Pour lutter contre le clientèlisme, un décret stipule que trois candidatures doivent être examinées avant d'attribuer un logement.


Qu'ils soient de droite, de gauche ou du centre, les élus municipaux ont souvent la tentation d'user de leurs pouvoirs en matière de logement social. Clientélisme, abus de pouvoir, simple renvoi d'ascenseur… les dérives sont légion. Pourtant, deux lignes d'un décret gouvernemental pris cet hiver devraient moraliser les pratiques. Une urgence à l'heure de la crise immobilière.La lettre est arrivée la semaine dernière, par le courrier. A l'intérieur, un « relevé de comptes locataires », un avis d'huissier, un vieil article du Canard Enchaîné et une lettre de dénonciation :
« Vous trouverez ci-joint quelques éléments sur la curieuse politique d'attribution des logements HLM à la ville de La Courneuve. (…) Quelques éléments sur un adjoint au maire qui est lui locataire de deux logements HLM dans la ville. »
Le corbeau laisse un nom (mais il souhaite rester anonyme) et un numéro de téléphone. Tout y est : le nom du bénéficiaire, ses adresses HLM, le type des logements occupés… etc. L'adjoint au maire confirme : il est bien locataire de deux appartements HLM depuis novembre 2007 : « J'ai dû faire des travaux dans le nouvel appartement », se justifie-t-il. Mais il le jure : jamais il n'a sous-loué le premier appartement à un « ami », qu'il a hébergé à titre gratuit durant plusieurs mois. Tout cela est interdit par les règlements, mais la pratique n'est pas sanctionnée. Deuxième promesse : oui, il vient de « donner son congé » du premier HLM. Ce que l'organisme en question confirme. Les élus, dès lors qu'ils remplissent les conditions de ressources pour accéder au parc social, ont aussi droit aux HLM.
Pas de quoi fouetter un chat pour ce passe-droit assez commun. Les périodes de campagne pour les élections municipales sont d'ailleurs souvent l'occasion de telles révélations, sur fond de règlements de compte politiques. Rue89 en avait parlé à Châtillon, ville gérée par l'UMP ou encore à Clichy-la-Garenne, ville socialiste, comme Bakchich l'avait fait à Asnières, ou la fondation Abbé Pierre dans l'ensemble de la France.
5 millions de logements HLM pour 12 millions de personnes
Au cours de nos recherches, un professionnel du secteur s'énerve : « Vous faites vraiment de la presse poubelle ! “ Puis, il se ravise et accepte de nous livrer, lui aussi sous couvert d'anonymat, une vision bien différente de la politique d'attribution de l'Habitat à loyer modéré (HLM) où l'on découvre que rien n'était vraiment réglementé dans les procédures d'attribution. Jusqu'à une période récente.
D'abord, quelques chiffres : la France compte 5 millions de logements HLM dans lesquels vivent 12 millions de personnes. A cause des principes de financement de la construction des immeubles, le parc social a des ‘réservataires’. Autrement dit, des institutions qui achètent le droit de présenter des candidats aux bailleurs (les sociétés HLM, publiques ou privées) :
1. D'abord l'Etat ; parce qu'il prête de l'argent aux bailleurs, en général par la Caisse des dépôts et consignations, il obtient 30% des appartements.2. Viennent ensuite les collectivités territoriales (les villes) qui offrent des conventions de garanties aux bailleurs, en se portant caution pour les prêts ; à ce titre, elles obtiennent 20% des appartements.
3. Enfin, les organismes collecteurs du 1% qui achètent des ‘droits de réservation’ pour leurs adhérents, les entreprises de plus de 50 salariés. Compte tenu de la pénurie du marché, le 1% logement (très riche, puisqu'il capte 0,46% de la masse salariale des adhérents) rafle les 50% restants.
Aujourd'hui, tous les montages de financement de HLM s'effectuent avec cette clef de répartition. Reste ensuite à attribuer les logements aux demandeurs. Et là, il y a des surprises.
Pour la première fois, un décret fixe les règles d'attribution du logement social
La nouveauté tient en deux lignes, à la fin de l'article 2 du décret n° 2007-1677 du 28 novembre 2007, relatif à la loi DALO (Droit opposable au logement) :
‘Sauf en cas d'insuffisance du nombre des candidats, les commissions examinent au moins trois demandes pour un même logement à attribuer.’
Concrètement, cela signifie que désormais les commissions d'attribution ont l'obligation de passer au crible ces trois candidatures. Pas moins. Sans quoi l'attribution pourra être qualifiée d'illégale. Passée en catimini par le gouvernement, juste au début de la campagne pour les municipales, cette nouvelle obligation a pour but de moraliser les pratiques, car jusqu'à la publication de ce décret, le maire était seul détenteur du ‘droit de désignation’. Commentaire de notre expert :
‘Les trois candidatures obligatoires, cela complique la tâche du maire clientéliste. S'il faut reloger Dupont, il faut aussi mettre deux autres candidats. Si Dupont est manifestement bénéficiaire d'un coup de pouce extravagant, cela va alerter la commission d'attribution des HLM. En fait, l'Etat veut faire jouer aux commissions le rôle de police qu'il ne peut pas exercer avec les maires.’
Bientôt, les premiers contrôles vont livrer leur lot de surprises…
En cas d'attribution ‘bizarre’, la commission d'attribution devra donc justifier son choix. Dans quelques mois, les premiers contrôles seront publiés. Ceux des Chambres régionales des comptes, mais surtout ceux de la Mission interministérielle d'inspection du logement social (Miilos). Chaque année, cet organisme épingle les mauvais élèves qui ont commis des fautes en matière d'attribution de logements. Des infractions très variées selon le chef-adjoint de la Miilos, Daniel Dauvet :
‘Cela va de l'infraction simple, comme le fait de ne pas avoir les fiches d'imposition des locataires deux ans avant la demande ou d'avoir un quorum qui n'est pas atteint, à des choses plus graves comme le non-respect des plafonds de ressources ou une notion d'urgence qui n'est pas respectée. Certaines commissions considèrent aussi que le candidat doit être résident sur la commune où il postule, ce qui est contraire au texte.’
En 2007, sur les 184 rapports définitifs établis par la Miilos, 49 organismes HLM ont été pris en flagrant délit d'infractions sur les procédures d'attribution. Sont-elles sanctionnées ? En théorie oui, la Commission des suites de la Miilos propose des amendes qui peuvent atteindre 18 mois de loyer du logement considéré. L'exécution de la sanction est une décision du préfet. Dans la pratique, l'amende est rare, comme le confirment les derniers chiffres disponibles auprès de la Direction générale de l'urbanisme :
‘En 2004, neuf organismes ont fait l'objet de sanctions financières, pour un montant moyen de 10000 euros.’
La nouvelle disposition des trois candidatures sera-t-elle suffisante pour rendre transparente la procédure ? Daniel Dauvet en doute :
‘C'est le but, mais il y a toujours des possibilités de passer au travers des mailles du filet. Vous pouvez très bien présenter deux candidatures en dehors des critères, pour laisser passer la troisième.’
En attendant, à la Courneuve, un candidat aux HLM de la Ville a porté plainte pour ‘abus d'autorité et discrimination commise par une personne dépositaire d'une autorité publique’. Mécontent d'apprendre qu'il ne lui serait pas attribué de logement social, ce commerçant met en cause un ‘système de favoritisme’. Le parquet de Bobigny examine la plainte.



















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De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 13H07 | 01/06/2008 |
Est-ce à dire qu'un jour ceci :
http://www.clcv.org/index.php ? v=enq_com-attribution_04
devrait devenir obsolète ?
Quid dans ce cas des prioritaires (handicapés, malades, etc…) ?
De Infovite
Plébéien. | 20H21 | 01/06/2008 |
Mais malgré ce « collimateur » ; toujours pas d'attribution d'un toit pour tous.
La maison commune France n'est toujours pas construite !
http://info-espress.over-blog.com/
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 14H01 | 01/06/2008 |
et quand est il de cette blagues du droit opposable
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 14H03 | 01/06/2008 |
pour fabien
surement obsolète et kaduc
à patrick du 14
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 20H42 | 01/06/2008 |
JE SUIS DESOLE mais au moins sur le département de Paris (alors que dans les arrondissements des « commissions d'attribution de transparence » ont été mises en place en 2001 à l'arrivée de Delanoë), un handicapé ou un malade « lourd » (ALD) est prioritaire sur :
• le contingent du maire d'arrondissement ;
• le contingent du maire ;
• le contingent du préfet.
Par surcroît, il peut refuser les trois propositions qu'on lui fait s'il les estime non conformes à son état de santé ou à ce que son médecin souhaite. Ce sans être radié définitivement des listes. Et cela est ainsi de très longue date. Je ne sais te dire quand…
Quant à la moyenne de l'attente, elle est en moyenne de dix fois moins pou un célibataire ou un couple sans enfants. Pour une famille, le problème reste entier, car de toutes façons le malade ou handicapé n'est plus regardé comme tel, puisqu'entouré !
De Pierrrrre
14H41 | 01/06/2008 |
l'existence même des HLM est une des causes de la crise du logement social en France
=================================================
Il ne s'agit pas de nier la necessité d'aider les gens à loger dignement.
Mais il faut le faire EN AIDANT LES PERSONNES
et non pas en aidant les habitations ! ! !
et en France, c'est une solution d'inspiration à économie socialiste qui prévaut :
la solution HLM qui consiste à mettre sur le marché des biens subventionnés.
inconvénients :
- sociétés HLM, sociétés où les politiques casent leurs petits copains, l'élu qui n'a plus de mandat, le fils du colleur d'affiche qui cherche un travail pépère…
- marchés publics trafiqués où les logements sont payés plus chers afin de permettre des dessous de table pour partis politiques
- politique de passe droits pour l'attribution des logements (le copain du copain, la maman de la secrétaire, ou le fils du maire du coin
- population figée et dépendante (qui perd son avantage logement en cas de déménagement et qui préfère rester au chomage plutot que de trouver du travail trop loin)
- concentration de population au profil social identique
- dégradation des biens (un appartement HLM coûte deux fois plus cher qu'un autre.. plus cher à la construction.. puis plus cher à l'entretien.. puis réhabilitation… puis re réhabilitation… et re re réhabilitation quand on n'implose pas un immeuble d'à peine 40 ans pour en reconstruire un autre..HLMisé lui aussi, naturellement…
à Pierrrrre
De léo solo
15H32 | 01/06/2008 |
De l'aide à la pierre à un peu d'aide pour Pierrrrrre :
Le financement du logement en France
Par Aubert, Fabrice, Fribourg, Anne-Marie, 2005
81 p., tabl., graph., fig., notes, glossaire
Après quelques généralités et un exposé de la situation générale du logement en France, puis un aperçu des grandes étapes de la politique du logement en France depuis le 19ème siècle avec indication des principaux textes législatifs, cet ouvrage propose une analyse par secteurs de financement en exposant les principaux axes de la politique du logement (dans les secteurs aidé, réglementé et libre) et en décrivant les interventions financières dans le secteur aidé (aides directes, prêts, épargne logement, participation des employeurs à l'effort de construction ou PEEC, incitations fiscales, aides à la personne) et dans le secteur privé (dépense de la collectivité pour le logement de 2000 à 2004), puis les caractéristiques des aides et le public concerné (PLUS, PLA-CDC, PLA-I, prêt à 0%). Le rôle et l'action des offices et sociétés HLM sont ensuite présentés.
à léo solo
De Pierrrrre
16H16 | 01/06/2008 |
et vous, auriez vous une idée personnelle à proposer ?
Je puis aussi vous apporter quelques références moi aussi, histoire de faire sèrieux..
Encyclopédia Universalis, édition 2006, volumes 7, 9 et 11.
à Pierrrrre
De léo solo
16H21 | 01/06/2008 |
Une idée personnelle oui, bien sûr,
mais beaucoup y travaillent :
La création d'un service public du logement.
à léo solo
De Pierrrrre
12H26 | 02/06/2008 |
»….La création d'un service public du logement…. »
==> Je pensais que l'important était de permettre aux familles de se loger,
mais il semblerait que pour certains, l'important soit de fabriquer un « service public » de plus, genre usine à gaz pour caser les copains et magouillasser à loisir avec l'argent du contribuable..
ça ne vous suffit pas les nébulleuses sociétés HLM qui sont un état dans l'état,
qui logent 20% de la population française, avec la cohorte obligée de magouilles, passe-droits que trimballent n'importe quels organismes de ce genre ?
Vous voulez HLMiser toutes les familles françaises,
avec nécessité d'être bien avec l'élu du coin pour
avoir droit à son logement,
figer les gens dans leur coin s'ils veulent ne pas perdre leurs avantages,
distribuer les logements en récompensant les meilleurs,
avec comité consultatifs citoyens et démocratiques à la manière d'un soviet-suprème semble-t-il regretté,
pouvoir servir les copains en distribuant marchés publics avec générosité, l'argent ne venant pas de votre poche,
pouvoir faire embaucher les militants dévoués dans ces sociétés HLM, et y mettre comme directeur un ancien conseiller municipal qui n'a pas été réélu ?
à léo solo
De Pierrrrre
17H09 | 01/06/2008 |
»…Une idée personnelle oui, bien sûr,
mais beaucoup y travaillent… »
==>une idée personnelle, en principe, ça vient de soi,
pas de ces « beaucoup » autres qui « y travaillent », et dont on attend les directives afin d'y calquer ses idées « personnelles »
à Pierrrrre
De Axior
Citoyen | 22H36 | 01/06/2008 |
Cher Pierrrrre
Le premier HLM fut construit au 17 ème siècle autour d'un rendez-vous de chasse en banlieue parisienne, à Versailles plus précisément, au milieu des marécages. Dés le départ apparut le scandale que vous dénoncez, car les appartements n'étaient attribués qu'à des « petits copains ». Des rénovations et des re-re-re-rénovations, il y en a eu un paquet. On dit même que vers la fin, une bergère étrangère venant des pays de l'est, logeant dans une des dépendances, appelée « petit Trianon » y égorgeait ses moutons.
Je suis d'accord avec vous, il est temps que celà cesse, ce genre de HLM !
à Pierrrrre
De léo solo
08H03 | 02/06/2008 |
Mon voisin prétend que chacun de vos propos a pour conséquence de dévoiler un rapport amer à l'altérité, à la réalité.
Dans ce post c'est votre rapport à l'égalité qui reluit, dit-il.
Ne voir que rapports hiérarchiques et de domination dans les relations humaines l'amène simplement à vous plaindre.
à Pierrrrre
De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
19H36 | 01/06/2008 |
Bonsoir Pierrrrre…
Mais que se passe t-il donc ?
Par contre,je vous mets une bonne note..
à Pierrrrre
De Chele
19H44 | 01/06/2008 |
Réponse à Pierrrre.
Mouais.
Bon, prenons un exemple réel. Mes ex-voisins du dessus. Location de 43 m2 pour 530 euros. Vu la baisse subite de leurs revenus, ça s'est vite transformé en cauchemar. Au bout de 3 ans d'attente, ils obtiennent un HLM de 58 m2 pour 230 euros. 300 euros récupérés + 15 m2 dévolus en partie à leur bébé. Pour eux, une bulle qui les a fait passer du mode survie au confort (vu l'état de mes conditions de vie - et des leurs -, mon idée du confort, c'est quand on a un toit qu'on paye sans retard, qu'on peut payer edf/gdf et quand on mange à sa faim. Je vis avec 681 € par mois avec un loyer de 435 €).
S'il n'y avait plus de HLM, il faudrait augmenter violemment les aides afin de combler le différentiel prix HLM / prix du privé. On passerait alors à une subvention permanente des propriétaires de biens. Car les loyers du privés ne baisseraient pas au prix du HLM.
Est-ce que ce serait mieux que tous les passe-droits HLM ? A mon avis, ce serait pire. Ce serait la création d'une brèche encore plus grande entre les pauvres et les possédants. En déversant la manne énorme des habitants de HLM sur le marché, en comblant le différentiel loyer HLM/loyer du privé, on ferait glisser l'argent de la poche d'organismes effectivement mammoutesques, pas toujours bien gérés et susceptibles de clientélisme à la poche de particuliers. Ce ne serait rien d'autre qu'un programme d'enrichissement pour cette partie de la population.
Et il faut voir comment se comportent les petits propriétaires de biens avec les locataires pauvres… Il vaut mieux avoir le reflex systématique de l'avocat - un truc qui n'existe pas chez les pauvres - pour se faire respecter.
Personnellement, faisant partie des pauvres (je suis même en dessous du seuil de pauvreté, youpi) et pourtant locataire d'un logement du privé, je préfère nettement le pis aller des HLM.
Cela ne me révolte-t-il pas que cette gabegie HLMesque ? Si. Voir un propriétaire d'agence immobilière habiter un HLM (classieux. Et ce n'est pas un ILM, c'est bien un HLM) grâce à un bakchich (exemple véritable, je fournis les renseignements, si besoin), ça me donne envie de mordre.
je suis donc pour les HLM avec gros service de contrôle des attributions.
Chèle, qui squatte l'ordi et l'adsl de son voisin pour lire Rue89 dès qu'il va draguer en ville. Heureusement, il drague beaucoup.
à Chele
De Pierrrrre
07H04 | 02/06/2008 |
S'il n'y avait plus de HLM, il faudrait augmenter violemment les aides afin de combler le différentiel prix HLM / prix du privé.
==> exact, cela s'appelle déja l'APL, Aide Personnalisée au Logement.
C'est une aide qui est réellement égalitaire puisqu'elle s'applique en fonction de critères objectifs et évolutifs.
Cette aide n'oblige pas ses bénéficiaires à se parquer dans un immeuble désigné. Elle dispense aussi d'avoir à solliciter des passe-droits.
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»… On passerait alors à une subvention permanente des propriétaires de biens. Car les loyers du privés ne baisseraient pas au prix du HLM…. »
==> les loyers du privé sont au prix du marché.
Actuellement les loyers sont hauts (uniquement pour les nouveaux baux) parce que tout a été fait pour détourner l'investisseur du locatif.
Si la politique devient incitative pour l'investissement immobilier, le nombre d'appartement en location augmentant, les prix dégringoleront automatiquement.
Si les prix dégringolent, l'aide APL peutt aussi évoluer, à l'image du marché.
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»… Ce serait la création d'une brèche encore plus grande entre les pauvres et les possédants….. »
==> Faux Au contraire, le marché, actuellement est complètement fermé aux pauvres qui n'ont de recours que les HLM.
En effet, les contraintes et la longueur des procédures en cas d'impayé (coût 20 000 euros pour procédures à minima de deux ans),
sont si importants, que les critères de sélection écartent les pauvres afin d'éviter tout ennui.
De plus, la fiscalité amène le privé, notamment les appartements loués à ces « pauvres », à subventionner les HLM par leur impôt.
Ces appartements loués à des « pauvres » ne servent souvent que d'anti chambre en attendant l'obtentiuon d'une HLM.
Le turn-over y est important, et la location ininteressante pour le bailleur.
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» En déversant la manne énorme des habitants de HLM sur le marché, en comblant le différentiel loyer HLM/loyer du privé, on ferait glisser l'argent de la poche d'organismes effectivement mammoutesques, pas toujours bien gérés et susceptibles de clientélisme à la poche de particuliers….. »
==> Cela déja permettrait de respecter la loi du marché, actuellement complètement cannibalisée par les HLM subventionnés.
Cela permettrait de rendre l'acte locatif rentable (il ne l'est pas)
Cela génèrerait un accroissement d'investissement locatif, et donc une baisse des prix.
Les appartements HLM ne disparaitraient pas pour autant, ils seraient loués à leur juste prix ( le prix du marché) et seraient assortis d'aide liée aux familles et non pas à la personne.
Ils seraient gérés par des organismes d'Etat, à gestion privée.
C'est le passage d'un mécanisme social de type socialiste, perturbateur des lois d'équilibre, et générant pénuries, marché protégé et passes-droits pour y accéder,
à un mécanisme social de type libéral, qui joue sur la loi du marché, en augmentant l'offre quand le bien se fait rare.
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»…Et il faut voir comment se comportent les petits propriétaires de biens avec les locataires pauvres… »
==> ils se méfient, parce qu'ils savent qu'en cas d'impayé, les services publics ne lui viendront pas en aide, et au contraire, alourdiront les procédures afin d'obliger ce propriétaire à faire du social pour le compte de la communauté.
Ils se fichent si le loyer doit être payé par pauvre ou riche,
mais ils désirent qu'il soit payé.
Et compte tenu des problèmes à venir, ils se blindent de toutes les garanties possibles, notamment l'assurance sur les loyers, qui oblige à écarter tout locataire socialement défavorisé.
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»…. Il vaut mieux avoir le reflex systématique de l'avocat - un truc qui n'existe pas chez les pauvres - pour se faire respecter…. »
==> ne croyez pas cela, d'autant plus que l'aide juridictionnelle leur est accordée, et que tout un tissu associatif, municipal et juridique est là pour piéger le bailleur qui préfère investir en SICAV, bien moins générateurs d'ennuis
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»….Personnellement, faisant partie des pauvres (je suis même en dessous du seuil de pauvreté, youpi) et pourtant locataire d'un logement du privé, je préfère nettement le pis aller des HLM…. »
==> un conseil, inscrivez vous dans le parti politique des responsables attribuants les appartements HLM, vous en trouverez un facilement.
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»…..Cela ne me révolte-t-il pas que cette gabegie HLMesque ? Si. Voir un propriétaire d'agence immobilière habiter un HLM (classieux. Et ce n'est pas un ILM, c'est bien un HLM) grâce à un bakchich (exemple véritable, je fournis les renseignements, si besoin), ça me donne envie de mordre.
je suis donc pour les HLM avec gros service de contrôle des attributions….. »
==> et le service de contrôle des attributions, vous le controlez comment ?
Par un polit-bureau élu de manière citoyenne, démocratique et populaire ?
C'est ce qu'ils faisaient dans les pays de l'Est.. allez voir l'état de leurs logements…
à Pierrrrre
De léo solo
07H53 | 02/06/2008 |
eh
lui où il va là
qui ?
lui , là…
====> Pierrrre
il s'est mêm » pas aperçu de la crise immobilière aux Etats Unis, son modèle de société, avec une seule loi, la loi du marché.
à léo solo
De Pierrrrre
08H02 | 02/06/2008 |
»….la crise immobilière aux Etats Unis… »
==>ça n'a rien à voir :
La crise immobilière n'est pas locative, au contraire, on trouve plus facilement à se loger aux USA que chez nous.
Aux USA, la crise est due à des emprunts qui ont été accordés pour des ACHATS (et non location) de logements, à des familles dont les revenus permettaient tout juste le remboursement.
Mais comme les critères de remboursement étaient évolutifs, et que les taux sont montés, de nombreuses familles n'ont pas pu rembourser.
Exactement comme en France, si contactant un emprunt à taux indexé, les taux montant, vous ne pouvez plus faire face à vos mensualités.
Le problème posé aux USA, c'est que ce cas de figure courant se retrouve généralisé, compte tenu de la montée des taux et du nombre de prets accordés.
à Pierrrrre
De léo solo
12H10 | 02/06/2008 |
Nous ne sommes pas aux USA.
Dieu soit loué !
à léo solo
De Pierrrrre
12H21 | 02/06/2008 |
»….Nous ne sommes pas aux USA…. »
==> On ne vous demandait pas de vous mettre dans tous ces Etats !
---------------------
»…Dieu soit loué ! … »
==> il semblerait que vous ne le louiez pas trop cher.. Vous avez droit à l'APL ?
à Pierrrrre
De léo solo
12H41 | 02/06/2008 |
oui
j'ai
droit
à l'Abrogation Papale de Louange(s)
à Pierrrrre
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 20H48 | 01/06/2008 |
La meilleure solution est l'aide financière directe à l'assisté, en lui laissant la libre gestion de son revenu : pas de « singularités » sur le marché de l'immobilier. Si on veut absolument s'en mêler, la meilleure alternative est alors l'attribution transparente des logements. La liste des logements et leur disponibilité est affichée.
Ceux qui prétendent les obtenir le demande par écrit, leur requete est aussi publique et y est joint un dossier-formulaire assermenté qui explicitent leurs circonstances… qui sont en fait leurs arguments. Les criteres d« evaluations sont pondérés et sont aussi publics.
L'attributione est fait a la date prévu, au vu des dossiers. Tout le monde peut voir POURQUOI c'est l'un plutot que l'autre qui est choisi.
On ne le fera pas. La république carbure à la corruption. C'est pour ca qu'on va bientôt prendre des vacances de la démocratie
http://nouvellesociete.org/5171.html
Pierre JC Allard
à pierrejcallard
De Arnaud L.
23H40 | 01/06/2008 |
C'est vrai que dans le privé, la corruption ça n'existe pas… Il faut arrêter de fantasmer sur la parfaite société libérale ou chacun est libre de ses choix et de son argent. Donner de l'argent pour financer sont logement, ça existe depuis longtemps, cela s'appelle les APL.
L'état à des obligations envers ses concitoyens, et le logement en est une. Chacun à le droit à un logement décent, même les plus pauvres.
Bien sûr tout système, quel qu'il soit, à ses travers et c'est pour cela que le législateur doit veiller à empêcher ces travers. Le problème est plus difficile à résoudre quand le législateur est celui à qui profite le système. Votre proposition de plus de transparence est bonne. J'ajouterais que le non cumule des mandats (quels qu'ils soient) réduiraient les conflits d'intérêt et donc ce genre de magouilles.
De MAGENTA
Pesteux génétique | 14H58 | 01/06/2008 |
J'ai déjà entendu ça ,il y avait aussi les gens qui ne travaillent pas et qui ont de grosses voitures ,c'est ce qu'il avait dit le Nico ! !
C'est cyclique tout ça ,de la poudre aux yeux pour épater le passant ,vous verrez ,rien ne changera .
De mec de banlieue
un martien sur cette planete | 15H42 | 01/06/2008 |
oui MAGENTA , tout et cyclique alors , nico qui parle des bling-bling rien de neuf lui aussi aussi bling bling , le dealer de mensonges ,j'ai vu mde Irma , elle m'a dit que ca peter en 2012 en banlieue ,je lui demande le mois ou cela va peter en banleieue ,elle me reponds quelques mois avant les elections , wawwwwww , elle est forte IRMA.
De ZYXXYO
16H09 | 01/06/2008 |
Le fait qu'on en soit arrivé là montre que la démocratie à la française n'est pas une démocratie, c'est une filoucratie : on est gouverné par des filous.
j'ai des exemples sur autre chose que les HLM.
De le gaulois
17H54 | 01/06/2008 |
le droit opposable qui à parler de ça déja ; c'est comme les droits de l'homme on s'en souvient plus.
De hans lefebvre
17H59 | 01/06/2008 |
Effectivement, ce décret impose l'étude de 3 candidatures a minima, mais les commissions d'attributions subsistent et avec elles tout leurs cortèges de « subjectivité » et de filtre ! La transparence n'existe pas, et la manque cruel de logements sociaux impliquera toujours de telles dérives. Même la règle du numéro d'ordre n'est pas respecté car il existe toujours des arguments possibles afin d'y déroger. Non, véritablement, la seule vraie solution serait de remédier à la pénurie et d'ouvrir les commissions d'attribution.
http://jeboycotte.org
à hans lefebvre
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 18H20 | 01/06/2008 |
« La transparence n'existe pas, »
C'est bien là le problème ici comme ailleurs et je crois qu'il faudrait commencer par là et en faire une règle de DROIT.
De raleuse13
idéaliste ? oui ! j'assume ! | 20H43 | 01/06/2008 |
Exact !
C'est déjà un pas de demander trois dossier examinés ;
mais encore faut-il que les dossiers en question montent jusqu'à la commission, et là, ce n'est pas gagné…
Parce qu'une de mes patientes de 38 ans était atteinte d'une maladie génétique dégénérative, sa demande d'attribution d'HLM est restée bloquée plusieurs années : « on » soupçonnait qu'à terme, elle ne pourrait plus payer son loyer (ce qui évidemment était vrai, « à terme »…) et du coup, elle payait cher son loyer pour vivre dans un appartement insalubre (pas d'eau chaude, un trou au plafond de la salle de bains par lequel elle et son voisin du dessus se voyaient, le tout sans possibilité d'obliger le propriétaire à réparer : le dossier était… lourd ! ).
Mais les personnes chargées d'examiner les dossiers avant de les envoyer en commission ne mettaient jamais le sien sur le dessus de la pile…
Je ne suis pas une « râleuse » pour rien, des fois : -D
Au bout de plusieurs mois de bagarres et de lettres… motivées (lol au souvenir), elle a eu sa petite maison HLM, avec jardinet.
C'est donc avant la commission d'attribution qu'il faut déjà effectuer des contrôles !
Et construire davantage de logements sociaux, quitte à taxer encore plus lourdement les municipalités qui ne respectent pas leurs quotas !
Quant au « droit au logement opposable »… je ricane doucement : bien sûr qu'il y a déjà des demandes déposées aux tribunaux : RUE a fait état d'un en particulier, il y a quelques temps…
Et alors ?
Les logements ne sont pas assez nombreux : donc l'État sera condamné à régler des amendes, qu'il n'aura pas les moyens de payer (il ne rembourse déjà pas ses dettes anciennes, alors… s'en créer de nouvelles… quel gestionnaire ! ! ! ).