Leur visite a été perçue comme une provocation dans ce lycée parisien bastion de la contestation contre les suppressions de postes.
« C'est une provocation ! “ La visite ce lundi matin de François Fillon, Rachida Dati et Xavier Darcos dans le collège-lycée Paul-Bert du XIVe arrondissement de Paris n'était visiblement pas du goût des élèves, parents et profs. Bilan : de nombreux heurts avec les forces de l'ordre et trois lycéens interpelés. (Voir les vidéos amateur recueillies par Rue89)
Julia (prénom d'emprunt) est encore choquée lorsqu'elle appelle Rue89 en milieu de la matinée. Arrivée à 8h20, cette élève de seconde a voulu aller en cours, comme d'habitude. Mais ce lundi n'est pas tout à fait une journée ordinaire pour l'établissement, foyer de la contestation lycéenne contre les projets de suppression de postes. Les trois membres du gouvernement ont prévu d'y présenter le nouveau plan gouvernemental de prévention contre l'usage des drogues.
Mais depuis des semaines, le ton monte. Les manifestants ont le sentiment de n'avoir pas été entendus dans leurs revendications. Et ce lundi matin, ils ont décidé de se faire entendre. A 8h30, Julia et une grosse centaine d'élèves sont rassemblés et éloignés, sans ménagement, par les forces de l'ordre… Voici son récit :
Une visite mal préparée. Et qui n'était pas ‘la bienvenue’, selon les parents d'élèves cités dans Le Parisien de ce lundi. Profs, parents et élèves, ils sont nombreux à s'élever contre ce déplacement gouvernemental. D'autant que Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et de la Jeunesse, n'a pas fait le déplacement, mais Rachida Dati, ministre de la Justice, si ! Vers midi, deux des élèves interpelés sont libérés du commissariat du XIVe arrondissement, devant lequel une cinquantaine de lycéens ont manifesté près d'une heure au son de ‘libérez nos camarades’. Le troisième ressort à 16h. Il est accusé d'avoir tenté -en vain- de donner un coup de tête à un gendarme mobile, mais ne sera pas poursuivi (surtout amis et parents le défendent : il aurait de gros problèmes de santé à la tête, il ne se risquerait donc pas à pareil coup). (Voir la vidéo de la suite des évènements)
Après avoir reçu, vers midi également, profs, parents et élèves, le maire d'arrondissement PS Pierre Castagnou tient alors a leur apporté leur soutien. A tous, même à l'élève encore entre les mains de la police. Il affirme également que, selon ce que lui a dit le commissaire d'arrondissement et contrairement à ce qu'affirme la préfecture de police, aucun policier ou gendarme n'est blessé. (Voir la vidéo de l'interview du maire)
Parmi les dommages collatéraux de l'intervention des forces de l'ordre, il est à noter plusieurs annulations d'épreuves prévues dans l'emploi du temps de l'après-midi : TP de physique comptant pour le bac pour les élèves de la filière scientifique, oraux blancs de français pour les élèves de première et épreuves théoriques pour les élèves en BEP restauration.
Julien Martin et David Servenay
► Mis à jour le 02/06/2008 à 17h00, 18h00 et 20h00 avec les vidéos et de nouvelles informations.





















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De quetzal2012
enseignant précaire | 21H47 | 02/06/2008 |
Si les parents d'élèves dénoncent le gouvernement, je pense que les faits sont établis car je ne vois pas quel serait leur intérêt de mentir…
On a clairement cherché l'incident, il n'est pas plus question de dialogue que de volonté d'apaisement lorsque des CRS pénètrent l'enceinte d'un établissement scolaire…
Que vont en dire ceux qui habituellement sont bien vite enclins à parler de « prise d'otage » à propos des grèves ?
N'y-a-t-il pas là l'incarnation d'une politique d'intimidation, de manipulation médiatique ?
C'est tellement gros que c'est à s'en demander si NS n'a pas intentionnellement envoyé Fillon au casse- pipe et ainsi mis à profit leur pseudo-rivalité, Fillon dans le figaro a naivement insisté sur le fat qu'il était bien le « chef d'orchestre du gouvernement » !
il a surenchéri « La police est là pour faire régner l'ordre. Les manifestations ne sont pas une façon de régler les sujets », or, il ne s'agit pas d'une manifestation mais d'une protestation annoncée… et tout à fait légitime.
http://alternativealaconstipationdelapensee.blogspot.com
De scalp07
enseignant à Marseille | 15H28 | 02/06/2008 |
Consternant !
Comme « sarko & ko » n'ont aucun argument valable
pour soutenir leur réforme de l'Education Nationale,
ils produisent du vent médiatique en espérant aveugler
le peuple.
De Phil2922
Retraite invalidité | 15H29 | 02/06/2008 |
trois ministres viennent dans un lycée, alors que celui-ci avait été combatif contre le projet Darcos, alors qu'on les avait prévenus qu'il y avait des élèves qui passaient des examens. Ils sont quand même venus avec des CRS chauffés à blanc…c'est de la pure provocation de leur part… ! !
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 15H30 | 02/06/2008 |
Bien résumé Phil ! !
à Phil2922
De mechante langue
15H40 | 02/06/2008 |
« trois ministres viennent dans un lycée, alors que celui-ci avait été combatif contre le projet Darcos, alors qu'on les avait prévenus qu'il y avait des élèves qui passaient des examens. Ils sont quand même venus avec des CRS chauffés à blanc…c'est de la pure provocation de leur part… ! ! »
C'est vrai !
C'est meme scandaleux car seuls les fachos de gauche ont droit de faire de la provocation !
J'ai bon ?
à mechante langue
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 15H49 | 02/06/2008 |
C'est bien de reconna^tre que c'est de la provocation.
A suivre les magouilles de la droite :
http://www.bakchich.info/rubrique55.html
« Police, justice et “ affaires ”, un monde merveilleux, hauts en couleurs et truffé de personnalités »
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 15H43 | 02/06/2008 |
« Un officier de gendarmerie grièvement blessé à la main »
Ils ont dû le sortir de l'hôpital où il se trouvait hier soir suite de son accident de tondeuse à gazon (d'habitude c'est sa femme qui s'occupe du jardin ! ).
Les excuses ou les justifications ça se fabrique depuis toujours.
à Servais-Jean
De babushconnexion
15H54 | 02/06/2008 |
exactement. d'ailleurs si il s'est coupé la main avec la tondeuse c'est qu'il était bourré, comme tous les soirs. n'ayant pas tabassé du jeune depuis au moins 3 heures, il a voulu se venger sur un rosier.
Les conneries dans ce genre existent depuis des lustres également.
à babushconnexion
De richelieu94
16H05 | 02/06/2008 |
Ben voila tu commences à comprendre la police… c'est bien… tu apprendras quand même que « outrage, rebellion et menaces “c'est LE classqiue des forces de l'ordre (généralement après bavure pour bloquer les procédures.. le tribunal de Bobigny en est plein et c'est biens ûr parce que des connards de banlieues les agressent les pauvres choux, eux qui sont là pour assurer la sécurité et donc la démocratie (si je suis bien tes raisonnements)…
allez babushchou, un peu plus et tu finiras du mauvais coté : avec les gauchos qui foutent rien et qui provoquent…. AHHHHHHHHHHHHHHHHHH
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 15H53 | 02/06/2008 |
Dans les pays nordiques l'assemblée nationale (ou l'équivalent) est ouverte au peuple.
A propos de tabasser les jeunes il faut savoir que les CRS d'une ville sont envoyés tabasser les jeunes d'une autre région, histoire de ne pas tabasser leurs propres enfants.
Pas grave les collègues s'en chargent.
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 16H01 | 02/06/2008 |
Mais même les piafs n'en veulent pas de ces quartiers pollués de pesticides, de radins et autres : -))
http://rue89.com/2008/05/29/a-paris-les-moineaux-desertent-les-quartiers…
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 20H49 | 02/06/2008 |
Numerosix
Ben si en plus vous vous mettez à taper sur les vieux en pensant que n'ayant plus de dents pour mordre ils votent à droite vous exagérez un peu.
Un vieux qui se nommait Brassens aurait eu beaucoup de choses à vous apprendre.
« Le temps ne fait rien à l'affaire
quand on est con on est con ».
Signé : Un vieux qui n'a voté qu'une seule fois à droite de toute sa vie (contre Le Pen).
De freddysun
15H55 | 02/06/2008 |
Pour Pierre Dom,
As-tu déjà essayé de rentrer dans un ministère ? Pourtant, ça ne leur appartient pas ….
Je suis de tout coeur avec les lycéens. Ils vous tapent, tapez-les ! Quel beau métier ! Tabasser des lycéens… Bravo
De etpuisquoi
indéterminé | 16H15 | 02/06/2008 |
Bonjour à tous.
Bien. J'interviens sur rue 89 pour la première fois.
J'ai lu les commentaires.
J'ai lu l'article relatant cette triste affaire.
Plusieurs remarques : le moindre lycéen mériterait-il des coups de matraques ? Je note une curieuse banalisation de la réponse institutionnelle à un regroupement sur la voie publique.
Ceci dit, j'ai bien du mal aussi à me pénétrer des avis qui approuvent le tabassage en règle du moindre individu sous prétexte qu'il eut émis une parole d'ordre protestaire sur la voie publique.
Mais bon, ces intervenants de rue 89 peuvent tout à fait avoir une conception de l'ordre différente ou absolue. Dans ce cas, pourquoi n'émigrent-ils pas dans ces jouyeuses contrées que sont la chine, la corée du nord, le pakistan, voire la russie ? Ils pourraient alors défendre l'obéissance sans réserve à loi et flatter le fondement de l'autorité absolue. Pas de manif, nul part, le pied…yeah.
Mais je me moque.
Je reviens à l'incident.
Donc, les repésentants du peuple ont décidés d'investir un lycée où devait se dérouler des épreuves nécessaires pour l'obtention de différents diplômes.
Première remarque : bravo, le moment était bien choisi. Le traffic de drogue, sa consommation, ne pouvait attendre une seule journée de plus, bien évidemment. On croit rêver.
Ensuite, une question emplie de naïveté :
Dis, pourquoi ces messieurs n'ont pas choisis un autre établissement ? C'est-à-dire : l'un des établissements où leurs enfants effectuent leurs études dans la plus grande égalité républicaine (cela va de soi) ?
Mais je me moque encore.
Quoique j'ai bien dans l'idée que ces gens considérent que le baccalauréat obtenu dans cet établissement ne vaut rien, et que l'on peut bien débarquer n'importe quand, après tout, on va pas en faire un drame, hein. On est pas en henri 4.
J'ai aussi dans l'idée que ces gens auraient en revanche beaucoup plus de respect pour des épreuves identiques se déroulant dans d'autres établissements. Des établissements, comment dire, plus chic, plus cher, plus importants…plus côtés. Comme à henri 4.
Je dis ça, je dis rien.
Ceci dit, on peut encore trouver miraculeux que le gouvernement ne trouve pas légitime de faire tabasser par quelques gardiens vêtus de bleus des parents voulant seulement se faire entendre.
Car, après tout, puisque tabasser un gamin semble pour certains intervenants de rue 89 être une chose juste, j'imagine que péter la tronche d'un adulte, pour délit de gauchisme aggravé, ce n'est rien ? Des petits coups de matraques. Dans le dos, les côtes, mmmmhhhh…Ca, je lis que certains intervennats de rue 89 aiment bien. Les gros coups de matraques, ils aiment bien.
Si vous le voulez bien, appelons ces intervenants de Rue 89, des monsieur Z. (Comme le film).
J'adore ces monsieur Z qui, contre toute objectivité, affirment que la police est toujours dans son bon droit. Ces monsieur Z ne savent pas dialoguer. Car ils nient absolument que le comportement policier en france est bien souvent déplorable.
Pourtant, il n'y pas besoin d'être de gauche pour le savoir. Ni de vivre en banlieue. Le reconnaître ne revient pas non plus à refuser l'ordre ou vouloir abolir l'existence de la police : c'est au contraire regretter que la police soit aussi peu respectueuse elle-même de sa mission. Mais les monsieur Z ne savent pas ce qu'est penser.
Par ailleurs, je trouve curieux que les monsieurs Z de rue 89 qui sont si prompts à se poser comme des êtres respectueux de la culture n'aient de la notion de proportionnalité qu'une conception assez confuse, voire inexistante.
Néanmoins, il faut concéder, par générosité, à titre de circonstances atténuantes, que les monsieurs Z, en général, braillent contre les gauchistes mais fantasment aussi beaucoup. Beaucoup trop. On craint la pathologie, parfois.
Car, laissant leurs imaginaires débridés s'exprimer sans retenue, les monsieurs Z inventent à l'avance des délits formidables afin de justifier des violences qui n'ont pas lieu d'être.
les monsieurs X ont-ils constater par ailleurs l'existence d'un délit ? Dès lors ce délit devient multiple. Il se répand. Le délit devient phobie : les monsieurs Z le voit partout, à chaque coin de rue. Même si le délit n'a pas eut lieu, les monsieur Z pensent que le délit a quand même existé, selon l'adage hautement scientifique suivant :
« oh, làààà…..Il n'y pas de fumée sans feu, si tu prends un coup de matraque, voire deux, dix, ou 20, et aussi quelques coups de pompes, c'est que tu a fais quelque chose, c'est sûr. Croix de bois, croix de fer. Faut pas me prendre pour une bille, j'l'connais les gauchos ».
Des intervenants très intelligents, des lumières, ces monsieurs Z, c'est évident.
Pour les monsieurs Z, le réel doit se plier à leurs délires.
Ainsi, chaque manifestant devient face à leur regard tordu un révolutionnaire armé de pavés et de nombreux couteaux, ou des grenades, qui, la bave aux lèvres, ne descend dans la rue que pour égorger et taper sur des policiers pacifiques, polis, et appeurés.
De même, chaque manifestant, qu'il soit blanc, jaune, vert ou noir (ce qui est plus grave, quand même), âgée de 8, de 25, ou de 45 ans, devient un suppôt du gauchisme, un être vil qui n'a ni dieu, ni foi, et qui ignore tout des notions d'autorité et de civisme. Un être infâme. Oui.
Là le délire est à son comble : monsieur Z tremble au moindre défaut d'Ordre et mélange tout.
Il pratique alors l'amalgame. Se croyant intelligent alors qu'il délire, monsieur Z pratique des associations d'idées qui, loin d'atteindre le réel, ne font que révéler la teneur de ses propres névroses.
Ainsi, un groupes d'élèves accompagnés de parents d'élèves, fussent-ils syndiqués, manifestent sur une voie publique ?
Le monsieur Z névrosé de rue 89 commence à suer à grosses gouttes : il imagine un groupement armé qui menace l'équilibre de la nation ; il s'imagine voir de ses yeux appeurés un groupuscule dîgne des brigade rouge qui menace de mettre l'ordre démocratique à feu à sang ; il pense que la revolution bolchévique est aux portes des lycées ; que c'est le signe (car tout est signe divin, tout, absolument tout) de la déliquescence de l'autorité, du respect, de la vie, de la culture, de l'orthographe, de la grammaire, en un mot : de la chute de la france et de la civilisation.
Là, monsieur Z voit alors des terroristes partout : une jeune fille de 18 ans qui affirme avoir été tapé par un crs ?
C'est une dégénérée qui refuse l'autorité scolaire, voire toute autorité, à cause de l'influence néfaste de sa mère, une ancienne soixante huitarde (elle porte un foulard bleu et orange) qui ne peut être qu'une fonctionnaire îvre de révolution violente et qui s'adonne à des messes gauchistes où le relativisme et l'inversion des valeurs sont invoquées comme des nouvelles idoles. Le soir, en fumant des joints bleus. Chez elle. Des orgies. Tandis que les enfants courent nus partout sans faire leur devoirs.
Un jeune professeur prend un coup de matraque ? C'est normal, car ce professeur est un membre supposé de la lcr qui subertît ses classes par des discours emflammés invitant chaque élève à la lutte armée contre le gourvernement (c'est bien connu) et qui a acheter contre des services innomables son capes à à un prêtre débroqué qui adorait guy debord.
J'exagère. Oui, c'est vrai ; enfin, à peine. ( : ))
Etpuisquoi
à etpuisquoi
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 16H23 | 02/06/2008 |
bien ! ! !
Je sais qui est monsieur Z….
à eelisa
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H36 | 02/06/2008 |
Moi aussi ! Et les Monsieurs Z aussi : -))
Pour une première fois il fait fort « etpuisquoi » ! !
à etpuisquoi
De babushconnexion
18H05 | 02/06/2008 |
« Tout le lycée est mobilisé pour les empêcher d'entrer » avaient prévenu, hier soir, les élèves du lycée Paul-Bert, dans le 14e arrondissement de Paris.
qui cherche la matraque, se la prend dans le pif. et croyez-moi il y en a qui la méritent.
à babushconnexion
De Sylap
Citoyen | 12H45 | 03/06/2008 |
« qui cherche la matraque, se la prend dans le pif. et croyez-moi il y en a qui la méritent. »
C'est clair ! !
De Schrödinger
quark | 16H20 | 02/06/2008 |
Cet article aurait dù s'intituler « Des méfaits de la drogue sur les jeunes et les moins jeunes »…
De Sous-Militant
Activiste Inactif | 16H22 | 02/06/2008 |
Donc, je suis élève du lycée Paul Bert. Et l'un des « organisateurs » (j'insiste sur les guillemets) des mouvements de cet établissement. Voici comment nous avons vu et vécu cet action.
Avant de commencer, je tiens à affirmer que l'histoire du gendarme « grièvement » blessé n'est qu'une pure connerie ! Aucun projectile lourd n'a été lancé, et pour avoir été la première ligne de lycéen, j'assure que les coups venaient bien des gendarmes mobiles, et non des jeunes.
Nous avons été prévenu jeudi dernier, par quelques rumeurs, confirmées par la suite par certains professeurs, et dès vendredi il a été décidé qu'une action aurait lieu, action servant simplement à se faire entendre des médias présents et à stopper cette propagandes. Il a également été décidé de s'habiller tout de noir pour cette journée « foutage de gueule ». Bien entendu, les élèves présents à la discussion étaient triés sur le volet, seuls les plus anti-bloqueurs ont assistés à la réunion, mise à part quelques exceptions.
Ce lundi, dès 08H00 nous étions présents devant notre lycée, dès lors, notre proviseur, Mme Ka…, désignait aux policiers les élèves qu'il fallait embarquer si jamais cela tournait mal. Nous avons été rejoins par les professeurs et parents d'élèves.
08h20, la police bloque la rue, impossible de rentrer.
08h30, les policiers en civil demande,sans violence, de partir de la rue. Professeurs et lycéens décide de ce moment pour déployer une banderole ainsi que plusieurs autres pancartes. Quelques minutes plus tard, les gendarmes mobiles forment une ligne et avance. Première bousculade, ils nous poussent sur 10 mètres, écrasant de leurs boucliers professeurs et parents d'élèves. Des collégiens étaient là, bloqués par la poussé des gendarmes. On forme une chaîne pour refuser l'avancée des gendarmes sous le slogan « NO PASARAN ». La première ligne se prend coups de genoux (particulièrement là où ça fait très mal) et coups de matraques dans le ventre.
Ils se stoppent.
Quelques minutes de trève, deux de nos représentants entre dans le lycée pour participer à la discussion.
Des CRS se mettent en place sur les trottoirs. Et sous un ordre lancé, les gendarmes se remettent à pousser les lycéen, qui eux, n'avaient pas cherché à forcer la ligne…Les CRS essayent d'attraper les lycéens qui avaient été désignés, j'en faisais partie, mais grâce au soutien et à la solidarité de quelques autres élèves, aucune des cible n'aura été arrêtée. Je ne sais pas, mais je crois que c'est lors de cette poussé que les lycéens arrêtés ont été pris. Nous sommes repoussés au bout de la rue, après plusieurs coups de genoux et de matraques. On sera encerclé durant presque une heure, jusqu'à que les ministres sortent, sous nos sifflements.
Quant aux élèves arrêtés, nous décidons d'aller les soutenir aux commissariat du XIVeme, où jusqu'à la fin-où nous étions à peine 5-un cordon de CRS nous encadrera. Plus aucun incident n'aura lieu. Deux des interpellés sortirons, mais celui contre qui une plainte a été portée, c'est sans doute le plus aberrant. Je ne donnerais pas son nom, mais le connaissant, je peux assurer qu'il n'est pas du genre à donner des coups de boule, d'autant plus que sa santé lui interdit formellement ce genre de gestes. A sa sortie su commissariat, il a dû aller à l'hopital, ayant de multiples hématomes sur les bras, et plus important, une grave blessure à l'oeil, bien évidemment, il ne se les ait pas fait en trébuchant…
La venue des ces ministres n'aura été qu'une formidable provocation. Et l'attitude de notre proviseur est simplement inacceptable.
Mon texte n'est peut être pas très clair, mais je suis encore très à chaud.
à Sous-Militant
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 16H34 | 02/06/2008 |
Merci de ton témoignage. Je suis sure que ce que tu dis est vrai, et démontre bien ce qu'on essaie de dire tout au long de ce fil, que tout était provocation.(pas de la part des profs, lycéens, parents et élèves ! )
Je ne comprends pas bien pourquoi le proviseur a indiqué aux gendarmes les élèves à « embarquer » en cas de problèmes ? ? ?
à eelisa
De Sous-Militant
Activiste Inactif | 16H57 | 02/06/2008 |
Les leaders et les plus actifs, presque tous des SUD Lycéens.
On avait déjà reçu des menaces de sa part, par des lettres où elle informait que en cas de nouveau blocage nous serions traduis en conseil de discipline et renvoyés définitivement du lycée.
J'ai oublier également de préciser que les professeurs et parents d'élèves ont organisés une réunion avec la proviseur vers 13h30 pour exprimer leur grand mécontentement devant son attitude.
à Sous-Militant
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H41 | 02/06/2008 |
Mais tout ça est franchement lamentable, il faut être facho ou aux abois pour adopter cette stratégie.
Et personne n'a filmé ?
à Les Chats
De Sous-Militant
Activiste Inactif | 17H59 | 02/06/2008 |
Quelques personnes ont filmé, mais pas les moments les plus importants. Surtout avec des téléphones portables, mauvaise qualité d'image. Mais j'ai quelques nouvelles des lycéens interpelés, il semblerait que cela se passerait bien pour eux.
à Sous-Militant
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 18H33 | 02/06/2008 |
Merci et tiens nous au courant si tu peux… bon courage à vous tous et tenez bon ! Nous sommes nombreux (ses) à être avec vous !
Vous avez notre confiance !
à Sous-Militant
De éternellerebelle
enragée ! | 18H28 | 02/06/2008 |
Rien d'étonnant sous militant
Le syndicat Sud est un syndicat de LUTTE ,non fludifié ,et ses militants et leaders sont à ce titre des cibles à abattre par ce pouvoir.
Le proviseur en dénonçant des lycéens à la police ,et en les menaçant de renvoi,devrait se recycler
sans probléme dans la POLICE HONTE À LUI ! !
J'espére que la solidarité va fonctionner,et que le lyceén blessé va se rétablir rapidement.
Courage ,ne lachez rien !
à eelisa
De m a i a
aquoiboniste | 19H50 | 02/06/2008 |
Certains proviseurs deviennent fous et perdent même leurs nerfs dans de telles situations, je parle en connaissance de cause malheureusement…
Pour certains, fonctionnaire d'état signifie chien de garde obéissant, voire bourré d'initiatives pour être le meilleur chienchien à son papa.
Courage, lycéens, vous êtes notre espoirs, nous serons votre appui.
maia
à Sous-Militant
De éternellerebelle
enragée ! | 17H30 | 02/06/2008 |
@ à sous militant,Merci de ce témoignage vécu,j'espére que le jeune accusé et blessé sera soutenu par tous,
Honte a ce pouvoir qui ne connait que la matraque et les lacrymos pour étouffer la moindre tentative
des opposants
En Sarkoland LE MENSONGE ET LA RÉPRESSION sont les arguments d'une « droite décomplexée »
Matraquer ,gazer,et MENTIR ! ! ! !
Bienvenue en France ex berceau des droits de l'homme
La solidarité doit s'intensifier ,courage ! la jeunesse est l'espoir d'un peuple !
Les temps changeront
à Sous-Militant
De Cosette
( délinquante amoureuse) | 17H41 | 02/06/2008 |
@ Sous-Militant :
Je rejoins eelisa,merci pour ce témoignage,crois-moi c'est TRES CLAIR on a tous compris !
J'espère que le lycéen interpellé (le terroriste) qu'on voit sur la vidéo entouré par 5 robocops ne va pas avoir d'ennuis,mais ça j'en doute…
Ils en ont un,ils ne vont pas le lâcher.
Je suis révoltée de voir ça comme bcp de monde !
Donne nous des nouvelles du « terroriste »…
Et mes compliments au proviseur : elle aurait fait du bon boulot dans les années 40…
à Sous-Militant
De AmandineH
employée | 21H41 | 02/06/2008 |
Bonsoir. Merci pour votre témoignage. Ne lâchez rien.
Vous devriez publier votre témoignage sur bellaciao.org
Ainsi on diffuse encore plus l'information !
En plus ce soir on va peut être assister un retournement de situation en faveur de toute une partie de la pollution, opposer à cette réforme de l'éducation nationale et plus précisément contre cette conception de l'éducation.