Depuis plus d'un mois, l'université de Marrakech est le théâtre d'affrontements entre police et étudiants en colère.
Barricades contre bombes lacrymogènes, jets de pierres contre boucliers, cocktails molotovs contre balles en caoutchouc. Depuis plus d'un mois, l'Université Cadi-Ayyad de Marrakech (UCAM) connaît des troubles particulièrement violents. A plusieurs reprises, des étudiants y ont affronté les forces de l'ordre et, des deux côtés, les blessés sont nombreux. Les lieux, eux, portent encore les stigmates des combats : vitres brisées, bureaux détériorés, équipements brûlés. Le président de l'UCAM, Mohammed Marzak, résume en trois mots la situation : » tout a été détruit » .
Tout commence le soir du 25 avril. Une vingtaine d'étudiants est victime d'une intoxication alimentaire au restaurant de la cité universitaire de Marrakech. C'est l'étincelle qui met le feu aux poudres pour des jeunes ulcérés par leur « situation sociale critique ». Histoire de montrer leur solidarité avec les intoxiqués, près de 3000 jeunes, sur les 28 000 que compte l'université, marchent vers l'hôpital Ibn Toufail. (Voir la vidéo, filmée avant l'arrivée des forces de l'ordre)
Vite cernés par la police, ils décident alors de revenir à la cité U, suivis de près par les forces de l'ordre. Mohammed (les prénoms des témoins cités dans l'article ont été changés), étudiant d'économie de 20 ans, raconte :
» Plusieurs manifestants se sont organisés pour se protéger et se défendre des policiers. Ils ont élevé des barricades, ramassé des cailloux et préparé des cocktails molotovs. »
Vers 23 heures, les premières pierres sont jetées sur les policiers, qui répliquent. Très violents, les combats durent presque toute la nuit. Ce n'est qu'à 4 heures du matin que la police quittera la cité universitaire, une trentaine de manifestants dans ses filets. Des deux côtés, le bilan est lourd : de nombreux blessés, plus ou moins graves, et presque quarante fourgonnettes carbonisées. Le lendemain, plus de la moitié des jeunes interpellés sont relâchés. Les autres devront attendre leur passage devant le tribunal le 9 mai pour obtenir une liberté provisoire.
Siège à la cité universitaire
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Il n'en fallait pas plus pour que les manifestants y voient une victoire. Bien décidés à fêter la chose, les voilà de nouveau réunis le 12 mai. A l'appel d'une poignée d'entre eux, issue des courants marxiste-léninistes comme la « Voie démocratique basiste » ou « Annahj Addimocrati », les étudiants se mettent d'accord pour « poursuivre la lutte » afin de faire entendre leurs revendications.
Cela fait plusieurs mois qu'ils réclament la revalorisation des bourses, l'amélioration des conditions de logement, la gratuité des repas et du transport pour certaines catégories d'étudiants, mais aussi le respect de la liberté syndicale et surtout le renvoi du doyen de la faculté de Droit. Il faut savoir que, sur les douze facultés de l'UCAM, l'immense majorité des manifestants est issue de celles de Droit et de Lettres.
Selon Mohamed Zainabi, du Reporter, « le président de l'université Cadi Ayyad qualifie d'irréalistes les revendications des protestataires, parce qu'elles sont, d'après lui, irréalisables puisque dépassant largement les compétences de l'université. » Pas de réponse de la part du ministre marocain de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, Ahmed Akhchichen, qui affirme ne pas avoir « reçu de revendications à proprement parler.[…] On n'a aucun document écrit à ce sujet. »
Rendez-vous est donc pris pour le 14 mai. Selon les témoignages, entre 1000 et 2000 étudiants marchent vers le rectorat, pour contraindre les responsables de l'université à entamer le dialogue sur les revendications. Le scénario est quasi identique à celui du 25 avril : encerclés par les forces de l'ordre, les manifestants se replient vers la cité universitaire.
Sauf que, cette fois, les policiers sont en surnombre. Avec de vieux lits, des poubelles, les étudiants tentent de leur barrer l'entrée de la cité U. Ils leur jettent des pierres, certains des cocktails molotovs, d'autres encore mettent le feu aux barricades. La police riposte : bombes lacrymogènes et balles en caoutchouc pleuvent sur le bâtiment.
« Torture au commissariat »
Au bout de trois heures de combats acharnés, les forces de l'ordre parviennent enfin à pénétrer dans la cité U. Youssef, étudiant de 22 ans, témoigne de la violence des policiers :
« Ils ont forcé les portes de nombreuses chambres et ont tout cassé à l'intérieur. Des recherches universitaires ont été perdues, des affaires personnelles et précieuses ont disparu. »
Ce que confirme Amine, membre de l'Union nationale des étudiants marocains (UNEM), un des deux syndicats universitaires du Maroc :
« De l'argent, des ordinateurs portables ont été volés, des bureaux détruits, des vitres brisées, des télés cassées. »
Une partie des locaux de l'administration de la cité universitaire a aussi été incendiée. Les étudiants accusent les policiers, l'université rejette la faute sur les manifestants. Un café, jouxtant les lieux, a lui aussi été saccagé. Dans les deux camps, les blessés sont nombreux. Un policier, assailli par cinq ou six étudiants cagoulés et armés de barres de fer, n'a eu la vie sauve que parce qu'il a tiré en l'air avec son arme à feu. Selon notre confrère du Reporter, « certains responsables [des forces de l'ordre] affirment que l'intervention policière visait essentiellement la protection des riverains de tout acte de sabotage. D'ailleurs, notent-ils, des actes de vandalisme ont été enregistrés aux alentours du lieu des manifestations. »
Pour Omar Arbib, le rapport de force était vraiment déséquilibré. Ce membre de l'association marocaine des droits humains (AMDH) dresse un bilan sombre de cette journée de combats :
« En tout, près de trois cents étudiants ont été blessés par la police, dont quarante grièvement. Certains doivent leur blessures aux affrontements avec les policiers, mais d'autres ont été torturés pendant leur séjour au commissariat. La rumeur parlait même d'un mort côté étudiant. Pendant les incidents, l'un d'entre eux est tombé -ou a été poussé- du troisième étage de la cité universitaire. En fait, il est vivant mais sa moelle épinière a été touchée. Il se trouve toujours à l'hôpital aujourd'hui. »
Ce militant des droits humains s'inquiète aussi de l'état de santé de nombreux étudiants :
« Beaucoup souffrent de fractures en tout genre, mais ils restent chez eux, refusent d'aller à l'hôpital, de peur d'être interpellés par la police. »
« Une année mouvementée » à venir
En tout, près de trois cents jeunes ont été arrêtés le 14 mai, plusieurs autres le lendemain. La plupart d'entre eux a été relâchée. Aujourd'hui, dix-huit restent encore en prison. Un premier groupe de sept sera jugé le 2 juin, les onze autres attendent encore la date de leur jugement.
Ces derniers seront poursuivis « pour crimes graves », accusés de « destruction de biens publics, d'outrage et de violence à l'encontre des forces de l'ordre ». En guise de preuves, le président de l'université, Mohammed Marzak, a montré aux journalistes marocains des photos d'armes blanches, de cocktails molotovs et même des bombonnes de gaz piégées. Chez les étudiants, personne n'a confirmé l'existence de ces dernières.
Un comité de soutien aux jeunes emprisonnés a été créé et leurs familles ont organisé un sitting devant le tribunal de première instance où ils doivent être jugés. Ils ont entamé une grève de la faim afin d'être considérés comme des détenus politiques. Des étudiants d'Agadir ont aussi manifesté leur soutien à leur camarades marrakchis.
Aujourd'hui, à la cité U, le calme règne tandis qu'à l'université, les cours ont repris. Prévus début juin, les examens ont été reportés à la mi-juillet et les rattrapages en septembre. Reste qu'aucune des revendications des étudiants n'a abouti. Amine, membre de l'UNEM, prédit donc une « année mouvementée » aux responsables universitaires à partir de septembre prochain :
« Nos revendications sont à la fois politiques, syndicales, pédagogiques et matérielles. La situation sociale de nombreux étudiants est critique, nos droits sont bafoués. Tant que l'État ne réformera pas le système universitaire, les étudiants ne lâcheront rien. »




















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De destribat
anti-corruption | 12H06 | 31/05/2008 |
Le petit roi développe et modernise son pays, mais ne débarrasse pas des bonnes vieilles mauvaises habitudes répressives de son père.
à destribat
De marie 75
14H59 | 31/05/2008 |
il est méchant, le pote à Sarko ? ? ?
Pas possible….
Sarko trop bien pour fréquenter des dictateurs…
A dégueuler, comme dab !
à destribat
De ART MONIKA
15H47 | 31/05/2008 |
Les pays d'Afrique du Nord sont dans une situation critique. Les étudiants de Marrakech dénoncent, si l'on comprend bien, leurs conditions misérables de vie et la répression politique.
Ayant séjourné en Tunisie il y a peu, j'ai été frappée par le fait que les personnes que j'y ai rencontrées (travaillant dans le monde de la Santé) tolèrent la répression politique, qui serait selon eux un rempart au pire : la montée de l'intégrisme religieux.
L'intégrisme religieux apparaît comme un danger à un double titre : en soi, parce qu'il « convainc » les plus pauvres et les aide parfois quotidiennement en leur apportant les « réponses » de la religion ; et comme alibi utilisé par les gouvernements en place pour justifier la restriction des libertés.
Ne parlons pas de la cause des femmes : elle est des plus précaires.
à destribat
De zahralee
auxilaire de puericulture | 08H36 | 01/06/2008 |
on ne sait pas si les ordres viennent directement de lui. on ne peut pas lui jeter la pierre. Et je pense que les choses sont allé tellement vite.
Cette histoire ma bcp attristé mais qui est vraiment responsable. Il est vrai qu'il y a enormement d'inegalités au maroc.
De TARPON
11H46 | 31/05/2008 |
Et Sarkozy veut construire une alliance mediterraneenne avec ce regime pourri.Pour apprendre leurs manieres ? Chaque maison au Maroc est batie sur les cadavres des opposants torturés et tués par cette royauté de pacotille.
à TARPON
De destribat
anti-corruption | 12H05 | 31/05/2008 |
Sarko et son union, c'est juste pour lutter contre l'immigration. Les pays d'Afrique du nord jouant le rôle de premier barrage policier.
à destribat
De TARPON
13H10 | 31/05/2008 |
ah bon,les marocains n'immigrent pas ?
à TARPON
De destribat
anti-corruption | 07H59 | 01/06/2008 |
Mais si le premier contrôle est déjà sur place, les côtes seront plus surveillées, une politique qui va recevoir des moyens de cette union.
Il n'y a pas de contradiction.
De blablablaetblablabli
patati et patata | 11H54 | 31/05/2008 |
tout a fait tarpon et en algérie c'est la ville d'oran qui été le théatre d'émeute pendant 3 jours .Je crois que le despotisme musulmans arrive a sa fin pour le meilleur ou pour le pire.
De dalun
11H58 | 31/05/2008 |
des mauvaises « habitudes “ qui se généralisent ..ah les jeunes ..vous savez ces jeunes prétendant protester ! ! ! la bas + qu'ici le répréssif est terrible ..la question des libertés ,est posée ..pendant ce temps qui achete dans ce pays , qui prend ses vacances à bas prix ? vraiment ils ont des raisons de revendiquer ! courage à eux , il en faut.
à dalun
De TARPON
13H12 | 31/05/2008 |
Il y a des marocains qui ont peut etre envie de faire autre chose que de cueillir des fraises en espagne..
à TARPON
De léo solo
14H46 | 31/05/2008 |
faut se renseigner PATRON TARPON,
avant de ramener sa fraise ;
c'est les mères qui sont prioritairement acceptées en Espagne pour les cueillettes dont vous parlez.
à léo solo
De TARPON
18H05 | 31/05/2008 |
ET ALORS ,ça te plairait que ta mere aille ramasser des fraises pour les espagnols ? Tu crois qu'elles seraient obligées de le faire si au lieu de batir des golfs dans tout le pays le roitillon avait bati une economie ?
à TARPON
De manju35
18H15 | 31/05/2008 |
ok.TARPON….TWELVE POINT'S
à léo solo
De Arnaud Aubron
Rue89 | 14H53 | 01/06/2008 |
Et c'est à lire ici si vous voulez en savoir plus sur ce point :
12000 mères marocaines pour la fraise espagnole
à Arnaud Aubron
De dalun
23H55 | 01/06/2008 |
fut un temps je bossais dans les champs , avec des ouvrières espagnoles…le monde change !
De kerundira
12H17 | 31/05/2008 |
avez vous verifié que les initiateurs de ce mouvement sont bien d'extrême gauche ? . Vu la forte implantation des mouvements islamistes radicaux dans les universités marocaines, il est essentiel d'avoir des informations le plus précises possibles sur ce point pour que l'information soit vraiment compléte et fiable.
Par contre c'est l'occasion de constater a quel point notre information est sélectionnée et filtrée, (par l'AFP ? ) pour que des evénements du 25/4 ne soient connus qu'aujourd'hui. est ce que Gael Chavance pourrait nous indiquer comment il a eu connaissance de cette information ?
A rue89, proposez vous parfois des sujets de débats basés sur vos investigations ou vous limitez vous aux sujets de l'information officielle (comme le sujet de Chloe sur l annulation d un mariage par le tribunal de Lille)
De Gaël Chavance (auteur)
Etudiant en journalisme | 02H19 | 01/06/2008 |
Difficile de désigner et d'identifier un groupe d'initiateurs précis. Ce mouvement bénéficie d'une base solide : une grogne durablement installée chez un certain nombre d'étudiants, syndiqués ou non, avec un syndicat en chef d'orchestre, l'Union nationale des étudiants marocains. A l'intérieur de l'UNEM cependant, plusieurs groupes ou courants. L'un d'eux, « Annahj Addimocrati » -que l'on peut traduire par « Voie démocratique“- a joué un rôle dans la relance des manifestations, à partir du 12 mai.
Créé il y a une bonne dizaine d'années, ce groupe est souvent vu comme un prolongement d'un ex-parti politique, le MMLM, pour Mouvement marxiste-léniniste marocain. Annahj Addimocrati s'est fait remarquer aux législatives de septembre 2007 en étant le seul parti à appeler appelant à leur pure et simple boycott.
Un article sur le sujet a été publié sur le site Indymedia. Un peu de navigation de sites en blogs, jusqu'à tomber sur une dépêche de l'agence de presse ‘Algérie Presse Service’, puis pêle-mêle, des appels à la solidarité, deux-trois articles locaux fouillés et un soupçon de communiqué. Le tout saupoudré à souhait de témoins.
De Patty
12H31 | 31/05/2008 |
Vous pouvez tous crever la gueule ouverte, en Irak, à Marrakech, à Sucre et partout ailleurs où la mort frappe dans un silence assourdissant : roland-garros est commencé ! et après l'euro ! et après les jeux ! Dormez, dormez, vos yeux se ferment ! La souffrance et la frustration que je ressens augmente chaque jour un peu plus, j'enrage ! ! !
à Patty
De pablico
17H32 | 31/05/2008 |
@patty
on se réveille, à coup de pétrole au cul, et à coup de pouvoir d'achat perdu.
Pour l'instant c'est encore la surprise, viendra le refus.
Après le refus normalement vient l'acceptation , le deuil et la reconstruction.
Mais on verra cela ne marche pas toujours comme cela, la phase refus peut durer longtemps et être violente.
De Alexad
12H43 | 31/05/2008 |
On ne peut pas dire que les média aient relayé l'information jusqu'à aujourd'hui ! Il est vrai qu'annoncer 100000 morts par ici, 80000 morts par là, et ce, par catastrophe naturelle, ça vous a tout de même plus de gueule que des revendications d'étudiants réprimés par ces temps de mai !
Et puis, ça occupe surtout tellement mieux les cerveaux disponibles ! !
Bref, merci la Rue de nous tenir informés.
à Alexad
De le gaulois
13H08 | 31/05/2008 |
vous plaisantez tant que l'élysée n'en aura pas donner l'ordre ce genre d'info ne sera pas commenter par des PPDA,Chazal et consort
à le gaulois
De Humain
13H29 | 31/05/2008 |
Ha bon ?
Parce que les autres chaînes en parlent, elles ?
Vous plaisantez je pense.
De Pierrot287
13H40 | 31/05/2008 |
Je propose que le roi Mohamed IV soit élevé au rang de la légion d'honneur,…comme Poutine, et la fille Balkany…
à Pierrot287
De Pouchkine
Primorsky | 19H29 | 31/05/2008 |
Comparer Poutine à M6 est un raccourci pour les dupes ! ! ! Poutine a su redresser énomiquement son Grand Pays ( un empire ) laissé à l'agonie par Elstine ( pourtant admiré par l'occident ! ! cherchez l'erreur… ) pour revenir sur la scène des super-puissances . Bien sûr cela ne plait pas aux « démocraties occidentales “ donneuses de leçons sur le thème des ‘ Droits de l'homme ! ! encore faut-il se pencher sur ce que ces dirigeants occidentaux infligent aux pays du Moyen Orient ( invasions , spoliation des richesses énergétiques …embargos….avec les tragédies humanitaires qui en résultent par le déplacement massif de ses populations etc…). Les indignations sont sélectives , dirigées par des médias qui servent les intérêts des dominants contre les dominés . Le cas du Maroc ne fait pas exception si on ose s'aventurer dans les différentes couches sociales pour déceler ( facilement ) le grand malaise du pays que l'on nous présente comme un model de pays émergent à croissance économique forte , à la démocratie en devenir et dont tous les marocains seraient gagnants dans le partage du gâteau ! ! ! Les manifestations des étudiants de Marrakech est la partie émergée d'un malaise profond , d'une crise du système , d'une paupérisation croissante et qui veulent envoyer des signaux à ceux qui aimeraient bien les décortiquer ! ! Il est évident que ça fait désordre lorsque cela se produit dans une ville vitrine Marrakech où l'argent coule à flots mais juste pour une infime minorité …le reste de la population se contentera de regarder en attendant des jours meilleurs , promis par les Multinationales qui tiennent le pays de main de fer . On sait très bien qui dirige le Maroc ! cette main invisible de la finance des grandes places mondiales au service d'un capitalisme aveugle où le seule la maximation du profit est la règle ! et pour y arriver , il faut maintenir le pays en l'état de conservatisme des structures où la démocratie n'est qu'un leurre… pour le grand bonheur des investisseurs .
La grogne est générale mais étouffée …mais jusqu'à quand ? ? ?
D'ailleurs pour mater de telles manifestations , il n'y a pas meilleure recette que d'agiter le spectre de l'islamisme radical ( on le voit bien pour l'Afghanistan , l'Irak , l'Iran …)
Les problèmes sont politiques et doivent trouver des pistes politiques à leur résolution . Il faut aller à la source des problèmes , de son histoire pour essayer de comprendre le Maroc actuel .
’ L'habituel défaut de l'homme est de ne pas prévoir l'orage en beau temps ‘ Nicolas Machiavel .
à Pierrot287
De norman
22H40 | 31/05/2008 |
Forgard aussi, il doit bien avoir la légion d'honneur. Pasqua aussi sûrement, plus le mérite de ceci ou de celà. Et Lagardère, comme tous les costauds du CAC 40. Ben quoi, la légion d'honneur, c'est un truc pour les puissants qui ont un nom. Khadafi, il a eu quoi en passant par Paris ? Pauvre décorations, moi qui pensais jadis qu'elles récompensaient la droiture, le mérite, le désintéressement, genre militant des droits de l'homme, médecin du monde ou chiffonniezr d'Emmaüs. Ou plus simplement, la petite dame du quartier qui met tout son temps libre à aider ceux qui souffrent. Eh ben non, c'est un truc qui dit : « 'Voyez, il est grand, riche, puissant, peu importe que ce soit en fin de compte une ordure ! “'
De caphi
14H03 | 31/05/2008 |
Visitez Marrakech, sa Medina, ses universités, ses prisons…
Ah ! Que c'est beau le tourisme de près !
caphi
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 14H05 | 31/05/2008 |
Les étudiants marocains seraient-ils les précurseurs d'une manifestation monstre et musclée en France ?
Les Sarkozi, Aliot-Mari et autres Darkos devraient y réfléchir avant que ça leur tombe dessus.
à Servais-Jean
De Ponson Jean-Claude
ex chauffagiste | 14H28 | 31/05/2008 |
S'il fallait que tous les mouvements étudiants à l'étranger soient précurseurs de bouleversements chez nous………
La France est un grand pays …..Mais quand même !
Comme vous y allez Servais-Jean ! ! ! ! !
Mais, d'un autre côté, l'humilité n'est pas le propre du français.
De mioumiou
14H23 | 31/05/2008 |
ça me rappelle les mouvements étudiants en Algérie en 80 et 88.
Le maroc s'ouvre petit à petit et les marocains se rendent compte que leur régime doit changer …
A bas la repression.
Pour vous Français ça ne veut peut être plus dire grand chose mais pour nous ça ne fait que commencer.