en images 03/06/2008 à 17h15

La mort de Will Elder, pro des parodies et pilier du magazine Mad

Jacques Dutrey | passionné de BD


Little Annie Fanny avec le patron du FBI, Edgar Hoover (Elder, Kurtzmann Playboy/Fantagraphics).

Will Elder est mort au matin du 15 mai 2008 des suites de la maladie de Parkinson à la maison de retraite médicalisée de Rockleigh (New Jersey). Le dessinateur René Pétillon nous a signalé sa disparition passée inaperçue en France : « c'est une des grandes références de l'humour BD. Avec son ami Harvey Kurtzman, Il a eu beaucoup d'influence sur Crumb et Spiegelman notamment, et, en France, sur Wolinski, Gotlib et sur beaucoup de dessinateurs de la génération de Pilote dont je fais partie ».

« Personne n'a dessiné comme Elder un radiateur surchauffé, une mémère aux bas qui plissent, un gros type poilu qui transpire dans un tricot de corps douteux, une paire de godillots boueux, des mèches de cheveux gras qui dépassent d'un chapeau informe...

“Personne n'a su rendre l'accumulé, l'encombré, le déglingué, le bancal, le cassé, le troué, le pourrissant, le blet comme lui. Personne n'a mis autant de gags par case. Personne ne m'a autant épaté que lui et son complice Kurtzman.”

René Pétillon nous a également transmis ce texte de Jacques Dutrey, grand connaisseur de la BD américaine.

Rue89

Né Wolf William Eisenberg le 22 septembre 1921 dans le Bronx, il développe très tôt un sens de l'humour “hénaurme” qu'il ne cessera de mettre en pratique jusqu'à l'armée et qui le rendra très populaire auprès de ses camarades. Les anecdotes sur ses plus célèbres blagues sont devenues légendaires.

Il entre à la New York High School of Music and Art, où son don pour le dessin (et les gags) va pouvoir se développer. C'est là qu'il rencontrera ses futurs complices, John Severin, Al Jaffee, Al Feldstein et surtout Harvey Kurtzman, de trois ans plus jeune que lui.

Dès 1933, Wolf commence à signer Will Elder (“l'ancien”, d'après le peintre Brueghel l'Ancien, qu'il admire), nom qu'il officialisera en 1949. En 1942, il s'engage dans l'armée et est affecté au service des cartes en relief, débarque en Normandie le 12 juin 1944, puis précède l'avance des troupes américaines, se trouve coincé à Bastogne, entre à Cologne et découvre les camps d'extermination, dont il ne parlera jamais.

Démobilisé début 1946, il vivote de petits boulots publicitaires, place quelques BD dans des revues, puis à partir de mi-1951, il encre les récits de guerre d'Harvey Kurtzman, dans Two Fisted Tales, puis Frontline Combat.

Il parsème ses parodies de Popeye et Pim Pam Poum de petites piques

Mais la révélation viendra fin 1952 avec la création du magazine Mad : dans ces parodies/satires des comic books maison d'abord, puis des comic strips les plus célèbres (Pim Pam Poum, Popeye), des films populaires (King Kong, Sherlock Holmes, Mickey), des feuilletons radios, de télévision, des publicités, etc. il peut donner libre cours à son imagination délirante.

Il ajoute ainsi aux scénarios extraordinairement adultes et aux mises en pages précises de Kurtzman des dizaines de gags secondaires en arrière-plan, qui ne distraient point de la lecture de l'histoire principale mais augmentent encore le potentiel “destructeur de mythes” des récits. Ce que Kurtzman nomme “Katchkas” et Elder “Chicken Fat” (“ce qui dans la soupe n'est pas bon pour votre santé mais excellent pour le goût”, comme il le définit lui-même).

L'entente est si parfaite entre les deux hommes que l'équipe Will Elder -Harvey Kurtzman finira même, en symbiose parfaite, par signer WEHK vers la fin de leur trente-sept ans de carrière commune. Elder a travaillé dur, très dur, pour arriver à cette ressemblance parfaite des styles des dessinateurs de bandes dessinées qu'il parodie.

Les premiers numéros de Mad définissent une bonne partie de l'humour moderne

L'aisance n'est qu'apparente, mais le jeu en valait la chandelle. Les 23 premiers numéros de Mad définissent toute satire en matière de bande dessinée pour adulte et une bonne partie de l'humour moderne. Constamment réédités aux Etats-Unis, ils restent éternellement jeunes, hors du temps.

Curieusement, leur humour ne passe pas la traduction, d'où leur échec commercial en France. Au delà de la bande dessinée, cet humour va influencer le cinéma, la télévision, etc et certains même disent que cette façon d'apprendre à voir au delà des apparences va influencer la génération qui contestera la guerre du Vietnam et va créer les underground comics. Qu'est-elle devenue sous Bush Junior ? En France, il sera publié très tardivement, dans Charlie Mensuel, L'Echo des Savanes, Special USA et en albums (surtout des reprises de Mad version comic book). Il faudra attendre l'an 2000 pour que Little Annie Fanny voit le jour chez nous, beaucoup trop tard pour que la satire des modes soit encore d'actualité.

Il a exercé une influence graphique notable sur Wolinski première manière, dans la rondeur du trait et la profusion des hachures, ainsi que sur Pétillon à ses débuts, dans la multiplication des gags parasites. Son influence sur Gotlib est plus diffuse.


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  • dalun
    • Posté à 19h43 le 03/06/2008

    j'veux dire que mad , meme en traduction française , c'etait top . alors ms pétillon , chimulus ,edika ,tardi ,franquin, boucq , foester , (...)tous et toutes qui avez su faire émerger la bd en france : portez vous bien ! svp !

    • parti
      parti répond à dalun
      • Posté à 20h35 le 03/06/2008

      et oui la bd n'est pas morte...même aux states de bons auteurs émergent : lire dans un autre registre « the goon »...

       
      • Claude PELLETIER
        Claude PELLETIER répond à parti
        • Posté à 07h15 le 04/06/2008

        La BD elle bande encore !

      • Ga
        Ga répond à parti
        • Posté à 07h41 le 04/06/2008

        « même aux states de bons auteurs emergent »...

        Du bon anti americanisme primaire bien cretin et bien franchouille.
        et c'etait mieux avant, halalala ma bonne dame, les choses ne sont plus ce qu'elles etaient, blabla...

        En fait si il y n'y avait pas eu la bd americaine, elle n'existerait pas en France, de Windsor Mc Cay, en passant par Will eisner, jusqu'a Crumb les « comics » ont , de tout temps influencé l'hexagone.
        Et Quand Harvey Kurtzman debarque avec sa bande de Mad, c'est la révolution ici, Fluide Glacial, l'echo des savanes, et bien d'autres sont nés de cette influence, en son temps Gotlib publia même certains auteurs de Mad.
        On pourrait encore parler d'Art Spiegleman, et du New yorker aujourd'hui, et de son influence graphique, des experiences de mike mignola, ou encore la vague des auteurs autobios, comme Daniel Clowes,Seth,Joe Matt,Craig Thompson et Jean Passe...

        Alors non Mr Lamorille, Les comics américains ce ne sont pas que des histoires de super héros en collants moules burnes fascisantes, (et encore, même là, le comics connait un veritable renouveau depuis quelques decennies, y a quelques perles, surtout depuis l'arrivée des scénaristes anglais comme Alan Moore, Bendis,Garth Ennis qui ont sut reinventer le genre)
        Alors, certes le Maccarthysme et le comics code authority, ainsi que l'industrialisation de masse ne lui ont pas fait du bien, mais , que cela nous plaise nous ou non, nous leur devons une grande part de notre héritage...

        Bon aprés, considerer The Goon comme la reléve de la bande dessinée en France explique sans doute pourquoi tu as quelques lacunes, mais certainement pas un avis aussi preremptoire...

        Edit : Pour l'auteur de l'article ci dessus, si l'influence d'Elder est diffuse en ce qui concerne Gotlib, elle l'est nettement moins en ce qui concerne Harvey Kurtzman, qui est à l'origine même de la création de Fluide Glacial, (gotlib publiera même quelques planches d'auteurs Mad dés les premiers numéros) ,une influence graphique ET editoriale revendiquée et assumée, et d'ailleurs, presque chaque auteur de Fluide a sa reference madienne, de Chaponoir, en passant par Maester, et même aujourd'hui, un jeune auteur comme MoCDM par exemple ne cache pas son admiration pour Jack Davis, pillier du magazine Mad si il en est...

        • dalun
          dalun répond à Ga
          • Posté à 09h09 le 04/06/2008

          bien vu .ils m'ont ouvert un monde ,de vrais auteurs .will eisner : un monument ! mais comment citer tous ce monde de bonheur ! cette bd , c'est du jazz , memes « outils “ mais les interprétations , multiples .le style quoi !

        • Prolo du livre
          Prolo du livre répond à Ga
          • Posté à 10h37 le 04/06/2008

          T'es méchant avec LaMorille Ga !

          T'as pas du tout tort sur le fond : haaaaaaa, le boulot de Garth Ennis sur le Punisher est génial, surtout au niveau de « l'anti américanisme primaire », vu qu'il est... irlandais !

          Mais t'es dur ! The Goon reprend quand même les codes et canons du comics, en les rajeunissant.

          Faut quand même comprendre que l'importation du comics en France a été long et laborieux, on a eu droit (d'abord) au pire, avec du F.F., Vengeurs (en gros Marvel mauvaise époque et D.C. Comics), du Rodeo et Swing (et encore, c'était pas italien ? ). Et que seul quelques hurluberlus ont réussit le tour de force de nous faire découvrir leur coté obscur.

          De quand date les éditions de Spiegelmann, Will Eisner, Crumb en France ? Pas si antédiluvien que ça...

          En plus ces « papes » du comics ne se sont-ils pas, eux aussi, inspirés des prémisces de la franco-belges modernes ? La BD, c'est un petit monde où ceux qui ont du talent se refilent les idées sans soucis « d'Ecole » ou de nationalités.

          • Ga
            Ga répond à Prolo du livre
            • Posté à 12h49 le 04/06/2008

            Désolé pour Lamorille, mais les reflexes d'anti americanisme primaire sont tellement légion ici...
            Mais je compte sur ses ptits copains pour venir me « pastille-nazer ».
            Bon, et j'aime pas « the Goon », mais ça c'est une histoire de gout.

            Un peu d'Histoire pour eviter de partir dans tout les sens.
            On passe sur les premiers strips de BD publiés dans les quotidiens nationaux américains qui sont, a priori, les premiers essais du genre, mais là dessus, de nombreux spécialistes s'affrontent encore aujourd'hui.
            Mais l'histoire du comics aux états unis n'est pas si linéaire que ça.
            Les D.C comics et autres E.C comics ont déja connu en leur temps de difficiles periodes de censures politique et commerciales sous Mac Carthy,et cela fait partie integrante de leur evolution, et de leur emancipation.
            (En France, les derniéres periodes de censure gouvernementales qu'on a connu, remontent à Daumier et l'assiette au beurre hin, quand même.
            Même si à l'heure actuel je serais plus prudent sur cet etat de fait, voir « la rumeur », ou Placid, etc...)

            Les récits d'Horreur, suspense, de Guerre ou de Romance de E.C comics, séverement controlés, ont fait place aux series de super héros, bien pensantes et patriotiques, crées pendant la guerre pour la plupart, et destinés au G.I parti se battre loin de chez eux...séries qui ont finalement seduit les petits fréres.

            Fort de ce succés innatendu, Marvel et d'autres sont nés de cet engouement de la jeunesse pour les aventures de ces crétins en collants, mais beaucoup de « boites » se sont partagés le gateau...et les droits.
            Ce qui explique qu'en France pendant longtemps, souvent pour des questions de droits d'adaptation, nous n'avons pas eu le haut du gratin, il a donc fallu remplir les pages et, effectivement de nombreuses series etaient sous traitées en Italie, ou en allemagne. (même si Swing, Rodéo ou Akim, n'ont rien à voir avec l'empire du comics américain, je vous ferais un exposé sur panini et consorts plus tard si vous voulez).
            Néanmoins, avec le recul, les premieres créations de Stan lee (Spiderman, etc) n'ont pas toujours été « politiquement correct », voir même parfois assez lucides dans certains cas, du moins pour l'époque.
            Et aujourd'hui, ce sont justement les scénaristes anglais, (et irlandais) qui ont redonné un souffle de contestation dans l'univers du Comics de part l'influence de leurs regards « outre atlantique », et hop, retour à l'envoyeur.

            Mais c'est aussi cette « hégémonisation » qui a donné naissance à l'underground comics made in US,fin des années soixante, les Crumb, Shelton, Mavridés qui ont bousculé et reinventé la BD ET le monde de l'édition l'ont fait aussi en réaction à ce monopole de l'édition.
            (Bd publiés trés tot en France, dés 70 par Actuel, ou encore Futuropolis au début des années 80, pour Will eisner, je crois que les premiéres éditions de Neptune sont antérieures.et Fluide Glacial n'est pas si vieux que ça non plus, ça date de 75)

            Ce qui a permis, plus tard, à des auteurs comme Mac Farlane (Spawn) de pouvoir s'emanciper du carcan Marvelien, et monter leurs propres boites, mais qui subissent les mêmes désagrements qu'imposent les impératifs de rentabilité si chers à notre merveilleux monde de l'édition.

            La « BD Belge » n'est pas une création parallèle à la production américaine, loin s'en faut.
            Si Hérgé reconnait avoir été initié par des auteurs français à ses débuts, il a surtout été fortement influencé par la culture pop de la Factory d'Andy Warhol ainsi que la maniére de travailler des auteurs de comics américains de l'époque, la création des Studios hérgé avec Bob de Moor, Edgar.P.Jacobs ou encore roger leloup en est la parfaite illustration, et c'est même cette synergie qui a donné lieu à la ligne claire d'Hérgé.
            Sans eux, elle n'existerait pas.

            Alors bien sur, L'influence d'un Franquin, ou d'un Moebius sur le monde de la BD n'a rien à envier a celle des auteurs américains, mais il serait dommage de reduire leur influence à trois ou quatres auteurs de Mad.
            Il est difficile de vouloir comparer les « écoles » de dessinateurs, tant les influences sont fluctuantes et intemporelles, ne serait ce que dans leur maniére de travailler, leur impact fut considérable sur notre maniére de concevoir la création en studios par exemple, mais aussi dans notre maniére de consommer, le collectionneur moyen de comics aux states, a 3000 comics chez lui.
            Mais ; comme vous dites si justement, l'inspiration, ou l'influence prend de multiples chemins et va se ressourcer dans des domaines parfois innatendus, pas de régles à ce niveau là.

            Pas de parti pris, juste rendre a césar ce qui est à brutus.
            Et je suis aussi prolixe en ce qui concerne la BD Belge et espagnole, j'vous préviens tout de suite.

            Bésitos.

            • parti
              parti répond à Ga
              • Posté à 13h22 le 04/06/2008

              intéressant...quant à mon anti-américanisme supposé, je peux défendre mon point de vue seul...c'est dingue comme un mot (peut-être mal placé) peut susciter un jugement péremptoire...au moins nous partageons des goûts communs...mes préférés à l'étranger : bernet /abuli...elder un grand que j'ai découvert sur le tard...

              • Ga
                Ga répond à parti
                • Posté à 13h55 le 04/06/2008

                Soit, je précise le fond de ma pensée.

                Que de dire que « la Bd n'est pas morte, puisque MEME aux etats unis, il y a de bons auteurs qui y emmergent », en parlant d'un auteur des années 50, mort hier soir, c'est que soit vous manquez singuliérement de réferences en la matiére (ce qui n'est pas une tare), soit vous considerez tout ce qui vient des états unis comme etant sujet à caution, et là c'est plus un manque de réference, c'est de l'ignorance.

                Et sinon, pour conclure sur une note plus entrainante, avec Torpedo, ou encore le Kraken, Bernet et Abuli sont de veritables magiciens là chuis d'accord, mais Bernet est espagnol, Abuli est français, et ils ont publiés leurs premiers récits en France et en Espagne donc y'a plus « étrangers » quand même, enfin bon.

                Je vous conseille « Spaghetti Brothers » de Mandrafina, et trillo, ça devrait vous plaire.

                • Prolo du livre
                  Prolo du livre répond à Ga
                  • Posté à 14h37 le 04/06/2008

                  Les « Spaghetti Brothers » publiés jadis dans le très regretté Gotham, maintenant chez Vents d'Ouest.

                  A noté la réédition des « Tunny Heads » de Fane, je ne me souviens plus chez quel éditeur.

                  Edit : Je suis moi-même un « anti américain primaire », mais alors bien primaire... Et pourtant je bouffe du Marvel, du Dark Horse et du Top Cow...

                  • Ga
                    Ga répond à Prolo du livre
                    • Posté à 15h18 le 04/06/2008

                    Trés regretté Gotham, même en le disant vite, j'ai du mal à comprendre qu'on puisse louer de telles initiatives qui ont voulu surfer sur la vague du succés du comics ricain en France en nous reservant la même soupe indigeste ad vitam eternam, et ceux qui s'y sont éssayé par la suite n'ont pas donné de resultats plus convaincants...enfin bref, encore une histoire de gouts.

                    En revanche, que de revendiquer, sans ciller, son anti-américanisme primaire, c'est plus du dégout qu'autre chose.
                    Bien sur, si on remplacait « americains » par Djiboutien, ou corse, là ça vous ferait tinter les oreilles, et il y a fort à parier que la levée de boucliers ne se serait pas fait attendre, mais que voulez vous,le racisme anti-ricains est une tradition française, que d'amalgamer un peuple à son gouvernement, ou son Histoire, ne derange plus personne, et à l'heure ou on fustige l'intolérance et le racisme les babas-bobos néo-réacs ont vite fait de nous rappeller cette particularité bien de chez nous, et qu'ils ne sont pas en reste niveau racisme ordinaire.

                    • Prolo du livre
                      Prolo du livre répond à Ga
                      • Posté à 16h30 le 04/06/2008

                      Héhéhéhé...
                      Bien la réaction que j'attendais.

                      Merci Ho Grand Maitre Seule et Unique Dépositaire de la Grande Culture Bédéphile et Seule Juge de la Bonne Moralité des Vils Manants qui Osent Donner leur Avis...

                      Comment dire... Heu... Aussi prompte et rapide à juger ses contemporains que sûr de ses poncifs et ravi de balancer ses cours ?

                      Mouarf !

                      • Ga
                        Ga répond à Prolo du livre
                        • Posté à 16h38 le 04/06/2008

                        Je suis certainement moins prompt que vous ne pouvez l'être à balancer vos petites pastilles nazes, mais chacun son passe temps hein.

                        • Prolo du livre
                          Prolo du livre répond à Ga
                          • Posté à 13h59 le 05/06/2008

                          « qui ont voulu surfer sur la vague du succés du comics ricain en France en nous reservant la même soupe indigeste ad vitam eternam, »

                          Ha bon ? La vague du comics américain date du milieu des années quatre vingt dix ? Ha...
                          C'est vrai que les Spaghetti Brothers, Shekawati, Tunny Heads, Cyber Six, tiennent tous du Comics...
                          Tank Girl, oui, mais la plupart des auteurs présents dans Gotham étaient soit Italiens, soit Français. Et leurs styles graphiques le faisait sentir.
                          L'utilisation du noir et blanc, plus très en vigueur dans le Comics u.s., lui fait largement référence à la bd italienne...

                • parti
                  parti répond à Ga
                  • Posté à 15h12 le 04/06/2008

                  à vrai dire,pas de quoi fouetté un chat, j'aime la bd est je ne m'intéresse que modéremment à la nationalité des auteurs...trillo, y'a dans la place

        • parti
          parti répond à Ga
          • Posté à 15h08 le 04/06/2008

          est-ce que j'ai écrit que les comics étaient ce que vous écrivez ? faut pas s'énerver...

      14 autres commentaires
  • bloozmarch
    bloozmarch
    indocile heureux
    • Posté à 21h26 le 03/06/2008
    • Internaute
      indocile heureux

    Merde alors ! On a tellement besoin en ce moment de ces intelligences acérées et pleines d » un véritable humour, (désolé pour Bigard ! ), qui ne flattent pas les pouvoirs en place, qui ne se glissent pas dans le pseudo bon sens beaufisant, qui ne cèdent pas aux sirènes des parti pris les plus nauséabonds, qui haïssent l » étroitesse d » esprit, qui exècrent les censeurs de tout bord et ceux qui veulent décider pour les autres de ce qui est bien ou mal , y compris dans leur vie privée, qui réclament le droit pour tous de rire de tout, surtout de tout ce qui se prend au sérieux, alors pourquoi nous enlève-t » on ce génie ?

    • Ga
      Ga répond à bloozmarch
      • Posté à 10h03 le 04/06/2008

      « alors pourquoi nous enlève-t » on ce génie ? »

      Ce n'est pas tant du fait des auteurs que d'une politique commerciale qui priviligie la rentabilité à la créativité.
      Un phénoméne bien connu que subit la musique, la littérature et qui n'a pas epargné la BD.
      Le fait est qu'il est bien difficile pour un auteur de pouvoir s'exprimer sans être contraint de devoir se plier aux régles du mercantilisme, ou d'avoir affaire à une armada de commerciaux qui vont passer votre projet à la moulinette afin de le rendre plus « vendeur ».
      Paradoxalement, il n'a jamais été aussi facile de se faire publier qu'aujourd'hui, seulement, la durée d'un auteur dans les bacs est proportionnelle à ses chiffres de vente, et que lorsque que l'on a une famille à nourrir, le phantasme de l'artiste maudit qui se nourrit de son intégrité,et qui publie ses oeuvres sur internet en ayant l'impression d'être un rebelle, ben ça va un moment, et l'intégrité , même avec du ketchup, ça ne nourrit pas son homme, et encore moins ses mômes.
      Il s'agit donc, aujourd'hui, pour les auteurs, de reussir à trouver un equilibre entre l'alimentaire et des travaux plus personnels, le premier permettant de subvenir aux besoins du second, mon tout etant souvent à decouvert sur son compte.

      Ce qu'il manque aujourd'hui, en France, et ailleurs, ce ne sont pas les auteurs, ou les idées, non, ce sont des supports de création qui soient suffisament solides financierement pour être independants, et par conséquent, succeptibles de pouvoir prendre plus de risques éditoriaux.

      Pour rebondir sur un récent article de RUE89 sur le recyclage dans la BD, la seule chose qui est recyclable aujourd'hui dans le monde du 9 e art, ce sont les auteurs.

  • jissé
    • Posté à 22h22 le 03/06/2008

    Bonsoir à tous.

    Je vous recommande les « BD » de Dany !

    Si « Ca vous intéresse ».

    Humour et graphisme « top ».

    Jc

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 22h27 le 03/06/2008
    • Internaute
      Prisonnier dans le village (...)

    Que Dieu lui pardonne !

  • Goubelle
    • Posté à 23h16 le 03/06/2008

    Crote, le roi de l'humour absurde made in USA
    un très très grand...
    « Mad » c'est quand même autre chose que Pif Gadget et Le Journal de Mickey

    Dominique
    Lien

  • Claude PELLETIER
    • Posté à 00h49 le 04/06/2008

    Euh ! Y'a pas un site ?

    Euh ! J » comprends pas tous les dialogues du euh hum dessin d'illustration de l'article.

    Euh ! J » n'ai plus de euh.

  • Lemmy Nothor
    Lemmy Nothor
    - Drinking muddy waters
    • Posté à 06h19 le 04/06/2008
    • Internaute
      - Drinking muddy waters

    Combien de cours j'ai pas écouté, planqué au fond de la classe avec Mad sur les genoux ? J'en avais des boites pleines de Mad, Spiderman, Batman et Green Lantern.

    Et ce matin, un autre qui nous quitte.

    Lien

  • VICTOR19
    VICTOR19
    OUVRIER
    • Posté à 06h31 le 04/06/2008
    • Internaute
      OUVRIER

    Qui donc va s'occuper de Vavavoum ? Peut-être y-a-t-il une place à prendre.....