Depuis plus d'un mois, l'université de Marrakech est le théâtre d'affrontements entre police et étudiants en colère.
Barricades contre bombes lacrymogènes, jets de pierres contre boucliers, cocktails molotovs contre balles en caoutchouc. Depuis plus d'un mois, l'Université Cadi-Ayyad de Marrakech (UCAM) connaît des troubles particulièrement violents. A plusieurs reprises, des étudiants y ont affronté les forces de l'ordre et, des deux côtés, les blessés sont nombreux. Les lieux, eux, portent encore les stigmates des combats : vitres brisées, bureaux détériorés, équipements brûlés. Le président de l'UCAM, Mohammed Marzak, résume en trois mots la situation : » tout a été détruit » .
Tout commence le soir du 25 avril. Une vingtaine d'étudiants est victime d'une intoxication alimentaire au restaurant de la cité universitaire de Marrakech. C'est l'étincelle qui met le feu aux poudres pour des jeunes ulcérés par leur « situation sociale critique ». Histoire de montrer leur solidarité avec les intoxiqués, près de 3000 jeunes, sur les 28 000 que compte l'université, marchent vers l'hôpital Ibn Toufail. (Voir la vidéo, filmée avant l'arrivée des forces de l'ordre)
Vite cernés par la police, ils décident alors de revenir à la cité U, suivis de près par les forces de l'ordre. Mohammed (les prénoms des témoins cités dans l'article ont été changés), étudiant d'économie de 20 ans, raconte :
» Plusieurs manifestants se sont organisés pour se protéger et se défendre des policiers. Ils ont élevé des barricades, ramassé des cailloux et préparé des cocktails molotovs. »
Vers 23 heures, les premières pierres sont jetées sur les policiers, qui répliquent. Très violents, les combats durent presque toute la nuit. Ce n'est qu'à 4 heures du matin que la police quittera la cité universitaire, une trentaine de manifestants dans ses filets. Des deux côtés, le bilan est lourd : de nombreux blessés, plus ou moins graves, et presque quarante fourgonnettes carbonisées. Le lendemain, plus de la moitié des jeunes interpellés sont relâchés. Les autres devront attendre leur passage devant le tribunal le 9 mai pour obtenir une liberté provisoire.
Siège à la cité universitaire
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Il n'en fallait pas plus pour que les manifestants y voient une victoire. Bien décidés à fêter la chose, les voilà de nouveau réunis le 12 mai. A l'appel d'une poignée d'entre eux, issue des courants marxiste-léninistes comme la « Voie démocratique basiste » ou « Annahj Addimocrati », les étudiants se mettent d'accord pour « poursuivre la lutte » afin de faire entendre leurs revendications.
Cela fait plusieurs mois qu'ils réclament la revalorisation des bourses, l'amélioration des conditions de logement, la gratuité des repas et du transport pour certaines catégories d'étudiants, mais aussi le respect de la liberté syndicale et surtout le renvoi du doyen de la faculté de Droit. Il faut savoir que, sur les douze facultés de l'UCAM, l'immense majorité des manifestants est issue de celles de Droit et de Lettres.
Selon Mohamed Zainabi, du Reporter, « le président de l'université Cadi Ayyad qualifie d'irréalistes les revendications des protestataires, parce qu'elles sont, d'après lui, irréalisables puisque dépassant largement les compétences de l'université. » Pas de réponse de la part du ministre marocain de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, Ahmed Akhchichen, qui affirme ne pas avoir « reçu de revendications à proprement parler.[…] On n'a aucun document écrit à ce sujet. »
Rendez-vous est donc pris pour le 14 mai. Selon les témoignages, entre 1000 et 2000 étudiants marchent vers le rectorat, pour contraindre les responsables de l'université à entamer le dialogue sur les revendications. Le scénario est quasi identique à celui du 25 avril : encerclés par les forces de l'ordre, les manifestants se replient vers la cité universitaire.
Sauf que, cette fois, les policiers sont en surnombre. Avec de vieux lits, des poubelles, les étudiants tentent de leur barrer l'entrée de la cité U. Ils leur jettent des pierres, certains des cocktails molotovs, d'autres encore mettent le feu aux barricades. La police riposte : bombes lacrymogènes et balles en caoutchouc pleuvent sur le bâtiment.
« Torture au commissariat »
Au bout de trois heures de combats acharnés, les forces de l'ordre parviennent enfin à pénétrer dans la cité U. Youssef, étudiant de 22 ans, témoigne de la violence des policiers :
« Ils ont forcé les portes de nombreuses chambres et ont tout cassé à l'intérieur. Des recherches universitaires ont été perdues, des affaires personnelles et précieuses ont disparu. »
Ce que confirme Amine, membre de l'Union nationale des étudiants marocains (UNEM), un des deux syndicats universitaires du Maroc :
« De l'argent, des ordinateurs portables ont été volés, des bureaux détruits, des vitres brisées, des télés cassées. »
Une partie des locaux de l'administration de la cité universitaire a aussi été incendiée. Les étudiants accusent les policiers, l'université rejette la faute sur les manifestants. Un café, jouxtant les lieux, a lui aussi été saccagé. Dans les deux camps, les blessés sont nombreux. Un policier, assailli par cinq ou six étudiants cagoulés et armés de barres de fer, n'a eu la vie sauve que parce qu'il a tiré en l'air avec son arme à feu. Selon notre confrère du Reporter, « certains responsables [des forces de l'ordre] affirment que l'intervention policière visait essentiellement la protection des riverains de tout acte de sabotage. D'ailleurs, notent-ils, des actes de vandalisme ont été enregistrés aux alentours du lieu des manifestations. »
Pour Omar Arbib, le rapport de force était vraiment déséquilibré. Ce membre de l'association marocaine des droits humains (AMDH) dresse un bilan sombre de cette journée de combats :
« En tout, près de trois cents étudiants ont été blessés par la police, dont quarante grièvement. Certains doivent leur blessures aux affrontements avec les policiers, mais d'autres ont été torturés pendant leur séjour au commissariat. La rumeur parlait même d'un mort côté étudiant. Pendant les incidents, l'un d'entre eux est tombé -ou a été poussé- du troisième étage de la cité universitaire. En fait, il est vivant mais sa moelle épinière a été touchée. Il se trouve toujours à l'hôpital aujourd'hui. »
Ce militant des droits humains s'inquiète aussi de l'état de santé de nombreux étudiants :
« Beaucoup souffrent de fractures en tout genre, mais ils restent chez eux, refusent d'aller à l'hôpital, de peur d'être interpellés par la police. »
« Une année mouvementée » à venir
En tout, près de trois cents jeunes ont été arrêtés le 14 mai, plusieurs autres le lendemain. La plupart d'entre eux a été relâchée. Aujourd'hui, dix-huit restent encore en prison. Un premier groupe de sept sera jugé le 2 juin, les onze autres attendent encore la date de leur jugement.
Ces derniers seront poursuivis « pour crimes graves », accusés de « destruction de biens publics, d'outrage et de violence à l'encontre des forces de l'ordre ». En guise de preuves, le président de l'université, Mohammed Marzak, a montré aux journalistes marocains des photos d'armes blanches, de cocktails molotovs et même des bombonnes de gaz piégées. Chez les étudiants, personne n'a confirmé l'existence de ces dernières.
Un comité de soutien aux jeunes emprisonnés a été créé et leurs familles ont organisé un sitting devant le tribunal de première instance où ils doivent être jugés. Ils ont entamé une grève de la faim afin d'être considérés comme des détenus politiques. Des étudiants d'Agadir ont aussi manifesté leur soutien à leur camarades marrakchis.
Aujourd'hui, à la cité U, le calme règne tandis qu'à l'université, les cours ont repris. Prévus début juin, les examens ont été reportés à la mi-juillet et les rattrapages en septembre. Reste qu'aucune des revendications des étudiants n'a abouti. Amine, membre de l'UNEM, prédit donc une « année mouvementée » aux responsables universitaires à partir de septembre prochain :
« Nos revendications sont à la fois politiques, syndicales, pédagogiques et matérielles. La situation sociale de nombreux étudiants est critique, nos droits sont bafoués. Tant que l'État ne réformera pas le système universitaire, les étudiants ne lâcheront rien. »



















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à mioumiou
De Ponson Jean-Claude
ex chauffagiste | 14H47 | 31/05/2008 |
Je vais régulièrement au Maroc depuis 40 ans.
Dire que la répression là-bas est constante et est un grave problème, est compètement démesuré.
Beaucoup de choses, devront évoluer , mais le régime est très loin d'être totalitaire.
On ne peut laisser dire de telles absudités.
à Ponson Jean-Claude
De marie 75
15H01 | 31/05/2008 |
ca va ? ? ? Les vacances au maroc ? ? ? ? ?
ta carte UMP, tu as bien pensé à la renouveler ?
à marie 75
De kerundira
15H32 | 31/05/2008 |
excuse moi marie 75, mais certains UMP ne vont pas en vacances au Maroc mais plutot en Egypte. ! !
et je connais beaucoup d'enseignants très hostiles a l'ump qui sillonnent le Maroc en Camping car. Et on trouve des gens de tous bords politiques parmi les acquereurs de medinas……
à kerundira
De pingouin_force_attak
alcoolique, drogué et dépravé | 16H33 | 31/05/2008 |
hey ! je suis allé en égypte avec mes parents et ils sont de gauche ! ^^ne mettons pas tout le monde dans el même sac SVP : )
à pingouin_force_attak
De manju35
18H18 | 31/05/2008 |
Oui mais ils sont profs ,donc….on en reparlera en septembre….après la pause…………
à kerundira
De Ponson Jean-Claude
ex chauffagiste | 19H10 | 31/05/2008 |
Vous savez kerundira, il y a comme ça des gens qui, du
fait de leur seul droit à la parole, en profitent pour dire n'importe quoi.
marie 75 doit être persuadée que les pauvres sont containts à être de gauche coincés dans leur quartiers.
Mais je vous assure que lorsque je me balade au Maroc, et que je croise des français, il ne me vient même pas à l'esprit de leur demander leur carte de parti ! ! ! ! !
Par contre, marie 75, j'espère qu'un jour l'opportunité
se présentera, pour aller visiter ce beau pays.
Et je suis certain que vous y apprendrez beaucoup, au contact de gens simples, bons, pour qui le respect n'est pas une marque d'infériorité, ou de supériorité, ( suivant le côté où on veut se placer ), serviables,
accueillants.
Enfin, allez y marie 75, et je suis sûr qu'à votre retour vous ne serez plus la même et que vous parlerez en connaissance de cause et pas en écoutant les ragots.
Ceux qui qualifient Mohamed VI de roitillon devraient aussi suivre mes conseils. Ils apprendraient que ce monarque est loin de marcher sur les traces de son père. Il fait beaucoup pour son pays et développe aussi le tourisme, au point d'en faire une réelle économie. Les touristes de tous budgets y sont merveilleusement bien accueillis. Et j'insiste : de tous budgets.
Il se fait respecter même par les plus conservateurs
( un peu notre problème français ! ).
Il est courageux, tenace et travailleur, et il regarde l'avenir !
De kerundira
15H17 | 31/05/2008 |
ce qui est sûr,c'est que le Maroc n'est pas une démocratie a part entiere et qu il vaut encore mieux actuellement être en prison ou dans un commissariat en en France que là bas (même si nous ne sommes pas non plus des modèles du genre)
Dommage que rue 89 ne soit pas plus fréquentée par des ressortissants marocains qui pourraient en parler mieux que nous.
car pour connaître la réalité du pays mieux vaut cotoyer les gens au quotidien que d'y passer en touriste.
combien d'intellectuels communistes n'ont découvert la réalité de l'Urss que des décennies plus tard.
Mai 2008 appartient aux Marocains, soutenons les politiquement et en tant que démocrates…
à kerundira
De Naradamuni
sans | 15H54 | 31/05/2008 |
Parce que la France est une démocratie ?
à Naradamuni
De pingouin_force_attak
alcoolique, drogué et dépravé | 16H34 | 31/05/2008 |
oui
à pingouin_force_attak
De TARPON
18H13 | 31/05/2008 |
La preuve : les marocains y vivent.Plus de 800 000 aujoud'hui ,venus à partir des annees 60 ,opposants à Hassan 2 .On peut y ajouter les Juifs Marocains.Il faut dire que son discours equivalent à celui de le Pen enfrance leur a pas donné envie de rester au pays.
à pingouin_force_attak
De pingouin_force_attak
alcoolique, drogué et dépravé | 18H46 | 31/05/2008 |
ceux qui prétendent que la France -pour l'instant- n'est pas une démocratie sont stupide et devraient cesser d'être dans la critique stupide et idiote pour rester un tant soit peu objectif !
De mfaqir
Salarié | 09H23 | 01/06/2008 |
Bonjour Naradamuni ! En voici un qui lit régulièrement Rue89. Je suis d'accord avec vous sur l'histoire de la prison et du commissariat, il n » y a rien à y ajouter. Mais cela est loin d'être aussi simple que je ne le lis dans les commentaires. Dire que c'est noir ou blanc, démocratie pas démocratie, roi gentil roi méchant c'est trop simpliste. Mettez vous à la place de ce roi pour une journée, qu'est ce que vous allez faire ? organiser des élections « libres » ? les islamistes l'emporteraient haut les bras ! vous savez pourquoi ? non pas parce qu'ils prechent la guerre sainte comme on tente (plutot avec succès) de vous faire croire ici en « occident », mais plutot car ils font du sociale (renseigner vous sur la base de popularité du Hezbollah et vous verrez). Et 50ans après leur indépendence, les marocains ont en marre que les étrangers (servis par les partis de droite comme de gauche) viennent « piller » (à bien mettre entre « » sinon comprendre « exploiter ») leurs richesses sous leurs yeux. Détrompez vous, les régimes en places servent les intérêts des occidentaux plus que leurs peuples. En voilà la raison pour laquelle il y a une montée en puissance du nationalisme. Si ça devait arriver (éléctions libres), il y aura une forte pénalisation des interêts étrangers (c.f. l'amérique latine) --> la tomate vous couteras 6€ au lieu de 2€ aujourd'hui en France. Certes, les marocains auront moins d'Outils, BTP ou Transport, mais la Chine et l'Inde n'attendent que celà…Etes vous prêts à cela ? vous l'avez déjà vu en palestine (1er élection libre en mode arabe, surveillée par l'ONU et non contestée par aucune puissance --> Hamas), vous l'avez vu en Iran…
Il est très noble et tout à fait légitime « d'aider » les autres nations à « devenir » démocratiques. En revanche, il faut d'abord connaitre leur histoire (remarquer que c'est au singulier, car elle est commune <-- la colonisation) et le pourquoi elles ne le sont pas, puis après se poser la question, si elles le deviennent, qu'est ce que ça va changer pour moi. Si vous me dites que vous êtes prêts à composer avec un Maroc (et un monde arabe en général) démocratique (pensez à l'énergie : -)) je peux continuer mon raisonnement…
Je sais que je saute du coq à l'âne dans mon raisonnement mais c'est parce que tout est lié, et un poste sur un forum ne décrira jamais la réalité d'un pays…c'était donc des idées flash plutôt qu'un raisonnement.
à kerundira
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 22H12 | 01/06/2008 |
j'ai vécu un peu au Maroc. Plusieurs séjours de plusieurs mois chacun, entre les années « 50 et “90. J'ai vu le pays évoluer, dans plusieurs dimensions. Assez ‘dedans’ pour voir, mais assez distancé pour être impartial. Evidemment on peut dire beaucoup de mal du Maroc. Mais quand on compare - et j'ai vraiment été presque partout- je ne vois pas quel cheminement aurait pu donner de meilleurs résultats que celui qu'a suivi Hassan II. Mon opinion n'est pas faite sur M VI.
Une photo vaut mille mot : http://nouvellesociete.org/0205.fes.html
Pierre JC Allard
à Ponson Jean-Claude
De Foofur
16H16 | 31/05/2008 |
Absolument d'accord avec vous.
J'ai vécu en tant qu'expatrié pendant 1 an et demi au Maroc, et je suis effaré de voir les réactions de certains internautes.
Franchement si vous n'y avez jamais mis les pieds où eu des conversations un peu poussées avec des vrais marocains sur leur pays, économisez vous sur le clavier ! ! !
C'est clair que le pays sort d'une période assez dure sous Hassan II où police politique et répression faisaient bon ménage. Pour autant, Hassan II continue de bénéficier de la part d'une grande majorité de la population d'une trés grande estime. Notamment pour la stabilité qu'il a su créer au Maroc comparé à son voisin l'Algérie… Et ce ne sont pas forcement les plus riches qui le regrettent le plus.
Maintenant, il est mort en 99 et c'est plutôt un roi d'ouverture qui est au pouvoir. Mohammed 6 essaye progressivement de pousser la démocratie en réhabilitant un peu le rôle du parlement et en prenant en compte les aspirations de la population et de tels manifestations de violence y sont de moins en moins fréquente.
Je ne vais pas brosser un portrait idyllique du pays, ce n'est pas une démocratie c'est évident et c'est un état musulman qui plus est (ce qui n'est pas péjoratif dans ma bouche mais ça a des implication qu'on ne peut pas trés bien comprendre quand on n'a vécu que dans un pays laïque). Bien sûr, Il y a encore de grands progrès à faire là-bas, cependant on peut raisonnablement penser que, sauf retour vers un fondamentalisme religieux qui ferait inévitablement régresser le pays, le Maroc est plutôt sur la bonne voie.
On peut le regretter mais comme dans tout pays qui accède à un stade de développement supérieur et où les richesses sont encore très mal réparties (une classe moyenne qui progresse mais encore à l'état embryonnaire), des luttes entre le pouvoir et la population se produiront malheureusement et le pouvoir restera répressif.
Merci à Rue 89 pour ses articles sur le Maroc toujours très intéressants.
De djugurtha73
exilé malgré lui | 16H42 | 31/05/2008 |
algerie, maroc, tunisie, lybie ,c'est kif kif la meme dicture a un degré pret. ce pendant ce sont tous des regimes fréquantable au yeux des politicards européens, en particulier francais. c'est domage l'odeur du petrol et des affaires leur voilent les yeux. le cas algerien dépasse la fiction tous de meme, une poignet de genereaux sément la terreure a 1heure de vol d'un pays dite berceau de la démocratie de surcoit l'ancienne puissance colonial.nous etions colonisés pendant 130 ans et en quitant l'algerie, la france a laisser les clefs aux mains de criminels impetoyable, c'est ca façon a elle de remercier ce peuple maudit.
à djugurtha73
De Ponson Jean-Claude
ex chauffagiste | 20H01 | 31/05/2008 |
djugurtha :
Comparer le Maroc à la Lybie est la démonstration même de votre ignorance et/ou de votre mauvaise foi.
Vous insultez les marocains à un point qui n'est pas permis.
Mais puisque vous pensez être intelligent…….
à Ponson Jean-Claude
De TARPON
14H40 | 01/06/2008 |
le maroc,c'est la lybie +l'hypochrisie.Qu'attendre de tels regimes ?
à djugurtha73
De suffren
20H29 | 31/05/2008 |
..djugurtha…==>C'est bien vous qui avez voulu que la France quitte l'Algerie ? Alors depuis 1962 que vous avez la « liberte » debrouillez vous.Et n'accusez pas les autres de votre incapacite a etablir la democratie.Vous etes independants.Prouvez le.Chez vous.
à suffren
De djugurtha73
exilé malgré lui | 12H11 | 01/06/2008 |
oui c'est bien nos anciens qui ont voulu l'indépendance, tout a fait, je dirai pas le contraire.
mais avant de m'assener ce coup de poignard il faut d'abord chercher a savoir dans quelle conditions on la eu cette indépendance, c'etait un cadeau empoisonné de la part de la France. la france a bien gagné la guerre militairement d'ailleur elle a eliminait tous les vrais nationaliste de la trempe d'abane ramdane, colonel amirouche, ben m'hedi et autre, ma question est la suivante : pourquoi la france a gardait au chaud dans ces casernes des criminel du type nesar,lamari.. pour les mettre au commande de l'algerie indépendante ? le general de gaule n'a-t-il pas dis, je vous enlève un colon et je vous laisserai un autre ? n'a-t-il pas dis , vos ennemis de demains serons pirent que ceux d'aujourd'hui ? et ceci : vous voulez votre indépendance vous l'aurez mais dans 30 ans ça sera le chaos. comment savait-il qu'en aller devenir un pays de clowns ? n'allez surtout pas me dire que de gaule est madame soleil ! ! ! la vérité c'est que il a nettoyait les vrais homme qui allait construire l'algerie pour en mettre des marionnettes a lui et le résultat est là.
à suffren
De mioumiou
13H49 | 01/06/2008 |
On n'efface pas 130 ans de colonisation sauvage en 40 ans seulement. Surtout quand on part avec des militaires assoifés de pouvoir dès le départ.
Les 130 années de la colonisation Française c'était quoi à votre avis ?
- Les mululmans étaient considérés comme indigènes.
- La quasi totalité des terres cultivables étaient aux mains des colons
- Les « musulmans » n'avaient pas droit à l'école publique comme le prédentent certains maintenent, seule une petite poignée y avait accès (enfants de kaïds etc), pendant 130 ans plusieurs générations de musulmans ont vécus avec la privation de l'éducation, et ça ça marque un peuple
- Les musulmans n'avaient pas le droit de vote pour désigner les dirigeants locaux et nationaux, normale les le pays appartient aux Français et pas aux Algériens, c'est très logique.
- La misère a tué des millions d'Algériens, leur nombre n'a pas cessé de decroitre depuis 1830. Un vrai génocide en somme.
- La guerre de libération Algérienne a été un traumatisme beaucoup plus pour les Algériens que pour les Français. Les Algériens ont vécu des représailles féroces de la part des forces militaires Françaises pendant toute la guerre. Ma grand mère me raconte comment chaque semaine les paras venaient dans notre village pour executer sur la place publique (tout le monde était forcé d'assister svp) de jeunes combatants Algériens ou comme souvent de simples suspects. Pour montrer l'exemple, on découpe les têtes qu'on place sur des piquets jusqu'à la semaine suivante où ça sera le tour d'autres jeunes.
Ce qu'a fait la France en Algérie dépasse de loin ses agissements sur les autres zonnes colonisées. Celà pour deux raisons, l'Algérie était considérée comme département Français et de ce fait le pouvoir devait user de tout les moyens pour qu'il le reste. La découverte du pétrole et autres gisements a aussi joué sur la balance. La France s'est tout de même séparé d'autres colonies et protectorats (Maroc, Tunisie …) pour pouvoir se concentrer a son effort de guerre pour garder l'Algérie.
De artha
campagnarde | 18H11 | 31/05/2008 |
Je connaîs très bien le Maroc pour y avoir vécu, sous Hassan II justement !
Toute opinion dépend du point de vue d'où l'on parle :
-La caste dirigeante
- les riches industriels
-les nouveaux riches qui font fortune dans l'immobilier au détriment de l'écologie
-la petite classe à peu près moyenne
- ou les 3/4 de pauvres
De toute façon, d'en haut on a pas vraiment l'intention de hisser le bas
et comme partout le pouvoir n'aime pas ses étudiants : on me disait toujours : « tu en sais trop »…gentiment !
Les marocains sont très gentils….Sauf les militaires
mais ça c'est partout : vous verrez bientôt en France les belles armes toutes neuves et radicales dont Mam est en train de doter les polices municipales recrutées c/o les ignares et les brutes.
djugurtha : Algérie,Maroc, Tunisie,Libye pour un esprit simpliste et primaire ce sont peut-être des dictatures,
mais ce sont des cultures des caractères et des tempéraments (sans compter l'histoire) très différents, dont les peuples sont très attachants chacun à leur manière. Pour prévenir tout soupçon de parti-pris ,je précise que je suis d'origine italienne et je que j'étais plutôt du côté « riche ».
à artha
De TARPON
18H15 | 31/05/2008 |
C'est sur, la culture du cadavre est differente.Hassan 2 etait pour les engrais naturels.
à TARPON
De manju35
18H20 | 31/05/2008 |
Arrête tes Hassanités ! ! !
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 18H14 | 31/05/2008 |
« Nos revendications sont à la fois politiques, syndicales, pédagogiques et matérielles. La situation sociale de nombreux étudiants est critique, nos droits sont bafoués. Tant que l'État ne réformera pas le système universitaire, les étudiants ne lâcheront rien. »
Ils ont raison bravo pour leur détermination et leur courage. Leurs revendications sont légitimes.
Incroyable que le ministre de l'éducation fasse la sourde oreille, c'est une erreur politique, donc signe d'incompétence.
De ex-riverain
x | 18H24 | 31/05/2008 |
j´aurais pas dit mieux que djugurtha73.
par contre :
« le Maroc est plutôt sur la bonne voie. »
depuis le temps…un régime a toujours de bonnes excuses pour opprimer son peuple (c´est la crise, c´est le capitalisme, c´est les étrangers, c´est la religion…).
la patience est mal payée.
à ex-riverain
De djugurtha73
exilé malgré lui | 21H06 | 31/05/2008 |
tout homme ou peuple qui perdent leur facultés d'indignations finirons par perdent leur âmes.
plus rien a ajouter , tout est dis.
De Changer la Republique
18H26 | 31/05/2008 |
En France , les vieux étudiants commémorent Mai 68,(colloques, petits fours. et peut être plans « de carrières » sur la comète.) et personne ne parle du MAI 2008 des étudiants marocains ? ? ?
Etonnant la France 2008. ! !
De ex-riverain
x | 18H30 | 31/05/2008 |
au fait, merci Gaël Chavance de briser le silence sur cet événement !
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 18H54 | 31/05/2008 |
Il est effectivement difficile d'avoir des informations sur les différents mouvements sociaux qui se répètent depuis plus d'un an au Maroc.
13 oct 2007 :
mouvement contre la hausse des prix (30% d'augmentation du prix du pain le 10 sept 2007).Mouvement largement suivi dans bon nombre de villes du Maroc.
La légitimité controversée d'un gouvernement porté au pouvoir après environ 30% de participation aux élections, et les échecs des négociations avec les partenaires sociaux, conduisent à des conflits dans de multiples secteurs.
13 Mai 2008 :
Appel à la grève générale.Difficile de voir clair dans la bataille des chiffres.
Grève très largement suivie dans la fonction publique,semblerait il .
La recherche, les enseignants, les ménages , les étudiants multiplient les actions de protestation.
La jeunesse qui représente 70% de la poulation est en première ligne.
Ormeta sur les véritables infos,surveillances et intimidations des relais d'infos….
Répression.
Par contre , comme d'hab, sur rue89, les amalgames fleurissent.On parle du Maroc, et nous voiçi aussitôt en Algérie, en Tunisie, en Egypte, …en Irak.
Un vrai tour opérator !
Quel rapport avec le sujet ?
Ah oui, ce sont des zarabes porteurs de la MENACE islamique !
De Boah
(M'enfin) | 19H28 | 31/05/2008 |
Si l'article sort « aussi tard » sur rue 89, c'est peut-être qu'il n'y a pas beaucoup d'informations à ce sujet, sur place même. Et, les informations, c'est mieux quand c'est recoupé. Enfin, je crois.
Par ailleurs, ce n'est pas encore la culture du pays que la transparence totale sur ce genre « d'affaires »…
Vu du Maroc (car…), il y a tout de même une chose qui est particulièrement frappante (si on peut dire), c'est l'usage de balles en caoutchoucs.
Ouais, je sais…
Mais bon, les derniers gros titres, ici, la semaine dernière, c'était ça :
Scandale. Le Maroc des fosses communes
« “Au Maroc, chaque fois qu'un bennay (maçon) se met à creuser, il se retrouve nez à nez avec des squelettes”. Bien qu'elle prête à sourire, la boutade circule largement dans les milieux droit-de-l'hommistes marocains. Et pour cause, en l'espace de deux mois seulement, trois fosses communes ont été découvertes dans le pays. »
www.telquel-online.com/326/maroc1_326.shtml
Même la presse « de droite » en a parlé, dont « Maroc-Hebdo » (titre dit de « tendance sécuritaire » parce que fondé par un ancien proche d'un ancien super-flic d'Hassan II).
Les charniers découverts seraient remplis de cadavres des répressionns des différentes émeutes des années « 80 à “90.
Entre autres, début 80's, c'étaient les ‘émeutes du pain’ à Casablanca.
1990, à Fès, des révoltes étudiantes.
Le grand sujet de débat est de savoir si les autorités n'auraient pas un peu triché sur le nombre de restes humains retrouvés pour les faire correspondre aux chiffres des résultats (discutés par certains) de la commission IER (Instance Equité et Réconciliation, construite sur le modèles de la ‘réconciliation’ d'Afrique du Sud).
Alors, il faut bien comprendre qu'avec quelques blessés et un défenestré à Marrakech en 2008, on mesure les progrès réels effectués : pas pire que Mai 68 (les Gaullistes n'étaient pas des rigolos, en ce temps-là, et le ministère de l'Information contrôlait les gros titres du ‘journal parlé’ ; même et surtout avant les barricades) ou que la mort de Malik Oussekine.
Vous vous souvenez de Malik Oussekine ?
Bon, après pour le reste, la volonté de réforme, la longue tentative de démocratisation parlementariste (dans un pays qui ne compte quasiment aucun cadre politique digne de ce nom, pour des raisons historiques très claires), la place des conservateurs dans la société, la force d'opposition populiste que tentent de constituer divers mouvement dits ‘islamistes’ (à tort ou à raison), tout ça, je vous renvoie à votre site d'informations préféré… Mais si on veut vraiment comprendre, faut faire l'effort. Un gros effort (moi j'ai pas fini, loin de là ! ).
Avec tout ça même pas eu le temps de commenter sur ces malheureux marrakchis, parce qu'il faut d'abord dégager les préjugés. Pfff ! Râlala !