jugement du tribunal par deux de nos blogueurs juristes, en l'occurence une avocate et un juriste, qui explicitaient et commentaient le jugement sur la base de leurs connaissances et de la jurisprudence. Heureuse de voir a posteriori que c'est finalement ce que vous réclamiez.
Pour le reste, nous publierons un papier qui tentera d'aller plus loin sur l'interférence du droit,en lo'ccurence du code civil, dans la sphere privée.
à Chloé Leprince
De Hemenate
08H56 | 04/06/2008 |
« C'est précisément ce que nous avons fait dès le premier papier, qui était justement un décryptage du jugement du tribunal par deux de nos blogueurs juristes »
Un décryptage du jugement sans une seule citation de l'arrêt, bel exercice de style, c'est un peu comme si vous aviez décrypter l'intervention de Rachida Dati sans la citer…
(Je vous soupçonnerai presque d'avoir réaliser l'article sans même avoir lu l'arrêt…)
Tout en respectant le travail effectué pour cet article, permettez moi de pensez qu'il n'est pas complètement exhaustif.
Quid de la question de la laïcité ?
Quid de l'égalité des sexes ?
Il me semble que la portée de ce jugement vis à vis de ces notion fait débat.
Je pense simplement qu'un exposé clair de ce que veut dire/et implique d'un point de vue juridique « laïcité », « égalité des sexes », « erreur sur une qualité essentielle de la personne » ainsi qu'une explication du raisonnement juridique tenu par le Juge serait intéressante, et surtout ne sera pas préjudiciable à la lisibilité du débat, c'est tout.
Par exemple un décodage clair et précis de (extrait de l'arrêt) :
» » » Attendu qu'en second lieu il importe de rappeler que l'erreur sur les qualités essentielles du conjoint suppose non seulement de démontrer que le demandeur a conclu le mariage sous l'empire d'une erreur objective, mais également qu'une telle erreur était déterminante de son consentement ;
Attendu qu'en l'occurrence, [l'épouse] acquiesçant à la demande de nullité fondée sur un mensonge relatif à sa virginité, il s'en déduit que cette qualité avait bien été perçue par elle comme une qualité essentielle déterminante du consentement de [l'époux] au mariage projeté ; que dans ces conditions, il convient de faire droit à la demande de nullité du mariage pour erreur sur les qualités essentielles du conjoint. » » »
De plus, je pense que l'avis de juristes sur une modification du droit n'est pas inintéressante.
Par exemple si on modifie le droit concernant la virginité, on ouvre la voie à la possibilité de reconnaître d'autres exceptions, lesquelles ? Qu'est-ce-que cela implique ? Serait-ce la fin de la voie de droit qu'est « l'erreur sur une qualité essentielle de la personne ? etc…
Voila ce que je pense a posteriori, après vous en faites ce que vous voulez…
à Chloé Leprince
De jissé
Ingé retraité | 10H18 | 04/06/2008 |
Bonjour Chloé.
Un point important (selon moi) n'est JAMAIS évoqué.
Les mariages « arrangés ».
Car les futurs « époux », avant, sont passés devant « Mr le Maire'.
Des actions ont été menées contre les “mariages blancs” destinés, eux, à obtenir une nationalité.
Ne serait-il pas souhaitable de faire de même, EN AMONT, pour les mariages où le “OUI” de l'épouse laisse supposer qu'il est contraint et forcé ?
Comment ? Cela reste à définir.
Dans ce cas particulier (en UN SEUL mot) l'épousée a bien du répondre “oui” devant un Maire et les témloins.
Amical bonne journée.
Jissé
PS : Ai épousé “Mme” pour sa dot.
Tromperie ? Elle ne m'avait pas dit que le chiffre était en zlotys !
à jissé
De Hemenate
13H09 | 04/06/2008 |
Pour les mariages arrangés :
Article 180 alinéa 1 du code civil :
« Le mariage qui a été contracté sans le consentement libre des deux époux, ou de l'un d'eux, ne peut être attaqué que par les époux, ou par celui des deux dont le consentement n'a pas été libre, ou par le ministère public. L'exercice d'une contrainte sur les époux ou l'un d'eux, y compris par crainte révérencielle envers un ascendant, constitue un cas de nullité du mariage. »
« Ai épousé “Mme” pour sa dot.
Tromperie ? Elle ne m'avait pas dit que le chiffre était en zlotys ! »
Si une personne arrive à prouver que le compte en banque était une condition déterminante du consentement, et qu'il y eut mensonge là-dessus, ladite personne obtiendra l'annulation.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 17H47 | 03/06/2008 |
Ce ne sont pas avec des emotions et des fantasmes, qu » on dirige ou qu » on admistre un pays (ou un ministere) , normalement, c'est avec du sang-froid et une vision de l » avenir ..
Parce que si ça continue comme ça , ça va rapidement devenir absolument n » importe quoi ..
à Numerosix
De Compte supprimé 6
17H58 | 03/06/2008 |
Bonsoir,
c'est déjà n'importe quoi…
à Compte supprimé 6
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 18H09 | 03/06/2008 |
Je crains que nous n » ayons encore rien vu ..
à Numerosix
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 21H11 | 03/06/2008 |
Encore 4 ans de prison : -((
De Rimbus
17H50 | 03/06/2008 |
Voilà comment une ministre de la Justice se moque des institutions françaises… Rachida Dati contracte un mariage en 1992 juste pour favoriser sa vie professionnelle, sans amour et par pur égoïsme. Alors qu'elle a accepté ce mariage, de son propre aveu, sans réfléchir aux conséquences de son acte, elle profite du droit français pour pallier a sa légèreté. On comprend alors pourquoi elle défend le concept d'annulation de mariage !
Extrait du livre de Rachida Dati, « je vous fais juges » :
« Pour le dire très vite : un jour, j'ai accepté de me marier. Je me suis mariée, en fait, avec un homme avec lequel je n'avais rien à partager » (…) « C'est arrivé un été. En août 1992. Nous sommes en vacances en Algérie. Un homme, un ami de la belle-famille du frère de maman, vient faire une demande en mariage. C'est l'été. Tout le monde est détendu. J'accepte, en posant une seule condition : que le mariage ne se fasse pas en Algérie mais en France. Je me suis dit que ça pourrait peut-être marcher. Qu'on ne m'ennuierait plus avec mon statut de femme célibataire… » (…) « Il commençait à dire : “ On va s'installer à Paris ensemble. ” Et je n'imaginais pas cela. Je ne le voyais pas du tout dans mon paysage. »
« Après la cérémonie, j'étais restée quelques jours à Chalon pour essayer de le convaincre d'accepter une séparation. Là, j'ai manqué un séminaire à l'Isa, que le professeur responsable n'a pas voulu valider. »
« Je n'arrivais pas à faire annuler le mariage. Il ne voulait pas divorcer. Ça a été terrible. Mais j'ai persévéré jusqu'à obtenir l'annulation.“(…) ‘J'ai obtenu l'annulation de mon mariage en 1995’
C'est une honte d'avoir nommé à un poste si important une telle arriviste dénuée de tout sens moral. Non madame Dati, le mariage n'est pas un jeu, ni un acte anodin qui n'engage aucune responsabilité de la part des deux parties. Que doit penser son ex-mari qui a été manipulé ?
Ses accusations contre la politique socialiste, comme pour botter en touche, sont un scandale ! Elle peut bien critiquer la politique ‘des grands frères’, on sait bien ce qu'elle a fait pour s'occuper de ses petits frères à elle, qu'elle a laissé plonger dans la drogue pour qu'ils finissent en prison.
Cette femme est indigne d'être ministre, et comme le dit Edouard Balladur qui s'y connait, ‘elle est nulle’.
Elle discrédite tout le gouvernement, et François Fillon devrait s'en séparer rapidement.
à Rimbus
De irenedelse
19H22 | 03/06/2008 |
« S'en séparer ? » Encore un mariage à annuler, alors ; -)
à Rimbus
De jeclaude33
19H42 | 03/06/2008 |
Ah bon « Elle discrédite tout le gouvernement, et François Fillon devrait s'en séparer rapidement. » et les autres ils sont plus brillants ? de couacs en couacs, vous avez la mémoire courte ! balayons tous ces incapables, oui ; de mémoire, je ne me souviens pas avoir vu et entendu plus minable que ça ; entre ceux qui tournent leur veste, qui ont un langage de bas étage, et ceux qui reviennent sur leur positions, il n'en reste plus beaucoup qui ont la stature de ministre digne de la république ; mais de la République qu'on aime, pas de celle qui se vend au plus offrant………..
à Rimbus
De jeclaude33
19H57 | 03/06/2008 |
C'est qui Balladur, le spécialiste de la connaissance des ministres. Il travaille ou ? A quel journal ?
De XavXav
17H54 | 03/06/2008 |
Elle a malheureusement raison quand elle décrit le bilan du PS en banlieue : malgré quelques réussites locales, la gauche n'a pas réussi à maintenir les banlieues dans le corps de la nation, ni n'a réussi à impliquer les « nouveaux » (depuis 3 générations maintenant…) français dans la politique à haut niveau, et il est à craindre que la gestion ossifiée de certaines collectivités locales aux mains du PS ou du PC n'y soit pas pour rien…
Bref, un bilan pas glorieux, malgré des discours positifs.
Par contre, depuis l'arrivée de NS à l'intérieur, ce qui est insupportable, c'est la disproportion entre les efforts déployés pour renvoyer des immigrés clandestins face à la gêne minime qu'ils occasionnent. Disproportion qui a conduit à des morts assez nombreuses, qu'il sera impossible d'effacer.
à XavXav
De francisc
18H33 | 03/06/2008 |
Il y a proportionnellement plus de « nouveaux français » d'origine africaine au PS qu'à l'UMP, je peux en témoigner !
Le hic, c'est que Sarkozy a su en faire un argument marketing en mettant devant les feux de la rampe les 2-3 personnes adéquates, tandis que le PS n'a pas le même sens de l'opportunité médiatique. Exemple : il est incompréhensible que la porte-parole de Ségolène Royal, Najat Belkacem n'ait pas pu poursuivre une carrière nationale suite à la campagne 2007, malgré toutes les qualités qu'elle avait montrées.
à francisc
De XavXav
18H36 | 03/06/2008 |
Sans doute, mais le PS a fait l'erreur de ne pas en mettre dans son top 10 des dirigeants… et il le paie aujourd'hui.
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Un petit PS hors sujet sur le fonctionnement des notations : ça m'amuse (et me déçoit un peu) de recevoir beaucoup de notes (mauvaises) pour un commentaire vaguement polémique, mais presqu'aucune note pour une contribution réellement technique : est-ce qu'on préfèrerait l'écume des choses dans cette rue ?
Du coup je fait un peu de pub : ; -)
http://tinyurl.com/4mge48
http://tinyurl.com/4ewdlg
à francisc
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 19H36 | 03/06/2008 |
@ francisque,
s'il n'y avait que Najat…
à XavXav
De irenedelse
19H28 | 03/06/2008 |
Elle mélange surtout des choses qui n'ont rien à voir et démontre encore un peu son incompétence. La politique dite des « grands frères », du temps des socialistes, consistait justement à encourager les gens qui, dans les quartiers difficiles, réussissaient, à servir d'exemples aux plus jeunes. Ce qui pouvait pêcher par insuffisance ou par naïveté, certes, mais ne peut pas être confondu avec les phénomènes de pression sociale et familiale au sein d'une communauté ! Tout mélanger, c'est le meilleur moyen pour ne rien comprendre et pour agir à tort et à travers. La preuve…