tribune

A propos du livre de Delanoë : socialiste et libéral, un oxymore ?

Les propos de Bertrand Delanoë suscitent un émoi témoignant de l'oubli dans lequel est tombée une tradition intellectuelle que nous gagnerions pourtant beaucoup à (re)découvrir. Mais cet émoi est également caractéristique de l'étonnant opprobre qui frappe le libéralisme politique, bien souvent confondu avec l'ultra-libéralisme, et, de ce fait, régulièrement voué aux gémonies par les courants les plus divers, des partisans de l'anti-mondialisation aux « souverainistes », les uns au nom de la lutte contre les inégalités, les autres au nom de l'indépendance de la nation.

Pourtant, le libéralisme politique, qui comporte certes une pluralité d'inspirations, réunit des auteurs (A. Smith, J. Stuart Mill, Condorcet, Jefferson, Hume, Kant …) dont le point commun est de revendiquer plus de liberté non pour quelques-uns mais, dans le principe, pour l'humanité entière. Les questions que ces auteurs se posaient gardent leur pertinence, en particulier celles touchant au rôle de l'État (voir les analyses éclairantes de F. Vergara dans Les fondements philosophiques du libéralisme).

L'examen attentif des réponses qu'ils apportaient permet à tout lecteur de bonne foi de distinguer le libéralisme authentique d'un courant fort différent, s'autodésignant également comme libéral, qui pense résoudre les problèmes que rencontrent nos sociétés en laissant jouer sans entrave les forces du marché. Pour cette famille de pensée, dont Hayek et Friedman sont les représentants les plus connus, la production de l'égalité par la loi et l'État représente une étape révolue.

Une tradition qui cherche à concilier exigence de liberté et justice sociale

Désormais, la menace principale pour les libertés viendrait de l'Etat et il n'y aurait pas de tâche plus urgente que de démanteler les services publics, de faire confiance au privé pour maintenir notre système d'assurance et de développer les systèmes de retraite par capitalisation. Le projet de société des ultra-libéraux s'inscrit dans une logique de méfiance à l'égard de ce qu'ils nomment légicentrisme ou « stalolâtrie » et, ce faisant, tourne le dos au souci de justice sociale, souci sans lequel le libéralisme est privé de sa substance. Je n'ai pas lu, dans le discours de Bertrand Delanoë, autre chose qu'une particulière attention à ce souci. Or le socialisme libéral représente la tradition intellectuelle qui, plus qu'aucune autre, a cherché à concilier l'exigence de liberté et celle de justice sociale.

Il n'entre pas dans mon intention d'entrer dans les détails de cette tradition, Serge Audier et Monique Canto-Sperber ayant consacré des ouvrages importants à son sujet. Mais à constater les réactions effarouchées de quelques figures majeures du PS, il semble qu'un rappel sommaire pourrait avoir quelque utilité.

Je me contenterai d'évoquer l'exemple de Guido Calogero (1904-1986) qui, pour insister sur l'indissociabilité du libéralisme et du socialisme, a promu la dénomination libéralsocialisme dans laquelle « ni le libéralisme n'était le substantif ni le socialisme l'adjectif, et réciproquement » :

« Il n'y avait pas un composé de substantif et d'adjectif, mais un substantif unique, qui se référait étymologiquement aux deux vieux noms pour donner une première indication, mais en réalité désignait un seul et nouveau concept » (Calogero, « Socialismo liberale e liberalsocialismo », 1944).

Il est exclu d'être authentiquement socialiste sans être libéral

Il est donc exclu d'être authentiquement libéral sans être socialiste et d'être authentiquement socialiste sans être libéral. Ainsi Audier souligne, dans « Le Socialisme libéral » (2006, p.70) :

« A celui qui vit dans la misère, on ne peut, sans hypocrisie, se contenter de garantir la liberté d'opinion et de vote, tandis que, à celui qui subit une dictature, on ne peut, sans “perfidie”, proposer une hausse du niveau de vie sans l'accompagner d'une possibilité d'intervenir dans la gestion du patrimoine commun. »

Aussi Calogero fustige-t-il ceux qui voient dans l'égalité un idéal incompatible avec la liberté, évoquant à ce sujet « la confusion du libéralisme égoïste, du libéralisme de ces libéraux qui s'occupent seulement de leur liberté » (Calogero, « Laïcisme et dialogue », 2007, p.181). Son éthique du dialogue, qui n'est pas sans anticiper les formulations contemporaines d'Habermas et d'Apel, fournit d'ailleurs à la démocratie de solides fondations morales. A ses yeux, « liberté, égalité et justice expriment le même idéal, qui est l'idéal du dialogue […], ce même idéal qui inspire tout libéralisme moderne, exactement dans le même sens qu'il inspire tout socialisme moderne » (ibid.). Plus loin, il ajoute :

« Qu'est-ce que la Fraternité, sinon l'expression du même principe, selon lequel nos frères réels sont tous ceux à qui nous conférons les mêmes droits, et non pas seulement ceux qui sont du même sang ? “ (ibid., p. 183.)

Dans la perspective de Calogero, la démocratie doit donc être interprétée comme la réalisation concrète de l'éthique du dialogue, la politique n'étant que ‘l'ensemble des modes sur lesquels nous parvenons à nous mettre d'accord pour vivre ensemble de façon plus ou moins civile’. La refondation de la gauche ne pourra s'accomplir qu'en retrouvant la véritable tradition libérale, celle des solidaristes (Bourgeois, Bouglé), celle de Rosselli, celle de Calogero, etc., et non en s'inspirant de ses versions édulcorées (celle de Blair, parmi tant d'autres). Si Delanoë se situe réellement dans cette perspective, et qu'il cherche à favoriser à la fois le civisme et la lutte contre les discriminations, on ne peut que l'encourager à approfondir le sillon.

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Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09

De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09

20H32 | 31/05/2008 | Permalien

N'ayant pas lu son livre, je l'ai cherché sans succès pour le moment, je ne vais pas m'aventurer à donner mon avis sur l'objet. Par contre sur le fond du débat du libéralisme, je viens de voir Delanoe chez Fog où il s'est étendu sur cette partie de son entretien avec Joffrin.

Si j'ai un reproche à lui faire c'est de n'avoir pas défendu l'idée du libéralisme économique, qui je le rappelle est une ouverture du marché et de la libre concurrence encadrée par l'état. En revanche, paradoxalement il dit qu'il ne revendique pas le libéralisme économique, mais il reconnait qu'il en use, fatalement, pour satisfaire à l'économie de marché. Ca revient à dire, je le fais mais je ne le dis pas car le terme est tabou, nous le collons comme une étiquette impie à nos adversaires depuis des lustres et on pourrait nous reprocher d'être libéraux dans tous les sens du terme. En ce, il rejoint l'hypocrisie de Royal, à qui Fog l'a comparé du reste.

Il pourrait très bien transcender les clivages sur ce domaine et gagner la partie, mais la crainte de s'aliéner la frange dure (inculte) du PS le retient pour jouer franc jeu. J'en veux pour preuve l'acrimonie avec laquelle les reconstructeurs dédaignent sa posture « le libéralisme est à nos adversaires ».

Bons princes, les notables socialistes (n'est-ce pas Arnaud), mais l'argent qui leur permet de tenir leur train de vie ne tombe pas du ciel soit dit en passant, il faut bien des ouvriers, des employés et des patrons pour alimenter les caisses de l'état. Alors le libéralisme est un état de fait, il est même une condition de l'économie de marché !

Je n'ai pas lu le bouquin de B. Delanoë et je n'ai aucune envie de me mêler des « querelles des chefs ». Mais je me sens très lasse de la pléthore des mots et des « concepts », tellement ressassés que l'on ne sait plus ni ce qu'ils veulent dire, ni ce à quoi ils correspondraient au niveau politique s'ils étaient « appliqués », étant donné l'étroitesse des marges de manoeuvres. De plus, avec Sarkozy qui a détourné les mots de leur sens, on se sent devenir des girouettes sur lesquels viennent se heurter des fantômes de mots…
Que sont tous ces « concepts » dont se gargarisent les hommes (et commentateurs politiques), sinon des aimants pour attirer l'électeur, leur donner l'illusion qu'ils ont devant eux un leader se « positionnant » de façon singulièrement incontournable et pensant à leur place l'ordre d'un monde meilleur ?

Vous avez tort de ne pas vous intéresser à ces questions, si je peux me permettre, car c'est pour les avoir éludées que le PS est réduit à l'état d'opposition fantômatique et n'est plus à la gouvernance depuis 2002.

Si vous êtes fatiguée de ces concepts, essayez le point de croix ?

Portrait de nipivime

à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 De nipivime

;- | 09H12 | 01/06/2008 | Permalien

(Comptecourant… n'est ce pas le même qui, quelques posts plus bas, traite les propos de dupontlajoie de « crachats de moineau » et qui, ici, se laisse aller à cette histoire de point de croix ? Zappons…)

Ben moi, m'sieur CC, je suis d'accord avec ArtMonika, et ses propos sont plein de sagesse. Bien que passionné par la chose politique, moi aussi je suis lassé de ces « concepts dont se gargarisent les hommes et commentateurs politiques ». Oui, m'sieur CC, vous avez bien lu, pas « lassé des concepts », mais « lassé des concepts dont… »
La proposition relative est importante, ici.
Car on a l'impression que les mots, de plus en plus, se détachent des idées qu'ils voulaient évoquer, pour n'être plus que des objets de débats eux-même, désincarnation accélérée dans ces temps derniers, nul ne le contestera.

Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09

à nipivime Portrait de nipivime De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09

09H28 | 01/06/2008 | Permalien

En clair, votre femme est superbe et celles des autres sont moches c'est ça ? Elle a raison j'ai tort, mais au fond vous n'avez strictement rien à faire des opinions des autres que vous évaluez à l'aune de vos préoccupations strictement personnelles.

Alors je vous laisse avec dupontlajoie avec lequel vous formez un superbe tandem.

Comptecourant, qu'est-ce que viennent faire « votre femme » et « celles des autres » dans votre critique de Nivipime, dont les positions ne ressemblent pas du tout à celles de Dupont la Joie ? Décidément, vous avez l'humeur misogyne ce matin ; -)
Pour que la gauche reprenne de la force, il faudrait… qu'elle soit de gauche. Autrement, elle n'apportera plus rien et elle n'aura pas de raison d'être.La Realpolitik, les gens de droite savent très bien la faire. De la gauche, on attend autre chose qu'un concept de « socialo-libéralisme » et des bagarres de chefs sous nos yeux. Qu'ils les mènent, ces bagarres de chefs et de courants, mais de façon discrète, sans nous polluer l'esprit au moment où Sarkozy conduit la pire des politiques.
Je repense souvent aux années Mitterrand. Nous avons eu un programme de gauche sous Maurois et ensuite ? Un programme qu'aurait tout aussi bien pu appliquer Giscard d'Estaing, avec en sus des mensonges sur la maladie, des relations osbcures avec quelques collabos, une bigamie dans le paquet cadeau. Mitterrand a été l'un des fossoyeurs de la Gauche et depuis, elle ne s'en remet pas.

Portrait de nipivime

à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 De nipivime

;- | 09H59 | 01/06/2008 | Permalien

 ? ? ?

Désolé, Comptecourant, je n'ai pas compris votre réponse si elle s'adresse à moi. Je n'ai pas parlé de comparer les épouses ( : -)). Et je n'ai pas soutenu Dupontlajoie dans son envolée. Je remarquais simplement que vous y alliez un peu fort, avec votre point de croix, activité plutôt douce.

Et sinon, oui, je préfère ma position (puisque c'est ma position). Mais cela ne m'empêche pas d'accepter que d'autres en aient d'autres. De mon côté, je répète, je pense que trop de mots s'éloignent du concept qu'ils évoquent.

Simple exemple ? Un parti, globalement réformiste bourgeois, qui s'appelle « socialiste » : n'est ce pas déjà de l'humour qui point, ou nous faut il admettre que « socialisme » aujourd'hui ne signifie plus « idéalisme voulant aller vers une justice au coeur de la société », ne soit plus « remise en cause d'un système économique qui limite l'Etat à quelques fonctions d'encadrement » ?

N

Portrait de Avril

à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 De Avril

12H24 | 01/06/2008 | Permalien

Le vrai nom du libéralisme est capitalisme boursier.

Le « libéralisme économique » sonne comme une formule libérale de plus, pour sauver les meubles après 40 ans de gestion catastrophique des affaires du Monde. Tous les moguls politiques, médiatiques et économiques, qui ont appuyé la plus grosse arnaque de tous les temps avec un mépris abyssal, sentent le vent tourner et essayent de nous faire croire qu'ils sont en fait de brillants philosophes.

Gauche et capitalisme boursier sont incompatibles.

Portrait de ART MONIKA

à nipivime Portrait de nipivime De ART MONIKA

09H44 | 01/06/2008 | Permalien

A Nipivime : merci. Comme quoi les petites insultes viennent vite sous les doigts quand l'interlocuteur exprime une pensée qui dérange. Comptecourant ne me renvoie pas à mes fourneaux et à mon ménage, mais c'est tout juste. Remarquez, je n'ai rien contre ces utiles activités - y compris le point de croix qui, surtout lorsqu'il est à points comptés, requiert une grande concentration et fait de la belle ouvrage.

Qu'est-ce qui a pu énerver CC dans mon post ? Que je n'applaudisse pas Delanoë ? Que j'ose dire que ces débats sont surtout des arguties permettant aux uns et aux autres de se positionner en leaders potentiels ? Oui, comme vous le dites Nipivime, les mots se détachent des idées et se désincarnent d'une manière extrêmement inquiétante. Ils flottent, tels des coquilles vides, au-dessus de nos têtes… de linottes, dirait peut-être Comptecourant ; -)

En vous lisant, j'avais cru comprendre que vous vous rendiez à l'évidence que c'était la vôtre qui faisait un bruit de lavabo, dommage mais ce n'est que partie remise, la lucidité vous éclairera sans doute un jour ; )

Dites, pour les insultes vous en connaissez un rayon n'est-ce pas ? Art Monika ou « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais ».

Et pourquoi ne pas lâcher les sujets politiques puisque vous en éprouvez du dégoût ?

Je ne vois pas qui j'ai « insulté ». Je n'éprouve pas de « dégoût » mais de la lassitude et de l'inquiétude.

Ces joutes verbales agressives et sans intérêt y contribuent un peu plus.

Je quitte ce lieu de non-échanges.

Vous ne me manquerez pas. La (trop) grande énergie que vous avez déployée pour fermer mes posts fait que je ne regretterais pas quelqu'un qui prétend au « libre échange » de cette façon.

Portrait de nipivime

à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 De nipivime

;- | 09H27 | 01/06/2008 | Permalien

@CompteCourant
ah, je n'avais pas repéré le « s'aliéner la frange dure (inculte) du PS ». C'est impressionnant comme ca semble simple, ce discours tellement repassé, ressassé, qui affirme que « s'opposer au libéralisme économique c'est pas forcément très grave, c'est juste des gens plein de bonne volonté, hein, mais pas très intelligents et surtout pas très cultivés, il n'ont pas compris quelque chose ».

C'est vrai, s'opposer au libéralisme economique est évidement le témoin d'une inculture abyssale. Parce que, franchement, le libéralisme économique, c'est comme euh…. c'est comme « le temps qui passe », par exemple, on ne peut pas s'y opposer, c'est ca ? C'est comme euh… c'est comme … « l'oxygène », c'est nécessaire à la vie, c'est ca ? C'est comme… ah, je vais trouver… comme « les droits de l'homme », c'est un progres de l'humanité, c'est ca ? C'est comme… c'est comme… « la Joconde », c'est tout simplement beau, c'est ca ? C'est comme.. c'est comme… attends, attends, ne souffle pas, je vais trouver, le libéralisme économique, c'est comme … « dieu », tiens, ca existe depuis toujours et le seul fait que tu puisses supposer qu'il n'existe pas est bien une preuve de son existence. C'est ca ?

« inculte ».. ah non, c'est un peu court, jeune homme, on pouvait dire bien des choses en somme, en variant le ton…

N : )

Le libéralisme est un mot fourre-tout, comme tous les grands mots, une sorte de paquebot dans lequel on fait entrer et sortir toutes sortes de marchandises.
On voit des chalands dire amen au stock tout entier, comme ça, sur la foi de l'emballage ; d'autres demander l'inventaire, la composition, etc ; et d'autres, qui ne sont pas des bons clients pour les partis politiques, déclarer tranquillement : de quoi parlez-vous ?

Lorsque vous écrivez sur le terrain de la raison économique :
« […] l'idée du libéralisme économique, qui je le rappelle (sic ! ) est une ouverture du marché et de la libre concurrence encadrée par l'état […] »
un lecteur a priori ni pour ni contre l'Idée qui est celle que vous défendez, se demande dans quel Ciel vous êtes allé chercher une déclaration d'amour aussi platonique.

Votre concept étiqueté libéral de « libre concurrence encadrée par l'Etat » ne peut que faire sourire : on dirait que vous occupez la position du directeur de prison dans le fameux dilemme de Nash (1951).
N'est-ce pas trop facile de parler de libre concurrence en face de prisonniers réduits au dilemme de balancer ou de ne pas balancer sans pouvoir se concerter ? Tout l'encadrement de votre Etat, c'est la prison ; votre « libéralisme », un numéro d'écrou sur le compte perso de chacun d'entre nous.
Voyez toutes les crises contemporaines de l'agro-alimentaire et de sa délicieuse concurrence libre, mais encadrée - à l'échelle nationale, européenne, ou internationale…

D'accord, au demeurant, pour dire que les gestionnaires ne sont pas forcément les mieux placés pour saisir s'il y a, ou non, tromperie sur la marchandise…

Portrait de pablico

à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 De pablico

13H20 | 01/06/2008 | Permalien

pourquoi s'emporter.
On a fait tout dire, et tout faire au concept Libéral et on continue à le faire.
On a fait tout dire, et tout faire au concept Socialiste et on continue à le faire.

tout et son contraire, ils ont mille » définitions.
Deux libéraux n'ont pas le même sens, et la même vue du libéralisme, de même que deux socialistes sur le socialisme.

Comment prêter un quelconque intérêt à ce truc là ?

Il faudrait arrêter un nouveau concept et baptiser cela.

Portrait de zorbec

à pablico Portrait de pablico De zorbec 9945

retraité | 15H34 | 01/06/2008 | Permalien

pablico,
j'ai connu un PS(alors SFIO) à 5% lors des présidentielles de 1969 et à jouer avec des concepts et de la sémantique,il m'est d'avis qu'ils y vont tout droit,impensable que des soit disant politiques n'y connaissent rien en POLITIQUE !

Portrait de xavier-xavier

De xavier-xavier

muntagnolu | 20H45 | 31/05/2008 | Permalien

Les propos de Bertrand Delanoë dans son livre me paraissent ,au minimum, plus ambigus que ce qu'Alain Policar en dit .

Il écrit : « si les socialistes du XXI siècle acceptent enfin pleinement le libéralisme, s'ils ne tiennent plus les termes de concurrence ou de compétition pour des gros mots, c'est tout l'humanisme libéral qui entrera de plein droit dans leur corpus idéologique. Certains, à l'intérieur même du PS d'aujourd'hui n'accepteront peut être pas cette révolution de pensée. »

Les exemples qu'il donne : concurrence et compétition, concernent me semble-t-il le champ économique ; je ne suis donc pas certain que par libéralisme il entende exclusivement la tradition intellectuelle et politique anti-conservatrice dont vous faites état, et je crois que le libéralisme consiste aussi, pour lui, en une doctrine économique.
Cela n'aurait d'ailleurs rien d'infamant ; en tout cas les positions des uns et des autres gagnent à être claires et assumées.

Portrait de kawouede

De kawouede

11H52 | 01/06/2008 | Permalien

Delanoë a parlé d'un « parti de managers » ce qui d'après le journal de France Culture est l'expression employée aussi par… Silvio Berlusconi ces derniers temps (que ne renierait pas Bayrou ? ).
Pour autant, le royalisme est une imposture intellectuelle et idéologique peut-être pire encore que le mitterrandisme, alors…

Alors la meilleure issue pour le PS est sans doute celle d'une synthèse autour de Martine Aubry. Autrement, on peut toujours changer de parti et favoriser un vrai renouvellement de la vie politique française !
Il est des problèmes autrement urgents http://www.espci.org/fr/jancovici

Portrait de Compte supprimé 6

à kawouede Portrait de kawouede De Compte supprimé 6

21H17 | 01/06/2008 | Permalien

Bonsoir kawouede,
attention à l'emploi de vos mots si vous voulez être compris ; le royalisme est un courant idéologique qui n'a absolument rien à voir avec Madame Ségolène Royal.

Avec Ségolène Royal vous avez déjà l'assurance que c'est la procédure démocratique qui décide et pas l'anarchie des ambitions. Elle a été élue démocratiquement par le Parti Socialiste pour l'élection présidentielle de 2007, devant tous les « reconstructeurs » ! Elle a été élue démocratiquement par le peuple français pour être présente au second tour de cette élection, elle a rendu sa fierté au Parti Socialiste, fierté que Lionel Jospin avait perdu à l'élection de 2002 dès le premier tour laissant la place au Front National.

Elle a perdu de peu cette élection face à son adversaire, avec un score honorable de 47% et c'est une promesse d'avenir pour le socialisme et pour Madame Ségolène Royal. C'est elle qui a rendu l'espoir à beaucoup de françaises et de français avec la démocratie participative, avec une vraie consultation des militants et du peuple français, avec son autorité maternelle et sa détermination.

Maintenant que le Parti Socialiste est remis à flot grâce à la force politique de Ségolène Royal, les « mutins » pointent le bout de leur nez pour réinstaurer l'anarchie des ambitions.

Non madame Martine Aubry, non Monsieur Delanoë, Monsieur Moscovici, Monsieur Dray et autres prétendantes et prétendants, vous n'avez rien fait de remarquable pour conduire le Parti Socialiste à la victoire en 2012. Vous donnez un triste spectacle en voulant tous la place de premier secretaire du parti.
C'est Ségolène Royal qui a fait le travail et les militantes et les militants ne seront pas dupes au moment de voter.

Comme le disait si bien Indira Ghandi : Il y a deux genres de personnes, ceux qui font le travail et ceux qui en prennent le crédit. Tentez d'être du premier groupe ; il y a moins de compétition.

Je n'essaie pas de vous persuader, j'exprime mon opinion comme vous le faites.

Bonne soirée.

Portrait de Guillotine

De Guillotine

21H09 | 31/05/2008 | Permalien

Le terme le mieux approprié au marché économique ne serait t-il pas plutôt l'anarcho-capitalisme (dans une moindre mesure bien-sur) ? Je pense à cette volonté d'oublier la loi (règle) de la durée légale du temps de travail…

Portrait de zoblugubre

De zoblugubre

03H01 | 01/06/2008 | Permalien

Si je puis me permettre, personne ne se réclame de « l'anti-mondialisation ». Vous avez peut-être voulu dire « altermondialisme » ; -)

Portrait de cooper59

De cooper59

pour la decroissance ! | 04H27 | 01/06/2008 | Permalien

Ils partent trop a gauche au PS ! c'est des vrais rebelles ! lol ! tous ces Delanoe Segotruc et autres elephants du zoo devraient s'occuper un peu moins des ouvriers ! nan j'deconnes !

Portrait de dupontlajoie

De dupontlajoie

cadre sud | 06H46 | 01/06/2008 | Permalien

Essayer de nous « vendre“DELANOE ‘est cause perdue d'avance même à grand renfort de médias.C'est un type de droite qui a le charisme d'une huitre de BOUZIGUES,sans envergure.C'est la gauche de salon de thé .Aucune autorité naturelle si ce n'est de l'autoritarisme et surtout aucune ligne si ce n'est celle d'un capitalisme un peu plus mou que celui des libéraux.Qu'il continue d'organiser des fêtes à PARIS cela lui va bien et cela suffit pour lui.Il n'est que de voir ce vieux grigou de JOSPIN en embuscade qui est dérriére lui uniquement pour régler son compte à ROYAL.
Ni ROYAL véritable NUNUCHE ni DELANOE véritable guimauve mais un vrai leader de gauche au PS pour gagner la prochaine fois sur un programme de gauche car la seule fois oéla gauche à gagner c'est lorsqu'elle était à GAUCHE ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

Ce sont des critiques dignes du comptoir du café du commerce. Attaquez le sur ses promesses non tenues et son bilan, le reste n'est que parlotte et crachats de moineau.

Portrait de nipivime

à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 De nipivime

;- | 09H13 | 01/06/2008 | Permalien

Oui, comment dit on déjà, quand on veut critiquer subtilement un auteur de post… Ah oui :

« va faire du point de croix, eh, Dupont Lajoie »

C'est ca ?

Portrait de Monique 91

De Monique 91

( retraitée ) | 07H48 | 01/06/2008 | Permalien

Le titre du livre est une provocation ( « libéral », aujourd'hui, c'est défendre l'économie de marché, c'est synonyme de la politique des droites qui défendent « moins d'Etat » ) : j'ai entendu DELANOE chez F.O.G.

Ses explications m'ont paru plus claires pour ce qui concerne le « libéralisme politique » qui veut plus de démocratie : d'accord avec lui, quand il dit que SARKO est anti-libéal du point de vue des libertés des citoyens..voire toutes les lois liberticides qui ont été votées par les députés UMP !

Par contre du point de vue « économique », il m'a moins convaincue : il prône seulement une meilleure gestion du capitalisme avec plus de justice sociale. C'est défendre la social- démocratie comme celle de la Grande-Bretagne ou celle de l'Allemagne..

Il renie MARX qui disait « l'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de la lutte des classes. Homme libre et esclave, patricien et plébéien, barons et serf, bref OPPRESSEURS ET OPPRIMES ont mené une lutte interrompue(… )
Aujourd'hui ( c'est- à dire au XIXème siècle ), la société se divise en deux vastes camps ennemis, la bourgeoisie et le prolétariat. »

Au XXIème siècle, « ces deux camps ennemis » sont les finances et les salariés ..

Le socialisme veut changer la société par le réformisme et le révolutionnaires par la Révolution ..

Or, les socialisres ne proposent aucune alternative au capitalisme : ce n'est pas parce qu'aujourd'hui, il triomphe partout que c'est le seul système économique qui existe pour nos sociétés de demain ! Le but du capitalisme, c'est le profit et non pas une juste répartition des richesses !

Il ouvre un grand « boulevard » à BESANCENOT ( des socialistes s'en inquiètent : ils « planchent » sur ce sujet ! )

Nous ne pourrons gagner en 2012, que si les socialistes défendent « les opprimés » dont parle MARX.. et non pas, comme le font DELANOE et S.ROYAL, s'ils ne proposent que de mieux « gérer » le capitalisme…
On a vu ce que cela a donné avec les socialistes au pouvoir : en 1983, c'est à cause des socialistes que nos salaires ne sont plus indexés sur les prix ( quel cadeau à la droite ! ), les privatisations ont été décidées souvent, par la gauche, la défense de la constitution sur l'Europe qui disait que l'Europe doit s'ouvrir à la libre-concurrence ( fin des services publics ! etc…). Le NON l'a emporté au référendum mais les députés socialistes ont voté le mini-traité… quel déni du vote des citoyens ..etc.

Les socialistes doivent proposer autre chose qu'une meilleure gestion du capitalisme ( sinon, ils ressemblent aux « démocrates » des USA, par exemple )..

Et on perdra, une fois encore, en 2012…

Ils doivent imaginer des « utopies », des « idéologies » qui marqueraient une vraie rupture avec le capitalisme . Non pas les idéologies des partis communistes au pouvoir qui ont débouché sur des régimes totalitaires.

S'ils veulent mobiliser les classes les plus démunies : celles qui ne vont plus voter car elles ont compris que ni la droite et ce qui est plus grave, ni la gauche ne leur proposent des solutions à leurs « galères » et donc pourquoi aller voter ? .. la politique ne s'occupe pas d'eux alors ils s'abstiennent de plus en plus ..

Or quand on entend VALLS, DELANOE ou S. ROYAL on comprend pourquoi les classes populaires ne vont plus voter et ainsi, notre démocratie est en danger ! !
Or, beaucoup sont morts ou meurent encore, aujourd'hui, parce qu'ils défendent les libertés, le droit de vote ..

Mesdames et Messieurs les socialistes, mettez-vous au travail et ne reniez pas le passé du socialisme.
Proposez- autre chose qu'une gestion différente du capitalisme …

J'ignore de quoi vous vivez, mais pensez vous que le fruit de votre travail eût été possible sans le capital qui permet l'investissement et sans le libéralisme qui permet la conquête des marchés tant intérieurs qu'extérieurs ?

La faute de Delanoe c'est sa langue de bois, qui contourne le libéralisme économique pour s'enferrer encore une fois de crainte de perdre des électeurs dans le marxisme revisité à l'eau de rose « je suis un bon gestionnaire » « l'impôt » mais sans parler un seul instant du libéralisme économique.

Portrait de nipivime

à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 De nipivime

;- | 08H49 | 01/06/2008 | Permalien

Disons que le « libéralisme » tel qu'il est désigné aujourd'hui est celui qui, certes, permet de « conquérir » des marchés, mais également d'avoir entraîné, depuis une trentaine d'années, une détérioration inégalée de la vie des quidams : la part des salaires dans la valeur ajoutée (donc la partie qui revient aux salariés dans ce qui est « produit » par une économie), qui était globalement de 65%-70% au long du XXe siecle, a soudainement commencé à glisser dans les années 80 et se réduit depuis. Et on en est à 50% environ, selon les données les plus officielles.

Donc, le « travail » de Monique a un « fruit » bien moins joufflu qu'avant, A CAUSE de ce libéralisme.

Aurait-il existé sans le libéralisme ? Pour ma part, je pense que oui. Sans le capital qui permet l'investissement ? C'est une autre question, qui serait immense à discuter, mais je la complète : aurait il été possible sans capital qui appartient à quelques uns ? Et là, je réponds oui. La propriété du capital est une question centrale (dans un monde capitaliste donc basé sur la propriété), et trop souvent éludée.

N

Portrait de zorbek

à Monique 91 Portrait de Monique 91 De zorbek

14H50 | 01/06/2008 | Permalien

« Les socialistes doivent proposer autre chose qu'une meilleure gestion du capitalisme »
Autre chose ? Et proposer quoi concrètement ? Quitter l'Europe ? La fermeture des frontières ? Le retour au FF ? Une meilleure gestion de l'appauvrissement généralisé qui va avec ?
A part « imaginer des utopies, des idéologies » et autre esbroufe, qu'est-ce que vous proposez concrètement aux classes les plus démunies ? Strictement rien, du vent…Nostalgie marxiste, quand tu nous tiens…ça me rappelle l'époque de la Révolution Culturelle, où le Chinois de base a eu pour toute nourriture le livre rouge. Alors là oui, question bouffer de l'idéologie, il y a eu surconsommation, mais le ventre restait désespérément vide, je ne parlerai même pas du flicage qui allait de pair avec le bourrage de crâne. Et curieusement, c'est le pragmatisme des dirigeants post-Mao (et non pas de l'idéologie) qui a permis de relever de manière significative le niveau de vie de l'ensemble des Chinois, par son ouverture vers le marché mondial. De même, l'élévation du niveau de vie de l'Indien moyen a eu lieu depuis son ouverture économique. Et n'allez pas me chercher l'appauvrissement possible de certaines catégories de la population ou l'enrichissement disproportionné de certains comme contre-exemple, car pour juger valablement une distribution statistique, il ne suffit pas de regarder les valeurs extrêmes.

« Au XXIème siècle, “ces deux camps ennemis” sont les finances et les salariés .. ».
Un peu vague comme formulation. Les obligations émises par l'Etat français pour financer ses déficits (dont celui de la sécu), une erreur d'appréciation sans doute ? S'il n'y avait pas des investisseurs pour les acheter, comment les financeriez-vous ? Par la planche à billets, comme l'Allemagne d'avant Hitler ? Désolé de vous le rappeler, mais ça ne nourrit pas son homme et ça a même plutôt tendance à avoir des conséquences funestes…

Faire des promesses en sachant bien qu'on ne pourra les tenir, laissons ça aux politiciens démagogues et autres populistes. Il serait peut-être temps que l'intelligentsia française se rende compte des limites de son ignorance crasse en économie avant de songer à fabriquer de nouvelles utopies. Mais non, en France on préfère fabriquer de l'idéologie (comme le concept de « pensée unique », pur produit du terroir ), réunir le poujadisme de gauche à celui de droite et dire non à l'Europe, c'est tellement plus simple…

Portrait de zorbec

à zorbek Portrait de zorbek De zorbec 9945

retraité | 10H31 | 02/06/2008 | Permalien

@zorbek,
comme un k change la vision de la politique !
vous nous assénez vos vérités comme si c'était la parole de $arko,nostalgie marxiste dites vous,mais il n'y a pas de nostalgie ,c'est toujours d'actualité le ratio capital/travail s'est dégradé au détriment du travail ; quant à la Chine quels capitaux ont permis son
(r)éveil,à qui celà profite ? et aussi l'Etat comble le trou de la sécu dites-vous,non l'Etat creuse le déficit de la sécu qui pour votre gouverne est un organisme de droit privé et est gérée paritairement par les salariés et par le patronnat et on peut meme dire que le patronnat remplace le client qui est en fait celui qui paye toutes les cotisations,et pour ce qui est de la planche à billets pensez un peu aux USA.

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